Pour 2016, je me résous à

Ma liste des bonnes résolutions, c’est un peu comme l’enveloppe de jeux à gratter que me ramène ma tante chaque année* : si y en a pas, c’est plus vraiment Noël. Et autant vous dire que là, je suis remontée comme un coucou, décidée à devenir en 2016 mon moi rêvé, tout en acceptant mes défauts. Genre je renonce officiellement à être une lève tôt. Après tout, pourquoi ne pas faire le soir ce que je me sais incapable de faire le matin ? Y a bien que le dicton populaire pour trouver que ça a plus de valeur le matin que le soir…

Et j'attaque d'entrée avec un mantra moisi

Et j’attaque d’entrée avec un mantra moisi

Alors pour commencer, reprenons mes résolutions 2015, histoire de se marrer un peu.

  • Devenir une psychorigide de la to do list : oui au boulot, non dans ma vie perso. Du bien mais possibilité de mieux.
  • Le samedi/dimanche glande : ah oui, ça, totalement tenu, sans doute un peu trop d’ailleurs !
  • La gamelle du midi : pas du tout et tiens, je la reprends pour cette année
  • Le yoga : non même si j’ai fait mon stage Yoga qui m’a fait souffrir. Le problème majeur du yoga, c’est quand même ses horaires + son prix : si ça s’adresse pas directement à la bourgeoise entretenue, je ne vois pas à qui ça s’adresse. Et ça m’emmerde parce que j’ai vraiment envie d’en faire mais les prix me bloquent.
  • Choper des stages : non, sauf un stage photo où on est parties avant la fin avec Amy parce qu’on avait froid et qu’on voyait pas trop le truc. J’ai fait un voyage extraordinaire avec Olympus aux frigos, aussi, c’était fort sympa, je conseille à tout le monde (aux Frigos ou ailleurs).
  • Ecrire pour de vrai : *gros soupirs* non
  • Changer de style vestimentaire : non pas du tout et j’avais oublié avoir parlé de ça un jour tiens
  • Acheter des plantes : ah oui, ça, ça va.
Bon, ce sont mes plantes du bureau et la petite, c'est mon cadeau de Noël mais j'ai des plantes quand même

Bon, ce sont mes plantes du bureau et la petite, c’est mon cadeau de Noël mais j’ai des plantes quand même

Et en bonus : trouver un mec, ça, c’était fait dès fin 2014 et apprendre une nouvelle langue, je joue bien avec Duolingo pour apprendre l’espagnol. Ah et sur le côté d’arrêter d’être un boulet, il me semble que ça fait un bail que j’ai rien cassé ou que je suis pas tombée, ça fait du bien. Dernier drame en date : l’appareil photo presque cassé aux Philippines (mais non) et une bouteille de shampoing renversée dans mon sac de sport (petit format, héhé)

batman

Alors bilan pas top top. Du coup, ça tombe bien, y a des trucs qui vont dans le sens de ce que je veux pour 2016. En fait, 2016 sera l’année de l’équilibre (entre vie privée et vie pro mais aussi dans mon estomac), du moi (Nina) et du nous (Victor+Nina) et tout va se jouer autour d’un concept clé : “la journée parfaite”. C’est le principe de la to do list. Chaque jour, je dois faire : mes cours duolingo, écrire un article, écrire 3 pages de roman, faire au moins 2 planches (de sport, pas de dessin), monter 10 étages et je note mon alimentation et mon sport et mes dépenses. Je fais ça depuis novembre à peu près et j’ai dû avoir à peu près 3 jours parfaits (lose). Je passe désormais à l’étape supérieure : les gommettes. En gros, à la fin de chaque journée, je mets une gommette sur mon agenda pour évaluer la journée. Selon le nombre de gommettes “journée parfaite” ou “très bonne journée”, je gagne un petit cadeau. Sinon, ceinture du cadeau plaisir. Je vous re détaillerai ça dans un prochain article si ça vous intéresse. 2016, année de la psychorigidité ? Oui, madame, oui, monsieur !

gommettes

Parce qu’en 2016, je dois poser les jalons pour la suite. Je ne souhaite pas changer de taf pour le moment et même, j’aimerais rester là jusqu’à mon départ de Paris pour soit la province (Bordeaux en tête de liste) voire l’étranger. Mais pour réussir ce plan, faut que je puisse offrir un joli éventail de compétences à valoriser par la suite. Donc cette année, je bosse mon anglais à mort, je renforce mon italien, j’apprends l’espagnol (un peu plus sérieusement que sur Duolingo même si j’aime bien), je rechope quelques bases en allemand et peut-être en russe, juste pour faire la fille intello. Puis j’essaie de renforcer des compétences autres que la data analyse qui me sera toujours très utile.

big-data_cloud

D’ailleurs, à propos de boulot : on stoppe tout, on arrête de courir droit vers le mur. Ca fait un mois que j’ai des nuits courtes, j’ai réussi l’exploit de dormir à peine 10h en 3 jours la semaine du 15, de commencer mes journées à 8h pour les terminer à 2 ou 3h du matin et ça, ça va pas être possible longtemps, mon corps va me lâcher. J’ai tant de boulot que ça ? Mais même pas en plus, j’ai une charge qui me paraît normale à légèrement élevée mais surtout j’ai des réunions toute la putain de journée, je commence à réellement bosser à 18h. Du coup, je vois pas tous mes mails et deux ou trois fois, on a frôlé la catastrophe. Sous entendu : j’avais pas vu une demande du client. Donc va falloir mettre le ola là dessus, surtout quand on me presse pour venir à une réunion de dernière minute qui a duré un peu plus d’une heure et où j’ai parlé 2 mn (sketch du 23 décembre). Ah oui, en 2016, je ne vais plus en réunion sans mon ordinateur portable pour éviter de perdre mon temps. Donc le boulot, on met la pédale douce et on va au sport entre midi et deux, 3 fois par semaine. Piscine, fitness ou gym suédoise (je vais me réinscrire), peu importe le flacon, pourvu qu’on ait les endorphines. Et on mange mieux parce que ça aide à avoir meilleure forme.

bonnes résolutions

En 2016, je deviens aussi une gauchiste éclairée : en gros, on lit plus et mieux pour avoir de vrais arguments détaillés pour expliquer en face que non, l’Etat d’urgence ou la déchéance de nationalité, ce n’est pas rien et qu’il faut arrêter de se faire enculer à sec avec le sourire parce que « mais c’est pour les terroristes ». J’admire la capacité de certains à avaler encore de telles couleuvres mais à un moment, il faut se réveiller et arrêter de croire que les politiques veulent notre bien. Non, ils veulent leurs réélections ce qui pousse un gouvernement faucialiste à aller tranquillement piétiner le terrain de l’extrême droite. Mais arrêtez d’être con, ils ne voteront jamais pour vous ! Les gentils gauchistes qui ont voté pour vous en 2012 non plus d’ailleurs… De façon générale, j’ai une vraie envie de plus de culture donc en 2016, on lit !

lire

Et puis surtout, 2016, j’écris. Comme dirait un mantra de merde qui n’existe sans doute pas mais que je vais inventer : “arrête de rêver ta vie, vis tes rêves !”. Non parce que j’en ai marre de parler d’écrire un livre et de pas le faire, il faut se bouger le cul. Ah tiens, je vous parlerai de mes résolutions de blog demain.

Ah ben si, ça existait. Je me disais aussi...

Ah ben si, ça existait. Je me disais aussi…303

Ah et pour le côté « nous », j’ai pas super envie de détailler mais en gros : étape 1/on aménage ensemble, étape 2/on se pacse, étape tout le temps /on voyage, on vit des truc cools ensemble, on s’aime et on rigole. Mais bon, ça, c’est pas tellement une résolution, c’est plus des faits. La vraie résolution sera de garder du temps pour nous (en arrêtant de bosser la nuit, par exemple)

* Cette année, j’ai gagné 18 euros, d’ailleurs

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les mystères de la séduction

Il y a des jours où certaines choses m’échappent. Prenons par exemple jeudi y a 2 semaines. Je rentrais gaiement chez moi après quelques jours de vacances mérités. Prenant le train, j’avais adopté ma tenue de combat : bas de jogging, t-shirt ample, pas de maquillage, cheveux noués n’importe comment vu que je sortais juste de la douche. Et si on regardait bien, par l’entrebâillement du t-shirt, on pouvait apercevoir l’ombre d’un duvet naissant sur mes aisselles.  Plus sexy, tu meurs.

Et pourtant, arrivée sur Paris, un premier mec me regarde avec insistance, je l’ignore. Dans le métro, un deuxième me fixe. Je vérifie mentalement que mon pantalon n’est pas trop descendu, laissant apparaître mon string rouge 10 ans d’âge mais non. Bon, arrivée à la gare, un galant jeune homme me propose avec milles sourires de me porter ma valise jusqu’en haut des escaliers. Oui, d’ailleurs, y a quand même un truc qui me fascine à Paris : de plus en plus de stations de métro sont équipées d’escalators, la plupart que j’emprunte en tout cas et par un étrange fait du destin, seules les gares en sont sous équipées. Ceux de St Lazare ne fonctionnent plus depuis un an, y en a pas à Austerlitz, à Montparnasse,
pas partout… Pourtant qui dit gare dit voyageurs dit valises. Mais bon passons, le jeune galant me monte ma valise option 3 tonnes (j’ai acheté plein de livres en vacances) mais ne me demande rien donc je pars du principe qu’il était juste serviable, comme je le fus quelques heures plus tôt avec une dame âgée, lui rangeant sa valise dans le range-bagage du train. Pas celui du haut, celui du bout de rame, mon amabilité ne me faisant pas prendre de centimètres. Dernier assaut juste avant d’arriver chez moi, un mec qui passe en voiture se dévisse la tête pour me mater en m’adressant un sourire benêt. Non mais c’est quoi le délire ?


Alors, la première explication qui me vint fut l’ordinateur portable et sa sacoche, celle qui se glisse entre les seins pour faire un effet push up. Deuxième explication, je reviens de vacances, je suis détendue donc sexy. Ahah, non, je ne peux pas être sexy en jogging, même si ça se voit pas trop trop que ça en est un (et il est super). Alors peut-être est-ce l’explication de Mady : les mecs préfèrent draguer les filles moches car elles sont à priori moins farouches. Oui sauf qu’en l’occurrence, je me suis fait mater mais pas aborder. Et non, je ne suis pas en pleine ovulation.


Du coup, je me demande si tous mes présupposés sur la séduction, tout mon univers de croyance n’est pas en train de s’effondrer. Est-il seulement possible que finalement, je sois plus jolie sans maquillage (j’en mets pas des tonnes ,  je précise), transpirante, en jogging avec un peu de poils sous les bras et le vernis des orteils écaillé ? Est-ce seulement possible ? Envisageable ?


Nooooooooooon ! Je ne vois donc qu’une seule et dernière explication, la seule valable : c’était la pleine lune.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Génération blasée ?

Par Tatiana

Cher lecteur voici mon 1er article écrit sur mon magnifique ordi portable qu’il est trop beau et dont je suis amoureuse. Aujourd’hui je te propose de me suivre dans mes réflexions persos, donc peut être que ça n’aura pas forcément toute la cohérence voulue. En résumé on parlera de ma vie professionnelle avec un fond de questionnements sur notre génération. Cet article est né d’une réflexion que m’a faite un jour Pierre (un mec de mon ex boulot).

La semaine dernière donc j’étais à mon ex boulot (vu que j’ai arrêté samedi) et on parlait musique, et plus précisément de Kurt Cobain. On le comparait à Jim Morisson, je vous épargne le débat. Ceci étant on a dérivé sur le fait qu’aujourd’hui il n’y a plus de mecs qui sont capables de faire de la musique intemporelle comme les Doors ou autre groupe de la même époque. Cela vaut aussi pour d’autre domaines. Et Pierre me fait « oui mais aujourd’hui il n’y a plus de vrai passionné ». Les jeunes aujourd’hui ont l’air blasés de tout. Et
là il me sort un truc qui a raisonné dans ma tête : « regarde toi par exemple depuis que je te connais je ne t’ai pas vu te passionner pour un truc ». Ben merde alors ! Peut-être a-t-il raison et que nous sommes une génération de blasés. C’est vrai qu’en y réfléchissant je ne peut pas me caractériser comme quelqu’un ayant une véritable passion, un truc pour lequel je vis et je me lève tous les jours. Pourtant ce n’est pas faute de le chercher depuis des années.

Là, est tout le problème pour moi car cela fait depuis mes 18 ans que je suis à la recherche de ma passion et que du coup je n’arrive pas à choisir un métier et m’y tenir. Au lieu de cela, je ne fait que faire des trucs différents qui m’amusent un temps, et dès que je commence à en avoir fait le tour cela m’ennuie et je change. Là encore Pierre (et oui c’est un peu mon guide spirituel ces temps-ci) m’a dit quelque chose qui m’ a fait beaucoup réfléchir. Il m’a dit qu’en fait il fallait que j’arrête de chercher quelque chose qui m’amuse mais plutôt
que je choisisse un domaine et que je persévère dedans pour devenir la meilleure. Car de toute façon rien ne m’amuserait indéfiniment et à changer tout le temps je ne pourrais pas être la meilleure dans quelque chose et je ne serait pas respectée dans mon domaine. Après comme il dit c’est une question de choix. Donc voilà, je suis en pleine réflexion sur qu’est ce que je vais faire de ma vie et surtout qu’est-ce que je suis capable de faire. Car tout est possible si on s’en donne la volonté et les moyens mais encore faut-il qu’on en ait envie. Pour en revenir à Pierre, ce dernier me disait qu’il aurait voulu savoir jouer de la guitare. Je lui dis qu’il n’est pas trop tard et qu’il peut toujours le faire. Mais a-t-il envie de faire l’apprentissage du solfège et tout maintenant qu’il a 40 ans? Voilà la vraie question : notre génération est-elle celle du zéro efforts et du tout tout de suite ? Sommes-nous blasés de la quête qui mène au succès et cherchons nous à l’éviter? Pour ma part il est clair que oui. Je suis quelqu’un de très fier et tout ce qui implique un apprentissage long et pénible me renvoie à un échec possible, et donc si je n’arrive pas tout de suite à un résultat j’ai tendance à laisser tomber. Attitude dont je n’avais pas vraiment conscience avant que Pierre mette le doigt dessus. Je pensais plus que c’était du à mon caractère lunatique et changeant. Le problème c’est que je ne sais absolument pas ce que je veux faire de ma vie professionnelle. A l’heure actuelle j’ai plusieurs possibilités qui s’offrent à moi et je ne sais pas vers laquelle aller. J’aimerais tellement être comme ces gens qui ont comme des évidences dans leur tête et pour qui tout est clair.

Donc voilà maintenant je suis en pleine réflexion sur ma vie pour changer. Mais je remercie Pierre pour son avis éclairé car je crois que ça va bien m’aider à avancer. En attendant, je dois me remettre en quête de missions car je n’ai plus de travail.   

Rendez-vous sur Hellocoton !

T’as vu mes photos de vacances ?

Au vu de la météo hivernale, le blog des vingtenaires est heureux de vous proposer la suite de sa série sur les vacances, histoire de réchauffer un peu nos corps glacés. Je sais pas vous mais moi, dès que je regarde par la fenêtre, j’ai le moral dans les chaussettes.

Donc revenons à nos vacances. Maintenant qu’on est sur place, on va sacrifier au rituel type de vacances : les photos. Il existe un loi mathématique qui dit que plus tu vas loin, plus tu prends de photos. Loi qui se conjugue à celle qui dit : plus tu vas dans un endroit où tu n’as quasi aucune chance de retourner, plus tu prendras tout et n’importe quoi en photo. Par exemple, si tu pars dans des pays à forte teneur en araignées, tu les prendras forcément en photo pour bien prouver que quand tu dis qu’elles étaient énorme-euh, tu
n’exagérais pas.

Pour les photos de vacances, je discerne trois écoles :

– celle dite « carte postale ». En gros l’idée est de prendre les monuments et autres lieux artistiques en photo mais de la façon la plus artistique qui soit : Tour Eiffel qui clignote, arc de triomphe avec les drapeaux français et européens gonflés par le vent et prise au milieu de l’avenue, Sacré Cœur au clair de lune. Après tout, touriste rime avec artiste.

– celle dit du « j’y étais ». Moi, je suis allée au bout du monde et pour prouver que je mitonne pas, je me mets sur toutes les photos. Là, c’est moi devant l’Empire Stade Building, là, c’est moi devant le Colisée, là, c’est moi devant un temple japonais… Honnêtement, je déteste cette école à laquelle appartient ma mère parce que quand je suis touriste, je privilégie le pratique à l’esthétique. Et j’ai tendance à planquer toutes les photos où je ne suis pas à mon avantage.

– celle du « je ne suis pas un touriste lambda, moi, monsieur », école rivale de la première qui consiste à prendre des photos insolites plutôt que les grands monuments. Par exemple, à Montmartre, au lieu de prendre en photo le Sacré Cœur, on prendra plutôt un panneau « eau et gaz à tous les étages », tout ça…

Choisissez votre camp. Pour ma part, je suis un et trois, paradoxale, quoi.

Mais pour faire toutes ces photos, il faut du matériel, c’est mathématique. Aujourd’hui, le numérique permet de s’alléger un peu, on n’a plus besoin de pellicules, juste de cartes mémoires qui pèsent à peine quelques grammes. Par contre, il est bien plus facile de perdre une carte mémoire donc faut trouver un bon système de rangement pour éviter d’en perdre une. Certains prendront leur ordinateur portable pour stoquer les photos dessus au fur et à mesure. Pourquoi pas s’il est léger mais sinon, c’est pas un peu du poids inutile ? L’autre avantage du numérique : on peut prendre à peu près n’importe quoi, on s’en fout. La photo est ratée ? On l’efface et on recommence. Plus de mauvaises surprises au développement quand on réalise qu’on ne reconnaît même pas la muraille de Chine tellement elle est floue. Mais ça peut être pénible aussi, de voyager avec une personne qui prend n’importe quoi en photo, jusqu’aux
pigeons parce que « mais je te jure, ils sont pas pareils que chez nous ! ».

Mais l’avantage de prendre toutes ces photos, c’est d’organiser ensuite une soirée diapo avec les potes pour tout leur montrer, tout leur raconter. Comme ça, on rapporte une petite part d’exotisme sur une carte de quelques centimètres.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Chéri, t’as rien oublié dans la valise ?

 

Alors les vacances, sur le papier, c’est bon. Reste l’épreuve la plus casse pied et la plus sournoise : la valise. Pour réussir cette épreuve, l’idée est de mettre tout ce dont vous avez besoin dans la valise que vous avez à votre disposition sans rien oublier, sachant que selon le moyen de transport choisi, plus c’est petit et léger, mieux ce sera.


Première partie de l’épreuve : faire entrer le contenant dans le contenu, ça paraît facile comme ça mais c’est un leurre : en vrai, c’est la galère. Entre les fringues, les chaussures de rechange, les serviettes de plage qui prennent une place monstre, les livres, l’appareil photo, le camescope, voire l’ordi portable, les affaires de toilettes… Ben la valise, elle a un petit ventre rebondi quand on la ferme. Et en général, une fois qu’on a galéré à la fermer, on se rend compte qu’on a oublié d’y mettre quelque chose et faut la rouvrir.

La 2ème partie de l’épreuve consiste à lutter contre cette loi universelle : il est impossible de partir en vacances sans oublier quelque chose; C’est systématique. Ma spécialité : les chaussettes ou une tenue de nuit. Oui, en temps normal, je dors nue donc je ne pense pas à prendre de quoi dormir vêtue, ce qui peut pourtant être utile quand on part en vacances chez quelqu’un ou avec une personne qui n’est pas habituée à nous voir dans le plus simple appareil et ne souhaite pas que cela arrive. Je me souviens aussi d’une fois où je suis partie en vacances avec Guillaume 1er en oubliant tous mes sous-vêtements. Je suis donc allée à l’hypermarché me prendre quelques culottes petits bateaux et des soutiens gorges bas de gamme trop moches.

Pour certains, pour éviter d’oublier quelque chose, il faut faire une liste. Si on a tout noté sur un papier, il est impossible d’oublier quoi que ce soit, non ? Possible mais moi, je n’y crois pas, ne serait-ce que parce que certaines choses ne peuvent être rangées dans la valise qu’au dernier moment. Par exemple, tout ce qui est affaires de toilettes. Je sais pas vous mais moi, je me brosse les dents aussi la veille d’un voyage… Et puis déjà, faut s’assurer qu’on n’a rien oublié sur la liste…

En général, je n’oublie jamais l’essentiel vu que je fais une rapide revue avant de partir : « carte bleue, oui, billets de train, oui, passeport/carte d’identité, oui, téléphone portable oui, vêtements oui; L’essentiel est là, j’achèterai le reste au pire! ». Souvent, l’oubli de quelque chose peut dégénérer en dispute : « mais t’es con, pourquoi tu n’y as pas pensé ?

– T’avais qu’à faire la valise toi même si t’es pas content ! Forcément, quand on n’en fout pas une, on ne risque pas de faire des conneries ! »

Pas faux… Mais pour ne pas se prendre la tête, l’idéal, c’est de prévoir une pause shopping un peu après l’arrivée sur place pour acheter ce qui manque. Et puis cool, ce sont les vacances, on va pas commencer par s’engueuler non plus.

Il n’empêche qu’à chaque fois, je suis soulagée quand je découvre ce que j’ai enfin oublié. De toute façon, c’est pas la peine de s’angoisser de ce qu’on a oublié, la vraie angoisse doit être « pourvu qu’on retrouve la valise à l’arrivée » car si vous prenez l’avion, par exemple, c’est pas toujours garanti…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Où trouver l’homme ? Episode 16 : à la bibliothèque

(Je rappelle aux gens que cette histoire n’est que pure fiction donc on le prend comme tel, merci)


A la recherche du prince charmant
Suite à mon échec avec un intellectuel dandy morvophobique, je ne renonce pas à ma quête d’un homme qui en a dans le ciboulot. Mais plutôt que de fouiller dans les musées, je vais plutôt partir en bibliothèque. Après tout, un mec qui passe ses journées dans un musée, c’est pas un peu un branleur ? Alors que là, s’il est à la bibliothèque, c’est qu’il est là pour travailler. Genre un jeune prof ou un thésard…

Première épreuve : trouver une bibliothèque qui veut bien de moi, qui ne suis plus étudiante. Paris fourmille de bibliothèques mais les trois quarts sont estampillées « réservées aux étudiants ». Et alors, on n’a plus le droit de se nourrir de savoir une fois les études terminées ? Alors me reste Ste Geneviève, Beaubourg et la BNF. Après avoir éliminé Ste Geneviève pour un problème de place et Beaubourg pour un problème d’âge et de queue, me reste la BNF. En plus, c’est top, je connais. J’y étais venue en 2002 pour ma
maîtrise sur le Québec et j’avais déjeuné à la cantine qui coûte cher cher avec un jeune inconnu qui m’avait fait la conversation. Je ne sais pas si c’était de la drague vu qu’à l’époque, j’étais en couple donc j’avais pas fait attention. Mais ça veut dire qu’il y a des possibilités.

Arrivée de bonne heure, j’ouvre mon ordinateur portable sur le bureau et réunis autour de moi quelques livres, histoire de faire croire que je travaille vraiment. Je jette des regards à la ronde, pas mal de mâles mais je n’identifie pas clairement de cibles. En attendant, j’entortille mes cheveux en chignon retenu par un crayon, laissant une mèche pendre négligemment le long de mon visage. Je prends un ai concentré mais sans pour autant plisser le front, histoire de ne pas rider mon visage. En plus, j’ai découvert une ridule sur le front, justement, faudrait voir à pas la creuser [ceci n’est pas du tout fictionnel et c’est bien dommage !]. Bref en deux mots, je pose.

Pause déjeuner, je vais me rendre à la cantine qui coûte un bras pour des sandwichs qu’on achète trois fois moins cher en supérette. Y a un peuple pas possible, je vais rigoler pour me trouver une place. Surtout que je dois idéalement me placer à côté d’un homme mignon. Le problème étant que vu le monde, j’arrive plus à distinguer les visages. Bon, allez, je m’assois, moi, warrior, moi pas peur. Mon voisin est une voisine, raté. Bon, elle a presque fini. Ah, elle s’en va et ô victoire, vient s’installer un jeune homme à sa place et même pas trop mal en plus. Non, là, il va y avoir arnaque, c’est trop beau pour être vrai. La dernière fois, au musée, ça a été pareil, je trouvais le seul Français sexy de la place et c’était un prétentieux morvophobe. Forcément, une allergique chronique ne peut aller avec ce genre d’individus. Là, je sens qu’il va avoir une tare celui là aussi, le hasard fait rarement bien les choses, surtout plusieurs fois d’affilée.

Bon, je vais voir. Bon… Hum… Il me regarde pas. Ah ben il serait gay alors, comme d’habitude. Enfin, non, pas comme d’habitude mais ça m’est déjà arrivé une fois alors bon… Ou alors je suis pas du tout son style, ça peut aussi arriver. Ou alors il m’a même pas calculé parce qu’il est dans sa bulle. Je fais quoi ? Il serait de bon ton de lui adresser la parole mais pour dire quoi ? Bon, je peux toujours lui demander ce qu’il fait là, ça ne mange pas de pain.

« Bonjour, heu… Vous venez pour étudier ?

– Dans une bibliothèque, y a des chances ».

Bim, me voilà renvoyée dans mes 22. La raison voudrait que je n’insiste pas, le monsieur n’a pas l’air trop d’humeur. Mais allez, on va pas se laisser impressionner…

J’ouvre donc la bouche pour lui demander ce qu’il étudie exactement mais j’ai pas le temps de prononcer ma première syllabe qu’il a déjà déplié un journal et s’est plongé dans la lecture. Ou comment dire subtilement à sa voisine de table que non, on n’a pas envie de parler donc chut.

Je viens de me prendre un vent.

Rendez-vous sur Hellocoton !

O mon pays, O Toulouse

Mercredi, 13h45. Dans un monde normal, je serais à cinq minutes de Montparnasse mais en fait, on est loin, le train a du retard. Je reviens de mon pays natal où j’ai passé un long week-end, je suis entassée dans un coin de train avec ma valise, mon ordi et la pauvre Kenya qui dort tranquillement dans sa cage, se préparant pour la sérénade qu’elle me jouera tout à l’heure dans le métro. A côté, y a une fille aux dreads roses dans lesquelles sont accrochées des capsules de bière et elle a un rat teint en vert sur l’épaule… Pauvre rat, c’est pas sympa de le teindre, quand même.
 
Il ne fait pas très beau et je suis d’humeur un peu nostalgique depuis hier. Il faut dire que mon retour sur Toulouse fut chargé en émotion. Week-end normal à fêter l’anniversaire de mon père et de ma sœur avec mes parents, la dite-sœur, mon « frère » (il ne l’est pas d’un point de vue biologique mais fait partie de notre famille depuis trois ans, pas la peine de demander comment se fait-ce, je n’en dirai pas plus), ma grand-mère gentille et ma tante. Vendredi, samedi, dimanche, lundi pépères. Mardi, journée marathon.
 
Plan à 4 au resto
Mardi, donc, 11h45, je pose mes délicates fesses dans l’habitacle de la 206 maternelle pour foncer su Toulouse. Ah, le plaisir de la conduite ! J’adore conduire mais je n’ai plus trop l’occasion de le faire puisque je n’ai pas de véhicule sur Paris. Embrayage, première, embrayage, seconde, embrayage, troisième vrouuuuuuuuuuuuum ! Et vas-y que je déboîte à gauche pour doubler tout en hurlant : « what a-are you waindingue for ? » (pour ceux, nombreux, qui n’auraient pas reconnus, c’est du Gwen Stefani). Car, ce que j’aime dans la conduite, c’est visser les écouteurs de mon ipod dans les oreilles et chanter à tue-tête, m’imaginant devant une salle comble en train de m’applaudir. Oui, je sais j’ai pas le droit de conduire avec un baladeur sur les oreilles mais moi, au moins, je n’appelle personne pendant ce temps. Donc tout va bien.
 
Arrivée 12h30 au centre ville de Toulouse, je me gare sans soucis dans un parking souterrain, j’ai même pas eu à m’énerver après un automobiliste ce qui, à Toulouse, est plutôt rare. Je vais m’acheter un ticket de métro pour me rendre à St Cyprien. Oui, j’ai rendez-vous avec un jeune homme que je ne connais pas, je vous raconte l’histoire. Il y a une semaine ou quinze jours, je trafique sur mon blog quand je suis soudain déconnectée. Je me reconnecte et là, je vois écris en haut de l’écran que mon blog est en « privilège ». Ah ben, merde, alors, je rêve ? Tous les blogs débutent en confiance, on passe en privilège quand notre blog est de qualité mais ce passage était bloqué depuis quelques temps en attendant la sortie de la nouvelle version (sortie mardi). Du coup, maintenant, je sais quels mots clés vous tapez pour arriver sur mon blog, bande de pervers ! Etonnée, je vais hurler ma joie sur le forum d’over-blog (OB) puis je vais faire un tour sur ma boîte mail et voit que j’ai reçu un courrier d’un dénommé Fabien au sujet de mon passage en privilège. Ce monsieur est l’un directeur d’OB (ils sont trois) et comme il aime beaucoup mon blog, il l’a fait passer en privilège. Ah ben merci ! On s’échange nos adresses MSN (non, ce n’est pas nina.bartoldi, mon adresse MSN, arrêtez de m’ajouter). Un soir, on discute, tranquillement, je lui raconte que je suis en vacances chez mes parents, dans une ville assez proche de Toulouse et là, il m’annonce que les bureaux d’OB sont précisément dans la ville rose. En voilà une information, je ne le savais pas du tout ! « Si tu veux passer nous voir, un jour… ». Tu parles que je veux, découvrir les bureaux grâce auxquels je suis une star, je vais pas dire non ! En plus, il a l’air marrant, Fabien : déjà, il n’a « que » 26 ans, donc plus jeune que ce que je croyais. Hé oui, y en a qui ont 25 ans et qui sont chômeuses, d’autres qui en ont 26 et qui sont directeurs, chacun son truc. Donc on discute et on part dans un délire sur le train.
 
Le principe est simple : si la SNCF veut nous faire préférer le train, qu’elle y mette du sien, c’est à dire qu’elle place les gens en fonction de leur âge. Et si nous faisions un wagon spécial 12-25 ! Non parce que systématiquement, on se retrouve à côté d’une personne bien plus âgée que nous. D’ailleurs, ce week-end, ça n’a pas raté : à l’aller un vieux (qui est rapidement descendu, une banquette entière que pour moi), au retour, un vieux (mais y avait toute une banquette de libre à côté donc je m’y suis installée). A une époque, je lisais les nouvelles érotiques publiées sur aufeminin et il y avait toujours des histoires dans le train… Moi, je veux bien faire des galipettes dans le train mais avec qui ?
 
Bref, on a un bon contact et il me propose de passer dans leurs bureaux pour un déjeuner. Jeune homme, 26 ans, célibataire, chef d’entreprise… Bon, et bien, vous commencez à me connaître, je m’empresse d’accepter ! Surtout que ce n’est pas un simple déjeuner : y a peut-être un petit job pour moi à l’arrivée. Me voici donc dans le quartier de St Cyprien, quartier où j’ai vécu mes quatre premières années toulousaines, dans une résidence étudiante où j’ai pu faire partager mes ébats malgré moi. Je trouve très facilement leurs bureaux (ben, oui, ils sont voisins de mon ancienne résidence étudiante que j’ai tant honnie les derniers mois). Je finis ma clope, je sonne et on m’ouvre. Bon, l’immeuble est petit, premier étage, je trouve un charmant blondinet qui me claque la bise : Fabien. C’est marrant, il ressemble un peu à un copain que je fréquentais en maîtrise science politique et qui avait un nom de famille à consonance italienne. Il me montre le loft qui abrite les locaux d’OB et accessoirement sa chambre (un tout petit lit, le pauvre !), il me présente à tout le monde puis on va fumer sur la terrasse. Je dois avouer que dans le Loft, ce qu’il m’a le plus plu, c’est la terrasse. Assez grande, qui donne sur les toits, c’est peinard. On discute un peu, ça fait plaisir de voir qu’il suit bien mon blog, je lui raconte quelques anecdotes sur les « coulisses » du blog.
 
On part manger avec Gabriel, un des autres fondateurs d’OB puis Jérôme nous rejoint ensuite au resto (notez, les garçons, que j’ai choisi les prénoms en fonction des initiales). Le repas est franchement sympathique, j’ai plus l’impression d’un repas entre potes que celle d’être avec trois inconnus (trois mecs pour moi seule, j’assure, quand même). J’apprends pas mal de choses sur OB, c’est hautement instructif. Et à la fin du repas, me voilà promue intervieweuse officielle du site. En fait, ils projettent de changer la home et les interviews que je ferai seront mis en une. Voilà de quoi enrichir mon press book…
 
Goûter avec l’ex
Suite à ce déjeuner, je quitte mes nouveaux amis après les avoir raccompagné devant leur immeuble. Fabien me propose de monter mais ils vont travailler, je vais pas les regarder béatement. Donc je file en ville pour mon prochain rendez-vous : Guillaume, mon ex. Après quelques courses que je dépose à ma voiture, je rejoins donc le lieu de rendez-vous. Comme d’habitude, il est en retard donc après avoir esquivé un mec qui essayait d’entrer désespérément mon champ de vision, je m’appuie contre un mur et coince une clope entre mes lèvres. Je n’ai même pas eu le temps de chercher mon briquet qu’un mec s’approche de moi : « vous voulez du feu ? » Ah ben ça alors ! Il allume ma cigarette et s’en va sans demander son reste. Que je t’aime province, lieu où j’existe en tant qu’individu et pas en tant que point dans une foule compacte ! Non parce qu’aujourd’hui, j’ai retrouvé ma joyeuse jungle parisienne et là, je n’existe plus. Enfin, si, un peu : je trimballais Kenya mais je ne suis finalement que le prolongement naturel de sa panière. C’est pas moi qui les intéresse, c’est elle, avec sa bouille rigolote et ses longues moustaches et ses cris déchirants.
 
Guillaume arrive enfin, il ne va pas très bien, je le sais. On va faire quelques courses à la librairie, là où j’achetais mes mangas, dans le temps. Il y a toujours Fabien, le beau vendeur brun aux yeux verts que j’ai toujours rêvé de violer dans l’arrière-boutique (oui, je sais, ça fait le deuxième Fabien de l’article mais quand je vous dis que je fréquente des personnes qui ont toutes le même prénom, je ne mens pas). Ça me fait bizarre d’être là. On se rend ensuite dans le café qui a abrité nos amours durant deux ans (oui, on l’a pas découvert de suite), la décoration a changé et je suis déçue : le lieu a perdu son charme, défiguré par un énorme présentoir Haribo. Foutu capitalisme.
 
On discute beaucoup, enfin, surtout lui. Oui, il faut savoir que je suis quelqu’un d’assez bavard mais je suis une petite joueuse à côté de lui. Il me parle de ses amours, il est malheureux : depuis deux ans, il côtoie une fille qui vit très loin sur le net et elle doit venir en janvier mais elle s’éloigne de lui. Elle a peur, elle ne veut plus parler d’amour et je la comprends quelque part : l’amour à distance, surtout quand un océan vous sépare. Il en parle, ses yeux rougissent et sa voix tremble un peu donc je le remonte comme je peux : « Ecoute, je suis une fille et pas trop mal placée pour comprendre ce qu’elle vit. Jamais je ne traverserais un océan juste pour voir un « ami ». Tu le sais et elle le sait aussi, vivez ce que vous avez à vivre, vous aviserez après. » Apparemment, ça va mieux.
 
Et là, c’est l’heure des révélations. Il m’apprend que pendant quatre ans et demi, il était toujours en contact avec son amour de jeunesse, LA fille que je détestais sans la connaître parce qu’il l’aimait toujours beaucoup. Mais ce qu’il prenait de l’amitié n’en était pas, elle a toujours eu des vues sur lui et, apparemment, elle a tenté de le soustraire à mon influence pendant quatre ans. Raté, connasse ! Et elle refait pareil avec son amoureuse actuelle. Sauf que là, il a compris et s’est senti trahi. Il m’a aussi expliqué qu’il connaissait sa correspondante virtuelle bien avant notre rupture et qu’à la fin de notre histoire, il pensait à elle plus qu’à moi. Du coup, je lui ai avoué avoir été très attirée par Bertrand à ce moment-là, je lui ai même raconté ce jour de pluie où le jeune homme était venu me parler avec ses yeux verts-bleux-gris qui avaient fait explosés mon petit cœur. Mai je n’ai pas parlé de Fabien, celui pour qui je crevais de désir à une époque (trois Fabien dans un article, j’atteins des records). Pas la peine d’en rajouter.
 
Curieusement, de le savoir, ça ne m’a pas blessé, il n’a pas eu l’air d’être fâché que je lui parle de Bertrand… On a dépassé le stade des passions mais il reste que je l’aime énormément et je ne supporte pas de le voir dans cet état, ça me crève le cœur. Je lui ai rappelé que j’étais là pour lui quand ça allait mais aussi quand ça n’allait pas. Je suis sortie avec lui suffisamment longtemps pour le connaître par cœur même si, mardi, je l’ai découvert jaloux, jaloux d’un gars qui tourne autour de sa donzelle. Il n’a jamais été jaloux de mes amis, il n’a pas vu mes attirances pour Fabien puis Bertrand, sans doute l’ai-je bien caché, aussi.
 
Ma pauvre stagiaire adorée !
On part ensuite chez Lucie où Anne nous rejoint, on discute tous joyeusement puis il part, rapidement suivi par Anne qui avait un cours de rock (quelle dragueuse, celle-là ! J’espère qu’elle va se trouver un beau danseur, ça fera des choses à raconter pour le blog). Je reste donc à discuter avec Lucie, elle me raconte sa vie de stagiaire à l’IUFM et je ne sais si je dois rire ou pleurer. A un moment, elle me parle d’une nana qui vient de l’académie de Versailles et qui lui sort un jour, de but en blanc : « ben, tu vois, moi, l’an dernier, je suis allée au salon de l’agriculture et j’ai découvert que les poulets, ça avait des ailes ». Et je rappelle que cette demoiselle a son CAPES et sévit dans un collège où elle enseigne l’histoire et géographie. Mais elle croyait que c’était quoi comme bête, un poulet ? Et l’adjectif « aviaire » accolé à la grippe, ça l’a pas fait réfléchir un peu ? Bien, je demanderai à Lucie de me filer le nom de cette demoiselle pour ne JAMAIS inscrire ma progéniture dans l’établissement où elle travaille. Sinon, il y a une demoiselle que Lucie et ses amis adorent, celle qui intervient toutes les deux minutes en cours en débutant toutes ses phrase : « Alors moi personnellement, je pense que… ». Du coup, un collègue de Lucie est un jour intervenu en cours en multipliant les « alors moi personnellement, je pense que… alors nous personnellement, nous pensons qu’il faut appeler l’infirmière, personnellement, c’est ce que nous pensons. » Et forcément, Lucie se cache pour rire. Maintenant, je sais pourquoi je n’ai jamais voulu être prof.
 
Fatiguée, je repars de chez elle à 22h30, une migraine commence à se former sur mon œil gauche, j’ai trop fumé. Je rentre chez moi, mes parents ne dorment pas donc je vais discuter avec eux, je leur parle de mon partenariat avec over-blog rapidement (en omettant de dire que j’avais mon propre blog) et ma mère est plus que circonspecte : « les blogs, je sais ce que c’est, c’est là où des jeunes appellent à la haine ! ». Non, maman, ce n’est pas que ça. Mais j’ai beau lui expliquer, elle fait la gueule. Heureusement que mon père me défend. « Tu sais, m’explique-t-elle, je sais pas comment tu vis à Paris, j’ai l’impression que tu deviens une étrangère. » Oups, touchée. Mais je peux pas lui dire que je vole de bras en bras, de brouettes en brouettes, que je pars ce week-end en Bretagne retrouver Guillaume pour un week-end hautement indécent. Elle avait entendu parler d’Arnaud mais c’est tout. Ça me fout un peu le cafard.
 
Je monte sur l’ordi pour mettre mon blog à jour, j’y retrouve Bouc et Moustache (Guillaume est déjà parti se coucher) qui me fait lire son article en avant-première, celui où il raconte qu’il a enfin effacé le numéro de Catherine de son téléphone portable (lire ici). Je lui réponds que je n’en ai pas fait autant concernant Arnaud.
« Tu veux le rappeler ?
Non, mais j’espère qu’il le fasse. Tu sais, j’arrive toujours pas à croire que c’est le garçon avec qui je sortais est celui qui m’a plantée comme ça.
Si c’est lui.
Je sais… Mais je n’arrive pas à lui en vouloir, je suis con hein ?
Oui.
Je me rends compte que j’ai pas tout réglé de ce côté-là… »
Il faut dire qu’une photo du jeune homme traîne à côté du PC familial et de l’avoir sous le nez, ça n’aide pas. Des fois, ça me manque de ne pas être dans ses bras, je m’y sentais si bien… Je crois aussi que mes retrouvailles avec Guillaume ont fait remonter pas mal de choses, le bonheur d’être à deux, mais pour l’heure, je crois qu’il n’est pas encore temps de me caser, j’ai encore des histoires à vivre. Je me couche avec un sacré mal de tête et en me glissant dans mon sac de couchage (oui, je dors dans un sac de couchage chez mes parents, ma chambre est en jachère), je me rends compte que Kenya a fait pipi dessus… Délicieuse fin de soirée.
 
Aujourd’hui, en rentrant chez moi, je me suis allongée, j’ai commencé à m’endormir puis, tout à coup, j’ai saisi mon portable. Au revoir le numéro de Benoît, au revoir le numéro d’un copain de Raphaël que j’avais rencontré au mois d’août… Au revoir le numéro d’Arnaud. Comme une conne, je me trompe de touche et j’appelle mais je raccroche aussi tôt, je ne pense pas que son portable ait sonné. Quand je l’efface, j’ai un petit pincement au cœur mais c’est mieux comme ça : il ne me rappellera jamais, de toute façon. Je me suis assez tournée vers le passé ce week-end, regardons désormais en avant.
 
 
Rendez-vous sur Hellocoton !

Bonne période/mauvaise période

J’aime bien avoir des théories sur la vie. Quand je m’ennuie, je réfléchis et je bâtis des théories, ça m’occupe. J’ai donc tout un système de pensée sur les bonnes et mauvaises périodes et leur enchaînement. Le tout n’ayant aucun rapport avec le cycle menstruel, je vous rassure.
 
La théorie
J’ai remarqué que, dans ma vie, les bonnes nouvelles arrivent par lot, tout comme les mauvaises nouvelles, d’ailleurs. Il y a des moments dans la vie où tout ce que je touche se transforme en or, j’ai l’impression d’avoir des ailes. Et d’autres où tout se métamorphose en chardon, le gros boulet que j’ai au pied me tire bien vers le bas.
 
En général, les nouvelles, bonnes ou mauvaises, vont par trois. Actuellement, je suis en train de passer de la mauvaise à la bonne, petit bilan de ma vie qui va mieux.
 
Mauvaise période
Je crois que ma mauvaise période a débuté par mon dernier stage, pourri au possible. Pour résumer, je « bossais » dans un sous-sol, je devais me trimballer mon ordinateur portable dans les couloirs tentaculaires du métro… Trois-quarts d’heure, voire une heure, avec une sacoche passablement lourde sur l’épaule, j’ai connu des moments plus sympa. Tout ça pour rien, en plus, je n’en foutais pas une, je séchais un jour sur deux. En même temps, j’étais censée travailler sur la culture dans les collectivités locales… En réalité, le monsieur avait besoin de moi pour tenir son site perso à jour. Bref, une pure catastrophe, deux mois de perdus. J’étais censée rendre un article début octobre sur le droit et l’e-administration, je ne l’ai pas fait et je ne le ferai pas. Oui, ce n’est pas sérieux mais, en même temps, qui m’a vendu un stage fictif ?
 
Là où j’ai eu la peur de ma vie par rapport à ce stage. La semaine dernière, je déjeune avec Clara, on fait la queue pour prendre nos plats chinois. Et là, elle me fait : « Tiens, tu sais qui m’a appelée ?
– M. Machin, notre directeur de master.
– Oui ! Il m’appelait car il voulait le numéro du journal où j’ai fait mon stage. Tu sais quoi ? La remise des diplômes c’est vendredi prochain ! Alors, je lui ai dit : ça veut dire que j’ai mon diplôme ? Il m’a dit que oui, sauf si le journal me casse mais bon… Tout le monde l’a sauf une personne qui a un problème avec son stage. »
Panique à bord ! Ils ont appelé mon dernier stage, le mec m’a descendue, je suis finie ! Me voilà partie à dramatiser, je vois tout en noir, c’est fini, la fin du monde, quel drame ! Clara me rassure mais je suis folle d’inquiétude. Je rentre chez moi et trouve sur Zoé sur MSN, je lui raconte mon désarroi mais elle me rassure : « mais non, quelqu’un a appelé pour toi, ce matin, ton tuteur de stage a fait plein d’éloge sur ton travail ! »
 
Ouf, fin du psychodrame. Enfin, non, pas tout à fait ! Je croise une copine de master sur MSN, je lui demande si elle a eu des nouvelles de Clara dans la journée et, là, elle me fait : « Non mais j’ai reçu un mail de M. Machin, la remise des diplômes, c’est vendredi ! ». Et moi, je n’ai rien eu, la panique ! Mais elle me rassure : c’était une réponse à un mail privé. D’accord mais dans ma tête se joue le dernier film à l’affiche : « Nina s’est plantée comme une buse à son master ! »
 
Parallèlement, en amour, ça commence comme dans un film… Ça finit comme dans une série télé : l’acteur s’est barré entre les deux saisons, on le fait disparaître comme on peut… Les jours passent, je n’ai pas de nouvelles et je pleure pour la première fois depuis que je vis sur Paris. Plus rien ne va, j’ai pas de boulot, je traîne en pyjama toute la journée, mon mec a disparu de ma vie sans que j’ai pu comprendre pourquoi… C’est la lose.
 
Bonne période
Dans mon malheur, j’ai la chance d’avoir Gauthier près de moi, il me sort, ça me change les idées. Mardi, je vais à une réunion à Bastille… Sauf qu’elle a été annulée et que personne n’a pensé à me prévenir. Donc après avoir avalé un coca à 4 euros 50, je file chez Gauthier pour une soirée anthologique : on a maté le DVD de Samantha ! (pour ceux qui ne connaissent pas, ce sera mon article de dimanche). Alors qu’on rigole comme des bossus, texto de mon amie de master qui m’informe : j’ai mon diplôme. J’AI MON DIPLOME ! Et là, la pression des derniers jours disparaît et une seule question m’obsède : j’ai quoi comme mention ? Oui, ça peut paraître prétentieux mais je sais ce que je vaux.
 
Du coup, je suis plus confiante sur mon avenir professionnel. Concernant ma vie sentimentale…  Le hasard fait bien les choses, j’en parlerai dans un autre article… Mais là aussi, la vie me sourit !
 
Prochaine étape : trouver du boulot ! Comme je suis dans ma bonne période, ça ne va pas tarder. D’ailleurs, lecteur, si tu es rédacteur en chef à la recherche d’une journaliste besogneuse quand on lui ment pas sur sa mission, écris-moi à nina.bartoldi@hotmail.fr . Je sais, c’est culotté, mais je suis dans une bonne période, j’ose !
Rendez-vous sur Hellocoton !