Venezia !

Et voici mon compte rendu de mon petit week-end à Venise, je vous la fais sous forme de liste, c’est plus sympa a) à lire et b) à écrire. Andiamo !


– Je pars donc sur le vol de 9h50 avec L0xy_more, pour ceux qui n’avaient pas suivi. Comme je suis légèrement angoissée par les transports en commun, je décolle à 6h30 pour une arrivée programmée à 8h30. Je suis royalement arrivée à 8h25 ! Merci Roissy bus. Sauf que là, tout se complique. D’un côté, Loxy m’envoit des textos pour m’annoncer qu’elle est un peu loin de Roissy encore mais c’est pas grave vu que grâce à la magie des grèves Air France, moi, je suis en liste d’attente. A noter qu’ils sont malins chez Air France, ils ont mis des hôtesses adorables au guichet donc quand elle t’explique gentiment que t’es en liste d’attente car on ne sait pas encore qui sera là ou non du personnel navigant cabine, même pas tu lui en veux. Même que tu rigoles un peu quand elle te dit que la grève ne sera pas finie mardi pour ton retour et que tu lui rétorques “oh, ça, c’est pas grave si je reviens pas, hihi!”. 9h15, je retire le billet de Loxy grâce à son numéro de réservation spécial personnel Air France. 9h18, elle arrive, on se tombe dans les bras de soulagement. 9h20, elle enregistre son bagage et le gentil monsieur d’Air France me prend le mien en me donnant un numéro de siège. On est parties ! Bon avec 40 mn de retard pour cause de brume mais on est parties !


– Arrivée à Venise, on se pose devant le tapis à bagages et là, je dis “hihi, moi, j’ai jamais eu de problème avec ma valise”. Et là, j’ai juste envie de hurler “MAIS PUTAIN TA GUEULE !”. Car oui, de valise, à l’arrivée, je n’avais point. Mais en allant au guichet Air France, ils ont dit “oui, oui, votre valise, elle est sur le vol de 12h50, on vous la livre à l’hôtel!”. Résultat, j’ai pas eu à me trimballer ma valise, j’avais ce qu’il fallait sur moi (papier, sous, appareil photo) et j’ai gagné une tite trousse de secours et un t-shirt tout blanc. Mais, pensais-je, pas besoin, je récupérerai mes affaires ce soir.

– Venise. Alors premier point : pourquoi Venise est une ville pour moi. De un, y a de l’eau partout et je suis une aquatique. De deux, on peut prendre des milliards de photos. De trois, c’est une ville où il faut se perdre et Dieu sait que je suis extrêmement douée pour ça. De quatre, y a du poisson frais et de l’encre de seiche et je suis une hystérique de n’importe quel plat à l’encre de seiche (d’ailleurs, je me suis fait un plat de spaghettis à l’encre de seiche, je me suis régalée !)


– Venise. Pourquoi je pourrais pas y vivre. Parce que je souffre d’un petit de mal de terre que je ne supporte plus, je vais aller consulter. En gros, quand je descends de bateau, je tangue. Beaucoup des fois. Je suis donc pas au top de ma forme, au point de me taper la migraine du siècle le lundi soir (perte de champ visuel et nausées). Mais bon, j’étais un peu fatiguée, j’avais mes règles et je n’ai que peu bu (je parle d’hydratation bien entendu) donc bon. Puis à Venise, y a trop de touristes. Oui, je sais, je fus moi même touriste mais j’étais ni moutonnière ni chiante. Du genre quand je vois quelqu’un qui prend une photo, je me pousse !


– Venise, les clichés. Alors pour ce qu’on m’avait dit, Venise m’a surprise sur trois points : Venise n’est pas sale du tout contrairement à ce qu’on m’a dit. Ensuite, les pigeons ont déserté depuis qu’on ne les nourrit plus, il n’y en a guère que sur la place San Marco mais en dehors, on a vu des mouettes surtout. Et enfin, Venise ne pue pas. A certains endroits, ça pue comme la ligne 14 mais ça puait certainement moins que le RER B qui empestait la merde au sens littéral du terme quand je suis rentrée (j’ai changé de wagon).


– Les Italiens. Bon, en vrai, on n’en voit quasi pas à Venise mais j’ai été un peu sidérée par leur manque total de gêne. On arrive à la Fenice, la caissière sert les deux gens devant nous. Ils partent, elle ouvre la caisse pour ranger la monnaie et sort son iPhone. Au bout de 2 mn de pianotage, je finis par me manifester (j’étais effectivement à presque un mètre d’elle, il est évident qu’elle avait du mal à percevoir ma présence…) et là, la fille se démonte juste pas une seconde et me répond tout à fait normalement et me donne mon billet. Heu… Ben merci. A l’aéroport, le jour du départ, la dame devant moi se pose au comptoir, je suis appelée à celui d’à côté. Et là, l’hôtesse qui servait la dame à côté de moi se lève et vient tenir le crachoir à la mienne. Qui me sert tandis que la dame d’à côté semble se sentir terriblement seule. Sans que ça dérange personne. Soit.

– Venise la nuit. J’ai adoré de tout mon coeur. Sauf que j’en ai pas profité à sa juste valeur. Le premier soir, on se pose à une pizzeria (dégueulasse) pour manger un bout puis on va boire un café sur une placette à côté du Rialto. A 23h30, on se rapatrie Place San Marco pour récupérer le vaporetto et, ahah, tiens, c’est curieux, y en a plus qui vont à Murano. Je demande à un monsieur du vaporetto qui m’explique qu’on doit repartir à Fundamente del nuovo pour prendre le vaporetto noctilien. C’est facile, on suit les panneaux ospedale et dans 15 mn, on y est. Sauf que Loxy m’a appris depuis qu’il y avait un ospedale et un hospedale. On n’a pas suivi le bon donc autant dire qu’on a erré longtemps dans les rues vénitiennes. C’est calme, c’est beau mais on est perdues. On a fini par croiser un groupe d’Anglais je crois (j’ai pas trop situé l’accent) qui nous a remis sur le droit chemin. A 1h30, on était enfin au lit !

– Venise, c’est communiste. Entre les faucilles et les marteaux, les ailes autour du nom de la gare, les étoiles entourant patria e onor sur l’école militaire, la statue d’un mec tenant la tête décapitée de Ronald McDonald… Venise, c’est communiste. Il paraît que je devrais consulter pour mon obsession du soviétisme au passage. Meuh non…


Bref, Venise, j’ai envie d’y retourner. Mais j’ai des tas d’endroits à voir aussi, ça m’a bien plu ce petit week-end. Va falloir que je dresse la liste des endroits que je souhaite voir pour faire des appels à mes amis. Déjà, avec Loxy, on s’est bien trouvées. On s’est jamais stressées, on voulait surtout voir la ville, se promener sans courir. C’est bon, on peut repartir ensemble quand on veut (enfin, quand nos banquiers respectifs arrêteront de nous faire la gueule, quoi…)

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Mettre la photo de son ex à poil sur le net, c’’est pas sport

Aujourd’hui, j’ai pas envie de faire un article sérieux parce que là, je viens de finir un article sur la bataille juridique autour de l’avortement au Portugal (aujourd’hui, c’est encore illégal) et que dès que j’ai fini ici, je passe sur le retour des brigades rouges en Italie. Bref, je m’éclate. Donc légèreté est mon amie, parlons de conneries.



L’autre soir, je regardais la navrante émission Paris Dernière présentée par la voix sexyssime de Xavier De Moulins. Non mais sans déconner, une voix pareille qui vous susurre des mots cochons pendant la brouette, rien que ça, ça vous file un orgasme. Bref, c’est pas le sujet. A un moment, il interviewe un mec que je trouve méga choupi de prime abord, genre brun mal rasé mais là, le mec explique qu’il gère plusieurs sites pornos et de suite, je le trouve moins sex. D’ailleurs il filme une nana topless pas belle du tout qui est là pour se venger de
son mec. En gros : « regarde mon corps, tu l’auras plus jamais ». Ouais, super, ça fait trop rêver…

Du coup, je me dis que je pourrais faire un article sur ma superficialité genre « le mec méga choupi, à partir du moment où je sais qu’il fait dans le porno, ça me refroidit un peu » mais étant curieuse, j’ai cherché sur le net pour trouver le lien du site. Et en fait, y en a deux. Celui de notre ami (Milukman, pour ceux qui veulent chercher) d’abord où faut payer pour avoir accès à pas mal de choses, notamment le top moche « vengeance censurée car filles trop moches » (pourquoi tu les publies alors ?). On apprécie l’élégance de la chose. Bon, bref, c’est surtout un site qui permet de retomber sur tous les sites pornos du monsieur, c’est pas très drôle.

 

J’en ai trouvé un autre un peu plus marrant même si, quand même, c’est un peu bof. Des nanas à poil, des maigres, des minces, des normales et des un peu rondelettes (mais pas énormes non plus). Des photos d’une finesse folle. Bon, je regarde et je lis les textes, c’est rigolo. J’ai beaucoup aimé le « je mets pas ta tête car je te respecte ». Ou le « t’es qu’une sale pute, je veux plus voir ta tête de c******* ». Oui, pute, ça passe mais connasse, ne dépassons pas les bornes. Y a aussi ceux, très courageux « comment j’ai pu me taper un thon pareil ? ». Ben, je sais pas mon gars, à toi de nous le dire. Bon, les filles, si vous avez posé à poil pour votre mec et que vous lui avez fait un coup de pute, allez vérifier… Ou si la rupture s’est mal passée parce que bon, on n’a que la version des indélicats. Quoi qu’il en soit, je trouve pas le procédé très correct. Perso, si je fais assez confiance à mon mec pour poser devant lui à poil, j’ai pas envie qu’il s’en serve comme ça. Perso, les photos de mes exs à poil, je les garde pour moi. Remarque, le seul que j’ai à poil dans toute sa superbe, ça lui ferait une sacrée pub parce que mmmmmmm… elle serait ratée, ma vengeance ! Du coup, à partir de maintenant, je suis officiellement traumatisée et je poserai jamais nue pour un mec. Non parce que pour le coup, vous manquez d’élégance messieurs parce que j’ai beau chercher, y a pas l’équivalent masculin… Parce que très franchement, faudrait vraiment qu’un mec me trompe avec ma sœur et ma mère pour que j’en arrive à un tel comportement. Parce que bon, c’est peut-être rigolo de prime abord mais je trouve ça un peu bof comme vengeance. D’abord parce que ça n’a rien d’original. Ensuite, je me dis que certaines choses doivent rester privées. Puis en plus, une fois la colère passée, vous risquez de regretter mais tout le monde aura vu votre ex à poil, peut-être même son boss.

 

Alors si vous avez des envies de vengeance, vengez vous plutôt des pigeons parce que, ça, c’est des sales bêtes. Ca pue, c’est moche, con, ça envahit tout partout, ça salope tout et en plus, ils me font peur. Oui, quand je passe sous un vol de pigeon (parce qu’ils pullulent à ma gare), j’ai toujours peur de me prendre du guano sur la tronche. Parce que tout le monde s’en prend un jour ou l’autre, surtout quand il faut pas. Genre mon père le jour d’un enterrement, pile sur le smoking noir. Ca aura eu le mérite de faire marrer les gens mais bon… Donc voilà, faites comme moi, détestez les pigeons et vengez vous d’eux !

Allez, promis, la prochaine fois, je fais un article plus sérieux.

PS : Ouééééééééé, c’est vraiment la photo de mon ex à poil là, mais j’ai « coupé » l’essentiel… Tant pis pour vous!

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