37 ans, l’âge des questions… ?

Si j’en crois ma carte d’identité, ça y est, j’ai 37 ans. Bien. Et… ben je sais pas trop quoi dire. Bon ben salut !

Cupcake d'anniversaire

Non bien sûr que j’ai des choses à dire. Si vous me lisez un peu régulièrement, vous savez à quel point je me délecte de ces moments de bilan et perspectives (sachant que le prochain est à la rentrée scolaire, je vais en profiter là).

Faire le bilan

Faire le bilan

Donc que s’est-il passé pour mes 36 ans ? Mon Dieu mais tant de choses. Ah oui, juste avant de poursuivre, je vais pas parler de ma vie pro ici parce que je vais fêter mes 10 ans de carrière le 16 et j’ai trop de choses à dire sur le sujet pour le balancer ici (spoiler : j’ai eu une épiphanie de ouf), je le garde pour un article en entier.

Ampoule brisée par un projectile

Donc 37 ans, je disais. Je suis sereine. Faut dire que si on en reste sur ma vie perso, y a pas trop de quoi se plaindre. Vie commune réussie, ma vie avec Victor et nos deux chats, c’est quasi que du bonheur. “Quasi” ? Oui parce qu’on a la voisine du dessus qui est revenu nous saouler (mais plus de news depuis, elle a dû réaliser qu’elle était dans l’abus total et n’avait aucun recours, je sais pas, je m’en fiche) mais surtout, surtout, on a une bête noire absolue : les courses à l’hypermarché le samedi. Tiens, j’écrirai un article là-dessus parce que ce lieu est un aspirateur surpuissant à bienveillance et patience. Mais putain, pourquoi tous les vieux y vont le samedi alors qu’ils ont toute la semaine pour y aller ? Ce truc est une épreuve, un cauchemar, je crèèèèèèèève à chaque fois. Non mais vraiment, comparons : quand je dois sortir pour aller à un atelier couture, un atelier yoga, j’y vais en courant alors que le supermarché, je fusionne avec le canapé, LITTERALEMENT. Et je viens de faire plus de trois phrases sur mon cauchemar de l’hypermarché dans l’article sur mon anniversaire, gasp.

Yoga sur la plage

Mais du coup, mes 36 ans, ce fut beaucoup d’explorations et mes 37 ans le sauront d’autant plus, surtout quand j’aurai sorti mon mythique blog Nina feels good, le truc dont je parle depuis une éternité sans me lancer. Mais le fait de ne pas écrire sur le sujet ne m’empêche pas d’expérimenter, de vivre. En fait, j’ai décidé qu’il était temps de vivre de nouvelles vies. Au pluriel, oui. En fait, je suis en train d’inverser le paradigme. Pendant des années, je me servais de mon travail comme base de (très relative) stabilité dans ma vie et je butinais dans ma vie perso, me créant des dizaines d’aventures… pas toutes incroyables, loin de là mais bon, c’était là ma nouveauté. A présent que j’ai mon Victor et notre appart du bonheur, où pouvais-je donc puiser ma nouveauté, mon aventure ? Et bien, dans ma vie “professionnelle”.

écrire sur des documents

Parce qu’en ce moment, je fourmille de projets. Comme d’hab, oui, ok, mais là, je touche du doigt quelque chose. Je sais que mon kiff, c’est apprendre, me cultiver. Et il faut que je le fasse plus souvent, pour moi. Il y a quelques temps, je me posais un peu la question de l’intérêt de m’investir dans des activités annexes et aujourd’hui, j’ai ma réponse : parce que ça fait vivre plusieurs vies. Parce qu’à un moment, je peux être une plongeuse, une yogi, une étudiante en langues étrangères, une couturière, une artiste en papier, une photographe, une vidéaste, une ce que je veux. Parce qu’en fait, on s’en fout de ce que ça pourrait m’apporter demain ou après-demain, c’est ce que ça me rapporte maintenant qui compte car comme dirait Teresa “être ou ne pas être, moi, je suis” (philosophie).

Paper art

C’est tellement cool le paper art

Alors évidemment, y a toujours la question du temps qui manque mais je me mets petit à petit au Morning miracle (se lever à 6h le matin… normalement, c’est 5h30 mais on va pas pousser mémé dans les orties non plus) et in fine, j’espère y arriver.

Lever de soleil parisien

37 ans, nouvelle page, nouvelle vie… ?

PS : je me rends compte en relisant mon article de l’an dernier que j’avais quasi écrit les mêmes choses… Ok.

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Recherche d’emploi vs recherche d’appartement

Quelque part en 2015, je suis un peu morose : je m’ennuie un peu à mon poste, je suis pas très copine avec mes collègues, je commence à avoir des envies d’ailleurs… Sauf que 1/ça ne fait qu’un an que je suis là et on ne part pas au bout d’un an et surtout 2/la recherche d’emploi, surtout quand tu es déjà en poste, la plaie. Mais depuis, j’ai trouvé pire, une recherche qui te rend folle et te dégoûte en 2 mn : la recherche d’appartement.

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Je vous plante un peu le tableau : début mars, mon adoré ayant sa première fiche de salaire de son nouveau CDI, je décide de partir à la recherche d’un petit nid d’amour parce que la vie entre deux apparts, j’en peux juste plus. C’est pas compliqué : n’étant plus jamais chez moi toute seule ou presque, mon appart vire au taudis, je n’ai plus le temps d’écrire, la plaie. On doit s’organiser pour savoir chez qui on dort histoire d’avoir des affaires de rechange, on se retrouve dans les vapeurs de pétard du coloc de mon cher et tendre le dimanche au réveil… Autant vous dire que ma patience a été mise à rude épreuve… Donc dès la première fiche de paie de mon cher et tendre reçue, je me lance.

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Et je me prends un gros mur dans la gueule : une période d’essai ? Non, merci ! Mais… Nous sommes tous les deux cadres dans des secteurs qui ne craignent pas la crise (surtout lui : il a mis 10 jours entre sa mise en ligne de son CV et la signature de son CDI, vive le développement informatique), nous gagnons à nous deux en moyenne 5 fois le loyer, il y a certains apparts où mon dossier seul pouvait passer à deux centaines d’euros près mais en gros : période d’essai, vous dégagez. Du coup, je prends mon mal en patience, je pars me détendre au Maroc et à mon retour, je relance les hostilités. Et c’est pire : on a même eu le cas où on ne pouvait pas visiter un appart sans un dossier complet (il manque toujours des papiers du côté de mon mec, le mien était complet depuis quelques temps déjà)… Je comprends qu’on ne signe pas un bail sans tous les papiers mais là, on parle de visiter, on ne sait même pas si ça va nous plaire !

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Parce qu’il faut le savoir : les agences sont omnipotentes et n’en ont strictement rien à foutre de ta gueule. Et pour cause : tant d’appelés pour si peu d’élus, si tu n’es pas dispo à l’heure de visite proposé (au singulier, oui), tant pis pour toi, tu es éliminé d’office. Véridique, je vous jure, j’ai eu des sms genre “on a reçu votre demande, vous êtes dispo pour une visite aujourd’hui à 12h ?” “Non” “On vous recontacte” sans jamais avoir de nouvelles. Mieux, l’agence qui te sms après que tu les aies appelés pour te proposer un rendez-vous visite. Tu as donc bien précisé en amont que oui, nous étions salariés en CDI vu que tu veux pas nous louer un appart sinon… Et là, donc, le sms de la mort “vous êtes disponibles jeudi à 16h30 pour visiter l’appart ?”. Hmmm, alors si vous connaissez un poste où on est dispo l’après-midi à 16h30, pourriez-vous me filer le tuyau ? Je suis TRES intéressée.

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Bref, entre les agences qui bossent pas le samedi (??), les rendez-vous de dernière minute impossibles à planifier quand tu es deux, les horaires de visite improbables,les agences qui ne te répondent même pas et qui sont globalement injoignables… La déprime est au bout du couloir.

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Parce que la différence flagrante entre la recherche d’emploi et celle d’un appart, c’est la part improbable d’aléatoire. Je veux dire : si je postule à un emploi, si mon CV correspond à la recherche, j’ai un nombre élevé de chances de passer un entretien (à une horaire qui me facilite un peu la vie). Ici, même si on gagne 5 fois le loyer et qu’on a tous les deux de bonnes situations, tu ne peux même pas accéder à la visite de l’appart (qui est peut-être complètement pourri). C’est juste une question de chance : si tu es dispo quand il faut, peut-être que tu pourras prétendre être le locataire du dit appart sinon va tenter ta chance ailleurs.

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Bref, j’ai déchanté plusieurs fois : d’un côté mon mec qui ne se presse pas pour me fournir les papiers malgré ma pression (et vous n’avez pas idée à quel point je peux être chiante quand je m’y mets),de l’autre les agences qui ne s’intéressent qu’à mon éventuelle disponibilité en journée pour voir un appart. En fin de course, je m’étais résignée à faire directement le tour des agences pour aller plus vite.

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Mais le sort nous a réservé une petite surprise. Hé oui, si je râle maintenant sur le sujet, c’est que j’en sors ! Deux petites visites d’appart, un petit crush sur l’un d’entre eux, dépôt de dossier, merci, au revoir. Victor et moi, nous sommes à J-21 de l’aménagement !

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Kenya, fidèle assistante


Je vous en dis plus demain… ou un autre jour !

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Ode aux parents d’enfants jeunes

 

Des fois, j’ai des idées à la con. Je n’en ai pas parlé ici (car je ne vous parle pas de tout) mais dans 10-15 jours, ma soeur donnera la vie, à nouveau. Une petite fille cette fois-ci, encore un nouvel amour dans ma vie. Du coup, comme elle était seule ce week-end, son mari étant à l’enterrement de vie de garçon du mariage auquel il ne pourra pas aller pour cause de “ma femme accouche”, je débarque chez ma sista, tel un chevalier blanc armé des meilleures intentions et d’une patience à toute épreuve pour la soulager quelques heures de Saturnin. Mais je ne savais pas à quoi je m’attaquais.

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Saturnin, je l’avais pas vu depuis mi juin. En cause, des vacances qui s’accordaient mal, je descendais quand ils remontaient, on s’est loupés, quoi. Ma mère qui a eu la tribu en pointillé pendant un mois me disait régulièrement par téléphone “ohlala, Saturnin, il est à l’âge chiant, il n’écoute rien, il ne fait que de bêtises”. Même son de cloche chez ma soeur. Anne m’expliqua que sa fille, vers les deux ans et demi, trois ans, était devenue super relou aussi. Mais bon, la bonne cause avant tout : ma soeur doit se reposer, je vais gérer le petit. Oh misère !

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Je vous raconterai pas par le détail. Depuis quelques temps, il est passé en phase “oui”, il dit oui à tout ce que tu lui dis. Mais croire qu’il va le faire est une grave erreur ! Point d’orgue de ce fol après-midi : la sieste. Le monstrou a décidé que non, il n’en ferait plus. Et il a un lit de grand maintenant vu que a/ il escaladait son lit à barreau et b/ le lit à barreau a été retransformé en lit de bébé pour la petite. Du coup, tu le couches, il se relève, il sort de la chambre, il court, saute sur le lit de ses parents. Tu as beau jouer la psychologie, essayer de le calmer, menacer, crier, rien n’y fait. Plus tu t’énerves, plus ça l’amuse. Et puis, il est malin : quand tu le mets au coin, il réclame à aller pisser. Et comme il vient de verrouiller la compétence “je fais pipi aux wc” (juste avant sa première rentrée, bonne nouvelle), on peut pas le brimer là dessus. Autre carte chiaaaaaaaaaaante, l’astuce de “je suis une chiffe molle”. Quand il veut pas qu’on le mette au lit, il s’étale par terre et fait le mou. Quand on sait qu’il fait environ 1 mètre pour 15-20 kg, je vous dis pas le cauchemar. Oui, cet enfant est grand mais il n’a bien que deux ans et demi. Bref, après avoir échoué à lui faire faire la sieste, je l’ai trimballé au parc où il a fait plein de tours en poussant sa poussette (pourquoi pas), lancé du sable, cassé tous les châteaux qu’un gamin chelou qui voulait que je lui enlève le sable des cheveux construisait, poursuivait le même gamin pour lui jeter des feuilles en rigolant (il avait commis l’erreur de lui dire “non arrête!”). Puis je l’ai un peu baladé dans le quartier pour permettre à ma soeur de se reposer au maximum.

saturnin-poussette

19h, je suis sur un banc en face de chez ma soeur à siroter un truc frais, complètement défaite. Et là, je me dis deux choses. La première “je ne ferai jamais d’enfants” (sa copine qui a eu un enfant 3 mois plus tard doit actuellement gérer la crise de “mon fils mord et crache sur les autres”) et la deuxième “mais bordel comment fait ma soeur ?”. Non parce que si elle n’a pas pris tant de poids pour sa deuxième grossesse, ma soeur fait des enfants de type “poulets fermiers”, bien lourds avec de charmantes cuisses. Donc notre demoiselle devrait approcher voir égaler les mensurations de son frère (4,4 kg pour 54 cm), ce qui fait que ma soeur doit gérer un baby bump de compète.

[USA ONLY] Barcelona, Spain - Shakira posed for a photo shoot of her bare pregnant belly, where the singer smiled and held her baby bump while wearing just a gold skirt and matching bikini top. The 35-year-old pop star awaits the arrival of her baby with footballer Gerard Pique. The couple recently launched the "World Baby Shower" movement, highlighting children around the world who suffer from illnesses. AKM-GSI          January 16, 2013 [USA ONLY] To License These Photos, Please Contact : Steve Ginsburg (310) 505-8447 (323) 4239397 steve@ginsburgspalyinc.com sales@ginsburgspalyinc.com or Keith Stockwell (310) 261-8649 (323) 325-8055  keith@ginsburgspalyinc.com ginsburgspalyinc@gmail.com

Mais la vraie question c’est “pourquoi faites-vous un 2e enfant quand le premier est aussi relou ?”. Alors il est vrai que quand ma soeur est tombée enceinte de la petite, Saturnin était dans une phase mignonne. Il disait certes non tout le temps mais restait plutôt de bonne composition. Mais les gens qui font mettons 3 enfants, comment ils font ? Je veux dire entre la phase du non, la phase du “je jette”, la phase du “je tape”, puis l’adolescence dans sa globalité et d’autres phases que je ne connais pas, pourquoi on s’inflige ça, sérieux ? Je suis à la fois admirative et terrifiée. Admirative devant ceux qui arrivent à gérer et terrifiée à l’idée d’être un jour concernée. Heureusement, je viens de changer Güdrun, son successeur est aux aguets. Quant à Victor, ma douce moitié, il a trouvé la solution “pourquoi faire un gosse quand on pourrait adopter un autre chat?”. Ma foi…

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Bref, je vous admire, parents de jeunes enfants… parce que je pense que je serai pas capable d’en faire autant !

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Mets-toi en danger

Depuis quelques temps, je passe beaucoup de temps sur LinkedIn car c’est la meilleure source d’infos sur mon métier, devant Twitter (où les infos sont noyées au milieu de tranches de vie qui n’intéressent que leur auteurs et jérémiades sur à peu près tout ou n’importe quoi). Mais comme tout réseau social, il y a ses récurences, du test d’intelligence avec un calcul (à priori) simple ou le fameux « trouvez l’errreur » pour un peu se faire mousser en mode « je suis trop intelligent, tavu ? ». Mais surtout, sur LinkedIn, ce qui marche à mort, ce sont les mantras sous forme de carton dont celui qui me turlupine depuis quelques temps :
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Puis en mai, je suis partie à Oman, donc. Et dans le magazine « Néon« , que je recommande au passage, que vois-je ? Un article sur la nécessité de l’échec. Et là, ça fait tilt dans ma tête. Je dois me mettre en danger. Au pire, je me plante et j’apprends. Au mieux, je réussis et je me surprends.
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Alors se mettre en danger, c’est bien mais je fais quoi ? Pas de tentative de funambulisme au dessus du Grand Canyon, non. Rien qui compromette ma carrière non plus, faut pas déconner. Donc je vais tenter des trucs qui me parlent pas… dans mes loisirs. Il faut dire que j’ai toujours choisi des activités dans lesquelles je sais avoir des facilités : la natation (hyperlaxie mon amour), la plongée (aquaphilie bonjour), le chant. J’ai vite laissé tomber le violoncelle car je me pensais nulle ce que, objectivement, je ne pouvais mesurer, étant en cours individuel. Je bave d’admiration devant les tableaux de ma mère qui devient vraiment excellente en peinture mais je pars du principe que je ne saurai pas le faire. Peut-être ai-je raison. Peut-être ai-je tort ? Qui sait ?
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Tout ceci est la conséquence de trois défauts :
– le manque de confiance en soi : inutile de détailler, je n’ai pas toujours (c’est même assez rare) confiance en mes qualités même si j’ai déjà réussi à me guérir de mon syndrome de l’imposteur. Enorme pas en avant.
– ma patience : je veux réussir tout, tout de suite, sinon ça me saoule. Je décrète que je suis nulle et point.
– ma paresse : j’ai des facilités, je me repose dessus.
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Ainsi, lorsque je suis allée voir un médecin généraliste-médecin du sport-osthéopathe et peintre en bâtiment à ses heures perdues, il me regarde 30 secondes et me fait « ah, une hyperlaxe ». Ah oui, en effet. Au bout de quelques manipulations, il soupire « quel gâchis : avec votre hyperlaxie, vous auriez dû être une athlète de haut niveau. Saviez-vous qu’Usain Bolt, Federer, Nadal… tous des hyperlaxes ». Rah putain ! J’aurais pas été aussi feignasse plus jeune, je serais peut-être millionnaire en ce moment, à me dorer la pilule sur un yacht au large de la Sardaigne… Bon, pour être tout à fait honnête, j’ai fait 3 ans de tennis et j’étais complètement nulle, j’ai réussi à aller jusqu’à la balle orange mais sans doute par pitié. Mais tout ça me travaille : j’ai tellement été pas sportive pendant 27 ans de ma vie que j’ai jamais envisagé que j’aurais pu réussir là -dedans étant jeune. Et je n’ai pas vraiment essayé puisque après le tennis, je suis passée au tir à l’arc. Où je n’étais pas très douée à cause de l’item « impatience » qui me rendait incapable de viser longtemps. Et le manque de muscle qui me faisait trembler si j’essayais de toute façon. Peut-être que si j’avais cherché à sortir de ma zone de confort, je serais une athlète aujourd’hui. Ou autre chose, qui sait.
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Alors une décision s’impose : si je couple ça à mon besoin de m’affirmer, je l’annonce, à la rentrée, je ferai des arts martiaux. Je sais pas encore lequel mais je vais me renseigner. Et si j’y arrive, je tenterai autre chose. Et puis j’écrirai enfin un truc que je balancerai à des éditeurs. Je finirai bien par provoquer un échec, apprendre… Et finir par réussir. Joli projet.

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Trop bonne, trop conne

Longtemps, j’ai mis ma lose sentimentale sur le fait que les hommes préféraient les chieuses et que j’en étais pas une. Aujourd’hui, je réalise que ma lose ne vient pas de ma non chianterie mais… De ma bonne poire attitude.

En couple, je suis conciliante. Très. Trop. Un peu par lâcheté, un peu par flemme : est-ce bien la peine de faire des scènes pour si peu et de dépenser une énergie folle alors que le boulot a déjà pompé 75% de ma batterie. Sauf trucs inacceptables de mon point de vue, je laisse pisser, le couple étant pour moi une sorte d’havre de paix, un domaine que je rêve facile et paisible.

Gentille ? Complètement gourde oui ! Parce que du coup, ces messieurs ne me respectent guère, se disant que je me laisserai jeter sans histoire, comme un papier froissé. Du genre prince-charmant-devenu-crapaud qui crut que jouer a) le silence radio (2 fois en plus) et b) la quête de ma compassion lui permettrait de se débarrasser facilement de moi. Elle est gentille, Nina, elle va me taper sur l’épaule et aller attendre dans son coin des fois qu’un soir, j’ai envie d’aller tirer mon coup. Mouahah ! Erreur, mon ami, faudrait voir à être plus subtil dans le foutage de gueule…

Oui, je suis empathique et prompte à prêter mon épaule pour consoler. Sauf que ce que je considère comme une qualité humaine au départ se retourne in fine contre moi et ça file légèrement la gerbe. Si je te mate dès le départ en te soumettant à mes humeurs et mon bon plaisir, tu resteras tel un fidèle toutou bien dressé ? Quelle tristesse. Tu n’as rien compris. Cette compassion, cette présence, cette gentillesse et cette patience que je t’ai offert, c’était de la confiture donnée aux cochons. Alors maintenant, il suffit. Oh non, je vais pas devenir une sale garce manipulatrice. Je vais juste cesser de jouer la copine ultra compatissante et très disponible. Il s’avère que je suis pas mauvaise en lead, je vais le prendre et donner le tempo. Et poser les limites. Parce que se faire marcher sur les pieds, c’est pas sexy.

En 2013, j’arrête d’être la fille mouchoir.

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Le verre de tous les dangers

(ok, j’exagère mais l’emphase et l’exageration sont mes marottes)

Suite au film que vous êtes allé voir avec votre potentielle future moitié, vous vous dites que tant qu’à battre le fer, autant qu’il soit chaud. Autrement dit « manger du pop corn à tes côtés dans une salle obscure me paraît un peu léger par rapport à ce que j’espérais donc poursuivons l’aventure en dégustant un coca tout en se caressant des yeux.


Normalement, quand deux personnes que nous qualifierons de pré conquises vont boire un verre ensemble, ce n’est qu’un doux prélude à la relation qui va naître entre eux. Sauf que si nos deux protagonistes ne se connaissent pas plus que ça, l’un d’eux peut avoir une révélation face au verbiage de l’autre « oh merde, il/elle est trop con en fait ».


Normalement, lors d’un verre post cinéma, que se passe-t-il ? On parle en premier lieu du film qu’on a vu. Oui j’ai une thèse de logique. Or nous l’avons déjà dit, les goûts et les couleurs en matière de cinéma… Pire, il peut arriver qu’on ait des lectures différentes du film et là, drame potentiel à base de « mais t’as rien compris… Mais non, c’toi qu’a rien compris ». Malaise.

Mais la conversation ne peut rester sur le même terrain car si vous n’avez rien à vous dire des le premier rendez-vous en dehors de vos avis sur le film que vous venez de voir, je doute de la pérennité de votre relation… Donc la conversation va glisser naturellement vers d’autres univers. Les autres film du même acteur ou réalisateur, le dernier livre lu, la musique chouchoute du moment, l’actualité, la météo, les voyages faits et ceux qu’on aimerait faire, voire la politique mais c’est un peu risqué


Lors de cette première vraie conversation, en tant que potentielle future moitié, vous brûlez d’envie de bien paraître, c’est follement légitime. Regarde comme j’ai de la culture, de l’humour, de la patience, de l’ouverture d’esprit. Tel un paon, on parade à n’en plus pouvoir, on dresse nos plumes avec fierté et envie. Comme dit l’expression consacrée, on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre. J’ai toujours trouvé cette expression un peu conne : moi, les mouches, je veux pas les attraper, je veux au pire les éclater quand elles bzzzzbzzztent la nuit mais sinon, je m’en tape (ette à mouche évidemment). Je suppose que c’est pour les pêcheurs.

Bref, je disais avant cette digression de compétition : on tente de paraître au mieux. Quitte à légèrement tricher et ça, je te le dis : c’est mal. De 1, tu peux te faire attraper et votre pré histoire explosera en plein vol, comme l’avion de Lost. Bon, il est vrai que si l’autre est sous le charme, ça passera quoi qu’il arrive. Le problème, c’est qu’en jouant un rôle, tu commets le pire péché marketing : un produit qui est bien en deçà des qualités que tu lui prêtes. À l’usage, ça va créer une déception et ta nouvelle moitié te plaquera bien rapidement. Sauf si tu es très doué en manipulation tendance pervers narcissique et que tu as bien ferré ta cible…


Revenons à nos deux protagonistes car leur verre post cinéma se passe à merveille, ça rit aux éclats aux vannes de l’autre, les yeux sont plein d’étoiles et les silences qui s’instaurent ne sont pas gênés mais plein de promesse. Ils en sont sûrs, ils sont attirés l’un par l’autre. Le premier baiser semble imminent.

Un premier baiser ? Ça méritera un article tout entier !

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Le nous est-il la mort du je ?

Vous avez 3h !
 

Un couple, c’est un toi, un moi, un double je, un nous. Je devrais écrire des chansons tellement c’est beau ce que je dis ! A partir où ces deux « je » deviennent un nous, perd-on une partie de son moi profond ?

 

Avant le couple, je suis « je ». Je fais ce que je veux sans avoir de comptes à personne. Mon emploi du temps, je le gère toute seule comme une grande. Sortir avec la girlie team ? Quand vous voulez les filles ! Rentrer tard du boulot ? Si je veux, mon neveu ! Une soirée rien qu’à moi avec un bain et des mags de filles ? Ce soir ou demain ou les 2 ! Une fois que le « nous » arrive, là, ça change un peu. Sortir avec la girlie team ? Quand je veux mais je vérifie quand même que ça colle avec l’emploi du temps de mon namoureux et je l’informe, qu’il sache où je suis. Et peut-être que je lui enverrai quelques textos dans la soirée. La soirée bain ? Quand il n’est pas là ou alors, je le mets dans mon bain mais j’enlève les boules de bain de filles et je laisse mes magazines à leur place. A moins qu’il ait envie de lire ses magazines mais soyons honnêtes, un homme et une femme dans un même bain, tous nus, dans l’eau chaude… Bon, ça dégénère toujours. Quant à rentrer tard du boulot, si je peux avoir un câlinou à la place… Bé voilà.

Alors soyons claire, je suis pas une fusionnelle : j’avais une vie avant mon mec, je vais pas y renoncer pour ses beaux yeux. Et je ne demande pas qu’il renonce à la sienne, bien au contraire, même. J’aime les mecs passionnés, qui peuvent me parler des heures de ce qui les branche et tout. S’il abandonne tout pour moi, franchement, ça m’emmerdera. Mais le fait est que quand j’ai un mec, j’ai envie de le voir et assez souvent en plus. Et plus je suis in love, plus j’ai envie de passer du temps avec lui, c’est normal. Du coup, j’ai moins de temps pour mes
amis et mes autres activités même si j’essaie de tout gérer au mieux.

 Le vocabulaire change peu à peu. C’est vrai qu’on conjugue de plus en plus les verbe à la 1ère personne du pluriel (ou à la limite, on met un « on » mais c’est

pareil) : « avec mon petit canard, nous sommes allés au ciné… Nous avons parlé de… Nous devons nous voir ce soir, je suis pas dispo, sorryyyyy ! ». On impose assez régulièrement notre moitié dans les soirées si celui-ci est le bienvenu. Parce qu’une soirée girlie team avec nos chéris, c’est plus une soirée girlie team donc là, ils sont priés d’aller boire des bières devant un match de foot de leur côté. Mais non, pas taper, je rigooooooole. Un petit cliché éculé ne fait pas de mal de temps en temps ! Mais c’est vrai que si chéri s’entend bien avec nos potes, il n’y a aucune raison de pas l’intégrer à nos soirées ! Même si ça fait une bouche à nourrir en plus et une chaise et de l’espace vital en moins.

 Puis on a beau ne pas être fusionnels et ne pas renoncer à ses activités extra job, être en couple, ce n’est plus pareil. Certaines choses nous paraissent soudain accessoires. Tous les gens en couple sortent en général moins ou plutôt différemment. Normal, un couple, c’est deux personnes, pas 10. On a besoin d’intimité, de moments à deux. Puis le couple développe son propre

langage, ses propres rituels, ses propres private jokes. Le couple devient une entité à part entière, même si on ne renonce pas à son individualité pour autant et c’est tant mieux. Mais je me pose la question : le couple nous tue-t-il pas un peu ? Ne perd-on pas un peu de soi en passant au nous ? Ca nous enrichit aussi. Si je prends ma relation avec Guillaume 1er, on avait des caractères assez opposés ce qui m’a permis de mettre un peu d’eau dans mon vin, gagner (un tout petit peu) en patience…Donc je suis pas en plein trip aigri « le
couple, c’est mal pour ma personnalité », pas du tout. Je me pose juste cette question : le nous tue-t-il le je ? Pour moi, la réponse est non : il ne le tue pas, il le fait évoluer. Après, selon les couples, c’est en bien ou en mal, bien sûr. Du coup, si c’est en mal, doit-on dire à nos amis « ton mec/ta nana a une mauvaise influence sur toi ! ». Nous y répondrons dans un prochain article (mouahahah, je vous ai bien eus !)

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Tricotis, tricota

J’ai une nouvelle passion dans la vie. Oui, je suis une fille qui adore s’occuper les mains (sans mauvais jeu de mots) donc après les crocodiles en perles au primaire, les bracelets brésiliens au collège et lycée, les bijoux en perles en fac et maintenant, j’ajoute le tricot. Non, ce n’est pas pour canaliser mon énergie sexuelle comme dans Grey’s Anatomy. Moi, mon énergie sexuelle, je préfère l’évacuer avec des hommes quand je peux, c’est beaucoup plus sympa. On se moque pas, comme dirait Lil, c’est « trenshouille », toutes les filles à New York le font alors pourquoi pas moi ?
 
Il y a deux ans, j’avais acheté le manuel, il y a 10 jours, je m’y suis mise. J’ai acheté la laine, piqué les aiguilles taille 3,5 à ma maman, j’ai posé mon petit cul sur le canapé et j’ai ouvert mon manuel. Un : le nœud coulant. Okayyyy, j’ai compris. Je fais mon nœud. Etape 2, le montage. Bon, le livre donne trois méthodes. La première, je comprends pas. La deuxième… heu… La troisième ? Bon, ok, je sors ma botte secrète : « maman, je comprends pas ! ». Hé oui, avant de commencer, je m’étais munie d’une maman connaissant le tricot. Bon, elle me fait quelques mailles et je finis. Ouais, j’y arrive ! Bon, maintenant, apprenons le point à l’endroit. Je comprends rien sur le livre. « Mamaaaaaaaaaaaan ! ». Bon, elle me montre et décide de m’apprendre le point à l’envers dans la foulée histoire de finir la ligne proprement. Sauf que moi, le point à l’envers, j’ai beau faire, je comprends pas. Moins je comprends, plus je rigole. Du coup, ça donne de la patience à ma mère parce que, ça, c’est de famille, on n’en a jamais beaucoup à la base.
 
Bon, je tricote, tricote, mon échantillon s’allonge… Et s’évase. Sur le coup, je me dis que c’est normal, c’est parce que les mailles sont étalées sur l’aiguilles mais une fois les mailles lâchées, ça va faire un carré. Heu… Non, ça reste un trapèze. « Maman, c’est normal ? » Ok, vu comme elle se marre, ça l’est pas. Bon, je laisse vite tomber cet échantillon et au vu du résultat, je me dis que je pourrai en faire une jupe pour Barbie clocharde.
 
Deuxième tentative, ça va mieux, j’ai abandonné le point à l’envers vu que j’ai pas capté, j’avance, j’avance, je fais presque plus d’erreurs, héhé. Mais ce deuxième essai a été arrêté précocement à l’insu de mon plein gré. Un matin, je me lève, je descends et en ouvrant les volets, je vois de la laine par terre. Oups ! il semblerait que Kenya et la chatonne de ma mère se soient éclatées. Bon, y en a dans le salon, la salle à manger, autour des chaises… Oh le bordel ! Je ramasse et là, je constate que mon fil est cassé peu après ma dernière maille. Bon, fin de l’échantillon 2, j’entame le 3ème. Pour le moment, il ne lui ai rien arrivé, croisons les doigts !
 
Bon, vous allez me dire, ça sert à quoi ? Franchement à rien pour le moment. Un pull, c’est super long à faire et j’ai pas le niveau, loin de là, j’ai pas de bébé à vêtir, je ne compte pas habiller Kenya (non mais et puis quoi encore !). Ca sert juste à m’occuper quand je regarde la télé parce que je déteste regarder la télé sans rien faire d’autre ou ça m’occupe les doigts pendant que je rêvasse. Bref, les travaux manuels, j’adore !
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Un ex qu’’il est bien

Bon, aujourd’hui, c’est le 12 septembre et vous allez me dire que vous avez pas besoin de moi pour savoir ça et que cet article ne s’annonce pas des plus passionnants… Mais rassure-toi, lecteur, ce blog ne va pas parler calendrier, nan nan. En ce jour du 12 septembre, mon ex, Guillaume 1er, a 30 ans et j’en profite pour parler de lui, ce que je n’ai jamais vraiment fait jusqu’à présent.


Tout commence en janvier 2000, le 25, je crois (un lundi, ça, c’est sûr). Ce jour-là, nous étions au resto U avec Gauthier, Sylvia et d’autres copines. Alors que nous déjeunions de façon fort peu discrète (comme d’hab, quoi), un jeune homme s’approche de moi et me demande si je peux lui prêter un jeu de cartes, ce que je fais. Ouais, faut savoir qu’entre midi et deux, on jouait à la belote en hurlant donc on nous repérait facilement. A deux heures, on se retrouve à 4, Sylvia, Gauthier, Lulu et moi pour réviser. Au bout de deux heures, on en a marre mais Gaugau peut pas jouer car il a un devoir à finir à tout prix donc on se retourne vers le gars derrière, celui qui m’a emprunté le jeu et on l’embarque dans une belote. Bon, vous l’avez compris, c’est Guillaume. Le lendemain, on se retrouve au même endroit, on joue à nouveau ensemble et je traîne un peu avec lui et un couple de ses amis pour continuer à jouer. Bref, on s’entend très bien, Guillaume passe tout son temps avec nous.

 

Le week-end passe, je mélange ma langue en boîte avec un gars qui s’appelait Pierre (oui, je tombais toujours sur des Pierre à l’époque), un gars de deux bon mètres de haut. On se décolle pas de la soirée, on se fait même applaudir par des gens quand on finit par se descotcher mais une fois que je quitte la boîte, c’est terminé, c’était juste comme ça. Le lundi, j’arrive à la fac, je retrouve Guillaume, un autre Guillaume (comme dirait Mister Big, les Guillaume, on soulève un caillou, on en trouve un) et Gaugau et mon cher meilleur ami avait déjà narré mes exploits, j’étais un poil mal à l’aise. Journée à jouer, Guillaume se rapproche un peu. Il me fait un bisou sur la joue pendant une partie puis il m’offre une cerise confite. Alors je déteste ça, les cerises confites, mais j’ai pas osé dire non de peur que ce soit pris pour un non global… Oui bon, ça va, j’avais 19 ans ! Le soir, Sylvia m’appelle et me fait comprendre que Guillaume m’aime très beaucoup « Non mais attends, il connaît la moitié des gens du resto U et il passe ses journées avec nous, ça t’interpelle pas ? » Heu… Le mardi, les choses se précisent (bon, je vous la fais courte) et bon, il est clair que dès qu’on se retrouve tous seuls, ça va le faire. Gauthier m’appelle le soir « Ben il a l’air de bien t’apprécier Guillaume ! » « Ben oui, on va sortir ensemble ! » « Ah ?? ».

 

Le mercredi, jour J, le 2 février, donc. J’arrive au resto U à midi et demi (ben ouais, j’avais cours), on n’a jamais été aussi nombreux autour de la table : 17 ! A peu près autant autour de celle de Guillaume, on n’y arrivera jamais. A 14h, ça se vide pas mal et enfin, à 16h, tout le monde se casse en cours, on commence à papoter en tête à tête quand tout le monde revient « ouais, le cours est annulé ! ». Putain, c’est pas vrai ! Bon, du coup, tout le monde s’en va, on se retrouve à trois dans le métro : Guillaume, une autre fille et moi. L’autre fille ne semble pas motivée pour rentrer chez elle « Ohlala, j’irais bien boire un verre, vous vous arrêtez où ? » Je lui réponds donc St Cyprien et Guillaume en fait autant. Je jubile car c’est pas du tout son arrêt en vrai. On parcourt le chemin qui me sépare de mon domicile en déclinant le thème : « c’est hard de se retrouver tous seuls ! ». On arrive chez moi, on s’asseoit sur le canapé, on papote quelques minutes… et blanc. Là, on explose de rire et on finit (enfin !) par s’embrasser. Et forcément, deux adultes se retrouvant seuls dans un appartement, ça dérape.

 

Et c’est parti pour quatre ans et demi avec des hauts et des bas mais globalement, une relation très facile à gérer puisqu’on ne s’est jamais vraiment engueulés. Le ton est monté parfois mais ça n’a jamais vraiment éclaté car Guillaume me maîtrisait parfaitement : dès que je m’énervais, il me laissait faire jusqu’à ce que je me calme, sans refoutre de l’huile sur le feu. Seule crise majeure : au bout de 6 mois, je le sens sec au téléphone, agacé et je le sens pas, je finis par me dire que quelque chose ne va pas et je me décide à le quitter. Mais en fait, un soir, il m’appelle, on devait sortir et il renonce à la sortie pour cause de migraine. Je lui demande ce qui va pas car c’était le gars à faire des migraines pour cause de tracas et là, il m’explique : « Ben, en fait, je me pose des questions. Tu comprends, je t’ai toujours pas dit je t’aime.

– Quoi, c’est tout ?
– …

– Enfin, tu n’es pas un garçon spontané, je m’attends pas à ce que tu me le dises et je me pose pas de questions du tout sur le sujet. »

Du coup, tout est allé mieux entre nous. Il m’a déclaré sa flamme le 2 février 2001, pour notre premier anniversaire et je me suis mise à pleurer au restaurant tellement j’étais émue. En 26 ans, c’est le seul à m’avoir fait pleurer de joie, comme ça.

 

En quatre ans et demi, nous ne nous sommes pas installés ensemble mais pendant les deux dernières années, c’était tout comme, on passait toutes nos semaines ensemble, chez moi. La journée à la fac à bosser à la BU (ou au RU), le soir à la maison. Une cohabitation dans un 28 m², c’est pas évident mais on y est arrivé sans soucis, finalement. On passait même quasi un week-end sur deux ensemble. On avait même choisi le prénom de notre future fille mais pas mieux car pour les garçons, on était pas d’accord, grand sujet de chamaillerie, d’ailleurs. Il voulait même qu’on se fiance au bout de deux ans mais j’ai refusé car il voulait des fiançailles « longues », genre on se fiance maintenant et on se marie d’ici 5 ans et j’ai pas vu l’intérêt.

 

A la fin, les liens se sont distendus tous seuls, on dormait ensemble sans plus se toucher, il avait sa vie et moi la mienne, on avait plus grand-chose en commun. Un jour, j’ai littéralement pété les plombs au téléphone et j’ai provoqué la rupture, ça n’allait plus du tout et on se voilait la face à continuer. On avait eu une grave crise lors des vacances d’avril, j’ai passé 5 jours à faire la gueule car il avait préféré passer le jour de mon annif avec ses amis plutôt qu’avec ma famille et moi, j’ai pleuré comme jamais dans sa voiture quand on allait voir ses grands-parents car il m’avait dit qu’il doutait. C’est pas que c’était une révélation, je le savais, mais tant que je l’avais pas entendu… Donc le jour de la rupture, j’ai pété les plombs au téléphone, il est venu à la maison pour une rupture en face à face, on a pleuré dans les bras l’un de l’autre pendant une bonne demi-heure. On a décidé de ne pas se voir pendant au moins quinze jours, histoire de digérer la rupture et de pas se parler, on a tout de même échangé quelques mails, il voulait savoir comment s’étaient terminés mes partiels. J’avoue voir beaucoup pleuré, ma mère m’a gavée de médocs pour dormir. Mélangés à mes médicaments anti-allergiques, ça, pour dormir, j’ai dormi… J’ai passé beaucoup de temps avec Anne et Lucie. J’étais dans un état second mais c’était la meilleure décision à prendre et comme toujours dans ce cas, j’ai trouvé une énergie nouvelle pour me lancer dans de nouveaux projets (en l’occurrence, un stage en journalisme pour l’été). On s’est revus un mois plus tard, j’étais un peu tendue sur le coup mais comme pour le reste, c’est passé comme une lettre à la Poste.

 

Deux mois plus tard, il est sorti avec une autre fille, il me l’a dit qu’après la rupture, de peur de me blesser mais j’avais deviné (oui, quand on le connaît, il était plus que flag’ !) et c’est là que j’ai compris que c’était bel et bien terminé puisque ça ne m’a pas fait mal. Il m’en a parlé plus tard, quand la demoiselle l’a quitté. Il s’est alors rendu compte que j’avais été très patiente avec lui (moi, oui, oui !), il m’en a remercié.

 

Depuis, on est toujours amis, on s’est parlé l’autre jour sur MSN, il m’a dit que si un mec m’emmerdait, il monterait lui casser la figure. Bon, c’est carrément pas vrai car il est pas du tout belliqueux et en plus, pour le faire quitter Toulouse, faut se lever tôt mais ça m’a fait sourire. Ce qui est marrant, c’est qu’il est sorti avec une Juliette juste après moi, tout comme Guillaume 2 et, de mon côté, je suis sortie avec un Alex quelques temps après lui, tout comme la fille dont il est amoureux depuis notre rupture (mais avec qui il n’est jamais sorti car elle vit au Québec, très compliqué). Quand on connaît le vrai prénom d’Alex, prénom pas si courant, ça laisse songeur. Bref, comme je lui ai dit l’autre jour sur MSN : « Des fois, je me dis qu’heureusement que je suis sortie avec toi, tu me réconcilies avec la gent masculine ! ». Bon, ben, je l’ai fait limite pleurer. Mais c’est vrai que de toutes mes histoires, c’est celle là la plus belle et de très loin. Rien que d’y penser, ça me donne envie de revivre une histoire longue durée…

 
Joyeux anniversaire Guillaume !

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