Tiens, si on se créait un mail de couple ?

Je l’ai toujours crié à qui voulait l’entendre, et aux autres aussi : la naissance d’un « nous » n’est pas la mort du « je ». Moi, Nina, j’ai existé 34 ans ou à peu près, avant de te connaître, il est hors de question de devenir une sorte d’appendice de ton toi. Le mythe des androgynes, c’est très joli mais je veux continuer aussi à vivre par moi même.

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Un jour comme un autre. Alors que je suis en train de bosser, je m’accorde une petite pause « netvibes » dit aussi « matons mes flux RSS de mails voir si quelqu’un est venu m’écrire qu’il m’aimait ». Oui, telle une adolescente en fleur, j’aime imaginer qu’un inconnu va me déclarer sa flamme. Et que cet inconnu ressemblera à Joe Manganiello ou à peu près (je vous ai trop parlé d’Henry Cavill et Jon Kortajarena, faut savoir varier ses crushes) (Manganiello est à peu près la seule raison valable de regarder True Blood. Ca et éventuellement le fait de voir comment, tel un film porno, ils vont écrire trois lignes de texte pour balancer une scène de cul) (l’autre jour, y a quand même Sookie qui a attaché un mec à un arbre avant de se le taper tranquille, sans trop lui demander son avis… Pardon, quoi !)(j’ai pas compris qui était le mec). Mais non, à la place, j’ai « Sébastien et Florence ». Je veux dire l’expéditeur du mail est « Sébastien et Florence », ils nous invitent cordialement pour une soirée dans leur chez eux. GASP !!
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Voilà, Sébastien et Florence sont devenus une entité unique, ils sont « Sebéflo ». « Ah tiens, j’ai des nouvelles de Sebéflo », « tu vas à la soirée de Sebéflo ce soir ? » « Sebéflo partent aux Etats-Unis en septembre, la chance ! ». Bien évidemment, il est plutôt sain pour un couple d’avoir des activités communes (sinon, on peut se demander s’il s’agit pas simplement d’un plan cul) mais une boîte mail commune, pourquoi ?

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Aaaaaaaah oui, on va me dire « mais c’est pour les événements communs genre la crémaillère, le mariage… » Oui, alors éventuellement même si la plupart des couples ayant le mail au double nom n’est ni marié et que la crémaillère est passée depuis longtemps et le mail sert toujours. Un mail commun, ça valide quelque chose : dans le couple, y en a un qui gère la vie sociale, l’autre qui suit. C’est pas Florence ou Sébastien qui lance l’invite en mettant l’autre en copie, non, c’est Sebéflo, tu sais pas forcément lequel vu qu’ils signent de leurs deux noms. Et tu le sais, ces mails là marquent aussi autre chose : les mails collectifs. Sebéflo te parlent pas à toi en particulier, ils parlent à la masse, ils inondent la foule en mal d’amour de leur sirupeuse romance. Ils annoncent à deux, c’est plus écolo. Et sans doute un peu plus froid. Et t’as intérêt à bien aimer les deux. J’eus connu un couple (qui doit avoir une adresse commune maintenant vu qu’elle n’avait de toute façon plus droit à aucune vie privée), j’aurais pas aimé recevoir un mail « nous » venant de lui vu que j’avais même pas envie de lui parler. C’est sans doute aussi comme ça que tu finis par recevoir des mails d’invitation d’un membre de cette entité 4 bras 4 jambes que tu ne connais pas car ils font désormais carnet de contact commun. La vraie question restant : utilisent-ils toujours leur adresse personnelle individuelle ou je peux arrêter d’écrire dessus ?
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Et puis après quoi ? Le compte Facebook commun ? Un mobile pour deux ? Pitié, pitié. Mais vous savez le pire ? C’est que ceux qui ont franchi le pas du mail à deux sont souvent ceux qui étaient les plus virulents sur le sujet. Du coup, il est fort possible qu’un jour, vous receviez un mail de Nina et XXX. Ce jour là, soyez chouette, renvoyez moi à cet article.

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La to do list des vacances

Application abusive de PowerPoint ou addiction à la performance ? Je ne sais mais force est de constater que je suis dépendante de mes to do list. Je liste consciencieusement tout ce que je dois faire et coche avec soin chaque tâche effectuée. Le petit frisson limite orgasmique en plus. Et comme ça marche bien pour le boulot, j’applique le principe à ma vie privée.

Donc les vacances arrivent et je me dis : profitons en pour :
– lancer mon blog week end sac à dos
– ranger mon appart pour un éventuel réaménagement de l’espace
– lancer mon blog loisirs créatifs
– écrire mes articles sur la Sicile
– cuisiner des trucs Siciliens
– refaire mon netvibes
– retaper mon blog
– me lancer dans la couture

Bref, une liste plus longue que mon bras dont je n’ai pas coché la moitié des points, bien entendu. C’est le drame de ma vie : je suis toujours trop ambitieuse dans mes prévisions. Non parce qu’en vacances, j’aime bien aussi lire, glander, voir mes amis, dormir… Du coup, je ne fais pas tout ce que j’avais ambitionné de faire. C’est mal docteur ?

Septembre 98 (je crois), je traîne avec Rachel et Yohann, mes meilleurs amis de l’époque. On discute dans ma chambre en listant tout ce qu’on avait planifié de faire et qui n’a jamais vu le jour. Et Yohann, fataliste « C’est toujours pareil les vacances, on prévoit toujours de faire plein de choses et finalement… »

Pourquoi vas-tu me demander, lecteur en manque d’un guide à la vérité facile dans ta vie. J’ai justement une théorie pour te répondre. Vois-tu, petit agneau, le temps, c’est comme l’argent : on se plaît toujours à rêver de ce qu’on fera quand on en aura. Qui n’a jamais joué adhérant une pub du loto à « que ferais-je de ces millions ? » (faudra vraiment que je joue un jour quand même, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise). Et bien le temps, c’est pareil. Prenons la semaine lambda du salarié moyen : au moins 35h sont consacrées au travail. Donc sur une semaine de vacances, on gagne au moins 35 heures à dédier aux loisirs. Alors évidemment, si on profite des dites vacances pour voyager, on va pas avoir trop de temps pour écrire ou cuisiner (quoi qu’en Sicile, j’ai pu écrire dans le bus). Mais on a parfois quelques jours de congés à domicile et là, on fourmille ! Puisque j’ai le temps, je vais pouvoir faire ça, ça puis ça ! Ébullition et enthousiasme du nouveau riche étourdi par tant d’opulence.

Seulement à dépenser nos minutes, à disperser aux quatre vents, le compteur file et nous voilà le dimanche soir pré rentrée, la gueule enfarinée. Tout ce que j’avais prévu et que je n’ai pas fait. De quoi nourrir l’éternelle langueur du « ah si j’avais le temps… ». Mais puisque le temps ne se multiplie pas, tu n’as plus qu’une solution : être raisonnable dans la to do list des vacances.

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Qu’il est dur d’être un bon troll

Comme toute blogueuse qui se respecte, j’ai un troll. Cependant le mien est à ce point stupide que ça en devient vexant. Par exemple, mon grand jeu, c’est de publier ses comme, y répondre et, tout à coup, les effacer. Car le troll est un animal fragile : tu cliques sur un bouton, c’est comme s’il n’avait jamais existé. Clic clic t’es mort. Mais le troll n’a pas de vie (surtout pendant les vacances scolaires et les week-ends) donc il insiste. Et il tape tellement à cote que si j’étais un arbre qu’il cherchait à abattre, il aurait déjà creusé une belle tranchée à quelques mètres de moi. Attention petit, tu vas te couper.

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Mon troll aime m’attaquer sur 3 points, le premier étant mon physique. Selon lui, je suis un gros boudin. Le mot gros de la phrase précédente est à prendre au sens premier du terme. Voilà, je suis grooooosse, en atteste ma main boudinée. Oui, mes mains ne sont pas jolies, je pense peut-être l’avoir dit, mes pieds pareils, ils sont tous petits. Une fois, une
copine m’a dit que j’avais des mains d’enfants. Ok et ? Je n’ai jamais utilisé mes mains comme argument vente donc je vais pas me rouler en pleurant dans mon lit pour si peu. Quant à être grosse, je te laisse le croire sans aucun souci. Ta grande finesse psychologique t’as en effet permis de constater que j’avais choisi un sport impliquant le port de maillot de bain et même d’être intégralement nue devant mes copines de vestiaire. On sent la fille super mal dans sa peau qui n’assume pas son corps. Il me serait aisée de poster une photo de la personne pour te détromper mais non, a force de te couper l’herbe sous le pied, va plus y avoir de gazon. Alors considérons comme acquis que je suis grosse. Mais pas trop apparemment puisque tu penses qu’une robe ample permet de cacher mes bourrelets disgracieux…

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Ensuite, je suis pour toi une pute gratuite. La société devrait me délivrer une médaille pour ça dis donc, tout ce mal être sexuel que je guéris gratuitement… Je suis un boudin hypra complexé mais une bite n’ayant pas d’oeil, les mecs sont hyper partants, suffit de me mettre un sac sur la tête et let’s go. Ah non attends, c’est vrai, c’est pas la tête le problème… Donc suffit de cacher le gros tas sous les draps, de ne pas y mettre les mains et prier très fort pour que la sainte Verge, érigée grâce à l’évocation mentale des Clara Morgane ou je ne sais qui, trouve seule le chemin de mon antre, bien cachée entre mes cuisses capitonnées. Bon, tu noteras que c’est toi, en tant que mec (enfin je crois) qui dis que n’importe quel homme peut bander et baiser sur commande, que la fille soit un clone d’Angelina Jolie ou de Mimi Mathy. Moi, j’aurais dit ça, j’aurais eu tous les chiens de garde sur le dos. Bref, je suis donc imbaisable mais très baisée car je suis une pute. Tu m’as même diagnostiqué quelques MST. Mon gynéco appréciera que tu fasses le boulot à sa place, moi aussi, ça coûte moins cher à la sécu. Bon par contre, ton diagnostic n’étant que l’expression d’une certaine rancoeur, il n’a que peu de valeur (et même aucune en fait), c’est dommage. 

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Mais passons maintenant à mon sujet préféré, celui où tu excelles dans ta médiocrité trollesque : le travail. Ton credo préféré : « j’ai été virée ». Note que ça ne m’aurait pas forcément dérangée et même arrangée, imagine un peu le parfait enchaînement de situation : je négocie une rupture conventionnelle (vu que je n’ai fait aucune faute justifiant un
licenciement sans indemnité), je ramasse la tune, je trouve un autre job, je m’offre 15 jours de vacances et je débarque fraîche et riche à mon nouveau boulot. Non, hélas, j’ai bel et bien démissionné, je n’ai eu comme sous de départ que mon solde de tout compte. Solde assez conséquent du fait que dans mon ancien job, les vacances, c’était tabou. Mais il a juste suffi à combler la quinzaine de jours prise entre les 2 contrats. Bref, là n’est pas le sujet. La question est : tu espères quoi ? Qu’à force de me dire que j’ai été licenciée, je finisse par le croire et m’effondrer sur mon lit en sanglots ? T’es pas un peu mentaliste dans Secret Story ? Ah, peut-être veux-tu semer le doute parmi les lecteurs ? Si ça t’amuse… Du moment que ma famille, mes amis et surtout mes nouveaux collègues savent la vérité, hein…

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Mais la vraie question est pourquoi tant de haine ? Pourquoi hais-tu au point de perdre toute dignité une fille que tu prétends ne pas connaitre (c’est ça le pire au fond) ? Quel vide dans ta vie essaies-tu, maladroitement, de combler ? Mais comme je suis de bonne humeur, je vais te filer une astuce : enleve-moi de ton netvibes. Je te jure que ça soulage.
Moi aussi, y a des blogs qui m’énervaient, des blogueurs que j’avais un peu envie d’insulter sous couvert d’anonymat (mais toujours des gens que je connaissais en vrai, c’est plus sain). Et un jour, je les ai virés de mon netvibes, twitter et autre et en quelques jours, j’avais tout simplement oublié leur existence. C’est meilleur pour la santé, t’imagines pas comme c’est corrosif, l’aigreur. 

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Allez, libère-toi, rends-toi service, clique sur la croix rouge. Ma grasse main et moi te souhaitons bonne route.

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PS : Ouiiiiii, je sais « non mais tu lui donnes trop d’importance » mais vu que ça fait un petit moment que je me fous de sa gueule en privé, j’ai eu envie de partager…

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La meute

Ce matin, je lisais un article très long chez Presse-Citron mais néanmoins intéressant sur le phénomène de meute, phénomène bien connu par tout blogueur ne faisant pas l’unanimité… Soit par tout blogueur, quoi. L’idée ? Quand un détracteur ouvre la porte, une foule s’y précipite.


Si je n’ai pas la popularité et, donc, le nombre de détracteurs allant jusqu’au troll souvent de Presse-Citron (et Dieu merci, au passage, même si le mien de troll doit être mort, ça fait un mois qu’il n’est pas venu faire son gogol « anulingus…hin hin hin…anulingus », mes trolls sont très évolués), à mon plus humble niveau, je l’observe. Et sur pas mal de blogs aussi.


Imaginons que j’écrive un article (je me prends en exemple parce que c’est plus simple, c’est pas pour faire ma victime) sur n’importe quel sujet qui ne fait pas l’unanimité. D’abord, 3 ou 4 comms sympas de gens qui m’aiment bien, souvent me connaissent et ne me prennent pas au pied de la lettre. Parce que oui, en vrai, ça se voit de suite quand je fais une blagounette alors qu’à l’écrit, moins, surtout pour ceux qui sont aux aguets, prêts à me fondre dessus. Non parce que par exemple, savez-vous que le mec qui se faisait appeler Littré dans le temps qui est devenu Louis (heureusement qu’il a changé de pseudo parce qu’un mec qui s’appelle Littré, qui fait une faute du genre : « vous pensaient (véridique) » et m’explique qu’il ne lira jamais Lolita car ça fait l’éloge de la pédophilie, il n’avait plus aucune crédibilité), cette personne donc est venue sur mon blog via son netvibes.  Ce qui me rassure, c’est qu’il ne poste qu’un comm tous les 6 mois, ce que je suis irréprochable le reste du temps, dis donc ! Bref donc n’importe quel blogueur a droit à un lectorat hostile plus ou moins important selon la personne et attendant la moindre occasion de taper.


Et là, un commentateur décide de taper le premier. Quoi que des fois, il ne tape pas, il dit juste que vous avez tort selon lui parce que. Il en faut peu pour lancer la meute. Et tout à coup, les commentaires négatifs, allant crescendo dans l’agressivité pleuvent.  Un peu comme si dans la rue, un premier mec vous filait un coup de pied et comme vous êtes un peu diminué, les autres en profitent pour filer des coups, sachant que vous ne pourrez pas vous défendre. Quoi que moi, perso, au vu de ma taille, je pense pas qu’il faille attendre que je sois diminuée pour me frapper… Enfin, je me comprends. Et c’est systématique. Prenez n’importe quel blog, c’est toujours pareil, les comms sont sympas jusqu’à ce qu’un tape et que les autres se sentent en droit de continuer à taper, de façon désordonnée et disproportionnée.


Et ça me fascine. Pourquoi la meute attend que le premier loup ait mordu ? Quitte parfois à déformer ses propos premiers pour envoyer du bois lourd  à la gueule du blogueur ? Je veux dire qu’à poster un comm trollesque (je rappelle que le comm trollesque n’est pas un comm contre-argumentatif, soyons clairs, on a tout à fait le droit de ne pas être d’accord, le tout est de le dire sans traiter le blogueur de noms d’oiseaux) ne met personne réellement en danger, faut y aller vraiment fort pour que le blogueur puisse porter au mieux une main courante. Alors évidemment, ça peut démontrer que la meute n’a pas d’arguments en soi et qu’elle attend que quelqu’un daigne faire le détracteur pour applaudir et dire « ouais, trop pareil ! ». Mais quand même, j’ai du mal à croire qu’une contre-argumentation soit si compliquée à monter…  Ou alors la meute s’ennuie et veut voir dégouliner le sang donc met de l’huile sur le feu… Ouais possible.

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Je suis en finale, je suis en finale !




Mardi matin, je passe donc l’entretien et je dois attendre une réponse, moment que je déteste. Le vendredi, je passe une bonne partie de la journée à réactualiser mon netvibes. La demi seconde qui sépare la réactualisation de l’apparition du « pas de nouveaux messages » sur ma boîte me serrent le coeur. Si je reçois un mail, c’est que c’est mort.




Pas de news le vendredi, ouf ! Lundi, 9h45, alors que je suis empêtrée dans la foule du train parce que y a de la neige et que la surface pour chaque voyageur est insuffisante, mon téléphone sonne. Putaiiiiiiiin ! Ma mission : essayer de l’attraper dans un sac à mes pieds. Yes, j’y arrive !

« Allo ?

– Oui, Nina, Rémi Chastand, vous allez bien ? On peut se voir mercredi soir à 18h30 ? »

Yessssssssssss ! Je suis en finale, je suis en finale ! Oui car je dois passer un nouvel entretien avec Fabien Louannet, le chef des éditeurs, ça m’avait été annoncé la semaine d’avant. Evidemment, j’envoie aussi sec un sms à Vicky et ma soeur, Vicky me fait remarquer que me rappeler un lundi dès l’aube ou à peu près, c’est quand même bon signe.



@ Lotte

Le soir même, en rentrant chez moi après avoir évacué mon stress dans une bonne heure de sport, je croise ma soeur dans le bus et on reparle de mon affaire : « Quelqu’un a appelé pour toi, ils cherchent un profil plutôt féminin ». Pile moi. Là, ça commence à sentir bon. Le mardi, je m’offre donc une séance shopping pour être encore plus féminine même si je déprime un peu sur le coup : pourquoi les magasins ne proposent que du gris ou du noir, à la limite du marron ? Effet crise ? Je ne sais pas mais je ne suis pas contente.
Finalement, je trouve in extremis un vert turquoise bien flashy pour montrer que je suis une fille qui a du caractère. On résume : bonne tenue, bon appui, bon profil, ça devrait aller.




Mercredi matin, je suis un peu tristounette, je me souviens soudain de ces entretiens parfaits d’il y a deux ans qui n’avaient pas abouti sur un poste et qui m’avaient foutu un coup au moral. Et si l’histoire se répétait ? J’essaie de me raisonner en me disant que je raisonne de la façon la plus stupide qui soit et mettant de côté ma superstition qui me dit que les choses bien n’arriveront qu’à mes 29 ans, comme ce fut le cas pour les 27.




Dans la journée, on apprend que le déménagement pour Lavande-sur-Seine aura lieu les 05 et 06 mars. Mouais, finalement, ma prédiction comme quoi je n’irais jamais bosser à Lavande se révèle fausse. Oui, j’habite à 15 mn à pied des bureaux de Lavande, c’est trop pratique et la malédiction qui veut que j’ai que des merdes en transport devrait m’empêcher d’aller bosser à pied. D’un autre côté, ce déménagement devrait me permettre d’être plus impliquée dans la vie des rédactions, étant physiquement présente. Au moins, si je n’ai pas le poste, je n’aurai plus à souffrir de ma placardisation même si je me retrouverai séparée de Ioulia et Simon.





C’est avec la tête pleine de mes appréhensions superstitieuses stupides et de cette histoire de déménagement que je me rends à mon entretien final. Et comme je suis une vilaine garce, je raconterai ça une prochaine fois.


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Nouvel entretien, nouveaux espoirs




Suite au mail de Vicky, je m’attelle de suite à ma candidature, je ne peux pas laisser passer cette annonce. Alors, CV ok, je l’avais remis au propre pour Startofer. La lettre de motivation, maintenant… Mon Dieu, c’est fou à quelle vitesse on peut perdre certains réflexes. Au bout de deux heures d’intense concentration, j’envoie ma candidature. A 23h30, même pas mal.



Le lendemain matin, je suis fébrile. Arrivée au boulot, je fonce sur netvibes : aucune réponse. Pas de panique, Nina, nous sommes vendredi, il n’est pas tout à fait 10h, laisse leur le temps un peu. Alors que je commençais quand même à faire un peu la gueule, le téléphone sonne. « Oui, bonjour, Rémi Chastand de la société Pubilon, nous avons bien reçu votre candidature et nous serions intéressés par votre candidature. Quand pouvons-nous nous rencontrer ? ». Yeaaaaaaah ! Rendez-vous est pris mardi, 9h. Evidemment, je m’empresse d’en parler à Vicky et aussi à ma sœur. A ma mère, je ne dis rien : elle est très tendue depuis le décès de ma grand-mère, on ne va pas en rajouter.


 

Lundi, 9h et quelques, téléphone : ma sœur. « Ouais, j’ai eu ton mail. Dis, tu sais que ma collègue Caroline [que j’avais aidé pour un mémoire] connaît bien le DG de Pubilon, tu veux qu’elle glisse un mot en ta faveur ou t’es pas hyper motivée par le poste ? ». Non mais elle rigole ou quoi ? Mais je suis motivée à bloc ! En voilà une bonne nouvelle mais ne nous reposons pas sur nos lauriers avant d’avoir fait quoi que ce soit. La journée, j’écris des articles pour mes blogs féminins histoire d’engraisser le pressbook, refait pour l’occase (en clair épuré des vieilles expériences n’ayant aucun lien avec le web). Evidemment, lundi soir, mon imprimante refuse d’imprimer. Je nettoie les têtes d’impression mais rien à faire. Salope.


 

Mardi matin, 8h, je suis dans un cybercafé pour imprimer mes documents, la fameuse expédition qui m’a inspiré cet article. Pour l’occasion, j’ai enfilé un gilet de tailleur sur un pull et j’ai même mis une cravate car une fille en cravate, je trouve ça très classe. A mes pieds, mes fameuses bottes qui me font toujours mal alors que ça fait quand même plus de 6 mois que je les ai et que je les mets régulièrement. 9h, je suis dans la place, je monte les trois étages qui m’amènent au siège de Pubilon. Je prends deux secondes pour reprendre mon souffle et sonne. Notez que là, je ne me suis pas trompée de numéro. Un homme m’ouvre, c’est Rémi Chaland, il me propose d’aller passer l’entretien au bar d’en bas. Heu.. Ben, c’est original, au moins.


 


Nous voici donc au café, il me raconte le poste, je lui détaille ma vie, explique le pourquoi du comment de mon désir de quitter TGGP, de mes aspirations, de mon envie de responsabilités, d’autonomie, de devenir une réelle force de proposition… Bref, en un mot, je suis une grande maintenant et veux être considérée comme telle.

« Et votre plus grand défaut selon vous? »

Rah, la question que je déteste. Bon,on va partir sur le fait qu’ils aimeraient un profil assez branché marketing et qu’il est vrai que je n’ai pas cette dimension là dans mes études mais que je l’ai apprise au fur et à mesure de mes expériences et qu’en plus, je sais faire des présentations powerpoint aux clients pour les clients, si, si.



 

Grosso modo, je dirais que l’entretien se passe bien mais je sais que je ne suis pas la seule en lice, ce qui me stresse légèrement car le poste me plaît vraiment mais rien n’est catastrophique non plus vu que j’ai déjà un job. Il me dit qu’il me contactera fin de semaine mais plus vraisemblablement début de la suivante.

Une semaine à stresser, brrrr !

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Les bloggeurs sont des journalistes comme les autres

Je sens que y en a qui vont s’arrêter au titre et s’énerver sur ça mais en fait, après un titre racoleur, provoc et lourdingue vient la subtilité de l’argumentaire… Ou pas, remarque. On verra.

Mercredi soir, intérieur nuit. Nina est tranquillement en train de trafiquer sur le net quand elle voit un de ses contacts facebook afficher le statut suivant « Ingrid libérée ? ». Ingrid ? LA Ingrid ? Notre cause nationale depuis 6 ans ? Je regarde sur le site du Monde : rien. Je traîne mes guêtres sur Scoopéo et là, ça m’explose en pleine figure : des dizaines d’articles de blogs sur le sujet. Dans mon netvibes, c’est pas mieux : tout le monde se dépêche d’écrire trois lignes pour poster en premier la nouvelle. Je ne conclurai pas que les bloggeurs sont des geeks no lifes qui vivent connectés en permanence à leur plate forme blog. Après tout, j’étais moi aussi devant le pc. Par contre, on en arrive au cœur du sujet : les bloggeurs veulent être premier sur le scoop, quitte à publier des infos non vérifiées.

Personnellement, je n’ai pas bousculé mon planning pour parler d’Ingrid Bétancourt : le jeudi, c’est chômagie. Et puis, franchement, quel intérêt de poster un article « Ingrid a été libérée, je suis bien contente pour elle et sa famille ». D’abord, je ne ressens pas de joie particulière. Oui, c’est bien qu’elle soit libérée et qu’elle retrouve les siens, oui, c’est bien de constater que les FARCS perdent de leur puissance et sont en train de tout lâcher petit à petit. Oui, c’est bien de voir que le camp anti corruption en Colombie, camp qui n’est incarné par Ingrid Bétancourt qu’en France car là-bas, c’est un peu l’équivalent d’une Dominique Voynet, quand même, remettons les choses dans leur contexte. Oui, tout ça, c’est bien sympa mais concrètement, je ne suis pas ivre de joie et je n’ai pas ressenti le besoin de dire mon soulagement somme toute relatif à cette nouvelle.

Aujourd’hui, au boulot, ce fut la folie Bétancourt : quand on gère un forum où les nanas aiment parler actu, je vous laisse imaginer, j’ai passé ma journée entre mail et téléphone. J’ai été assez étonnée par l’engouement des internautes sur le sujet, les « ohlala, comme je suis trop heureuse qu’elle ait été libérée ». Si je ne doute pas de la sincérité de l’émotion puisque ça fait quand même 6 ans qu’elle était retenue en otage et qu’on en  énormément parlé, je n’ai pas compris cette espèce de précipitation des bloggeurs de poster un « Ingrid Bétancourt a été libérée ». Si au moins, c’était accompagné d’une analyse, de quelque chose. Mais non, faut poster le plus vite possible pour ramasser un max de lecteurs. Est-ce que le jeu en a réellement valu la chandelle ? Je sais pas. Mais aujourd’hui, on voit à quel point on court après le lecteur, qu’on est prêt à parler de la sextape de Laure Manaudou même si on n’a aucune capture d’écran, voire même titrer sur un sujet qui est dans les mots clés les plus cherchés de google et parler d’autre chose…

Finalement, bloggeurs et journalistes ne sont pas si loin, surtout en ce qui concerne le racolage. Alors j’entends déjà certains « ouais mais atteeeeeeeends, toi aussi, t’en parles alors arrête de juger les gens, vilaine fille ». Alors juste pour info parce que le référencement, j’apprends depuis quelques temps : le titre de mon article ne faisait absolument pas référence à Mme Bétancourt et en plus, comme over-blog n’utilise pas le système des tags sur chaque article (ou mot clé) et n’envoie pas de ping à Technorati, j’aurais pu parler d’Ingrid Bétancourt en long, large et travers hier, le temps que je suis référencée sur google ou autre, elle aura eu le temps de reprendre au moins 5 kilos et on aura déjà changé de sujet. Oui parce que le journaliste comme le bloggeur est versatile, il change de marotte tous les deux jours. D’ailleurs, c’est Domenech qui doit être content : entre ça et la vidéo de Sarko au JT de France 3, il a été confirmé à son poste d’entraîneur et plus personne ne dit rien.

Il n’empêche que moi, je m’inquiète un peu : maintenant qu’Ingrid est rentrée, on va parler de quoi dans les creux d’actualité  ?

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Entretien : et si je te disais vraiment qui je suis

Je parlais la semaine dernière et la semaine d’avant des entretiens. La question récurrente est « quelles sont vos qualités et vos défauts », histoire de cerner a) notre capacité à cerner les qualités indispensables au poste à pourvoir et b) notre art de la diplomatie… Ou de l’hypocrisie, plutôt. Alors forcément, on s’y plie en se disant qu’un jour, on sera peut-être de l’autre côté et qu’on posera une question aussi navrante parce que je ne sais qui a décidé que tout entretien passait par cette question.

« Alors Mlle Bartoldi, quelles sont, à votre avis, vos principales qualités ?

– D’abord, je suis souvent de bonne humeur, c’est quand même agréable. Bavarde aussi, ce qui est une qualité, si, si. Pourquoi ? Mais parce que ça met de l’ambiance au boulot. C’est peut-être pas bon pour le rendement mais des pauses papote, ça donne du baume au cœur. En plus, j’ai un rire super communicatif et je ris très souvent parce que je suis super bon public. Je suis aussi très douée pour faire semblant de travailler quand je n’ai rien à faire, histoire qu’on me file pas le boulot d’un autre. Parce que je veux bien être solidaire mais c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres ! On a tous nos spécialités, je ne peux pas faire correctement le boulot d’un autre. Oui, je sais rester à ma place, c’est une qualité aussi. Ah, sinon, je suis généreuse, je veux bien partager mes gâteaux. Enfin, je suis respectueuse de l’espace des autres, j’écoute toujours la musique au casque. Oui, la musique adoucit les mœurs et taffer en écoutant Britney, ça motive, ça réveille !Ah et puis y a un truc bien, quand même, c’est que je déteste le gaspillage donc je passe mon temps à éteindre les lumières allumées pour rien. Ca fait quand même une sacrée économie. Que vous pourrez reporter sur mon salaire si vous voulez, hihi !

– Heu… Autre chose ?

– J’aime bien regarder des daubes à la télé pour les raconter en grossissant le trait. Je suis la spécialiste par exemple de l’histoire de Maria dans Sunset Beach, je vous le raconte, si vous voulez, j’adoooooooooooore.

– Non, non, ça ira.

– Vous préférez les vacances de l’amour ? Premiers baisers ? Amour gloire et beauté ?

– Bon, on va passer à vos défauts, alors.

– Ok alors il faut savoir que je suis super perfectionniste. En gros, je ne délègue à personne parce que personne ne peut faire précisément ce que j’ai en tête et que je me dis qu’on n’est jamais mieux servi que par soi même. J’ai aussi un problème génétique, je ne suis pas capable de me lever le matin. Je nourris un amour sans borne pour mon lit et en plus, quand je décide de me lever, mon chat vient me faire des câlins. Vous comprenez, je vais l’abandonner toute la journée alors elle a bien droit à un câlin au réveil. Donc si vous avez besoin de moi avant 10h, si c’est exceptionnel, ok mais ça va être dur sinon. Surtout si j’ai pas passé la nuit toute seule ! Quoi que ça, c’est une qualité parce que même si je suis pas à mon optimum le lendemain mais d’un autre côté, s’il travaille tôt, je serai là avant 10h alors c’est pas si mal, hein ! Bon après, je sais pas faire le café en grande quantité vu que je le fais en général que pour moi et j’ai une nespresso en plus donc moi, ça me gêne pas de le faire mais il sera probablement pas bon. Ah, et enfin, j’ai des sonneries de portable que tous mes collègues détestent, ils m’en parlent tout le temps.

– Ah…et c’est tout ?

– Ben, je fais pas mal de pauses dans la journée. En fait, le matin, j’arrive, je bois un mug de café donc après, faut que j’aille faire pipi et je fume des fois aussi et puis je dois me refaire du café et je refais pipi. Et de temps en temps, je fais des pauses blog mais ça, c’est plutôt une qualité, ça me permet d’être au courant de tous les buzz et tout. J’ai même les flux RSS du Monde sur mon netvibes qui me permettent d’être au courant des dernières news. C’est important d’être à la pointe de l’actu.

– Ok. Une dernière couche ?
– Non, je crois que j’ai tout dit.
– Ok ben on vous donne une réponse bientôt… »
 
Ben quoi ? L’honnêteté n’est-elle pas une qualité ?
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La liste du samedi qui sera demain

Yo lecteur !

Là, tu vois, il est 17h46 et j’ai toujours pas posté ma liste du samedi, sans doute parce que je l’ai même pas écrite. Enfin, si, un peu.  Mais je l’ai pas finie alors je la  garde pour demain parce que là, je dois  (enfin) me décider à sortir faire deux , trois courses pour acheter des fruits et  du pain et que donc, publier un article après 18h, ça sert  à rien. Aujourd’hui, je me suis offert une belle journée glande à bouquiner et  rêvasser dans mon lit. Tu vois, pendant les vacances, j’ai un peu fait une détox ordinateur et c’est quand même
bon.  Je l’aime bien mon ordi mais bon, je passe déjà toute la journée sur le net  pour le boulot, couper , ça fait du bien aussi.

Puis en plus, mon netvibes m’indique que les 9/10 des bloggeurs n’ont rien publié  aujourd’hui et c’est un peu normal parce que tu vois,  on est dans la non-semaine de l’année, comme j’ai dit.  Pourtant, mon nombre de lecteurs n’a pas diminué cette semaine, beaucoup ont travaillé mais là, j’en soupçonne plein d’être en week-end prolongé et je vais te dire, ils ont raison.
Mais comme je pense quand même un peu à ceux qui, comme moi, ont pas le  pont du nouvel an (mais j’ai eu celui de Noël,  je cosette pas , là) et je te  jure demain, tu auras ta liste.  Et lundi et mardi, j’écrirai, si, si.  Je voulais te faire une surprise du nouvel an mais là, j’en suis à peu près à zéro de ma surprise. Mais je l’ai en tête, je la ferai.
T’emballes pas,  hein,  c’est juste une bêtise, une blague bon enfant (je pense) mais ça fait 6 mois que  j’en parle  et qu’il serait temps que je m’y mette, non mais…
Mais je t’avoue qu’en ce moment, le soir, je suis une larve  finie et je fous rien, je réponds même pas à tes comms et je déconne, je sais. En plus, je les lis, les comms.  Je crois qu’à partir de maintenant, je ferai des réponses moi même en comm dans la journée, entre deux tâches, je vais abandonner les réponses vertes.  Il faut réactiver l’interactivité entre nous, tu vois.

Bon, j’arrête de dire n’importe quoi, surtout que Kenya m’escalade joyeusement la face et va écrire  avec un chat sur la figure, toi.  C’est pas facile, je te promets.  Direction la boulangerie et le maraîcher.  Je te tape la bise lecteur !

*smack*  *smack*

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