Bilan 2018 ? Yeurk…

C’est l’heure du bilan, un de mes articles préférés de l’année même si 2018 fut bien décevante par rapport à mes attentes. Alors maintenant que j’ai deux blogs, je “dois” tout découper en deux (enfin, sur ce genre de sujets, quoi) donc pour résumer, ici, vous allez lire un article “bilan 2018 de ma vie pro” et là-bas, ce sera plutôt “bilan 2018 de ma vie perso”. Et au moment où je commence cet article, qui est le premier des deux que j’écris, je sais pas encore ce que je vais écrire sur le volet perso. Par contre, sur le volet pro, préparez-vous, ça va être salé.

Quand tu craques au travail

Bilan 2018 de ma vie pro ? En un mot, je dirais : déception. Ou traquenard. Ou burnout. Je dirais plein de mots, en fait… Mmm… Bon, pour peu que vous ayez mes aventures ici ou sur Twitter, vous avez bien compris que 2018, j’ai eu de quoi pondre quelques bonnes feuilles de mon livre noir du travail, voyez… Je diviserais cette année pro en quatre temps :

  • L’espérance : cet été, à peu près, quand je prenais en main ma nouvelle mission qui me réservait une sublime surprise sur le coup : on m’annonçait que je ne ferais plus de social media mais du traffic management et du marketing automation. Alors à ce moment là de l’histoire, je savais pas ce que c’était, le marketing automation, mais j’étais ravie de l’opportunité. Bref, l’été se passe dans l’excitation de la nouveauté et une équipe soudée  et des gens adorables.Le marketing automation
  • La chute : la rentrée, surcharge de travail permanente, la fatigue, l’obligation de gérer des dossiers alors que j’y pine rien, un chef tortionnaire qui n’arrête pas de me rabaisser, de m’expliquer que je suis nulle de mille façons que ce soit (sa technique préférée “Machin pense que tu es nulle, c’est gênant”), me prenant même dans la tête que ce que j’avais fait était “débile”. Littéralement. Je rentre en pleurant ou en criant de rage, les calls avec lui me mettent dans une colère noire. Et puis, son faux pas : “ton doc est bourré de fautes”. A moi. Me dire à moi que j’écris en faisant plein de fautes. J’ai relu le fameux doc, les seules “fautes” repérées (4 dont une phrase coupée en 2 et un ; à la place d’un .) étaient toutes dans une slide que j’avais décrite comme “faites pas gaffe, ce sont des notes que j’ai tapées pendant que l’expert me parlait, je dois l’écrire correctement”, j’avais même surligné le texte en jaune. Là, la révélation : ce mec ne fera que m’aplatir tout le temps. Je rendrais un truc parfait qu’il me ferait chier sur la taille de la police ou la couleur d’un graphique ou je ne sais quoi. Et comme on dit, à l’impossible, nul n’est tenu.
  • La fuite… ou la guerre : donc puisque mes efforts ne paieront jamais, on remet le CV à jour et on repart. Sauf que des choses se trament, on me demande de faire partie du dossier monté contre mon chef. Je vais un peu tout vous raconter sur les prochaines semaines mais…

C'est la guerre au travail

En fait, 2018 n’a pas été si épouvantable si on prend deux éléments en compte :

  • L’arrêt pour burnout. J’ai enfin eu les couilles de le prendre. Cet arrêt, j’aurais dû le prendre y a neuf ans. J’ai pas mal de petits traumatismes liés au monde du travail et à mes différentes expériences qui me rendent vulnérables. Grâce à cet arrêt, j’ai totalement renversé les forces en présence, mon boss est passé de “tu ne fais que de la merde” à “tout ce que tu fais est merveilleux”. Je ne suis pas dupe non plus, hein, mais je commence à comprendre certaines choses.
  • Faire carrière, c’est de l’arnaque : j’ai été tellement vidée par toutes ces histoires que je me suis rêvée guichetière. Genre guichetière dans une banque, tu fais un 8h30-17h30 puis tu as tout ton cerveau en forme ensuite pour vivre ta vraie vie. Ma vraie vie… c’est intéressant, non, comme je parle de “vraie vie” pour ces quelques heures hors du travail ?

Bilan 2018 : ça s'équilibre un peu

En résumé : le bilan 2018 est moisi si on considère que je me suis faite ronger par mon burnout, ma culpabilité délirante dès que je place mal une virgule, mon syndrome de l’imposteur bien entretenu par mon chef qui me présentait comme à une experte d’un métier que je n’avais jamais exercé, y compris en interne… j’ai beaucoup trop mis ma vie personnelle entre parenthèse et je finis l’année épuisée. MAIS je termine la course sur une belle victoire puisque j’ai enfin eu le courage de me faire arrêter, de comprendre que je m’en foutais de faire carrière et de devenir “head of” ou ce genre d’intitulé ronflant et surtout… spoiler : mon chef se fait dégager et c’est (un tout petit peu) grâce à moi. Je ne doute pas que le dynasty du boulot n’est pas terminé mais au moins, le bilan 2018 n’est pas si négatif.

Fallon Carrington en mode working girl

Ah et sinon, j’ai tenté l’engagement politique, je suis dégoûtée par les petites magouilles et tout. Je me ramasse déjà ça au boulot, je ne veux pas en ramasser aussi dans ma vie perso. Mais j’en parlerai dans mon blog citoyen dont je vous parlerai plus longuement dans mon article résolution.

Les votes à la poubelle

Ceci n’est pas un message anti suffrage, j’ai pas trouvé mieux pour « tous les politiques à la poubelle »

Et la partie perso ? Je le rappelle : c’est sur dans mes petits carnets !

A vendredi pour les résolutions, mon article préféré chaque année !

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Et si je créais mon blog marketing ?

Enfin, marketing des réseaux sociaux, j’entends.

J’hésite. J’hésite et je me dis qu’en mettant des mots, je trouverai peut-être la réponse ou mes gentils lecteurs me donneront peut-être un conseil avisé.

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Il était une fois une petite Toulousaine qui débarqua sur Paris un lundi du mois de mars, un lundi de Pâques. Peu de temps plus tard, elle eut la folle idée de créer un blog pour raconter sa vie parisienne à ses petits camarades toulousains. Elle ne se rendait pas compte qu’en appuyant sur le bouton “créer”, sa vie allait en être bouleversée. Des rencontres, des belles histoires, une plume qui s’affûte au fur et à mesure, des opportunités. Des insultes assez violentes et même une plainte à la police mais chaque médaille a son revers. Un blog peut être une formidable vitrine… D’où mon interrogation depuis quelques mois : et si je créais mon blog marketing.

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Evidemment, le monde n’attend pas mon avis, on a suffisamment de blogs de consultants en marketing qui publient plus vite que leur ombre. L’idée est autre. En un, démontrer mes connaissances et compétences. J’ai 6 ans (incroyable quand on y pense) d’expérience dans mon métier, ça m’en fait des données à partager. En deux, ça me permettrait d’ordonner ma pensée, me forcer à rester bien au courant des dernières nouveautés. Double effet Kiss kool : je reste hyper affûtée sur mon secteur, mes client en profitent et dans un élan d’admiration pour cette incroyable connaissance toujours à jour, ma chef et mon PDG me filent une augmentation de 10%. Oui oh CA VA, j’ai le droit de rêver. Et en trois, je le mettrais sur mon CV à la place des vingtenaires. C’est pas que je n’assume pas ce que j’écris ici. D’abord parce que c’est bien écrit (j’aime me lancer des cascades de fleurs) et qu’ensuite, mes histoires de cul ont disparu d’ici depuis des lustres. Déjà que mes histoires d’amour n’y font qu’une discrète apparition… Mais je ne suis pas toujours sérieuse et je me sens parfois un peu limitée dans ma prise de parole. Même si, au fond, l’avantage de ne pas cacher son blog à ses managers permet de garder le contrôle et éviter un article rageur qui pourrait me revenir à la gueule. Enfin, là, de suite, j’ai rien de rageur à écrire mais ça pourrait arriver. Genre parce que j’ai pas eu mes 10% d’augmentation (bon, ok, je les ai pas demandés).

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Que du positif sur le papier. Mais. MAIIIIIIIIIIIIIIIS. De un, j’ai pas hyper le temps. Evidemment, je pourrais mettre cette écriture sur un temps de travail et une capitalisation sur l’avenir. Dans un monde parfait, j’arriverais au taf à 9h plutôt que 9h30, 30 minutes pour écrire un petit article marketing mais vous me connaissez, je me connais, le matin et moi, on n’est pas copains. Déjà, le 9h30, je dois parfois me faire violence pour le tenir alors plus tôt (sachant que dans le lever plus tôt, j’envisage aussi de a) aller à la salle de sport) et b) m’offrir un café sur la pelouse pas loin du boulot quand il fait beau. Je me fais rire toute seule là). Mais travailler un blog, ce n’est pas uniquement écrire. Il faut le faire connaître parce que bon, vendre à de potentiels futurs recruteurs un blog où je suis la seule à faire mumuse, sans personne pour le lire, ce n’est pas très sérieux. Or l’aspect VRP d’un blog prend du temps, faut aller commenter les gens, les mettre en lien, créer une page Facebook, un Twitter, suivre des gens… Déjà que je ne le fais plus du tout pour les vingtenaires (je me repose sur les bénéfices de l’époque où je le faisais), ça me paraît compliqué de le faire pour un autre blog.

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Et pourtant. La précision d’une pensée posée par écrit ne mérite-t-elle pas une vitrine ? Un lieu où je pourrais démontrer que je suis une strategist digne de ce nom ? Mais si tel est mon choix, je me dois de l’entretenir. Un blog sans lecteur est déjà discutable, un blog sans articles postés régulièrement, surtout sur un univers qui évolue vitesse grand V, c’est carrément pathétique.

J’hésite… Encore un peu…

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Petit éloge de l’échec

Parmi les sujets sur lesquels j’aime se pencher se trouve le thème de l’emploi, souvenir ému de l’époque où j’écrivais sur la chômagie, sans doute. Avouons que le sujet est passionnant et ô combien varié : trouver du travail, progresser sur l’échelle de la carrière, se créer des opportunités, travailler en bonne intelligence avec son manager quelles que soient ses qualités en la matière. Or ces derniers temps, je vois fleurir plusieurs articles sur l’échec professionnel. Tiens tiens.

SCENARIO ECHEC

Qu’est-ce qu’un échec professionnel ? Je ne crois pas en l’échec pur. Imaginons que je crée une petite entreprise et que, in fine, je me plante. Echec ? Financier, oui mais personnel, tout est relatif. La question est pour moi ailleurs. L’échec est-il dans l’essai non transformé ou l’absence d’essai tout court. Qui ne tente rien n’a rien et dans le contexte actuel, nul n’est garanti d’arriver à ses fins. Même avec de bonnes idées, un travail consciencieux et des comptes tenus méticuleusement. En amour comme au travail, le contexte est parfois vérolé. Ca n’enlève rien à votre valeur intrinsèque et à la qualité de vos idées et de votre travail. Bien sûr, nul n’est à l’abri d’une erreur, même les meilleurs entrepreneurs en commettent. D’ailleurs dans Management, il y a toujours cette question aux entrepreneurs qui ont réussi : “quelle a été votre erreur”. Sauf que parfois, par chance, l’erreur se corrige. Par malchance, ça plante.

plantage

Reconnaître ses erreurs est une démarche saine, on en commet tous et on apprend. Cependant un échec est-il réellement le fruit que d’une chaîne d’erreurs ou parfois simplement un coup de malchance ? Par ailleurs, je trouve le terme échec négatif. Oui, je me suis plantée MAIS j’ai appris des choses. C’est souvent ainsi qu’on progresse. Quand j’ai appris à marcher, je me suis gamellée plus souvent qu’à mon tour (je suppose, je ne m’en souviens pas). Quand j’ai appris à skier, j’ai passé d’abord plus de temps le cul par terre qu’à glisser sur la neige. Quand j’ai appris à écrire, mes lettres étaient maladroites, mal formées et mes mots truffés de fautes d’orthographe. Par exemple, quand j’étais en grande section, je ne savais pas faire les boucles. Un vrai traumatisme d’enfance surtout quand on devait écrire les prénoms d’autres enfants, plein de E et de L. J’y arrivais juste pas. Puis un jour, à force de m’entraîner, de me planter encore et encore, j’y suis arrivée. Je me souviens du prénom que j’ai réussi à écrire : Emmanuelle. Trois E, deux L. Aujourd’hui encore, je me plante. Lors de ma première plongée en mer, je me suis flinguée les oreilles. Aujourd’hui, ça passe sans problème. La dernière fois que j’ai dansé sur un bar, je me suis pétée la jambe. Depuis, je danse au sol. On apprend de nos erreurs. Mais tout ceci n’est pas un échec.

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Autre point intéressant : cette apparition soudaine de la notion d’échec dans les articles emploi où on nous parle généralement de succès, d’entrepreneurs qui ont la win, de la bonne façon d’être le meilleur du monde. Devrait-on y voir les signes qu’en ce moment, c’est pas la joie ? Qu’en cette période de crise et de licenciements économiques et autres plans sociaux, on essaie de nous donner un peu de baume au coeur. De “t’inquiète, on trébuche tous un jour” ? Le temps des self made (wo)men et des incroyables success stories est terminé ? Plus de Steve Jobs ou Mark Zuckerberg jusqu’à la fin de la crise ? Le mieux qu’on puisse réussir, c’est de sauver les meubles. Que de réjouissances…

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Ceci étant, cette histoire permet de trouver une utilité à cette foutue crise : nous reconnaissons désormais le droit aux travailleurs de ne plus être des machines 100% performantes. Soufflez les enfants, on a désormais le droit à l’erreur.

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Homme marié cherche maîtresse

L’infidélité, c’est un sujet très à la mode depuis la fameuse fois où l’un d’entre eux a cru avoir “droit de troussage”. Il y a cependant quelque chose que j’ai du mal à saisir dans la quête effrénée de relations extra conjugales. Dis donc, tu serais pas un peu en train de fuir, M. Homme Marié (ou assimilé) ?

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Je ne condamne pas l’infidélité, ça arrive. En fait, c’est surtout que ça ne me regarde pas. Cependant, j’ai toujours envisagé ça sous l’angle d’une pulsion, d’un désir partagé et incontrôlable. Une opportunité en somme. Mais quand l’Homme Marié traque sur les sites de rencontre, là, ça m’interpelle. Évidemment, il y a les couples libres, je ne parle pas d’eux même s’il serait intéressant de se pencher sur ce cas aussi. Couple libre, ça veut dire qu’on ne refuse pas les opportunités qui nous plaisent ou qu’on doit faire du chiffre, si j’ose dire ? Enfin, c’est pas tant le sujet même si attention : certains se disent en couple libre mais quelques indices vous feront comprendre que non (refus de donner le numéro de tel, des indisponibilités le soir, impossibilité de le voir le week-end…).


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Bref, dans nos errances Internet, nous croisons parfois l’Homme Marié. Au début, il veut juste discuter mais très vite, ses intentions deviennent autre. Bon, déjà si tu cherches à juste tirer ton coup sans que Madame soit au courant, tu peux m’oublier : je suis peu disponible surtout de 5 à 7 où je travaille. Et je n’ai pas envie de poser des RTT baise, je
préfère les utiliser pour les vacances. Certains arrivent à se libérer pour une soirée (soirée, pas nuit), profitons-en pour savoir le pourquoi de leur démarche. Réponse globalement universelle : au lit, avec Madame, c’est pas ça. Peut-être aurez-vous droit aux détails, reprenez  un whisky, ça aide à faire passer. Oui, très bien M. Marié mais pourquoi tu me dis ça à moi ? Je ne suis pas ton épouse et tu sais bien que même si ton histoire de misère sexuelle est vraie, je ne suis pas la personne à qui il faut en parler, vois ça avec la principale concernée. Je sais, c’est pas facile. Moi même à la fin de ma relation avec Guillaume 1er, j’envisageais de prendre un amant pour continuer notre relation tout en réglant le problème du sexe. Je n’en ai rien fait et nous nous sommes séparés, ce qui était une bonne décision. Hé oui nos non relations sexuelles n’étaient finalement que l’arbre qui cache la forêt.

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Certains argumentent sur leur appétit sexuel supérieur à celui de leur épouse. Ok donc question : est-ce que ça a toujours été le cas ? Si non, avant de cumuler les maîtresses, parle à ta femme, les baisses de libido ne sont jamais accidentelles. Si oui, tu l’as épousé pour quoi alors ? Si son relatif appétit sexuel a toujours été un problème, t’as été un peu con con de lui passer la bague au doigt. Oui, le sexe est un élément essentiel du couple, jouez pas les vierges effarouchées. 

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En fait, ce que j’ai du mal à comprendre par dessus tout, c’est le besoin de toujours se compliquer la vie. Je veux dire qu’avoir une maîtresse, c’est quand même cacher pas mal de choses, jongler avec son emploi du temps, culpabiliser un peu (beaucoup?), tout ça pour tirer son coup ? Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?  Le plaisir est-il essentiellement dans la peur de se faire prendre ? L’excitation de la nouveauté ? Je suis curieuse, j’ai envie de savoir. Même si ça me paraît souvent d’un égoïsme remarquable : de ta femme ou de ta maîtresse, à qui penses-tu vraiment ? A aucune des deux, seul ton plaisir compte. Tant pis si l’une d’entre elles doit en souffrir.

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Oublie que t’as aucune chance et fonce…

On sait jamais sur un malentendu tu peux toujours conclure.

Par Tatiana

Récemment j’ai expérimenté un truc tout nouveau : j’ai couché avec un mec avec qui de prime abord je ne serais jamais sortie. Il ne me plaît pas ni physiquement, ni mentalement. Aucun point communs ni atome crochus en tous genres. En fait même, il se trouve que quand ça s’est passé je voulais sortir avec un autre garçon. J’étais à une soirée chez le boulet, je me suis trouvée seule avec lui sans même avoir le temps de réagir. Je pense que l’alcool que j’avais bu m’a sûrement rendue moins sauvage et c’est sans doute pour cela que je ne l’ai pas repoussé quand il m’a embrassée. Une chose en entraînant une autre me voilà à dormir à côté de lui. Enfin, je dirais plutôt essayer de dormir. Ce con il ronfle et puis j’aime pas cet endroit ça m’angoisse. Du coup je prends mes affaires et je me casse en lui disant que je partais quand même, histoire de ne pas faire ma sauvage jusqu’au bout.

Une semaine plus tard me voilà à un repas entre amis chez ce mec. Et là c’est moi qui ai déconné car je décide, de mon plein gré, de rester. A ma décharge faut dire que niveau sexe c’est assez cool alors j’aurais tort de me priver. Seulement voilà, deux nuits avec lui et il se croit le droit de m’inviter à boire des verres et à des soirées avec des amis à lui. A m’appeler tous les jours ou m’envoyer des textos. J’ai donc essayé de lui faire comprendre que c’était pas la peine de m’inviter à des soirées, que je ne voulais pas de relation, ni de sortie… Mais rien à faire il persiste. Même après que je lui ai dit cela, il me repropose d’aller boire un verre. Je lui redis donc que je ne préfère pas et que moi je suis ok pour finir des soirées ensemble à l’occas’ mais rien de plus. Là je me dis que quand même c’est plutôt clair. Ben non, il insiste en me disant qu’il a compris mais que lui aime bien sortir de temps en temps et parler et qu’on se donner la possibilité de sortir sans se prendre la tête. En fait je crois qu’il pense que j’ai peur de m’engager. Mais moi je ne me prends pas la tête, je ne veux juste pas sortir avec lui.

Là, le pauvre il a signé son arrêt de mort. Je déteste qu’on me dise ce que je dois faire où qu’on me juge. Car clairement dans sa dernière réponse il me jugeait. En plus il insiste lourdement. On lui offre une opportunité d’avoir juste du sexe sans rien de plus et lui il en veut même pas. Le lourd… C’est dingue la nature humaine. Plus quelqu’un nous rejette et plus on en redemande. Je me posais des questions vis-à-vis de lui. Je me disais « merde est-ce que je devrais pas lui donner une chance même si à la base il me plaît pas. Si ça se passe bien sexuellement après tout. Je suis peut être trop fermée (on en revient à tes questionnements Nina). Mais là, c’est bon mes idées sont revenues en place. Hors de question que je me « force » à sortir avec lui si j’en ai pas envie à la base. Un rdv ça ne dois pas être une corvée.

Le pire c’est que je suis sûre que je vais avoir encore des nouvelles de lui. Il va pas se décourager comme ça. Mais il devrait savoir pourtant que quelqu’un de coulant y a pas pire pour faire fuir l’autre. Ce principe a été vérifier tellement de fois « fuis moi je te suis suis moi je te fuis ». Bon en l’occurrence là, même s’il me fuis je ne le suivrais pas.

En ce moment, comme je disais à Cynthia, ma vie c’est ça : j’ai un boulot et un mec, mais c’est ni le boulot que je veux ni le mec que je veux.

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Courrier des cœurs : réponse à Coach

Cette semaine, Coach nous a posé la question suivante : « Je suis avec ma copine depuis 4 ans et demi et voici mon dilemme.
Quand j’étais étudiant j’avais des rêves, des ambitions, notamment de m’expatrier, ou du moins de partir à l’étranger, tenter l’expérience, l’aventure..L’année dernière nous sommes partis en chine en vacances, c’était bien, génial, mais pour des vacances.
J’ai alors compris qu’elle ne pourrait ‘quasi » jamais accepter de partir avec moi vivre qq années la bas. depuis je ronge mon frein, j’ai enfoui ce désir, mais aujourd’hui c’est trop dur, mon envie de tenter l’aventure est trop forte… Que dois je faire ? Dois je oublier cette ambition ?
 
J’aime ma copine de tout mon coeur et de toute mon âme mais j’ai besoin aussi de m’épanouir. Le dilemme se corse d’autant plus que nous attendons un enfant bientôt. Que faire ? Comment lui dire ?
 
Merci d’avance
 »



La cellule love and sex s’est réunie pour répondre à cette question complexe et voici ce que l’on pense.

Enzo : Avec un enfant, ce sera encore plus dur. L’idéal serait de le faire maintenant. Si tu renies tes envies profondes, tu craqueras à un
moment donné, que ce soit pour la crise de la trentaine ou celle de la quarantaine ! Plutôt que de tabler directement quelques années, penses peut-être plutôt à quelques périodes de six mois renouvelables.

Lucas : Déjà si tu es avec elle depuis 4 ans et qu’elle est enceinte, faut-il encore parler de copine ? Ta compagne serait plus adéquat…
C’est toujours le même pb. Hable con ella ! Parle avec elle ! Evoque avec elle les bons cotés de l’expatriation, l’aventure, la découverte… Et surtout le gamin ne doit pas être un frein… Demande lui clairement ce qui la gêne et si elle n’a pas d’arguments donne lui quelques jours pour qu’elle réfléchisse, puis parlez en entre quat’z’yeux… Plus facile à dire qu’à faire.

Summer : C’est dur comme question! A ta place je me demanderais ce qui est le plus épanouissant pour moi: être là bas sans elle et
accessoirement sans mon gosse si elle ne veut vraiment pas partir ou rester ici et ne jamais tenter l’aventure. Ensuite oui, comme le dit Lucas une discussion s’impose, c’est aussi une décision à prendre à 2.

Jane : Sans enfant en jeu, j’aurais clairement dit « Fonce et tente l’aventure, histoire de ne pas avoir de regrets dans quelques années ». Parce que malheureusement, il se peut que lors d’une dispute, le sujet soit remis sur le tapis, et généralement, ça tape là où ça fait mal.
Mais avec un enfant en construction… Ce n’est plus uniquement vous deux, mais vous trois maintenant, et décider de partir en prenant le risque qu’elle ne suive pas (si elle n’était déjà pas motivée avant, je doute qu’enceinte elle le soit plus) n’affecte pas seulement vous deux…
Une solution miracle? Il n’y en a pas, à part éventuellement mettre vraiment le sujet à plat, et tenter de lui vendre ton projet. Après tout, mondialisation oblige, c’est toujours bien pour un enfant de découvrir plusieurs cultures (si tu as besoin d’aide et de conseils en chantage affectif, mes tarifs sont très intéressants et les résultats quasi garantis!)

Tatiana : Je ne peux qu’adhérer aux réponses précédentes. Que me reste-t-il à dire ? Je rajouterais que ça te fera du bien d’en parler avec elle car sinon effectivement ta frustration risque de ressortir de la mauvaise manière à un moment ou à un autre. Aussi, apparemment vous vous aimez beaucoup donc je me dis qu’il y a des chances qu’elle comprenne ton envie d’expatriation. Peut-être pourrez-vous trouver un compromis : choisir le pays ensemble et réduire la durée.

Nina : Bon, je pars du principe que quand tu dis « un bébé bientôt », ça veut dire qu’il est déjà en route. Je me demande si tu as
l’opportunité de partir ou si tu veux juste partir à l’aventure parce que la deuxième possibilité me paraît un peu difficile avec un bébé. Je sais que certaines familles partent à l’aventure mais pas avec un tout petit bébé, il faut attendre qu’il grandisse un peu. Pour ma part, j’aurais tendance à dire que l’arrivée d’un enfant va être un grand bouleversement dans votre vie et je crois qu’une expatriation maintenant va être très difficile. Maintenant, je pense que tu ne dois pas renoncer à ton projet pour toujours car cette frustration risque de ressortir un jour et ça ne ressort jamais au bon moment. Mon conseil serait d’attendre que l’enfant ait deux ou trois ans, histoire d’arriver là bas en début de sa scolarité. En attendant, ça laisse du temps pour préparer le terrain. Je pense que si le départ est bien préparé, il sera moins effrayant pour tout le monde.

Et voilà ! Si toi aussi, derrière ton petit écran (ou plus grand, j’ai pas les stats sur votre matériel), tu as besoin de nos lumières, de nos avis, si tu es pris d’une envie irrépressible de voir ton nom écrit en grosses lettres bleues sur ce blog, n’hésite plus, pose ta question en comm, par mail (nina.bartoldi(a)gmail.com) ou même passe par mon facebook, mon twitter, envoie-moi des signaux de fumée… Et nous te répondrons.

PS : La question de cette semaine étant délicate, si tu as choisi la voie de l’expatriation, je pense que Coach sera ravi d’avoir ton avis.

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Halte à la braderie !

Depuis que je travaille sur des forums, je lis toujours la même histoire qui me fait globalement hurler. Celle d’une jeune fille tout à fait normale (ça marche
aussi avec un mec, tu peux t’identifier à mon héroïne, lecteur mâle) qui raconte ses difficultés de couple avec la sentinelle question : « et maintenant, que vais-je
faire ? ». Et quand tu lis certaines histoires, la fille, t’as juste envie de la prendre par la peau du cul et la sortir de là.

L’amour, c’est compliqué. Comme Summer l’a dit, il ne s’agit pas de jeter l’éponge à la première crise. Mais y a des limites à tout. Qu’on doive faire des concessions, c’est normal mais sacrifier son amour propre pour un connard égocentrique ou un fou furieux narcissique et méprisant, là, je dis non. Certaines femmes essuient des insultes, coups et autres humiliations et viennent le regard hagard « heu, vous pensez que je dois lui donner une autre chance ? ». Des fois, j’ai l’impression qu’il n’y a de la chance que pour la racaille. Pas au sens « habitant de banlieue », dans le sens étymologique du terme, je parle. Il y a par exemple l’histoire de la fille qui invite une de ses amies à dîner et à la fin du repas, son mec, torché, roule des pelles à l’invitée, sous l’œil de sa « bien aimée ». Très entre guillemets. Ou celle plaquée par son mari qui revient quelques mois plus tard, la gueule enfarinée. Il ré emménage et depuis, la traite plus bas que terre.

Des histoires comme ça, j’ai de quoi en faire une encyclopédie. Oh, j’entends déjà les « non mais l’amour rend aveugle, tu sais » et compagnie mais arrive un moment où je me demande si on n’est pas carrément dans le syndrome de Stockholm. Ces femmes souffrent, elles viennent se confier à des inconnus pour être aidées mais le pire, c’est que dès que tu leur fais remarquer qu’elles doivent se tirer, une fois sur deux, elles réagissent mal à base de « mais tu peux pas comprendre, je l’aime ! ». Si, je peux comprendre mais faudrait pas oublier un truc : aimer l’autre ne veut pas dire qu’on ne s’aime plus soi. Renoncer à ce point à son ego, à son amour propre, je ne comprends pas, in fine. Vaut-il mieux être mal accompagnée que seule ? La société stigmatise-t-elle tellement le célibat qu’on préfère se caser avec le premier connard venu plutôt que d’attendre une belle opportunité ?

Pour moi, un couple, c’est un système de concession équilibré. Concessions, pas sacrifices. Comment voulez-vous que ça marche si l’un fait tous les efforts et
l’autre pas du tout. Arrive forcément un moment où ça va rompre. Je n’ai pas la naïveté de croire qu’il suffit de s’aimer pour que tout marche : avec Guillaume 1er, on avait une bonne relation, une très bonne entente mais fallait parfois se recentrer l’un et l’autre pour notre épanouissement commun. Par exemple, il passait un peu moins de temps dans ses jeux de rôle pour le passer avec moi. Mais je respectais aussi sa passion et ne l’empêchait pas de jouer. Pas de sacrifice.

Au fond, tout ça me fait penser à un énorme manque de confiance en soi : youpi, j’ai un petit ami, je vais pas le faire fuir. Non parce que c’est pas comme si
ça m’arrivait tous les jours. Alors il est pas parfait mais qui l’est hein ? Hihihi ahaha…ahem. Mais non. Non, non, non ! Personne ne mérite d’être traité comme le dernier des paillassons miteux. N’importe qui peut trouver une moitié qui la traite à sa juste valeur, pour peu qu’on s’en donne la peine. Et déjà, avoir conscience qu’on n’est pas une bouse, c’est un pas en avant. Franchement, se faire marcher sur les pieds, ce n’est pas de l’amour. Et même, quelqu’un qui se laisse faire sans jamais rien dire, ça finit par lasser le bourreau qui ira voir ailleurs à la première occasion. Mais oui, c’est logique : qui, ici, peut dire qu’il a envie de passer sa vie avec une personne sans le moindre caractère qui dit toujours oui à tout ? Pas moi en
tout cas. Mais pas avec quelqu’un qui dit non tout le temps non plus !

Allez, on se regarde dans la glace : on n’est pas si mal, n’est-ce pas ? Sans parler de nos qualités de cœur et de caractère. Alors maintenant, on arrête de se brader. On mérite tous une moitié qui nous traite à notre juste valeur. Comme dirait Claudia (ou Pénélope ou Jennifer ou qui tu veux) : « Parce que je le vaux bien ».

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Pour ou contre

Par Tatiana

(Petite parenthèse pour vous préciser que cet article je l’ai écrit jeudi, mais qu’en fait il y a eu une surproduction chez les vingtenaires et donc au lieu d’être publier vendredi il est publié aujourd’hui)
Jeudi dernier, je me suis faite accoster par un mec dans le métro. Le mec, me demande l’heure (grand classique !), alors je lui donne (normal), et (oh miracle !), contre toute attente, il n’essaie pas d’entamer la conversation. Je me suis dit que c’était bon, il ne me voulait rien finalement. Manque de bol, je sors de la rame et là j’entend quelqu’un qui m’appelle : « mademoiselle ! ». Le mec il est sorti du métro et m’a couru après, j’hallucine ! Il me demande si je peux parler deux minutes avec lui, ce à quoi je réponds que je n’ai pas le temps. Il n’insiste pas et s’en retourne dans le métro. C’est dingue ça, le gars il se barre de son métro pour me suivre. Bonjour la perte de temps. Non mais il s’attendait à quoi, je vais pas lui sauter dans les bras en disant « Oui bien sûr, si tu savais je n’attendais que ça que tu me le demandes ». Je veux dire, si je n’ai pas été aimable avant quand il m’a demandé l’heure, je ne vais pas l’être après. Et le pire dans tout ça, c’est que c’est toujours ceux qui ne vous plaisent pas qui vous accostent de cette manière. Moi un mec qui me plait, honnêtement je lui dis oui s’il m’accoste dans la rue. Mais en général ce n’est jamais le cas.
D’un autre côté, je me dis que si les mecs ils continuent c’est que ça doit marcher. Et là, je me demande direct « mais qui peut accepter qu’un vieux relou te paie un café et te saoule, en te disant que t’es trop belle, alors qu’en fait il s’en fout, lui, il veut juste te voir à l’horizontale ».
Mais bon là n’est pas le sujet de notre article, c’était juste une petite parenthèse. Aujourd’hui j’ai besoin de votre avis : oui ou non stage dans mon ancienne boîte. J’explique : mercredi j’ai reçu un mail de la boss du studio graphique de la boîte, qui me demande si je suis toujours intéressée pour faire mon contrat d’alternance chez eux. En fait, je lui en avais parlé la dernière fois que je suis passée là-bas (ben oui je la connais bien car on travaillait à côté), et j’avais envoyé un mail début août, mais madame était en vacances. Elle est revenue lundi 21, et donc mercredi petit mail, sans que j’ai besoin de la relancer alors qu’elle zappe tout cette nana. C’est plutôt bon signe qu’elle lise mon mail, pense à le mettre de côté pour me répondre, et me répond en me demandant si ça m’intéresse toujours. Bien sûr je réponds tout de suite, en disant que je suis toujours intéressée et qu’on peut se voir pour en parler. Dans la foulée je me renseigne pour savoir si c’est juste pour le fun ou s’il y a vraiment une chance que je sois prise. Ma copine de bureau me répond « Vas y fonce relance-la à fond !! ». C’est re plutôt bon signe, mais pas la peine de la relancer car elle me répond de suite et me demande si je peux lui envoyer un cv. Je m’exécute aussi sec et attends sa réponde avec impatience. Le vendredi je lui envoie un mail histoire de savoir si elle a reçu mon mail et donc histoire qu’elle me réponde où elle en est dans sa décision. Ce à quoi elle me répond qu’elle ne sait pas trop car je suis encore débutante et ils sont surchargés en travail pour la rentrée. Merdouille ! Il faut que je lui réponde un truc qui montre que je suis super motivée, afin de mettre toutes les chances de mon côté. J’ai donc répondu que si elle voulait je pouvais apprendre chez moi afin d’être un peu plus opérationnelle, que j’étais super motivée et qu’en plus je connais bien la boîte. J’attends sa réponse maintenant, non sans stress. En attendant je pense à ce qui ferait que ça marche ou que ça ne marche pas :
– Ca marche parce que : elle me connaît et m’aime bien, et c’est le genre de personne qui adore rendre service aux gens qu’elle connaît. De plus, tout l’étage me connaît et m’apprécie (c’est réciproque d’ailleurs) et je pense qu’ils seraient plus contents de bosser avec moi que quelqu’un d’autre.
– Ca marche pas parce que : ils n’ont pas assez de budget pour me prendre (car oui ça coûte cher un contrat de professionnalisation). Ou alors je n’ai pas assez de qualifications, car dans ce secteur il en faut des qualifications pour faire un stage. C’est hallucinant.
Mais je pense aussi aux points positifs et négatifs de ce stage :
– En positif, je dirais que la boîte ou j’irais est très connue dans son secteur. Tous les gens de ma future classe me détesteraient de savoir que j’y suis. Donc, super bon point sur mon CV d’avoir un stage d’un an là-bas. En plus je connais les gens avec qui je vais bosser vu que je les ai déjà côtoyés pendant 6 mois, et je sais que normalement cela devrait bien se passer. Et puis si ça ce trouve je vais même peut être me faire embaucher là-bas, avec (beaucoup) de chance. Un point rajout positif c’est que j’en connais un qui va être vert, et ça ça va bien me faire plaisir.
– En négatif, ben le gros point Ex quand même, parce que lui je ne sais pas quel effet ça me fera de le revoir. En même temps je ne vais pas gâcher une opportunité pour sa gueule. Après c’est pareil, les gens avec qui je vais travailler, je les ai côtoyés en tant que collègues de travail mais pas collègues avec qui on travaille. Si ça se trouve ça va mal se passer. En plus, ça aurait pu être bien d’aller dans une autre boîte plutôt que de retourner au même endroit.
Là, j’arrête pas de me demander si ça va marcher ou pas, j’attends sa réponse. J’ai super peur qu’elle me dise que je ne suis pas assez experte dans les logiciels graphiques. Croisez les doigts pour moi !!!!

 

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A vot’’ bon cœoeur

(En attendant la suite de Technopolis qui arrivera sans doute ce soir, voici un petit  délire entre ma  soeur et moi pour me trouver du boulot)

Ceci est la chaîne de la journaliste, tu dois la renvoyer à 17 personnes dans la journée, sinon la journaliste te jettera un sort sur toi et sur tes descendants sur 17 générations.
Des choses terribles vous arriveront alors que si vous renvoyez la chaîne, vous aurez droit aux remerciements de la journaliste.
 

Cette chaîne n’est pas contraignante, vous n’avez pas d’argent à verser ou de questionnaires de trois kilomètres de long à remplir, il faut juste faire suivre car c’est important. Vous pouvez aider la carrière de la journaliste et faire le bonheur d’une personne, ce n’est pas tous les jours qu’on vous offre cette belle opportunité.
 

La journaliste a 26 ans. Après de brillantes études en histoire, science politique et journalisme, la journaliste se retrouve diplômée d’un master professionnel de journalisme en octobre. A l’époque, la journaliste était pleine de vie, souriante et confiante en l’avenir. Avec de tels bagages, elle ne pouvait que réussir. Mais voilà, la success story se brise : au lieu de pousser les portes d’une grande rédaction, elle pousse les porte de l’ANPE. De jour en jour, la journaliste s’étiole comme une plante oubliée sur le radiateur en hiver.

 

Tu peux sauver la journaliste, tu dois sauver la journaliste. Pourquoi ? Parce que la journaliste a fait quatre ans d’histoire et est particulièrement douée en histoire contemporaine. Parce que la journaliste a fait un an de science politique et maîtrise sur le bout des doigts les théories des relations internationales, ce qui lui permet de comprendre le monde qui l’entoure. Parce que la journaliste a appris son métier dans un IEP et qu’elle maîtrise parfaitement la langue française. Because the journalist speaks english so well. Parce que la journaliste est parfaitement à l’aise sur papier ou sur le net, qu’elle tisse des liens particuliers avec les gens qu’elle interviewe. Comme la journaliste est jeune et souriante, les interviewés sont à l’aise avec elle et poussent la confidence loin. Parce que des journalistes comme elle, il n’y en a pas tant que ça.

 

Envoie donc ce mail avec le CV joint à 17 personnes (ou plus) pour aider la journaliste à trouver du travail. Ca ne te prendra pas de temps et pense que grâce à toi, une super
fille va pouvoir enfin faire le métier pour lequel elle est faite. Alors surtout ne brise pas la chaîne sinon la journaliste finira téléactrice et te harcèlera au téléphone jour et nuit pour te vendre un sanibroyeur.

 

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Patte de lapin et fer à cheval

Il y a des moments où, dans la vie, les embrouilles s’accumulent sans qu’on comprenne bien ce qu’on a fait pour mériter ça. Personnellement, ça doit faire six mois que les petits tracas de la vie quotidienne s’accumulent. Certes, il n’y a pas mort d’homme mais parfois, on aimerait vraiment pouvoir s’en prendre à quelqu’un tellement ça fatigue.

Je vous avais déjà raconté mes loses. J’avoue que, jusque là, j’étais du genre chanceuse dans la vie : toujours au bon endroit au bon moment. C’est pour ça que je ne pensais pas connaître le chômage un jour : j’aurai forcément la bonne opportunité à la sortie de mon stage. Tout faux. Depuis, je suis devenue la postuleuse folle, je réponds à toutes les annonces qui correspondent à peu près à mon profil, je parle de mon chômage à tout le monde, au cas où la personne connaîtrait quelqu’un qui travaille dans la presse. Mais ma chance m’a abandonnée, on dirait.

Retour chez mes parents pour les vacances, youpi, un peu d’air pur et de vie en communauté. A peine rentrée, je peux mesurer la malchance familiale… Oui parce que la lose, c’est héréditaire, ça me vient de mes parents. Donc pour l’anniversaire de mon père, ma mère décide de lui offrir un GPS. Ma tante va donc en acheter un à Toulouse et nous le ramène. Mon père a hâte de l’essayer, il monte à l’ordinateur familial, il met le CD d’installation et…rien. Je fouille dans l’ordi, je clique sur le fichier « install », il veut pas partir, sous prétexte que ce n’est pas une application valide. Application valide toi même ! On tente l’installation manuelle, toujours rien. Bon, très bien, on va aller faire un tour à Toulouse pour leur signaler le problème. Donc c’est parti, trois quarts d’heure aller, trois quarts d’heure retour, tout va bien… Arrivée au magasin, je vais au SAV qui m’envoie gentiment bouler : je suis priée de me rendre au rayon correspondant. De toute façon, je suis une bonne femme, ils me prennent de haut genre : « t’es trop conne, tu peux pas comprendre un objet aussi évolué. » Un poil agacée, j’y vais et je tombe sur un gentil vendeur et je lui explique mon problème, il teste le CD et… ouf, ça lui fait pareil ! Il me propose donc de me filer le CD d’installation du modèle d’exposition mais, heureusement, avant de me le filer, il le teste : même souci. TOUT VA BIEN ! Il regarde la notice : « Ah mais regardez, y a un numéro au cas où le logiciel marcherait pas, ça doit arriver souvent… Il faut les appeler et ils vous enverront un nouveau CD.
– Ok… Et on a combien de temps pour changer le GPS ? »
C’est pas que je pressentais que ça allait arriver mais bon… Je rentre dans ma ville, de mauvaise humeur, j’arrive chez moi et je vois le chat du voisin jouer dans le jardin… Mais que sont ces étranges cristaux que j’aperçois ? Je sors, curieuse et là, c’est le drame : ces charmants cristaux sont de l’eau séchée : une canalisation a pété et pulvérise de l’eau partout ! Au secours !

Bon, on a coupé l’eau et une semaine plus tard, je retournais sur Toulouse changer le GPS puisque j’ai jamais pu joindre le constructeur du GPS… Quand j’appelais, une gentille dame m’explique que tous les correspondants sont en ligne mais on va me prendre, pas de panique. Au bout de 10 minutes à attendre le même refrain, je raccroche. Je réessaie, un quart d’heure à entendre toujours la même dame… Excédée, je décide donc de ramener le tout et je me suis jurée de ne jamais acheter de matériel informatique de cette marque là. Donc je me tape un nouvel aller-retour sur Toulouse, je me fais rembourser. Sauf que je m’étais garée dans un parking que je connaissais pas et que la porte que j’avais empruntée pour sortir ne permettait pas de rentrer dans le parking… J’erre, donc, et je finis par demander à un vigile :
« Bonjour, on fait comment pour entrer dans le parking ?
– Ah bé c’est pas compliqué, vous prenez l’ascenseur, là, et vous ouvrez la porte avec le ticket de parking.
– Mais j’ai pas de ticket, j’ai payé avec ma carte bleue… ».
Donc le vigile a gentiment demandé un ticket au pc sécurité pour me permettre de récupérer enfin ma voiture. Donc je suis rentrée chez moi de mauvais poil…

2006 commence, ça ira forcément mieux… Grossière erreur. Lundi 2 janvier, mon père m’amène à la gare : je retourne sur Paris où je retrouverai Guillaume, youpi ! J’avais réservé mon billet sur le net une semaine avant, j’avais pris une place en 1ère vu que c’était le même prix qu’en seconde. Je retire mon billet et là, je m’énerve : je n’ai pas de place attitrée, « place assise dans la mesure des disponibilités ». Je commence à râler mais mon père me rassure : en première, y a toujours de la place. Je monte dans le train, je range mon sac comme je peux en me faisant un merveilleux bleu sur le bras gauche et je vais m’asseoir : c’est vrai, y a plein de place ! Mais à Bordeaux, c’est la ruée et je me retrouve… debout ! Folle de rage, j’appelle mon père pour me plaindre : « tu vois, je te l’avais dit ! ». Et là, le contrôleur passe et il se prend tout dans la gueule : « Non mais c’est scandaleux, j’ai payé 80 euros et je me retrouve debout !
Ah oui, ça arrive…
Mais quand j’ai réservé sur Internet, il était marqué « place assise garantie » et là, je n’en ai pas ! »
Bref, je fais une scène pas possible, une nana (assise) se fout limite de ma gueule, qu’elle m’énerve pas trop, celle-là aussi. Le contrôleur fait le tour et confirme qu’il n’y a plus de places assises (comme si j’avais pas pu le constater par moi-même, je le savais, déjà !) donc il m’explique comment faire les démarches pour me faire rembourser. Ainsi, me voici donc assise sur les marches à côté de la porte (oui, tous les strapontins étaient pris, aussi). Et bien figurez-vous que les portes d’un TGV sont mal isolées… Donc j’arrive sur Paris d’humeur massacrante, je me vrille le doigt avec ma valise à roulette qui a tendance à se retourner, je suis de mauvais poil, je vais mordre quelqu’un ! Heureusement, je retrouve Guillaume à la gare, ça va mieux mais les galères ne sont pas terminées. On arrive à ma maison, je prends mon courrier : j’ai reçu un colis le lendemain de mon départ de Paris, soit quinze jours auparavant… Or la poste ne garde les colis que 15 jours ! Je suis à nouveau furieuse : j’avais demandé à l’expéditeur de me prévenir s’il m’envoyait ce colis ! Mais ça, encore, c’est rien !

Guillaume entre dans la salle de bain et en ressort aussi sec : quelle odeur là-dedans ! On se croirait dans une grotte : affreusement humide et ça pue la moisissure. Effectivement, par terre, il y a une grosse flaque… Non, je n’avais pas oublié de couper un robinet, ça s’appelle une fuite. Là, tout ça cumulé, j’ai eu envie de pleurer… Le lendemain, je vais à la Poste : mon colis est reparti. Et pour finir dans la lose, France Telecom m’a coupé mon ADSL samedi, donc je n’ai plus le net… De plus, mes parents sont venus sur Paris, ce week-end, ce qui a donné : ma sœur et moi malades dans la nuit de vendredi à samedi, mon père malade samedi en fin de journée et ma mère malade dans la nuit de samedi à dimanche. Mais quelle famille !

Pourtant, peut-être que tout va s’arranger : jeudi, on m’a remplacé ma chaudière et le plombier a remplacé mon réservoir de WC qui fuyait… Maintenant, faut que j’envoie la facture à mon proprio qui me doit 800 euros, maintenant, youpi… Mais à présent, je peux prendre une super douche chaude (avec de la pression ! C’est nouveau, ça, pour moi, dans cet appart) et ma salle de bain ne sent plus mauvais, il n’y fait plus si froid. De plus, j’ai un déjeuner lundi avec de possibles futurs employeurs donc à suivre… Ma lose serait-elle en train de partir ? Les six derniers mois m’ont appris à ne pas crier victoire trop vite…
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