Les vacances les plus méritées de ma vie

Nom de Dieu, je suis enfin en vacances. Lundi 24 décembre, 17h, je débranche tout et je souffle enfin. C’est terminé pour 2018. Et putain, je crois vraiment que ce sont les vacances les plus méritées depuis que je travaille. Je suis vi-dée.

Quand les vacances te sauvent de ton burnout

Alors pas de bilan aujourd’hui, je vous réserve ça pour mercredi. Ici et sur mes petits carnets, je vais séparer les sujets. Oui, je vais écrire deux articles bilans et deux articles bonnes résolutions parce que… ben j’adore ça, en vérité. Donc pas de bilan aujourd’hui, je vais vous parler des vacances de Noël parce que je crois que cette année, je les ai attendues comme jamais ou à peu près…

Le sapin de Noël de la Canopée à Paris

Pourtant, je n’aime pas tellement les vacances de Noël en général et ce pour quelques raisons pas franchement originales : trop de bouffe, trop d’alcool, pas assez de temps. En général, je repars aussi fatiguée qu’en arrivant. Mais cette année, mon agence ferme donc je vais avoir une vraie semaine de vacances, je vais avoir le temps et je vais pouvoir bidouiller que des trucs pour moi. Je suis tellement contente d’échapper aux dramas de mon monde du travail et toutes ces manigances, arrêter de passer mes journées à remplir des excels (je vous jure, je crois que je n’ai jamais connu un poste de consultante où on ne travaille quasi que sur excel). Et d’avoir du temps pour écrire, me reposer, profiter de ma famille, notamment Saturnin et Pivoine (même si, aux dernières nouvelles, la jeune demoiselle est devenue assez reloue, ceux qui ont des enfants de trois ans savent que c’est un âge un peu chiants)(moi, je le sais parce que super tatie, donc).

Pivoine à la piscine, petite fille apprend à nager

La monstresse dans ses oeuvres cet été

Surtout, les vacances de Noël, malgré la furie où l’on court partout pour faire les ultimes cadeaux et tout (cette année non, je descends pile pour les festivités donc tout sera géré en amont, moins de stress), ce sont celles garanties 100% stressless. Voyez, quand je pars en vacances, il y a toujours cette petite inquiétude de ce qu’il pourrait se passer pendant que je suis pas là, dans quel état je vais retrouver mes dossiers, quelle merde je n’avais pas anticipée, qu’est-ce que j’ai pu oublier… Mais à Noël vu que tout s’arrête, tout est fermé, il n’y aura pas de crise, de document mal rangé qu’on n’arrive pas à retrouver… Oui, on a de putains de dramas dans mon milieu.

Comment ne rien oublier au travail avant de partir en vacances ?

Pendant ces quelques jours, c’est la parenthèse, tu as le droit de relâcher la pression. Bon après, moi, j’ai la chance de ne pas avoir une famille problématique, les congés sont un vrai signe de repos… plus mental que physique. Non parce qu’avec Saturnin et surtout Pivoine, au sommet de sa forme, ça va être du sport. Mais ce n’est pas grave car ces quelques jours vont être ma parenthèse, ma bulle d’oxygène pour me ressourcer car la rentrée, ça va être intense, aussi.

Se reposer en vacances, ça s'apprend

Noël 2018, je t’ai attendu comme jamais.  

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Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti

Je suis une fille paradoxale : si un film ou une série fait l’unanimité, j’ai juste pas envie de le voir alors que si c’est un livre, je cours l’acheter. Enfin, ça dépend, je me précipite pas acheter les best sellers de type Musso, Lévy ou la saga Twilight (même par curiosité, j’ai pas réussi à m’y mettre à celui là).

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J’ai donc piqué « Le mec de la tombe d’à côté » à ma maman qui m’avait prévenue « j’ai pas aimé, j’ai trouvé ça vulgaire ». Bien, bien, bien… Bon, avec maman, on a un peu les mêmes goûts en matière de bouquin mais je me laisse pas influencer. Et bien je vous le donne en mille : elle avait raison. En fait, c’est pas tellement sa vulgarité que son insipidité totale qui m’a ennuyée. J’ai même réussi l’exploit de m’endormir à deux pages de la fin… Je me suis réveillée 4h plus tard.

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L’histoire : une jeune veuve se rend quotidiennement au cimetière rendre visite à la tombe de son mari. À côté, un homme vient entretenir la tombe de sa mère. Au début, ils se méprisent quand soudain, à la faveur d’un quiproquo, ils se mettent à se désirer l’un l’autre. Démarré alors une liaison que nous appellerons « L’amour est dans le pré suédois ». Manque que Karine Lemarchand et James Blunt. Bref, la citadine et le fermier s’envoient en l’air et se rendent compte que c’est tout ce qu’ils ont en commun. D’où ces magnifiques dialogues de type « alors, tu vas m’apprendre à traire les vaches, hihi… » »Ouais, tiens, j’ai un pis rien que pour toi ».

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La vulgarité donc. Le problème n’est pas tant que nos héros s’envoient en l’air, le truc, c’est que les dialogues coquins comme celui reproduit plus hauts me paraissent déplacés. Non que ce soit choquant (il lui a pas dit non plus « viens traire ma bite »), juste que ça sert à rien en fait. Ça fait un peu : tiens, mettons un dialogue pour mettre 4 lignes de plus et dire comprendre qu’ils vont s’envoyer en l’air. Je sais pas, ça sonne faux, ça fait juste vulgaire et pas du tout excitant… Bref. Ce livre donne la sensation d’une histoire de cul mais sans cul assumé, finalement.

Couple

Et que dire des personnages ? Lui m’a paru sympathique, complément dépressif, une vie tellement merdique que tu te demandes comment il est pas encore allé se balancer sous les roues de son tracteur. Mais doté d’une certaine droiture. Elle, par contre… Bon, déjà, c’est terrible mais le côté « une fille fade, maigre, toujours de beige vêtue », j’ai pas pu m’empêcher d’imaginer Audrey Tautou dans le rôle et je ne la supporte pas. Du coup, ça m’a rendue l’héroïne antipathique mais avais-je besoin de ça ? Elle n’aime personne au fond, prend son fermier de haut, fait la gueule pour rien. Une chieuse.

Audrey-Tautou

Bref une histoire d’amour sans amour, une histoire de cul sans cul assumé, une confrontation de deux univers vu et revu et une fin en eau de boudin qui fait un peu « Heu, je… Oh Ben tiens, il me reste 10 pages pour conclure, je te bâcle ça et je pars en vacances ! »

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Mais je suis pas têtue : j’ai acheté un autre livre de Katarina Mazetti et dès que j’ai fini Glacé de Bernard Minier puis le volume 2 de l’intégrale de Game of thrones (j’ai peur qu’on me spoile), je m’y mets.

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Je suis entrepreneur, moi, madame

Dans le marketing, les mini structures poussent comme des champignons. Un beau matin, les travailleurs du digital se lèvent et se disent « stop, je me mets à mon compte ». Et j’avoue que j’ai du mal à comprendre.

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Je peux tout à fait comprendre le désir de se lancer dans une aventure entreprenariale. Il y a des avantages certains à se mettre à son propre compte. À un moment, je me suis un peu posé la question, je m’imaginais une vie sans horaires précises, la possibilité de faire du sport en pleine journée et travailler tard le soir, partir en vacances dès que j’ai mis assez de sous de côté… Par exemple, j’ai une pote intermittente du spectacle, elle se fait de grosses sessions de travail en cumulant soirs et week-end et hop, elle se paie 5 semaines de vacances. Ca me laisse rêveuse (moins quand elle bosse à 8h du mat le 1er janvier).

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Oui, être son propre patron, sur le papier, c’est über cool. Mais. Méééééééééé. Pour avancer mes arguments, laissez-moi faire directement une mise en situation, j’espère y gagner en clarté. Donc Nina, gentille social media manager qui, du haut de ses 32 ans 10/12e, décide de devenir son propre patron. Grâce au statut merveilleux d’auto entrepreneur, c’est facile. Alors déjà, revenons sur cette histoire d’auto entreprenariat. Le CA est limité à 32 000 euros. Alors oui, mon salaire net annuel est inférieur sauf que si je vire toutes les cotisations sociales…Ben, je gagne moins en autoentrepreneuse qu’en temps que salariée. Bon, déjà, je gagnerai moins tout en travaillant plus vu qu’en plus de mon petit taf de SM manager, je dois faire de la prospection… Oui bah tiens, c’est rentable cette histoire, y a pas de doutes !

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En dehors de ces basses considérations matérielles, je me pose la question de l’utilité de la chose. Je veux dire qu’on est assez nombreux dans le community management et on n’a pas vraiment quelque chose de neuf à apporter. Evidemment, l’avantage, c’est qu’on peut choisir ses clients (enfin, si on marche bien parce que sinon, ça va être compliqué de jouer les fines bouches), gérer un projet de A à Z, ce qui n’est pas toujours le cas en agence. Mais bon, j’ai du mal à comprendre quelle marque d’une taille assez conséquente préfèrera aller chez un freelance plutôt que dans une agence qui peut la gérer de A à Z. Alors oui, la plupart des free sont consultants et font du conseil plutôt que du community management mais là encore… A moins d’avoir un nom déjà bien connu dans le milieu, j’ai des doutes. Faudrait que je suive le parcours de ces gens là, pour voir au bout de combien de temps ils retourneront en agence. Bref, à moins d’avoir l’idée du siècle et de proposer un service innovant, je comprends pas.

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Mais peut-être… Peut-être que dans deux ans, peut-être plus, j’aurai envie d’un gros souffle, d’une vie un peu plus zen comme ma copine intermittente. Alors je me mettrai à mon compte quelques temps, travaillerai d’arrache pied sur quelques périodes avant de prendre mon sac à dos et de parcourir le monde. Enfin, dans une vision idéale du truc… Mais j’ai quand même du mal à saisir le réel intérêt de cette aventure (surtout en auto entreprenariat), si ce n’est le plaisir de mettre CEO ou founder sur LinkedIn mais pour ça, j’ai qu’à me créer une fiche LinkedIn Nina Bartoldi et me mettre founder and editorial director of Vingtenaires.com. Et je continue à ramasser mon gentil salaire d’employée d’agence et de boire du champagne aux soirées corporates (bon, y en a pas tant que ça mais c’est juste pour faire ma maline)

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Rupture de stress

Semaine dernière, ce fut fort en stress. Sans trop en dévoiler, nous devions mettre en ligne une application Facebook et je jonglais entre le client qui appportait trois milliards de modifications et le prestataire qui développait ladite application. Le problème, c’est que j’arrivais très en aval de cette application donc je ne maîtrisais que peu les paramètres. D’où le bordel.

Mercredi soir, 21 heures, je décide de rentrer chez moi face au silence assourdissant du prestataire qui m’avait promis mon appli à 19h. Je suis cassée, de mauvaise humeur, j’en peux plus, j’ai un peu envie d’hurler sur quelqu’un. Sauf que bon, à part mon chat, j’ai personne sur qui me défouler et la pauvre bête n’y est pour rien. Après une telle journée, je suis tellement épuisée que j’en ai même pas sommeil, j’essaie de profiter de cette énergie pour avancer sur des trucs.

Jeudi matin, je me lève et là, paf, me voilà sereine. Peut-être étaient-ce les prémices de mon vilain rhume ou alors j’étais l’heureuse victime de ce que j’appelle “la rupture du stress”. Mon corps, y a des fois où il en a marre d’être maltraité. Parce que j’enchaîne les semaines tendues et que je me repose pas forcément le week-end. Alors il commence à me faire vibrer la paupière pour me dire que ça va pas trop mais je l’écoute pas trop. Tiens, je mange du chocolat, ça te calmera paupière puis tais-toi, je pars en vacances dans peu. Sauf que mon corps, il vit au présent, il s’en fout de la promesse de vacances futures. Donc voyant la pression monter, monter, monter, il a évacué tout le stress, un peu comme on évacue la vapeur d’une cocotte-minute. Non, là, mon cerveau n’a pas voulu gérer donc il a tout relâché.

Jeudi, je suis arrivée au boulot tranquille. Un petit rendez-vous étrange où on se rend compte qu’en fait, c’était à ma soeur qu’elle voulait parler et pas à moi, puis je reprends mon dossier compliqué. Qui ne fonctionne pas mieux et tandis que je m’escrime à le régler, ma to do list n’avance pas alors que la deadline, elle, court vers moi en criant : “mercredi soir, tout doit être terminé !”. Mais tant pis. Je ferai de mon mieux et advienne que pourra. J’ai déjà annulé ma séance de sport avec Anaïs, je n’annulerai pas mes vacances de toute façon. Dans cette affaire, je ne peux me remettre en cause, j’ai travaillé du mieux que je peux, j’ai essayé de récupérer les balles que l’on me lançait un peu n’importe comment pour jongler avec. A un moment, tu peux plus gérer. Mais à côté de ça, tu gères d’autres applications sans faillir. Quand celle-ci n’apparaissait toujours pas, j’ai réussi sur une autre à coordonner la création du design, écrire et déposer un règlement et mettre en ligne une autre application dans les temps. Comme mon stress est tout rompu, je préfère retenir ce point positif. Je suis carrée, j’ai mon rétroplanning. Ce n’est que quand je n’ai pas les cartes en main que ça foire.

Prétention, quand tu nous tiens. Mais du coup, ça fait du bien de respirer, de ne plus s’angoisser. Après tout, à un moment, faut savoir admettre qu’on ne pourra pas tout faire, même avec la meilleure volonté du monde. Et c’est pas en s’angoissant qu’on fera du bon boulot.

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La curiosité est un masochisme

J’adore sortir ce genre de truisme, ces phrases qui sortent comme autant de révélations, de sentence de sages. On dirait du Sartre, tiens. Oui, j’ai été largement traumatisée par l’existentialisme est un humanisme. Bref.

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L’autre soir, j’ai donc sorti ce magnifique aphorisme à mlle Sarah qui a pu pénétrer la boite perso de son partenaire mais n’a rien trouvé de suspect, bonne nouvelle pour elle. Car il y a des choses qu’il vaut mieux ne pas savoir. Et je sais de quoi je parle.

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Il y a 4 ans, j’ai eu une liaison avec un blogueur du genre passionnée. Dire que j’étais à fond serait un doux euphémisme. Mais la vie étant mal faite, ça s’est fini et là, j’ai pu expérimenter la curiosité masochiste, guettant la moindre de ses notes, lui faisant une scène dès qu’il parlait d’une autre, quand j’avais la sensation qu’il avait dit à une autre les mêmes mots qu’à moi. Une vraie scarification mentale mais la porte était ouverte, je ne pouvais m’empêcher de regarder alors même que je savais que ça allait me faire souffrir. Stupide et stérile. Ce qui m’a sauvée ? Le jeune homme est parti en vacances. 15 jours sans notes sur son blog, j’ai repris ma respiration.

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Aujourd’hui je suis guérie de cette histoire et de mes envies de scarifications mentales, même s’il reste parfois tentant de regarder ce qu’il se cache derrière les portes, qu’elles soient ouvertes ou non. Mais si la connaissance peut être une arme, elle peut se retourner contre vous. Je n’ai jamais cherché à forcer une boîte mail, jamais même jeté un œil alors que je connaissais les codes de Guillaume 1er, vu que je l’avais créée. D’abord parce que je fais confiance, la méfiance est le cancer du couple. Ensuite, imaginons que je regarde et que je trouve des choses suspectes, je fais quoi ? Une scène monstrueuse avouant par la même mon forfait ? Je me tais, sachant que je suis une piètre menteuse ? Savoir n’est pas une délivrance, c’est parfois de la pure torture. Je me souviens d’une histoire avec ce même Guillaume. Le week-end, il restait parfois chez moi et utilisait mon pc pour aller sur le web. Suite à un week-end, je rentre, on bosse chacun de son côté, moi sur le pc. Il faut savoir que j’ai la sale manie de surfer en tapant les premières lettres de l’url. Et là, en tapant un s, je vois apparaitre un truc genre  sex.com ou je ne sais plus quoi. Sur le coup, je rigole et je vais dessus et là, argh, c’est très sado maso hardcore. Je commence à questionner Guillaume qui était en train de faire son sac pour partir, il bafouille et fuit. Qui se ressemble s’assemble, aussi bon menteur que moi. Je fouille donc le pc en tapant toutes les lettres dans ma barre de navigation pour voir ce qui ressort (il avait effacé l’historique). J’ai donc trouve du bondage sm option pince crocodile sur les seins. Le tout en photos amateur ne mettant pas du tout les protagonistes en valeur. Sachant qu’à l’époque, j’étais assez cruche, considérant par exemple que le fait que mon mec se masturbe (sans moi) était un crime de lèse majesté, je suis tombée de haut. Finalement, il s’est pris une belle scène (méritée) à base de « tu m’as menti ! ». Oui parce qu’à l’arrivée c’était quand même le plus grave. Il m’a expliqué qu’en fait, c’était pour un ami à lui et que pour sa part, il trouvait ces photos glauques. Moralité : je veux bien ne pas faire ma curieuse mais ne mets pas
les preuves de ton forfait sous les yeux !

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Certains m’objecteront que ne pas vouloir savoir est en soi une forme de lâcheté, une fuite en avant. Pas faux mais une fois de plus, forcer le coffre pour voir ce qui se cache à l’intérieur me parait avant tout une preuve de manque de confiance. Or pour ma part, je considère la confiance comme un élément essentiel du couple. Si je suis tentée de fouiller dans les mail de mon mec, non
seulement je trahis sa confiance mais surtout, je montre que je ne suis pas capable de prendre le taureau par les cornes et de déclencher une discussion avec mon mec à base de « je sens un truc bizarre, que se passe-t-il ? ». Bon évidemment, si je prends la liste de mes exs, l’immense majorité était nulle en mensonge donc c’est un peu facile mais quand même… Je crois qu’on a tous à
gagner à péter un coup et ne pas traquer le moindre indice de… de quoi d’ailleurs ? Au pire, il nous prendra pour une idiote, on finira par s’en rendre compte et on ira chasser un nouveau poisson. Après la période réglementaire de « tous des connards, je vais devenir lesbienne », bien sûr.

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L’irréel est-il loin de l’IRL ?

Par Lucas

Pour les gens qui ont passé les 10 dernières années sur une ile déserte, IRL est l’acronyme de  « In The Real Life »…

Vous connaissez  FoxyTunes ?
Mais siiiiii ! Foxitiounz, c’est le site rigolo qui a développé un moteur de recherche orienté miouzik !
Quand vous tapez U2 par exemple, vous avez une page qui présente dans de petits cadres proprets tout ce qu’il faut savoir sur le groupe : biographie, chansons phare, site officiel, paroles,
videos sur You Tube,  CD sur amazon, etc. Un moteur super complet pour la miouzik…

NB : Faut-il en déduire qu’on va avoir de plus en plus de moteurs de recherche dédiés à des sujets en particuliers ? J’en doute vu que pour moi Google aura toujours le monopole du cœur. Bon
d’un autre coté, je n’ai aucune connaissance et encore moins d’expérience dans ce domaine donc je n’ai aucune vista (ouarf, ouarf ouarf)


Toujours est-il…


J’ai voulu taper le nom d’une demoiselle avec qui j’échange des pensées éparses sur le filet mondialisé, suite à un article à la con de votre serviteur. Oui, histoire de voir s’il n’y avait pas
des photos d’elle qui trainaient et que je pourrais mater comme un crevard concupiscent. On ne change paaaaaaaaaaaas
J’ai donc tapé son prénom, « Raoulette » et son nom « Zgo ».

NB : je tiens à rappeler à mes aimables lecteurs que les jeux de mots à deux balles de Louka c’est comme la France de Nicolas : soit on les aime soit on les quitte. Et pour revenir au sujet hilarant des MDR (ouarf ouarf ouarf, désopilant cet article)…

J’ai donc tapé Raoulette Zgo sur Google et là j’ai obtenu un lien.
Vers un site, en franglais dans le texte : 123 People.
Un site over méga badant…

Vous tapez nom / prénom de la demoiselle et là vous avez :
–    Les numéros de téléphone référencés par le 118 000
–    les articles qui citent la donzelle ainsi que les brèves dans les actualités,
–    les documents (pdf, word, etc…) où son nom apparait,
–    les photos, les films où elle est taggée (les photos du profil Facebook par exemple mais manifestement c’est uniquement pour ceux qui n’ont pas verrouillé leur profil)
–    les  sociétés en rapport avec son nom (que la personne y ait été employée, qu’elle y ait fait un séminaire, peu importe),
–    ses adresses mail publiques (3 pour Raoulette en l’occurrence, du mail pro au mail perso…)
–    sa bibliographie (articles parus en ligne)
–    le lien vers tous ses profils communautaires ( de Viadeo à Facebook)

Ce à quoi je rajouterai, justement, que la donzelle a laissé ouvert son profil FB : n’importe qui peut s’y ballader pour voir où elle est partie en vacances, les groupes auxquels elle appartient,
etc. (c’est pourtant pas compliqué de tout verrouiller: barre de menu bleue,  Settings, Privacy Settings).

Bref…
Juriste prouve que tu existes.
J’ai l’article 9 qui me démange alors je gratte un p’tit peu…


Je me demande si les proprios de 123 People vont pouvoir se défausser en arguant que les infos qu’ils ont publiées sont ratissées dans l’espace public donc qu’il faut reporter la faute sur les
épaules de celui qui a divulgué les infos le premier…  J’ai tapé le nom d’une copine dont on va fêter l’anniversaire ds 15 jours. Eh bien pour le coup, 123 People reste silencieux ! Quelques
articles dans des publications juridiques, des tags associés à ses études, à son employeur, à sa fac aux USA : probablement un ratissage de son profil Linked In. Rien de violent, rien de gênant.
Alors quid ??

Alors il est évident qu’on a une responsabilité personnelle dans l’affaire (ce qui est sympa quand tu défonces une porte ouverte c’est que tu ne te fais pas mal à l’épaule) Toute la question maintenant est de savoir quelle est la durée de vie d’une page web et nos recours histoire de limiter nos erreurs passées… Comment faire pour contrôler la diffusion de nos dénominations et qualités par des tiers. Voire contrecarrer l’intrusion implicite des DRH ou des fouineurs qui vont se ruer sur 123 People. Rappelez-vous l’article du Zebre qui nous décrivait de A à Z la vie d’un inconnu rien qu’avec des infos glanées sur le web…

Perso,  je suis le king du proxy mais il est des sites  un peu trop inquisiteurs qui veulent prévenir les emmerdes, donc qui contrôlent à fond l’entrée de leur BDD et qui empêchent l’accès à la main pour se logger si on vient d’un serveur tropical (reconnu comme un proxy qui  nous rend anonyme). Ce qui est marrant, c’est que ma cousine m’a justement envoyé un guide pour lutter activement contre hadopi, un petit guide bien utile, histoire de télécharger en toute quiétude mais aussi inciter les gens à se protéger encore plus !  Mais attendez, on fait quoi maintenant ???


Faut-il donc devenir un être inhumain, une sorte de Paranoid Android et limiter tout ce qu’on dit ?
J’ai d’ores et déjà le sentiment de vivre dans une société qui s’américanise à vitesse grand V.  Une société où dire les choses clairement c’est mal et où il faut constamment utiliser
des mots diplomates et stériles.

Une société où même les infos du JT de 20h n’ont rien de sincère. Seulement un p’tit coté images choc/émotions faciles histoire de fidéliser le spectateur avide de sensations (c’était la pause « Louka découvre la vie »). Ma télé a une couche de poussière énorme mais il y a 3 mois en regardant le journal de Claire Chazal, oui vous savez

la journaliste-de-France2-qui-ne-sait-pas-parler-aux-téléspectateurs-sans-avoir-la-tête-de-traviole-et-donc-qui- nous-regarde-toujours-de-manière-oblique,

j’ai fait la démarche de couper le son lors des reportages.

Eh bah, les images n’apportaient rien d’intéressant et aucune info. Je sens que pour les niouzes je vais rester fidèle à France Inter & BFM…

Mais je m’égare encore excusez moi… Je pars du postulat que l’internaute est naïf  mais comme dirait une demoiselle avec beaucoup d’à propos : « es tu sûr que ces infos soient justes
?
« . Elle continue en évoquant le postulat d’une vie en société où tout serait markété (dans mon langage, « sublimé »). Faut-il donc croire qu’on va arriver à un société artificielle à la
Philippe K Dick où nos avatars virtuels vont prendre le dessus sur notre vrai personnage : cf cette vidéo

Bon, les lecteurs les plus rigoureux diront surement que 123 People n’est là que pour vendre du rêve à celui qui cherche des infos tel le mateur classique sur Facebook.  123 laisse croire
qu’on va tout savoir sur tout le monde. De quoi attirer les ingénus et justifier un prix élevé pour les pubs présentes sur la page… Et même si on découvre que Raoulette bosse chez Bidochon
Corporate, qu’elle a commenté un article sur un blog, qu’elle en possède un, qu’en est-il de sa personnalité propre ? Est-elle vraiment comme ça en vrai. Poncif facile, mais j’ai besoin de me
rassurer et de croire que l’ireel est loin de l’IRL et que les DRH sont suffisament futés pour ne pas tirer des conséquences faciles de ces impressions recueillies… Z’en pensez quoi vous ?

Autant en rester là, avec une anecdote personnelle.

Il  y a qq mois en mettant mon CV en ligne j’avais inséré des tags et metatags assez clairs « Lucas » « d’Amore », « Reims Management’s Cool »,  « Stratégie », « Conseil », « Et vous ça va ? »,
etc.
En conséquence, il y a encore 2 mois, quand on tapait mon patronyme, j’étais premier sur Yahoo,  40eme sur Gogol (là c’est le contraire : va comprendre…) De fait j’avais clairement choisi de
ne pas être un cowboy solitaire dans le Wid Wild Web. Toute la question est donc de savoir où commence la vie privée et si le magistrat doit suppléer le citoyen pour l’estimer… J’aimerais bien
avoir ton avis, oui toi la gente del barrio Vingtenaires !

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Liquidée et lessivée

Par Marine

C’est très con à dire, surtout quand on a 25 ans et qu’on s’assume depuis 5 ans, mais ma maman me manque. Ma banlieue me manque. La vie parisienne me pèse. Tu vois lecteur, je me suis rendue compte l’autre jour que moi aussi j’étais tellement dans un trip sur l’apparence et l’auto représentation que ça me pesait. Je veux dire, je le suis tout le temps, mais en général, j’échappe plus ou moins à la surenchère parisienne (de paris ou d’ailleurs en fait).

J’ai fait les soldes, la semaine dernière. Moi qui ne vais qu’à H&M en général, je m’étais décidée à me fendre de quelques jolis vêtements, dans des boutiques sympas. Seulement voilà. D’une boutique à l’autre, tout, je dis bien tout, était d’un goût parfait. Tout était beige. Blanc. Marron. Gris. Fluide. Vaporeux. Pas un grain de folie. Pour un pull fin à 70 euros (soldé 50%), on trouvait l’équivalent à 20 euros ailleurs. Quel intérêt ? Aigrie, j’te dis. J’étais contente de voir American Apparel. A New York, c’est  des vêtements simples et rigolos, car colorés. Ici, c’est snob. Même TopShop, c’est vendu chez Colette. Chez Colette!!!! c’est absurde autant que crétin. En fait, la mode à Paris, par rapport à celle de New York ou de Londres, c’est incroyablement plus sectaire. On est à la mode suivant la marque. Je me suis acheté un haut très joli. Ah oui, quelle marque? Maje ou Comptoir des Cotonniers? Su-per.

A New York, la mode passe aussi par de jolies marques, certes, mais ce qu’on regarde en premier, c’est le style. On ne s’habille pas en fonction de Elle, mais en fonction d’un style. Les Soldes m’ont déprimée. Alors j’étais furieuse. Je suis rentrée dans ma banlieue. Ma mère m’a offert une veste très jolie (couleur orage), qui me va super bien. Argument maternel « Ca fait très Audrey Hepburn » (je suis une fille normalement constituée, on me vend du Hepburn, je suis extatique). J’étais toute contente. Et puis comme ça, samedi matin, je glandais dans mon lit, j’étais crevée, je
regardais les blogs des fashionistas, type carolinedaily, nizzagirl et autres deedee paris, bref, me disant que c’était marrant de voir des conseils pour des vêtements, pour voir avec quoi s’accorderait ma veste. Et en fait ça m’a limite filé la nausée, c’est tellement malsain tout ça, toute cette perfection stylistique… ça m’a mise mal à l’aise. Et c’est vrai que quand t’es en banlieue middle class, par exemple, t’es hors de ça, t’es à la rue, et t’as facilement l’air d’un paysan, parce que tes courses, tu les fais à Vélizy 2 ou Rosny 2 ou Je-sais-pas-quoi 2 et que c’est glauque et qu’il y a pas de jolie boutique, mais tu trouves ton compte, des fois. Et qu’est-ce que c’est reposant d’être dans une sinistre commune de banlieue des fois. Tu es au calme et chez toi.
Et les moments où je me promenais dans le parc la nuit avec Elo (et Perrine quand elle état pas à l’autre bout du monde), c’était bon. Ceux où on refaisait nos vies si elles avaient été mieux, si on avait eu un appart à Paris, ce dont on avait toujours rêvé, si on partait en vacances n’importe où, si on avait été pétées de thunes, si on n’avait pas eu à se soucier pour nos mères seules, si on avait eu ceci et pas cela… bref. Tout ça, ça me manque. Même l’insatisfaction dans laquelle j’étais. Parce qu’elle était pas lisse. Paris, c’est lisse. C’est déprimant tellement c’est lisse.
Et la façon dont ma mère est pétillante juste parce qu’elle est contente de me voir, ou parce qu’elle est heureuse de m’avoir offert un vêtement, ou un bracelet en plastoc, sans se préoccuper de sa marque ou de son cadrage avec des critères imposés de l’extérieur, bah c’est super. Son appart’ tout propret dans une zone industrielle, avec une moquette blanche dont elle dit depuis qu’elle a emménagé (y a 17 ans) qu’elle va la changer pour du parquet, ça me remplit de joie. Et aller au grand multiplexe d’à côté, bien impersonnel et bien usinique à souhait, y aller avec elle pour voir Persépolis, c’était bien.

Voilà. Moi j’aime bien appeler avec la voix geignarde, et l’entendre prendre une voix un ton plus bas, rassurante et posée, et me dire « qu’est-ce qui va pas mon poussin ».

Et moi, j’aime bien habiter dans mon arrondissement, parce que depuis certaines hauteurs, on peut voir la banlieue. Oui, on voit aussi Notre-Dame, la Tour Saint Jacques et la BNF. Mais au nord, la banlieue, ça me rappelle qu’on n’est pas dans un micromonde de snobisme. C’est joli, en fait, la banlieue.

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Et voilà…

Pour la première fois en un an et plus, la cata : je n’ai aucun article de prêt pour ce blog. Des idées d’articles, j’en ai plein les tiroirs mais je n’ai pas vraiment le temps de les écrire, j’ai du boulot par-dessus la tête. Et en plus, ce soir, je m’en suis rajoutée : l’association va mettre en place une soirée mi octobre, j’ai demandé que mon stage soit allongé jusque là pour que je puisse participer à la préparation de cette soirée. Parce que je n’ai jamais fait ça et que ça me branche. Puis j’ai un gros projet à mettre sur pied aussi, un gros boulot en perspective.
 

Mais je ne t’oublie pas lecteur. Je sais que si je ne poste pas, tu vas t’inquiéter. Tu vas te dire que je suis morte, que je déprime ou que j’ai passé une folle nuit dans les bras d’un homme. Et bien même pas. Je ne suis ni morte, ni dépressive et je n’ai aucune vie sexuelle. Enfin, si, j’en ai une avec ma propre personne et j’avoue que je me trouve bon coup, je marque à tous les coups.

Alors, je vais écrire un article plein de riens, des conneries histoire de t’occuper en ce vendredi car je sais que tu pars en vacances parce qu’on arrive au mois d’août. Tu vas m’abandonner, lecteur, tu rateras ma folle nuit d’amour avec Sagamore… ou pas. Tu vas rater mon embauche dans une prestigieuse rédaction… ou pas. Tu vas rater des articles super drôles, bien tournés et tout. Tu vas rater mon article sur l’épilation (spéciale dédicace à un lecteur). Tu vas rater des articles sur ma folle vie, sur mon boulot, sur ce que je pense sur tout et n’importe quoi. Et oui, lecteur, quand tu seras sur la plage à te rôtir les miches, moi, je serai enfermée dans mon appart devant mon bureau, mon ventilo à gauche et mon brumisateur à droite. Oui, je suis une fille qui utilise son espace de façon ergonomique.

Moi, je ne suis jamais partie en vacances en août. Dans ma famille, on partait du 15 au 30 juillet, à peu près parce qu’après, y a vraiment trop de monde et chez les Bartoldi, on aime pas le monde. Surtout à la plage. Parce que les chiens à leur mémère qui font leur trou à 2 cm de notre serviette, ça fait chier. Les gens qui viennent s’étaler limite sur notre serviette aussi. En août, moi, j’allais en centre aéré avec quelques gamins de la té-ci, ça m’apprenais la vie. J’ai appris beaucoup de chose en centre aéré : faire des crocodiles en perle, des bracelets brésiliens ou comment mettre une capote, comment on roule une pelle et comment on joue à action ou action (parce qu’on s’en fout de la vérité, on veut juste s’embrasser sous la tente). J’ai aussi appris à faire du sel coloré qu’on met dans des bouteilles, c’est joli, ça décore. On préparait aussi un spectacle pour la fin du centre aéré, on dansait, on chantait, on jouait des petits sketches, c’était marrant.

Moi, mes « vacances » sont terminées, je suis rentrée hier sur Paris avec des coups de soleil partout, une vraie touriste allemande. Maintenant, ça va mieux, je suis bronzée et trop canon… Faudrait que je bronze plus souvent, tiens, même si c’est pas bon pour ma peau. Pendant mes « vacances », je me suis levée tous les jours à 8h15. Aujourd’hui, première matinée sur Paris, j’ai lamentablement quitté ma couche à … 12h. Mais Dieu s’est vengé, il m’a fait faire un cauchemar horrible. Au début, j’allais au cinéma avec Gaugau voir Superman Returns, avec un super ascenseur qui monte dans les nuages. En sortant de la séance, je me rends compte que j’avais pas mis mes lunettes. Je rentre chez moi et là, je me rends compte que j’ai une espèce de bulle d’eau sur mon iris gauche. Ca fait comme une lentille super épaisse et qui commence à éclaircir le bleu de mon œil. Après, je vais dans une espèce d’endroit où je suis censée avoir un cours de je sais pas quoi. Là, j’ai mal à l’œil, je me regarde dans la glace et c’est l’horreur : le bleu est en train de se diluer dans le blanc de l’œil, la pupille commence à se brouiller aussi. Je montre mon œil à la prof, je veux à tout prix aller à l’infirmerie, surtout que la bulle d’eau se forme aussi à droite. Je suis morte de trouille, j’ai peur de perdre la vue. La prof me dit que c’est très grave, une maladie qui touche une personne sur 6 millions, à peu près, que je vais perdre mes yeux et tout. Je veux aller à l’infirmerie mais c’est le bordel en cours, personne ne m’écoute. Et là, arrive mon père, je lui montre mes yeux et il me dit : « mais non, c’est pas grave ! ». Et là, mon réveil (re)sonne, merci !

Mais bon, même si je me levais tôt chez mes parents et que je bossais, c’était quand même un peu les vacances, je travaillais le matin dans le jardin puis quand j’avais trop chaud, j’allais faire un plouf dans la piscine. Kenya jouait tranquille dans le jardin avec Clio, la petite chatonne de mes parents. Faut savoir qu’au début, ma bestiole ne voulait pas que l’autre l’approche, elle lui soufflait dessus et se barrait en courant si l’autre l’approchait. A la fin, Kenya lui foutait de sacrées claques à Clio mais c’était juste pour jouer. Au vu de la canicule et tout, j’ai finalement laissé ma cro-crotte à mes parents pour le mois d’août et je culpabilise à mort. J’ai l’impression de l’avoir abandonnée. Mais bon, c’est comme un gosse : si j’avais des enfants, ne les laisserais-je pas chez papi mamie pour profiter encore un peu de la campagne ? Si, sans doute. En plus, ça lui a évité de se taper le train et tout. Bon, le train, ça va, il était climatisé mais le métro, lui, non. Et pour bien en profiter, la conductrice nous a fait descendre à mi parcours en nous demandant de prendre le suivant. Je sais pas si tu as remarqué, lecteur, mais l’été, le métro, ça sent la sueur et les pieds, ça pue, quoi.

Et puis voilà. Je ne sais plus quoi raconter, il est tard et je vais aller me coucher, j’ai bobo la tête. Demain, j’ai plein de boulot, je sens que ça va déborder un peu sur le week-end. Mais comme Gaugau est pas là, j’aurai pas grand-chose à faire, même si je dois voir Tatiana et peut-être une autre copine.

Tu trouves pas que ma vie est passionnante, lecteur ?
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Keep off wall

Par Gauthier

Bon ça fait un petit moment que je ne me suis pas épanché sur vos épaules. Alors comme la blogo-thérapie a remplacé la psychothérapie, on va m’analyser un peu… Il y a quelque temps, j’ai fait la plus grosse connerie de ma vie (non je ne parle pas du fait de coucher avec un séropositif, j’ai fait pire, sisisisi j’en suis capable). Pour celles et ceux qui lisent mon blog, j’en ai parlé .

Pour les autres, petit cours de rattrapage. Flashback, nous voilà en 2001.

Gauthier est à l’université depuis deux ans, c’est le printemps, il vient de décider de mettre un terme à son analyse. L’analyse, c’est quelque chose de merveilleux, de confortable, mais bon quand la psy vous raconte ses problèmes de famille, c’est qu’il est temps de voler par vos propres ailes ! Je suis rassuré sur mon orientation sexuelle, sur ma normalité, sur mes envies, sur mes besoins, je peux donc me plonger à corps perdu dans cette grande aventure qu’est la vie.
 

Je me souviendrais toujours de cette phrase que j’ai eue lors de mon dernier rendez-vous d’analyse « Tout va bien pour moi, il ne me manque plus qu’un homme à aimer ! ». J’aurais mieux fait de m’arracher un bras… 27 mars 2001, minuit passé, le téléphone sonne, je sors d’un spectacle au Zénith :

– Salut Gauthier, je vais chercher un mec pour aller boire un verre, tu viens?

– Dis donc toi, t’es pas maqué et fidèle ? Tu te fous de moi ? Fais demi-tour de suite, sinon je t’étripe ! (j’avais passé le week-end à l’écouter me parler de son merveilleux, son sublimissime mec dont il était éperdument amoureux, et il s’apprêtait à le tromper ? En me prenant pour couverture ? Mais ça va pas non ?)

Allez, viens avec moi, comme ça je serai sage…

Non, je rentre me coucher et toi aussi !

Putain, je le vois, il est trop trop trop beau, viens de suite, c’est un ordre !

Mais… (et il me raccroche au nez)

 

J’avais 19 ans, je croyais encore au principe de fidélité et d’amitié, je décide donc d’aller jouer les chaperons alors que je n’avais pas dormi plus de 4h dans la semaine. J’arrive dans notre bar, et je le vois. Nom de dieu… Mais il avait raison, il est trop beau ! En disant bonjour à mon pote, je lui annonce qu’il n’a pas de soucis à se faire, je repars avec le beau gosse, et lui il se masturbera en pensant à nos ébats, comme ça pas d’infidélité (je suis sympa comme pote, non ?).

 

Je fais connaissance avec le bellâtre, il se fait draguer par tous les mecs présents, je suis on ne peut plus pressant pour marquer mon territoire. Là je me souviendrais toujours de ce que m’a dit mon pote en le regardant :

 Ok là il est parfait, mais c’est le genre de mec, à 22/23 ans, qui aura du bide 
 Mais je m’en fou complètement de sa gueule dans 4 ans, je l’encule ce soir, et on en parle plus !

Mais on fond de moi ça ne se passait pas aussi bien. Il me sourit, je suis aux anges, il parle à un mec qui lui touche le bras, j’ai envie de tuer tout le monde. Mais pourquoi je réagis comme ça ? J’ai autant de mecs que je veux, et même plus, mais c’est celui-là que je veux. Un coup de foudre ? En tout cas, ça y ressemble…

 

On se sépare, je lui propose de prendre mon num, il est nouveau, on a le même âge, je lui propose d’être son guide dans la jungle de pédé-land. Il refuse poliment. Je suis tout triste quand je rentre chez moi… Je sais que je le reverrais jamais, j’insiste alors auprès de mon pote pour qu’il me file son tel, son mail, n’importe quoi qui me permette de le retrouver, mais ce gros chacal refuse, normal il veut se le faire…

 

Deux semaines plus tard, je me console dans les bras d’un autre homme depuis quelques jours, je suis sur le net. Un garçon vient me parler, c’est lui ! Putain je le crois pas ! Je le lâche pas, sur le net je suis beaucoup plus direct :

 – Tu m’as fait très forte impression, pourquoi tu as refusé mon numéro ?

 Je ne sais pas quelles sont tes intentions, et ça me gênait…

Alors je vais te le dire : tu m’épouses quand ?

  

 

S’en suivent des heures de dials, des coups de fils interminables, et enfin, le grand rendez-vous, le 29 avril (il m’aura fait courir celui-là !). On se fait un resto, on boit un verre, Lucie nous rejoint, on va en boîte, et enfin il se décide à m’embrasser. Grand moment épique ça aussi. Ça faisait quelques heures que je tendais des perches, et toutes sont passées au dessus, je commençais à me résigner, quand enfin, lâchant un merveilleux « tip top moumoute ! » il se jette sur mes lèvres ! Oui bon ok, ça mérite une explication. Cette expression débile, on la sortait tout le temps, et on l’a dite peut-être 200 fois dans la soirée, à un moment, je dis sur la piste de danse « alors les boîtes à pédés tu en penses quoi ? », réponse de l’intéressé « tip top moumoute ! »… Mais je vous jure que c’était vachement mignon sur le coup, bon ok il faut être moi pour voir le romantisme dans cette scène, mais bon… Bref, la suite est censurée, on s’est mutuellement violé sur les banquettes, Lucie a dû nous rappeler à l’ordre !

 

S’en est suivie une année très mouvementée. Deux fois je pris mon envol, une fois il fit ses bagages. J’avais peur, je pense, d’un amour possible, à 20 ans, on ne se rend pas compte. Et lui aussi ne savait pas comment gérer tout ça. On s’est fait du mal, je l’ai trompé (lui je ne sais pas, et je ne veux pas savoir). Et je suis toujours amoureux de lui, quatre ans après qu’il m’ait brisé le cœur.

 

Il a été le seul que j’ai vraiment présenté à mes parents (comprenez, le seul que j’ai invité à manger chez eux, ceux que ma mère croisait à mon bras à Carrefour, ça compte pas !), il était là pour mes 20 ans lors de mon coming-out définitif devant tous mes amis, il était là quand j’ai pris mon premier appartement, il est le seul garçon avec qui je suis parti en week-end, il est le seul que j’ai jamais aimé. Et je suis incapable de passer à autre chose. Pourquoi ?

 

Il m’a fui pendant 4 ans, et le mois dernier, on va boire un verre ensemble, comme on le fait deux fois par an à peu près, pour se raconter nos vies. Je reste dormir chez lui parce que j’ai loupé le dernier métro, et du coup on a le temps de parler, et surtout aucun des deux ne peut s’enfuir. Et là il vide son sac, pourquoi a-t-il gardé tout ça pour lui pendant quatre ans ? Pour pas me faire souffrir, mais surtout pour pas se faire souffrir, ne pas en parler ça aide à se persuader que c’est faux.

 

Résultats des courses : je l’aime, je veux revenir avec lui (de mon côté, vous remarquez que c’est plutôt clair !). Il a des sentiments pour moi, il n’arrive pas à passer à autre chose, les autres garçons ne l’intéressent pas, il ne se voit pas passer sa vie en couple, mais si ça doit se faire ça ne peut-être qu’avec moi, il a envie de vivre de façon plus consumériste (comme moi en gros : boire, sortir, baiser…), mais il en est incapable, mais il ne veut pas se mettre en couple pour la vie sans avoir fait ça avant, mais il ne sait pas si ça va marcher, mais il ne veut pas me faire souffrir, mais de toute façon il faut réessayer quand même sinon on ne s’en sortira pas, mais après bon dans 5 ans quand il va vouloir partir vivre en province moi je ne voudrais jamais le suivre, et puis il aime pas les chats, et puis il ne l’a toujours pas dit à sa mère (qu’il était pédé, pas qu’il aimait pas les chats, c’est bon vous suivez ?), et puis je suis grand, brun, avec une bonne situation en devenir, et puis je suis beau, et puis il m’embrasse et me demande de le serrer fort dans ses bras toute la nuit…

 

Vous avez compris quelque chose vous ? Moi j’ai du mal… Là il est parti en vacances, je vais passer deux mois sans le voir. La seule chose que je lui ai demandé, enfin les deux choses en fait, me donner des nouvelles, et répondre quand je l’appelle ou me rappeler dans les heures qui suivent, et ne pas me dire s’il touche un autre mec. Et on fait le point en septembre.

 

On s’est déjà engueulé parce qu’il me laisse 4 jours sans nouvelles (quoi psychopathe ? mais c’est juste que j’aime qu’on me réponde, surtout lui d’ailleurs), donc j’ai explosé, il m’a répondu « c’est comme ça et puis c’est tout ! ». J’ai pris ça pour un « tu m’saoule, bye ! », mais en fait pas du tout, il compte bien reprendre en septembre, sans me donner de nouvelles pendant deux mois.

 

Et je fais quoi moi ? J’ai pris une grande décision : je bois, je sors, je couche avec tout ce qui bouge, et si je suis encore en vie en septembre, il n’aura qu’à m’épouser, mais je garantis pas la gueule de la marié après 2 mois de débauche non-stop…

 

Programme du week end : trouver de la coc, trouver un mec, puis un autre, puis un autre… Vais pas me laisser emmerder parce que je suis amoureux d’un connard égoïste non ?

 

Gauthier part en vrille.

 

PS : selon lui l’égoïste dans l’histoire, c’est moi… ça s’annonce mal cette histoire !

PPS : Nina et moi en ce moment on a un grand délire sur les murs, vous savez ces murs qu’on voit arriver de loin, mais on fonce quand même dedans en dansant et en chantant. Heureusement que les copains sont là pour nous ramasser après. Donc là je fonce clairement dans un mur, nous sommes d’accord. Et hier j’ai acheté un tee-shirt « Keep off wall », ce qui signifie d’après un pote bilingue « Evitez le mur » ! Faut vraiment que je me remette à l’anglais…

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Attention !! Ceci vaut le coup d’oeil

Par Tatiana

Lecteur si tu entres dans ce billet je te jure tu ne le regretteras pas. (photo de moi nue)

Bon en fait c’est pas vrai bien sûr mais il fallait bien que je vous attrape avec une pub mensongère. Mais promis je ne le ferais plus, car c’est pas très éthique tout de même.

Aujourd’hui je vais vous parler de ma journée d’hier. Après quelques échanges de mails matinaux avec mes amies en stage, je me suis préparée pour mon déjeuner mondain avec mes anciens camarades de misère, c’est-à-dire mes anciens collègues de travail. Je les ai rencontrés lors de mon dernier stage, le seul qui a duré six mois. Au début de ce stage, je ne leur parlais pas encore, et d’ailleurs j’ai failli m’en aller car mon activité là-bas n’était pas très épanouissante et je ne m’entendais pas très bien avec ma responsable. Et puis petit à petit, étant d’une nature sociable, j’ai commencé à parler avec les gens autour de moi et j’ai créé des affinités avec ces personnes. Surtout que moi on a tendance à me remarquer. Comme je disais ce midi j’ai la faculté d’occuper l’espace d’une pièce dès que je suis dedans. En gros je prends un peu de place. Alors au début c’est un peu fatigant, mais après quand je pars ah ben là ça fait tout vide. Du coup les gens sont toujours très contents que je vienne les voir après coup.

Me voilà donc à 12h30 à l’accueil du bâtiment pour mon repas avec une partie de mes amis vu que les autres ne mangent jamais avec ceux-là. Ca fait partie des petits clivages de l’entreprise. Nous décidons d’aller à l’indien. Comme prévu tout ce passe super bien, bonne ambiance et tout. Et là, premier sujet de réflexion : je croise Mister belles fesses qui était assis à une table dans le même restau. Ben ça pour une coincidence !! Parce qu’il y avait une chance sur un million que je le croise lui. Petite explication : belles fesses (BF pour faire plus court) est donc un mec que j’ai rencontré pendant le stage et on a découvert qu’on avait fait la même école. Forcément ça crée des liens et quand je suis partie, il m’avait proposé de voir si y aurais pas du boulot dans les boites qu’il connaissait. J’avoue que j’ai dis oui tout de suite, surtout que je le trouve très miam et qu’en plus comme ça il a mon tel. Bon il faut savoir que je ne fais que fantasmer sur ce jeune homme car marié et donc même si il y a un petit jeu de séduction entre nous ça reste là. Alors, il y a deux jours je lui laisse un message sur son répondeur pour le boulot hein pas autre chose, et là pouf je le croise. Je me dis c’est un signe vas lui dire bonjour et relance le pour le job. Donc direct je vais le voir, et il se souvient de mon nom, c’est déjà pas mal parce que quand même c’est pas forcé, et ajoute « j’ai eu ton message ». Comme si j’allais l’agresser le pauvre petit. Ben moi tout ce que j’ai pensé en le voyant c’est « hum t’es quand même mignon toi tu sais… ». Non mais c’est pas possible je suis incorrigible avec cettte sale manie. Tout ce que je ne peux pas avoir il me le faut. En lui laissant mon portable une deuxième fois, je pensais à ce serait bien qu’il m’invite à boire un verre. N’importe quoi ! A croire que mon histoire précédente ne m’a pas calmé du tout. Des fois je me dis que je devrais en parler à un psy, ça m’aiderai peut être. Parce que si un jour je veux fonder une famille je suis un peu dans la merde.

Mais continuons notre périple de la journée. Je reviens dans les locaux de la boîte, toute seule car les autres ne m’ont pas attendue. Pourtant je ne suis pas restée si longtemps que ça avec BF. Là je vois un autre camarade en train de discuter avec un autre mec que je connais. Ce camarade là je l’adore ! Mais vraiment. C’est un de mes super potes là-bas. On passait toutes nos pauses ensemble et il me raconte plein de truc de sa vie. Il est comme moi du genre la vanne facile et sans tact. Je sais que je peux lui balancer des « mais putain ta gueule !!! » sans qu’il le prenne au sérieux pour autant. Chose que je ne pourrais pas faire avec d’autres. On se pose pour prendre un café et j’apprends que justement aujourd’hui le Brésilien est là pour la journée. Lui c’est un mec qui vient de temps en temps bosser chez nous (oui je dis chez nous car je suis tellement attachée à ces gens que je me crois encore là-bas). Me voilà partie à attendre qu’il revienne de manger. J’ai poiroté plus d’une heure ! Bon ça va que j’ai toujours quelqu’un à qui parler dans cette boîte de toute façon. Du coup je suis partie vers 15h, et encore j’aurais pu rester plus longtemps.

Après avoir été chercher mes nouvelles lunettes, qui en passant ne sont pas à ma vue (super l’ophtalmo !), je rentre chez moi et continue mes conversations by mails. Puis le soir direction oberkampf chez mon amie lysa, où il y avait aussi Lola. Au programme des discussions : l’amitié. En fait tout est parti du fait que le mec de Lola voulait incruster une fille à l’anniv de ce WE, alors qu’il ne la connaissait que depuis un soir. C’est à dire que pour lui c’était déjà son amie. Débat sur comment lui faire comprendre qu’on ne devient pas ami véritablement avec quelq’un au bout d’une soirée. L’amitié c’est comme l’amour, ça se construit. Maintenant il y a aussi en amitié des coups de foudre. Moi il m’est arrivé avec une de mes amies que dès le départ je lui raconte tout de ma vie même des trucs que d’habitude je rechigne à dire. Ca fait maintenant pas loin de 10 ans qu’on se connait et d’ailleurs il paraît qu’on fonctionne comme un vrai couple (ça fout la honte quand on vous dit ça…). Il m’est arrivé aussi de partir en vacances une semaine avec des gens que je connaissais seulement depuis deux soirées. Ca, faut le faire quand même car rien ne garantit que dans la vie au quotidien ça passe. Ben figurez-vous que j’ai adoré ces vacances. C’est comme si on avait toujours été amis.

Autre sujet de débat : la confiance dans un couple. Nous sommes toutes les trois dans des situations actuelles qui font que dans une prochaine relation, on ne fera que très difficilement confiance au jeune homme concerné. Cette année nous avons été mise directement ou indirectement dans des situations pas très réluisantes pour la gent masculine. On a vu que même des couples ou les deux s’aiment, il peut sans raison apparente y avoir tromperie. Bon, je vous l’accorde, des fois ça vient de la femme, mais en l’occurence nous on a eu affaire qu’a des mecs casés et non l’inverse. Quand je vois le nombre de mecs qui ont des copines et qui draguent d’autres filles, j’hallucine. Ayant été à la place de l’amante, je me dis que je détesterais être à la place de la trompée. Mais comment le savoir ? Je veux dire le jour où ça va devenir sérieux avec un mec comment savoir si oui ou non je peux lui faire confiance ? Impossible car même un mec amoureux peut craquer sur quelqu’un d’autre. C’est totalement humain. C’est sûr que finalement ça fait partie du jeu de prendre le risque de se brûler avec le feu. Mais après avoir déjà eu le bras de cramé, j’ai pas envie que ce soit mes jambes. Plus on grandit, plus on entend des histoires au fins sordides et plus on a des ruptures douloureuses, plus il devient difficile de redonner sa confiance aussi vite qu’auparavant. Là est tout le dilemme de l’amour…

Voilà retranscrit ici une partie de mes errances cérébrales. Que de questions avec ou sans réponses, il s’en passe des choses dans ma vie 😉

 

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