Trinidad, le joyau cubain

Le 13 mars – Trinidad ! La visite qui me fait le plus rêver. Mais d’abord, on débute la journée par deux plongées. La première est sympa, on tourne autour de l’embouchure d’une rivière, belle langue de sable avec des patates tout autour et un superbe tombant. La topographie est magique, j’adore ce genre de paysages, un décor parfait pour un royaume fantastique.

Un jardin de corail aux Philippines

Ceci est aux Philippines, j’ai jamais récupéré les photos de Cuba

L’eau est parfaite, niveau température, et la princesse peste m’a prêté une go pro, j’ai pu m’amuser un peu. Mais c’est surtout la deuxième plongée qui m’a enchantée. On descendait avec le plongeur en chef qui nous a amené à 36 mètres, il nous a montré plein de crabes, de poissons, j’ai trouvé des petites crevettes, j’étais fière de moi. C’est pour ça que je préfère les plongées encadrées, la personne qui nous encadre nous montre tellement de choses. Comme ce petit crabe flèche qui avait tout de l’araignée… Un peu dégueu du coup. On a vu des poissons chevalier, des poisson Caraïbes, des poissons soleil… Une beauté, cette plongée.

Le crabe flèche

(c) Aquasport Diving (clique sur l’image pour tout savoir du crabe flèche)

A peine le temps de se doucher qu’on repart pour une petite germe pour manger le cochon. Malheureusement, la fille du couple sympa est malade et ils rentrent à l’hôtel, ça m’attriste un peu. Ce déjeuner sous un arbre énorme est pas mal du tout, on passe un bon moment avec en prime le passage de quelques cowboys mener un troupeau de vaches. Puis retour dans le bus pour Trinidad.  

Un phare cubain en forme de fusée Campagne cubaine

Quarante cinq minutes plus tard, nous voici donc à Trinidad. Mes parents avaient adoré, j’étais donc très excitée à l’idée de découvrir cette ville. Sauf que le guide ne voulait pas nous montrer uniquement le côté carte postale et nous fait donc traverser le quartier de la Popa, le quartier pauvre où les touristes ne se rendent pas… Anéfé, je comprends pourquoi. Les gens nous interpellent pour nous demander des stylos, du savon, des bonbons… Et comme une truffe, je n’ai rien. Je le savais pourtant mais je suis partie à l’arrache, je n’y ai plus pensé… L’architecture est assez aléatoire, des sortes de statues pharaoniques en guise de balcon ici, des escaliers qui semblent presque léviter de l’autre… Des églises où il ne reste que la façade… c’est assez déstabilisant.

Jardin d'enfants du quartier Popa de Trinidad à Cuba Jardin d'enfants du quartier Popa de Trinidad à Cuba Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad

On marche quelques mètres à peine et nous voici dans le quartier colonial qui n’a rien à voir… C’est magnifique avec ces façades colorées, sa ferronnerie ouvragée… On “visite” une maison coloniale (devenue un resto en fait) avec un joli patio dans lequel on découvre un crocodile en cage… un vrai crocodile, vivant, ce qui turlupine plusieurs personnes du groupe. On arrive à la place centrale avec de beaux bâtiments autour abritant des musées. Je vise celui avec une tour mais avant, on part en expédition pour acheter des cigares à mon adoré. Le guide nous amène dans une espèce d’arrière-cour cheloue pour acheter les fameux cigares, mmm… On repart ensuite vers le marché, je fais ma grosse touriste en achetant une casquette kaki avec l’étoile rouge et une boîte de dominos pour Saturnin pour l’aider avec les chiffres.

Voiture de collection, Trinidad

 

Au sortir du marché,on repasse devant une volée de marches menant à la Casa de la Musica, ces dernières étant aménagées en terrasse pour boire un verre, un orchestre est en train de s’installer. Tant pis pour la tour mais j’avoue que ce petit moment détente en sirotant un mojito(un peu chargé) est un de mes meilleurs souvenirs du voyage… du moins au moment où j’écris.

Trinidad, casa de la musica Trinidad, casa de la musica Trinidad, casa de la musica Trinidad, casa de la musica

On récupère tout le groupe et on va déguster un apéro, spécialité locale, la Canchanchara, à base de miel, herbes et citron et, apparemment, pas d’alcool. On repart pour le resto mais il est trop tôt encore donc avec quelques uns de mes camarades, nous voici repartis pour un apéro daïquiri, cette fois. Puis resto buffet sympa avec une bonne conversation avec une fille du groupe et après, on part au bar salsa, la Casa De la Trova. Il fait chaud, on danse un peu avec ma coloc, et quelques autres. L’ambiance est un peu étouffante, l’orage commence à se lever… On finit par un dernier tour en ville avant de prendre le bus sous une pluie torrentielle, tout le monde rentre dedans en rigolant. Le retour est bruyant, le groupe des fêtards a décidé qu’il ne dormirait pas… donc nous non plus.

Daïquiri, Cuba Canchanchara Trinidad

Canchanchara Trinidad

Canchanchara Trinidad

Canchanchara Trinidad Canchanchara Trinidad

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Moi, je suis une bosseuse, je travaille 18/24 !

Et je ne t’envie pas. Mais vraiment. L’autre jour, en faisant un rapide tour sur LinkedIn (réseau qui m’insupporte de plus en plus… enfin, pas le réseau mais l’attitude des gens dessus), je tombe sur le CV de Marissa Mayer, présenté comme à peu près parfait. Je le mate et effectivement, la présentation est bien jolie mais… que vois-je ? Marissa met en scène son côté bosseuse “je bosse 18/24”. Et tu en es fière en plus ?

yahoos-marissa-mayer

Bon déjà, j’ai un peu envie de dire “mytho” ! Parce que cette déclaration rentre en conflit direct avec ça :

Une journée dans la vie de Marissa Mayer, une certaine idée de l'enfer

Si on considère que Marissa s’octroie 6h de temps libre sur sa journée de 24h (soit 25% d’une journée), comme se fait-ce que sur ce joli graphique, les moments vie privée (dormir, jouer avec ses 35 gosses et cuisiner) représentent visuellement près de 40% ? Et encore, je suis sympa, je considère ses activités dans les ballets de New York et de San Francisco comme du travail. Alors oui, elle dit qu’elle rêve du travail mais moi aussi, je rêve des fois de travail et ça donne “j’ai eu un putain de slogan : la tomate, ça tue mate !!””. Donc non, ça compte pas. Et puis même, si Marissa travaille 18h/24h, j’imagine qu’elle ne rentre pas chez elle à 16h… donc si je regarde le temps passé avec sa petite famille, une question s’impose : ils vont se coucher à quelle heure, ses mouflards ? Oui, la question du dodo pour adultes et enfants est l’une de mes grandes préoccupations dans la vie.

Une jeune femme dort sur une pile de dossiers

Bref, si je soupçonne Marissa d’être une petite menteuse et que ça se voit direct sur son CV (et puis on sait bien comment ça finit, les perfect Mums aux USA), je reste à m’interroger sur cette affirmation “moi, je passe les ¾ de mon temps au travail”. Mais qui ça fait rêver, sérieux ? Pas moi, je vous le dis direct et je recevrais quelqu’un m’annonçant ça, j’aurais tendance à pas le recruter. D’abord, je considère que passer 18h à bosser, ce n’est pas sain, au sens médical du terme mais surtout, comment tu veux être bon quand tu es physiquement cramé et que tu prends pas de respiration. Concrètement, comme je disais, je suis en train de glisser vers les études mais j’apprends un peu par moi-même, je teste, je tente (bien aidée par une formation excel qui m’a résolu pas mal de soucis, j’avoue)… Et des fois, je bloque. J’essaie mais j’y arrive pas. Alors que faire ? A un moment, faut sortir du truc. Selon l’heure, je descends faire une pause où je rentre chez moi. Le must neurones de mon côté, c’est d’aller faire du sport ou de prendre une bonne douche voire d’aller dormir, selon l’heure, évidemment. Parce que souvent, le problème n’en est pas vraiment un, c’est juste qu’à avoir le cerveau trop encombré de données qu’on cumule depuis le début de la journée de travail, on ne voit pas la solution. On sort de l’écran, on s’oxygène la tête et pop, ça vient tout seul.

révélation par la méditation

Mais oui, il suffisait de faire un SOMME.SI.ENS, suis-je sotte !! #passionexcel

Et puis le travail n’est pas toute la vie. Comment s’enrichir quand on n’est que consacré à son boulot. Oh oui, le travail est une source d’apprentissage, bien sûr, mais pas que. Parce que si je regarde la journée de Marissa, je note qu’elle ne lit pas, ne va pas au cinéma ni au musée (et je ne parle pas de sports, apparemment, pas d’oxygénation du corps), ses seules bulles d’oxygène sont son bénévolat pour les ballets (et je pense qu’elle reste dans l’administratif), cuisiner (à la limite, pourquoi pas) et faire des trucs en famille. Alors tu vas me dire, chacun sa conception de la vie mais ça pue le métro-boulot-dodo et le cerveau qui s’atrophie, cette histoire.

femme fatiguée avec oreiller sur la tête et masque sur les yeux

Les recruteurs sont, paraît-il, assez attentifs à la rubrique “loisirs” qui donne un éclairage différent à la personne. Je sais que, pour ma part, je manquais d’un sport collectif, mes loisirs étaient très individuels, voire solitaires (fitness, marche, plongée, yoga, lire, écrire… Que des trucs où on me fout la paix, quoi). Heureusement que je me suis mise au foot à 5 ! Mes loisirs ne sont pas là pour me faire devenir une meilleure salariée, je ne consacre pas mon temps libre à ma carrière (vision assez classique aussi du “je profite de mon temps libre pour monter ma propre boîte”… mais va te faire voir, sérieux), j’ai juste besoin de sas de décompression… et de vivre ma vie en fait. J’ai besoin d’être multiple : salariée, blogueuse, aspirante écrivaine de quand je m’y mettrai, tricoteuse très occasionnelle, grande rêveuse, globe trotteuse 5 semaines par an, footballeuse du dimanche, yoggi amatrice, tatie gaga…

petite fille en rose

Oui, Pivoine a bien grandi, elle est mobile désormais

Et vous savez quoi ? Non seulement je trouve ça sain mais je reste persuadée que le secret du bonheur, c’est de ne consacrer que 8h de sa journée à sa subsistance et le reste à se faire plaisir.

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Le tourisme, ce sont aussi les musées

C’est fou tout ce que je fais en vacances que je ne fais pas chez moi genre visiter les musées. Si je me suis bougée un peu le cul cet été en me faisant pas de 3 expo et un musée sur Paris (dont l’absolument génial Musée de Montmartre, mon nouveau musée préféré, tout y est complètement adorable) et que j’ai quelques expos en vue, force est de constater que je ne fréquente guère les musées en temps normal, essentiellement parce que je déteste la foule et que ça me démotive direct (excuse de merde, un peu). Alors qu’à l’étranger, ça me dérange beaucoup moins. Ainsi donc, à New York, je me suis enfilée deux musées dans la même journée sans sourciller.

L’adorable musée Montmartre

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  • Le musée d’histoire naturelle

Curieusement, avant de m’acheter mon city pass, je n’aurais même pas penser à y aller alors que j’aime bien ça, les musées d’histoire naturelle. Et qu’en plus, j’ai beaucoup regardé Friends. D’ailleurs, dès l’entrée, nous sommes joyeusement accueillies par un splendide squelette de brachiosaure qui met direct dans l’ambiance. J’étais avec Zeno pour cette visite et nous avons décidé de commencer par l’étage dinosaure, justement. Et sans trop spoiler, on s’est arrêtées là vu qu’on y a passé pas loin de 3h, on a juste fait un tour pour voir la baleine en fibre de verre.

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Photo prise avec mon téléphone pourri, ça explique…

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Alors je ne saurais trop vous conseiller cette visite car c’est hyper bien fait, les explications sont hyper intéressantes. Saviez-vous qu’en fait, on ne sait pas de quelle couleur ni quel était l’aspect de la peau des dinosaures ? Bref, tout est organisé pour suivre l’évolution des dinosaures, avec une évolution vers nos animaux actuels, il y a quelques zones où tu peux toucher des trucs. Il  y a aussi des écrans tactiles pour les plus jeunes certainement mais dès que tu les lances, ça te fout un bordel, le son est 10 fois trop fort.

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Alors dans ce musée, on a fait le classique “au début, on lit tous les panneaux qu’on trouve et à la fin, on en lit un sur 5 parce qu’on est là depuis plusieurs heures et qu’on a faim. Mais c’est vraiment à voir, surtout si vous avez un peu d’intérêt pour les dinosaures. J’y retournerai la prochaine fois voir les autres étages

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  • Le Met

Pour être tout à fait honnête, entre le Met et le Moma, je penchais plus pour le second mais le City Pass a donc décidé pour moi. Et je n’ai aucun regret puisque leur collection égyptienne est assez dingue, notamment le temple reconstitué de Dendur que je ne saurais trop conseiller.

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Je me suis aussi retrouvée par accident dans la partie des arts décoratifs américains qui valaient le détour et quelques errances au milieu de l’art européen.

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C’est un peu difficile de décrire le Met, c’est un peu comme si je vous racontais une visite au Louvre, il y a à la fois beaucoup à dire et peu, finalement, parce que tout ce que je pourrais dire me paraît évident. Vous n’en ferez pas le tour en une fois donc choisissez votre sujet en fonction de vos intérêts. La collection égyptienne est à voir absolument si vous vous intéressez au sujet et le passage sur la partie Art Déco américaine vaut le détour alors que je ne pensais pas y aller : il y a une sorte de maison dans le musée pour mettre en scène la vie d’autrefois aux Etats-Unis, c’est étrange et assez cool.

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Pour terminer, je signalerai 2 petits points négatifs (assez relatifs) :

  • Il y a beaucoup de visites de groupe. Pour le peu que j’en ai vu/entendu, les guides ont l’air très bon… mais du coup, oubliez l’idée de zieuter la pièce devant laquelle le groupe s’est arrêté. Et comme le guide parle très fort pour se faire entendre de son troupeau, ça peut vite déconcentrer.

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  • 2 musées dans la journée est une très mauvaise idée. J’avais planifié ainsi car ils annonçaient de la pluie (et on s’est pris un magnifique orage torrentiel en fin de journée, effectivement et j’avoue que ma balade sous la pluie reste un excellent souvenir. Merci le Kway offert par ma maman !). Sauf que piétiner pendant 5h dans une journée, ça vous détruit les pieds assez méchamment et j’ai re soufert très rapidement le lentement à Ellis Island. Alors que le dimanche, quand on a marché 2h dans Brooklyn après nous être perdus, ça allait super bien mes pieds et ce malgré mes baskets en fin de vie.

Ambiance « singing in the rain »

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Un autre jour, je vous parlerai Broadway, Flat Iron, Chrysler Building et lobster roll.

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Trip au coeur du Titanic et petite mousse

Contrairement à ce que peut laisser penser ce titre, nous allons parler musée.

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Pendant ma petite balade en Irlande, je n’ai pas fait un mais deux musées. Enfin, musées, ce sont plus des visites ludo-pédagogiques mais bon… Alors voici l’histoire folle de mes visites au Musée Titanic de Belfast puis à la fabrique Guinness de Dublin.

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Le musée Titanic

Si vous ne le saviez pas, le Titanic a été construit à Belfast et a démarré son funeste voyage de là donc forcément, la ville s’est dotée d’un musée très moderne expliquant non seulement la construction du géant des mers mais aussi toute l’histoire autour de la construction navale de Belfast, notamment avec la société Harland & Wolff et son côté patron paternaliste, tout ça, tout ça. L’histoire se construit petit à petit : d’abord la superbe de l’entreprise qui construit les bateaux, la White Star Line qui gère les voyages… Sortent de là l’Olympic, l’Oceanic ou le célèbre Titanic. On apprend en lisant que le Titanic n’est pas le premier naufrage notable, il y a eu l’Atlantic, disparu en 1873 mais aussi l’Olympic, le sister ship du Titanic. Quelques passagers clés nous sont également présentés.

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Une fois le contexte socio-culturel intégré, on grimpe via un ascenseur jusqu’à des nacelles qui nous font (très rapidement) voyager au coeur de la machinerie du Titanic, nous faisant passer à travers un safran reconstitué pour nous montrer à quel point il était immense. Puis on visite les cabines reconstituées, on nous explique la tonne de bouffe embarquée pour un tel voyage. Et on en vient au drame à grand renfort de vidéo (sans Céline Dion ni Leonardo di Caprio), les messages de détresse envoyés, les premiers articles de presse, revus et corrigés au fur et à mesure que les infos parvenaient à New York… Oui, déjà, à l’époque, on écrivait vite à défaut de bien et on relayait pas mal de conneries.

Ceci est un message SOS

Ceci est un message SOS

 

Puis on passe par la partie dédiée aux films sur la catastrophe (et là, on a droit à Céline, bien sûr, des fois qu’on aurait oublié…) et enfin la partie un peu scientifique sur les recherches en cours sur l’épave, des images sous marines, etc. Assez impressionnant. Au dehors nous attend le dernier bateau de la H&W encore en service, le Nomadic.

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Ce musée, assez ludique et pédagogique s’il en est, nous rappelle que si le Titanic fut le naufrage le plus connu, il était loin d’être le seul et nous fait un peu réfléchir sur le gigantisme des paquebots d’aujourd’hui (pas loin de 3500 passagers sur un Costa Croisières ou 5400 sur le plus gros paquebot du monde vs 2400 sur leTitanic). Evidemment, il reste compliqué de comparer l’incomparable (des bateaux à plus d’un siècle d’écart) mais quand même…

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La fabrique Guinness à Dublin

 

Aucun rapport. Dans la mesure où il nous était un peu compliqué de reprendre l’avion le dimanche soir, quitte à prendre notre lundi, autant profiter pour errer un peu dans Dublin. Et comme nous n’avions pas eu le temps la dernière fois de visiter les deux célèbres fabriques locales, on s’est dit qu’on allait se rattraper avec la fabrique Guinness. Avant de pousuivre, je rappelle que je déteste la bière. On débute par une mise en scène des ingrédients avec une bien jolie chute d’eau puis, au fur et à mesure des étages, on progresse dans la fabrication de la boisson. Ecrans pour nous expliquer le mélange, la fabrication d’un fût… Notre audioguide (gratuit) à l’oreille, on se balade à travers les 6 étages de l’installation. Passage vers le bar sensoriel, on renifle des vapeurs parfumées aux ingrédients de la Guinness. Ah oui, je déteste à peu près autant l’odeur que le goût de la bière en fait. Petit passage dégustation, je tente de me forcer parce qu’on ne sait jamais (j’ai goûté toues les bières prises par mes copines durant le week-end et même les plus douces m’ont faite grimacer mais j’ai une sorte d’étrange foi dans l’évolution de mes goûts)… et j’abandonne discretos mon mini gobelet dans un coin.

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Après la fabrication, on a droit à un étage consacré aux pubs Guinness puis un autre sur le côté hyper international, des fans à travers le monde, youpi. Des écrans interactifs nous permettent de partager notre visite sur les réseaux sociaux ou tester notre connaissance de l’alcool (pas fait car écrans super squattés). Clou de la visite : la Guinness Academy où vous apprenez à tirer votre propre Guinness et tu peux la boire après. J’ai donc passé mon tour et pris des photos d’Anaïs en train de s’appliquer (elle a réussi à tout bien faire).

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Fin de la visite, on monte au dernier étage pour admirer la vision panoramique sur Dublin avec quelques petites explications. Bref, même si j’aime pas la bière, j’ai trouvé la visite super intéressante et je suis repartie en prime avec un chouette sweat. Oui, je suis parfois victime de mon esprit touriste, que voulez-vous…

sweat guinness

dublin-panorama-guinnessFin du périple irlandais, je reprends l’avion, cafardeuse : c’était mon dernier voyage de l’année… pensai-je. Car début décembre, direction Lisbonne ! J’aime quand la vie me réserve quelques surprises.

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Où trouver l’homme ? Episode 16 : à la bibliothèque

(Je rappelle aux gens que cette histoire n’est que pure fiction donc on le prend comme tel, merci)


A la recherche du prince charmant
Suite à mon échec avec un intellectuel dandy morvophobique, je ne renonce pas à ma quête d’un homme qui en a dans le ciboulot. Mais plutôt que de fouiller dans les musées, je vais plutôt partir en bibliothèque. Après tout, un mec qui passe ses journées dans un musée, c’est pas un peu un branleur ? Alors que là, s’il est à la bibliothèque, c’est qu’il est là pour travailler. Genre un jeune prof ou un thésard…

Première épreuve : trouver une bibliothèque qui veut bien de moi, qui ne suis plus étudiante. Paris fourmille de bibliothèques mais les trois quarts sont estampillées « réservées aux étudiants ». Et alors, on n’a plus le droit de se nourrir de savoir une fois les études terminées ? Alors me reste Ste Geneviève, Beaubourg et la BNF. Après avoir éliminé Ste Geneviève pour un problème de place et Beaubourg pour un problème d’âge et de queue, me reste la BNF. En plus, c’est top, je connais. J’y étais venue en 2002 pour ma
maîtrise sur le Québec et j’avais déjeuné à la cantine qui coûte cher cher avec un jeune inconnu qui m’avait fait la conversation. Je ne sais pas si c’était de la drague vu qu’à l’époque, j’étais en couple donc j’avais pas fait attention. Mais ça veut dire qu’il y a des possibilités.

Arrivée de bonne heure, j’ouvre mon ordinateur portable sur le bureau et réunis autour de moi quelques livres, histoire de faire croire que je travaille vraiment. Je jette des regards à la ronde, pas mal de mâles mais je n’identifie pas clairement de cibles. En attendant, j’entortille mes cheveux en chignon retenu par un crayon, laissant une mèche pendre négligemment le long de mon visage. Je prends un ai concentré mais sans pour autant plisser le front, histoire de ne pas rider mon visage. En plus, j’ai découvert une ridule sur le front, justement, faudrait voir à pas la creuser [ceci n’est pas du tout fictionnel et c’est bien dommage !]. Bref en deux mots, je pose.

Pause déjeuner, je vais me rendre à la cantine qui coûte un bras pour des sandwichs qu’on achète trois fois moins cher en supérette. Y a un peuple pas possible, je vais rigoler pour me trouver une place. Surtout que je dois idéalement me placer à côté d’un homme mignon. Le problème étant que vu le monde, j’arrive plus à distinguer les visages. Bon, allez, je m’assois, moi, warrior, moi pas peur. Mon voisin est une voisine, raté. Bon, elle a presque fini. Ah, elle s’en va et ô victoire, vient s’installer un jeune homme à sa place et même pas trop mal en plus. Non, là, il va y avoir arnaque, c’est trop beau pour être vrai. La dernière fois, au musée, ça a été pareil, je trouvais le seul Français sexy de la place et c’était un prétentieux morvophobe. Forcément, une allergique chronique ne peut aller avec ce genre d’individus. Là, je sens qu’il va avoir une tare celui là aussi, le hasard fait rarement bien les choses, surtout plusieurs fois d’affilée.

Bon, je vais voir. Bon… Hum… Il me regarde pas. Ah ben il serait gay alors, comme d’habitude. Enfin, non, pas comme d’habitude mais ça m’est déjà arrivé une fois alors bon… Ou alors je suis pas du tout son style, ça peut aussi arriver. Ou alors il m’a même pas calculé parce qu’il est dans sa bulle. Je fais quoi ? Il serait de bon ton de lui adresser la parole mais pour dire quoi ? Bon, je peux toujours lui demander ce qu’il fait là, ça ne mange pas de pain.

« Bonjour, heu… Vous venez pour étudier ?

– Dans une bibliothèque, y a des chances ».

Bim, me voilà renvoyée dans mes 22. La raison voudrait que je n’insiste pas, le monsieur n’a pas l’air trop d’humeur. Mais allez, on va pas se laisser impressionner…

J’ouvre donc la bouche pour lui demander ce qu’il étudie exactement mais j’ai pas le temps de prononcer ma première syllabe qu’il a déjà déplié un journal et s’est plongé dans la lecture. Ou comment dire subtilement à sa voisine de table que non, on n’a pas envie de parler donc chut.

Je viens de me prendre un vent.

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Où trouver l’homme ? Episode 14-3 : le café d’après musée

(Je rappelle aux gens que cette histoire est une fiction et que cette scène n’a jamais eu lieu parce que si  j’avais le temps d’aller au musée en journée, ça se saurait)

A la recherche du prince charmant

La semaine dernière, j’avais décidé de prendre M. le dandy à rebours. A présent que je lui ai expliqué que mon métier n’était pas vraiment condamnable vu que j’ai tué personne et que je n’écris pas dans scoop, je vais continuer sur mon chemin et engager la conversation sur un autre terrain. J’ai souvent remarqué que des gens très cultivés sur un sujet essayaient de rester sur ce thème là. Je vais donc entamer une autre discussion pour voir si sa culture s’étend dans d’autres domaines ou s’il n’a qu’une culture très spécialisée.


« Je ne comprends pas quel est le problème dans tout ça. Tu sais, je connais des gens capables de te citer le nom de tous les enfants d’Angelina Jolie et de t’expliquer la situation politique du Népal. Tu vois, j’ai une copine qui fait une thèse en histoire moderne et qui est très au point sur la vie de Britney Spears [j’intègre l’air de rien un élément de réalité, là]. Ca ne fait pas d’elle une personne moins bonne, ça fait d’elle une personne qui sort le nez de son domaine de son spécialité. Parce que souvent, quand on est brillant dans un domaine, on a tendance à rester dessus plutôt que prendre le risque d’aller voir ailleurs.

– Tu ne peux pas comparer la vie de Britney Spears et une thèse en histoire, ça n’a strictement rien à voir. N’importe quelle pintade peut te parler de Britney mais je me demande combien percutent quand on parle de la guerre des tulipes, par exemple.

– C’est de la culture générale, aussi, je suis désolée. Même si le prénom de ses enfants n’est pas une donnée essentielle, à qui ça peut nuire de le savoir. Bon, moi, je les sais pas, je les ai oubliés, mais connaître cet élément là n’empêche pas de connaître le nom du Premier Ministre Canadien ou de son président.

– Mais, ça, c’est de la politique, ça n’a rien à voir !

– Oui, enfin, il n’y a pas de président au Canada mais apparemment, ça te turlupine pas une seconde que j’en parle alors que si je glisse le nom de Britney Spears dans une conversation, là, ça s’agite ».

Mesquinerie, quand tu nous tiens. C’est vrai que pour le coup, je ne suis plus sport du tout mais j’ai de plus en plus l’impression que ce qui s’est passé après les impressionnistes lui passe à des kilomètres au dessus de la tête. Allez, comme je suis très garce, j’en refous une couche.

« Tu connais le Turkménistan ?

– C’est une ancienne république soviétique, oui.

– Oui et ?

– Et quoi ?

– L’ancien président du Turkménistan était particulièrement fascinant en terme d’égocentrisme forcené. Par exemple, il a fait construire une énorme statue de lui en or qui tourne en regardant toujours le soleil en face, un espèce de défi à Dieu. Il a également écrit un livre qui sert en même temps de livre religieux et de loi et il en a même fait envoyer un exemplaire dans l’espace. Finalement, ne peut-on pas voir un lien entre cet égo surdimensionné des dirigeants et la volonté d’être sur le devant de la scène des people. Surtout que maintenant, la frontière entre les deux est de plus en plus flou, y a qu’à voir Sarko et sa Bruni.

– Mais on s’en fout de sa vie privée !

– Oui, on s’en fout mais ça fait partie de son moyen de communication. Il trimballe sa Carla partout pour tenter d’amadouer les gens. Tu peux essayer d’ignorer le truc mais c’est passer à côté d’un pan énorme de la politique sarkozyenne, si tu veux mon avis. Sarkozy, sa plus grande force, ça a toujours été la comm, la mise en scène, on y est toujours. Après tout, regarde le sacre de Napoléon par David, on n’est pas si loin de cette mise en scène de la vie privée ».

Il avale ce qu’il lui reste de café et regarde sa tasse pensivement. Puis il me sourit tout à coup, ce qui m’étonne. J’étais pas censée être odieuse là ?

« Bon, j’en ai marre, là, j’ai envie de bouger. On va se promener ? »

Il y a un truc que j’ai oublié, d’essentiel, dans ma quête de l’homme : les comprendre. La semaine prochaine, je vais donc me pencher sur l’étude de la psychologie de cet homme là.

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Où trouver l’homme ? Episode 14-2 : au café après le musée

(je rappelle à mes chers lecteurs que tout ceci n’est qu’une fiction parce qu’en vrai, j’ai pas le droit d’aller au café en journée alors que ça fait 3 bons mois que je suggère l’idée à Ioulia et Simon. Mais Simon étant un chef « sympa-mais-faut-pas-pousser », il me rappelle qu’il faut bosser. Des fois, la fac me manque)

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

La semaine dernière, je vous avais laissé en pleine joute verbale avec le dandy séduisant du musée mais qui commence à grave m’énerver. Du coup, je n’ai plus envie de me marier avec et de lui faire des enfants (au pluriel, ouais) donc je me la joue chieuse. Puisqu’il m’attaque sur Scoop, journal people que je ne lis pas mais dont j’anime le site, je vais le défendre bec et ongles (courts).


« T’as un discours réac typique du mec qui n’a jamais ouvert ce genre de magazine. Tu décides que c’est de la merde parce que ça ne correspond pas à tes stéréotypes d’intello prétentieux qui se considère au dessus de la masse mais qui ne sait absolument pas de quoi il parle. De la même façon, j’imagine que tu craches sur des émissions populaires parce que forcément, ce qui plaît au petit peuple, à la France d’en bas, comme on dit, ne peut être que mauvais. Mais je suis sûre que tu es du genre à consommer ce genre d’émission ou de
magazine en cachette pour mieux cracher dessus.

– J’ai même pas la télé !

– Mais ça importe peu, ça. Tu as déjà lu Scoop ne serait-ce qu’une fois ?

– Certainement pas, je vais pas leur filer de la tune.

– Donc c’est ce que je dis, tu condamnes sans savoir.

– Je l’ai déjà vu chez le dentiste.

– Donc tu l’as déjà lu. Tu vois, tu n’assumes pas.

– Donc si je l’ai lu, j’ai tort, si je ne l’ai pas lu, j’ai tort aussi. C’est assez limité comme argumentation !

– Pourquoi, moi, j’argumenterais alors que toi, tu te contentes de condamner ? Tu veux que je te dise ? Oui, la vie des people, je m’en fiche, il y en a toujours que je ne connais pas alors savoir s’ils sortent avec Jim ou Joe, ça ne changera pas ma vie. Il n’en reste pas moins que ça m’arrive de le lire en vacances parce que ça me prend pas la tête, que le côté gossip m’amuse.

– Et ça t’amuse de savoir qu’à partir du moment où un artiste est connu, il n’a plus aucune intimité ? Ça ne te ferait pas chier, toi, d’être traquée en permanence ?

– Mais enfin, tout dépend comment tu joues le jeu. Des tas d’artistes qui cartonnent ne passent jamais dans ce genre de journaux, ne serait-ce que parce qu’ils ne vont pas dans toutes les soirées people où ils se font arroser de cadeaux, ils ne partent pas en vacances à St Tropez et compagnie. Ophélie Winter tire l’essentiel de ses revenus des procès qu’elle intente à ces journaux alors qu’en partant en vacances à St Trop ou St Barth, elle sait très bien qu’elle sera paparazzée.

– Et ça te dérange pas d’alimenter tout ce système.

– Je n’alimente rien du tout ! Je n’achète pas cette presse mais par contre, c’est une toute petite partie de mon job et c’est aussi ça qui me fait manger. Je vivrais bien aux frais de l’Etat mais tu vois, j’aime gagner mon argent. Surtout que j’y travaille ou pas, ça ne changerait strictement rien. Maintenant, le gossip a toujours existé, les potins, ça circule, qu’on parle de stars, de collègues, de relations… On fait même du potin avec les politiques et finalement, c’est juste parce que les gens adorent partager les scoops, c’est comme ça. On a tous nos petits travers et je trouve celui là moins nocif que d’autres. »

Il gratifie mon joli discours d’une moue dédaigneuse. Apparemment non seulement je ne l’ai pas convaincu mais en plus, le peu d’estime qu’il avait pour moi, il l’a oubliée au musée. Mais, là, je suis remontée, je suis partie. La semaine prochaine, je l’atomise. Juste pour le fun.

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Où trouver l’homme ? Episode 14 : le café d’après musée

A la recherche du prince charmant

(Je rappelle à ceux qui débarqueraient ici par hasard que cette histoire n’est qu’une fiction, que je ne drague pas au musée en journée et en semaine vu qu’à ces heures là, je suis au travail. Puis si vous croyez que je pourrais trouver un Parisien à Orsay, c’est que vous êtes naïfs, surtout à cette période de l’année)

Aurais-je tiré le gros lot ? Un mec passionnant en dedans et séduisant au dehors qui accepte d’aller prendre un café ? Mais j’ai une veine pas possible. Essayant de ne pas trop sourire de façon extatique, voire niaise, je l’entraîne dans un café voisin et le regarde à la dérobée, bien contente de ma « prise ». On passe commande et on continue à parler un peu du musée puis il commence à me demander ce que je fais dans la vie.

« Je suis community manager pour TGGP.

– Oh, TGGP ? Et bien… »

Est-ce du dégoût que j’entends dans sa voix ? En tout cas la température vient de perdre quelques degrés, là… Peu importe, je ne suis pas PDG de TGGP, juste employée.

« Et c’est quoi community manager ? T’es dans les RH ?

– Ahah, non ! J’anime des forums et des blogs pour des sites Internet.

– Et t’es payée pour ça ? »

Re-dedain. Température moins quelques degrés de plus. Prochaine question et j’enfile ma petite laine. Je sais que souvent, les gens ont tendance à me poser cette question en riant mais là, je sens que ma côte auprès du jeune homme dégringole vitesse grand V. De mon côté, j’aime pas trop qu’on dénigre mon travail parce que, ouais, de prime abord, ça a l’air très drôle mais pas tant que ça. J’ai aussi mon lot de merde à gérer et y a quand même des forums moins faciles à animer que d’autres. Bref, je vais éviter de relever.

« Oui, je suis payée mais tu sais, je suis également force de proposition pour faire évoluer le site, y a beaucoup de boulot. Tu sais, sur le forum de TMF, quand je suis arrivée, on recevait moins de 100 messages par jour. Là, on en est en moyenne à 300 ou 400.

– Tu bosses pour TMF ? »

Je crois qu’à force de manifester son dégoût, il va me vomir dessus.

« Je comprends pas comment ce genre de titre existe, c’est la quintessence même de l’avilissement de la femme. Soyez mince, soyez bronzée, portez cette robe à 400 euros et ce sac qui coûte un SMIC… Franchement, tu m’as l’air plus intelligente que ça, je comprends pas que tu te gâches à travailler pour un tel torchon.

– Un torchon ? Tu l’as déjà lu ?

– Pas besoin, je vois les couvertures, ça me suffit. »

Là, j’ai deux options : soit défendre un peu mon taf et accessoirement mon honneur dans une conversation qui va s’annoncer houleuse, soit je change de sujet pour ne pas effrayer mon dandy même si, honnêtement, j’ai plus très envie de faire des bébés avec. Ni rien du tout d’ailleurs. Bon, allez, on va le faire exploser.

« Enfin, je travaille pas que sur TMF, je travaille sur Joséphine, un autre mag féminin et pour Scoop [mag people du groupe] »

Implosion dans 2 secondes et demi

« Rah mais alors ça, ça me dépasse complètement ! Mais comment on peut même s’intéresser à la vie privée d’une star ? Et encore, quand je dis star, on nous vend souvent la vie de pauvres types qui se sont laissés enfermer dans une maison pleine de caméras. C’est d’un pathétique ! Je comprends même pas qu’on puisse oser travailler pour une telle merde ! ».

Sur le fond, c’est pas faux le côté people de seconde zone mais quand même, je travaille un peu pour, même si je ne l’écris pas,va falloir que je défende mon bifteck.

La semaine prochaine, suite de mon entrevue avec le jeune homme. Que va-t-il se passer ? Nina parviendra-t-elle à faire comprendre au jeune homme qu’il n’y a pas de sot métier ? S’engueuleront-ils ? Feront-ils furieusement l’amour dans les toilettes du café, emportés par leur élan destructeur ? Est-ce que c’est vraiment fini entre Jenifer et Pascal Obispo ? Ça vous choque pas que la première dame de France sorte un album ? A midi, je prends des courgettes ou des haricots ? Mais que de questions !

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Où trouver l’homme ? Episode 13-2 : le musée

(Note pour ceux qui débarquent : cet article et ceux de la même série ne sont que pure fiction. En vrai, en journée, je vais pas au musée, je vais au travail.)

A la recherche du prince charmant

Rappel de l’épisode précédent : après mes échecs répétés dans le milieu du sport, je décide de draguer de l’intellectuel. C’est donc logiquement que je me rends au musée, le musée d’Orsay. Soudain, je repère une brebis égarée, un beau gosse de type dandy qu’il me plairait bien d’avoir à mon bras. Je le suis donc un peu. Est-il touriste ou pas ? Faudrait peut-être passer à l’abordage… Mais comment ?

Mon problème majeur en matière de mec, c’est que j’ai souvent des idées d’abordage tordu. Souvenez vous, au lycée, l’histoire du mec que j’avais appelé… Une vieille histoire mais depuis mes 16 ans (c’était y a 12 ans, argh !), j’ai pas trop progressé. Et là, au milieu de ce musée, au milieu de tableaux de maîtres impressionnistes, j’eus une idée. Je reculais d’un pas, deux pas, genre « hum, je veux une meilleure perspective du tableau ». Et bim, je rentre dans ma cible ! Et la palme de l’abordage le plus naze 2008 est attribué àààààààààààààààààààà Nina ! Clap Clap Clap.

« Oups, pardon !

– C’est pas grave. »

Yesss, il parle français ! Et sans accent, ça veut dire qu’il va pas partir après une folle nuit d’amour en Belgique ou, pire, au Québec, sa patrie de naissance. Je suis trop forte. Ah oui, mais s’agirait d’enchaîner, là, on est très très loin du « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ».

« Excusez moi, j’ai un doute, c’est un Monet ou un Manet ?

– Un Millet.

– Ah euh… Ouah, vous vous y connaissez, dis donc ».

Question : pour séduire un intellectuel (enfin, je suppose qu’il l’est), faut-il passer pour une dinde ? Parce que si la réponse est non, je suis en train de sacrément rater mon coup.

« Bof, j’ai pas de mérite, c’est ma spécialité.

– Ah oui ?

– Oui, j’ai fait des études en histoire de l’Art et j’ai beaucoup étudié les impressionnistes.

– Ah oui ? Et vous pourriez m’expliquer un peu leur histoire, tout ça ? »

Là, j’ai une furieuse envie de m’applaudir. Non seulement j’ai trouvé le seul non touriste du musée mais en plus, j’ai le droit à une visite guidée plus intéressantes que celles des guides, vu que je me suis arrangée pour glisser que j’avais fait histoire mais qu’hélas, on n’étudie pas assez l’art en contempo alors que c’est une donnée essentielle [ndla : ça, c’est pas une réflexion fictive, tiens]. Alors il m’explique la naissance du mouvement, me guide entre les tableaux. Mes chouchoux ? Renoir, depuis mon enfance, quand mon papa avait ramené un énorme livre sur les Impressionnistes. J’aime bien Degas et Monet aussi. Il me guide, il me cultive. J’aurai pas tout perdu dans l’aventure, j’aurai appris des trucs, au moins. Mais le voir parler de sa passion pour les impressionnistes, j’ai une furieuse envie de le présenter à mes parents celui-là. Il est trop charmant…Il va falloir faire une étude poussée, les mecs trop parfaits dès le départ, y a un vice caché qui peut faire peur. Coup d’œil sur sa main gauche. Il n’a pas d’alliance… Ça ne veut rien dire, ok, mais c’est déjà un peu rassurant.

Au bout d’une heure et demie, la visite est terminée. Comme je suis une fille bien élevée, je tiens à le remercier en l’invitant au café parce que les Impressionnistes, c’est passionnant mais j’ai envie d’en savoir plus sur le jeune homme pour savoir s’il est le gendre idéal en dehors d’un musée ou pas. Il réfléchit un peu avant d’accepter ma proposition, je retiens ma respiration trente secondes…

« Après tout, pourquoi pas, je suis pas pressé ».

La semaine prochaine, nous irons donc boire un café avec le jeune homme. Ahlala mais que va-t-il se passer ?

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Où trouver l’homme ? Episode 13 : le musée

(Je rappelle aux gens qui ne connaissent pas cette série que tout ça est une fiction. En vrai, dans les musées, je ne peux y aller que le week-end et c’est bondé.)

A la recherche du prince charmant

Bon, il me faut faire un bilan des courses : le sport, ça n’est pas un bon plan drague, c’est officiel. Le smirting non plus parce que tu tombes sur des mecs qui n’ont en commun avec toi que le fait de fumer, c’est léger. Donc après un rendez-vous fini sur le fait qu’on ne se reverrait pas, me voici reparti en chasse. Dans un raisonnement binaire, je me dis que l’opposé du sportif, c’est le…c’est le… c’est l’intellectuel bien sûr. Et l’intellectuel, on peut en trouver dans plusieurs endroits, notamment le musée. Alors allons-y gaiement.

Souci numéro 1 : quel musée choisir ? A Paris, ça ne manque pas. Evidemment, en premier, on pense au Louvre qui a quand même nombre d’avantages : clair, en plein centre de Paris, on y trouve de tout. Et surtout des touristes. Je n’ai rien contre les touristes mais je cherche l’homme de ma vie, je rappelle, un mec qui vit pas en France la majorité du temps, ça n’aide pas pour une relation durable. Surtout que les touristes sont généralement en duo ou troupeau donc vrai mauvais plan. Tiens, y a quoi dans les expos temporaires ? Des tas de choses, diverses et variées mais là, je suis perplexe : laquelle est la plus susceptible d’attirer le mâle hétéro ? Autant il y en a que je trouve majoritairement féminine (tout ce qui concerne la mode, par exemple), autant une expo majoritairement masculine, je ne vois pas trop. Autre critère : il me faut du mâle jeune. Mais pas trop. Parce que je n’ai rien contre les jeunes étudiants mais je me trouve encore un peu trop jeune pour aller taquiner du minet, je ferai ça quand j’aurai 40 ans et que je me sentirai vieille. Enfin,
dernier point : il me faut une expo qui ne me passionne pas trop quand même pour que je puisse m’intéresser plus au public qu’à l’œuvre.

Instinctivement, je pense Orsay. Ce musée, je le connais bien, j’y suis allé un nombre incalculable de fois. Bon, ok, c’est possiblement un aimant à touristes mais je limite les risques de passer une sale journée : j’aime ce musée et surtout les impressionnistes, passion de jeunesse même si j’y comprenais pas grand-chose. Bon, profitant d’un RTT [là, on saisit toute la dimension fictive de ce récit. Je pourrais poser des RTT pour aller au musée, je serais bien heureuse. Mais en fait, non], je décide d’aller à Orsay, donc. Je me promène un peu pour profiter du soleil [re dimension fictive, houhouhou] histoire de me charger d’énergie solaire, avoir bonne mine et le sourire. Je choisis l’après-midi car je ne suis pas sûre que les amateurs d’art se lèvent à l’aube. Puis moi, je suis en RTT aussi pour dormir. Je monte direct à l’étage impressionnistes et je commence à errer. Même en semaine, y a des groupes de touristes, un
guide leur parle dans une autre langue (qui varie selon les groupes), ça brouhahate, ça flashe. Non mais je vais jamais trouver un futur mari là dedans moi. Bon ben au moins, je regarde les tableaux, c’est toujours ça de pris. Ah un groupe bouge et là, que vois-je à rester devant un tableau, perdu dans sa contemplation : un beau dandy brun du style mal rasé à fines lunettes. J’arrive pas à voir sa couleur de yeux mais s’ils sont verts, c’est un signe du destin. Ben oui, la grosse majorité de mes exs et assimilés sont bruns aux yeux verts alors ce serait comme une suite logique. J’attends un peu… Il ne rejoint pas le groupe et passe à la toile suivante sans se préoccuper du troupeau. Yes, il n’en fait pas partie.

Raisonnement : un mec seul dans un musée peut-il être un touriste ? Pas sûr, pas sûr du tout. On fait rarement du tourisme seul, non ? Quoi que… Il aurait pas un journal dans la main que je vois en quelle langue il est ? Ben non. Les mecs ne font aucun effort pour nous donner des indices de leur dragabilité. Tsssss. En tout cas, il lit les étiquettes mais ça non plus, ça ne veut rien dire.

Bon, je me décide à le suivre, feignant d’observer la toile qu’il vient d’abandonner puis quand il en change, je suis. Il me faut une idée pour l’aborder, discipline dans laquelle je suis très mauvaise vu que j’aborde pas les gens.

Comment Nina arrivera-t-elle à parler au beau dandy ? Est-il un Parisien ou un touriste ? Parle-t-il français ? Pourquoi j’ai froid un 21 mai ? Toutes ces questions angoissantes trouveront réponse la semaine prochaine, sauf celle du 21 mai et là, je suis preneuse d’une explication, merci.

 

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