36, c’est 18×2

Bonjour à tous !  Aujourd’hui, j’ai décidé de vous offrir un cours de maths ! Non, en fait, aujourd’hui, c’est mon anniversaire, j’ai donc 36 ans. Ouais, 36 ans, 18×2, donc. Et curieusement, je le vis pas forcément hyper bien.

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En fait, un anniversaire, c’est toujours l’occasion de faire un peu un point sur sa situation… qu’on le fasse consciemment ou non d’ailleurs. Et le problème, c’est que je suis pas sûre d’être là où je devrais être à l’heure actuelle. En fait, je me sens un peu sur une fin de route et je n’ai aucune idée de quelle direction prendre par la suite. Et ça me saoule.

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Reprenons : bon, niveau privée, j’ai de quoi faire, le virage est amorcé et la direction claire mais… y a cet éternel problème de temps libre, d’envie de me réaliser dans certaines activités mais je n’y arrive juste pas et ça commence à vraiment me frustrer. Je veux vraiment tenter l’aventure éditoriale mais ma vie socialo-amoureuse d’un côté et surtout ma vie pro de l’autre m’en empêchent, j’ai pas de temps pour écrire quoi que je fasse et bordel, j’en ai un peu assez.

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Mais le vrai point de tension, c’est le professionnel. Au quotidien, ça va, les jours se suivent sans toujours se ressembler et si y a des matins, je me lève avec un goût de pas envie, c’est plus parce que je suis pas du matin, je pense. Mais voilà, force est de le constater : je suis arrivée au bout du chemin et j’arrive pas savoir vers quoi reprendre la route. En gros : le social media management, je gère, je suis même capable de passer pour une pro de Snapchat alors que je n’arrive toujours pas à m’en servir (enfin, je sais pas quoi poster dessus, les trucs que je partage, je le mets sur Twitter ou Instagram, les choses que j’ai envie de partager en petit comité… je les mets pas forcément sur les réseaux sociaux. Mais je suis quand même sur snap et je vais vraiment essayer de snapper des trucs, je vous mets le compte :

snap-nina-bartoldi). Bref, les réseaux sociaux sont mon terrain de jeu… mais un terrain de jeu où je peux un peu trop dire quelle balançoire grince et quel cheval à ressort secoue le plus… Déjà, à force de coups de pression, j’arrive à quitter le community management pour la strat pure, mais…

36 ans

Alors voilà, je réfléchis et j’étudie les différentes options. Le management, ça me fait pas triper mais ok, je suis prête à m’y lancer à présent parce que… ben parce que c’est la route la plus évidente, en fait. Les RP ? Non merci. Le paid ? Ca me plaisait bien y a un an et demi mais finalement, c’est pas tant mon trip que ça, même si j’aime vraiment bien le RTB. La data ? Ah oui, ça, vraiment, ça me plaît. Mais comment transformer l’essai ? J’ai pas mal cette dimension dans ma boîte actuelle mais ça reste du social media data, on est très loin du data mining ou data analyse, il me manque trop de cordes pour le moment. L’autre jour, pendant un massage shiatsu (oui), j’ai eu une révélation : je veux faire de l’économétrie. Alors j’ai pris mon clavier, j’ai regardé… Ok, j’en ai pour minimum deux ans de formation (continue) ou en formation à distance…. à 2500 € l’année. Pas du tout ce que j’avais prévu et gros coup au moral. Parce que ça fait 9 ans que je vais du community management, 5 ans que je fais des claquettes sur les réseaux sociaux et je n’arrive pas à dessiner de nouveaux ponts. Je m’y emploie, je m’agite, je m’épuise… Et j’ai la sensation de louper toutes les opportunités.

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Le problème, c’est qu’à vouloir tout faire, on ne fait rien. Je veux booster mes langues et maîtriser un minimum l’espagnol et le suédois, en plus de ré acquérir l’allemand. Je veux devenir une économétriste, faire du yoga, aller à la piscine et à la salle de sport, coudre et tricoter, faire des infographies et même des vidéos… Bref, je m’obsède sur l’obtention de nouvelles compétences et je n’avance pas.

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36 ans, c’est 18×2. 18 ans, l’âge où j’ai quitté le nid familial, le plus gros changement de ma vie. J’aimerais que mes 36 ans soient un peu une réédition même si ok, je vais déménager pour m’installer en couple et ça, c’est déjà un sacré changement mais j’aimerais enfin trouver ma place au sein du milieu professionnel. Parce que ça fait 9 ans que je suis une carrière que j’ai pas forcément choisi, que j’y suis bonne en plus mais… ben, il serait temps de passer à autre chose.

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Fuis (en avant) et ne te retourne pas

Mercredi soir, dîner entre Ploufs aux Bonnes Soeurs, resto que je recommande au passage. On reparle de la soirée apocalyptique où l’une d’entre nous (enfin, elle a pas été réinvitee depuis) avait claqué la porte car on ne lui donnait pas toute l’attention qu’elle estimait recevoir et, telle la St Bernard que je suis, je lui avais couru après pour tenter de calmer le jeu (échec total). Et Lena de me dire : »ça m’étonne pas que tu y sois allée, tu étais dans une fuite en avant ».


Ce que j’aime chez Lena (entre autre chose), c’est qu’elle sait mettre le doigt sur un truc que je n’avais pas vu. Comme ma propension à ne pas m’occuper de moi pour aller m’occuper d’autrui. Les nœuds des autres sont toujours plus faciles à défaire. Mon poste est fermé ? Tiens, je vais plutôt passer la soirée à consoler une amie qui se fait traiter comme la dernière des merdes par le connard qui lui sert de mec. Tiens, je suis au cœur d’une rupture pas cool ? Je vais aller consoler la fille qui fait une crise d’hystérie parce que son mec va peut-être la plaquer.


Dans ces moments-là, je suis une sorte de Bat-girl : je végète dans une cave humide et sombre qui pue le moisi mais plutôt que d’assainir la cave, j’en sors au moindre bat-signal, la main sur le coeur, l’énergie prête à être dépensée dans cette noble cause. Quel altruisme !


Sauf qu’effectivement, cet apparent altruisme est un égoïsme (truisme). En général, quel est le meilleur allié des déprimés ? Le temps. Tu perds ton job ? Le temps t’apporte de nouvelles opportunités (enfin, faut chercher, hein !). Ton cœur est tout brisé ? Le temps t’aidera à cicatriser. Le temps guérit tous les maux mais à son rythme et son rythme est LENT. Moi, je l’aime bien le temps, hein, en phase down, j’espère toujours que le lendemain, il m’apportera une belle surprise. Incurable optimiste. J’adore le futur mais le présent m’ennuie dans sa monotonie. Enfin, même quand je vais pas bien, je suis capable de savourer un moment présent délicieux. Donc en attendant que ça passe, je m’occupe l’esprit. Bagues en perle ou sauvetage d’un(e) ami(e) en détresse, même combat.


Or penser que le temps guérit seul est un leurre. Il est comme le sable, il ensevelit petit à petit mais si tu prends pas la peine de te soigner, ça va gangrener. S’occuper des autres plutôt que soi est confortable et quelque peu gratifiant mais ça ne m’aide pas forcément. Ruminer n’est certes pas très constructif comme démarche mais ignorer les problèmes ne les résout pas.

Tu penses être quelqu’un d’exceptionnel à voler au secours du moindre petit cœur brisé ? Non, il faut infiniment plus de courage pour admettre que, oui, j’ai un problème et je dois le résoudre plutôt que de m’occuper de ceux des autres. Même si ça fait peur.

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Où le malheur est une donnée relative

Si je devais me définir avec une carte de tarot (pourquoi pas ?), je choisirais la roue de la fortune tant ma vie ressemble à une sitcom avec moult rebondissements. Si je suis souvent victime d’une poisse peu commune, j’ai parfois aussi droit à quelques coups de chance insensés qui contrebalancent. La roue tourne. On débattra un autre jour de l’existence réelle de la chance ou de la malchance, c’est pas le sujet du jour.

En ce moment, je me dirais au centre d’une double rotation : il m’arrive des trucs hyper cool et d’autres franchement pénibles. Le verre est juste à moitié, difficile de démêler le plein du vide. Puis un coup de fil de mes parents « tu sais l’associé de ton père qui a guéri de façon inespérée du cancer l’an dernier ? Il a récidivé. Il lui reste 6 mois. » Voix qui tremble d’un côté, pierre qui tombe dans l’estomac de l’autre. Comment vivre quand tu sais que t’es condamné ? Comment profiter de ses 3 enfants quand on sait qu’on ne les verra plus grandir ? Comment continuer quand tu sais que tu ne souffleras sans doute jamais tes 44 bougies ?


Et toi, t’es là à pleurnicher sur ton petit nombril et là, tu te dis que merde, la vie est bien trop courte pour s’encombrer de détails. J’ai la lose ? Oui et j’aime râler dessus car ça défoule. Mais parallèlement à ça, j’ai la santé. J’ai toujours considéré que tant qu’on a la santé, on peut toujours relever le poing, se battre pour faire tourner la roue dans le bon sens. C’est certes fatigant mais on se reposera quand tout sera réglé.


Est-ce qu’on a même le droit de baisser les bras quand on voit ça ? Tu perds ton taf ? Tu en trouveras un autre. C’est fini avec ta tendre moitié ? Tu finiras par en rencontrer une autre (si). Comme dit l’adage : tant qu’il y a de la vie, y a de l’espoir. Le temps est ton allié, tu sais qu’il guérit de tout, remplace ce que tu as perdu par de nouvelles personnes ou de nouvelles opportunités. La roue tourne, la roue tourne. J’ai la santé, mon entourage aussi, qu’est-ce qui compte vraiment en dehors de ça ?

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Se faire larguer par un con

Avertissement : ceci n’est pas une situation perso vu que je suis toujours célibataire depuis…ouh la ! Mais parfois, des discussions entre copines donnent de belles idées d’articles.

Soirée en terrasse, discussions endiablées, élocution un peu hésitantes suite à quelques verres glacés, une phrase tombe telle une sentence : »C’est comme se faire larguer par un con, c’est une délivrance ! ». Se faire larguer par un con ? Ok, suite à la chute dramatique d’ocytocine, l’ex devient très souvent un con vu qu’on a perdu nos belles œillères d’amoureuse avec notre amour parti dans les grottes de Rocamadour. Ma sous-culture est sans limite. Mais je m’interroge néanmoins : peut-on vraiment se réjouir d’une rupture dont on est victime, autrement que par orgueil ?

Oui, m’explique-t-on. Parfois, dans ta vie amoureuse, tu rencontres un gars, il est mignon et sympa alors tu tentes le coup. Ça marche aussi pour une fille. Mais au bout de quelques temps, un temps un peu long, tu te rends compte que ce garçon, c’est pas le only One. Parce qu’il a des qualités, certes, mais quelques défauts qui paraissent chaque jour plus énormes, qui t’exasperent. Comme sa manie de jeter ses boxers sales au pied du lit, ses commentaires de mec qui sait tout (ou du moins qui sait mieux que toi), son incapacité à prendre la moindre décision y compris dans le cruel dilemme « pâtes ou riz? »… Je pourrais allonger cette liste à l’envi.

Mais ce garçon, appelons le Maxime, c’est pas un monstre non plus et on passe parfois de bons moments avec lui quand même. Alors on n’a peut-être pas trop d’avenir avec lui mais en attendant, on a notre quota de câlins, de tendresse et de fornication donc bon… Et ça traîne, ça traîne. On peut même tomber dans le travers « je suis en couple, je fais moins (voire plus) d’efforts pour être au top de ma joliesse. Situation pas idéale mais convenable, on fait avec.

Sauf que si Maxime n’est pas le prince de vos nuits, il s’avère que vous n’êtes pas non plus la princesse de ses rêves (j’en ai entendu penser : bien fait !) et un jour, il a plus de couilles que vous (sans mauvais jeu de mots) et vous dit : « je crois que je ne t’aime plus, lalalalalalala » (cet article est une catastrophe en terme de référence musicale). Sur le coup, vous accusez le coup, vous pouvez même fondre en larmes « mais Maxime pourquoi ? Pourquoi-aaaaaaaaah-ah-ah-ah-bouaaaaaaaaah! » (j’onomatopète pas trop mal les sanglots non ?). Vous ramassez vos cliques, vos claques, vos dents et votre égo en lambeaux et alors que vous êtes sur le trottoir à vous questionner sur le sens de la vie, quelque chose vous frappe. Le vent de la liberté. Oui, vous êtes libérés d’une relation peu satisfaisante mais suffisamment confortable pour vous en contenter. Des que vous aurez fait une retouche maquillage pour ne plus ressembler à un panda grotesque, vous repartirez sur les chemins de la conquête.

C’est ainsi. Il est certains plaquages qui s’avèrent salutaires. Vous n’avez pas pris certaines décisions pour de mauvaises raisons comme la flemme ou le confort de l’habitude, la vie vous a secoué pour vous réveiller. Au diable Maxime, tant d’opportunités s’offrent à vous. Olivier, Thomas, Jacob ou Barth’ : foncez, jeune fille (ou jeune homme), la vie, c’est devant vous qu’elle est !

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« Toi tu t’es affranchi du modèle parental »

Ce week-end, enterrement de vie de jeune fille de ma soeur avec la majorité des gens qui l’aiment notamment Yohann, le « presque-frère », et votre servitrice, donc. Filles et garçons s’étant retrouvés en fin de journée, nous avons donc dîné tous ensemble. Au fur
et à mesure des mouvements des uns et des autres, je me retrouve à côté de Yohann qui me déclare solennellement : « Tu vois, ce que j’ai toujours admiré chez toi, c’est ta capacité à t’affranchir du modèle parental ». Ah, j’ai fait ça, moi ?


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De fait, Yohann parlait de ma capacité à m’inventer mon propre modèle de vie là où Alice était plus dans la reproduction du couple parental. Je suis célibataire et vis seule sans que ça me mine, j’ai eu des histoires très compliquées que j’ai osé tenter plutôt que de les condamner de suite. Même pour ma carrière, je suis électron libre. J’en avais justement parlé à Blanche, sa compagne dans la journée. Je lui expliquais que quand on m’avait annoncé dans la-boîte-à-qui-j-ai-jamais-donné-de-nom qu’ils ne me gardaient pas, j’ai fini par en pleurer, elle m’a regardée, interloquée : « Oh ben avec Yohann, on admirait justement ta capacité à changer de boulot quand ça va plus sans jamais t’en inquiéter.

– Oui mais là, c’était pas mon choix… » 

Enfin, pas vraiment…


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Pourtant je ne prétends pas à ça. Je ne me sens pas trente secondes en rébellion contre un quelconque modèle. Il est vrai que je suis un peu différente du reste de ma cellule familiale, je suis l’éternelle papillon qui volète de fleurs en fleurs, d’hommes en hommes, de boulot en boulot. Je saisis les opportunités sans réellement m’en angoisser. Et je suis la seule de gauche aussi quoi qu’il faudrait que je regarde où en sont Yohann et Alice, deux très gros déçus du Sarkozysme. Mais vu que lorsque j’ai présenté l’Amoureux à la famille, mon père
s’est à un moment senti obligé de préciser Yohann que l’Amoureux était de gauche, je suppose que je suis la seule à avoir un poster de François Hollande dans ma chambre. Mais je suis juste incapable de comprendre comment mes convictions m’ont portée à gauche, je n’ai pas du tout la sensation que c’est en contradiction avec mes parents, juste que ça correspond mieux à mes préoccupations, ma vision de la société… Mais ces différences, je n’en fais rien. J’ai cessé de parler politique avec mes parents pour la paix de nos esprits, je ne leur raconte que très rarement mes péripéties amoureuses (je crois qu’ils ont entendu parler de 5 des mecs que j’ai rencontrés et encore, deux, c’était par hasard du genre l’un m’avait mis des suçons plein le coup et l’autre m’envoyait des tas de textos durant le week-end parisien de mes parents, ces derniers ont donc compris qu’il y avait quéquette sous couette), pas du tout mes péripéties sexuelles et je jure en toute sincérité à chaque changement de poste que cette fois-ci, je vais y rester. Donc cette fois-ci, j’ai retenu, j’ai rien juré du tout, je ne dis RIEN.


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Pourtant le modèle parental de la famille Bartoldi me paraît plein de bon sens et garantie d’un certain bonheur. 35 ans que mes parents sont amoureux et ils ont leur coté foufou puisqu’ils se sont mariés 1 an et 3 mois pile après leur premier bisou. A l’heure actuelle, je ne serais pas capable d’un tel engagement en si peu de temps. Mes parents sont un merveilleux modèle dans la mesure où ils m’ont appris qu’on pouvait avoir une carrière chronophage et avoir des enfants heureux. Pendant toute mon enfance, mon père faisait des journées de 12h, de 8 à 20h (aujourd’hui encore…), ma mère a fait les 3×8. Alors oui, le soir, quand je rentrais chez moi, j’étais pas toujours accueillie par ma maman qui nous avait préparé un bon goûter, nous avons dû nous débrouiller toutes seules pour de petites choses comme faire nos devoirs sans rendre de compte à personne (ce que je n’ai jamais vraiment fait, en fait, j’ai commencé à bosser à la fac). 


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En fait, je trouve que cette histoire de rupture avec un modèle quel qu’il soit ne me correspond pas. J’agis et réagis en fonction des aléas de la vie, sans calcul spécifique car j’ai compris qu’il s’agissait d’une gageure. Je peux commencer une nouvelle relation ou un nouveau boulot avec le secret espoir d’y trouver une stabilité, que ça dure, on ne sait jamais. Mais je refuse de me mettre la pression là dessus. A l’heure actuelle, je suis bien dans mon nouveau boulot, nouveau boulot que je n’aurais jamais obtenu si je m’étais entêtée à rester chez TGGP ou Pubilon. Enfin, à priori mais ma non confirmation coïncidant pile avec un besoin de mon agence d’un community manager, nous nous sommes trouvés. Aujourd’hui, je suis célibataire et je fais avec, c’est parfois top, parfois chiant. C’est comme ça mais je ne force rien. Si demain, je rencontre un mec extra avec qui je suis bien, je ferai en sorte que ça dure. Si je ne suis pas
ou plus heureuse, je partirai, comme je l’ai déjà fait. Car je me fous de me faire passer la bague au doigt un jour, je n’ai effectivement pas besoin d’un nous pour exister, je ne veux d’un nous que s’il me rend heureuse (avec un petit h, l’amour comme le boulot, c’est jamais tout rose). Ce « nous » est à lire dans le sens personnel et professionnel. Je me veux et je nous veux épanouis. Est-ce vraiment une rupture ?

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Non, mes parents ont juste eu la chance de trouver le bon « nous ».

 

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La France t’appelle !

 

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(Je rappelle que ces faits ont eu lieu en décembre 2009, j’ai déjà démissionné car j’avais trouvé un nouveau poste).

Suite à ce premier entretien qui m’a motivée pour en trouver d’autres, je réponds de ci de là à quelques annonces mais Noël arrivant, je commence à me la couler douce. Alors si tu ne vas pas aux opportunités, elles viennent à toi. Un soir, je reçois donc un mail incroyable d’un certain Gonzague : « bonjour, j’ai eu votre cv de la part du big boss de la boite où vous avez passe votre entretien. Le SIG cherche son community manager, ça vous intéresse ? » Alors pour ceux qui ne connaissent pas le SIG, c’est le service d’informations gouvernementales. Ouais, tu as bien lu, on me propose en somme d’être le community manager du gouvernement.

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Premier réflexe : ahahah ! Non mais c’est bon, le gouvernement ! Moi ! Imaginez un peu la masse de travail que ça représente avec toutes leurs déclarations à la con, leur méconnaissance totale du web et des réseaux sociaux. Et encore, ça va, Frédéric Lefebvre n’est que UMP, pas au gouvernement. Je sors du boulot et appelle ma mère qui s’extasie de la nouvelle (mais ma mère est de droite). Ah ? « Mais oui mais attends, c’est génial, tu vas être fonctionnaire, la planque! ». Ouiiii ? Même discours chez mon père et ma soeur. Bon après tout, qui ne tente rien n’a rien, je vais répondre, on verra bien. De toute façon n’oublions pas la raison première de cette recherche d’emploi : fuir (vite). Je décroche donc un entretien tout début janvier.

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Autant vous dire que j’y vais à la cool. Simon étant passé avant moi, j’ai déjà un aperçu des points positifs et négatifs. Le gros point négatif étant qu’il s’agit d’un CDD de 3 ans mais on a 40 jours de vacances et Gonzague a l’air assez ouvert aux propositions et aux évolutions. Bien, let’s go. Ca commence fort : j’arrive sur place, je dois donner ma carte d’identité pour rentrer, le vigile à l’entrée a l’air totalement largué, on n’arrive à joindre personne… Meeeerde, que se passe-t-il ? Une jeune demoiselle arrive et explique qu’elle
était en fait en entretien au SIG, d’où le manque de réponse au téléphone : ils étaient occupés. Je connais donc désormais trois postulants : Simon, une copine et cette demoiselle qui a l’air très sympa au demeurant. Bien, c’est mon tour, l’entretien se passe bien, je suis un peu étonnée d’apprendre que je fais partie des CM seniors (je n’ai que 3 ans d’expérience et je n’aime pas qu’on me colle le mot senior). Gonzague a l’air très motivé pour faire bouger un peu les choses, il a l’air convaincu par mon profil et m’explique que si le préavis pose problème, il pourrait faire bouger les choses. Là, j’imagine la scène, la gueule de mon boss recevant un coup de fil lui demandant de me libérer au plus vite… Oh rien que pour ça, j’ai envie de l’avoir ce job. Même si je comprends que le salaire risque un peu de bloquer mais « hé, y a 40 jours de congés! ». Mouais…

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Je rappelle ensuite quelques fois pour avoir des nouvelles, Simon fait de même (on se partage les coups de fil de relance). Un matin, je reçois un coup de fil de la responsable du SIG « faut qu’on se voie vite. Ce soir, 18h30 max! ». Heu oui mais je travaille, moi, madame. Etre au SIG à 18h30, ça implique que je parte à 17h30-17h45 dernier délai. Dans ma boîte où tu te prends une réflexion si tu oses partir avant 19h… Heureusement, j’ai pris le coup de fil au bureau (quelle audace), tout le monde a entendu cette histoire de rendez-vous, sans pour autant savoir avec qui, je décide donc d’annoncer que je pars tôt sans donner plus de détails. J’avais de toute façon trouvé une excuse au cas où « je dois aller chez le gynéco ». En général, ça met tout le monde mal à l’aise. Mais non, je peux m’échapper sans encombre. J’arrive, je salue Gonzague et je découvre sa patronne. Et là, je découvre la sensation de « ça va pas le faire ». J’en ferai un article, tiens. Je passe l’entretien, je sens que je l’énerve, elle me reprend parce que j’ai dit le mot « nana » à un moment (oui, ok, j’ai tendance à m’emballer parfois mais bon, nana, ça reste soft). A la fin de l’entretien, attention, flagellation : « vous n’êtes pas du tout faite pour la comm institutionnelle, vous n’en avez pas le vocabulaire (foutu « nana »), vous ne savez même pas ce qu’est le SIG, vous parlez de problèmes qui ne sont pas liés au gouvernement (pardon mais des ministres qui s’expriment sur la burqa, ça n’a vraiment rien à voir avec le gouvernement ?). Bref, elle m’éreinte et me dit qu’elle me rappellera dans 15 jours, peut-être, mais j’ai qu’à rappeler moi, sinon. C’est ça, oui… Je suis tellement masochiste…

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Bref, je sors de là sans aucun espoir pour la suite mais pas vraiment déçue. Autant j’avais bien accroché avec Gonzague, autant je pense que sa chef, ça ne serait pas passée. Or je voulais changer de poste pour me sortir d’une ambiance pesante… Donc sans regret. Finalement, ils n’ont pris aucun des candidats community managers envoyés (Simon n’a quant à lui jamais eu de nouvelles et la fille que je connais était passé directement avec les 2 et n’avait jamais eu de nouvelles non plus). A l’arrivée, je crois que le poste n’a pas été pourvu mais il me paraissait plus simple de prendre quelqu’un formé à la comm institutionnelle et lui apprendre le community management que l’inverse. Enfin, je terminerai en rappelant que le SIG est le service qui a lancé France.fr. Voilà. J’oserai dire en conclusion : ouf !

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J’ai pas tout compris à la vie

Par Lucas

Chère DRH,

Il parait qu’il t’arrive parfois de venir sur Facebook pour recruter.
Je ne sais pas comment tu fais vu que la majorité des gens ne donnent pas libre accès à leur profil à n’importe qui. Tu m’diras : « oui, mais certains donnent un libre accès à leur page pour les membres du réseau et pour peu que tu sois membre du réseau France eh bah, le 15 Septembre 2008, 2 616 763 personnes pouvaient venir te voir. C’est super Lucas, tu ne trouves pas ? « .

Oui, c’est super Raoulette. Mais quelle est la plus value comparée à Linked in ou Viadeo ?
En quoi peux-tu juger d’un potentiel technique sur un poste donné ?
Parce que le jeune homme a adhéré au groupe « Le Mimétisme est ma religion » tu peux faire le pari qu’il fera un bon potentiel à façonner ensuite aux méthodes de la boite ?
C’est légèrement intrusif et je sens frémir l’article 9 CC. Ouep, un brin seulement parce qu’après tout on a donné notre accord pour mettre l’info en ligne.
Toute la question ici est celle de la destination finale de cette info, l’usage qui en est fait par un voyeur et ça je doute fort que le magistrat s’y intéresse du moment que l’accord a été donné pour qu’elle soit publiée… Mais bon…

Donc ma chère DRH te voila sur les Vingtenaires après avoir fait un tour sur Facebook sur mon profil. Tu as vu le lien, te voila en train de lire ma diatribe et tu te dis : « voila un p’tit bouffon, je vais envoyer le lien à des collègues pour ne pas être la seule à rigoler ». Parfait, vas-y. Ya aucun problème. Si tu savais comme j’en ai ras le bol des compromissions, comme je suis lassé de rédiger des lettres ternes et diplomates, d’écrire exactement ce que tu veux y lire et rien d’autre. A grand renfort de phrases courtes et portant l’info qu’il faut, l’info qui tue. Mon expérience et mes compétences, mes envies et mes avis. Moi, Toi, Nous et mes salutations policées.

Parce que tu comprends faut pas déconner avec toi, ma chérie.
Il ne faut pas sortir de l’image idéale et surtout idéelle du jeune diplômé, du potentiel en devenir, efficace et façonné.
Il faut rentrer dans des petites cases et ne pas susciter d’inquiétude. Bah oui c’est la crise. Tiens va donc lire la solution que Pénélope Jolicoeur a trouvé pour lutter contre la crise…

Tu sais petite DRH…
Parfois, j’ai un rêve ; faire un truc parfaitement incongru.
Postuler pour un job dans lequel je n’aurais strictement aucune compétence mais en préparant l’entretien avec les réponses que tu attends. Bien sûr je serais démasqué au deuxième entretien dès que les discussions deviendraient plus techniques mais cela importe peu… Simplement pour te montrer à quel point ton processus manque de ressources et n’a rien d’humain.

Mais s’il n’y avait que ça…

Il y a aussi ce putain de marketing qui s’infiltre jusque dans les offres d’emploi. Comme si tu voulais que, dès le berceau, les futurs employés soient inféodés à la marque, pensent marque, raisonnent marque… Parfois tu en crées même de toute pièce pour te donner une légitimité. Mais t’as pas l’impression de nous prendre pour des cons ? Tiens tu veux un exemple ? OK c’est parti.

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Notre réseau de distribution poursuivant son développement national, Audi recherche le profil commercial qui saura satisfaire pleinement les attentes Premium de ses clients et se distinguer par sa passion de l’automobile et son professionnalisme.
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Vois-tu petite DRH, cette annonce est l’exemple même de l’hypocrisie érigée en règle et du qu’en dira t-on craint comme une imprécation. Le terme « prémium » est une monstrueuse supercherie, un mot utilisé il y a qq décennies pour qualifier des marques de voitures qui se caractérisaient par trois points:
– avoir plus de clients que de véhicules disponibles à la vente,
– veiller à ce que la qualité du produit reste à tout moment à un niveau d’excellence et enfin
– une gamme jamais élargie vers le bas.

Rien que sur le premier point Audi n’est pas une marque « premium » et la malhonnêteté intellectuelle de l’usage de ce mot est insupportable. On en fait un label, on crée une identité en espérant que ça va passer ds le langage courant et que les retombées seront bonnes.
Or cette malhonnêteté, tu la connais bien petite DRH parce que tes copines et toi c’est exactement ce que vous faites dans les annonces pour nous marteler des concepts débiles afin qu’ils rentrent en nous. Tous les moyens sont bons pour marteler la marque… Comme tes acolytes du marketing l’ont demandé, comme ils le font dans leur boulot qui consiste à porter aux nues l’image.
Mais tu me diras que ça te sert aussi à avoir une prévalence sur le candidat et lui rappeler qui a la légitimité et l’ascendant.
Question d’image.
Si tu es sage, je te raconterai un jour cette réalité odieuse qui consiste pour Renault à présenter ses produits comme des êtres humains (« Megane va vous enthousiasmer, Mégane a du caractère » et non « LA Mégane va vous enthousiasmer, LA Mégane a de la puissance… »).

Ceci dit, ma petite DRH, n’hésite pas à revenir porter un regard sur mon profil Facebook, à voir que je ne suis pas assez maléable et aller chercher ailleurs un autre bout de pate à modeler à ta convenance sans même jeter un oeil sur mes compétences techniques.

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Aide toi et le net t’aidera

 

Quand on est en recherche d’emploi, nous avons à notre disposition un outil drôlement pratique tout de même : le net. Seulement, Internet, c’est un peu la jungle, le joyeux fouillis, le tout et le n’importe quoi. Et les perles cachées, les sites super précieux qu’on trouve soudain et qui nous font réaliser tout le temps qu’on a perdu jusque là.

Pendant nos études, on apprend à faire notre métier mais personne n’a la bonne idée de nous faire des cours de recherche d’emploi. Evidemment, il ne faut pas dire qu’il est possible que tu ne trouves pas un emploi à la sortie de tes études, ça ferait désordre. Il n’empêche que moi, ça m’aurait bien aidé parce que le jour où il a été évident que je devais chercher un emploi (car il ne me trouverait pas tout seul), j’ai un peu paniqué.

Donc, le chômeur du XXIe siècle n’a plus à se battre pour arracher le journal des annonces au petit matin, courir d’agences ANPE en agences interim pour lire les annonces exposées… Non, le chômeur surfe de site d’emploi en site d’emploi. Evidemment, premier réflexe : ANPE. Même sur le net. Le site propose de mettre son CV en ligne, de classer les annonces en ligne dans son classeur… Sauf que les annonces ne sont pas mises sur le net immédiatement et certaines sont posées car l’entreprise y est obligée mais il n’y a pas de poste derrière. Par exemple, une annonce est posée le lundi, je postule le mardi. Le jeudi, j’appelle l’entreprise (que j’ai cherché pendant une bonne heure sur le net, l’employeur étant rarement indiqué) : le poste a déjà été pourvu. Deux jours pour réceptionner les CV, convoquer les candidats en entretien et faire son choix ? C’est pas un peu une blague ?

Se contenter de l’ANPE est plutôt une énorme erreur stratégique, surtout dans des branches comme la mienne où il n’y a que peu d’annonce. Autre piste à laquelle on pense assez spontanément : les agences interim. Youpi, maintenant, elles proposent des CDI mais j’en parlerai plus en détail plus tard. Mais là encore, c’est pas l’idéal pour ma branche.  Alors maintenant, je fais quoi ? Heureusement, si j’ose dire, je ne suis pas la seule chômeuse et les sites de type monster ou keljob ne lésinent pas sur la pub donc forcément, j’en entends
parler, je me rue dessus pour y poser mon CV. Google me donne plein de sites où déposer mon CV, j’y vais franchement. Mieux vaut 10 CV en ligne qu’aucun, on ne sait jamais.

Comme j’ai fait une formation « professionnalisante » (ahahah), j’ai eu besoin de faire des stages donc j’ai déjà eu l’occasion de faire connaissance avec des sites d’annonce journalistiques. En premier lieu categorynet et talents.fr, idéal pour le journalisme et la comm. Mais là encore, faudrait devancer les annonces (collectées partout sur le net pour categorynet). Tous les étudiants en journalisme ou presque connaissent ce site donc dès qu’une annonce tombe, les CV pleuvent. A la fin, j’avais le truc : pour répondre à une annonce, categorynet mettait le lien vers le site où avait paru l’annonce. J’allais donc dessus et clic, dans mes favoris. Categorynet mettant en général les annonces dans l’après-midi, le but était de faire le tour de leurs sites de référence avant eux pour repérer les annonces avant tout le monde. Quand on sait que les recruteurs ne prennent pas le temps de regarder tous les CV, c’est bien de répondre le plus tôt possible. Et, non, ça ne fait pas désespéré de répondre à peine l’annonce postée : quand on est en recherche d’emploi, on est à l’affût des opportunités.

Evidemment, on découvre que certains sites ne sont pas toujours très adaptés. Monster passait son temps à m’envoyer des annonces pour rédactrice juridique… heu… Ouais mais non. Mais il ne s’agit pas de rester « prisonnier » de ces sites, il faut faire preuve de volonté, se mettre sur tous les sites utiles, poster son CV partout (ne pas négliger les sites de réseautage, surtout pas). Certains
recruteurs font un tour sur les CV online avant de passer une annonce. D’ailleurs, la semaine prochaine, nous parlerons ensemble de l’utilité d’un site ou blog pro.

Edit en forme de NB : si t’en as marre de la chômagie et que tu as envie d’un peu de légèreté, aujourd’hui, j’écris aussi sur Futiles

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Improvisation

14h20, dans un studio de la banlieue parisienne, une jeune femme entre et fait un câlin à son chat qui miou mioute beaucoup. Des fois que je sois sourde. La jeune fille a des cernes violettes et le maquillage au milieu des joues et elle se rend compte qu’elle a rien de prêt pour son blog. Elle aurait pu faire un sketch mais là, elle est cuite. Une BD ? Déjà qu’en pleine forme, elle sait pas dessiner, imaginez la cata.



Alors, je me lance dans un article impro. Le problème, c’est qu’il y a pas mal de trucs que j’ai prévu de mettre dans ma liste de samedi et je vais pas tout déflorer maintenant. Mais je vais faire du teasing, juste pour que vous veniez samedi, mouahahahah. Par exemple, samedi, je vous parlerez des décérébrés de la plate-forme où je bosse. Genre y en a qui ont un QI inférieur à leur pointure de chaussure mais vraiment. Non mais vous verrez à quel point j’exagère pas. Et puis je vous parlerai d’expériences extrêmes que j’ai eues le week-end dernier (oui, j’exagère) parce que
je suis méga wild. Vous avez envie d’en savoir plus ? Ben je dirai tout samedi.

Puis je pourrais vous parler des articles que j’ai en avance aussi. Parce que j’en ai plein vu que mes collègues de blog sont prolixes en ce moment et moi inspirée et j’en ai encore plein d’avance. Sans parler de ceux entamés pas encore terminés. Ah puis c’est bientôt l’anniversaire du blog aussi, va falloir que je prépare un article sur le sujet, gloups !

Bon, là, je parle, je parle, mais je ne dis rien. Peut-être pourrais-je parler de la réflexion que j’ai eue tout à l’heure en rentrant chez moi, cheminant sous la bruine qui n’arrange pas les restes de mon maquillage. Ma vie est cyclique à un point que ça en est impressionnant. Prenons ma vie professionnelle par exemple. 2005 : stage cool de fin mars à mi juin puis stage foireux l’été. 2006 : taf cool trouvé fin mars et qui m’amène jusqu’à début mai puis stage pas forcément foireux mais je devrais être enfin payée la semaine prochaine (si, si ! Même que le monsieur, il a dit qu’on allait fêter mon nouveau job). Après, d’octobre à fin mars, désert, des opportunités non concrétisées et tout ça. Là, aujourd’hui, je sors du cycle, à priori, puisqu’étant en CDI, y a peu de chances que je me retrouve dans un plan taf foireux cet été et dans une période de chômage d’octobre à mars. Puis en amour/sexe, c’est pareil. Mais bon, j’aimerais un peu sortir du cycle aussi, histoire de me reposer. Bon, en fait, j’ai remarqué ça mais je sais pas quoi en faire, c’est juste que j’aime bien jouer ma mystique.

Mon Dieu que cet article ne veut rien dire, c’est fou ! Je m’éclate comme une perdue à balancer des infos sans les développer pour titiller votre curiosité, même si c’est prétentieux. Après tout, peut-être que vous vous en foutez de ma vie, peut-être que vous aimez juste les articles « magazines » de ce blog. Tiens, je vais lancer un sondage sur la question, pour voir. Le résultat sera amusant, je pense. C’est fou comme les blogueurs (dont moi, hein) ont cette manie de penser que leur vie intéresse tout le monde, qu’ils passent leur vie à dire « ahahah, si les lecteurs savaient ». Mais peut-être qu’ils s’en branlent. Ou que s’ils savaient, ça changerait rien. D’ailleurs s’ils savaient, ça changerait pas leur vie puisque nous ne sommes pas le centre de leur univers. Enfin, faudra que je développe ça dans un article, tiens.

Bon, là, je crois que j’arrive en bout de route, mes yeux se disent merde, je raconte ma nuit à future coloc et on disserte sur nos vies affectives, c’est rigolo. Elle va être d’enfer cette future coloc. Dans 15 jours, je récupère une vraie fiche de paie avec un vraie salaire dessus (la première, c’était un demi salaire) et là, ce sera la fête du slip !

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Chômage actif

Bon, alors voilà, un mois et demi que j’ai terminé mon stage (je ne désespère pas de récupérer ma tune) et depuis, que fais-je, te demandes-tu lecteur. Oui, j’aime penser que tu te poses des questions sur ma vie, que tu te fais du souci pour moi. Oui, je suis super prétentieuse. Donc je vais te raconter, tu vas voir, je m’ennuie pas.

 Bon, en ce moment, j’ai pas de boulot rémunéré mais énormément d’occupations de type professionnelles. Outre mon grand projet dont je parlerai plus tard, j’ai repris mes activités dans un webzine. J’avoue que d’écrire autre chose que des revues de presse, ça fait du bien quand même. Donc j’ai repris mes articles sur les infos internationales mais ce n’est pas tout. Je viens également de me lancer dans un nouveau projet : j’ai été contactée récemment par un lecteur du blog qui vient de créer un webzine et qui décide de me greffer au projet. En gros, nous allons réaliser un webzine envoyé par mails aux membres d’une association qui donne des cours d’italien sur Paris et nous allons parler de la vie italienne à Paris. Pour l’heure, nous sommes deux, on devrait se retrouver rapidement le double et nous continuons notre recrutement. Outre mon intérêt pour l’Italie, vivre la création d’un magazine est assez intéressant comme expérience. En plus, me voilà déjà chef de la rubrique culture ! Donc, pour le moment, nous en sommes aux prémices mais une fois lancé, ça va rouler tout seul. D’ailleurs, lecteur, si tu as des envies d’écrire dans un magazine qui traite de la vie italienne à Paris (mais vraiment, pas juste pour les 15 prochains jours), n’hésite pas à m’envoyer un mail à nina.bartoldi@hotmail.fr, je ferai suivre ta candidature au responsable du webzine. Parce que c’est lui qui gère les embauches et pas moi. Donc pas la peine de faire semblant d’être intéressé pour me rencontrer, tu risquerais d’être déçu !

Autre projet d’envergure : me voilà attachée de presse pour Mitchoum Productions. Ok, ça pète, mais je t’explique. Il y a une semaine, je reçois un mail d’un gars que je connais pas. En gros : « va sur mon site voir le synopsis en image du film Modo ». Sur le coup, je me dis : « ouais, encore un type qui envoie des mails aux premiers classés d’OB, laisse tomber ». Le lendemain, je reçois un nouveau mail du jeune homme. « Hé, Nina, je lis ton blog depuis quelques temps et j’aimerais que tu m’aides dans mon projet ». Ok, là, on m’interpelle directement, je me sens plus concernée. Donc je vais sur le site et là, j’avoue que ça me plaît beaucoup : l’idée de base est excellente et le synopsis en image (c’est pas une bande annonce, attention) m’emballe carrément. Ok, je décide de m’impliquer. Il faut dire que le projet est super motivant pour moi : je ne dois pas vendre un film mais un projet de film. En gros créer un magnifique buzz autour du projet, en faire parler dans la presse et sur les blogs tout en trouvant un réalisateur et un producteur. Autant vous dire que c’est pas une balade de santé mais bon sang, quel défi ! Pour la première fois de ma vie, je me retrouve seule à faire de la comm pour un projet auquel je crois. J’ai donc crée un blog qui racontera mon histoire d’attachée de presse pour Mitchoum prod, il suffit de cliquer . En fait, le plus dur dans ma mission, c’est de convaincre les gens d’aller voir le synopsis en image. Mais comme tu m’aimes, lecteur, et que tu es curieux, tu vas aller sur www.modo-lefilm.com et visualiser le film. Et si ça te plaît, surtout, n’hésite pas à nous soutenir. Honnêtement, si je me suis greffée au projet, c’est parce que j’y crois. Parce que j’y vois un investissement à long terme : cette histoire a tout pour faire un carton et si le film est tourné, sur le CV, ça va être une carte de visite incroyable. Je ne travaille pas bénévolement par charité, sinon, j’irais faire dans le caritatif. Non, si je le fais, c’est tout connement parce que je suis emballée par le projet et je suis très enthousiasmée par cette aventure. Même si je l’ai limite mauvaise d’avoir pas eu l’idée du film avant de découvrir Modo.

Enfin, j’ai des trucs à faire strictement pour ma pomme. D’abord Technopolis. Y a un ou des acharnés qui passent leur journée à taper « Nina Technopolis » sur google donc je rassure ces personnes, je relance ça bientôt. En fait, j’ai déjà créé le blog qui lui sera consacré, faut juste que je bosse sur le design car là, ça le fait pas. Donc tu pourras le relire et je te tiens au courant dès que c’est reparti. En fait, je suis super tentée de l’envoyer à des éditeurs mais je dois finir la réécriture et, là, c’est pas gagné avec tous mes projets. D’autant que je dois me faire mon site pro avec CV, pressbook et tout ça mais là, je te donnerai pas le lien ! Et puis, faut que je trouve du boulot rémunéré, quand même, surtout que ma conseillère financière (celle qui pleure tous les mois en voyant mon découvert) veut que je prenne une assurance-vie. Après tout, comme elle dit « 50 euros par mois de côté, c’est rien ! ». Oui, mais j’ai déjà 50 euros qui partent sur mon PEL, j’ai pas 100 euros à épargner par mois pour le moment.

Bref, tu vois, lecteur, je suis au chômage mais j’ai beaucoup à faire. Franchement, je ne suis plus angoissée comme avant. Sans doute parce que la vie m’offre suffisamment d’opportunités pour savoir que du boulot, je finirai pas en trouver et dans le journalisme, évidemment. Bref, tout va bien !

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