Les Italiens, ces dragueurs

Dernier article sur la Sicile sur ce blog.

On caricature souvent les Italiens comme des hommes à femmes, d’incorrigibles séducteurs. Et bien je vous le dis : c’est archi vrai. Du moins en Sicile. Faut dire que je peux pas comparer à Venise : quand on y est allées, y avait que des Français dans la rue (note pour moi même : retourner à Venise juste après le carnaval pour y voir des Italiens).


J’avoue que je trouve les Italiens plutôt pas mal. Je vous ai déjà touché un mot du bel Andrea, j’ai vu quelques spécimens qui me ravissent le cœur et les yeux, comme ces jeunes éphèbes musclés jouant au Beach volley. Ils réveilleraient mes instincts cougar ! Quoi qu’il parait qu’à moins de 40 ans, on est puma. Ça me fatigue cette histoire de dénomination.


Bref, on prétend les Italiens dragueurs et… Et ben, c’est vrai. Des le premier soir, on ramasse un numéro de téléphone (je le garde en souvenir). Dans la rue, les mecs te dévisagent, certains, qui pourraient avoir l’âge de ton grand-père, te déclament leur plaisir de te regarder dans la rue, gratos, comme ça. Il te croise, il s’extasie sur ta beauté et se barre… Heu oui ? Même quand tu achètes un granité à la menthe (tellement orgasmique quand tu es écrasée par la chaleur), les vendeurs se moquent de toi car tu dis « manta » et pas « minta » donc tu leur expliques qu’en français, on dit menthe donc ils te demandent comment on dit « mangue » puis « belle », histoire de te faire un compliment en français dans le texte. Bon, ils m’ont aussi demandé comment on dit « laid » car les hommes italiens aiment se traiter de la sorte mais je crois que j’ai mal répondu et je leur ai appris « lait ». Je viens du sud, moi, j’ai du mal avec les sons é et è. Je lui ai appris lèèèè, c’est laid ou lait ?


Je m’égare. Alors évidemment, tu te sens un peu la reine du monde, l’Aphrodite de l’île sauf que bon, même si les compliments sont gratuits ou presque (on a juste récupéré un numéro et décline une proposition de café à Catane aussi… Ah et y avait un autre mec qui a tenté de me refiler son numéro aussi mais il n’y est pas arrivé), cette drague est-elle plus sincère qu’en France ? N’est-ce pas juste un jeu, là-bas aussi ? L’exotisme ne nous fait-il pas oublier la relative goujaterie de la drague ? Non parce que le mec qui dit gratuitement qu’on est belle, c’est sympa, ça fait plaisir. Mais quand ils te reluquent comme un boulimique au régime devant une pâtisserie, est-ce que ça finit pas par être pesant ? Car lui, les mecs te matent en toute indiscrétion, tranquilles. Je veux bien mais à un moment, j’ai aussi le droit de circuler en short ou robe sans avoir l’impression que je suscite l’envie. Surtout qu’en vacances, je ne suis guère apprêtée.


Bref, quand on dit que les Italiens ont le sang chaud, oui, on va pas le nier. Mais excepté quelques audacieux, ça en est resté au matage et aux compliments gratuits. Petit joueurs les Siciliens ?

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Petit déjeuner avec un violoncelliste romain à Palerme

Ou « héhé, voici quelques anecdotes de voyage ! ». Zenobie, si j’en oublie, tu peux rajouter en comms, hein !

– On est des super héroïnes avec Zeno. Non rapport à les soupers pouvoirs réels ou imaginés mais parce qu’on a évité un drame de la route. Si ! Samedi matin, nous errons dans les rues de Syracuse en attendant notre bus pour Catane. On prend une petite rue pour se rendre au supermarché acheter une bouteille d’eau (une histoire passionnante), une voiture est en train de faire marche arrière, on se pousse. Je jette un œil nonchalant à la voiture et… Il n’y a personne dedans. Il-n’y-a-personne-dedans. Donc je crie, on court après la voiture qui fonçe sur un rond point. J’ouvre la portière avant qui heurte le rebord du rond-point, me permettant de pousser afin de ralentir la voiture tandis que Zeno met le frein à main. Zéro blessés dans l’aventure et les félicitations de deux spectateurs de la scène.

– Même jour, à Taormine cette fois-ci, on se rend bien évidemment au théâtre grec, monument incontournable et pour cause, c’est assez impressionnant : entre les ruines du colossal théâtre et la vue directe sur l’Etna qui fume, prends-toi en plein la vue. À un moment, Zeno voit un mec écrire sur le mur et va donc lui expliquer que ça ne se fait pas. J’entends qu’un bout de la conversation, j’entends que le mec lui répond en français et je commence à partir dans des considérations de type « les Français à l’étranger sont des cons« . Le mec la rembarre bien sûr. On continue notre promenade, on voit le gars et sa copine prendre leur « œuvre » en photo. On finit notre visite et en arrivant en bas, on signale à la fille qui gère l’entrée (c’est à dire qui reste assise sous un parasol à papoter avec ses amis) ce qu’il vient de se passer, photo à l’appui. Bon, j’apprends alors que le couple n’est pas français mais québécois, mon patriotisme respire un peu. Je ne suis pas sans savoir que c’est pas la joie niveau liberté d’expression au Québec en ce moment mais faudrait voir à pas pousser. Et là, c’est le vrai drame à l’italienne, la fille interpelle une demi-douzaine de personnes, qui en appelle d’autres, tout le monde se met les mains sur les hanches en criant à l’incivilité. Bon, à la fin, le couple canadien à été arrêté par Giovanni, le responsable de la sécurité qu’on n’arrivait pas à trouver. Pendant qu’on l’attendait, le Canadien nous expliquait qu’il pensait qu’on pouvait puisque « tout le monde le faisait » (en l’occurrence, à ce moment précis, y avait que lui et pas mal de briques étaient encore vierges. Merci du con). Zeno et le mec s’engueulent en français, je traduis à la nana du parasol qui me sort « non mais les gens, ils se croient tout permis parce qu’en Sicile, ils pensent qu’on n’est pas disciplinés… Bon, ok, c’est vrai mais c’est pas une raison ! » Bref, un joyeux bordel. Je sais pas ce qui est arrivé à nos amis Canadiens mais j’espère qu’ils vont l’encadrer, la photo de leur « œuvre » (en l’occurrence, leur prénom et peut-être une date ?), vu le prix qu’elle aura coûté.

– On a fait de jolies rencontres aussi dont Andrea, tenancier du B&B où nous sommes descendues à Palerme. Un mec absolument adorable (et beau, soulignons-le) qui avait aménagé quelques chambres de son sublime appart. Du coup, on avait un peu la sensation d’être à la maison, il nous a présenté sa femme, son chien… D’ailleurs sa femme est instructice PADI, c’est bon à savoir pour mon prochain séjour plongée (j’insiste). Le mardi soir, en arrivant, nous sommes accueillis par sa femme et on entend quelques notes de violoncelle s’élever. Tiens, le,violoncelle, c’est ce qui manquait un rendre cette maison parfaite. Le lendemain matin, on se lève pour petit déjeuner, je note que trois couverts sont dressés autour de la table. Mon incroyable sens de la déduction me permet d’affirmer que nous ne sommes pas seules mais qu’il y a une troisième personne au B&B. Alors qu’Andrea nous sert nos cappucinos, arrive un homme qui nous salue : le violoncelliste. Et nous voici partis à discuter de tas de choses : les Italiens, les Français, communisme et Moravia. Genre la discussion parfaite. Et en italien, je vous prie ! On loue la gentillesse des Italiens mais Andrea et Francesco nous expliquent qu’à Rome, les gens ne sont pas aussi ouverts. Effet capitale, je suppose.

– Être française, ça sert. Ainsi, on a pu laisser nos sacs de voyage chez Interbus (plutôt que de courir à la gare) et pas trop cher (4 € chacune, je vous dis tout). Et oui, le mec qui nous a rendu ce service était tunisien donc parlait français donc a été sympa. La francophonie, c’est beau.

– Sur la plage de Cefalù, nous avons assisté à une scène trop mignonne. Alors que le soleil décline, les plagistes rentrent chez eux, ne restent que quelques personnes. Arrive une fille qui se promène avec… Un chaton ! Carrément. Elle le pose sur la plage, il la suit comme un toutou, elle peut même le prendre dans ses bras au bord de l’eau. Moi, perso, je ferais ça avec Kenya, elle me déchirerait l’épaule de trouille. Alors même que ma stagiaire qui me l’a gardée a dit « j’ai jamais vu un chat aussi bien élevé ! ». Heu… Ah ?

Voilà, de bien belles histoires, petites anecdotes qui font le sel du voyage.

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Sicile, tu m’as conquise

Je l’avoue sans détour : j’ai aimé la Sicile. Faut dire que c’est un peu un cocktail de tout ce que j’aime : vieilles pierres, petites rues tortueuses, mer, paysages magiques. Et encore, j’ai pas testé la Sicile en plongée mais je fais le forcing auprès d’Anaïs et Anna pour le faire dès l’an prochain. Au passage, si l’UCPA pouvait créer ce voyage, ce serait merveilleux, merci.

Bon, je ne vais pas tout vous raconter en détail ici car j’ai profité de cette escapade pour ouvrir un nouveau blog : week-end sac à dos. Oui, je sais, je débute par un voyage semaine mais je suis une rebelle. Donc vous trouverez des traces de mon voyage en Sicile sur Week-end sac à dos, Friends’ cooking et Save my brain. Passons ce déluge de liens pour arriver à l’essentiel : mon nouvel amour, la Sicile.

Mes quelques photos de l’autre jour donnaient un peu le ton, la Sicile, c’est :
– soleil et chaleur écrasante. On devait tourner autour des 30 mais à l’abri de l’air, tu ressentais un bon 35°. Dieu merci, ayant quelques petits ennuis de déshydratation réguliers (parce que je bois que du café et ça n’hydrate pas, en fait), je m’étais achetée une gourde un litre chez Décathlon. Du coup, je suis revenue bien bronzée.

– Des paysages à couper le souffle. Bon, déjà, j’aime la mer et les vieilles pierres alors j’étais déjà un peu en joie avant même d’atterrir mais imaginez un peu les effets de lumière avec le soleil couchant, les pierres jaunies. Et l’Etna, mon Dieu, l’Etna… C’est un décor tout simplement surréaliste, entre Lune et Mars. Indescriptible car saisissant, les mots me paraissent en deçà de ça que j’ai pu voir.

– Des bus à l’heure. On pourrait croire que les Italiens sont des gens assez désorganisés et peu enclins à respecter la moindre horaire. Et bien en une semaine, à part un train arrivé avec 15 minutes de retard, tous les transports sont arrivés à l’heure et très à l’heure. Nous n’avons circulé qu’en bus et train et une minute de retard, c’est une minute de trop. Heureusement, on a toujours bien géré.

– Les Siciliens sont des gens véritablement adorables. Premier soir, on se balade au hasard dans Palerme quand 2 garçons nous informent de changer de quartier car ça craint. Bon, ils nous ont file leur numéro juste après donc sur le coup, on les a pas trop pris au sérieux mais quelques mètres plus loin, un mec nous aborde pour nous répéter la même chose, sans nous filer un numéro ou nous demander le nôtre. Ah oui, ok… De façon générale, durant la semaine, les gens nous ont beaucoup parlé, ils nous proposaient spontanément de l’aide dans la rue, ceux qui parlaient français nous racontaient quelques histoires, une dame nous a montré un joli balcon à Syracuse. Une incroyable gentillesse. Mais il paraît que le fait qu’on soit des filles a pas mal aidé…

– Les Italiens sont aussi les empereurs en matière de salarié qui sert à rien. Quasi à chaque guichets, y a un salarié qui bosse pour un à plusieurs qui regarde. Et quand une personne veut le faire bosser, il ne lui parle pas, il se contente de secouer la tête en montrant celui qui bosse du doigt. Parfois, certains Italiens sont seuls à leur caisse, ils lisent et n’apprécient guère que tu les déranges. Comme la connasse de l’Etna, j’ai cru qu’elle allait nous gifler. J’étais à 2 doigts d’appliquer la loi du Talion de ma maman : commerçant très mal aimable, je pique un truc dans sa boutique. Sauf que moi, j’ai trop peur de me faire piquer.

– La nourriture : en bref, je reste fascinée par l’al dente des pâtes italiennes, je me suis pétée le ventre à coups de pâtes aux fruits de mer (ou risotto), à l’encre de seiche (faut que je teste celui ramené de Venise), et même à la pistache. Je vais tester deux ou trois recettes sur le sujet. Et que dire de la glace ? Ce petit goût crémeux… La meilleure glace que j’ai mangé ? Celle à la menthe avec des copeaux de chocolat au pied de l’Etna. Mais je clos ce paragraphe, il me fait saliver.

Bref, enchantée, je fus, je suis reboostée à mort, là ! Avec une grande démangeaison au niveau du sac à dos : je veux repartir au plus vite !

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Sicilia !

De retour de Sicile après un voyage fabuleux, je suis amoureuse de cette île, je veux y retourner le plus vite possible. Pas mal de choses à vous raconter mais je dois un petit peu « digérer » tout ça. En attendant, quelques petites photos :

Voilà quelques clichés parmi les presque 600 pris (je suis une boulimique de photos).

Notre petit programme : Palerme- Agrigente (Vallée des temples)- Syracuse – Taormine – Catane- L’Etna – Cefalù – Palerme.

Aucune photo n’est trafiquée, le ciel était vraiment d’un bleu parfait.

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