Non, je connais pas, j’ai plus la télé

Septembre 2014. Profitant de mon intercontrat, je révolutionne mon appart pour gagner plus de place et parce qu’un nouveau départ, c’est bien de le signaler aussi par son ameublement. Durant une des manoeuvres, je bousille la télécommande de ma sfr box. Désomais, je ne peux plus regarder que la chaîne mosaïque avec TF1 format timbre poste. Ah, faut que j’appelle SFR pour leur demander une nouvelle télécommande… ah faut que j’appelle SFR… Ah, j’ai encore oublié d’appeler SFR… Et c’est ainsi que je n’ai plus eu la télé.

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Et ça ne me manque pas. En fait, je n’avais pas une très bonne consommation de la télé : je l’allumais dès que j’approchais de mon ordi et elle tournait. C’est souvent par flemme de zapper et/ou par flemme intellectuelle que je me suis mise à mater de la merde, allant de Secret Story aux Mystères de l’amour en passant par les telenovelas et même quelques épisodiques passages sur Plus belle la vie. J’avais même ouvert un compte Twitter dédié au livetweet légèrement exagéré de ces merdes télés parce que bon, quand même, c’est rigolo. Et je continue à penser qu’il y a quelque chose de drôle, voire d’utile dans certains cas, à caricaturer la télé pour en démontrer les sous textes pervers mais… mais y a tellement plus positif à faire, en fait.

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Je n’ai plus la télé. Quand je dis ça, on me regarde comme une sorte d’extraterrestre, une sorte d’intellectuelle gauchiste, sans doute vegan et ultra féministe poilue. J’exagère un peu mais il y a toujours un mouvement de surprise puis un plissement de yeux suspicieux en mode “rah, elle va nous faire chier avec sa propagande anti télé”. Alors déjà, non car je considère que la télé, comme tout autre média, est avant tout ce que tu en fais. Selon ce que tu choisis de regarder, tu peux te laver le cerveau au coca ou apprendre des trucs. D’ailleurs, je n’ai jamais autant regardé Arte que depuis que je n’ai plus la télé. Mais en même temps, pourquoi ne pas avoir la télé ferait de moi quelqu’un de différent, quelqu’un qu’on soupçonne d’être… chiant ?

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Reprenons. Ma vie, en résumé, c’est rentrer chez moi jamais avant 20h et souvent bien plus tard (pas juste à cause du taf, je vous rassure, j’ai aussi une vie sociale et sportive) donc la télé et ses horaires ne me conviennent plus. Sans parler de ma vie amoureuse : un coup chez Victor, un coup chez moi, comment tu veux que je sois une spectatrice télé assidue ? Sans parler du fait que j’ai toujours trouvé triste de ne pas sortir pour regarder telle ou telle émission. Bref, la télé est un média qui ne me convient pas car avec horaires.

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Mais ne plus avoir la télé ne signifie pas non plus “ne plus rien regarder de ce qui passe à la télé”. J’ai pas mal de séries en cours (je suis en train de découvrir The walking dead 6 ans après tout le monde), je mate quelques replays, surtout des reportages… Je regarde des émissions télé, oui, mais je ne regarde plus par défaut, je ne passe plus mes soirées à regarder de la merde en me convaincant que je vais pouvoir m’en moquer sur mon blog donc c’est jamais perdu, non. Et mon horizon culturel s’ouvre… Je connais quasi par coeur tous les épisodes de mayday danger dans le ciel, j’ai découvert des tas de Youtubeurs que j’adore, je consomme de la vidéo, oui, mais différemment. Bon, par contre, pour quelqu’un qui bosse fans le marketing, ne pas connaître les dernières coqueluches télé issues de je ne sais quelle télé réalité de merde ou émission à la con, ça fait un peu tache. Ne pas savoir de quoi on me parle quand on me dit “Y a le client, il voudrait repartir de sa copie télé pour développer un concept sur les réseaux sociaux”, c’est un peu dommage (oui parce que j’ai un adblock aussi, je suis une super e marketeuse). Mais j’ai découvert des tas de gens talentueux qui réalisent des émissions dans leur chambre avec 3 bouts de ficelle et qui prennent la parole comme ils en ont envie, quand ils en ont envie, et nous offrent un spectacle bien plus réjouissant.

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Youtube vs télé… Je vous en reparle la semaine prochaine.

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Le délicat cas du chat

Par Audrey

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Une fois ma rupture avec Benoît assimilée, je suis tombée dans une nouvelle phase que nous appellerons “nouveau départ”. Il fallait qu’un maximum de choses dans ma vie marque ce virage : nouvel appart, nouvelle garde robe, nouveau découvert. C’est le problème avec les nouvelles vies, on ne fait pas toujours des économies pour pouvoir se la payer au moment où on en a besoin. Alors pour consolider l’oeuvre de cette nouvelle vie, je choisis un chaton, tout pelucheux et tout mignon avec ses grands yeux étonnés et sa démarche un peu hésitante. Welcome to Karma dans mon humble demeure.

Le chat, repoussoir à mec ? 

Karma, oui, une façon de me souhaiter bonne chance dans ma nouvelle vie. Fière de moi, j’invitais mes copines à prendre le thé histoire de leur présenter la chose. J’ai attendu qu’elles soient tranquillement assises sur mon clic-clac flambant neuf (enfin, la housse. Le clic-clac est sans doute plus vieux que moi) pour leur exhiber le nouvel amour de ma vie. Si Elisabeth et Isa se montrèrent immédiatement charmées, Souria fit légèrement la moue. Souria, c’est ma pote “célibataire qui le vit bien”, à l’inverse d’Isa qui est la “célibataire qui aimerait bien une grosse alliance à son doigt et quelques enfants dans sa maison avec jardin”. A peu près. Donc Souria ne sourit pas.
“Tu l’aimes pas ?
– Si, si, il est mignon, mais… Ca va pas t’aider à trouver un mec.”
Chat, repoussoir à mec ? Allons donc ! Mais Souria insiste : de un, sans qu’on sache pourquoi, la moitié des mecs sont allergiques aux chats. Tu vois, physiquement, ça colle pas. Et de deux, et c’est bien là le pire, le chat, ça fait vieille fille. Limite aigrie. Le chat est donc une sorte d’antidote naturel contre les mecs, CQFD.

Le chat, meilleur détecteur à mec bien ?

Une fois mes copines parties, je prends mon mini chat et le tend vers moi, façon Simba dans le roi Lion. Ce petit bout de quelques grammes feraient fuir des gaillards de 80 kilos, vraiment ? Je relâchais le fauve qui partit en courant maladroitement planter ses griffes dans la mousse du canapé, l’air espiègle et satisfait. Le roi de la maison. Quelques jours à peine que je l’ai ramené et il fait déjà sa loi. Peu importe les brimades, il plante ses griffes dans mes meubles et saute partout s’il veut. C’est peut-être là le noeud du drame : y aurait-il une place pour une autre individu auprès de mon chat ? Boule de poil est-elle la seule à décider de qui a le droit de la vénérer ? Un chat et un homme sont-ils forcément en conflit quand il s’agit de prendre une place dans ma vie ? Et ce mini félin me place-t-il vraiment dans le rôle de la vieille fille ? Je veux dire, oui, je l’ai adopté au moment où je renouais avec une solitude depuis longtemps oubliée mais c’est pas une raison…

Et si Karma était, en fait, mon meilleur détecteur à mec bien ? Je veux dire un gars qui arrêterait une incroyable histoire d’amour à cause d’un chat mérite-t-il que je m’arrête sur son cas plus de 30 secondes ? Non, je ne crois pas non.

Finalement, Souria a tort : ce chat est le meilleur investissement que je pouvais faire. Même si j’étais encore loin de me relancer dans une quête amoureuse : guérir un coeur, ça prend du temps.

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L’écran de résolutions

Par Lucas
(n°1 sur les jeux de mots foireux)

Vous vous rappelez la chanson de Rose ?
« Aller à un concert,
Repeindre ma chambre en vert,
Boire de la vodka,
Aller chez Ikea… »

« La Liste ».
J’y repense chaque année au moment du nouvel an, période, s’il en est, des bonnes résolutions. Pour un nouveau départ, une année toute neuve, comme une nouvelle vie, qu’il vente ou qu’il pleuve. Game over, insert coin : same player shoot again !

http://emma.indoril.free.fr/dotclear/images/sisyphe.png
Mais chaque année je me refuse à prendre de bonnes résolutions.
Je me dis que je ne vais jamais les tenir alors à quoi bon faire un listing de velléités.
Exactement ce que chante la Grande Sophie dans sa chanson « Les Bonnes résolutions ».

Quand vient le mois de Janvier, je nage
Même au mois de Février, je nage
Et d’année en année
Je n’ai fais que passer
A côté de mes promesses

Quand arrive l’été, j’enrage
Je n’ai fait que brasser, dommage
Brasser de l’air
Jusqu’au prochain hiver
D’autres résolutions…

Les lecteurs intègres vont me dire que, Sophie et moi, on manque simplement de volonté,  que si on avait vraiment envie d’appliquer un programme on le ferait…  Ce n’est pas faux. Mon petit frère a décidé l’an dernier d’arrêter la clope : un an après il n’a pas rechuté. Idem pour la beuh. Chapeau bas, p’tit frère.

Je n’en suis pas fier mais la raison pour laquelle je n’ai jamais pris de résolutions, au nouvel an, c’est tout simplement que j’ai toujours eu  peur de ne pas aller au-delà de la déclaration d’intentions. Peut-être que c’est l’intérêt de rendre publique une liste de bonnes résolutions ; comme on a des témoins qui ne manqueront pas de nous questionner quelques semaines plus tard quant à l’application du programme, c’est la fierté qui incite à se tenir aux prévisions annoncées.
C’est un peu sournois comme logique.
Je ne le fais pas pour moi je le fais pour ne pas être stigmatisé par les autres.
C’est lâche, c’est  débile (à tous les sens du mot), c’est nimp…

Les résolutions, normalement, ça doit être une manifestation d’énergie et ensuite d’opiniâtreté.
D’ailleurs, en pratique, mieux vaut-il en avoir une kyrielle et n’en faire que quelques-unes ou en choisir trois ou quatre et les faire toutes ?
Pour une question de fierté je préfèrerais la deuxieme solution… mais ya toujours un problème de volonté initiale, une lâcheté implicite que je dois mettre au placard.

Résolutions de Lucas
–    Trouver un taff, même merdique
–    Courir plus souvent sur les bords de Seine
–    Mieux ranger chez moi, être plus rigoureux
–    Me remettre au piano et acheter des anches pour mon xaphoon.

http://www.swisscastles.ch/cinemascotte/films/images98/anges1.jpg
En écrivant ces phrases,
Je repense à ce film magnifique, « La vie rêvée des anges« ,  avec Elodie Bouchez (qui se bouge les fesses) et Natacha Regnier (qui se berce d’illusions).

Je repense surtout à ce mail de Nina, qui est venu dans la droite ligne de celui de Maud et de Fabian.
Des mails d’engueulade légitimes devant ma passivité lymphatique et mon incapacité à aller de l’avant, à prendre le taureau par les cornes et à me bouger le cul. Tiraillé que j’étais entre mon envie de trouver un « bon » taff (comprenez un taff payé 2 fois le smic…) associé au fait que mes copains me disaient guéris,  mais avec, en face, des parents médecins qui refusaient de l’admettre et me disaient que mes efforts ne servaient à rien.
Le tout au sein d’une crise  économique (chais pas si vous etiez  au courant) qui a rendu encore plus légitimes les 300 réponses négatives ou silences pusillanimes que les DRH m’ont assénés depuis 15 mois (bande de crevards)

Donc, les déclarations d’intentions, ca suffit.
Je repense au titre d’un film (oui, encore un) et je l’associe au titre d’un bouquin.
Le livre c’est « Et que le vaste monde poursuive sa course folle » (meilleur bouquin de l’année selon la rédaction de « Lire ») très joli titre, un peu fataliste, auquel j’oppose un « Va, Vis, et Deviens » nettement plus volontaire.
Parce que,

Je repense à la belle Tatiana qui est partie, son amour et son baluchon sous le bras, pour refaire sa vie en Amerique du Sud.
Je repense à Nina qui a galéré comme une crevarde pour trouver un taff.
Je repense à Bobby qui mène plein de projets de front
Je repense à tous mes copains qui ont maintenant des salaires annuels à pleurer et dont certains sont vraiment heureux (mais certains seulement)
Et je suis un peu frustré mais pas aigri ni jaloux.
Au contraire.
Léger,
En mode Super Constellation,
Vous savez cet avion magnifique, dont on a l’impression qu’il est toujours prêt à bondir…

Te regarder dormir
Me regarder guérir
Faire du vélo à deux
Se dire qu’on est heureux
Emmerder les envieux.

Et vous, vous vous y tenez à vos résolutions ?
Je laisse le mot de la fin à Calvin & Hobbes :
« it’s a magical world, Hobbes, ol’ buddy. Let’s go exploring ! »
Je vous souhaite à tous, complices lectrices, complices lecteurs, pour 2010, tout plein d’bonheurs.

 

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Oui, mais c’est sa raison d’être

Par Lucas

Bon alors, tout d’abord, je tiens à m’excuser auprès de toi lectrice, lecteur. J’étais en cours pour valider mon cursus et ensuite je n’avais pas de sujet intéressant à te proposer  alors j’ai préféré fermer ma gueule. Certes, j’avais bien pondu un article sur cette cochonnerie hypocrite des publicitaires qui nous prennent pour des abrutis, « le publi-redac », mais je me suis dit que ça n’avait pas sa place sur les pages des Twentiz. Pages dédiées à ce qui fait notre génération ; souvenirs, présent, avenir… Pas de complaisance !

Aujourd’hui, je voudrais évoquer ce moment feurmideuble qu’est la diplomation. Je sais je n’ai aucune imagination et je me centre sur ma personne mais c’est un passage obligé pour tous les vingtenaires. Pour ma part, il se pourrait bien que j’ai tout validé dans mon école, que je sois libre comme Max et que vous disiez même que vous m’avez vu voleeeeeer…

En théorie, une fois diplômé, on est censé sortir des chaines scolaires pour enfiler les chaines du salariat : en français, trouver un boulot et bosser. Dans ma Bizness Cool, c’est encore mieux : on ne trouve pas un boulot, c’est le boulot qui nous trouve. Une bonne moitié est embauchée avant d’être diplômé et un bon quart dans les 3 mois qui suivent. Reste un quart qui va continuer à
chercher l’eldorado  et dont je vais surement faire partie. Bizarrement, être auditeur chez Deloitte, être Marketeux chez Lindt ça me tente moyen…

Toujours est-il que le diplôme c’est, certes, un nouveau départ mais c’est aussi le moment du bilan. Pour ma part, après ma maitrise de Droit j’ai fait la Conférence Berryer, un concours d’éloquence. Or, ce soir là, après avoir fait mon show je me suis rendu compte que, dans le boulot d’avocat, le coté rhéteur me plaisait plus que le coté juridique. C’est ballot vu qu’en Droit des Zaff  on ne plaide qwasiment jamais.

Je suis donc parti en école de commerce et j’ai l’impression d’en sortir plus vide que je n’y suis rentré. Alors, que faire ??
Ici je marque une pause dans mon « moi-je » un brin reulou pour vous parler de Gaëlle une demoiselle que j’ai rencontrée samedi soir.

Gaelle a fait 3 ans d’architecture avt de partir en école d’infirmière. A mes yeux, une entrée en religion, au service des autres. Un apostolat laïc, un dévouement indéniable. Peut-être cherchait-elle tout bonnement à donner du sens à sa vie et trouver sa raison d’être. Et pour elle, ça passait par le fait d’être présente pour les autres. Les gens bénévoles et bienveillants ont-ils un manque de confiance en eux qui les poussent à chercher dans la reconnaissance d’autrui une raison d’aller de l’avant ? Non, pardon,  je pars ds un
délire Luquien…

Je crois qu’en la matière diverses logiques simplistes s’affrontent.
La vie est trop courte pour s’arrêter sur les pbs des autres ?
Oui mais justement, on peut être heureux, trouver son bonheur dans l’aide apportée aux autres.
En fait, ce sont des siècles de religion chrétienne et un hédonisme égoïste qui  s’affrontent ici. Je crois surtout qu’il faut trouver un truc où on peut s’engager à 100% et y croire jusqu’au bout. Ah on me souffle dans l’oreillette que je viens plus ou moins de vous définir l’espoir…

L’espoir… Des jours heureux… Certes, mais le bonheur, quand tu as été élevé ds une famille qui ne manquait de rien, il passe par l’envie de maintenir un certain confort matériel : en français, par la thune (pourquoi ya un h à thune ?). Or les boulots pour y arriver passent par un abonnement à J’aiPasD’Vie.com pendant quelques années.

Quand tu es appelé à bosser 15h/jour pour faire tes preuves, il faut bien trouver quelque chose qui motive. Mes parents passent leur temps à me seriner l’exemple des enfants de leurs amis qui ont fait Etchici, X, etc. Mon père m’a encore vanté les mérites de la fille d’un de ses amis qui, après Dauphine, a été embauchée par une PME dynamique : deux ans plus tard, elle a un taff où elle est responsabilisée à 100% (mon rêve) et où elle est payée… 100 K€. Ca me parait édifiant et je me demande ce qu’elle peut apporter à la boite pour justifier un tel salaire. Dans mon école, on commence à 34K€ et 3 ans plus tard on est à 45-50 en bossant 15 heures par jour. Ya comme un gouffre. Pourtant 45-50 c’est déjà énorme comparé à un Smicard…

Bien sûr vous allez me dire que l’argent ne fait pas le bonheur. Wabon ?  L’argent ne fait pas le bonheur ? Peut-être, mais il y contribue graaaaave ! De là conclure que travailler plus pour gagner plus a été pondu par un épicurien c’est aller un peu vite en besogne. Le sarkozysme n’est pas un hédonisme…

Pour autant, ça ne fait pas avancer mon schmilblick tout ça. Dans un monde de bisounours, je prendrais le RER le matin à bord d’un wagon rigolard où tout le monde se sourirait en chantant « aye ho, aye ho, on va tous au boulot« . Puis j’arriverais dans ma boite pour y passer une journée trépidante avant de partir vers 22H00 poussé par la fatigue et par le balai de la femme de ménage nocturne…  Allez je vous laisse sur une pub qui me fait rigoler…

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J’ai plus 18 ans…

Par Océane
Alors, la semaine qui vient de s’écouler fut relativement intéressante…
 
Tout d’abord, j’ai unilatéralement décidé avec moi-même de me réindexer afin de réaliser un nouveau départ.
 
Ensuite, toujours lundi donc, j’appelle un pote (PD mais est-ce vraiment la peine que je le précise ?) que l’on pourrait qualifier de désespérément toujours sur la même longueur d’onde que moi pour lui raconter mes malheurs post-colocation, notamment les petits tracas bassement pécuniaires tels que le paiement de la caution. Comme il vient également de perdre sa colocataire (partie vivre au Texas), si je peux lui éviter quelques soucis…
Bref, ça va pas très fort pour lui non plus, vu qu’il est tombé dans le piège récurent qui consiste à tomber amoureux de son plan-cul…
 
Je me débrouille ensuite pour faire appel à ma baby-Sitter préférée ( je le rappelle pour ceux qui ne suivent pas : 45 Fr la nuit) et me libérer le jeudi soir…
J’appèle donc mon pote mercredi pour lui annoncer que jeudi soir on fait la chouille ensemble..
Alors pour bien comprendre, il faut replanter le décor : c’est un garçon qui est ma foi relativement BÔOOOOOOOOOOOOOOO et qui est toujours avec une bande de pote tout aussi BÔOOOOOOOOOO et tout aussi Homo.
Bref, faut pas être en manque!!! En plus comme je le confiais à Nina, par mail, je ne vous parle pas de la shampoïneuse de base, non non, des gens avec qui vous pouvez effectivement discuter économie ou politique internationale sans pour autant devoir leur expliquer que FMI n’est pas Fellation Multiple et Intensive…
Je l’appelle donc mercredi et il m’apprend qu’un de ces potes n’a rien trouvé de mieux que de se suicider dimanche soir (il a sauté d’un pont pour les curieux).
Là le premier mot qui me vient c’est incroyable : pas l’ombre d’un mal-être ni d’un début de dépression… Rien, on a rien vu venir….
 
Bref, l’enterrement était jeudi pendant que ( ne pouvant m’y déplacer) j’assouvissais une série d’achats compulsifs suite à une RTT sauvage ( oui, il paraît que ma nounou était en panne!!! C’est pas bien de mentir!!!)
Une quinzième paire de chaussure, un 130éme haut et trois millions de boucles d’oreilles et autres gloss plus tard, une fois le monstre endormi et la Baby Sauveuse arrivée, j’appèle mon ami afin de savoir le thème de la soirée…
Celui-ci a décidé d’être heureux et de prendre un nouveau départ (ça ne vous rappelle rien? Quand je vous dis moi qu’on est sur la même longueur d’onde!).
Les mots tombent, le thème de la soirée est :
On a 18 ans…
 
OK
Bonne fille, je file dans ma chambre, je choisis :
– Une jupe achetée lors des dernières soldes et tellement courte que les concepteurs se sont sentis obligé de rajouter un short intégré qui est presque plus long que la dite jupe d’ailleurs!!!
– Le haut achat compulsif n°3 de ma journée : blanc avec un lacet en soie devant pour l’attaché façon guêpière, avec des fines brettelles très cracamiaou…
– Dessous je choisis mon Passionata qui est à la base turquoise, mais qui suite à une décoloration accidentelle arbore un magnifique dégradé du violet au turquoise… Somptueux.
– Nouvelles chaussures : noires avec un petit 8 cm de talon fin, à faire devenir fou un fétichiste!
Le temps de mettre mes nouvelles boucles et de me maquiller, il était déjà plus que l’heure de descendre.
 
Comme toujours, je me munis d’une veste en polaire immonde : on sait jamais, il pourrait neiger!!!
Et nous voilà parti vers son appartement…
Arrivés dans le parking, il fallut que je descende pour cause d’espace trop restreint. Comme nous sommes quand même en été, je tombe ma polaire pendant que mon compère recule.
Et tout homosexuel qu’il est, il m’a fait un arrêt sur image avec ouverture de la cavité buccale en trois étapes’ accompagné d’un magnifique WOUAWWW
Bon je vous passe les détails sur l’aller-retour à l’épicerie de nuit ainsi que sur la soirée qui fut une veillée façon les copains d’abord : alcool, alcool, alcool, alcool et un petit d’autre chose pour les adeptes…
Comme on a 18 ans, on décide de laisser tout le monde à l’appart et de partir au grand rassemblement Gay nocturne qui se situe en bas de chez lui…
Evidement un jeudi soir ce fut pas glorieux, voire plutôt pathétique…
Rentrée 05h37, levée 07h17 et c’est parti pour une journée au boulot où pour cause de forte chaleur, je suis dans l’incapacité de dessaouler…
Bilan des courses : on a plus vraiment 18 ans!
 
Vendredi soir : j’arrive dans ma campagne profonde où j’ai décidé de m’enterrer trois Week d’affilés. Je ne sais pas trop pourquoi, ha si de peur de ne rien avoir à faire et de m’ennuyer.
Et là, c’est le drame : trois appels et un texto. J’ai même pas eu le temps de descendre de la voiture!
En traduction ça donne trois super soirées et une teuf ( que j’attends depuis six mois).
Envie de pleurer, de me taper, de repartir en courant ( après tout 80 bornes c’est pas si loin!!!)  Mais bon, je prends le parti d’en rire…
 
Jusqu’à ce que ma mère m’oblige à faire une dictée ( oui j’ai 23 ans je sais) samedi à 22h30. La fin fut dramatique!!!
 
Dimanche : je m’esquive à la piscine, avec le maillot de ma grand-mère.
Je partage un parasol avec des bordelais ( pour ceux qui me connaissent, c’est une preuve que j’suis encore bourrée!!)
Je me mets au bord de la piscine, qui est à –15 °c donc je regarde les grands dadais qui font des bombes quoi!!! Et je peaufine mon bronzage tout en écoutant les derniers commérages de mon village…
Re drame : je tourne la tête et de l’autre côté de la piscine qui je vois avec ma vue bionique?
Mon Ex…
Je plonge, je me torpille jusqu’à l’échelle et je saute jusqu’à ma serviette. Je croise les doigts et j’ouvre les yeux….Oufffffffffffffffff, il ne m’a pas vu….
Le retour en mini jupe fut aussi chaotique que l’aller : tous les camions se sont arrêtés pour savoir si je voulais pas monter…………………………..
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Antépénultième nouveau départ

Par Océane

Oui je sais, c’est beau l’espoir !

Je viens de relire de vieux textes dont je suis l’auteur ( oui je sais personne n’est parfait !) et je viens donc d’élucider un problème qui me titillait le cervelet depuis quelques semaines…

Je ne comprenais pas pourquoi le départ et la conduite de ma colocataire ne m’avaient pas travaillée plus que ça.

Certes, ça m’a perturbée mais pas autant que ça aurait dû…

C’est tout simplement que j’ai grandi ( et oui, ça fait peur !)

On dit de la salsa que c’est une danse à 4 temps qui se danse à 3 temps.

Je dis de la vie que c’est une danse à 3 temps qui se danse à 2 temps.

Mais il n’y pas de belle dans cette partie me demanderez vous.

Dans certains cas peut-être mais il se trouve que j’ai perdu les deux premières manches, alors de toute manière, je n’y avais pas droit…

Voilà, j’ai donc changé de place tout ce qui me restait comme meuble, ce qui veut dire ( et pas besoin pour cela d’avoir traîné 4 ans ces guêtres sur les bancs de spycho.) nouveau départ.

L’avantage, c’est que ça m’a fait économiser 80 € de coiffeur…

NOUVEAU DEPART

Quand on se sent envahi d’une énergie toute neuve, avec plein de petites résolutions qui changent toute la donne…

Quand on a envie de se battre et de se prouver à soi même qu’on peut le faire…

Quand on se sent la force de fermer une porte et de ne pas rester là planté sur le palier. Non, on avance et on pousse la porte qu’il y a droit devant. La porte qu’on a regardée si souvent et dont on ne sait pas grand chose

NOUVELLE VIE

Avec l’âge, on apprend que nouvelle vie ne rime pas forcement avec destruction totale d’ancienne vie.

NOUVELLE VIE

Oui, ça me plaît assez comme groupement de mots !

Alors pour partir sur des fondations un peu plus stables, je vais commencer par oublier mon DJ.

Et puis si je suis maligne je vais mettre dans le même sac mon Ex ( de toute manière, ils sont tellement pareils au fond que se ne serait pas bon)

Voilà c’est ma semaine de transition…

Lundi 25 juillet 2005 commencera pour moi une nouvelle histoire…

Même si petit Jésus, je le connais ce grand farceur, décide de me faire un dernier clin d’œil, ironie des boucles spatio-temporelles et des cercles entremêlés ( un jour peut-être si vous êtes sages je vous expliquerai ces belles théories) et ben je ne céderai pas.

LUNDI 25 JUILLET 2005 A NEW MOI VA RENAITRE DE SES CENDRES…

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