Ecouter avant de parler, être empathique pour s’engager

Avant, je disais de la merde. Je ne vous listerai pas mais je pense qu’une part de mon agacement actuel face à certains propos tient en partie au fait que je les ai tenus par le passé et j’ai évolué. Mais comment j’ai donc évolué, me direz-vous ? Facile : j’ai commencé par écouter.

Ecouter

Je l’ai déjà dit par le passé, il est toujours plus difficile d’admettre avoir eu tort quand on est pris à partie mais par contre, il est toujours intéressant de lire des débats et se faire un avis calmement, sans forcément entrer dans la mêlée. De toute façon, arrive un moment dans un débat où un participant de plus serait un participant de trop. C’est donc en lisant des conversations publiques d’arguments et contre arguments que j’ai vu saillir des éléments auxquels je n’avais pas pensé. C’est aussi en lisant de nombreux threads de gens divers et variés sur Twitter que j’ai pu saisir l’étendue de certains problèmes que je prenais pour anodins.

Le sens des priortés

Concrètement, on va y aller par l’exemple : le petit garçon noir habillé par H&M par un T-shirt “le meilleur singe de la forêt”. Beaucoup ont été dans la rhétorique du “non mais arrêtez les anti-racistes, c’est vous qui voyez le mal partout, moi, j’avais même pas vu qu’il était noir le petit garçon, c’est vous les racistes”. Alors non. Juste non. J’ai eu cette conversation avec mes collègues m’expliquant qu’H&M n’avait pas fait ça sciemment et qu’il fallait arrêter à un moment. Je leur réponds donc que traiter les Noirs de singe, ça arrive malheureusement et que donc, l’association Noir/singe est problématique “Non mais ça, c’était y a 20 ans, plus personne ne dit ça !” “Tu connais Christiane Taubira ? Celle qui a été traitée de guenon y a moins de cinq ans ?”. Pour ne citer que Taubira, bien sûr. Le souci de mes collègues est simple : ils ne sont pas concernés. Je ne le suis pas non plus mais j’ai lu des personnes qui le sont et ont pris le temps d’expliquer pourquoi ça ne pouvait pas passer, que eux, le “singe”, c’était pas y a 20 ans qui se le prenaient dans la face mais encore aujourd’hui. Ecouter, c’est l’empathie.

Dessin réalisé à partir du petit garçon noir dans un sweat "le plus beau singe de la jungle" de H&M

Ma grille de lecture a évolué en écoutant (et pas que sur les réseaux sociaux) les concernés. Moi, je ne sais pas ce qu’est être Noire ou, plus difficile à l’heure actuelle avec nos camarades du Printemps Républicain, les Finkie, Valls et co, Musulumane. Je ne peux pas le savoir par l’expérience. Je suis une femme blanche (et CSP+ issue d’un milieu bourgeois de province, j’ai pas côtoyé d’Arabes avant mes 18 ans, je pense)(enfin, si, en centre aéré) et même si j’ai connu mon lot de péripétie, je ne peux pas mesurer par l’expérience à quel point ce pays peut être raciste parfois. Je le mesure en écoutant. Genre la collègue de Victor et son compagnon qui ne parviennent pas à trouver d’appart alors que leur dossier est au moins aussi bon que le nôtre. Niveau boulot, je vous invite à lire les jeudis survie au taf de Napilicaio, une coach emploi qui aide les femmes racisées, j’en tremble à chaque fois. D’ailleurs, j’essaie tant que faire se peut d’être attentive à mes soeurs racisées au boulot, si jamais… Mais est-ce que je verrais s’il y avait soucis, est-ce que je ne laisserais pas pisser en mode “roh, c’était une vanne, c’est rieeeeeeeen”? Parce que je lis les jeudis survie au taf (qui me sont très utiles pour mon humble cas aussi, lisez les), je sais être plus attentive à ce qui pourrait blesser une collègue racisée qui subira néanmoins en silence car c’est difficile la briseuse de bonne ambiance (moi, je le fais, j’avoue que parfois, c’est un peu pesant mais la “vanne” est tellement un non respect des limites…). Autre exemple : l’histoire de l’émeute du Nutella en (super) promo. Réflexe 1 : “non mais les gens, ils ont pas de race, se battre pour un produit de merde en plus…”. Puis j’ai vu pas mal de gens parler du mépris de classe, du fait que oui, pour certains, le Nutella était un luxe et que donc, pour une fois qu’ils pouvaient se le payer, hein… Alors je ne sais pas. Perso, ce qui me fait surtout chier dans l’histoire, c’est que les promos sont surtout appliquées sur des produits ultra transformés bourrés de saloperies mais bon…

Le Nutella, n'en mangez pas

Bref, ne jamais parler par dessus la colère des concernés, les écouter et se taire pour enfin pouvoir éprouver de l’empathie pour leur situation au quotidien. Et arrêter de minimiser leur colère, leurs blessures. Vous ne voyez pas en quoi c’est grave de mettre un T-shirt “le meilleur singe” à un Noir ? Et bien, au pire, taisez-vous mais n’allez pas faire la leçon aux concernés. Faudra d’ailleurs que je vous parle du fait que l’intention n’est pas une excuse.

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Une idée romantique du train de nuit

J’aime les trains. J’y vois toujours une bonne occasion de passer agréablement le temps : je lis, je découvre de nouveaux paysages. Une sorte de parenthèse dans le temps. J’avais donc décidé de nous faire des vacances “road trip en train” grâce à l’interrail mais au vu du menu, celui-ci ne m’arrangeait plus. Nous ne prenions le train que pour deux trajets : 4h de Prague à Budapest et une nuit de Budapest à Split.

Danube_express

Le premier trajet m’avait enchanté : non seulement les wagons sont emménagés de sorte que nous ayons chacun pas mal de place mais en plus, ils avaient un vrai wagon restaurant nous permettant de déguster un goulash en regardant défiler la campagne slovaque. Face à ce succès, j’avais hâte de tester le train de nuit surtout que nous avions réservé une cabine 3 places à deux  avec de la chance, nous serions seuls… Mmmm.

Train de nuit dans le film Chanel avec Audrey Tautou

J’avais, je l’avoue, une idée un peu romantique du train de nuit. Je l’ai pourtant déjà emprunté : un Toulouse-Paris (parti avec 1h30 de retard et où j’avais mal dormi) et plus jeune lors d’un voyage de classe pour aller à Berlin (on avait peu dormi mais c’était un peu le plan au départ). Je nous imaginais déjà nous aimer au rythme lancinant du train glissant sur les rails…

rails

Retour dans la gare Keleti à Budapest, on se rend tranquillement jusqu’à notre train, j’admire les motrices flambant neuves et les wagons avec wifi qui nous entourent. Ah, voie A, c’est le nôtre et… pourquoi ce train me rappelle vaguement les vieux train corail de quand j’étais petite ? Bon, il ne faut pas juger à l’enveloppe. Ok, bon, l’intérieur n’est pas ouf non plus, la banquette gratte et c’est vieux mais c’est pas grave, ne paniquons pas… Le train se remplit, pas mal de familles ou de jeunes vadrouilleurs mais personne ne vient compléter notre compartiment. Ce soir, nous serons seuls…

Victor n'a pas le wifi...

Victor n’a pas le wifi…

Le train s’ébranle après 20 mn de retard, je me plonge dans un courrier international tandis que Victor veut s’allonger sur la couchette déjà dépliée… Sauf que, ahah, il ne rentre pas : il est trop grand (il fait 1m80, c’est pas un géant non plus), il doit se plier pour pouvoir s’allonger. Autant vous dire que là, je commençais à regretter un peu mon plan “romantique”…

romantisme_train-communisme

Le soir arrive, on grignote un bout de ce qu’il nous restait de notre séjour à Budapest (du houmous et du pain qui s’est révélé moisi). Victor étant affamé, on essaie de trouver un truc à grignoter et la seule solution : acheter un snack au contrôleur soit, dans notre cas… des croissants industriels avec une noix de faux nutella. On demande à avoir notre couchette dépliée, on n’en demande qu’une, se disant qu’n allait se serrer pour dormir ensemble dessus. Sauf que :

  • c’est vraiment étroit
  • le bord du lit est en fer (et incrusté dans ma hanche)
  • y a pas la clim, le train est trop bruyant pour qu’on puisse ouvrir la fenêtre.

Oh la belle nuit que l’on va passer…

couple-dormir-nu-a-deux-pour-vivre-heureux

23h, on éteint la lumière, on se love l’un contre l’autre quand je sens quelque chose de dur… Tiens, tiens, Victor est d’humeur coquinette. Le train s’arrête en gare quand soudain, ça tambourine méchamment à la porte “Passport !! Passport !!” Oh putain, la douane… Branle (sans mauvais jeu de mot) bas de combat, on renfile vite un t-shirt, on s’enroule dans les draps, la tension monte, ça continue à taper à la porte… On finit par ouvrir, un peu gênés, beaucoup saoulés, on file nos passeports. Les douaniers nous dévisagent, checkent nos passeports puis repartent. Alors qu’on commençait à se dire que ce voyage en train devenait compliqué, ça recommence : coups à la porte “Passport ! Passport !” mais oh ! Oui donc on a eu droit à la visite de la douane hongroise et de la douane croate et je ne sais pas de quelle nationalité était la dernière mais la dame a bieeeeeen regardé nos têtes et bieeeeeeeeen feuilleté mon passeport (parce que j’ai quelques tampons arabes, oui, mais j’ai pas trop la gueule d’une terroriste Daesh telle qu’on se l’imagine). Les douaniers repartent, on est blasés. Victor remonte sur l’autre couchette pour s’y plier comme il peut, j’essaie de fixer tout ce qui bouge dans le wagon et tape contre les parois. Ca tangue, ça fait du bruit, ça s’arrête tout le temps pour laisser passer d’autres trains… Et je passe la nuit à regretter mon idée de génie.

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Bref, que retenir de positif de ce voyage : le moment où on a longé le lac Balaton en Hongrie car ça avait l’air joli et un peu l’arrivée sur Split (avec une heure de retard). Et la promesse que la prochaine fois, on prendra l’avion.

Et voici donc le fameux lac Balaton

Et voici donc le fameux lac Balaton

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La bonne gestion de la rupture

(Article que j’avais prévu d’écrire il y a deux ou trois ans déjà, je précise)
Connaissez-vous quelqu’un qui n’a jamais connu de rupture ? Moi non. Hé oui, ça fait sans doute partie de l’aventure de la vie, on se rencontre, on s’aime, on finit parfois par se quitter parce que c’est la vie. Donc on vit tous à un moment ou à un autre cette triste aventure de la séparation, que l’on en soit l’instigateur ou la victime. Quelle que soit la place, ça fait en général mal. Donc pour gérer cette crise, il faut de la méthode, un planning. Laissez-moi vous expliquer.

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Je décortiquerai la rupture en trois temps :

– Temps 1 : le choc, la douleur. C’est le temps immédiat de la rupture, celui où l’on pleure recroquevillés dans notre lit, sur le sol de la salle de bain, sous la douche, dans les toilettes, dans la rue et peu importe où. On prend la mesure de la capacité de notre corps à expulser de l’eau par nos canaux lacrymaux. Quand on croit que c’est fini, on repense à cet autre désormais “ex” et c’est reparti pour un tour.

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– Temps 2 : la rémission. On arrête de pleurer tout le temps, ça peut nous reprendre de temps en temps mais ça va quand même mieux, on commence à ré envisager la vie sans l’Autre.

– Temps 3 : L’Autre a enfin cessé de squatter nos pensées et notre coeur, nous sommes repartis à la conquête d’un nouvel Autre (ou plusieurs, faites comme bon vous semble).

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Je ne parlerai pas du temps 3 aujourd’hui, je vais plutôt me pencher sur les temps 1 et 2. Donc comment gérer intelligemment une rupture selon Nina. Voici comment je procède. D’abord, je me laisse le temps de digérer la première phase. C’est à dire que selon l’intensité et la durée de la relation, je me dis que j’ai le “droit” à deux jours, une semaine, un mois de total laisser-aller. Manger un pot de nutella en un week-end ? Si tu veux. User 4 paquets de Kleenex par heure ? Vas-y ma fille, faut que ça sorte. Traîner en pyjama tout le week-end sans mettre le nez dehors ? Je le fais hors période de rupture alors autant en profiter pour ne même pas culpabiliser. On peut même dire aux gens “écoute, en ce moment, je suis pas la fille la plus joyeuse du monde, je préfère rester chez moi à pleurer et à manger du nutella en pyjama” ou au contraire “écoute, je viens de rompre, j’ai besoin de boire pour oublier, let’s go to the party !”.

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Sauf que le laisser-aller ne doit durer qu’un temps pour une raison très précise : il ne renvoie pas une image très valorisante de notre personne. Et puis le temps 1 présente de grands risques de cercles vicieux : plus on se lamente, plus on voit la vie en noir, plus on se lamente… C’est sans fin. Sans sous estimer notre peine, arrive un moment où pleurer toute la journée ne changera rien à la donne. Qu’il soit parti ou que vous l’ayez quitté, c’est fini. La vie continue et il va falloir en faire quelque chose. Comme dirait le poète “the show must go on”.  Donc en gros, quand rupture il y a, mesurons l’ampleur des dégâts et disons nous quelque chose comme “Ok, je me donne jusqu’à telle date pour être une larve et après, je me bouge !”. Alors attention, quand je dis je me bouge, je ne parle pas de dégainer sa carte bleue pour s’offrir un abonnement sur meetic ou remplir gratuitement son panier sur adopteunmec, tut tut tut. Non, faut pas se précipiter non plus, y a le temps 2 avant. Et le temps 2, c’est celui des projets. Je ne parle pas forcément du projet de toute une vie, ne nous surestimons pas non plus, nous ne sommes pas vraiment en état de gérer un échec. Par exemple, quand ça s’est terminé avec Guillaume 1er, j’avais la “chance” d’être en plein partiels. Bon, en plein, il ne m’en restait qu’un mais ça m’a un peu occupé la tête. Après les exams, j’ai encore un peu pleuré puis j’ai dit stop la larve ! J’ai pris mon ordinateur et j’ai cherché tous les journaux et médias existant sur Toulouse puis j’ai pris des feuilles et un stylo et j’ai écrit une dizaine de lettres de motivation à la main, j’y ai joint mon CV. Et j’ai décroché un stage. J’ai aussi fait pas mal de bagues en perles à ce moment là. Ca peut paraître quelque peu futile mais ça m’a occupée.

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En fait, l’idée est simple. Le temps 2 est, si on le considère sous le bon angle, une période douce dont il faut profiter. C’est un temps de recentrage sur soi, de chouchoutage et de repos. Mine de rien, si on ne retient que le positif, une rupture est aussi synonyme de plus de soirées libres donc plus de temps pour faire ce dont on a envie sans chercher à faire coincider les agendas de l’un et de l’autre. Tiens, si je sortais (enfin) la machine à coudre qui prend la poussière à la cave pour m’en servir ? Tiens, si je me lançais dans tous ces loisirs créatifs qui me font de l’oeil depuis une éternité et demi ? En somme, puisque le nous ne vient plus soutenir le je, je pars à sa reconquête, je me reconstruis.

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Evidemment, tout est toujours plus facile à dire qu’à faire. Et le fait que je me supporte pas au fond du trou m’aide à rebondir plus vite. Et mon agenda est encore plus rempli depuis que je suis célibataire, les gens craignant qu’en fait, je sois malheureuse sans le dire et qu’il faut donc me divertir (ce qui est adorable). Donc ma machine à coudre reste pour le moment dans la cave mais promis, dès que j’ai des sous (en mars), je me lance !
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Je t’entends rire derrière ton écran, tu sais…
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Doctophobe moi ? Heu oui

On dit que les cordonniers sont les plus mal chausses donc je suppose qu’en bonne fille de médecin, il est normal que je déteste aller chez le docteur. Non pas que je déteste le corps médical mais j’ai peur de ce qu’il pourrait me dire.

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Mardi, 11h38, ma mère (qui avait rendez-vous à 10h45) m’abandonne pour suivre sa consultation, moi, je n’ai rendez-vous qu’à 11h30 (soit 12h15). Oui, dans ma famille, on a de super activités mère-fille. Au menu du jour : pose d’un stérilet. Depuis que j’ai un compagnon officiel pour mes parents (qui n’ont aucune idée de la complexité de la situation réelle), ma mère semble heureuse pour moi mais légèrement flippée à l’idée que, tout à coup, je me mette à assurer la descendance. Qu’elle se rassure, je n’envisagerai rien de tel tant que je continuerai à changer de boulot tous les ans… Donc me voici dans la salle d’attente du gynéco, gavée de spasfon en préventif, le sexe sentant le savon, une vieille culotte en cas de saignements. Et je psychote. Non pas sur la pose du stérilet en lui-même mais sur la consultation. Et si on me trouvait un truc ?

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Ça ferait un peu comme dans les téléfilms, je souris à la vie et elle me le rend bien mais un jour, au détour d’une consultation anodine, le drame se noue ! Le gentil docteur m’annonce la terrible nouvelle, genre un cancer, tiens. Je sais que je me fais des films (et que je dois calmer ma merdophagie, je regarde trop de téléfilms pourris) mais ça peut arriver. Par exemple, y a 3 ans, la cousine va chez le dermato faire contrôler ses grains de beauté et là, le docteur panique littéralement et lui programme une intervention en urgence pour un grain de beauté suspect. Nous,
on a imaginé le pire (cancer de la peau, tu meurs en 6 mois max à ce que disait ma mère). A l’arrivée ? Rien de rien, juste une flipette de 15 jours.


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Donc me voici désormais dans le bureau du docteur qui a fait naitre ma sœur. Je lui raconte mes dernières péripéties vaginales, le traitement préventif pour la chlamydiae que j’ai dû prendre car un amant pouvait éventuellement l’avoir attrapée, la mycose suite à la prise d’antibiotiques. Là, il m’annonce que mon dernier frottis datant de 10 ans (quelle honte, je pensais pas…) donc j’ai la combo frottis- stérilet, ouais ! Bon, il faut le faire, c’est important mais dans sa petite boîte de petri, y a peut-être un grand drame.


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Je ne sais pas d’où ça vient, ça, cette terreur de la maladie. Oh enfin si, ça vient de toute cette pression médiatique qui nous sort quotidiennement la liste de plein de saloperies qu’on pourrait avoir et qu’il faut en permanence se vacciner. Je veux bien mais je suis à peu près persuadée que si je fais tous les vaccins qu’on me préconise à la télé, à la
fin, je vais briller dans le noir. Je ne suis pas quelqu’un d’hypocondriaque à la base mais à force d’entendre parler de toutes les maladies du monde, on finit par se poser des questions. J’ai un truc qui gratte, là, n’aurais-je pas contractée une nouvelle forme de peste ? Et cette boule, là, sur mon bras, c’est pas un peu un kyste ? Ah non, c’est une piqûre de moustique.
Hé mais je tousse, j’ai un cancer, ça y est ! Je savais bien que j’aurais dû arrêter de fumer avant même de commencer. A moins que ce ne soit le nutella ou l’aspartame. Mais je 
reviendrai plus longuement sur cette question.

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Bref quoi qu’il en soit, mon psychotage en salle d’attente n’a pas servi à grand-chose. Hop, vas y que je m’allonge sur la table, les pieds dans l’étrier (ça c’est un peu top par contre, j’aime bien avoir les jambes un peu surélevées), hop le spéculum entre en œuvre, mon utérus proteste et je le sens en train de pousser le spéculum vers la sortie (j’ai un utérus protectionniste, apparemment), hop, le frottis, je douille un peu pour la pause du stérilet car « ah, votre utérus résiste un peu ». Non mais utérus, entre nous soit dit, tu m’emmerdes déjà 1 voire 2 jours par mois à me plier par terre et même à me filer des coups (je vous jure que c’est la sensation que ça me fait), tu peux pas te tenir correctement pour une
fois ? Bordel, ai-je envie d’ajouter. Ca piquouille un peu mais délivrance ! Normalement, je suis stérile pour les 3 prochaines années. Bon, j’ai un peu douillé le reste de la journée, j’ai l’impression qu’il va piquer la queue de mon prochain amant (mais non, ça ne risque rien, hein !), qu’il va s’accrocher à mon prochain tampon mais je vais l’occulter, ça va aller. Puis
j’ai pu jouer les princesses avec ma maman qui m’a interdit de faire quoi que ce soit aujourd’hui car je dois me reposer. Bon, à la fin, je suis quand même allée faire ma quasi heure d’aquagym, seul truc qui a calmé la douleur.

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Je referai un article sur le stérilet dans quelques temps pour raconter, là, j’ai juste envie de dire que me taper deux fois des règles douloureuses à une semaine d’intervalle, c’est pas le meilleur…

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Ce violent besoin de néant

Par Lucas

Attention ! Cet article une forte connotation déprimatoire à deux balles. Je compte sur vous pour me faire des commentaires bien sentis du genre  » Mais Fuck ! Allez quoi Lucas ! On est pas là pour ça ! Va voir un psy et prend du Nutella ça ira mieux ! » toute action juridique est bien entendue la bienvenue: après tout ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de se marrer.

Cela m’arrive régulièrement depuis 15 ans. Au moins une fois par an. Ce constat que la vie est insignifiante et ridicule, que notre existence n’a aucun sens. Bon d’accord : comme vous pouvez vous en rendre compte, avec un sourire goguenard et narquois, je n’ai jamais eu  le courage ponctuel  de cette lâcheté existentielle : celle qui consiste à mettre fin à ses jours face aux difficulté de la vie. Mais j’y pense souvent en termes techniques…

Comment ne pas se rater ?
Comment éviter des séquelles à vie qui empêcherait des lors de mettre en œuvre une disparition efficace ?
Comment ne pas se condamner à une existence encore plus morbide en raison d’une tentative ratée ?
Quel instrument efficace utiliser ?
Comment ne pas éveiller les soupçons ?
Comment gérer au mieux mes affaires pour que mes proches aient le moins de désagréments relatifs à mon décès et que celui ci passe comme une cadavre à la morgue ?

Etc.

Je me rappelle, une fois, après mon bac, j’avais même pris rendez-vous avec ma banquière et mon notaire, sous le prétexte d’une grosse frayeur en voiture (bidon), « juste au cas où »…

Des rendez-vous techniques pour régler toute ma succession.
Eh oui, que je mette fin à MES jours soit, mais que cela ait des conséquences légales sur les jours des autres, ça, non.

 Je pense que je devrais écrire « le Suicide pour les Nuls ». Le problème, c’est qu’aucun éditeur ne voudra prendre le risque de le publier. Si « ça » devient un best seller, des kyrielles d’avocats, représentants légaux de parents ayant perdu des enfants suicidés, ces avocats donc ne manqueront pas de chercher en moi et en mon éditeur une juste réparation au préjudice moral que j’aurai causé à leurs clients. En m’accusant d’incitation au meurtre. Incitation à l’auto-meurtre, bien sûr…

Mais si il y a un droit à la vie, en quoi y a t-il un devoir à la vie ?

Les gens vont me dire « pense donc à tous les petits nenfants qui sous vivent dans le tiers monde et tu comprendras que tu nages dans le bonheur et que tu n’as pas à te plaindre ».
Bon. Soit. Mais au delà de tout référentiel et de toutes comparaison, au delà de toute dimension extérieure au corps humain, dans le for intérieur de l’être qui se pose la question, c’est quoi le bonheur ? (réfléchissez y donc 3 secondes avant de reprendre votre lecture : c’est quoi le bonheur ?)

La seule raison qui m’ait pousse à ne pas commettre » l’irréparable » (cosmétique détestable, je sais) ce n’était pas le fait de continuer à vivre, malgré tout, histoire d’ être courageux. C’est le fait que mes parents actuels m’aient recueilli à l’âge de 11 ans. Au vu de tous les efforts qu’ils ont fait pour moi, je n’ai pas le droit de mettre fin à ma vie comme ça. Ils ont réussi à me façonner, ils ont réussi à me donner ce sentiment pourtant trop rare dans ma vie de l’autosatisfaction.

La seule autosatisfaction existentielle qui me paraisse légitime en 28 ans, c’est le fait que je me sois sorti les doigts du cul pour ma rééducation post accident. Le bac ? Les diplômes ? Les conquêtes amoureuses ? Ce sont là des épiphénomènes dans le grand fleuve de la vie. Je les trouve insignifiants. Mais par rapport au travail de mes parents, à leurs sacrifices, leurs efforts, je n’ai pas le droit d’aller voir ailleurs si j’y suis…

Au final, si on y réfléchit, une seule autosatisfaction existentielle, une seule raison d’être et exister, ça ne fait quand même pas bézeff en 28 ans d’existence vous ne trouvez pas ?

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Pourquoi l’amour est-il toujours un échec ?

En ce moment, je me plonge dans « L’amour dure 3 ans » de Beigbeder. Enfin, je dis ça mais vu que j’ai 50 articles en avance, quand vous lirez ceci, ça fait longtemps que
je l’aurai fini. Donc notre ami Beigbeder se lamente durant une petite centaine de pages de ses amours perdus, tout ça. Moi, ça me fait réfléchir : si la fin du couple est forcément un échec, ne peut-on connaître qu’une réussite amoureuse maxi dans sa vie ?

 

Si je regarde ma vie amoureuse passée, tout ne fut pas rose. Mais tout ne fut pas noir non plus. Dois-je considérer toutes ces histoires comme des échecs parce qu’à l’arrivée, on
n’a pas été séparés par la mort ? On n’aurait donc qu’une réussite amoureuse dans toute notre vie ? Je trouve ça totalement déprimant. Oui, le couple n’a pas duré jusqu’à nos vieux
jours mais c’est pas une raison pour tout jeter avec l’eau du bain, comme on dit. Si je prends mes 4 ans et demi avec Guillaume the first, je ne peux en aucun cas considérer cette relation comme un échec, une perte de temps ou ce que vous voulez. C’est la relation qui m’a fait passer de l’adolescence (enfin, 19 ans, on est encore un peu ado) à l’âge adulte. A la fin, on ne s’aimait plus mais la rupture s’est passée en douceur et cette relation m’a énormément appris sur moi, sur l’autre, sur l’amour, etc. Donc pourquoi la fin d’un couple est toujours vécu comme un échec avec cette pointe de culpabilité, ce « merde, où ça a dérapé ? ».

 

Comparons avec le professionnel. Notre génération n’est plus faite pour rester dans la même boîte toute sa vie, je ne connais même aucun vingtenaire qui aspire à ça. Oui, la
stabilité de l’emploi, c’est confortable mais faut bien être conscient que la progression professionnelle passe plus aujourd’hui par les mouvements externes que par les mouvements internes. Quitter une boîte pour tenter l’aventure ailleurs (en général, meilleure boîte, meilleur poste, meilleur salaire) est toujours vu comme un signe de réussite. En amour, mettre fin à un couple qui était condamné est systématiquement un échec. Alors que si rester ensemble, c’est faire deux malheureux, je ne vois pas où est la réussite, très franchement. Bien sûr, une rupture ça fait mal. L’an dernier, j’en ai vécu une qui me rendait si malheureuse que j’aurais eu le courage de me fracasser la tête contre les murs pour oublier, je l’aurais fait. Ca n’aurait servi à rien d’autre qu’à me faire du mal à moi (physiquement, en plus) mais également au garçon qui m’avait quittée et qui ne l’avait surtout pas fait par sadisme, il s’en voulait énormément. Mais bon, c’est la vie,
je ne lui en veux plus du tout. On n’était pas faits pour être heureux ensemble, les circonstances nous étaient défavorables, il n’y a finalement ni coupable, ni victime.

Aujourd’hui, je suis presque heureuse d’avoir vécu ça. Notre histoire bien sûr, qui aura toujours une saveur particulière pour moi mais aussi cette rupture difficile parce que je m’en suis sortie. La prochaine fois que je pleurerai à m’en fracasser la tête pour oublier, je saurai que je finirai par m’en sortir, faudra juste prendre mon temps pour ça. Là, encore, à bien y réfléchir, je ne vois pas bien l’échec. C’était juste qu’on y a cru alors que c’était clair que ça ne marcherait pas, on a fait preuve de naïveté, sans doute, mais de là à parler d’échec… Toutes les histoires ne sont pas faites pour durer, c’est pas une raison pour parler de gâchis. Je sais que si je vais mal, je n’ai qu’à décrocher mon téléphone pour lui parler, on a connu pire comme échec, non ?

En fait, je n’aime pas cette notion d’échec amoureux, c’est trop absolu. J’ai l’impression qu’en amour, c’est tout ou rien : t’es en couple, t’as réussi, t’es célibataire, t’as échoué. Manichéisme, mon amour ! La nuance, c’est pas fait pour les chiens. Surtout que je connais des maqués malheureux et des célibataires heureux, arrêtons un peu de classer les gens
dans des stéréotypes lourds à porter. C’est pas parce que je suis célibataire que je passe mes soirées à me gaver de nutella pour oublier que j’ai pas d’amoureux surtout qu’à priori, se gaver de nutella ne m’aidera pas à trouver the only one… Si les hommes préféraient les geignardes chocolaïnomanes, ça se saurait.

 

Alors, oui, ça me déprime et ça me gonfle cet état d’échec amoureux qu’on colle aux célibataires ou ceux qui viennent de vivre une rupture. Déjà, une rupture n’est pas
nécessairement une mauvaise chose même si elle n’est pas facile à vivre. Mais c’est comme quitter une boîte : on est triste de dire au revoir aux collègues, on est un peu effrayés par ce
qu’il va suivre mais c’est pour notre bien. Pourquoi n’aurait-on pas le droit, en amour, de mettre fin à une situation qui ne nous convient plus sans forcément passer pour un perdant ? A moins que tout ceci ne soit un complot gigantesque du consortium « ma vie est trop moche, je mange du nutella, pleure dans mes kleenex et regarde des films d’amour avant d’écouter la chanson trop romantique qui me refera utiliser des kleenex ». Mmmm.

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La Cellophane sur le Naillepode

Yen a que ça intéresse. Si,si, je le sais. Certains d’entre vous veulent savoir que j’ai failli leur parler du concept de connard qui fait semblant de ne pas m’voir dans le couloir. Yen a qui veulent savoir que j’ai vaguement hésité à leur parler du rôle que le Nutella joue dans ma pharmacie de l’âme. Voila, ça c’est dit et maintenant que j’ai bien foiré mon chapeau à cause des curieux, je peux me permettre de leur poser une devinette pour faire style on est quand même potes regarde j’te fais un article interactif de malade. Alors zou, devinette : savez-vous de quoi je vais vous parler cette semaine ?
 
C’est marqué dans le titre, bande de nases.
 
C’est bien fait, fallait pas me chercher. Venons en au sujet maintenant. Il y a un mois, j’ai acheté un nouveau mobile et la vendeuse m’a demandé si elle pouvait enlever son sous tif la pellicule protégeant l’écran. Cette question m’a choquée. Il est donc des personnes qui ne sont pas en symbiose parfaite avec leur portable. Je me suis alors dit que j’allais vous poser la question. Est-ce que vous enlevez le plastique protecteur sur les appareils électroniques que vous achetez ? Tiens prenons un produit à portée de toutes les bourses, un produit que tout le monde achète tous les jours : l’Ipod. C’est maintenant de notoriété publique qu’il se raye comme un parquet sous les dents de notre ministre de l’intérieur. La question est donc : Faut-il profiter de son Ipod en enlevant la pellicule et vivre avec le risque foufoufou de le rayer un peu beaucoup mais passionnément ? Ou bien faut-il maintenir la pellicule et avoir toujours une séparation entre soi et l’objet, une cellophane avec de petites bulles d’air qui nique totalement l’esthétique sobre et nacrée du produit… Pour moi c’est un choix politique, un choix de vie. C’est comme Gérard, le Bon Père de Famille, cadre sup qui a les moyens, qui enlève les enjoliveurs de sa bagnole pour ne pas les abîmer et revendre la gégémobile plus cher plus tard. Mais enfin, Gérard, ta voiture elle est moche comme ça. A quoi bon acheter une belle automobile si tu ne profites pas de sa beauté initiale ? Enfin quoi Gérard, ne te rends tu pas compte que tu repousses ton bonheur en repoussant l’enjoliveur ? Tu es débile, Gérard.
 
Aujourd’hui c’est déjà demain.
 
 Alors bien sûr… Il y aura toujours Raoulette, la grognasse qui aime polémiquer, qui va me dire que Gérard n’est pas débile, qu’il a raison d’être soigneux avec son automobile : si ça se trouve Gérard il n’en a rien à faire de cet objet utilitaire qu’est une pauvre voiture et il est très heureux avec sa voiture moche (et elle rajoutera que, moi, pauvre matérialiste, je ferai mieux de la fermer avec mes considérations esthétiques snobinardes). Bah oui Raoulette mais vois tu on s’en fiche de ton avis car la question n’est pas là. Ipod ou bagnole, la question reste la même : faut il profiter du temps présent ou espérer constamment un meilleur futur ? Eh oui, la voila la morale de la Cellophane du NaillePode. D’aucuns diront que c’est encore un débat à la con et que mis à part les 0,0001% de lecteurs qui croient au paradis et à l’abstinence terrestre tout le monde veut être heureux tout de suite. Bah non justement : j’ai autour de moi plein de personnes, plus ou moins proches, qui n’osent pas jouir ou plus simplement être heureux. Vieux relent de christianisme ? Comment peut-on expliquer ça ?
 
Pour moi c’est sans pitié : j’enlève la protection.  Parce que si je paye 240€ mon Nano c’est bien pour profiter de sa beauté et que ladite beauté ne soit pas édulcorée ou gâchée par une protection. Idem pour mon téléphone. Et les pochettes de protection en cuir de rat vendues la peau du cul c’est hors de question aussi. Franchement, vous ne trouvez pas qu’il y a déjà trop de pellicules dans le monde ? Quand on fait l’amour, quand on parle à certaines personnes circonspectes qui enrobent leur propos, quand on lit ses boites de conserve qui superposent des couches et des couches de défense juridique au cas où le méchant cassoulet aurait envie de rendre malade son acheteur. Les exemples sont légions. On se surprotège, on dresse des barrières, on stérilise, on édulcore. Je vous laisse donc sur cette question, facile à première vue, mais intéressante tout de même, surtout pour ceux qui gobent tous les soirs le JT de TF1 : le « vrai » est il un concept terroriste aujourd’hui ?
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MSN is not a crime

Comme tous les jeunes de notre âge ou presque, on MSNe beaucoup, voici quelques pépites.

Sexe et religion

Emma : pfff je crois que je vais devenir bonne sœur, plus de problème

Nina : Bah non, quelle horreur! T’as pas le droit aux godes au couvent

Emma : Ah merde, je pourrai pas prendre Jules
Nina : Non, même pas le canard
Emma : Roh, c’est nul

Nina : Bah oui, qu’est-ce que tu crois !

Emma : Pitin, décidemment, la religion, c’est pas mon truc !
Les quiproquos

[On Cherche à savoir à qui appartient le sexe mis en avatar par un des interlocuteurs, Emma suggère que ce soit celle de « Ben »]

Emma : Arrête choupinou, t’embête mon poulet préféré
Nina : C’est qui Ben ?
Gauthier : C’est qui choupinou ? C’est qui poulet ?
Emma : Putain suis un peu
Nina : C’est qui Ben ?
Gauthier : Et pourquoi Nina elle parle de Ben ?
Emma : Loooooooooool
Gauthier : Je suis perdu aussi
Nina : (je suis en loop)
Emma : vous me faites mourir de rire.
Obsédés !
[Suite de la conversation précédente]
Emma : Et celui-là [parlant de son nouvel avatar]

Nina : Aaaaaaaaaaah !! On dirait le gland du zizi de tout à l’heure !

Emma : Bon, je retire
Emma : Sans mauvais jeu de mot.
——

Gauthier : Plan cul de secours 1 passe ses exams. Plan de sexours 2 est au Pérou. Plan de sexours 3 déprime ce soir.

Nina : Sexours, excellent !
Gauthier : ET MOI JE FAIS QUOI ?
Gauthier : lol pardon
Nina : Tu l’as pas fait exprès ?

Gauthier : Non, pas fait exprès. Je dois vraiment être en manque.

 ——

Nina : Non mais un mec qui m’informe qu’il a une érection, c’est bien pour que j’aille le violer non ?

Gauthier : Ou pour te coller au plafond d’envie avant de te lâcher. On appelle ça une allumeuse.

Nina : Ouais
Gauthier : (je le fais tous les soirs)
Emma : Euh… je vote oui mais les mecs sont tellement obscurs

Nina : C’est dégoûtant, je trouve ça injuste ! J’ai la culotte dévastée, maintenant.

[…]

Gauthier : Regarde l’autre, elle ferait l’amour à une bite de trottoir vu comme l’autre l’a chauffée

Nina : Ouiiiiiiiii
Gauthier : Et moi, j’enculerais un caniche abricot.
——

Nina : Y en a qui aiment se faire insulter

Gauthier : Nina, tout le monde n’est pas comme toi (Dieu merci)

Nina : Mais je parlais pas de moi!
Gauthier : T’es une vicelarde, toi,je le sais
Nina : Nan

Gauthier: Tu mouilles ta culotte quand on t’offre une cravache!!!

Nina : Ahahahahahahahah!!! Mais je mouillais pas ma culotte
Gauthier : Je veux pas savoir!
Nina : Je te le dis quand même
Gauthier : ta gueule!
 —–
[Gauthier nous montre la photo du sexe d’un mec qui le chauffe]
Nina : C’est quoi ce pénis ver de terre?
Gauthier : Il est moche le pénis? Et le mec aussi d’ailleurs

Nina : Oui on dirait un ver de terre sa bite, elle me paraît pas normale

Emma : Je te souhaite de te faire poursuivre par ce mec et par son ver de terre!

Nina : Oui mais tu trouves pas que son ver de terre a l’air malsain? On dirait qu’il est nécrosé

Gauthier : Malsain?

Emma : Ben, c’est bizarre, elle est longue mais elle rebique, comme si c’était 3/4 mou.

 —–

[Emma regarde un film X gay chez Gauthier pour apprendre des trucs sur la fellation]

Gauthier : En même temps, vu le film, si elle suce le prochain comme ça, elle se fera une réputation à dormir dehors. Même mon chien fait mieux

Nina : Oui ben en général, dans les films de cul, je trouve ça mal fait, super brutal, super : « bon tu jouis, oui??? J’ai pas que ça à foutre, moi »

Gauthier : Mais, mais, mais…je te reconnais, c’était donc toi! (je connais la sortie, merci)

Nina : Hein? Qu’est-ce que je foutrais dans un film de cul homo, andouille!!

Gauthier : Mais non! Dans croupe du monde 1998!!
Nina : Ahahahahahah! Mais non, moi, je suis délicate
Gauthier : En fin de compte, je veux pas savoir
Nina : En fin de compte, j’allais pas te raconter.
—–
Nina : Faut qu’on sépare le neurone, c’est plus possible, là
Gauthier : lol

Nina : Sauf quand tu as un orgasme,là, ça me ferait plaisir d’en avoir une miette.

Gauthier : t’es en manque?
Nina : OUI
[…]
Gauthier : Où va la France? DANS TON CUL!
Nina : OH OUI! OH OUI! OH OUI!OH OUI!
Gauthier : Eh bé. En effet, t’es en manque…
Nina : Oui, mes hormones font des bulles.
Les monomaniaques
[Gauthier et Nina parlent des débouchés par diplômes]

Nina : Votre correspondante étant décédée des suites d’une pendaison avec un string, elle n’est plus en mesure de vous répondre

Nina : Votre correspondante étant décedée des suites d’une noyade dans son lavabo, elle n’est plus en mesure de vous répondre

Nina : Votre correspondante étant décédée après avoir ingéré un tube de dentifrice, elle n’est plus en mesure de vous répondre (le fluor, c’est trop fort!)

Gauthier : Au pire, tu va chier du fluor, ça va te nettoyer l’anus.

Nina : Le fluor va me détruire l’estomac et me tuer de l’intérieur, c’est mon suicide à moi

Gauthier : C’est surtout très con. Tu imagines l’épitaphe? « Ci git la couille qui fut dissoute par colgate ». Pas glorieux pour la postérité.

Nina : Aquafresh m’a tuer
[…]

Nina : J’ai menacé de me suicider avec mon dentifrice rien que pour toi

Gauthier : Oui, c’est vrai l’épitaphe!
[…]
Nina : Si ça continue, je vais rappeler Laurent l’obsédé
Gauthier : Suicide-toi, avale le colgate
Nina : Colgate! Hihihihihi
[…]
Gauthier : Je vais me jeter, je reviens

Nina : Avale du colgate, tu mourras dans d’atroces souffrances.

[…]
Nina : Tu crois qu’on peut mourir d’une overdose de fluor?

Gauthier : Tente et on verra.Au moins, tu auras un sourire éclatant et le sphinxter reluisant

Nina : Bah, quand t’es mort, tu souris pas

Gauthier : Oui mais quand t’es morte, on peut te sodomiser. Nécrophilie is not a crime

Nina : Berk, c’est dégueulasse! Ah si, TO-TA-LE-MENT
Gauthier : Ben, t’es morte, tu t’en fous!
Nina : Et mon âme, tu crois qu’elle voit pas ça???
Gauthier : S’il y avait une vie après la mort, ça se saurait
Nina : Ben non, puisqu’on est pas morts!
[…]
Nina : Et comment je reviendrais te hanter après, hein??

Gauthier : Justement, il n’y a rien après la mort, surtout pour Nina Bartoldi.

Nina : Si, si, si, sinon, je pourrais pas t’emmerder.
Gauthier : Mais justement!

Nina : Je viendrai exhaler des vapeurs de fluor la nuit quand tu dormiras

Gauthier : Mais que t’es con
Préparation de l’annif de Gaugau
Nina : Je milite contre Diams

Emma : Du moment qu’il y a de la vodka pour faire passer la pilule, tu peux mettre du Sheila si ça te chante

Nina : Emma, t’arrêtes de lui donner des idées à la con?

Gauthier : Putain, j’y avais pas pensé. Je m’exécute de ce pas dansant. Dalida aussi. Il nous faut du Dalida!!!!!!

Nina : AH MERCI EMMA AH BRAVO!!!
Gauthier : lol

Nina : Il venait d’avoir dis houit ans, il était beau comme unn enfant, comme un homme

Gauthier : le strabisme, moumour, pense au strabisme
Nina : Je m’entraîne

Gauthier : Mets ton doigts sur ton nez (Mister Big est le roi du strabisme, il le simule à merveille)

Emma : Moi, j’exige Priscilla

Nina : Putain mais oh!J’avais lu « mets ton doigt dans ton nez », je voyais pas le rapport

Glamour, toujours…
Gauthier : T’es ignoble! Nina, tu sors…
Nina : Je viens de postilloner sur mon écran en rigolant
Gauthier : Et en plus, t’es conne

Nina : Mais ma production salivaire n’a rien à avoir avec ma connerie!

 —–

Nina : Je me suis tartinée la gueule de Nivéa, déjà, je suis horrible

Gauthier : Ca on savait
Nina : HEHO!!!!!!!!!

Gauthier : mais déjà à la base t’es pas géniale alors si tu en rajoutes en te tartinant le cheu-tron… Comment veux-tu choper?

Mister Big : Mieux vaut ça que du nutella

Nina : Atta, grâce à qui on a eu un verre gratuit, hein, connard???? Moi!

Mister Big : mdr

Gauthier: Non grâce à ton dépubissé!(elle avait un dépoitriné hier…c’était interdit aux mineurs, elle avait le sigle csa – 18 ans sur le front toute la soirée)

Nina : Ahahahahah! Non mais arriver à se faire payer un verre dans une boîte gay quand on est une fille, suis forte!

On parle djeuns !

Nina : « Tu veux un plan cul par SMS? Tape cul au 3636 » (véridique)

Gauthier : On le fait? On le fait? On le fait?

Nina : Non mais tu sens le désespéré? « j’te kiffe, lèch moa les s1 » « mé ta bite dans mon Q »

Gauthier : Kikou, tu suces?
Nina: Ahahahahahah!
Gauthier : je pe foutre ma KE dans ton Q?

Nina : Je suis chode, baiz moa m1tenan, j’ai envi de toa, je suis chode com la brèse

Gauthier : Putain, t’es plus douée que moi, je suis incapable de faire ça lol

Nina : Putain, à parler étranger, je viens de me claquer un neurone. J’ai mis 5 mn à l’écrire!!

Nina : Je te pis à la ré batar de ta rasse

Nina : Oui, j’le kiffe sa rasse mais il é tro relou, c chanmé!

Nina : Oh ziva, té tro chanmé comme keum. Ta reum, elle suss des keu en enfR

Mister Big : Tu connais ma mère???
Nina : J’arrive même pas à comprendre ce que j’écris
Gauthier : Moumour, tu m’affoles, là!

Nina : C un truc de ouf, je parle en SMS, c trop chanmé kool. Dem1, je fé un skyblog ki va Dchirer sa rass à son reup!Suis tro dan le mouv’, moa, je sui 1e gonzess tro d’la balle, tu voa?

Gauthier : Sors de ce corps, je te l’ordonne!!!

Mister Big : « La Nina que vous avez demandé n’est plus tout à fait attribuée »

Mister Big : « Atta, tu koz SMS t’asum ok?

Nina : Il est plus fort que moi Mister Big

Mister Big : On dirait Balladur à sa grande époque qui tentait un coup de jeunisme avant les élections

Nina : Oui, je suis épuisée. J’aurais baisé trois heures, je serais plus en forme. J’ai mal à la tête

Mister Big : T’aurais baisé 3h, t’aurais mal au cul, pas à la tête!

La politique vue par les vingtenaires

Mister Big : D’ici peu, on aura droit à Sarko qui tape ses bulletins en SMS!

Gauthier : Ca m’étonnerait pas en fait

Nina : Si tu veux voter Sarko, tape 1. Si tu veux voter De Villepin, tape le 06471287416

Gauthier : « on devrait faire président academy, on les enferme tous à l’Elysée et toutes les semaines, on en vire un » (c) Anne Roumanoff

Nina : Ou alors, on oublie de voter et on les abandonne là
Mister Big : Pas mal! Pas mal! Je suis tout à fait pour!
Nina : Oui, je suis un génie de l’audiovisuel
Gauthier : La 6e république sera interactive ou ne sera pas

Nina : Ils sont 48, ils sont enfermés dans un Château et tout le mond s’en branle, c’est la politique academy

Mister : Ben ne sera pas, on sera tous morts avant!
2 ans d’âge mental
[à propos de la saison 3 de Nip/Tuck]
Nina : Il est choupinou Quentin quand même
Mister Big : Il a un micro pénis? lol
Nina : Moi je sais
Mister Big : C’est une femme??? Lol
Nina : Moi je sais
Mister Big : Il a deux pénis? lol
Gauthier : moi je sais, moi je sais, moi je sais
Nina : Moi je sais
Mister Big : La suite après la pub!!! lol
Nina : MOI AUSSI!!!!!! (les hystéros sont de sortie)
Gauthier : MOI JE SAVAIS AVANT TOI
Mister Big : Moi, je vais savoir!

Mister Big : Ben moi, j’ai écris le scénario (c’est pas vrai mais faut bien jouer à la surenchère avec les autres enfants…)

Nina : OUI MOI J’AI SU APRES TOI MAIS AVANT MISTER BIG!
Du grand n’importe quoi

Gauthier : une bonne mouette est une mouette morte. Vous avez 3h.

Nina : Moumour, je t’ai dit que la drogue, c’était pas bon!
Gauthier : Mais putain si seulement j’en prenais!

Nina : Moi je dirais plutôt ça des pigeons. JE DETESTE LES PIGEONS. Mais la mouette n’est-elle pas un pigeon de la mer?

 —–

Nina : C’est dur de fumer quand on a mis trop de baume à lèvres

Gauthier : C’était la minute blonde de Nina
Gauthier (tu me désespères)
Nina : Oui ben c’est vrai, on sent pas bien le filtre.
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Sodomie et beurre de normandie

Par Mister Big

Ce n’est pas sans une intention particulière que j’ai juxtaposé ces deux éléments. Le sujet du jour est : et vous, dans un lit, vous jouez avec quoi ? On arrête pas de parler de brouette, mais, sauf manquement de ma part (n’oubliez pas que j’ai manqué 6 mois de blog !) on a jamais abordé le sujet des « accessoires de tout les jours que l’on peut intégrer à sa vie sexuelle »…

Je me souviens d’une époque, jadis, où je mangeais autant à table que dans un lit… C’était le bon temps ! Ben oui, en France, c’est bien connu, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ! Et à défaut d’avoir un outillage digne de « maison et jardin » pour égayer sa vie sexuelle, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a sous la main… Et en l’occurrence, le frigo est une source quasi-inépuisable d’inspiration… C’est donc pour vous faire partager quelques souvenirs de bons moments buco-génito-culinaires que je vais fouiller avec vous mon frigo tout au long de cet article.

Tout d’abord, il y a les classiques : si on parle de sexe et nourriture, la plupart penseront au nutella, grand classique devant l’éternel, d’autres dirons « chantilly, fraises » ou encore « fraises, champagne ». Ok, mais ça, c’est comme le missionnaire, la levrette ou le crabe tonkinois : on connaît tous ses classiques, y’a plus rien de bien surprenant la dedans ! Comme les copains, j’ai essayé, c’est sympa, c’est vrai, mais bon… quoique, le nutella, j’adhère moyen, car ça aurait tendance à laisser penser à un plan scato qui aurait dérivé.

Le miel. Ça, c’est terrible ! Mais il y a quand même un grand défaut : faut changer les draps après ! Ca colle comme pas permis, ce qui rend justement intéressant le nettoyage buccal des zones tartinées de sécrétions d’abeilles. Mais attention : NE PRATIQUER QUE SUR DES ZONES IMBERBES !!! Sinon, ça vire à l’épilation au miel, et ça, c’est pas très agréable pour celui qui le subit ! Et choisissez le liquide et en bouteille à bouchon doseur, car les pots de miel semi-figé, c’est pas très glam…

Ensuite… le vin bu au creux des reins… classique aussi, mais très agréable de sentir son amant frémir quand on lèche son bas du dos. Après, on peut varier avec du champagne, de la vodka, du rhum, du cointreau, de la chartreuse (ouais, bon, je sais, j’essaye de me faire sponsorisé par des fournisseurs d’alcool, donc faut y mettre la paquet !) etc… Mais avec du champ, y’a quand même une chose de beaucoup plus sympa à faire : une pipe ! Qui n’a jamais essayé ? C’est pas mal du tout, ça aussi, de sentir les petites bubulles picoter le méat et chatouiller le gland…

Poursuivons… les glaçons !!! On écrémait le frigo, et j’ai failli oublier le bac à glaçon !!! Ca aussi, c’est un classique, le glaçon ! Le faire courir un peu partout sur le corps de son amant… lui faire aussi une pipe avec la bouche remplie de glaçon, et, chose intéressante, lui introduire un ou deux glaçons dans l’anus… Effet garanti ! Et contre-effet immédiat : un glaçon, ça fond ! Une minute après l’introduction, expulsion du dit glaçon sous sa forme liquide !

Bon, il me reste quoi… ça serait trop facile de parler de l’utilisation des courgettes, concombres, aubergines ou autres curcubitacées… Idem pour la banane. Le fromage, c’est tabou. Les bouteilles, c’est extrême. Le ketchup ? Pas trop d’intérêt, surtout si il est épicé. La viande… heu… je préfère pas imaginer ! Le poisson ? Ouch ! Les crevettes, encore, mangées avec des baguettes sur le ventre du compagnon, pourquoi pas… les sushis, d’ailleurs, mangés à même la peau, c’est divin ! Les œufs ? Heu… joker ! Il nous reste… le yaourt ? Intéressantes perspectives… j’ai jamais essayé, mais ç’est à faire !

Ha ! J’allais oublier : le beurre ! Hé oui ! J’en ai pas fait le titre pour rien ! Le beurre, grand ami de la sodomie quand on a pas de gel sous la main ! Sur les conseils d’une amie, j’ai essayé… et franchement, ça vaut le détour ! Une tite noisette de beurre, et hop-là ! Avec l’avantage de ne pas sécher en deux allers-retours comme les gels lubrifiants classiques… un peu de beurre, et c’est parti pour la nuit ! Mais, je vous en prie, s’il n’y a qu’un conseil à retenir de tout ce que je viens de vous dire : du beurre doux, pas du demi-sel !!! L’élu(e) de votre cœur risque de vous larguer illico-presto si vous lui faites ça avec du demi-sel !

Bref… si vous avez d’autres idées, confiez-les moi !
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Printemps arrivé, graisse pourchassée

Télé allumée, je grignote mes Special K en tapotant sur mon ordinateur quand une série de pub attire mon attention : « peau flasque, mettez la crème super liftante restructurante lissante autobronzante », « tu fais baleine dans ton maillot ? Utilise la pilule qui facilite le transit et élimine la rétention d’eau » « perdez une taille en trois jours » (ça, c’est véridique). Bon, cette année encore, la mode n’est pas aux formes si chère à Le Titien (oui, je fais ma culturée).
 

Comme la plupart des filles, j’ai acheté ce type de crème. Au bout d’une semaine, j’arrête d’en mettre parce que ça colle et ça sent fort… Quoi que j’aimais bien l’une d’entre elles qui sentait bon mais je me souviens plus de la marque. L’an dernier, je mettais celle qui faisait froid, j’avais l’impression d’avoir mâché un freedent avec mes cuisses, brrrrrr ! Je me souviens, avec Amina et Douschka, on avait eu une formidable discussion sur le sujet, chacune parlant de sa crème. A l’arrivée, pas de solution miracle. C’est pas une crème qui va nous faire perdre nos kilos superflus, faut pas rêver.

Donc l’été se profile à l’horizon, il est temps de relancer mon programme « belle et svelte ». Oui, ça, c’est mon truc. Le principe est très simple : manger peu et
bien (bye le grignotage) et faire du sport. Le tout, c’est de ne pas craquer même si on peut s’autoriser un petit écart de temps en temps, genre un resto, pour pas virer dingue et faire un gros craquage, genre le pot de nutella. Par exemple, dimanche soir, petit coup de blues, j’avais le choix entre me commander une pizza dont j’avais envie et du riz. Bon, honnêtement, quand j’ai pensé à la pizza, j’ai déjà commencé à culpabiliser donc hors de question de céder. Si je veux être la plus belle cet été à la plage (alors qu’il est peu probable que j’y aille), hors de question de s’enfiler une pizza, aussi bonne soit-elle.

Je suis bien une femme des années 2000 pour ça : plutôt que de capitaliser sur mes rondeurs appétissantes, j’essaie de les éradiquer, coûte que coûte ! Bon, très honnêtement, je ne suis pas du tout énorme et, mine de rien, ça me fait du bien de faire du sport : ça défoule. Mais comme m’a fait remarquer mon petit cœur, c’est hypocrite de ma part de dire que je ne fais du sport que pour me défouler : « Non, mais tu t’entends ? Dès que tu parles de glace, tu associes ça de suite à ton rameur ! ». Oui, c’est vrai, dès que je me lâche un peu, hop rameur. Et mine de rien, mon nouveau contrat m’a incité à plusieurs reprises à avaler un sandwich. Même qu’hier, je l’avoue, je me suis acheté un McDo ! L’autre jour, je parlais avec Zoé sur le net qui me disait en gros: « Non mais tu les fais tous craquer, t’es vraiment une tombeuse! Arrête le rameur sinon il n’y aura plus d’hommes pour nous! ». Pourtant, je me considère pas du tout comme canon, j’ai du mal à concevoir que je peux plaire avec mon petit ventrou qui m’obsède.

Le problème, c’est qu’à force de voir des filles filiformes se pincer la peau en pleurant sur leurs kilos superflus (pour perdre un kilo de plus, faudrait qu’elle s’ampute un bras !), on se sent obèse dès qu’on ne fait pas du 34. Parfois, dans le métro, je regarde les autres filles pour voir si je suis plus grosse ou plus mince qu’elles, comme si ça avait une importance. On me répète tellement que je dois être mince, dépourvue du moindre bourrelet ou capiton que je crois que mon ventre sans abdos est rédhibitoire pour les hommes. Et quelque part, ça
m’agace. J’ai beau dénoncer la dictature des régimes et de la minceur (voire maigreur), je peux pas m’empêcher d’en être victime.

 

La faute à qui ? A la société, aux magazines qui ne photographient que les anorexiques, au publicitaires qui font promouvoir tous les produits régimes par des filles qui auraient plutôt besoin de se remplumer. Au fait que les gros n’existent pas dans le paysage audiovisuel, si ce n’est comme des caricatures de bon vivant. Si, si : par exemple, les gens forts, on les fout à présenter les émissions de cuisine : « ah, c’est de la bonne chair, ça, c’est les produits du terroir ! ». Dès qu’une femme ronde est médiatisée, elle finit toujours par maigrir, comme Sonia Dubois. Elle nous répétait à l’époque qu’elle s’assumait parfaitement… La preuve que non. Pourtant les médias s’en défendent : « Mais non, on
aime les femmes en chair, aussi, regardez Laetitia Casta, c’est une vraie femme ! ». Oui bon, ben là, je complexe définitivement. Même les chanteuses se font liposuccer graphiquement parlant comme Mariah Carey qui perd facilement 10 kilos par photos ou Shakira qui gagne des abdos sur ses clichés. Et puis c’est ma faute, aussi, faudrait que je suis moins influençable.

L’autre jour, j’ai découvert un blog, l’histoire d’une jeune fille qui raconte ses troubles de l’alimentation : elle se nourrit quasiment que de coca light et se gave de laxatifs pour tout éliminer. Puis, des fois, elle craque et forcément, ça la rend malade, elle culpabilise. Bon, je n’en dis pas plus, c’est sa vie et pas la
mienne donc allez lire son blog pour en savoir plus. Ces comportements sont extrêmes, je ne peux ni ne veux juger cette jeune fille qui m’a émue. Supplicier son corps à ce point ne peut laisser indifférent et je ne peux m’empêcher de demander qui pousse les jeunes filles à de telles méthodes. Il y a même des femmes qui font exprès d’attraper un ver solitaire afin de mincir. Pour en
rajouter au dossier, les médias ont parlé de cette semaine de deux femmes décédées après avoir pris des pilules minceur à base d’extraits thyroïdiens. Là, je suis proprement catastrophée ! Les déréglements thyroïdiens ne sont pas anodins, comment peut-on se flinguer la santé pour trois kilos de moins? Sans parler de la pilule miracle des années 80 qui a provoqué des crises cardiaques
en pagaille et je crois qu’il y a eu des cas de cancer, suite à ça. De toute façon, moi, tout ce qui est miracle, je me méfie. Le seul produit qui aide à éliminer que je m’autorise, c’est le thé vert mais faut dire que marié à la menthe, c’est plus un péché de gourmandise qu’un geste minceur!

Mais bon, voilà. La norme des femmes rondes qui a fait les beaux jours de l’art semble bien loin. Aujourd’hui, faut être toujours plus mince. Par exemple, la fille de la pub Purple est tellement maigre qu’on aperçoit sa cage thoracique sous sa poitrine. Mais c’est laid ! Il paraît que les hommes préfèrent les rondes… Alors pourquoi toutes les filles qu’on nous présente comme modèle sont filiformes ? Quel paradoxe ! En attendant, cette année, je m’achèterai pas de crème anticapiton. Si je veux mincir, je préfère la bonne vieille méthode : le
sport. Parce qu’en plus, c’est bien meilleur pour la santé.

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