Comment vivais-je sans lui ?

Parce qu’en ce moment, l’actualité m’énerve prodigieusement et que j’ai beaucoup à en dire, parce que j’ai encore plein de trucs à raconter sur le Canada et parce que j’arrive pas trop à écrire sur ma série sur les plans culs, je vous propose aujourd’hui un article niais sur l’Amour à base de “mais comment vivais-je sans lui, avant ?”. Apologie du couple heureux

Couple heureux

Oueeeeee !

Intérieur nuit, quelque part entre 23h et minuit, deux corps lovés l’un contre l’autre, peau contre peau, un sourire se dessinant sur mes lèvres. Mon esprit flotte et quitte peu à peu sa pleine conscience pour glisser doucement dans le sommeil. Les nuits où je m’endors avec lui, j’ai rarement de pensées parasites de type “je suis en retard sur mon dossier, comment faire ?” “Ca va être serré niveau tunes ce mois-ci”, “comment il/elle m’a énervée aujourd’hui, j’aurais dû lui dire ça pour lui clouer le bec”. Rien de tout ça. Je cède doucement au sommeil, certaine d’avoir mon content de repos, sans cauchemars.

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Mais comment vivais-je sans lui, avant ? Je sais pas vous mais c’est souvent une question qui vient gentiment me titiller quand je suis heureuse en couple avec quelqu’un… Il y avait un avant, il y a un pendant. Et autant vous dire qu’avec Victor, ces derniers temps, le pendant se démarque remarquablement de l’avant, notamment sur cette histoire de sommeil : célibataire (ou quand je dormais sans lui), je me couchais rarement (jamais) avant 2h du matin et autant vous dire que je ne connaissais pas de réveil riant. Ces derniers temps, on fait un 23h/0h – 7h du mat sans ciller. Même le week-end, on commence peu à peu à émerger avant une heure à deux chiffres. Mais ne remplace-t-on pas finalement des habitudes par d’autres qui nous rend l’autre indispensable ? Si je prends mes dernières grosses ruptures, il y a toujours une peur primale dans la séparation : comment vais-je vivre sans l’autre ? Même si on ne s’aime plus, même s’il faut parfois arrêter les frais, on renonce aussi à son petit confort de vie, ces petites habitudes rassurantes. Quand je romps avec quelqu’un avec qui je suis restée quelques temps, il me vient toujours cette même exigence : “on reste amis, hein ?”. Parce que la vie sans lui me paraît inconcevable.

Bon, c'est sûr que quand ton ex, c'est le frère de ta meilleure amie, t'as pas trop le choix de rester en contact

Bon, c’est sûr que quand ton ex, c’est le frère de ta meilleure amie, t’as pas trop le choix de rester en contact

Et pourtant… Si je compte mes ex dans mon entourage immédiat, on arrive à peu près à… zéro. Quelques textos de bonne année/ joyeux anniversaire échangés avec Guillaume 1er et c’est tout. Et je le vis très bien. Parce que oui, dans une relation amoureuse, l’autre devient à un moment un rouage important, essentiel, de notre vie. Comme notre meilleurs amis, notre famille. On s’ébahit d’avoir pu vivre sans lui ou elle avant mais finalement, ce qu’on n’a pas ne peut pas nous manquer. Et puis n’oublions pas : en amour, l’ocytocine nous saupoudre tout d’une jolie couche de paillettes.

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Mais en attendant, en m’endormant hier soir, j’étais juste bien. Alors j’ai envie de dire : merci ocytocine et merci ma vie avec lui. Des fois, le bonheur, ça fait du bien.

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L’amour, c’est l’orgueil

En ce moment, j’ai envie de vous parler d’amour, de vous dire des choses tendres… Ou pas vraiment d’ailleurs. Parce que plus j’y pense, plus je me dis que c’est une chose bien étrange, une construction mentale plus qu’autre chose. Quelque chose qui a à voir avec l’orgueil. Laissez-moi donc vous expliquer.

Mental

En 8 ans sur ce blog, j’en ai parlé d’amour, beaucoup. Puis moins. Pourtant, en 8 ans, j’ai été amoureuse parfois, j’ai aimé plus rarement, j’ai eu le béguin, le crush. Parfois, je n’ai pas vraiment d’homme dans ma vie, personne qui ne fait battre mon coeur, plutôt. Parfois, certains restent un peu plus longtemps, je m’attache jusqu’au jour où ça casse et ça fait mal. Comme avec Prince-charmant-devenu-crapaud de l’été dernier. Après 3 mois de douce idylle, patatrac, fin de la romance. Une histoire ordinaire, je sais. Mais comme c’était une goutte d’eau dans mon vase désespérément plein depuis le cataclysme 2011, je suis allée pleurer chez ma naturopathe qui m’a demandé “aimez-vous ce garçon ?”. L’aimais-je ? Je répondis en toute sincérité “je suis amoureuse de l’image que j’ai de lui…”. Puis en creusant, j’ai cru entrevoir ce qui me rendait malheureuse, ce n’était pas tant de perdre un homme dont j’aimais l’image mais la blessure d’orgueil.

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L’amour n’est-il qu’une construction mentale ? Oui, non, je sais pas. Il y a une réalité physique à l’amour, le déluge d’endorphine, l’ocytocine au plafond, ce sont des faits. Cet homme qui squatte mes pensées, jours et nuits, que j’adore et que je hais tout autant, agent hyper réactif de mon humeur qui fait glisser ma cyclothymie vers la bipolarité. Cet homme si charmant que mon cerveau n’arrive pas saisir les nuances de son visage. Je sais pas si ça vous fait ça vous mais moi, quand j’ai un mec dans la peau, j’arrive jamais à redessiner mentalement son visage (alors même que je suis physionomiste, j’ai une mémoire limite photographique). Bref, y a des hommes qui me mettent à l’envers, ok. Mais finalement, pourquoi lui et pas un autre ? Question d’hormone, de compatibilité de peau ? Parce que c’est mon âme soeur, le pot de mon couvercle, la moitié de mon androgyne ? Ou bien est-ce parce que ce garçon que je trouve mignon, sexy, drôle, intelligent, charmant… flatte inconsciemment mon ego ? Blessure d’amour, blessure d’orgueil ?

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Après tout, “réussir” son couple n’est-il pas en soi une condition à la réussite sociale ? Dis comme ça, ça paraît rétrograde mais soyons honnêtes : le célibat paraît toujours un peu suspect. Quand je revois des personnes que je ne fréquente pas régulièrement, j’ai toujours le droit à des « aloooooors, tu as trouvé l’amour ? ». Parfois, ça me démange de répondre une connerie « oui, écoute, je l’ai cherché partout mais il était au fond de mon sac, comme tout ce qui disparaît de chez moi, hihi ». Ou cette terrible question « mais comment ça se fait que tu sois célibataire, toi qui es si merveilleuuuuuse, je comprends pas ». Sans amour, j’en suis forcément victime. C’est pas moi votre honneur, je suis en tout point parfaite, ce sont les hommes qui me veulent du mal après m’avoir fait du bien. Personne n’envisage 30 secondes que le célibat n’est pas une croix. Pour moi, le célibat, c’est la possibilité de faire ce que je veux de ma vie, aller au sport, partir en vacances où je veux quand je veux. Exemple parfait : avec un mec, je partirais pas aux Maldives pour le réveillon, il ne restait qu’une place sur le bateau. Bien sûr que des fois, j’aimerais des bras chaleureux après une journée difficile, j’aurais adoré avoir un gentil masseur à domicile quand je me suis bloquée le cou la semaine dernière, que j’aimerais vivre des moments romantiques avec mon chéri, que j’aimerais moi aussi batifoler dans le bassin ludique de la piscine prout prout avec un beau mâle mais l’un dans l’autre, le célibat, je le vis bien, merci. Mais ça ne colle pas. Tu réussis pas ta vie si tu ne réussis pas ton couple au même titre que ta carrière. C’est comme ça.

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Ainsi, certains couples restent cachés, l’un des partenaires n’assumant pas toujours de fréquenter l’autre. Regardez dans Sex and the city (référence), Charlotte n’assume pas de prime abord sa liaison avec son avocat qui n’est pas bien joli. Je me souviens d’une amie qui, par le passé, me présenta son mec en me précisant de suite « bon, il est pas très beau mais il est gentil ». Oui, enfin, tu sais, je comptais pas le draguer donc je m’en fiche un peu qu’il ne soit pas beau mais le mâle à présenter doit être à la fois beau, bien élevé (pour les parents) et avec un poste qui envoie un peu du rêve (ou du moins un salaire ou un hobby qui fait bien). Ainsi tombe-t-on amoureux de l’autre ou du statut qu’il peut nous conférer ? L’aime-t-on pour qui il est ou pour l’image de moi qu’il va donner ? Si je m’en réfère à mes propres conquêtes et ma longue liste de thésards en toute discipline, il semble évident que je kiffe les intellos. Même quand ils veulent pas m’expliquer le coeur de leurs recherches parce que ça pourrait m’ennuyer (pas-du-tout). Mais est-ce que j’aime les mecs intelligents (enfin, du moins, qui poussent leurs études loin, je suppose qu’on peut être thésard et franchement abruti) ou le fait qu’en me fréquentant, ils valident plus ou moins ma propre intelligence ? Qui sait ?

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L’amour, ne serait-ce qu’une construction mentale pour rendre plus joli notre orgueil ? Quand je vois toutes les profil pictures sur Facebook où les couples s’étalent, tous les albums photo de mariage postés en public sur les sites féminins, je me dis que ce besoin de montrer que, oueeeeee, je suis en couple, t’as vu, t’as vu ! Perso, quand je suis en couple, je mets pas de photos de nous sur Facebook parce que… ben je m’en fous de le crier au monde, en fait. Pas si narcissique, finalement.

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Sea, salt and sun

Des fois, je me défonce tellement violemment sur mes titres, j’aurais dû postuler à Libé. Ou à Voici, je sais pas…

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La semaine dernière, j’ai pris mon petit sac à dos, destination l’Ile de Ré pour une semaine de thalasso en famille. J’étais vierge niveau thalasso, je vous raconterai ça demain (ou un autre jour). Là, je vais faire un petit point vacances. Non parce que si j’étais pas partie entre septembre et mai (mais qu’a-t-il pu arriver en septembre et mai, lalala), je me rattrape depuis ! Égypte, Lyon, Marseille et là, Île de Ré. C’est foufou ! En famille disais-je, nous avons donc papa, maman, Alice ma sœur, Anthony son mari et surtout le plus beau, le plus gniiiiiiiii, mon neveu adoré. Je vous raconte pas le shoot d’ocytocine que je me suis pris cette semaine, cet enfant est tellement adorable et mignon et beau… Je dis ça en toute objectivité bien sûr. Mais je digresse, revenons à l’Ile de Ré.

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La dernière fois que je suis venue, j’avais environ 16 ans, je crois donc mes souvenirs étaient légèrement brumeux et pas super bons vu qu’on avait fait 34 km en vélo donc un petit paquet face au vent et le sport et moi, à l’époque, on se côtoyait pas trop (sport pratiqué par ma personne à ce moment là de l’histoire : tir à l’arc. Ça situe). Là, j’étais sûre qu’on ferait pas de vélo vu qu’on a le pitchou donc j’étais venue confiante. Et j’avoue que j’aime l’océan. Même si je comprends pas bien les marées (enfin, si, je comprends mais je sais jamais dans quel sens elle va, là, de suite) et que des fois, la marée basse, ça pue. On a ainsi fait une virée à St. Martin en Ré en mode « respire par la bouche ». Mais c’est beau, les paysages : la campagne verte, les fleurs sauvages, l’odeur de sel et de mer, la brise, l’iode en permanence. Pour une Méditerranéenne depuis l’enfance, l’océan a le charme de l’inconnu. J’aime les balades en bord de mer avec la brise parfumée qui te fouette, les roses trémières à foison, les coquelicots, les couleurs chatoyantes. Et le gris, le vert, le bleu, le sable. C’est étrange comme la monochromie de la mer et du ciel (merci la météo pas au top) peut contrastée avec les champs envahis de coquelicots, de fleurs mauves et jaunes.

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Niveau météo, ça n’a pas été la fête mais bon, comme disait ma sœur, on a évité la tempête tropicale puis c’était pas si gênant. On ne s’est certes pas baignés (alors que l’an dernier, je m’étais offert un bain à Hendaye à la même époque et en deux pièces s’il vous plaît) mais on a pu se promener. On a fait le classique : Saint Martin en Ré (dont une fois avec une très forte odeur), La flotte (ma préférée), Ars en Ré et le phare de la Baleine. On n’a pas trop fait les marais salants ou les plages mais bon, on était là pur se reposer avant tout. Et manger des fruits de mer. Huîtres, palourdes, crevettes, langoustines, bulots, bigorneaux, crabes… Je suis tellement iodée que je dois briller dans le noir. Mais quel délice ! Un peu de pineau, chardonnay et trousse chemise également, faut bien faire glisser…

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Mais parlons de l’essentiel, le sel de ses vacances : mon neveu. Je vous en parle peu mais je suis tellement tatie Gaga que je suis aussi chiante que si c’était le mien, je montre ses photos à mes copines, j’annule des soirées pour le garder, j’en suis folle. C’est pas ma faute, c’est le plus beau du monde, c’est le petit chouchou de la nounou, il sourit à tout le monde et il est beau, voilà. J’ai appris à m’en occuper et ma mère me trouve incroyablement douée, surtout pour une fille assez indifférente aux enfants. Mais bon, c’est pas un enfant, c’est mon neveu… Grosse semaine pour le pitchou : premier bain en piscine, premier petits pieds dans l’océan, premières grandes vacances. Du coup, cette semaine, il a acquis plein de choses : il marche désormais à 4 pattes, il s’assied tout seul, il maîtrise à la perfection le « prfffff prfffff » (et crache donc sur tout le monde) et les cris suraigus. Ce qui donne quand il rigole « hiiiiiii prfffff prfffff », quand il joue « hiiiiiiii prffffff prfffffff » et quand il pleure « hiiiii prfffff prfffff » (il sait pas pleurer). Bref, grosse semaine pour le bébé le plus merveilleux du monde qui semble souffrir comme sa tante de légers problèmes de sommeil vu qu’il a assez peu dormi pendant ces vacances. L’excitation.

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Bref des vacances parfaites. J’en aurais bien repris une louchette vu que cette semaine, je suis pas en vacances mais en arrêt maladie pour cause de… Opération du genou. Le retour... Mais rassurez-vous : on m’enlève juste les vis. Bon, je serai pas au top de ma séduction avec les points que ça va ma rajouter mais vu que ma jambe gauche est toujours défigurée par la blessure que je me suis faite en janvier dans le métro, je suis plus à ça près. Par contre, j’espère ne pas boiter !

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Bonjour petit bout

Ça y est. Le 28 novembre à 23h22, un cri dans la nuit, me voici officiellement tatie d’un beau petit garçon de 4kg400. Non qu’il soit gros, il est surtout immense, il doit bien faire 54 cm ! Mon neveu, tu seras basketteur.

Il a joué les divas. Date prévue d’accouchement : le 23 (et non plus le 24 comme annoncé au départ). Mais rien, pas une contraction. Donc toutes les 48h, ma soeur retourne à la maternité « oh ben il dort, tout va bien, il a assez de liquide. Oh ben, il est dodu !
– Heu, c’est à dire ?
-… Oh, vaut mieux pas savoir! »


Donc J+2, pas de bébé et ma soeur commence à paniquer : mais combien va peser son enfant ? Dimanche, mes parents repartent sans avoir vu l’enfant qui roupille toujours tranquille dans l’utérus de ma soeur. Mardi, le liquide commence à se faire rare, on déclenche les hostilités : un gel à base d’ocytocine déclenchant les contractions. 1h du matin, elle perd enfin les eaux. 7h du matin, elle a de petites contractions. 9h du matin, je reçois un texto : col ouvert à 2cm. L’accouchement se fait à 10. Midi, on en est à 4, on devrait gagner 1 cm/heure. Dans la mesure où les visites sont limitées de 15 à 19h, je comprends que je vais pas le voir avant le lendemain, le petiot.

Je rentre chez moi, j’appelle ma mère « à 18h, on en était à 8! ». Ah mais c’est imminent. 20h. 21h. 22h, sms aux parents, des fois qu’on ait oublié de me prévenir que le cher enfant avait enfin paru. Mais non. 22h45, « le bébé devrait arriver dans 30mn ! ». 23h-23h30… Ok, c’est pas que je m’inquiète mais là, quand même, je commence à trouver ça long. 0h02, enfin, le texto ! Bébé est arrivé, tout le monde va bien et il pèse… 4kg400 ! Oh mazette, comment ma soeur a pu faire ça ?

Je vous épargne le récit des quelques larmes versées et de la journée du lendemain qui reste assez brumeuse. J’avais prévenu depuis une semaine au boulot que je devrais partir tôt le jour de la naissance de mon neveu… Donc à 17h30, je cours, je vole jusqu’à la maternité et je crois que j’ai jamais marché aussi vite. Bébé, tatie arrive ! Et je découvre Bébé. Qui n’est pas gros mais immense (54 cm!). Le premier soir, ma soeur est très fatiguée, pâle comme un linge, elle ne sait pas si elle allaite bien son petit ou non. C’est désormais officiel : le truc de l’instinct maternel, c’est une grosse arnaque. Sans doute aussi parce qu’on ne laisse justement plus faire le naturel, on donne teeeeeellement de conseils contradictoires aux parents. Déjà, ma mère était effarée par la différence entre ce qu’elle faisait (sous les bons conseils du personnel médical) et ce que ma soeur fait aujourd’hui (sous les bons conseils du personnel médical). Quand nous étions bébés, nous devions dormir sur le ventre, les enfants doivent désormais dormir sur le dos. Bébé a aussi gardé son « vernis » 24h…

Que dire, que dire. Que je suis capable de prendre un bébé dans les bras sans paniquer, que même que je le range dans son berceau au besoin, qu’il crie pas très fort et qu’il est très sage, il peut passer des minutes entières à jouer avec ses doigts, c’est la fête. Il ressemble à son père, il dort mieux sur sa mère que dans son berceau.

Mais surtout. Tenir ce petit bébé de même pas 48h dans les bras, ça fait réfléchir. Au fait que je me sens aussi prête à être mère qu’à sauter en parachute (donc pas du tout). Mais surtout, tandis que je fais des gazouillis à ce petit bonhomme, je suis prise de vertige. Il y a 32 ans et demi, j’étais à sa place, on me faisait des guilis et des bisous en s’extasiant sur mes moindres faits et gestes. Je n’étais qu’un petit bout de rien du tout, sans réel caractère, sans avenir défini. Puis on grandit, on fait des choix, on se construit… L’éternel cycle de la vie. Qui sera ce petit bout dans quelques années, quels seront ses choix ? Deviendra-t-il pompier comme papa, marketeur comme maman ou suivra-t-il son propre chemin ? Sera-t-il doué en basket vu qu’il est déjà grand ou rugbyman comme aimerait papa ? Ou il préfèrera se dépenser sur console ? La seule chose que je sais, c’est que qui qu’il devienne, il restera mon neveu. Et j’ai bien l’intention d’être une super tatie.

Prochaine étape : changer ses couches (même pas trop peur)

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C’est trop d’amour

Dimanche soir, me voici de retour chez moi après un week-end éreintant à base de mariage de Yohann le presque frère. Aller-retour quasi express, peu d’heures de sommeil et amour à tous les étages. Seule face à mon bol de céréales (équilibre alimentaire mon amour), je suis prise par la bipolarité de ce genre de week-end : heureuse et triste de me retrouver enfin seule.

Je suis un être social. Rarement chez moi, je cours de la chorale à la plongée, des afterworks aux thés entre copine, de brunchs aux dîners. J’aime la vie en société mais je l’aime car j’ai aussi des moments de solitude, des moments rien qu’à moi où j’écris, je couds (enfin, j’ai cousu une fois), tricote, lis ou même dors. Après des séjours en collectivité, je ne rêve que d’une chose : me retrouver enfin seule.

Mais après de grands moments de fusion collective, la solitude paraît soudain un gouffre. Oui, c’est cool de prendre des douches interminables, rester 15 mn aux toilettes à faire des mots croisés, de se balader en culotte et de manger des tartines de kiri, de ne pas parler, de chanter à tue-tête… Mais y a un manque étrange, ce silence devenu inhabituel te bourdonne dans les oreilles et surtout, surtout… Y a plus d’amour.

Dans ce type de week-end, on est surboostés par le bonheur d’être ensemble, les rires fusent, on est heureux de se retrouver. On baigne dans une atmosphère chargée d’adrénaline et d’ocytocine. Et soudain plus rien, le vide. Seul mon chat me témoigne son affection, mon mec est à un bon millier de km et je me sens con. Sensation étrange de ne pas assez avoir profité.

Comme je le disais l’an dernier, Cendrillon a la gueule de bois. Heureusement, ma maman vient sur Paris fin septembre. Heureusement, ma sœur va accoucher fin novembre. Heureusement Noël n’est pas si loin. Des kilos d’amour familial en perspective. Mais au moment T, quand tu te retrouves seule face à ton chat et ton bol de céréales, tu te tapes un bon vieux cafard…des familles, justement.

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Se faire larguer par un con

Avertissement : ceci n’est pas une situation perso vu que je suis toujours célibataire depuis…ouh la ! Mais parfois, des discussions entre copines donnent de belles idées d’articles.

Soirée en terrasse, discussions endiablées, élocution un peu hésitantes suite à quelques verres glacés, une phrase tombe telle une sentence : »C’est comme se faire larguer par un con, c’est une délivrance ! ». Se faire larguer par un con ? Ok, suite à la chute dramatique d’ocytocine, l’ex devient très souvent un con vu qu’on a perdu nos belles œillères d’amoureuse avec notre amour parti dans les grottes de Rocamadour. Ma sous-culture est sans limite. Mais je m’interroge néanmoins : peut-on vraiment se réjouir d’une rupture dont on est victime, autrement que par orgueil ?

Oui, m’explique-t-on. Parfois, dans ta vie amoureuse, tu rencontres un gars, il est mignon et sympa alors tu tentes le coup. Ça marche aussi pour une fille. Mais au bout de quelques temps, un temps un peu long, tu te rends compte que ce garçon, c’est pas le only One. Parce qu’il a des qualités, certes, mais quelques défauts qui paraissent chaque jour plus énormes, qui t’exasperent. Comme sa manie de jeter ses boxers sales au pied du lit, ses commentaires de mec qui sait tout (ou du moins qui sait mieux que toi), son incapacité à prendre la moindre décision y compris dans le cruel dilemme « pâtes ou riz? »… Je pourrais allonger cette liste à l’envi.

Mais ce garçon, appelons le Maxime, c’est pas un monstre non plus et on passe parfois de bons moments avec lui quand même. Alors on n’a peut-être pas trop d’avenir avec lui mais en attendant, on a notre quota de câlins, de tendresse et de fornication donc bon… Et ça traîne, ça traîne. On peut même tomber dans le travers « je suis en couple, je fais moins (voire plus) d’efforts pour être au top de ma joliesse. Situation pas idéale mais convenable, on fait avec.

Sauf que si Maxime n’est pas le prince de vos nuits, il s’avère que vous n’êtes pas non plus la princesse de ses rêves (j’en ai entendu penser : bien fait !) et un jour, il a plus de couilles que vous (sans mauvais jeu de mots) et vous dit : « je crois que je ne t’aime plus, lalalalalalala » (cet article est une catastrophe en terme de référence musicale). Sur le coup, vous accusez le coup, vous pouvez même fondre en larmes « mais Maxime pourquoi ? Pourquoi-aaaaaaaaah-ah-ah-ah-bouaaaaaaaaah! » (j’onomatopète pas trop mal les sanglots non ?). Vous ramassez vos cliques, vos claques, vos dents et votre égo en lambeaux et alors que vous êtes sur le trottoir à vous questionner sur le sens de la vie, quelque chose vous frappe. Le vent de la liberté. Oui, vous êtes libérés d’une relation peu satisfaisante mais suffisamment confortable pour vous en contenter. Des que vous aurez fait une retouche maquillage pour ne plus ressembler à un panda grotesque, vous repartirez sur les chemins de la conquête.

C’est ainsi. Il est certains plaquages qui s’avèrent salutaires. Vous n’avez pas pris certaines décisions pour de mauvaises raisons comme la flemme ou le confort de l’habitude, la vie vous a secoué pour vous réveiller. Au diable Maxime, tant d’opportunités s’offrent à vous. Olivier, Thomas, Jacob ou Barth’ : foncez, jeune fille (ou jeune homme), la vie, c’est devant vous qu’elle est !

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Les couches du moi

(mon Dieu, ce titre…)

Par moment, j’aime me retrouver seule avec moi-même pour réfléchir à la vie, l’amour, la mort… Et comme je marche 30 mn pour aller bosser, j’ai le temps de penser, voyez. Et justement, l’autre jour, j’étais d’humeur un peu cafardeuse, nostalgique d’un temps qui n’est plus, pensant à ceux que j’aimai et qui ne sont plus. Non pas qu’ils soient morts mais je ne les reconnais plus. Je ne les connais plus.

Avez-vous déjà eu cette sensation, quand une personne a été proche de vous, qu’au fur et à mesure que vous vous éloignez, vous la percevez différemment, souvent plutôt en mal et que petit à petit, vous avez cette impression inconfortable que, de fait, cette personne, vous ne la connaissez pas. Qui est cet(te) inconnu(e) avec qui j’ai tant partagé dans le temps ? En terme d’amour, j’ai toujours considéré que cette sensation venait de la chute d’ocytocine, la fameuse hormone de l’amour qui rend l’objet de notre amour si merveilleux. Mais en y réfléchissant, je me dis que l’explication n’est pas dans l’ocytocine mais dans la perte d’intimité. C’est à dire dans le nombre de couches du Moi auquel on n’a plus accès.

Bienvenue dans le cabinet de Nina B., psychanalyste de bazar. Prenons un individu lambda et posons le comme un sédiment (enfin une roche sédimentaire mais sédiment, c’est plus court et on n’est pas sur un blog scientifique), une somme de différentes couches qui s’accumulent au fil de la vie. J’avais autrefois utilisé la métaphore du tronc d’arbre mais pour la démonstration qui suit, c’est mieux le sédiment. Et puis laissez-moi m’enivrer de métaphore, c’est ma passion, voire ma drogue. Bref, le sédiment disais-je. Quand vous rencontrez individu lambda, vous ne voyez que sa surface. Plus vous apprenez à le connaitre, plus vous découvrez ses strates. Sauf que c’est un sédiment intelligent qui décide jusqu’où vous pouvez creuser et vous bloque à un certain niveau s’il ne veut pas se dévoiler dans son intégralité. Bien sûr, on peut parfois creuser un peu plus profondément sans son autorisation en déduisant des strates explorées ce qui peut se cacher en dessous (une de mes activités fétiches avec la métaphore et je me trompe, parfois hélas, assez rarement). Ou vous pouvez lire ses mails et SMS en cachette mais ça, c’est mal.

Du coup, en fonction du degré d’intimité que l’on a avec la personne, on verra le sédiment différemment. Prenons par exemple moi, personne ne souffrant pas du syndrome de multiples personnalités. Selon les personnes, je suis perçue différemment : mes n+1 et +2 ne savent que peu de choses sur ma vie privée, à part que je fais de la plongée et que je danse sur les bars (et peut-être que je chante mais même pas sûr). Ma principale définition pour eux : chef de projet bien intégrée qui fait son taf sans faire de vague. Pour d’autres dans la boîte, je suis la petite aux yeux bleus du social et c’est tout. Pour mes collègues copains, y a plus d’infos. Pour mes amis encore plus. Et pour mes meilleurs amis et mon hypothétique amoureux, y a quasi tout. Or parfois dans la vie, 2 sédiments qui se sont montrés toutes leurs strates (mon Dieu, cette phrase…) s’éloignent. Au fur et à mesure de l’éloignement, les strates se recouvrent petit à petit et on a la sensation de faire face à un(e) etranger(e). On les avait pourtant connues ces strates superficielles mais nous les avions oubliées et elles restent bien moins intéressantes que la base profonde du sédiment. Libre à nous de rester en surface ou de recreuser mais une nouvelle exploration profonde ne nous permettra pas de retrouver la même base car même la strate la plus profonde se meut en fonction de notre vécu.

Bref, la géologie, c’est pas mon truc du tout (je pense que ça se sent bien). Mais je me suis rendue compte que si j’avais cette sensation d’avoir affaire à un inconnu alors que j’ai partagé une intimité avec une personne, la réciproque est vraie. D’abord parce que la Nina 2.011 n’est pas identique à la Nina 2.012 (Dieu merci pour moi, la 2.011 n’était quand même pas très jouasse) mais surtout que nous ne nous présentons plus que nos strates les plus superficielles, nous tirons un rideau sur nos sentiments les plus profonds, ce qui constitue en fin de compte le Moi absolu, un peu nettoyé du surmoi polissant nos prises de parole dans un milieu où notre intimité n’a rien à faire.

Maintenant, si tu veux me tâcler sur ma non maîtrise de la géologie, fais-toi plaiz (mais explique-moi quand même parce que me dire que je suis nulle en la matière, je le sais déjà, je voudrais en savoir plus du coup).

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Donne-moi ta main et prend la mienne

En ce moment, je ne suis pas amoureuse, ceci n’est pas un scoop. Je suis dans un état de neutralité totale sur la question donc je me pose des question sur l’Amour sans acrimonie ou bisounoursisme. L’autre soir, en observant un couple amoureux dans le métro, je me suis soudain interrogé sur un détail qui tue : pourquoi les amoureux marchent main dans la main ?

Concrètement, marcher main dans la main, c’est chiant. Déjà, si tu veux prendre ma main, tu choisis celle de droite car celle de gauche tient la hanse de mon sac posé sur mon épaule gauche. Oui, je peux éventuellement changer mon sac d’épaule mais je ne suis pas à l’aise comme ça. Toute la psychorigidité d’une femme résumée dans ce détail. Donc prends ma main droite et cheminons, côte à côte. Levons nos bras pour passer au dessus des bites de trottoir placées en plein milieu, il faut limite se déboîter l’épaule quand on croise quelqu’un sur le trottoir pour ne pas rompre le lien, c’est une vraie gymkana des doigts quand on se prend la main pour être bien. Et je ne parle pas de la nécessité de trouver un rythme de marche qui convient aux deux. Bref, soyons clairs, c’est pas pratique.


Alors pourquoi ? Première explication en mode un peu cynique : le marquage de territoire. Hé t’as vu, j’ai un mec, même que c’est celui accroché à ma main. Tu t’approches pas, il est à moi, propriété exclusive. Ca reste plus classe que lui faire pipi dessus pour signaler que cet homme est mien. Observez certains couples, on a parfois l’impression que l’un des deux exhibe l’autre tel un trophée : héhé, tu as vu ce que j’ai attrapé. Envie-moi.


Deuxième explication, plus bisounours cette fois-ci : le besoin de se toucher quoi qu’il arrive. On vit le moment à deux en communion, peau à peau. Je sais pas si vous avez remarqué mais les amoureux se touchent souvent voire tout le temps, des caresses des bouts des doigts, une multiplicité de petits gestes intimes. Je suppose que c’est sous l’action de l’ocytocine, la fameuse hormone de l’amour. On a besoin de se toucher pour ne pas être en manque de l’autre, même s’il est juste à côté. Et puis en se liant physiquement, on se crée une intimité, un cocon rien qu’à deux ou les autres sont exclus. On dit souvent que les amoureux sont seuls au monde et pour cause !

Quand je suis célibataire, j’avoue trouver les bécotages et autres démonstrations d’affection un peu lourdingues. Je ne parle pas de roulages de pelles salaces et pré coïtaux, hein, je parle de petits gestes krokro mignons mais vite agaçants pour ceux qui ne sont pas concernés. Vous voyez ce que je veux dire. A chaque fois, je me demande pourquoi les couples se sentent toujours obligés d’en faire autant, jusqu’à ce que je me retrouve moi-même en couple à marcher main dans la main, des gentils câlins et autres baisers pathignons (pathétiques+mignons = pathignons). Un jour, je me suis dit à part moi qu’on avait tout des couples lourds qui ne se détachent jamais l’un de l’autre mais de fait, c’était naturel, non calculé. Il ne s’agissait pas d’un marquage de territoire ou d’une exhibition parce qu’on se moquait bien des autres, on ne les voyait même pas. Mais en plus de l’ocytocine, j’ai un petit truc en plus, je l’avoue. J’ai les mains toutes douces et ça, ça suscite forcément l’envie de les toucher.

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Faut-il coucher le deuxième soir ?

Etre blogueur, c’est poser les questions qui dérangent, celles qui ne paraissent pas dans nos médias opprimés par un gouvernement aux allures dictatoriales mais, moi, moi, je prends la parole et j’ose poser les questions que personne ne pose… Sans doute parce qu’en fait, tout le monde s’en fout. C’est ça qui est bon. Donc aujourd’hui, question : doit-on coucher le second soir.

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Hypothèse 1 : nous n’avons pas partagé notre couche dès le premier soir

Parce qu’on nous a souvent dit que coucher le premier soir, ça faisait un peu trop Marye-Salope, vous avez laissé votre nouvel amoureux dormir sur le canapé, le paillasson ou carrément chez lui pendant que vous vous étendiez seule dans votre lit, votre corps en émoi. Etre une fille bien selon ces critères édictés par on ne sait trop qui, ça frustre. Mais
pour ne pas trop brimer votre libido, vous avez un plan : vous avez pris le numéro du monsieur pour lui proposer une soirée dès le lendemain, chez lui ou chez vous. Et là, promis, il pourra voir votre culotte et même l’enlever. Soyons honnêtes, vous passerez pour une accro des mags féminins, une fille pas forcément très fut fut qui pense que parce qu’elle a dit non le premier soir et que le mec est revenu le second, c’est un mec bien. D’expérience, le mec qui ne couche pas le premier soir n’est pas forcément un mec bien.

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Hypothèse 2 : nous n’avons pas couché le premier soir pour des raisons pratiques

Parce qu’on n’a pas pu pour des raisons X ou Y (des règles finissantes, un pote dans la même pièce, insérez une bonne raison ici). Là, on s’en fout, si on est dispo le 2e soir et qu’on en a envie, c’est triplement oh oui !


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Hypothèse 3 : on a couché le premier soir

Puisqu’on a déjà consommé, pourquoi se priver ? Le sexe, c’est un peu comme un pot de speculoos ouvert, puisqu’il est entamé, autant taper dedans avec plaisir. Sauf que le sexe, ça ne fait pas culpabiliser (normalement, si ce n’est pas le cas, vous aviez qu’à mieux choisir votre partenaire) ni grossir. Donc puisqu’on a déjà un peu consommé, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Et bien ce n’est pas si simple. Tout dépend de ce que vous attendez de cette relation. Si ce n’est que du friend fucking, je dis non à la deuxième nuit. Trop se voir finit par créer des liens affectifs forts et on ne sait plus bien. Seule exception tolérée : votre partenaire ou vous-mêmes n’est pas dans sa ville habituelle et ne fait que passer. Là, on a le droit d’avaler le pot de speculoos jusqu’à tant qu’il n’y en ait plus.

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Si vous avez un gros crush pour votre partenaire de couette et que vous l’imaginez déjà père de votre progéniture, co-propriétaire de votre appart et/ou de votre chat, là, je vous le dis net : non, vous ne coucherez pas le second soir. Pourquoi ? Parce que l’heure est grave, vous êtes en plein shoot d’ocytocine et ça ne rend pas très clairvoyant. Or si
vous enchaînez, vous n’allez pas avoir le temps de retomber légèrement de votre petit nuage et analyser légèrement plus froidement la situation. Difficile ? Oh oui mais je sais de quoi je parle, je suis très forte en emballement. Donc le 2e soir, on dort seule chez soi ou, mieux, on passe la soirée avec une amie pour  tout lui raconter. Les amies, ça voit toujours le gros point noir que vous vous obstinez à ignorer du genre “c’est peut-être l’homme de ta vie mais je te rappelle qu’il est déjà marié à une autre, qu’il lui a fait trois gosses et ils ont un bébé Labrador, ça sent pas trop le couple en pleine séparation”. Par exemple. Ne pas quitter l’autre, c’est se créer une dépendance et ce n’est pas très femme des années 2010, si vous voulez mon avis. En plus, dernier élément mais non des moindres : la première nuit à deux est rarement une nuit de sommeil et de repos vu qu’outre le fait qu’on est un peu occupés à se tripoter, je dors toujours mal la première nuit avec quelqu’un. Donc le 2e soir, mieux vaut s’offrir un délicieux roupillon réparateur.

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Mais bon, finalement, la conclusion du faut-il coucher le 2nd soir reste la même que celle du “faut-il coucher le premier soir?” : faites ce que vous voulez.

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L’échelle des sentiments

Oui, je sais, je parle beaucoup trop d’amour depuis quelques temps mais phase de rémission oblige, ça laisse tout le loisir de réfléchir à l’Amour. Et notamment à la notion d’échelle des sentiments. Même si en fait, ce n’est pas si clair pour moi.

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Dans ma vie, j’ai eu la chance d’aimer plusieurs hommes. Avec un petit ou un grand A, c’est là que je veux en venir. Avec un petit a, le premier niveau, c’est le crush que je décrirais comme une pulsion primaire à base de « haaaan, je le veux ! ». Je suis très forte en la matière, une amie m’a même dit un jour « mais tu tombes amoureuse tout le temps, c’est pas possible! ». Ouais, pas faux… Le FILF de l’open space, la pétillante Jade, le mignon petit brun croisé en soirée, l’uber sexy mec de la plongée venu pour un baptême et jamais plus croisé après… C’est frais, ça permet de rêvasser 5 mn.

 

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Ensuite, il y a ce que j’appelle l’affection. Non seulement mon crush m’attire mais en plus, y a comme un truc, I got a feeling comme diraient les incontournables et pourtant insupportables Black Eyed Peas. Oui, il y a ce petit plus qui fait qu’on apprécie la personne, qu’on a hâte de la revoir, d’être auprès d’elle. On croit la voir partout, on va au Sephora pulvériser son parfum sur un échantillon en papier pour le renifler dès qu’on a envie d’un shoot de rêverie. Ses bras sont la nouvelle place to be et vous envisagez de nombreux moments à deux.

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Ensuite y a le degré je suis amoureuse. L’objet de mon affection me l’a bien rendue et je m’éveille parfois dans ses bras, apaisée et souriante. Je l’ai dans la peau, je pense à lui à peu près tout le temps, il me manque à peine j’ai fermé la porte, je ne pense qu’à le retrouver, mon corps s’enflamme dès que je pense à lui. C’est doux, c’est obsédant, je suis à mort sous l’effet de l’ocytocine, l’hormone de l’amour. Mes yeux brûlent de le voir, ma peau de se frotter contre la sienne, mon sexe… Vous pouvez imaginer aisément. Dès que je pense à lui, je peux presque sentir mes terminaisons nerveuses dessiner ses baisers sur ma peau.

 

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Mais ce n’est pas le stade ultime, le stade suivant, c’est l’amour. Il peut être passionnel ou plus raisonnable par rapport à l’étape précédente, selon l’évolution du couple mais il y a une composante supplémentaire : l’envie de se projeter dans l’avenir avec lui. Globalement, j’ai connu ce sentiment trois fois dans ma vie. C’est peu ou beaucoup, selon à qui je pourrais me comparer mais je trouve les comparaisons dans cette matière très stérile. J’ai cru à trois reprises avoir trouvé le bon, pouvoir lâcher ma carapace et parler du lendemain et surlendemain comme si ça coulait de source. De mon point de vue, j’ai de la chance. Parce que l’avoir vécu trois fois, c’est se rendre compte qu’on peut vivre ça une quatrième fois au moins. Ca me prouve aussi que si je me trompe, je peux recommencer plus tard. J’avoue que l’amour fait peur mais c’est grisant. On se rend compte que c’est une audace, un pari sans doute insensé. Cependant aucun investissement dans quelque domaine que ce soit n’est sûr de toute façon. Il faut oser et la seule chose sur laquelle on peut se baser en matière d’amour, c’est la force de ses sentiments. Peut-être que je vais me planter, oui, seul l’avenir le dira mais en attendant, puisque je l’aime, arrêtons de se demander si ça va durer, personne ne peut répondre. Aimer, c’est accepter de ne pas savoir et de faire confiance. C’est dire un jour “oui, je lâche mon appart, je fais un saut dans le vide, on verra bien”. C’est se dire qu’on l’aime et qu’on va tracer notre route à deux, pour voir jusqu’où on va.

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L’avantage d’avoir grimpé l’échelle au moins une fois, c’est qu’on connaît globalement la route, même si elle change et évolue selon le partenaire puisqu’aucune histoire ne se ressemble. On ne sait pas combien de temps on restera sur un échelon et si on passera au suivant. Mais on sait que c’est possible, c’est déjà ça.

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