L’humour est officiellement mort

Y a des jours où je me demande si je suis incroyablement intelligente ou si les gens sont incroyablement cons. Oui, je m’énerve encore. Je vous explique : vendredi, je lis ceci sur Fluctuat : les membres du Glaad (gay and lesbian Alliance Against Defamation) craignent que le film Bruno de Sacha Baron Cohen n’encourage l’homophobie chez certains. C’est officiel, l’humour est mort.



Qu’on craigne que le film de Cohen soit lourd et extrêmement stéréotypé, je comprends parfaitement, c’est un peu la sensation que j’en ai. Mais justement parce que c’est incroyablement lourd et cliché, peut-on sérieusement en voyant se dire que les homos sont une affreuse plaie, beurk ? Non mais soyons sérieux trente secondes quand même ! Il faut vraiment être simple d’esprit pour prendre ce cliché auto proclamé pour une réalité.


Et c’est là que l’humour meurt, en fait. Parce qu’on a peur que les gens prennent ça au premier degré. « Les gens », ces espèces d’abrutis sans visage qui sont bien pratiques. Parce que ceux là ne connaissent pas l’humour, le second degré et vont réellement penser que les autrichiens gays se baladent en mini short en cuir doré et bretelles. Oh scheisse ! Evidemment, quand je lis les litres de conneries déversées sur le web par des « gens » toute la sainte journée, effectivement, on peut se poser des questions mais là, on arrive quand même à un niveau des plus déplorables : ne peut-on plus rire de tout ? Manifestement, non.




Quand j’étais jeune, les humoristes se moquaient des Gays, des Juifs, des Arabes, Noirs ou Asiats, des cathos, des profs et autres fonctionnaires, des flics… Bref, on se moquait de tout. Je me souviens notamment des Inconnus, des « toi, tu t’appelles Nathalie
avec tes yeux bridés et ta face de citron ?
 », des envahisseurs arabes avec leur long majeur et leur couscous, de royal Rabbin des Nuls, sans parler de Rabbi Jacob. Est-ce pour autant que je suis raciste ? Ben non, Dieu merci. Ca m’a fait rire et ça me fait toujours rire pour certains mais voilà, je fais la part des choses, je sais que les rabbins ne courent pas dans les champs et qu’il existe des Asiatiques qui n’ont pas des noms asiatiques. D’ailleurs, faut pas plaisanter avec ça, hein, ça fait raciste sinon (lol de lol).




Finalement, je me demande toujours un peu ce qui encourage ce genre de réaction. Quand une personne me traite de raciste parce que je rigole du fait que mon collègue asiatique s’appelle Anthony ou parce que je fais remarquer que dans les soaps américains, y a pas de mélange ethnique ou encore qu’on me traite d’homophobe car j’aimais pas Shûn dans les Chevaliers du Zodiaque (forcément, mon préféré, c’était Ikki et fallait toujours qu’il aille le sauver, c’était lourd. Alors que l’autre, il avait une chaîne trop bien et devrait quand même pouvoir se démerder tout seul), je me demande toujours ce qui la pousse à voir le mal partout. Est-ce du politiquement correct ? De la victimisation à outrance (le gars qui m’a traitée d’homophobe suite à ma déclaration sur Shûn était du genre activiste gay) ? Ou finalement une culpabilisation du genre « je ne suis pas hyper tolérant moi-même donc je préfère te jeter la pierre à toi en me faisant passer pour le grand défenseur de la tolérance » ? Je ne sais pas et à la limite, c’est leur problème, pas le mien.




Mais voilà, aujourd’hui, on ne peut plus rire de rien. Commencez une blague par « c’est un Arabe/Juif/Noir/Belge/Suisse/Chinois… », y aura forcément quelqu’un de bien pensant qui n’appréciera pas. Heureusement, restent les blagues sur les Blondes, le racisme envers les blonds n’existe manifestement pas. Ca marchait bien avec les Américains aussi mais depuis Obama, il n’est plus si bien vu d’être Antiaméricain.  Pourtant, si j’ai envie de faire une blague sur les Arabes/Noirs/Belges/Suisses/Chinois/Pédés… (on dit pédé dans
les blagues, pas gay), si je la trouve drôle, ça ne fait pas de moi quelqu’un de raciste ou homophobe pour autant, ça n’a juste aucun rapport. Mais bon, l’humour est mort, soyons tous sinistres et chantres de la tolérance tout en rejetant tout ce qui pourrait ressembler éventuellement à un comportement raciste et homophobe, on ne sait jamais…



Et comme je suis une rebelle : « Un rabbin et un curé se trouvaient partager le compartiment d’un train. Au bout d’un moment, le curé ferma son bréviaire et fixa le rabbin.

– Dites-moi, votre religion vous interdit de manger du porc … mais vous est-il arrivé d’en goûter ?
Le rabbin referma son journal et répondit :
– Je dois vous dire la vérité : oui, à de rares occasions … Mais je vous retourne la question, votre religion vous impose le célibat …
– Je sais ce que vous allez me demander, est-ce que j’ai goûté au fruit défendu ? Et bien comme je me dois aussi de dire la vérité : oui, une fois ou deux j’ai goûté à ça.
Il reprirent tous deux leurs lectures, puis le rabbin baissa son journal, regarda le curé, et lui dit avec un clin d’oeil :
– C’est meilleur que le cochon, non ? »




Ahahahah ! (Ben oui, je la trouve drôle)

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