On vous rappellera

Voilà, vous avez donc passé l’entretien et voici qu’on vous annonce que vous aurez la réponse dans quelques jours, le temps que tous les candidats passent. Avec de la chance, on vous donne une date fixe, avec pas de chance, on vous dit vraiment « dans quelques jours », ce qui est vague. Et là, en fait, c’est la pire des tortures mentales.

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Sortie de l’entretien, en général, j’appelle ma mère pour un débriefing à chaud. En général, je suis enthousiaste, je doute rarement de ma prestation. En général, quand je
foire un entretien, je le sais de suite. Je rentre chez moi et me repose un peu, contente de l’avoir fait. Pendant deux jours, je m’occupe, je fais mes comptes de chômeuse, je continue à candidater. Mais voilà, passé ce délai de 48h, je commence à me faire des films noirs. Je reviens sur mon entretien et ça part en vrille « mince, j’aurais pas dû dire ça, j’ai dû paraître trop niaise/incompétence/paresseuse/à côté de ses pompes/exaspérante/beaucoup trop prétentieuse… ». Rayez la mention inutile. Pour peu que je sois un peu en période déprime (ce qui arrive quand on est chômeuse), ça vire carrément au « de toute façon, je n’y arriverai jamais, je suis trop nulle, blablabla ».

A partir de ce délai raisonnable de 48h, on ne quitte plus son téléphone des yeux pour être sûre de ne rater aucun coup de fil, on a sa boîte mail ouverte en permanence et on
bousille le bouton F5 à force d’appuyer dessus toutes les 38 secondes en moyenne. A 19h, on se raisonne : les gens sont partis du bureau, ils me contacteront plus. Et c’est repartie pour une nuit de déprime. Les amis vous proposent de sortir mais hors de question. Sortir, c’est ne pas consulter sa boîte mail pendant plusieurs heures, sortir, c’est risquer de recevoir le coup de fil tant attendu dans un bar donc soit on n’entend pas le téléphone sonner, soit on n’entend pas ce que le monsieur au bout du fil vous dit. Et quand c’est votre sœur qui vous appelle de son téléphone du bureau qui commence en 01, vous êtes partagée entre un amour fraternel débordant devant tant de sollicitude et une envie violente de l’étriper pour cette fausse joie. Depuis, le numéro de bureau de ma sœur, je le connais par cœur et le reconnais de suite. Bref, dès que le téléphone sonne, votre cœur saute hors de votre poitrine. Quant au mail, la nanoseconde de rechargement vous paraît une éternité d’autant que vous savez très bien ce que dira ce mail. Si vous étiez engagée, la personne vous appellerait directement pour régler les détails techniques du genre proposition de salaire, signature de contrat et date de début. Un mail, on sait forcément qu’il nous dira que « malgré la qualité de votre candidature, nous ne vous avons pas retenu ».

Alors, évidemment, tout le monde vous dit d’appeler l’employeur pour avoir des nouvelles et montrer sa motivation. Au pire, envoyer un mail. De ce point de vue là, c’est tout à fait vrai même si certaines entreprises vous précisent de suite qu’il ne sert à rien d’appeler, merci. Donc, voilà, j’ai pas de nouvelles, il est temps que je passe de la passivité de l’attente à l’action. Mais quel est le délai correct avant de relancer l’employeur ? Non parce que l’appeler tous les jours en commençant deux heures après l’entretien, je ne suis pas convaincue que ce soit bien vu. Motivée, oui, déraisonnable, non. Avec de la chance, le recruteur vous a informé du nombre de candidats encore à voir, ce qui permet d’évaluer à peu près dans combien de temps ils seront tous passés. Mais si le recruteur ne vous dit rien, je pense que c’est assez mal vu de poser la question, il peut considérer (à juste titre) que ça ne nous regarde pas. Mais bon, 48 heures, c’est le temps d’appeler. Sauf que ça fait peur. Oui car il peut se passer deux choses :

– « Nous n’avons pas encore pris notre décision, nous vous rappellerons ». Là, c’est tout bon, j’ai montré que j’étais motivée, peut-être même qu’il a retenu mon nom, du
coup.

– « Nous avons pris notre décision, nous allions vous envoyer un mail pour vous informer que nous avions choisi un autre candidat ». Et ça, se prendre ce genre de
nouvelles par téléphone, ça fait quand même mal car faut garder une voix dynamique et enjouée alors qu’on a juste envie de pleurer.

Quand on sait qu’un chômeur passe en moyenne 7 entretiens avant de décrocher son premier emploi, je vous laisse imaginer l’état de ses nerfs au bout d’un moment. Surtout que chaque entretien fait naître un espoir quoi qu’on en dise. Et chaque refus est vu comme un échec. Et forcément, au bout d’un moment, la confiance en soi est réduit à néant.

(Un récit d’attente vécue par ma personne ici)
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Eva, tu me saoules

Aujourd’hui, je vous ai préparé un vrai article du dimanche genre léger comme une plume parce que, de toute façon, vous êtes tous en week-end donc pas là donc c’est pas la peine de disserter sur l’état du monde. Oui, ok, je le fais jamais ici mais je pourrais, sur une impulsion subite. Non, là, je vais vous parler de la coqueluche des journaux, surtout féminins, celle que je vois tellement partout que j’ai l’impression de vivre avec elle et je fais une overdose. Elle ? Mais Eva Longoria bien sûr !

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Il n’y a pas un mois où elle ne fasse pas la couverture d’un de mes journaux féminins adorés. Partout, elle est là. Eva, l’héroïne de Desperate Housewives, Eva la fiancée du
frenchie Tony Parker, Eva, la femme du frenchie T.P (dire tipi, c’est tellement pas ridicule), Eva qui se lave les cheveux avec l’Oréal (moi aussi d’abord), Eva, Eva, Eva. Bon, là, je dis stop.
Eva, j’en peux plus de toi ! Pourtant, au début, je t’aimais bien, j’admets carrément que tu es jolie et en plus, t’es toute petite, c’est trop mignon de te voir aux côtés de ton mec qui
avait l’air sympa. Sauf qu’en fait, ton mec, plus ça va plus je lui trouve une tête d’abruti, il chante comme un pied mais fait quand même un CD et je suis sûre que c’est le roi de la blague potache. Bon, ok, ça m’a fait marrer de te voir dans les Feux de l’amour, on a connu plus glorieux mais quand même, je t’aimais bien. D’ailleurs, Glamour a dit que j’étais un peu une casse-couille à la façon de Gabrielle dans Desperate mais ça, c’est pas vrai, je suis une petite amie parfaite et pas du tout capricieuse. Enfin, si, un peu mais c’est pour de rire. Donc en achetant mon Glamour ce mois ci, j’en ai eu un peu marre, j’ai pas lu l’article sur elle.

Maintenant, Eva, tu es devenue le modèle pour n’importe quel sujet. Un magazine sur les sex toys ? Mettons Eva en couverture ! Un dossier sur les peoples ? Eva toujours. Desperate Housewives ? Mais Eva, bien évidemment, les 4 autres n’ont qu’à aller se faire cuire un œuf (alors que ma préférée à moi, c’est Lynette). Alors, évidemment, je suppose qu’Eva fait vendre, sinon, on la verrait pas partout mais franchement, plus ça va, plus j’ai envie de boycotter les magazines où on la voit, même si c’est Cosmo. Et heureusement que je suis pas une inconditionnelle de Voici… Non parce que son mariage avec Tipi, j’étais pas invitée mais c’est tout comme tellement tous les journaux ont tout montré, tout raconté… Parce que oui, c’est un conte de fée qui doit nous faire rêver. Sauf que je vois pas trop ce qui est magique dans leur histoire, un sportif et une actrice qui se marie, c’est pas exceptionnel non plus. Alors oui, forcément, Tipi (ahahah !) est Français donc Eva, c’est un peu la fiancée de toute la France.

Bien sûr, c’est pas la première fois que ça arrive. Cet hiver, je soupirais de voir Marion Cotillard partout. Mais à la limite, je trouvais ça un peu plus légitime car elle avait
une actualité alors qu’Eva, son actualité, c’est son mariage et bof, quoi. Je suppose qu’Eva représente quelque chose, c’est la fille pas parfaite car elle a pas la taille mannequin… en
hauteur ! Je crois même qu’elle est plus petite que moi, c’est pour dire ! Mais bon après, elle est quand même sacrément bien foutue et jolie, comme je l’ai déjà dit, elle fait pas
tache en couverture. Mais que dire encore sur elle qu’on voit partout ? Que ne sait-on pas encore d’Eva. Si je fais un dossier sur elle avec tous les magazines, je suis sûre que je pourrais vous dire ses mensurations exactes, la couleur de son string, ce qu’elle prend au petit déjeuner, la marque de son savon, la taille de ses chaussures et même combien de points noirs elle avait sur le nez pendant son adolescence. Passionnant, quoi.

Mais ce que je trouve de merveilleux dans toutes ces hypermédiatisation, c’est la rapide beaufitude que ça engendre. Eva et Tony, c’est le couple beauf, à force. Un peu comme Eve

Angeli et son mec mais en vachement plus médiatique. On se moque de plus en plus d’eux. Moi, la première, Tipi (ahahahah !), je le trouvais pas mal du tout au départ, maintenant, je trouve qu’il a une tête d’abruti fini et je soupçonne Eva d’être bête comme ses pieds. C’est peut-être pas le cas mais à force de lire des interviews où elle ne parle de rien de passionnant, c’est la sensation que j’ai. Peut-être que le système médiatique n’aime rien de plus que de faire tomber les idoles de leur piédestal. Ou alors, c’est qu’elle est vraiment niaise et qu’il n’y a rien à sauver.

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Once upon a time in the West…

Par Marine

La saga de l'été des vingtenairs


En me relisant, je pense avoir été sévère avec moi-même lors de mon article précédent. 
Célibataire, oui. Désespérée, non. En fait, tellement habituée au célibat qu’il ne fait plus problème. C’est la vie, et c’est de sa faute dirait l’autre.
Bref. Je ne vais pas gloser indéfiniment sur les affres de la vie de célibataire, sur ses bonheurs et ses malheurs, etc. En fait, je crois que j’ai insisté sur cet état de fait pour pouvoir prendre 
la mesure du changement qui s’est opéré sur ces quelques derniers mois.

Il était une fois il y a un certain temps sur un certain continent… La jeune célibataire somme toute assez sereine que j’étais se réjouissait d’aller dîner avec son ami Nico et des amis à lui.
– Ah Marine, mais mes potes t’ont trop aimée. T’as fait forte impression!! J’en suis sûr!
– … (sourire flatté)
– Toi, t’en as pensé quoi? Benoît, par exemple?
– Benoît? Oh il est mignon, hein (très mignon).

Ca c’est la version niaise. Mais chez moi, ça ne marche pas comme ça. Point d’yeux qui se rencontrent, d’élégance feutrée dans un restaurant japonais, en toute délicatesse.

Ca ne marche pas comme ça.
Chez moi, ça doit prendre un tour burlesque.
A vrai dire, tout a commencé à cause de mes vêtements. Ce sont mes vêtements qui expliquent mon attitude face aux hommes, aussi loin que je me souvienne. Jusqu’à 15 ans, ma mère m’a habillée. Or j’ai un problème avec l’autorité : je la suis. Alors ma mère me disait toujours « Montre pas ton nombril, c’est vulgaire ». Ben oui, mais c’était la mode, les t-shirt courts. C’était dommage. Et brimer des instincts de pouffe c’est péché. Alors du coup, je montrais pas mon nombril.
Puis est venu le temps des études. Une vraie allumeuse, mes amis. Subséquemment habillée. Produisant les effets subséquents, également.  Mais il y a un certain temps, sur un certain continent, alors que je me promenais dans la rue, je me disais « tiens je me mettrais bien pouffe ». Mais montrer son nombril c’est vulgaire. Ma mère me
l’a toujours dit, quand j’étais ado. Alors j’ai mis une robe. Courte. Comme ça on voyait mes jambes. Pas toutes, le bas était couvert par des bottes. J’étais contente.

Et j’ai donc retrouvé Benoît, mon copain. Oh il l’était pas à cette heure là. C’était H-2 avant qu’il le soit. Quand il m’a embrassée, dans un bar à bières (j’ai toujours fait les choses avec classe, je vous dis), il m’a littéralement soulevé la robe. Sans doute qu’il voulait voir mon nombril.

N’empêche, j’aurais pas dû écouter maman. Montrer son nombril, c’est vulgaire. Mais montrer sa culotte, c’est pire. Et brimer des instincts de pouffe, c’est péché.

Alors j’ai eu honte. Les gens dans le bar ont applaudi. Et moi je voulais me cacher le visage. J’aurais dû commencer par me cacher le nombril et la culotte.

Ainsi commençait mon initiation au non-célibat… et croyez-moi, y avait du boulot.
To be continued…

 

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Aujourd’’hui, j’’ai rencontré l’’homme de ma vie

Tu me connais lecteur, je honnis la drague dans des lieux publics, je l’ai suffisamment dit. Mais comme la vie aime bien me ridiculiser, ce qui devait arriver arriva : aujourd’hui, j’ai rencontré un homme dans le métro.

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La journée fut pour le moins chaotique, il faut l’avouer. Une interview reportée, un RER C qui change de voie sans prévenir et me voilà partie sur la mauvaise branche (alors que j’ai vérifié plusieurs fois que j’étais sur le bon quai, bordel), une heure de perdue pour revenir à Choisy (où l’affichage ne fonctionnait plus), puis à Juvisy et enfin arriver à destination.

De retour sur Paris, me voici posée dans une rame de la ligne 14, le nez plongé dans mon bouquin du moment (un Van Cauwelaert parce que le Goncourt, il est lourd, dans le sens physique du terme). Ca monte, ça descend, ça monte, ça descend. A un moment, je lève le nez de mon bouquin et là, j’avise le mec d’en face. Oh la vache, le pur beau gosse ! Châtain, les yeux noisettes, un visage tout simplement sublime, d’une finesse. Bon, il a une cicatrice récente à la cicatrice et est habillé comme un syndicaliste étudiant. Ceux qui ont étudié au Mirail (ou qui y sont toujours) comprendront pourquoi ça me gêne un poil. Bilan de ma personne : emmitoufflée jusqu’au bout du nez dans mon manteau doudoune, l’écharpe, le chapeau, les lunettes… Bon, je vire le chapeau et me passe la main dans les cheveux pour éviter l’effet « casque plat de l’hiver, merci électricité statique de mes fesses ». Je vire les lunettes ou pas ? Ah, il me jette un regard. Bon, il m’a vue avec, on va les garder. Je fais mine de me replonger dans mon livre, je relève le regard et bim, nos regards se croisent encore. Mais bon, ça veut rien dire, on est en face, normal qu’on se regarde un peu… je suppose.

 

Il reste trois arrêts jusqu’au mien, je fais quoi s’il descend avant ? Je le suis ? Bon, comme je m’arrête au terminus, il pourra pas descendre après moi. Plus que deux, plus qu’une… Yes, il bouge pas ! Bon, il me lance un nouveau regard, il est beau, putain ! Je fais quoi, je fais quoi ? Il a l’air jeune quand même. S’il n’a qu’une petite vingtaine, ça va être la lose quand même… De toute façon, la journée a été merdique alors je crois qu’on va en rester là. Je me lève pour me mettre devant la porte, juste à côté de lui. J’aime bien être à proximité d’un beau mec que j’ai repéré, c’est complètement con mais ça m’amuse. On sort, je le devance légèrement, je me demande si je dois ralentir ou pas et là, j’entends un « mademoiselle ». Putain, putain, c’est lui qui me parle ? Je me retourne et il me tend le chapeau que j’avais enfourné dans ma poche et qui était tombé. Bon, le côté mystique de ma personne est troublé, là. Je le remercie en souriant avec mes lèvres et mes yeux. Il me rend mon sourire. Il est beau, putaiiiiiiiiiiiiiiin ! Et là, il me fait « je m’appelle Thomas ». Bon, forcément, je lui donne mon prénom, y voyant un appel du pied. Et là, l’audace, incroyable, ma bouche passe en pilote automatique et lui propose un café. J’aurais jamais cru être capable, tiens ! Surtout qu’il accepte.

 

Nous voici donc au café de St Lazare aux prix défiant toute concurrence. Comme je le pressentais, il est plus jeune que moi, 24 ans, et il finit ses études. Là, il fait un master pro en relations internationales (enfin, c’est pas ça l’intitulé, c’est un truc à la con). Je sens que je suis amoureuse, là. Forcément, moi, je kiffe les relations internationales aussi, je lui parle de mes études en la matière, de mon boulot de pigiste sur un webzine à la rubrique international, il me parle de son mémoire en cours sur la Russie (Slaviiiiiiiiiiiiiiiiiiie !) et le pouvoir de Poutine, c’est super intéressant. A un moment, je lui demande s’il est syndicaliste à la fac et ça le fait rire. Oui mais ici, ils sont pas acharnés comme au Mirail, il est même assez modéré, à l’entendre parler. Plus idéaliste que moi mais pas utopiste non plus. Je suis totalement en train de craquer le vernis protecteur de mon cœur a volé en éclat. Je me dis à part moi que tout ça est excessif, que je devrais me calmer un peu. Je suis tellement la pro pour m’emballer ! A un moment, il regarde sa montre et m’annonce qu’il doit s’en aller, suis un poil désappointée.

« Tu prends le train ?
– Non, j’habite pas loin.
– Où ça ?
– Du côté de Madeleine. »

Je souris : il est pas descendu à son arrêt ! Il m’a suivie, chuis sûre ! Je finis par lui poser la question et il me répond évasivement qu’il rêvait et qu’il avait raté sa station. Mouais, tu parles ! Mais gentleman jusqu’au bout, il me raccompagne jusqu’à mon quai. Jusqu’au bout du quai (oui, je dois entrer dans le premier wagon deuxième porte pour être pile devant ma sortie). Il fait froid, je gigote un peu, je suppose que je devrais faire un truc intelligent mais quoi ? Il me demande si j’ai froid et j’acquiesce (surtout que j’ai pas remis mon chapeau) et là, il me prend dans ses bras. Oh ben putain, si je m’attendais ! Il me frictionne le dos pour me réchauffer. Audacieux le jeune homme et moi, malgré le froid, je fonds. Mais le train arrive. Il fait chier celui-là.

« Ah, le voilà…
– Ouais… »

Je lui donne mon numéro de téléphone, à tout hasard… Bon, là, faut se quitter, je lève la tête pour lui faire la bise (ah oui, il est pas super grand mais je reste limite naine, moi) et là, il détourne la tête et smack. Je rigole un peu niaisement, surprise (pourquoi faut toujours qu’on soit niaise dans ces cas-là, je vous jure !) et puisqu’on est à ce degré d’intimité, je l’embrasse carrément. C’est drôlement prometteur… Dommage qu’on puisse pas poursuivre la soirée ensemble mais ce n’est que partie remise. Et encore, on a eu droit à un rab grâce à un crétin qui a tiré la sonnette d’alarme (non, c’était pas nous). Je suis rentrée chez moi, j’étais toute bizarre. Elle est trop dingue cette histoire, j’avais l’impression que c’était pas réel. Et pourtant…

 
A suivre, bientôt, je l’espère.

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MSN forever

Puisque vous aimez ça, je vous remets une conversation MSN impliquant Gauthier, Tatiana, Mister Big et moi-même traumatisant notre voisine de blog préférée, LilVirgo!

***********
LilVirgo : Non, je suis à [biiip] ce soir. Bonjour tout le monde!!!!
Nina : Bonjour
Gauthier : Mais pourquoi les gens s’obstinent à vivre dans le tiers monde?
LilVirgo : ben ouais, plus qu’une semaine, et je suis parisienne
Nina : J’étais là : putain, elle est trop forte LilVirgo, elle répond à la question que Gauthier vient de me poser!!!
LilVirgo : putain, mais moi c’est le quart monde à ce stade, en plus
Gauthier : et tu peux pas venir ce soir? si tu veux je te prete le logis….
Nina : Vivement la crémaillère!!
LilVirgo : ben non, je viens de rentrer chez moi et j’encartonne a priori
Gauthier : oui Lil elle est tropforte lol
Tatiana : bonjour les gens
LilVirgo : ça va être mon activité de la semaine, je sens, je vais m’éclater. Ouais je suis trop forte 😉
Nina : Ouaaaaaaaaaaaah, je t’envie… Pas du tout!!!
LilVirgo : bonjour!
Tatiana : je suis un peu a la masse là g trop de travail…:(
LilVirgo : ben ouais, mais en même temps, je retrouve des vieux trucs, c’est marrant
Nina : Moi, je lui parlais déjà avant à Tatiana. Ca peut faire peur aussi
LilVirgo : genre une lettre d’amour écrite par un mec à moi en première année
Nina : « tiens, un short taille 32″…
LilVirgo : le mec s’appelait [biiiiiiiiiiiip!]
Tatiana : et elle etait comment la lettre d’amour ?
Gauthier : lol c possible ça? bonjour Tatiana
LilVirgo : ben elle était naze, mais ça m’a fait marrer
Tatiana : salut !
Nina : Lil, elle sort qu’avec des mecs aux noms de famille pourris
LilVirgo : mais!!!!
Nina : Coucou!
Tatiana : tu m’etonnes ca replonge en arrière
LilVirgo : je l’ai envoyer promener, celui-là de toutes façons
Gauthier : ouais j’en ai plein els cartons chez ma mère des trucs comme ça
LilVirgo : jeter [biiiiiiiip!] pour prendre [biiiiiip!], je me pose des questions sur mes choix, des fois…
Gauthier : des maisl imprimé envoyé par connard d’ex fodré que je les brule tien…
LilVirgo : ah merde c’est vrai! ouarf c’est pas grave, il le prendra bien
Gauthier : tu conné un type qui s’appel [biiiiiiiip]?
Nina : Ouiiiiiiiiiiiiiii
LilVirgo : j’ai même couché avec
Tatiana : mais tu les trouve ou ces mecs ?
Nina : Oh la te-hon!! 😀
Gauthier : mais c pas possible
LilVirgo : mais lui, il en rit pas mal
Gauthier : je suis jaloux
Nina : Je suis sûre que Lil, elle drague sur l’annuaire
Gauthier : me suis jamais tapé un mec qui s’appelle [biiiiiiip]
Tatiana : tu ve un mac qui s’appelle [biiiiiiiip]?
LilVirgo : je te le prête, si tu veuw=x
Tatiana : le laspus mac au lieu de mec….
LilVirgo : il est beau ceci étant
Nina : Oui, on peut pas avoir tous les défauts non plus!!
Gauthier : ben heureusement pour lui. Ca aide à passer la pillule 😉
Tatiana : bon je vs laissepourl’instant faut vraiment que je bosse. mais je vs lirai qd meme je garde la fenetre ouverte
Nina : Oki
LilVirgo : ok, bosse bien
Tatiana : Merci!
Nina : Cette conv est définitivement impubliable, c malin
Gauthier : t pas dispo ce soir Tat’?
LilVirgo : pourquoi impubliable? en changeant un peu les orth
Nina : Oui mais il va comprendre que c de lui dont tu parles
Gauthier : et alors?on s’en fou lol
LilVirgo : ouais on s’en fout
Tatiana : non pas dispo, malheureusement, de tote facon j’ai fait le deuil de ma vie sociale
Gauthier : ok toutes mes condoléances Tat’
[…]
Gauthier : je milite pour que les ados restent des ados. c mignon à cet age tout est grave mais tout est beau. j’adorerai avoir 17 as
LilVirgo : et moi je milite pour que je reste à 24 ans toute ma vie
Gauthier : tu te souviens moumour?
Nina : J’ai la larmouillette
Gauthier : quoiqu’à 17 ans g t obèse… mauvaise idée lol
Nina : Mais en fait, j’aimerais retourner à 17 ans mais avec mon sex appeal d’auj
LilVirgo : moi à 17 ans… j’étais niaise
Nina : Pas forcément mieux
LilVirgo : donc non, trop pas, non
Gauthier : tu l’es plus?
LilVirgo : non, je suis subtile, intelligente et charismatique
Nina : Tu parles à qui??? Oui, moi, je veux être ça à 17 ans
Gauthier : à ta soeur couillasse ben à lil voyons
Nina : Me taper tous les beaux mecs du lycée. Ah, j’ai cru que tu me traitais d’obèse! 😉
Gauthier : le lycééééééééééée
LilVirgo : putain, ouais c’est pas con ça
Gauthier : ça me manque :'(
LilVirgo : y en avait un au lycée, métis vietnamien allemand
Gauthier : mais je parlais de moi qd je parlais d’obèse. mais tu suis? c pas compliqué une conv à trois. c pas comme si c t la première fois
Nina : Oui mais j’ai dit que j’étais pas mieux!!Quoi qu’à 17 ans, j’étais pas tellement obèse mais vu que je m’habillais en XL, dur de voir quoi que ce
soit

LilVirgo : moi je me mets en mode observation,c ‘est pas mal aussi
Gauthier : à 17 ans je pensais que larusso c t de la musique
Nina : Moi, je me taperais tous les mecs dont j’étais amoureuse en secret. Nananère!!
LilVirgo : à 17 ans, je faisais quoi, moi?
Gauthier : je sucerais les mecs sous les douches après le sport 😉
LilVirgo : ah oui : je suis allée voir notre dame de paris
Gauthier : g tjs rever de le faire
Nina : Moi, je vivais dans mon monde
Gauthier : et pis je serais plus pédophile puisqu’ils auront mon age!
Nina : Non, tu serais normal
LilVirgo : tu peux pas le faire aujourd’hui?
Nina : Moi, je serais la star du lycée
Gauthier : ben je fais plus de sport
LilVirgo : sucer les mecs en salle de sport, je veux dire…. ah oui, forcément
Gauthier : (penser à s’inscrire à club med gym)
Nina : Mais le problème, c’est que si je me tape tous les beaux mecs du lycée, je passerai pour la salope de service. Y a des salles spécial gays
moumour

LilVirgo : ben oui, c’est bien ce qui me semblait
Gauthier : ben ça changera pas trop de ce que tu es alors
Nina : CONNARD TA MERE!!!
Gauthier : je sais on appel ça des baisodrome. il fo qu’il y é un peu de compet.sinon c aps interessant genre « gay ou pas gay? »
Nina : (merde, moi qui disait que la conversation redevenait un peu publiable)
Gauthier : ça m’amuse moi. ma mère va bien
LilVirgo : moi je crois que je me suis tapée aucun mec au lycée, c’te honte
Nina : Moi non plus. Je crois pas, j’en suis sûre
Gauthier : moi deux filles (HOOOOOOOONTE)
Nina : Faut dire que tout le monde m’appelait « Phoebe », ça vous donne une idée de l’ovni que j’étais
LilVirgo : oui, moi aussi, le « je crois » c’était pour faire style
Gauthier : dont une qui a tenté de m’expliquer où été le clitoris
LilVirgo : ouah!
Gauthier : je cherche tjs
Nina : Je me baladais avec mes T-shirt « starmania » ou « X-files ». Je voulais être chanteuse
LilVirgo : ça pitié, publie-le
Nina : Ouais!! Samedi prochain
Gauthier : NON JE REFUSE. et puis merde j’assume
LilVirgo : moi j’étais promod de la tête aux pieds, l’option personnalité non incluse dans les fringues. oui, assume bordel
Nina : Tu sais, moumour, y a des hétéros qui n’ont tjrs pas compris où c’était. Ni qu’il ne fallait pas appuyer dessus comme un malade
Gauthier : moi gauthier, 25 ans, pédé de son état, j’ai déjà fait un cuni explorateur « plus à droite, plus haut, plus bas, voilààààààààààààààà c
lààààààààààà ».eurkh.quand j’y pense…

LilVirgo : y a une citation de sex and the city sur ça
Nina : C PAS UN JOYSTICK
LilVirgo :’it’s my clitoris, not the sphinx!! »
Nina : Oh, l’autre soir, j’ai rêvé que je couchais avec une fille
Gauthier : oui ben ça je pourrais je resservir à des mecs qui me sucent « non si tu tire dessus tu va pas partir avec! c fragiiiiile »
Nina : Enfin, non, on se faisait des câlins et elle me tripotait
LilVirgo : c’était bien?
Gauthier : et alors?(elle va finir tartopoil addict l’autre)
Nina : Oui, c’était bien. Sauf que la fille, elle est partie vomir après, je sais pas si je dois pas mal le prendre…
(Mister Big rejoint la conversation)
Gauthier : elle est là la grosse? Prends le mal
LilVirgo : c’est qui londres J-5?
Nina : Il est marqué absent.N’empêche qu’elle avait la peau toute douce
Gauthier : mister big
Nina : C’est Mister Big
LilVirgo : d’accord
Nina : Voilà
Gauthier : normal c une fille
LilVirgo : parce que [adresse MSN de M. Big], ça me parlait pas trop, j’avoue
Gauthier : une fille c doux et confortable. mais les mecs peuvent l’être aussi
Nina : Y a des filles qui ont des peaux pas douces, je suis sûre. Moi, la mienne est douce car j’utilise l’huile précieuse de Nuxe
LilVirgo : trooooop bien nuxe!
Nina : Oui, le beau mec que j’ai eu début oct, il avait la peau merveilleusement douce
Gauthier : « moi pour ma peau j’utilise mir laine machine »
LilVirgo : ben ma [biiiiip], il avait une putain de peau douce
Gauthier : JE LE VEUX JE LE VEUX. je veux enculer un mec qui s’appelle [biiiiiiiip!]
Nina : Nuxe, ça sent bon, c ma mère qui m’a appris ça. Moi, je veux coucher avec Wenworth Miller, chacun ses fantasmes
LilVirgo : mais que fait la police!
Gauthier : oui ben on se demande
Nina : Moi, je veux un slave!!
LilVirgo : ben il se tape mariah carey dans deux clips
Nina : C définitif. AH non beurk!!
LilVirgo : moi je veux un mec beau et connu
Gauthier : g eu une alarme qui a sonné de 22h30 à au moins 9h ce matin dans mon quartier
LilVirgo : j’ai décidé ça, là. effectivement, on se demande, du coup
Nina : Wenworth, il est connu et il est trop beauuuuuuuuuuuuuu
Gauthier : oui ben moi je veux prendre en tournante ben affleck et matt damon mais je me tape un brésilien expat’ à londres hein. on fait pas ce qu’on veut
dans la vie bordel!

Nina : Moi, je veux un Slave. L’autre jour, à l’expo sur la Bulgarie, tout le monde parlait bulgare, j’ai trouvé ça classe
LilVirgo : ouais la vie est dure…
Gauthier : c scofield?
Nina : Oui!!
LilVirgo : oui c’est scofield
Nina : Il est beauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu
Gauthier : scofield c ou il veut quand il veut
LilVirgo : oui et avec tes fantasmes sur le russe…
Nina : A Tlse, y a le vendeur de mangas qui lui ressemble. Oui, c beau le russe. C viril
Gauthier : il me prend, il me jette sur le lit, il m’insulte, il me crache dessus, il m’encule à sec, il me jette comme la pire des merdes LE PLUS GRAND KIFF
DE MA VIE!

LilVirgo : c’est qui qui te fait ça?
Nina : …
Gauthier : scofield lol
Nina : Ah non, Scofield, il est tendre. Mais il sait être viril quand il le faut.
LilVirgo : d’accord, parce qu’entre lui, matt damon, ben affleck et ke brésilien, j’avoue, j’étais perdue
Gauthier : mon brésilien il est tendre
Nina : Je suis sûre qu’il a la peau douce. je veux des câliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiins
LilVirgo : en même temps, moije pense pas
Nina : Si, avec tout le maquillage qu’on lui applique sur le corps, je m’imagine lui mettre du lait hydratant dessus. miam
LilVirgo : oui, alors, la partie niaise de la conversation, tu censureras, hein [je l’ai fait!!]. putain, mais je veux être in love, moi!
Nina : Moi aussi
LilVirgo ; tu parles pas anglais?
Nina : Le portugais, c pas mal comme langue aussi. Ils sont beaux les portugais
Gauthier : yes of couRse
LilVirgo : foutchbooool brazilll
Nina : Non mais y en avait un dans le reportage de Yann Arthus, j’en aurais bien fait mon 16h. Et mon 18h, mon 20h, mon 22h…
LilVirgo : merde j’ai pas regardé
Nina : C’était bien, y avait même des loutres!!!
LilVirgo : ah oui c’est pour ça que j’ai pas regardé, alors
Nina : J’adore les loutres!!
Gauthier : espèce de loutres addicted va
Nina : Oui, j’assume
LilVirgo : nina loutrophile
Nina : Mon prochain mec,je l’appellerai ma loutre
Gauthier : en fait ce qu’il me faudrait (parlons de moi parce que j’aime ça)
Nina : (et là, je perds tous mes prétendants)
LilVirgo : je doute qu’il apprécie la chose
Gauthier : c un boulot et du temps pour aller le voir la bas
Mister Big : Bon, là, ça peut plus durer…
Gauthier : voilà on peut passer à aute chose
Nina : S’il m’aime, il aura pas son mot à dire. Et s’il m’aime pas non plus
LilVirgo : il est riche?
Nina : Aaaaaaaaaaaaaaaah, he’s here!!
Gauthier : lol ‘jour la grosse 😉
Mister Big : mdr! je jouais aux fantomettes!
Nina : Ladies et gentleman, the only one, Mister Big!! *clap clap clap*
LilVirgo : bonjour [pseudo MSN de M. Big], que je ne connais pas en vrai
Mister Big : j’étais là depuis le début, mais c marrant de vous voir papotter… 😉
Nina : Moumour, il parle boulot alors qu’on parle de mecs. Ah vous vous connaissez pas????
Gauthier : genre t’écoute au portes? c pas poli ça….
Nina : Mais c imposssible ça
LilVirgo : bah si
Gauthier : ben non ils se connaissent pas
Nina : Il va falloir réparer ça!!
Gauthier : ouép
LilVirgo : bah ouais
Gauthier : tu fé quoi Lil pour le reveillon? lol
Nina : Moi, je veux un mec tendre et viril à la fois. On sait même pas ce qu’on fait, nous!!
Gauthier : on le fait chez Mister Big
LilVirgo : hahaha, je sais pas encore
Nina : Si on bosse moumour, on risque d’être sur Paris
Gauthier : mais non le chomage nous va si bien
LilVirgo : dans une semaine chuis parisieeeeeeeeeennnnnnnnee!!!!
Gauthier : j’vois pas pk ça cnahgerais
LilVirgo : pardon, l’émotion, l’hystérie est revenue
Gauthier : welcoooooooooooooom darling
Nina : Moi,j’aime pas le chômage
LilVirgo : putain, hier j’ai revu mon coloc de lyon,
Nina : C quand la crémaillère?
Mister Big : Pouffiasse? tu veux finir seul, dans ta maison de retraite, sans personne, aucune attache? seulement les petits enfants de ton frères qui viendront
juste s’assurer 1 fois par an qu’ils sont tjrs ton héritage? Non? alors tente avec ton Brésilien… et arrete de faire le gosse! meme l’enfant gaté pourri je dirais!!!

Gauthier : je m’emmerde moi c clair
Nina : Tu inviteras des beaux mecs??
LilVirgo : ça faisait presque deux ans que je l’avais pas vu, qu’est-ce qu’il était beau quand même
Gauthier : merci de votre intervention Mister Big
Nina : Tu me le présentes??????
Gauthier : on vous rappellera
LilVirgo : ben ouais, si j’ai l’occasion. il a une meuf
Mister Big : (bon, le cas de Gauthière, c fait… suivante!)
Nina : C un détail, ça!! 😉
LilVirgo : mais la bonne nouvelle, c’est qu’il a un jumeau
Gauthier : je ve le jumeau
Nina : Non moi. J’ai dit en premier
Lilvirgo : HEHO!!!
Gauthier : toi t lesbienne maintenant alors chut
LilVirgo : c’est moi la coloc, dans l’histoire, bordel!
Nina : D’abord, il est hétéro le jumeau. Non, j’ai rêvé UNE fois que je faisais des câlins avec une nana à la peau douce
LilVirgo : enfin, je dis ça, pendant 8 mois, j’aurais pu me le taper
Mister Big : Nina, c’est pas parce que je suis 100% fidèle et que Gauthier se voit déjà en couple qu’il faut prendre le relais et baiser avec tout ce qu’il
passe! on te parle d’un mec, ayé, tu veux le manger!!!

Gauthier : toi tu as eu ta chance maintenant c pour les copines
Mister Big : attend te voir sa tete avant!!!
Nina : Non, je veux tomber amoureuse. Lil, elle a dit qu’il était beau. Je veux trouver le futur père de mes enfants!!
Gauthier : moi aussi
Nina : Enfin, au moins, un mec avec qui je reste plus de 15 j quoi
Gauthier : mais je comprends pas pk ils tombent jamais enceinte
Nina : Que je puisse présenter à ma maman qui commence à s’inquiéter pour moi
Gauthier : pourtant j’yu met tout mon coeur. et le reste…
Nina : Chanceux!! Moi, tous les mois, je suis contente quand j’ai mes règles
Mister Big : tu veux devenir la nouvelle boite-à-baise (boite à foutre, plutot, qui est le féminin de boite -à-baise…) du blog? 😉
LilVirgo : merde la seule photo de lui, il a l’air d’un terroriste
Nina : Même avec les capotes. Et puis avec toutes ces histoires de déni de grossesse, _ça me fait flipper
Gauthier : fé péter
Nina : Il parle slave?
LilVirgo : en plus, il va vous plaire, lui aussi il a un nom rigolo
Mister Big : hector?
Nina : Dis, dis, dis!!
LilVirgo : guillaume
Gauthier : c quoi.?
Mister Big : jean-marcel?
LilVirgo : [biiiiiiiiiip encore un nom de famille à la con!]
Mister Big : mdr! c tout? pfff… 😉
Nina : Bon, je l’épouserai pas
Gauthier : mais tu els collectionne!!!!!!!!
Nina : GUillaume par contre, c pour moi
LilVirgo : oui c’est vrai
Mister Big : « Nina [biiiiiiip] »? pas mal… 😉
LlVirgo : tu pourrais l’appeler nicolas sur le blog
Gauthier : atta elle nous parlé de ces mecs tout à l’heure yen a un c [biiiiiiiiip!] qd mm. et l’autre c quoi?
Nina : Ben oui, c logique
LilVirgo : d’ailleurs, je crois que son jumeau s’appelle nicolas
Nina : [biiiiiip]
LilVirgo : putain, le bordel
Nina : Dingue!!!
Gauthier : j’adoooooooooooore
Nina : Si c pas un signe que c l’homme de ma vie, ça! Il vit sur Paris?
LilVirgo : paris [biiiiiiiip)
Gauthier : il est pour moi 😉
LilVirgo : mais là c’était y a 4 ans
Gauthier : c mon voisin
Nina : Non, il a dû déménager depuis.ET IL EST PAS PD ET TOI T AS DEJA UN ROUDOUDOU
Mister Big : sans transition: le dernier jeu sortie par la Francaise Des Jeux: le Scrabble à gratter! (ok, aucun rapport,. c’est juste que je viens de voir la
pub à la télé!)

Lilvirgo : mon nouveau pseudo sera madame claude
Nina : Je savais même pas pour la française des jeux
Mister Big : Nina, des hétéros, on en a enculé plus que toi, alors on sait de quoi on parle… lol
Nina : Oui, Virginie, case tes copines!: Moi, si tu veux, j’ai un obsédé à gros zizi en rayon pour toi
Gauthier : ça tombe bien tu voulais faire un scrabble hier ;). vi ça c vrai d’abord!
Nina : Moi, j’ai jamais enculé personne
Gauthier : c mes préférés. putain g une montée d’hormones moi d’aillers là
Nina : Oui, Gauthier, il a même pas de scrabble chez lui. Moi aussi, je vais finir par rappeler [biiiip] gros zizi
Gauthier : ouais honte à moi. bon les z’enfants je v aller plier mon linge qui seche dans la baignoire puis prendre une douche
Nina : Moi, je dois faire du ménage
Gauthier : et pis je reviens
LilVirgo : putain, je me barre deux seconde, je reviens, Nina dit « j’ai jamais enculé personne »
Gauthier : Nina c bon pour 20h à la cantine?
Nina : J’ai l’impression que c tard, foutu décalage horaire. Ouais
LilVirgo : c’est qui [biiiiiiiip]?
Nina : Il fait peur ton mec, Lil
LilVirgo : je le connais pas, moi!
Nina : [biiiiip] gros zizi, Laurent sur le blog. Bon, il fera juste que te ramoner mais il a un gros zizi. Ce qui est chiant, c’est qu’il est un peu
passif

LilVirgo : ouais ben non, alors. un mec serpillère, bof, je veux du sensass moi
Nina : Argggghhhh, je n’ai rien d’autre en rayon…
Mister Big : mdr! genre il s’allonge sur le dos et il te laisse t’embrocher dessus… cool… ca fait du sport aussi! 😉
Nina : C un peu ça. Le mec, il a jamais joui autrement que sur le dos. Enfin, avec moi en tout cas (je suis pas sûre que ce soit super publiable,
ça)

LilVirgo : ouais ben je viens d’apprendre qu’un pote a un gros zizi aussi, alors je vais ptêt investiguer par là, plutôt. mais si mais si (niark)
Nina : Ah, les gros zizis, que de souvenirs émus!!
Mister Big : oui… je me souviens, moi a ussi… la dernière fois que je suis allé pissé, par exple…
Nina : Ben, toi, t’en as un sous le nez tous les jours!! 😉
LilVirgo : (et si je dis pas ‘moi aussi’, je passe pour une loseuse, ce serait con quand même)
Nina : Ben, tu sais, un gros zizi, ça fait pas tout, encore faut-il savoir s’en servir
LilVirgo : beh ouais
Mister Big : dans la bouche de qqu’un, y’a pas grand chose à faire avec un zizi… si ce n’est le remercier avec qq CC de sperme… 😉
Nina : Ben, si, y a des mecs qui adorent me défoncer les molaires avec leur bite. Ca m’énerve ça. Il a un oncle dentiste ou quoi???
LilVirgo : oui, mais bon, sans vouloir faire la fine bouche, une grosse ET vaillante, ‘fin voilà, quoi
Nina : Oui, ça, c l’idéal… SOUVENIRS EMUS
LilVirgo : ouais, alors le vrp colgate, je refuse
Nina : Moi aussi. La fellation, c moi qui gère. Et mes molaires n’ont pas besoin d’une auscultation pénissale
Mister Big : ben faut savoir! en gros, faut que le mec ce mette sur le dos et se laisse faire…
LilVirgo : ou le mec qui t’appuie « délicatement » sur la tête,…. trop classe
Nina : Oui, c parfait ça. J’aime pas qu’on m’appuie sur la tête, non plus. En général, moi, le mec fait ça, je m’arrête (il a le droit de me caresser les
cheveux par contre)

LilVirgo : pareil
Nina : Moi quand on me fait un cunni, j’appuie pas sur la tête!!
Mister Big : en meme temps, si t’as besoin d’appuyer sur sa tete pour qu’il prenne ton clito en entier dans sa bouche, je m’inquièterais pour toi!
LilVirgo : et alors puisqu’on parle de langue, moi faut que je bosse mon néerlandais pour demain
Nina : Oui, ahahahahah. Moi, quand un mec me fait une gâterie, je le laisse faire, je savoure
Mister Big : moi pareil! 😉
Nina : Je devrais m’inscrire en cours de russe, tiens
Mister Big : moi le japonais… 😉
LilVirgo : ça te permettrait de rencontrer du slave
Nina : Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis. C carrément l’idée
LilVirgo : moi l’homme venu du nord, j’avoue qu’il me fait moyen rêver, mais faut que je m’y mette, là
Nina : Le néerlandais, j’aime moins
LilVirgo : c’est la langue la plus laide du monde je dirait
Nina : Ou alors un scandinave, j’irai vivre chez eux car le modèle social scandinave, il est pas mal
Mister Big : le slave, c pas top…
Nina : Sortir avec un scandinave, c’est un choix politique
Mister Big : oui… et la météo, idéale… 😉
Nina : Non, c cool, en Suède, en hiver, il fait nuit à 15h
LilVirgo : moi faut que je me tape un hollandais, mon avenir professionnel en dépend
Nina : Donc tu passes plus de temps au lit, mouarffffff
LilVirgo : fait chier, quand même
Nina : j’en connais pas de néerlandais. Moi, faudrait que je me tape un rédac en chef, mon avenir en dépend! 😉
LilVirgo : c’est cool, j’échappe à la promo canapé, j’ai appris hier que mon tuteur à (fac de LilVirgo) est pédé
Nina : La chance!! Remarque, y en a certains avec qui la promo canapé serait un plaisir!!
Mister Big : j’ai tjrs dit: tant qu’à coucher, coucher utile!
LilVirgo : ouais mais ça gâche le truc quand même, sans vouloir être à cheval sur les principes. non, moi tant qu’à coucher dans mon boulot, j’espère que mes élèves seront beaux
Mister Big : si tu appelles une bite « un principe », ca gachera rien… 😉
Nina : Oui, mais moi, si je couche pour réussir, ce seraqu’avec un beau mec… avec qui je coucherai même sans promo à la clé
LilVirgo : bien vu!
Nina : Mais vu que ce sera toi la prof, c toi qui choisira tes élèves amants!! Putain, je veux être prof!
LilVirgo : ben ouais!
Gauthier : lefroid n’est pas morte. elle m’appelle à 19h pour me dire si elle nous rejoins
Nina : Cool
Gauthier : elle vous fait des bisous
Nina : Ah, ce serait bien
LilVirgo : putain, fait chier que je sois pas là
Nina : Moi, mon rêve, c’est qu’à 50 ans, je sois suffisamment canon pour me taper des petits jeunes
Gauthier : ben vient!
LilVirgo : pouviez pas faire votre resto dimanche prochain?
Gauthier : et tu dors chez moi g t dis
Nina : Lil, avec nous, Lil avec nous!! Le WE prochain, y a mes parents
LilVirgo : (remarque que dimanche prochain, je serai en post-cuite…)
Nina : Quoi tu fais la fête sans nous???
Gauthier : alcoolique
Nina : Mais honte à toi!!!
LilVirgo : ma meilleure amie se barre un an à fidji
Nina : Elle se garde ses potes beaux mecs pour elle. Ah oui, bon, ça justifie
LilVirgo : je dis adieu à [son bled]
Nina : C zémouvant
LilVirgo : non, c’est que des meufs. les beaux mecs, je les ai vus un peu hier
Nina : Et alors??? Il paraît que je suis bi, moi, maintenant. Et même pas tu nous as invité???
Gauthier : bon v prendre ma douche cette fois
LilVirgo : j’abais un pédé très bien en magasin, d’ailleurs, et j’ai appris juste hier qu’il était maqué
Gauthier : bisous m’sieur dames et autre
Nina : Moi, j’écoute la musique
LilVirgo : ben non, c’était pas chez moi
Nina : A tout à l’heure
LilVirgo : bisous!
Mister Big : et moi finir de lancer ma lessive! 😉 à toutes les fifilles! 😉
Nina : Moi, je réponds à mes comms et faudrait que je fasse le ménage
LilVirgo et moi je vais faire mon néerlandais!
Nina : Il est 17h28 et il fait nuit, j’ai envie de mourir

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Grey’’s anatomy vs Urgences

L’autre jour, j’ai lu un article rigolo sur les séries médicales sur Libé, conseillé par Simon. J’ai donc décide de vous donner ma propre version des faits parce que les séries médicales, moi, j’aime bien, j’apprends des trucs. Par exemple, je connais les symptômes de la méningite, ça peut toujours servir…
 
Bon, alors, pour ceux qui n’ont jamais vu, je résume un peu. Urgences, c’est une série qui se passe aux urgences (dingue !) mais aussi un peu en chirurgie… Enfin, au départ, là, des chirurgiens, y en a plus qu’un, le petit frère de Dustin Hoffman, c’est dingue comme il lui ressemble. Alors que Grey’s anatomy, ça se passe direct en chirurgie. Donc c’est des histoires de docteurs, d’internes et d’infirmières qui soignent des gens, il y a parfois des histoires dingues. Urgences, ça se passe au Cook County de Chicago et Grey’s Anatomy à Seattle. Mais on voit pas bien la différence parce qu’il y a des buildings et un lac et que, de toute façon, les deux sont tournés en Californie.
 
La première différence qui saute aux yeux, c’est la propreté. Urgences, c’est le bordel, y a des gens partout, même des violents qui envoient tout promener, les brancards rentrent
à toute vitesse en défonçant la porte battante en hurlant les constantes du patient « Piéton contre voiture, il était inconscient sur les lieux de l’accident, température 37,2°, tension
13,6, plaie ouverte au tibia ! ». Les médecins enfilent à toute vitesse des tabliers en plastique jaunes transparents et des lunettes transparentes qui seraient super pratiques pour peler les oignons. Et puis dans Urgences, ça pisse le sang. Ils sont très doués les médecins pour toucher pile l’artère qui gicle, ils se retrouvent toujours avec du sang sur leur tablier et leurs lunettes, y a toujours des gens qui vomissent, on ouvre les thorax à la sauvage, on taille, on ouvre, on coupe, on piétine du boyau…Alors que dans Grey’s anatomy, c’est tout propre. Bon, on est en chirurgie donc tout est clean, même quand on découpe les corps, ça pisse pas le sang. On voit des organes et tout mais ça ne suinte ni ne saigne. Le plus trash, c’est quand la chirurgienne orthopédique oublie de se laver les mains après avoir fait pipi (tout un épisode sur le sujet).
 
Autre différence : l’ambition. Dans Urgences, il y a peu de médecins ambitieux. En fait, il n’y a que Peter, les autres préfèrent rester aux urgences et refusent les propositions des cliniques privées qui sont un peu le diable parce qu’ils ont à cœur de suivre leurs patients et de sauver des vies. Alors que dans grey’s anatomy, ils sont bouffés par l’ambition et c’est limite pénible. Par exemple, y a Christina, l’asiat’ très moche qui veut faire mieux que tout le monde et pique les patients de ses copains. Ca m’étonne qu’elle se soit pas encore fait éventrer à coup de bistouris, la Christina, je rêve de cette scène ! Et puis dans grey’s anatomy, ce sont tous les meilleurs. Derek est le meilleur neurochirurgien, il est marié avec la meilleure chirurgienne gynécologiste, Addison… Mais bon, malgré tout, ils vivent dans une caravane, ça laisse songeur… Bref, y en a pas un qui fait une connerie alors que dans Urgences, ils n’arrêtent pas. Le docteur Chen oublie un kit d’exploration dans le bide d’un malade, ils tuent tous quelques patients pour erreur médicale, genre Carol l’infirmière qui donne du sang B+ à un patient qui est A et donc, forcément, qui crève. Alors que dans grey’s anatomy, ils se plantent pas. Mais ils insistent pas non plus. Ils laissent souvent leurs patients crever sans trop se forcer alors que dans Urgences, il essaient de sauver les patients, faisant des massages cardiaques pendant une vingtaine de minutes avant qu’un autre médecin intervienne « non mais arrête, son cerveau est mort, ça sert plus à rien ! Heure du décès 16h48. »
 
Par contre, ce que l’on retrouve dans les deux séries, ce sont les accidents spectaculaires, les fusillades, les histoires de gang et tout ça. Bon, alors, moi, j’irai jamais à Chicago parce qu’il y a souvent des crashs, quand même des boeings, des hélicos… Pif, paf, tout ça qui tombent du ciel et des gens à sauver… ou pas. D’ailleurs, la semaine dernière, Largo Winch est mort aux urgences du Cook County… Le grand classique, c’est l’AVP (accident véhicule-piéton), c’est fou le nombre de piétons qui se fait faucher par des voitures pleines de conducteurs en état d’ivresse. Ils aiment bien les empalements, aussi, c’est fou tout ce qui peut traverser un corps sans tuer… Enfin, moi, je comprends pas, les mecs, ils ont une barre de fer qui leur traverse le bide et ils sont conscients. Moi, j’aurais une barre en fer qui me traverse le ventre et que je vois dépasser, je m’évanouis. Sans parler des multiples plaies par balle, le grand classique étant : faisons des radios pour retrouver la balle qui est quelque part dans le corps mais on sait pas où. Dans grey’s anatomy, c’est un missile qu’un patient a dans le bide. Puis y a les maladies super impressionnantes aussi du genre bactérie mangeuse de chair (celle qui a attaqué la jambe de Guillaume Depardieu ou de Lucien Bouchard, ancien Premier Ministre Québécois, j’étale ma science), des cancers, des tumeurs au cerveau, des maladies qui rendent les gens dingues, des cœurs qui marchent plus et qu’il faut remplacer, des fœtus morts nés qu’on ranime, alors même qu’ils
sont tellement petits que Kenya est plus grosse (pourtant, c’est une cro-crotte de même pas deux kilos) et qui sont un peu bleus aussi. Dans Urgences, aussi, y a la blague récurrente de ce qu’on retrouve dans un anus. Dans la première saison, c’est Carter qui subit ce bizutage puis dans la 4e, c’est Lucy, je vous retranscris le dialogue :
« On lui a retiré une carotte de l’anus.
– Mais comment il a avalé une carotte en entier (putain mais quelle niaise !)
– Non, il ne l’a pas avalée…
– Ah ?… Oh ! » (c’est bien petite, apprends la vie)
 
Mais évidemment, ce qui fait le sel de ces séries, c’est l’amour et le cul. Qu’est-ce que ça baise dans les hôpitaux (et dire que mes parents se sont rencontrés à l’hôpital,
damned !). Les docteurs entre eux, docteurs et infirmiers, docteurs et ambulanciers, docteurs et patients… Contrairement aux soap opéras, on trouve pas mal de couples mixtes, surtout dans Urgences, et on retrouve le classique Noir/Asiatique. Alors, c’est soit un truc courant là-bas, soit une des séries a copié sur l’autre parce que moi, à part les parents de Tiger Woods, je connais pas de couple afro-asiatique. Mais le traitement n’est pas le même. Alors que dans Urgences, y a pas mal de cul, quand même, des coups d’un soir dans la salle de garde, dans Grey’s Anatomy, c’est plus gnan-gnan, les histoires d’amour. Nos quatre internes se sont tous tapés leur titulaire à part Izzie qui est un peu conne (elle est blonde) qui se tape un autre interne super choupi mais super odieux (mais je parie qu’on va découvrir qu’il a eu un soucis avec ses parents, ce qui explique que c’est un enfoiré avec les femmes) puis tombe amoureuse d’un patient qui doit se faire greffer un cœur et qui finit par mourir. D’ailleurs, c’est horrible mais j’étais un peu contente qu’il meure parce que sinon, ça aurait été trop guimauve. La différence, aussi, c’est que dans Urgences, s’il y a des couples inter-personnages, y a quand même beaucoup de couples avec des personnages secondaires alors que dans grey’s anatomy, non ou c’est necdotique. Alors forcément, quand vous mettez dans un même service Meredith qui a couché avec Derek, le mari d’Addison puis avec George qui est son colocataire mais qui se fout ensuite avec Cady, celle qui se lave pas les mains, que le chef de service a couché avec la mère de Meredith dans le temps, qu’Izzie a couché avec Alex avant de le plaquer pour son malade qui clamse et que Christina vit avec Burke, le super chirurgien, ben, ça vous fout une ambiance du tonnerre en chirurgie. Mais bon, dans Urgences, c’est compliqué aussi puisqu’Abby (qui est moche et chiante) est l’ex de Luka qui sort avec Sam mais finalement plus et qui retourne avec Abby alors que Carter, qui est l’ex de Susan qui a embrassé Mark, le mari d’Elisabeth ex de Peter qui part avec Cléo, se la tape ensuite mais la quitte pour partir en Afrique retrouver Luka que l’on croyait mort mais en fait non, c’est pas forcément plus simple. Relisez ma phrase, je sais pas si vous avez tout suivi.
Bon ben finalement, je vais regarder Scrubs, au moins, je me marre.

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Le tampon rend con

Il y a un mois ou deux, avec LilVirgo, on a lancé le concept d’un one woman show. Comme c’est ferié aujourd’hui, en cadeau bonus, voici le premier sketch : le tampon rend con

(regarde son agenda)
tampon

26, 27, 28… Bon, ben, mercredi, j’ai mes règles. Ca tombe mal, j’ai une réunion super importante où je dois démontrer que je mérite mon salaire et que je ne passe pas mes journées à devenir une championne au solitaire. Non parce que je sais pas si vous avez remarqué mais, souvent, les règles, ça nous rend con.

Est-ce dû au fait que notre sang se concentre là ? Ca veut dire que notre cerveau n’est plus irrigué ? Regardez toutes les pubs pour les tampons et les serviettes hygiéniques. Les nanas, elles se retrouvent tout à coup avec 2 de QI. Ca m’étonne que les publicitaires nous aient pas encore fait le film mettant en scène une executive woman. Imaginez, la nana en tailleur strict, chignons et petites lunettes sur le nez. Cartable à la main, elle avance d’un pas sûr, on sent qu’elle pourrait écrabouiller n’importe qui avec ses hauts talons. On la voit aller dans les toilettes et là, drame ultime : les anglais ont débarqué. Et la voici devenue toute niaise avec une voie ridicule et une espèce de gêne dans son attitude.

« Et Josiane, tu viens prendre un café ?
– J’peux pas, j’ai mes règles. »

Ce que je trouve fascinant dans le traitement des règles dans les pubs, c’est qu’on sent que c’est fait par des mecs. Outre le fait que ça nous rend totalement niaise, ça nous empêche de tout faire. La phrase à placer dans ces pubs c’est « je peux pas, j’ai mes règles », à prononcer d’une voix la plus niaise et empruntée possible, tout en rougissant. « Han, je peux pas, j’ai mes règles. » Petite mise en pratique.

« Julie, tu viens te baigner ?
– J’peux pas, j’ai mes règles
– Julie, tu viens regarder la télé ?
– J’peux pas, j’ai mes règles
– Julie, tu ranges ta chambre ?
– J’peux pas, j’ai mes règles
– Julie, tu…
– J’peux pas, j’ai mes règles »

Le problème, c’est que dans la vie, ça marche pas. Moi, si on me dit : « Nina, y a un dossier urgent à boucler, là, je vous le confie !

– J’peux pas, j’ai mes règles.
– Et alors, ça vous empêche pas de bosser ! »

De toute façon, la phrase « j’peux pas, j’ai mes règles » est toujours suivi d’une autre de type « mais enfin Julie, tu connais pas topitampon ? C’est top, ça absorbe trop bien le flux ! Bon, nous sommes toujours aussi niaises et empruntées mais au moins, on peut aller se baigner, woohoo ! ». Et là, je rêve de voir mon boss me filer un topitampon en m’en vantant ses vertus et comme ça, je pourrai finir mon dossier. Bon, c’est pas aussi glamour que draguer les mecs au bord de la plage mais bon, au moins, je suis sauvée.

C’est marrant comme les règles, ça a vraiment un côté sale et on sent les mecs pas à l’aise du tout pour parler de ça… Du flux et de l’odeur. Y a toujours un côté très poétique pour en parler. Le mieux, c’est que depuis quelques temps, on nous refile des tampons « capteurs d’odeurs » ou qui sentent bon. Bon alors, déjà, en tant que femme, je refuse que mon sexe sente le déodorant pour toilettes. Bon, le parfumé, ça n’a pas marché donc on capte les odeurs. Bon, c’est bien… Sauf que moi, le tampon, je le change suffisamment régulièrement pour pas que ça sente.

Non, vraiment, les publicistes, arrêtez de croire que les règles, c’est la fin du monde pour nous. Ca fait presque 15 ans que je les ai tous les mois et regardez, je ne suis pas morte. Je crois qu’il faut traiter le problème autrement, avec plus de fun. Virez moi ces nanas coincées qui osent à peine prononcer le mot de tampon et allons-y gaiement ! Par exemple : ambiance boîte de nuit, Jennifer et Kevin se roulent des patins d’enfer, Kevin a bien envie d’aller visiter le dessous de la micro robe de Jennifer, la jeune fille l’entraîne dans les toilettes… Ouais, je sais, baiser dans des toilettes avec les pieds qui pataugent dans une espèce de mixture à base de pâte de PQ, ça n’excite pas tout le monde mais passons…Donc Jennifer l’entraîne dans les toilettes pour filles, elle prend une pièce et la tend vers le distributeur de capotes mais au dernier moment, elle la met dans le distributeur de tampons et prend le petit objet en haussant les épaules genre « désolé Kévin, c’est pas ce soir que tu visiteras mon intimité ». Mais ça, c’est du concept ! Autre idée. Prenons notre copine Julie, celle de la plage. Bon, cette cruche a enfin compris qu’avec un tampon, on pouvait aller se baigner, on avance. Donc Julie se la joue Pamela Anderson, on la voit avancer sur la plage avec un déhanché limite interdit au moins de 16 ans et là, la caméra centre sur ses fesses et que voit-on sortir de son maillot ? La ficelle du tampon. Slogan : « Topitampon, on n’a pas non plus toutes les solutions ».

Alors, c’est pas du concept ça ? Hé ouais, j’ai peut-être mes règles tous les mois mais ça n’empêche pas que ça cogite, là-haut (tapote le front).

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Soap opéra

Comme je suis actuellement malade (article écrit vendredi en plein délire, j’espère être guérie dimanche), j’ai envie de faire du débile, du léger : un vrai article du dimanche quoi. Mon cerveau se met en branle (bof) et le seul sujet qu’il trouve c’est : les soap opéras. Si vous n’êtes pas content, écrivez à Dieu et engueulez-le de m’avoir fait pipi dessus mercredi quand j’attendais Gaugau.

On a beau dire et beau faire, tout le monde a vu au moins une fois « Les feux de l’amour ». Souvent, quand on évoque le sujet, immanquablement, on vous répond : « Moi, quand je partais en vacances chez mémé, j’y avais droit après le repas. » Faut dire que les aventures de Cricket et ses amis, c’est top pour la sieste. D’ailleurs, quand j’étais à la fac, après manger, je m’allongeais sur le canapé, couverture jusqu’au nez, j’entamais les Feux de l’amour et je m’endormais immanquablement devant. Pas très grave, A la vitesse où ça va, on rattrape vite le fil. Bon, je connais surtout « Les feux de l’amour » et un peu « Amour, gloire et beauté » mais je confonds cette dernière avec « Des jours et des
vies » diffusé juste avant parce qu’en plus, y a le même vieux, l’espèce de Victor Newman local avec une barbe et du coup, je mélange les histoires. De toute façon, c’est diffusé trop tôt : soit je dors, soit je bosse, je peux pas suivre. Sinon, je suivais bien Sunset Beach, soap mi sérieux mi parodique, j’en avais déjà parlé et ça, j’adorais, ça me faisait trop délirer.

Les soap, j’adore. Non pas les séries et les histoires en elles-mêmes mais ça me fait beaucoup rire, j’en avais même écrit un, ado. En fait, l’idée était née d’une rédaction que j’avais écrit, le sujet était « le dialogue » donc j’avais raconté qu’avec mon meilleur ami, on matait un soap donc moitié rédaction, les dialogues de la série, autre moitié, la dispute avec arguments, contre-arguments, pourquoi c’est bien, pourquoi ça l’est pas… Passionnant, hein ? Donc poursuivant le délire, j’ai crée le mien dont j’ai oublié le nom. J’avais repris le principe : de grandes familles qui s’aiment, se détestent, s’affrontent, se font des coups de pute, avec des enfants qui ont un père officiel mais faut faire des tests de paternité pour
vérifier, des histoires de coucherie, des gentils et des méchants. En gros, il y avait une super garce, Kirsten, qui s’est tapé tous les personnages masculins sauf un, son père. Et pas les vieux non plus, faut pas déconner. Ils étaient tous méchants sauf une, Linette (si je me souviens bien), la sœur de la dite Kirsten, mais elle était gentille parce qu’elle était complètement niaise, surtout. Parce que dans les soap opéras, y a pas vraiment de gentils. A un moment, les adorables agneaux deviennent d’ignobles loups. Même les enfants sont salauds, quand ils s’y mettent !

A propos des enfants, il y a un truc magique avec les soap operas : les lycées en Suisse (ou ailleurs). Un enfant, on ne sait pas toujours quoi en faire dans les soaps donc les scénaristes les font partir loin, dans des pays magiques où le temps passe plus vite. Genre le enfants de Victor Newman dans les Feux de l’Amour : ils partent en Suisse, ils ont 8 ans.
Ils reviennent pour les vacances, ils en ont 18, ils rencontrent un(e) camarade de jeu, ils se marient et ils se reproduisent à leur tour. Par contre, d’autres ne grandissent pas. Par exemple, Philip, fils de Philip et Nina et petit-fils de Philip et j’ai pas compris qui était sa mère vu que Jil et Catherine sont toutes les deux les grand-mères de Philip sans qu’aucune ne soit la mère de Nina (comment perdre mes lecteurs en une phrase par Nina, pas celle qui a eu Philip, celle qui écrit l’article). Quand j’étais petite, le mercredi midi et pendant les vacances, j’allais chez ma nounou et on regardait collégialement les Feux de l’Amour. Donc Philip est né quand j’avais quelque chose comme 6 ans. Bon ben 20 ans plus tard, le petit Philip n’a que 8 ans… Pareil pour le petit Noir, fils d’Olivia et de chais pas qui vu qu’Olivia n’arrête pas de se remarier, il a eu trois ou quatre papas, le pauvre gosse. Bon, ben lui, il stagne alors que sa cousine qui est plus jeune que lui vient tout à coup de le dépasser de 10 bonnes années. A propos de ce gamin, faut que je raconte une scène super drôle. Bon, ce gamin, il est horrible, comme la plupart des gamins dans ces séries, on a toujours envie de les noyer. Ils sont fayots au possible, genre : « maman, je t’aime, tu es la plus belle et je t’aime aussi, papa n°3. Et j’aime mon oncle, ma
tante, mes cousins, mes cousines, les écureuils et les moineaux. Regarde, maman que j’aime, je t’ai fait un dessin ! ». Pfffff ! Donc la dénommée Olivia est en train de mourir et voilà le petit qui va prier dans l’Eglise avec son oncle (doublement oncle parce qui a été marié à la sœur d’Olivia et cette dernière a été mariée avec son frère…C’est compliqué, hein ?)
tandis que l’autre (Olivia) se retrouve sur un nuage sous les étoiles et grâce à ça, il sauve sa maman… Seigneur !

Après, dans ces séries, ils sont tous alcooliques. Bon, y a les alcooliques graves, ceux qui oublient de se raser, qui se balade avec leur bouteille, la cravate même pas bien nouée autour du cou. Oui l’alcool, c’est la déchéance, on sait plus mettre sa cravate et on utilise plus son rasoir, mais quelle horreur. Puis y a les autres, ceux qui ont un mini-bar dans leur maison et dans leur bureau et qui accueillent tous leurs visiteurs par : « tu veux boire quelque chose ? ». Oui, ils ont toujours un verre à la main dans ses séries, ce qui nous a valu un splendide fou rire avec mon ex meilleur ami le jour où Victor Newman a passé toute une scène à boire dans un verre vide. Arrête de boire, pépé, y a même plus de glaçons dans ton verre ! D’ailleurs, Victor Newman, c’est une énigme pour moi. Il s’est tapé à peu près tous les personnages féminins de la série, sauf sa fille. Pourtant, ce type là me débecte. Bon, je déteste les hommes à moustache mais même, je le trouve pas attirant DU TOUT ! Maintenant, il est trop vieux donc ils l’ont foutu avec sa 8e femme (enfin, je crois), Nicky,
ancienne alcoolique au nez refait qui, à une époque, avait une formidable coiffure avec une espèce de coque de cheveux de 10 cm au dessus du front ! Parce que ce qu’il y a de fantastique dans ces séries, ce sont les femmes de plus de 50 ans, on sent bien que les chirurgiens esthétiques se font un max de blé avec elles. Mais c’est bien parce que toutes ces femmes là restent des obsédées sexuelles, un message d’espoir pour nous. Puis elles ont jamais la ménopause puisque du haut de ses 60 ans, Nicky veut à nouveau un enfant (enfin, si j’ai bien compris)…

Après, le meilleur, ce sont les histoires. Outre les chassés croisés amoureux super durs à suivre, le mieux, il y a aussi des méchants vicieux, des complots en veux-tu en voilà… Moi, je veux pas dire mais pour écrire des trucs pareils, faut se droguer, c’est pas possible. Genre : à un moment, Nina se marie pour la 16e fois avec un mec qui est en fait un
immonde salaud qui veut la tuer parce que… il doit y avoir une raison mais je l’ai jamais sue. Bref, à un moment, le grand méchant a un accident et se retrouve à l’hôpital, il est officiellement dans le coma, on voit bien son encéphalogramme plat. Mais en fait non, il est trop fort, il simule ! Oui, le grand méchant, le premier homme qui simule un encéphalogramme plat, trop fort ! Du coup, à un moment, il sort de sa chambre, il va à la morgue et prend un cadavre à qui il refait les dents pour qu’elles soient comme les siennes puis il fout le cadavre dans son lit et met le feu. Commentaire des infirmières : « oh non, c’est horrible, il savait qu’il brûlait et il n’a pas pu bouger ! ». Juste ciel ! Mais à mon avis, l’histoire la plus glauque, c’est dans « Amour, gloire et beauté ». En fait, j’ai découvert cette série en 1996, quand j’étais partie passer mes vacances en Italie chez ma correspondante. Un jour, elle me demande : « tu connais Beautiful ? » Heu, non, c’est quoi ? Bon, déjà, ça n’a pas le même nom mais surtout, j’avais jamais regardé. Donc pendant cette semaine de
vacances, j’ai suivi l’histoire de « Bridget est-elle la fille de Ridge ou d’Eric ? ». Pour situer : Bridget est la fille de Brooke mais pour son père, on sait pas si c’est Ridge, le mari de Brooke ou Eric, le père de Ridge. Donc, en somme : Eric est-il le père ou le grand-père de Bridget ? Révélation : c’est son père donc la petite Bridget devient la sœur de Ridge. Quelques années plus tard, Bridget est une femme (mais elle a grandi vite, celle là aussi) et on apprend que Ridge n’est pas le fils d’Eric mais de chais plus qui (le barbu qui est aussi dans Des jours et des vies). Donc Ridge et Bridget sont passés de père/fille à frère/sœur à plus rien. Donc ils couchent ensemble. Et bien je trouve ça parfaitement dégueulasse ! C’est
limite de l’inceste, quand même ! De toute façon, ils sont tous branques dans la famille puisque Brooke, après avoir eu une fille de son beau-père, décide de coucher avec le mari de celle-ci et tombe enceinte de lui. Donc le nouveau fils de Bridget est en même temps son frère et son beau-fils… Et son mari est en même temps l’oncle et le père du bébé. Vous avez suivi ? C’est très compliqué, vous inquiétez pas.

Bref, c’est vraiment très compliqué, tout ça, mais délicieusement hilarant. Les personnages sont tous vils, infidèles, manipulateurs, potentiellement alcooliques, dépressifs et/ou drogués. En France, dans le genre, on a « Sous le soleil » avec le côté tout le monde couche avec tout le monde mais ça fait super longtemps que j’ai pas vu donc je me souviens plus des personnages. Sinon, y a « plus belle la vie » mais je n’ai vue que contrainte et forcée y a un an et demi quand Clara vivait chez moi. Mais on retrouve les mêmes idées : des acteurs approximatifs qui jouent des histoires totalement tirées par les cheveux. Mais bon, à 20h, j’ai pas envie de faire la sieste.

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La virginité : faut-il la garder ou pas ?

L’autre jour, je lisais Courrier International et ça m’a inspiré un premier article  et en voici un second, découlant du même dossier. Et bien, oui, y a 50 choses à dire dessus, c’est pas ma faute. Donc après le versant porno, explorons le versant chaste.
 
Le dossier nous propose un encart sur de jeunes demoiselles suisses qui ont décidé de rester vierge, pour pas être considérées comme des « salopes ». Et voilà, toujours le même problème : tu couches, tu es une salope, tu te préserves, t’es une sainte. Pourtant, je connais des vierges qui récupèrent des points démoniaques ailleurs. Honnêtement, le jour où j’ai perdu ma petite fleur, je ne suis pas devenue une sale perverse immorale. D’ailleurs, l’article ne cautionnait ce genre de manichéisme.
 
La virginité, thème ô combien délicat… Perso, je me souviens, est arrivé un moment où j’ai tout fait pour m’en débarrasser parce qu’à 19 ans, je me sentais totalement handicapée d’avoir encore mon hymen. C’est pas que j’ai jamais eu l’occasion avant, j’avais eu une proposition du genre à 15 ans mais à l’époque, j’étais totalement coincée et j’assumais pas mon corps alors laisser un mec visiter mon intimité, ÇA VA PAS NON !! Arrivée au lycée, nouveau traumatisme : Love in fun. J’explique. Un soir, j’écoutais donc cette merveilleuse émission qui a fait mon éducation sexuelle ou presque quand un gars appelle pour raconter que sa copine est nulle au lit : « elle fait la planche, elle connaît aucune position ! ». Panique à bord : mais moi non plus ! Je suis censée faire quoi (à part écarter les jambes) ? Déjà que la fellation, rien que le principe (ben oui, j’avais jamais pratiqué) je trouve ça dé-goû-tant… La levrette, c’est dégradant, la sodomie… heu, ça, je devais même pas savoir que ça existait, niaise comme j’étais.
 
Donc, j’ai eu une peur d’être un « mauvais coup » et donc, réflexion : « ben je ne coucherai qu’avec un homme dans ma vie, un puceau, comme ça, il pourra pas dire que je suis un mauvais coup, il pourra pas comparer ! ». Réflexion très conne, je sais ! D’ailleurs, dans l’article de Courrier International, y a un mec qui dit pareil : « nous, on veut coucher avec une vierge comme ça, elle pourra pas comparer ». Et oui, ado, je pensais comme un mec.
 
Puis y a cette peur viscérale de la douleur : la première fois, ça se passe pas forcément bien. Johanne, mon ex amie nymphomane n’avait pas eu mal sur le coup mais après, elle s’est traînée une sale douleur pendant quelques temps. Vu l’hygiène de son partenaire, ça m’étonnerait pas qu’elle se soit chopée une saleté, effectivement… Mais surtout, le traumatisme, c’est quand je suis partie chez une amie de Rachel qui avait perdu la sienne quelques temps auparavant et, je sais pas pourquoi, elle entreprend de nous le raconter : du sang partout et une douleur persistante : 24 heures après, elle avait encore mal. Bon, ben je vais rester vierge.
 
Finalement, la curiosité l’a emportée. C’est marrant, à l’époque, être vierge à 19 ans, c’était limite une tare. Aujourd’hui, coucher avant le mariage, c’est limite une tare. Alors quoi ? Je crois surtout que le problème est que, quoi qu’on dise quoi qu’on fasse, la sexualité féminine est toujours sujette à débats et à jugements à l’emporte pièce. A mon époque, une fille qui affirmait vouloir rester vierge jusqu’au mariage était vue comme une bête curieuse. Genre la catho intégriste qui ne copulera que pour procréer. Genre nos grands-mères… Quoi que la mienne avait un amant, le curé d’un village, j’ai appris ça il y a quelques temps (et oui, on est bizarre dans ma famille).
 
Quand j’étais ado, il y a à peine dix ans (ça me fait mal, cette phrase), on clamait à qui voulait l’entendre que, oui, on couchait ! A l’époque, j’étais assez prude mais je ne reprochais pas aux autres filles leur sexualité. Une fille qui franchit le pas avec son copain, c’est normal. Une fille qui couche avec le premier venu dans les toilettes du Macumba club avec les pieds qui patauge dans l’étrange magma composé d’eaux usées et de papier toilette, c’est pathétique. Mais ça, je le pense toujours. Donc j’étais pas particulièrement prude et même qu’on parlait (un tout petit peu) de sexe avec Rachel. Parler de sexe avec Rachel se limitait à : « moi, c’est gênant, j’ai une poutre au-dessus de
mon lit, le mec il risque de se cogner la tête, hihihi ! » Ça, c’est elle qui disait ça, genre le mec, quand il la saute, il fait des pompes. Ok, pour la levrette, c’était pas possible mais un bon petit missionnaire, ça passait sans problème. Mais bon, c’est vrai qu’à l’époque on n’a pas pensé à une solution bête : on n’est pas obligés de faire l’amour sur un lit. De l’autre, y avait Johanne qui a toujours eu le feu au cul qui déclare à la même Rachel (prude au possible) : « putain, j’ai la sève qui monte ! La nuit, quand je me réveille, je suis toute mouillée ! ». Pourquoi j’étais pas là, moi, lors de cette poignante déclaration, hein ? Ça devait être marrant à voir, quand même…
 
Je me souviens, en quatrième, j’avais une copine qui racontait qu’à 14 ans, elle avait perdu sa petite fleur (j’adore cette expression). Bon elle était un peu folle, genre à faire une fugue un lundi matin : au lieu d’aller au collège, elle a pris le train pour aller voir une copine à Lyon donc on a jamais su si c’était vrai ou pas. Mais à l’époque, une fille qui n’avait plus d’hymen n’était pas considérée comme une salope.
 
D’un autre côté, j’observe les changements dans la société, la fameuse pornoïsation et je comprends que les gamines soient paumées : être chaude ou ne pas l’être ? Coucher, c’est être salope ? Personnellement, je comprends aujourd’hui que la virginité est quelque chose de « précieux » qu’il ne faut pas offrir au premier venu. On n’aura qu’une seule première fois et si j’ai eu la chance de pas avoir mal du tout, ce fut quand même pas mal traumatisant. Certes, j’avais « omis » de dire à mon
partenaire (Pierre le pervers) que j’étais vierge mais visiter TOUTES les parties de mon anatomie lors du premier coït, il était pas obligé non plus…
 
Je crois qu’il est important aujourd’hui de parler à ces ados ou à ces jeunes femmes et de leur expliquer qu’avoir une sexualité, ce n’est pas sale. Si elles ne sont pas prêtes, personne ne les force à sauter le pas (enfin, si, des fois, leur copain mais elles ont tout à fait le droit de dire non sans lever le drapeau de la chasteté). Mais le sexe, c’est une belle chose, un partage et on peut pratiquer sans que cela nous corrompe.
 
Je crois que le jour où les femmes pourront choisir leur sexualité sans subir aucune pression sociale, le féminisme aura vraiment triomphé.
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