La vie en mieux d’Anna Gavalda

J’ai une relation compliquée avec Anna Gavalda. J’avais apprécié quelques nouvelles de J’aimerais que quelqu’un m’attende quelque part (et je lui reconnais immédiatement un talent que je n’ai pas : trouver des titres qui donnent envie de lire le livre), j’avais bien aimé Je l’aimais… et j’ai absolument détesté la Consolante que je n’ai même pas fini alors qu’il me restait une dizaine de pages mais je ne pouvais vraiment plus. Bref, quand ma mère m’a remonté La vie en mieux, j’ai un peu plissé le nez mais ma mère (qui a détesté la Consolante autant que moi) me l’assura “non mais tu vas voir, il est pas mal”.

La vie en mieux d'Anna Gavalda

Alors j’ai un peu fouillé sur le web et il s’avère qu’il existe deux versions : une avec deux nouvelles (Mathilde et Yann) et une avec trois nouvelles (Billie, Mathilde et Yann), je n’ai que la première mais ce n’est pas très important. Ce sont deux nouvelles (trois dans la version augmentée) de gens qui font une rencontre, pas forcément amoureuse, presque anodine, et qui suivent un chemin de réflexion les poussant à changer de vie, à tenter l’aventure. Bon, ce que je viens de vous expliquer n’a pas vraiment de sens, en vérité. C’est compliqué à résumer mais on est finalement dans un cheminement proche de La consolante : un événement quelconque déclenche des décisions radicales… et pas toujours logiques.

Tout plaquer et élever des licornes

(si ce mug vous plaît, l’image est liée au site)

Bon, est-ce que j’ai aimé ce court livre. Je doute. Oui et non. Parlons du non comme ça, c’est fait. D’abord, j’ai du mal avec le style de Gavalda. Pour quelques phrases particulièrement bien troussées (cf mon article de lundi dernier où je la cite), d’autres sont trop… ampoulées. Surtout dans la partie Yann où un personnage tonitruant donne à cette partie un style un peu trop pompeux à mon goût.  Surtout que Gavalda abuse des accumulations… ce que je fais moi-même, sans doute trop souvent. Mais là, j’ai la sensation que l’effet de style est fait pour faire preuve d’un vocabulaire riche, parfois un peu suranné et… ben bof, j’adhère pas. Mais surtout, le “non”, c’est que je trouve les personnages irrationnels. Alors oui, l’humain est irrationnel par définition, je ne dis pas. Cf le dernier petit aparté du Fossoyeur sur Batman vs Superman avec le rebondissement idiot du “Martha” qui propose une analyse assez intéressante. Mais quand même… Mathilde, par exemple, c’est la meuf que je ne comprends juste pas et le final me paraît à la limite de la malhonnêteté.

Mais y a du oui. En fait, ce livre est peut-être tombé à pic dans ma vie, je sais pas. Gavalda a donc souvent ce thème de personnes peu satisfaites de leur quotidien jusqu’au micro événement qui leur fait tout balayer. Et c’est un thème qui me parle. J’avais bien aimé “Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une” même si y avait un côté un peu trop rose bonbon et je vous en parlerai le jour où j’aurai enfin lancé mon blog bien-être que je promets depuis près de 6 mois. Quelque part, je les envie ces gens qui peuvent tout plaquer sur un coup de tête, tenter l’aventure, qui ont bonheur et félicité au bout du chemin. Même si l’arc de Mathilde est assez pété et que je trouve cette jeune fille assez peu aimable. Mais je trouve agréable de lire un livre où des personnages disent merde à cette vie moyenne qui est la leur, ce quotidien sans surprise et sans attentes… Et ils le font sans forcément faire quelque chose d’absolument dingue, ça se résume finalement à fourrer un sac avec quelques affaires et prendre un train. Et ça fait un peu du bien. Ca se lit vite (moins d’une semaine pour moi sachant que je lis en moyenne 20 mn par jour), ça passe le temps.

Sac à dos idéal pour tout plaquer

Et ça me réconcilie avec l’idée d’écrire des petites historiettes. Quand je me lance dans l’écriture d’un récit, je me demande toujours “à quoi bon ?”. Si j’écris toujours les mêmes dystopies (Augura et Technopolis sont peu ou prou la même ville, variation sur une même histoire, finalement… et j’ai en germe une autre histoire avec une ville futuriste, aussi, mais pour le reste, on va violemment varier), c’est sans doute que j’ai une certaine obsession pour le fascisme et les moyens de lutte (en très gros). J’essaie de hurler à travers mes lignes les dangers qui se dressent devant nous… même si mes romans ne sont lus par personne, in fine… Mais mon blog déjà un peu plus. Mais finalement, ne peut-on pas juste écrire pour raconter une histoire ? Voire une historiette ? Un récit qui ne sert qu’à divertir et que le lecteur déguste sur sa serviette de plage, telle une glace straciatella, par exemple ?

Glace Straciatella

En voilà de la matière à réflexion. Et rien que pour ça, je suis obligée de mettre 4 étoiles (sur 5) à ce petit livre.

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Faut-il draguer à la salle de sport ?

Le sport nous offre des possibilités de dragues infinies… Sur le papier. Vous avez fait chou blanc à la piscine ou en lieu et place du bel éphèbe au maillot étriqué, vous barbotiez entre deux pipelettes « nageant » côte à côte pour commenter les derniers potins ou un monsieur d’âge mur faisant du surplace en maillot si lâche qu’il vous dévoilait plus que vous ne vouliez en voir ? Remisez votre maillot et sortez le leggings ! On va à la salle de sport.

Imaginez un beau biceps bandant débandant couvert d’une sueur torride. Ça donne envie non ? Un esprit sain dans un corps sain, tout à fait ce qu’il vous faut ! Cheveux noués pour libérer la nuque, débardeur laissant entrevoir une brassière qui vous fait un pushing up de folie. Au bout de 2 mn de vélo elliptique, vous vous sentez plus mince, plus tonique, tellement irrésistible.

Sauf que la salle de sport, c’est tout sauf glamour, à moins d’accepter de payer un smic par mois l’abonnement . Ne parlons même pas de l’esthétique des machines qui, parfois, effraie. Si, les grosses machines de musculation dont je ne comprends même pas le fonctionnement ont un look à nous promettre claquages et déchirures musculaires. Ne parlons pas non plus de l’éclairage qui n’a rien de tamisé, du béton brut et des gros tuyaux parcourant les murs.

D’abord, la salle de sport, c’est une odeur de sueur. Et même si certaines salles te bombardent ça à coup d’huiles essentielles, tu peux pas rentrer dans une salle de sport sans plisser le nez. Oh, certes, on finit par s’habituer mais la sueur est perverse, elle ne se contentent pas de puer. Parfois, tu es tranquille sur ton vélo, celui avec un vrai siège, quand tu reçois des gouttes. Auraient-ils installés un Brumisateur ? Hé non, c’est le mec qui transpire comme un fou sur la machine derrière toi qui t’asperge de ses sécrétions. Vous continuez à vous sentir sexy ?

Ensuite, la salle de sport est emplie de gens qui n’ont pas envie de parler. Écouteurs vissés dans les oreilles, œil rivé sur les données de la machine (distance, temps restant, pulsations cardiaques…), ils sont certes là pour leur cœur mais eux ne cherchent pas à se le faire prendre, ils veulent juste le muscler. Parler nuit à leur respiration parfaitement calibrée, fait perdre le rythme et si j’avais envie de parler, j’aurais pas pris mes écouteurs.

Mais surtout le pire en salle de sport, c’est le bruit. On n’entend même pas la musique diffusée, on entend les poids des machines de muscu qui s’entrechoquent, les haltères posées lourdement sur le sol, le sauteur à la corde qui mêle bruit de saut et fouet de ladite corde et le plus tonitruant de tous : les mecs qui courent comme des tarés sur leur tapis de course. Ils se laissent tomber si lourdement entre chaque foulée qu’ils semblent être victime d’une attraction particulière leur faisant atteindre les 4 tonnes. Si à tout hasard, vous parvenez à nouer un dialogue avec un mec qui a oublié ses écouteurs, ça donnerait ceci :
« Salut, tu t’appelles comment ?
[TAPTAPTAPTAPTAPTAPTAP]
– Hein ?
[TAPTAP]
– Moi c’est Nina !
[TAPTAPTAPTAP]
– Bruno
[TAPTAP]
– Pourquoi tu parles d’abdos?
[TAPTAPTAPTAPTAPTAPTAP]
Pour peu que vous soyiez installés sur les vélos assis et que le taptapeur vous arrose de ses fluides…

Conclusion ? Ne prenez pas un abonnement à la salle de sport juste pour draguer, ça va vous coûter bien des sous pour rien. Alors amis, faisons du sport mais ciblons mieux.

La version où trouver l’homme ?

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