Redeviens sérieuse, blogueuse

Bon, j’estimais que mes “résolutions” de blog allaient tenir sur mon article de résolutions tout court mais je me rends compte que j’ai déjà beaucoup de résolutions et l’article allait se transformer en liste indigeste. Donc reprenons ici, en bref : en 2016, je vais essayer d’être un peu plus sérieuse sur mon blog.

amandine-huffington

2015 a été une année un peu… hmmm…particulière en ce qui concerne l’écriture. Disons que j’avais envie de parler de sujets légers, finir mes histoires de site de rencontre, parler de plan cul, d’amour et de réseaux sociaux mais l’actualité m’a coupé l’herbe sous le pied à plusieurs reprises. Entre horreur de la situation, indignité des politiques et petites manipulations à peine discrètes, il devenait difficile de rester légère et superficielle. Trop de colère à évacuer, d’envie de ruer dans les brancards et de secouer des consciences endormies. Surtout que moi aussi, par le passé, je soufflais d’ennui quand j’entendais parler de la France qui va mal et des magouilles politiciennes. Ohé, ça va, on n’est pas en Corée du Nord, non plus. Non, certes mais entre une riante démocratie et la Corée du Nord, il existe toute une gamme de nuance et la nôtre vire caca d’oie…

jaune-vert-caca-doie

Mais reprenons ensemble mes résolutions blog / réseaux sociaux et rions ensemble de voir que j’ai rien foutu.

  • les bouquins en auto édition : pas du tout
  • Les dossiers de Nina : pas du tout
  • les guides de la vie parisienne : pas du tout
  • une liste de gens intelligents sur Twitter : pas du tout
  • les selfies : pas du tout
Je fais juste des selfies avec ma nièce d'amour

Je fais juste des selfies avec ma nièce d’amour

Ah et la version des 10 ans :

  • le flat design ; mouiiiiiiiiiii…
  • raconter des histoires : pas du tout
  • mini strip : pas du tout
  • Etre rigoureuse sur l’histoire d’Audrey : pas du tout

Businessman resting head on desk, playing with rubberband ball

Voilà, bravo le veau. Alors j’ai des excuses, hein. En un, donc, l’actualité qui m’a soit poussée à prendre la parole sur certains sujets, soit me taire tellement je ne me sentais pas légitime pour prendre la parole. Oui, j’ai été choquée par les attentats and so what ? Mon témoignage n’a que peu de valeur : je n’ai rien vu, je ne vis pas près des lieux touchés, je n’ai, Dieu merci, perdu personne. Rajouter une couche de “moi,je” n’aurait servi à rien. Ensuite, il y a Victor, mon adoré qui me prend du temps : on passe en moyenne un soir sur deux en semaine et tous nos week-ends ensemble mais comme on ne vit pas encore ensemble, c’est difficile de vaquer chacun à nos occupations donc, pour moi, d’écrire. Et en 3, je passe en rouge niveau charge de travail donc c’est pas en rentrant après 22h que je vais écrire quelque chose de pertinent.

Panne inspiration pour blog

Mais en 2016, je vais essayer de remédier à ça puisque a/l’écriture fait partie de mes résolutions et ce blog reste un très bon entraînement, que b/ on va arrêter les conneries au boulot (sous entendu le trop de travail) et c/ si tout se passe bien, Victor et moi aurons un chez nous donc chacun nos pcs et on pourra s’occuper chacun de notre côté (mais faire quand même des trucs ensemble, faut pas déconner non plus).

geek

Du coup, je pense axer mon blog sur plusieurs axes :

  • les histoires : celle d’Audrey qui devrait repartir quand j’aurai trouvé le ton (et le temps de faire l’illustration) mais aussi une histoire d’amour, celle de Camille et Sacha. Je reprends le concept d’une histoire d’amour avec un côté généralité puis focus sur Camille et Sacha. J’ai volontairement choisi des prénoms épicènes afin d’écrire une histoire la plus universelle possible même si, étant hétéro, ça risque de ressembler à l’histoire d’un homme et d’une femme. Je vais essayer d’éviter ça au max.
  • les séries : je vais finir par lancer mon guide du bien vivre son plan cul, promis
  • guide de défense à destination des gauchistes : c’est un peu le prolongement de ma résolution d’hier d’être une gauchiste éclairée. En gros, je vais essayer d’écrire des articles riches en exemples concrets de pays étrangers ou de pensées de grands philosophes, sociologues, économistes pour pouvoir mener des débats les plus éclairés et éclairants possibles. Je vais aussi essayer d’aller fureter sur les sites complotistes (de merde) pour tenter de comprendre comment à un moment, on peut me dire sérieusement dans une conversation “non mais si les députés sont contre la déchéance de nationalité, c’est que la moitié sont franco-israéliens” (véridique, véridique). Pour démonter certains arguments, il faut comprendre d’où ils sortent. Même si, dans mon anecdote, c’était facile de démonter en demandant des noms et en faisant remarquer qu’on avait le nom de tous les députés et qu’il suffisait de chercher.
  • La mise en scène du soi sur les réseaux sociaux : parce que je kiffe la cyber anthropologie
  • La chômagie ou plutôt un espèce de coaching de la recherche d’emploi parce qu’Anaïs veut changer de job et que je la conseille du mieux que je peux et je me rends compte que je suis devenue pas mauvaise en la matière
  • De la culture parce que des films ou des livres que je vois/lis, y en a des supers que vous devez découvrir et des mauvais que vous devez éviter à tout prix.
  • Carnet d’une aspirante écrivaine : (si écrivaine) parce que peut-être que si je parle d’écriture, ça va me forcer à vraiment m’y mettre.

pagedecarnet

Et évidemment, mes traditionnels coups de sang, anecdotes et autres petits impromptus qui font le sel de la vie.

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2016, tu peux démarrer, je suis prête !

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Philosophe ou inconsciente ?

Les gens admirent souvent ma capacité à illustrer l’adage “faire contre mauvaise fortune bon coeur”. J’ai beau être une râleuse sur les petites conneries du quotidien, l’éternelle loi de Murphy qui me taquine en permanence, globalement, je suis plutôt de bonne composition comme me l’avait fait remarquer un marin en Martinique “il pleut et tu ne te plains pas”. “Bah, je pourrais être sous la pluie à Paris alors tu sais…”. Philosophe.

 

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Mais parfois, mon optimisme n’est pas dû à une philosophie de vie mais juste à une mauvaise conscience de la situation. Je me souviens de ce lundi soir de janvier où j’étais sortie avec la gang TGGP. J’aime bien dire la gang, à la québécoise, c’est mignon. Passablement éméchée, je rentrais chez moi ivre de confiance : la crise que je venais de provoquer avec l’Amoureux allait trouver une issue positive, on allait s’en sortir. Deux jours plus tard, c’était fini. Raté… Mais j’ai l’alcool beaucoup trop euphorique, je trouve, j’ai beaucoup trop confiance en la vie et je finis par monter sur les bars et me péter le genou. Sur du Lady Gaga. So sad face.

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Le cas qui m’intéresse actuellement est celui de mes réactions vis à vis de ma jambe. Parce que j’ai pas bien compris la gravité de la situation, je crois. Petits morceaux choisis “c’est rien, c’est une entorse”. “Bon, je vais me faire opérer mais le docteur a dit que je pourrai reprendre le boulot dans 15 jours”, “non mais je vais rentrer sur Paris avant ton mariage, je vais pas avoir un arrêt maladie pendant 107ans”, “je reprends le 18 juillet”, “je reprends le 24 juillet”, “hors de question que je reprenne fin août, c’est trop loin !”. Oui, je n’avais pas compris la gravité de la fracture, rappelée d’un air grave à chaque fois par le chirurgien : “dans 15 ans, vous risquez de souffrir d’arthrite, quand même”. Oui, ok mais je retiens aussi qu’à 2 cm près, je m’arrachais aussi le péroné et les ligaments et cette phrase clé d’Isa 4e du nom parce qu’il n’y a que des Isa dans mes histoires de plongée : “Mais en fait, tu aurais pu te tuer!”. Oui alors forcément, je suis toujours en vie et je n’ai “que” le plateau tibial fracturé et en plus, les dernières radios sont très bonnes donc comment tu veux que je m’angoisse. Philosophons : j’ai échappé à bien pire. Alors oui, mon été est foutu, je ne peux pas jouer avec mes crushes pour voir si c’est réciproque ou si je fais un peu mon érotomane (si mes rêves sont prémonitoires, y a quand même de la réciprocité… ou alors je suis juste frustrée), j’ai pas pu danser au mariage de ma soeur, je ne peux plus aller en Martinique. Mais là encore, relativisons. Mes crushes, si réciprocité il y avait (s’il n’y a pas, il n’y en aura pas plus à mon retour donc c’est même pas la peine d’en parler), soit y aura toujours réciprocité à mon retour, soit ça ne devait pas se faire et puis c’est pas grave, des crushes, j’en ai tout le temps. Pour le mariage de ma soeur, je me suis quand même dandiné sur ma chaise et je me suis pas ennuyée au final, observant les gens, activité que j’adore par dessus tout. Pour la Martinique, j’y suis déjà allée et l’argent que je ne dépense pas là, je vais le garder pour cet hiver pour aller ailleurs (et je sens que dès que j’ai fini de payer mes dents, je tente une économie à mort pour me payer les Philippines, j’en crève vraiment d’envie et y a des semaines à 2500/ 2600 € à l’UCPA). Puis je peux digérer tranquillement les séquelles du Marasme comme déjà dit et tourner définitivement la page, j’ai du temps pour écrire, je travaille quand même un peu et je profite de ma famille. Et de toute façon, il fait dégueulasse donc je perds pas beaucoup de terrasses et de pique-niques.

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Cependant reste ce côté un peu inconscient du problème. Je pensais pouvoir remarcher vite, j’en ai pour 2 mois post-op (j’en suis à peine à un mois), je dois renoncer au voyage en Egypte avec le club de plongée car d’ici à ce que je sache si en novembre, je pourrai replonger ou pas, les places seront prises. Philosophons : ce qui ne se fait ne devait pas se faire. Puis l’Egypte, c’est un peu comme Rome, ce sont mes destinations un peu maudites. L’Egypte, je devais y aller en 98, la fameuse année de l’attentat de Louxor. Je me souviens, la veille de l’attentat, mon père a dit “ahah, si tout se passe bien dans 2 mois, on est en Egypte!”. Et ben non, à la place, on est allés au ski, ma mère s’est arraché les ligaments croisés dès le troisième jour. Idem pour Rome, j’y suis allée en 96, j’ai eu la gastro de ma vie au Vatican (une vraie crise de foi(e)…krr krr krr), je n’ai vu ni la Chapelle Sixtine ni le Colysée car on avait perdu la fille d’une prof. Je devais y retourner en 2003 avec mes parents et ma soeur mais 4 jours avant le départ, celle-ci a appris qu’un concours qu’elle avait passé était annulé et reprogrammé… le week-end où on devait partir. Mais pour Rome, je crois avoir une compagne de voyage toute désignée…

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Bref, les gens sont souvent admiratifs de mon optimisme mais en fait, je crois qu’ils se leurrent. Je suis pas optimiste, juste totalement à côté de la réalité.

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La Condition Humaine est un Snobisme Evanescent

Par Lucas

La nana qui est assez cultivationnée pour me trouver d’où sont pompés 6 des 7 mots de ce titre grotesque (mais un peu vrai tout de même) gagnera un diner avec Louka ! Wa la veinaaaarde !!
(toi aussi essaye de créer un espoir chez tes lectrices alors que l’espoir il est seulement en toi…)

Et venons-en aux fêtes,

Il y a quelques semaines, la philosophe des Vingtenaires,
La Pythie exilée,
Hè, la Sage Ella Sykes,
Partie sous de joyeux tropiques,
Au Queubeuk libérée,

La Grande Ella donc me disait une vérité essentielle. Je la cite sans même lui demander son autorisation mais comme c’est déjà publié en comm ailleurs, je prends toute liberté avec l’article 9CC.
Ouhai même que. Elle disait donc…

Quoiqu’il en soit, je te rassure tant que tu seras au chômage aucune meuf digne d’intérêt ne s’intéressera à toi. C’est ça la réalité. Les mecs veulent une meuf bien gaulée et pas conne, mais la meuf parisienne, elle, elle veut un mec friqué et bien sapé. Chacun ses priorités, pal. Et, si une femme est brillante, cultivée et jolie, ce n’est pas sur internet qu’elle se trouve, je te rassure tout de suite.

Ah bah me voila bien rassuré, Mademoiselle Saillekce.
L’habit fait le moine, tout n’est qu’impression donnée, les illusions sont la vérité, etc.  Au moins ça c’est du tangible, pas besoin de se poser de questions !

So What ??

Alors sur le coup j’ai donc supputé – avec un bon sens et un cynisme qui composent tout mon être – qu’Ella, elle avait peut-être raison… Et puis, en reprenant ma vie, en faisant le test 3 jours plus tard, je me suis rendu compte que la prêtresse avait partagé avec moi une vérité essentielle : les filles à Paname (et sûrement ailleurs aussi) veulent un mec qui les sublime, dont la présence leur permet d’être portée aux nues ou au moins de leur faire honneur. Le mec qui trottine avec des fringues qui ont des années, sans aucune prestance, sans une image glamour, un mec qui ne puisse pas être un piédestal de marbre pour la stature sans faille de la donzelle, eh bah ce mec là aura beau être une tronche, avoir une intelligence qui fuse, distiller un humour déliiiiiire, être un bogoss interstellaire et avoir un charme incroyable, la parisienne lui suggèrera de rester cool bebé et lui dira Bye Bye.

C’est là qu’on touche cette vérité essentielle qui veut que nous les mecs ne sortions qu’avec des bonnasses.
Il y a dix ans peut-être.
Mais là tout de suite… Il y a autre chose. Une complicité, un regard commun, un… OK, j’arrête les poncifs !

Tout ça pour dire que si effectivement on cherche qq’un qu’on aime on veut aussi qq’un qui nous donne envie de faire des efforts, de maintenir une humanité, un souci pour l’autre, une envie quotidienne d’aller de l’avant…
Je garde en moi à vie cette phrase prononcée par Jack Nicholson dans un navet sorti il y a 10 ans, « Pour le pire et le meilleur », une phrase qui est en moi depuis toutes ces années, une phrase lâchée alors que Helen Hunt exige de Jack qu’il lui fasse un compliment. Cette phrase je rêve de la dire un jour à une nana :

« Vous me donnez envie d’être meilleur » – (You make me wanna be a better man)

Ce n’est pas un égoïsme de dire ça, même s’il y a un part de fierté personelle. Mais ce qui anime le geste, c’est cette envie d’être meilleur pour la donzelle, de faire un effort pour lui apporter une sérénité, qu’elle porte un regard plein de fierté, apaisé et…

Seulement voila, j’ai du oublier un détail. Minuscule.
Ce détail c’est qu’avant d’en arriver là il faut déjà, soi même, faire l’effort d’être « aimable ». Marketé, plaisant, vendre du rêve. C’est un cercle vertueux. Il faut initier le mouvement.

D’où ma quête d’un job.
Le job comme moyen de m’acheter des fringues dans lesquelles je me sente bien et qui me mettent en valeur.
Le job comme annihilation de mon égoïsme et comme prétexte à l’usage de mon cerveau pour faire qq chose d’autre que raconter des histoires et penser à mon avenir.
Le job comme sens à donner à mon quotidien jusqu’ici stérile, me sentir utile et efficace, reconnu, apprécié, perspicace…
Le job comme lien social tous les jours au lieu de poser un regard de drogué sur les annonces de Cadremploi et de balader mon insignifiance sur FaceBook.
Le job, c’est la vie.

Ca fait un an que je glapis.
Mes parents médecins me répètent que je ne suis pas guéri pour avoir un job alors que je hurle cette vérité essentielle : le jour où j’aurais un job je serai guéri. J’en parlais encore hier soir avec mon papa qui a des arguments très intelligents et qui ne veut pas bruler ses cartes pour l’instant, donc qui m’invite à renouer avec mes velléités entrepreneuriales. Pour aller de l’avant. Pour atteindre ce que je veux. Confiance, reconnaissance, respect de soi, rôle à jouer. Ce seront les instruments pour me rendre ma dignité et me donner une fierté que je n’ai jamais eue au vu de mes résultats scolaires et pour cause : trop aux livres le trouble fêtes…
Bon demain je mets des annonces dans toutes les boulangeries du quartier pour donner des cours de céfran, d’anglais, de maths, d’histoire géo…

Et pour ceux qui cherchent l’énigme et qui, en passant, se demandent aussi le pourquoi du titre de cette bafouille c’est simple. Etre humain c’est vouloir aller de l’avant, se dépasser, faire des efforts, progresser. Or le snob cherche à atteindre les sphères auxquelles il n’est pas convié, à obtenir un paraitre, une apparence futile et fugace car elle sera mise à mal par un esprit éclairé en deux secondes. Mais au moins aura-t-il fait l’effort pour essayer de se hisser là haut. C’est donc logique : La Condition Humaine est un Snobisme Evanescent. (le concours tient toujours…)

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TOUT VITE = TOUT BIEN?

Par DianeC’est les mains moites d’émotion et le coeur tout palpitonnant de solennelle fébrilité que je me mets à mon clavier. Ceux qui fréquentent les commentaires des vingtenaires m’auront peut-être vu sérieusement parasiter la chose ces derniers temps et, comme tout bon parasite qui se respecte, je passe au niveau supérieur et j’ai été cordialement invitée à venir parasiter par la grande porte.

Mon premier article sera un article de vieille aigrie nostalgico-réactionnaire no future fuck le système. (chouette, hein?)
Parce que, voyez vous, je me disais l’autre fois lors d’une de ces brillantes et spirituelles réflexions existentielles qui enflamment régulièrement mon moi intérieur, que décidémment, nous vivons vraiment dans une ère du zapping. Il apparaît comme une impérieuse nécessité aujourd’hui d’avoir absolument tout, tout de suite, tout vite. (d’où le titre, vous suivez?) On a envie d’un truc, pouf internet, pouf je commande, pouf je reçois. (ce qui ne veut pas dire que j’ai commandé sur internet une péripatéticienne siliconnée pour autant, pervers libidineux que vous êtes). Tout ce qui concerne le processus d’attente de la chose que l’on désire et qui fait d’ailleurs qu’on va l’apprécier davantage une fois qu’on l’a, ça disparaît. Et ça nous crée une génération de frustrés, habitués à avoir tout tout de suite, et quand il s’avère que ce n’est pas possible criant au scandale international et devenant tout rouge colère comme un gamin à qui on a
dit qu’il fallait attendre noel avant d’avoir son costume de zorro.
D’ailleurs, en parlant de mourtards, je regardais dimanche dernier « Ripostes » qui avait pour sujet « l’école », et y’avait Finkelkraut qui tout énervé de pas pouvoir faire des phrases de plus de 5 minutes sans être interrompu par le présentateur, s’agitait sur sa chaise en arguant que la merdasse qui apparemment habite les écoles aujourd’hui est due en partie à une grosse et significative baisse de la capacité de concentration des susdits moutards. Baisse qui, selon lui (et que je trouve pertinente, comme explication, d’ailleurs) est due principalement à
cette frénésie du toutousuite, et notamment aux ordinateurs et à internet, qui il est bien vrai sont par excellence un lieu de zapping frénétique et constant. Sur internet, on reste rarement plus de 5 minutes sur un site à lire un article quelconque, on clique, on clique, on clique ,on reclique et on surclique en survolant 15478 infos au lieu d’en bien intégrer une. Après, ça a ses
avantages, mais quand même pas mal d’inconvénients. Ce pourquoi monsieur Finkelkraut (petite parenthèse récréative: vous avez jamais remarqué qu’ une notifiable quantité de philosophes avaient tous des noms à coucher dehors? Finkelkraut, comte-spomville, kierkegaard, heidegger, nietzsche… comme si, pour être « in » dans le milieu philosophique, fallait être imprononçable) nous
conseillait de virer les ordis des écoles et de revenir à nos bons vieux bouquins, où on se concentre sur un truc à la fois.
De plus, pour causer actualité, un ami encore plus réac que moi me disait récemment que ça l’énervait beaucoup ce nouveau principe qui faisait que, dès que quelque chose clochait dans un couple, beaucoup prenait le réflexe automatique du divorce. (bon, après, cécilia, on peut pas la blâmer, hein, quand même) « Qwwwwaaa?? tu n’es pas un être totalement parfait et cadrant
entièrement à mes critères d’exigence relationnelle?Puf, peu me chaut, je divorce et jvais chercher ailleurs, tiens. » En gros mon ami prenait le parti de dire que, choisir de se marier, c’est prendre une option sur un paquet d’emmerdes, certes, mais que c’est ça la vie, et que grimper sur les obstacles et leur niquer la gueule était quand même bien plus intéressant que les contourner par faiblesse et oisiveté. Comme disait ce même Finkerkraut (il est pas con ce mec), les gens ont tendance aujourd’hui à vouloir que des avantages en s’indignant profondément qu’on leur impose quelques inconvénients: les parents veulent plus d’autorité à l’école mais ne veulent pas le faire chez eux, les gens veulent plus de rigueur morale et d’intégrité pour les autres mais pas pour
eux (« ouiii je suis pouuuur , il faut absolument sauver la planèèète!….hein? ah nan, je trie pas mes déchets, j’ai pas la place de mettre deux poubelles chez moi »)
Et ce zapping, cette apothéose du superficiel se constate aussi bien sûr dans tout ce qui est « site de rencontres », où on fait littérallement son marché de viande humaine, on trie, on classe, on sélectionne et on zappe en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.
Bref, tout ça pour dire que la technologie, ok c’est bien, c’est pratique, mais faudrait voir à pas oublier au passage cette chose molle et circonvolutionnée qui flotte béatement dans notre boite cranienne, que je trouve que ce principe de perpétuel zapping a tendance à scléroser sévère. En gros, trop de choix tue le choix, et surtout la réflexion et le cheminement intérieur qui mène au choix.Et  des fois, il faut bien l’avouer, ça me fout limite la nausée, pour ne pas dire la gerbe. Sic transit gloria mundi…..burps.
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C’est la rentrée littéraire !

En ce moment, vous l’aurez remarqué, les nouveaux livres pullulent dans les rayons de nos librairies : c’est septembre, c’est normal. Hé oui, c’est la rentrée littéraire, on
sort vite plein plein de livres pour qu’ils puissent postuler aux divers concours littéraire. Sauf que trop de choix tue le choix.

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Discussion hier soir sur MSN avec sieur Lucas, on est d’accord pour dire que les nouveaux romans sont de moins en moins bonne qualité, on nous sort tellement de trucs qu’on se
demande comment certains ont réussi à se faire publier. Mon Technikart de septembre m’explique déjà pourquoi certains (mauvais) romans ne seront pas descendus par la critique. Comme vous le savez, les journalistes sont des écrivains frustrés qui ont tous un manuscrit qui traîne dans les tiroirs. Donc il ne faut pas se mettre certains éditeurs à dos, sinon, ça va faire mal. Entre les fils de, les cousins, neveux, amants ou maîtresses, on arrive vite à une liste ubuesque de nouveaux romans. Et moi, je me demande ce qu’on y gagne là-dedans.

Y a 15 jours, j’ai lu « L’amour dure 3 ans » de Begbeider, un pote qui ne l’aime pas du tout m’a demandé ce que j’en pensais, je lui ai répondu : « Ben, je le trouve assez marrant, curieusement, mais ça ne vaut pas plus qu’un blog ». Je ne remets pas en cause l’écriture blog mais celle-ci est brute, sans fioriture, en général. On écrit comme ça sort avec un minimum de syntaxe pour que ça ait du sens mais c’est pas travaillé.

 J’avoue que cette espèce d’euphorie littéraire me déprime un peu. Ca me donne plus envie d’acheter. Pourtant, je suis une grande bibliophage, je lis beaucoup, aidée par plus d’une

heure de transports en commun par jour. Mais là, je regarde la foule de nouveaux titres et j’ai envie de dire stop. La quantité est très souvent l’ennemie de la qualité, c’est pas nouveau, les éditeurs préfèrent sortir un max d’ouvrages de qualité moyenne pour tenter de décrocher un prix plutôt que d’en sortir un seul bon et tout miser dessus. Evidemment, on me répondra que c’est normal de pas mettre les œufs dans le même panier mais quand je vois le prix des nouveaux livres pas encore en poche (15 euros en moyenne), moi, ça me saoule un peu. Et puis quand j’arrive dans une librairie et que je vois ce défilé de nouveaux titres, je suis blasée. Ah, des bons titres, percutants et tout, il y en a mais qu’il y a-t-il derrière cette phrase choc, cet alignement de mots percutants ? Combien de livres n’ont pour seul trait de génie le titre, justement ? Sans parler des modes littéraires ! Au printemps, on a je ne sais combien de livres qui sont sortis sur Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, un titre ou deux sur Chirac aussi. Les éditeurs avaient parfaitement conscience que ces livres étaient du fast food de la littérature : vite lus, vite consommés, aucun espoir de rester dans les annales. Qui achètera un bouquin de ce genre dans un an ? Je pense que pas mal d’écrits de la rentrée littéraire sont condamnés au même destin : on sait qu’ils ne resteront pas dans les annales mais profitons de la pub que ça va engendrer pour se faire un peu de tune.

 Du coup, aujourd’hui, on est tous potentiellement des écrivains. Il suffit d’avoir une plume à peu près efficace pour publier un ouvrage. Après, est-ce qu’il sera vendu, c’est une

autre histoire. Après, évidemment, avoir un lien de famille avec quelqu’un de connu, ça aide. Par exemple Mazarine Pingeot. Je sais pas si vous avez déjà lu la prose de la demoiselle, moi, j’avoue m’être arrêtée à une chronique ou deux dans Elle. Bon, autant vous dire que Mazarine, elle connaît plein de mots très compliqués et tout et qu’elle en met partout dans ses phrases. Du coup, ça n’a plus aucun sens mais bon, c’est une philosophe, aussi, faut comprendre, ces gens ne savent pas faire simple. Mais bon, Mazarine Pingeot ne serait pas la fille de, je pense qu ses gribouillis seraient restés au fond d’un tiroir.

 Evidemment, c’est le jeu, c’est dans tous les métiers pareils, y compris les moins show bizz et paillettes. Mais bon, moi, je réagis en temps que lectrice, j’aime pas trop qu’on me

prenne pour une vache à lait. J’avoue que rien ne m’énerve plus que de lire un roman que je n’aime pas, me forcer à la finir, des fois que les 10 dernières pages sauveraient le reste. Du coup, un roman que j’aurais lu en même pas une semaine, je mets 3 semaines à le terminer, j’achète un paquet de magazines pour avoir quelque chose à lire dans le métro à la place de ce roman de merde. Bon, d’un autre côté, vu que je n’achète plus que des poches recommandés par mes amis, je fais des économies mais je trouve que ce manque d’exigence dans la production littéraire nuit carrément au genre. Des romans légers comme des bulles de champagne, il en faut clairement, j’aime ça aussi, mais qu’on les range dans les collections exprès. Ne donnons pas des lettres de noblesse à une feuille de chou.

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