Une question de posture

Je l’avais promis, voici un petit article sur la posture, mon ennemie jurée (entre autres choses avec l’incapacité à avoir un minimum de savoir-vivre, les complots et le gens qui te marchent dessus pour réussir alors que tu n’avais pas prévu de faire trébucher la personne sur les sentiers de la gloire)(toute ressemblance avec des personnes existantes pia pia pia…). Quand tu commences à un peu discuter de certains sujets engagés, tu vas vite découvrir quelques profils : les militants, les sympathisants, les opposants… et ceux qui se drapent dans leur posture. En gros : rien à foutre de la cause tant que ça leur donne une bonne image.

Posture du militant utilisant une bonne cause pour se donner une bonne image

Alors évidemment, on pense direct à Macron qui nous raconte de belles histoires sur l’accueil digne des migrants ou le fait que la cause féminine est une de ses priorités alors que dans les faitsabsolument pas. Je suppose que si on se penche sur les stars qui se lancent dans le caritatif, on trouvera toujours de jolies paroles mais par derrière, ça ne suit pas toujours (j’ai pas d’exemples précis, c’est pas du sous-texte passif-agressif). Je pense que dans votre entourage, vous avez une personne qui va clamer haut et fort qu’iel est antiraciste, féministe, pro LGBT, prêt à s’investir pour aider les pauvres, les migrants… Mais dès que tu commences à gratter le vernis, tu te rends compte que derrière les beaux discours, ça ne suit pas. Alors attention, ne me ressortez pas les vieux discours moisis des fachos en mode “ben si tu les aimes tant que ça les migrants, t’as qu’à les prendre chez toi” parce que s’engager dans une cause ne signifie pas se substituer aux manquements de l’Etat. S’engager, c’est certes aider à son niveau mais c’est aussi écouter les concerné.e.s et surtout les laisser parler. Et là se révèle cellui qui est en pleine posture : il refuse de donner un peu de lumière à ceux qui sont réellement concernés…

Un participant à un TED

Je vais vous donner un exemple qui m’avait un peu choquée en mars de cette année. Oui, en mars comme le 08 mars, journée des droits des femmes. Quelques jours avant, de nombreuses féministes demandent aux hommes de se taire ce jour-là pour nous laisser la parole POUR UNE FOIS. Et bien j’ai eu droit à la morale d’un mec prétendu féministe qui a commencé à m’expliquer que je n’avais pas à lui dicter sa conduite et finir en “larmes” en mode “vous m’oppressez”. Ok résumons : d’un côté un homme blanc cis hétéro, de l’autre une femme (blanche cis hétéro) mais c’est lui qui est oppressé. Ok, poubelle et on est là dans ce que je dénonce : tu es tellement préoccupé à jouer ton rôle de défenseur/défenseuse des opprimés que tu oublies tout simplement que tu es précisément en train de les écraser. Défendre une cause, c’est bien, dans l’absolu (beaucoup de nuances à apporter à ça mais pas le temps) MAIS le faire juste pour attirer la lumière à soi et s’acheter une bonne conscience, c’est non, ça n’aide personne. Surtout quand, crasse ultime, tu te sers du combat pour nettoyer un peu ton image ou propager ton discours de merde. Genre prétexter du féminisme pour te vautrer dans l’islamophobie primaire (ça marche avec la cause LGBT, tiens, aussi. Par contre, la cause des plus précaires semble pour certains peu compatibles avec le féminisme parce que faut prioriser, tu comprends…)(alors que les femmes sont bien plus souvent précaires donc c’est pas antinomique, hein…).

Femme précaire

Bref, quand vous décidez de vous lancer dans une cause quelle qu’elle soit, commencez à réfléchir au pourquoi : si vous le faites pour les opprimé.e.s (dont vous pouvez faire partie, évidemment)… ou pour vous la raconter un peu. Si tel est le cas… par pitié, lancez-vous dans la chanson ou le théâtre mais dégagez de nos luttes, vous nous nuirez forcément.

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Plaidoyer pour un mariage laïque

Vous me connaissez, j’aime bien m’énerver, c’est un véritable talent chez moi. Et tiens, puisque je papote pas mal mariage en ce moment sans être concernée, continuons sur la lancée et parlons mariage homosexuel.

Je ne vous referai pas un vibrant plaidoyer pour le mariage gay, je l’ai déjà fait. Je voudrais plus parler du débat actuel sur la question et les incroyables amalgames qui se font. Voilà que le personnel religieux vient ajouter son (gros) grain de sel parce que, merde, le mariage, c’est leur affaire. Pardon ? Ah ça y est, je suis énervée.

D’un point de vue légal (car on parle d’une loi sur le mariage gay donc je suis bien au cœur du truc), le mariage est un contrat entre deux personnes, encadré par le code civil qui stipule les droits et obligations des époux. C’est la signature sur ce contrat et celle-là seulement qui compte. Le reste n’est sur folklore et n’a aucune valeur juridique. D’ailleurs, lors d’un mariage religieux catholique (je n’ai jamais malheureusement assisté à des mariages d’autres confession, ma curiosité et mon envie de chanter Hava Nagila en tapant des mains le vivent mal), le prêtre dit « ceux que Dieu unit, nul ne peut les séparer ». Ben j’en connais pas mal qui ont divorcé quand même. Mairie 1 – église 0.

Le mariage à l’église se fait déjà à la discrétion du prêtre donc d’où ils viennent chouiner ? S’ils n’ont pas envie de marier des gays, rien ne les obligera. Alors pourquoi leur demander leur avis ? Ah oui, les débats politiques incluent une dimension philosophico-morale et après tout, ils ont le droit de donner leur avis comme les autres. C’est vrai. Pourtant, on ne manque pas de philosophes spécialistes des questions amoureuses, historiens de la vie privée ou sociologues de la famille et de la vie de couple prêts à intervenir également. Ça ne me gêne pas en soi qu’un personnel religieux vienne exprimer sa conception des choses sauf quand c’est fait de façon systématique. Car ce qui me gêne, c’est qu’on accentue l’association mariage-religion et là, je dis non.

Oui les mariages dans une belle église, ça a de la gueule mais merde, ça n’a rien d’obligatoire. Ça m’agace même un peu les athées qui se marient à l’église pour le folklore. Oui, le mariage à la mairie, c’est une signature de contrat, ça n’a rien d’émouvant et les photos à la sortie de la mairie sont moins jolies qu’à la sortie de l’église. Mais si le cœur vous en dit, rien ne vous empêche d’organiser une petite cérémonie laïque histoire de donner un vernis affectif à la journée.

Le mariage n’appartient à aucune religion. Et ça, ça ne me semble pas intégré du tout et ça fausse le débat.

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La bisexualité n’est pas réservée qu’aux femmes

Récemment, M6 a diffusé une série d’emissions sur le sexe. J’avoue avoir regardé 10 mn avant de zapper, agacée par le consensualisme du ton à base de « le cul c’est bien mais aimer son partenaire, c’est mieux ». Ouais ok alors si c’est pour me faire la morale en me faisant culpabiliser car je peux baiser sans amour, non merci.
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Mais twitter me permettant de suivre des émissions sans les regarder (j’envisage donc de jeter ma télé), je découvre qu’à un moment, il est question de bisexualité. Niveau racolage, M6 et TF1 même combat. Mais il semblerait qu’au pays magique de M6, la bisexualité ne peut être que féminine. Est-ce à cause de tous ces films grivois diffusés tantôt le dimanche soir ? L’histoire ne le dit pas. Mais non, messieurs, dames, incroyable : la bisexualité est unisexe. Si j’ose dire.

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Bon, je ne vais pas vous reparler des Grecs bisexuels, je le fais à chaque fois. Mais quand même, ça s’enculait joyeusement au gymnase et ce sans déranger personne. Mais aujourd’hui, la notion de bisexualité semble entrer violemment en conflit avec la virilité. Alors que la bisexualité féminine tient plus, dans l’imaginaire, d’une sorte de cajolerie amicale poussée. Ben tiens, c’est tout naturel d’aller se doigter entre copines, comme ça, parce qu’on se fait chier le samedi soir devant Mercy Hospital. Mais par contre se rabaisser à sucer ou pire à se faire pénétrer par un autre mec, ça ne va pas non ?


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La plupart des hommes bi que j’ai eus dans mon lit étaient plutôt bi par expérience mais le dernier en date m’expliquait qu’il n’en parlait pas à tout le monde parce que tout le monde n’a pas de réaction rationnelle sur le sujet. J’avoue que pendant longtemps, j’ai considéré à tort qu’un individu bisexuel était souvent un(e) homo qui fait son coming out petit à petit. Je n’ai pas eu tort pour tout le monde mais le monde n’est pas aussi binaire, je l’ai déjà dit.
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Mais au fond, ce qui me dérange le plus dans ces joyeux clichés, c’est de constater qu’on n’envisage pas du tout l’aspect sentimental. La bisexualité est souvent présentée comme un jeu ou, pire, comme une façon de chauffer les mecs. Oui, j’ai toujours trouvé très flatteur de choper un mec parce que j’ai une fille accrochée à mes lèvres. Pourtant des femmes qui aiment des hommes ET des femmes, dans le sens amoureux du terme, ben oui, ça existe. Ce n’est pas juste pour choper du mâle ou faire sa meuf libérée à la télé. Et c’est donc pareil pour les mecs bisexuels.

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Parfois, je me demande si le traitement de la bisexualité ne dessert pas plus la cause qu’elle est censée présenter qu’autre chose. Parce que pour ma part le mini bout de la lorgnette des bi filles aventureuses et allumant les mâles à la Katy Perry ou à la Stéphanie/Coralie de Secret Story, ça finit par me fatiguer. Je pense sincèrement que nous avons tous en nous la probabilité de craquer sur une personne du sexe opposé à celui qui nous attire habituellement sans qu’il s’agisse pour autant d’une simple expérience sexuelle. Et ceci n’est pas l’apanage des femmes.

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Le Monde Magique de Walt Disney

Par Keira
Au cas où vous ne le sauriez pas encore, je suis une grande enfant. Plus communement montrée comme la fille au syndrome de Peter Pan, je n’ai jamais vraiment eu envie de grandir. Enfin ça a changé depuis quelques temps car j’ai enfin un but dans ma vie. Je progresse.

Je voulais donc vous parler de ce symbole cinématographique qu’est Disney.

Non, je ne vous ferai pas le traditionnel cours d’histoire de l’Art en mentionnant la naissance de Mickey dans Steamboat Willy rassurez-vous, mais simplement de ce que ça représente à mes yeux.

Il vous faut savoir que pour moi les dessins animés Disney font partie de ce que je peux voir et revoir sans me lasser depuis mes… allez on va dire 3 ans et demi.

Mon Papa et ma Maman détestaient Dorothée donc j’étais biberonnée avec du lait Bambi, Blanche-Neige, Pinocchio and co.

Et je ne le regrette pas (sauf peut-être pour Dragon Ball, mais me suis rattrapée récemment). Car pour moi Disney c’est avant tout…

Un style. Je parle des anciens Disney hein, tout ce qui arrive à l’époque de leur version d’Hercule et ce qui existe maintenant c’est pas terrible.

Souvenez-vous de ce trait, de cet esprit Disney qu’on reconnaissait dès les premières secondes. Que ce soit visuellement ou musicalement !

Je veux dire, on se souvient tous de la tête des personnages, de leurs noms, des chansons !

Et puis c’est les premiers élans zoophiles ! Ne me dites pas que vous ne trouviez pas Robin des Bois super sexy ! (bon, là c’était l’interlude de la dingue de service).

Plus sérieusement, c’est aussi une façon d’inculquer des valeurs aux gosses et de leur faire « découvrir » des oeuvres littéraires. C’est grace à eux que j’ai eu envie de lire Peter Pan. Que j’ai lu Le Livre de la Jungle, La Petite Sirène, Blanche-Neige et tous les autres contes adaptés. J’adorai lire petite, mais ma passion du conte de fée (qui est un genre littéraire réellement passionnant quand on y regarde en profondeur) vient de ces dessins-animés.

Alors oui, vous pouvez toujours me sortir ces tirades de « Ah mais t’as vu Blanche-Neige elle passe son temps à faire le ménage, et Cendrillon aussi ! Bouh pas beau ! ». Ouais, ok,  c’est des grognasses avec un balais, mais faudrait aussi voir à quelle époque ça a été réalisé. C’était comme qui dirait les codes de l’époque.

Aujourd’hui on nous sort du Mulan, de La Planète au Trésor avec des femmes actives et combattives, qui refusent d’être enchaînées à la tradition. Les choses changent, les styles aussi. Et bizarrement je reste une grande fidèle du côté niais de l’ancienne époque (alors que tu peux toujours essayer de me faire passer le balais, tu verras…).

Pourquoi ça me plait ? Je ne suis pas sûre. Je pense que j’aimais le côté niais parce qu’il était innocent à mes yeux d’enfants. Il l’est toujours d’une certaine façon. Ils ne faisaient que s’inspirer de ce qu’ils avaient alors sous les yeux, afin que les enfants s’identifient aux personnages et comprennent mieux la morale sous-jacente.

Oui, je le soutiens, il y a une morale dans Disney, des valeurs.

Ne pas faire confiance aux inconnus, ne pas être vaniteux, aimer sa famille, garder une âme d’enfant, aimer les histoires et être imaginatif, chercher qui on est vraiment, etc…

C’est bête dans un sens, mais ça marche assez bien.

Et c’est pour cela que si je devais faire une liste, dans l’ordre, de mes Disney préférés ça donnerait ceci :

Peter Pan, Le Livre de la Jungle, Merlin l’Enchanteur, Robin des Bois, La Belle et le Clochard, Bernard et Bianca (le personnage de la libellule surtout),  Le Roi Lion, Bambi, Dumbo, La Petite Sirène, Pinocchio, La Belle aux Bois Dormants et le dernier que j’aime beaucoup pour son innovation visuelle et narrative (pas de chansons chantées) : Tarzan.

Que les adultes et les anti-Disney me jettent la première pierre, j’assume totalement.

Ah, et Disney en animation 3D c’est très très bon aussi. Je ne les ai pas cités, mais le coeur y est vraiment, non mais vous avez vu Monstres et Cie et Wall-e au moins ?

Des tueries !

Dernier point : s’il y a des fautes d’orthographe dans cet article, je m’en excuse, mon logiciel Word est réglé sur un dictionnaire anglais automatique. Je corrige tant que je peux, mais il se peut que quelques mots anglais se soient glissés dans le texte…

Là je vais me coucher, j’ai un chouilla la flemme de me relire !

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Courrier des cœurs : réponse à Sylvain

Cette semaine, Sylvain nous a posé la question suivante : « Mon ex vient de réapparaître dans ma vie alors que ça faisait 3 ans que nous avions rompu. Depuis, j’ai rencontré une autre fille avec qui je suis. Mais avec mon ex, on a vécu une histoire très forte et quand elle est partie, j’ai mal vécu la rupture. Là, le fait qu’elle revienne, même si elle me demande rien, me fait tout remettre en cause. Je ne sais plus laquelle j’aime. Je suis bien avec ma copine actuelle mais mon ex est tout le temps à ma tête. Que faire?? »


La cellule love and sex des vingtenaires des vingtenaires s’est réunie et voilà ce que nous en avons pensé :

Jane : Dans le mot ex, il y a… ex. Je suis absolument contre la remise de couvert post-rupture, au final, on se rend compte que ce qui nous énervait chez l’autre est toujours là, parce que c’est un peu ce qui fait sa personnalité, et à moins de pouvoir le ou la reformater… Ça ne changera pas! Et là, je m’interroge: elle ne demande rien, elle réapparait, tu es avec quelqu’un avec qui tout se passe bien, et tu ne sais plus qui tu aimes? Ya comme une rupture mal digérée là. Même si l’histoire était forte, à l’époque, il y a eu rupture, tu as refait ta vie, elle aussi… Pourquoi ne pas profiter de la tienne sans ressasser le passé? A moins que tu sois persuadé que tout peut être différent cette fois-ci, que vous avez changé et que ce que tu vis actuellement finalement c’est moins bien. Sans vouloir être pessimiste, c’est généralement se voiler la face ce genre de pensées. Voilà pourquoi les exs devraient avoir interdiction formelle de revenir dans nos vies (et pourquoi si c’est toi qui l’a retrouvé sur Facebook, tu as bien cherché les complications!)

Lucas : Je suis incapable de répondre à ce genre de question. La morale me ferait dire « Non Lucas, tu es avec une nana, tu avais enterré
l’autre, ce qui est fait est fait, point barre ». Mais d’un autre coté le poids de l’emotion peut être très fort… Comme je suis un peu pusillanime, je ne serais pas enclin à tenter le diable.
Casser avec l’actuelle pour repasser 15 jours avec l’ancienne et recasser de nouveau avec l’ancienne pour se retrouver seul, aussi seul, c’est pas top…
C’était Lucas, défonceur de portes ouvertes devant l’éternel.

Enzo : Je te comprend pleinement cher lecteur, m’étant retrouvé plus ou moins dans cette situation, ayant réessayé avec la plupart de mes exs, que ce soit poussé par le manque de confiance en soi, de la culpabilité ou par un sentiment semi-conscient de vengeance !
Au final, je dirais qu’il y a toutes les chances pour cela n’en vaille pas la peine (ne soyons pas dans l’absolu, après tout, tu as dit que c’est elle qui t’avait quitté, peut-être qu’elle a muri entre temps si c’était le problème). Mais d’un autre coté, tu auras toujours ce sentiment de « et si ? » vu que c’est elle qui t’a quitté et que tu n’as pas absorbé totalement la rupture. Il faut aussi ajouter qu’il y a eu un espace de trois ans sans contacts entre les deux, il est donc à parier que tu n’es plus amoureux que de souvenirs qui se sont embellis avec l’age…
Mon conseil serait d’essayer de te refroidir un peu, de prendre du recul.
Tu penses à ton ex qui est réapparu soudainement, avec qui tu as vécu un truc fort. Ca te fait quelque chose, c’est normal, tu es un être humain sensible.
Mais cela ne veut pas dire que tu es amoureux d’elle, qu’il y a encore quelque chose entre vous. Il faut donc juste faire attention à toi, ne surtout pas te précipiter.
Dans le cas infime où vous seriez vraiment des âmes soeurs, multiplie par 10 les délais ! Après tout, ça fait déjà trois ans alors des mois en plus ou en moins, ça ne changera rien si ce n’est te donner du temps pour réfléchir et analyser tes émotions.
(au fait, ça finit comment déjà « Quand Harry rencontre Sally ? »)

Tatiana : Je vais encore chercher the solution comme la dernière fois : et si tu trompais ton actuelle avec ton ex histoire d’être sûre que tu peux quitter ton actuelle pour ton ex ? Par contre fais le discrètement car si ton actuelle s’en rend compte c’est mort. Et pas de crise de culpabilité post aventure non plus, l’honnêteté c’est pas toujours cool.

Summer : Il ne faut pas jouer avec ses jouets cassés on peut se faire mal!

Nina : A ma droite, ta relation amoureuse actuelle. A ma gauche, ta relation amoureuse passée qui n’a pas duré. Et tu veux remettre en question la première à cause de la seconde ? Surtout que tu le dis toi-même, ton ex ne te demande rien donc il n’y a absolument pas de questions à te poser. Une relation qui n’a pas marché la première fois, y a peu de chances que ça fonctionne la deuxième. Là, tu idéalises ce passé mais si ça a cassé, c’est que ce n’était pas si idyllique que ça. Et sans vouloir être méchante, si c’est elle qui est partie et qu’aujourd’hui, elle ne te demande rien, c’est certainement qu’elle ne pense pas à se remettre avec toi. Donc profite de ce que tu as au lieu de pleurer ce que tu n’as plus.

Si toi aussi, t’as une question love and sex à poser, n’hésite plus ! Poste un comm ou envoie un mail (clique sur contact, en bas de la page) ! Promis, on t’aidera… Enfin, on essaiera

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Le temps ne fait rien à l’affaire

Par Diane

(NB:tous les personnages décrits dans cet article sont des personnages on ne peut plus malheureusement et piteusement REELS dont n’ont été modifiés ou inventés que les noms)

1/Benjamin est un petit garçon de 8 ans dont les parents ont décidé de l’envoyer en colonie de vacances, où il se trouve que j’oeuvrais en tant que joyeuse animatrice avec tout le packaging chansonspetitsjeuxmoyensjeuxgrandsjeuxjeuxdébilesetinutilesonsebrossepaslesdentsavecdugeldouchebordel de circonstance. Benjamin, que je me casse le cul et passe des nuits blanches à leur préparer des putain  de bordel de chasse au trésor avec moultes super (non mais vraiment super, j’vous jure) énigmes, déguisements, décors et j’en passe, il en a pas grand chose à carrer. Benjamin, ce qui l’intéresse, c’est la destruction. Tandis que je m’évertue à apprendre à jongler à ses petits camarades (tout en révisant intérieurement les 10 commandements des vertus de la patience
shintoïste), lui, il tue les fourmis, araignées,mouches, chat du cuisinier et toute bête vivante qui fasse moins d’un mètre 40 qui peuple les environs. Benjamin aime également déchirer les dessins de ses congénères (j’aurais du mal à les appeler « camarades », déja parce que ça fait colo communiste, et ensuite parce qu’il leur tape sur la gueule dès qu’on a le dos tourné), dégommer les cabanes fraichement  construites (et pas seulement de schubert) ou, le vicelard, aller piquer des trucs pour les mettre dans les placards des autres… Alors là, on est en droit de se demander: benjamin est-il le fils envoyé sur terre de Mephistophélès pour faire concurrence à Jésus, ou a t-il été élevé par Landru et les Thénardier?  

2/Micheline a 28 ans (oui, je sais, comment peut-on décemment avoir 28 ans et s’appeler Micheline, mais laissez moi tranquille un peu, c’est mon article j’fais c’que je veux), des yeux bleus, des gros nichons (wouuuouuu, rien qu’avec ces mots là et l’aide de google, j’ai dû récolter quelque 15478 lecteurs en plus), et absolument aucun amour propre ni même sale d’ailleurs. Micheline est cultivée, elle fait des études, et ne fréquente que des gens cultivés, mais surtout pas intelligents. Ce qu’elle aime, c’est jouer. Et particulièrement avec ceux qui eux ne veulent pas jouer. Elle aime faire croire aux garçons qu’elle est fragile et ingénue, et surtout qu’elle est disponible. Elle aime s’asseoir sur leurs genoux, jouer un peu avec leurs cheveux en riant à leurs blagues et soupirer sur son « physique ingrat » et sur ses « kilos en trop » pour les entendre dire que « elle est fooollle voyons, elle est super belle comme fille », [NB: un petit coup de culture confiture pour briller en société: quand quelqu’un vous dit « mais j’suis trop mooooche » dans l’unique espoir de vous voir affirmer le contraire, ça s’appelle un Chleuasme] tout cela bien sûr, pour finir, une fois que le garçon en question aura mis sa personne et sa dignité à ses pieds en lui déclamant des sonnets qu’il aura lui même écrits à la gloire de ses gros nichons (wouuouuu, 14874 nouveaux lecteurs), par lui signifier qu’ elle n’a absolument aucun sentiment pour lui mais qu’on reste amis, hein, surtout.

3/Louis a 52 ans. C’est un fringant homme mûr, dans la force de l’âge. Il fait du sport et s’active beaucoup, et il a plein d’amis. Louis, son super kiff, (car Louis sait parler aux jeunes), c’est le pouvoir. Il est atteint d’une certaine et pathologique névrose qui fait qu’à 6 ans déja, quand Mozart composait ses premières oeuvres, le petit Louis persistait à se prendre pour Napoléon, ce dont il a d’ailleurs gardé quelques séquelles qu’il tentera de compenser avec des talonettes. Armé de sa folie des grandeurs, ainsi que de sa rolex et de son nouveau jouet qu’il a fait venir directement d’iltalie, (livré avec la guitare) Louis pense qu’il sait tout et peut tout faire. Avec l’aide de Dieu et du Public,un jour peut-être il règnera sur la terre et tous les connards qui la peuplent. Amen.

4/Jean Jacques Rousseau disait: « la jeunesse est le temps d’étudier la sagesse. La vieillesse est le temps de la pratiquer ». ….et Huguette n’a manifestement pas bien saisi la chose. Huguette a 80 ans, elle est à la retraite et habite un petit appartement parisien. Huguette, ce qu’elle aime, c’est son caniche nain « pépètte » qui, lui, n’aime personne. Pépètte est un chien délicat et de caractère, il ne faut point le contrarier, même s’il jappe lamentablement à la gueule de tout ce qui bouge et pond des étrons puantesques en plein milieu de la rue, sur lesquels on ne manquera pas de venir joyeusement glisser alors qu’on est en blanc, et en jupe bien sûr. Et tandis que son insupportable roquet prend bien le temps de renifler en vrac tous les poteaux du coin, mes jambes (en y laissant bien sûr au passage un peu de canigou au canard laqué du repas du midi qui était resté dans ses adorables bouclettes de menton) et le cul des autres petites merdes chihuahuasantes qui polluent les rues et le calme de nos appartements, Huguette finit tranquillement son paquet de gâteaux et, sans même jeter un coup d’oeil à la poubelle qui lui tend son sac à 2 mètres de là, le balance par terre avant de se remettre en route en évitant soigneusement l’étron encore fumant de son gremlins fétide.   Bref, je suis consciente que l’expérience est un atout majeur de la vie, qu’elle forge l’esprit, qu’elle aide à se définir une morale, des principes de vie; que c’est en faisant des erreurs, en souffrant et en expérimentant les choses qu’on peut vraiment en saisir les enjeux et en tirer les leçons qui s’en imposent, mais quand même, y’a des fois, j’ai juste ces quelques mots (tellement vrais) de Brassens qui me reviennent en tête…
Le temps ne fait rien à l’affaire

Quand on est con, on est con
Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d’la dernière averse
Vieux cons des neiges d’antan

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Fuckin karma

(Attention, cet article est plein de mysticisme à deux balles)
 

Vendredi soir, je me suis doucement endormie devant Earl, la nouvelle série de M6. Je vous fais le pitch : un sale type (dans tous les sens du terme) gagne 100 000 dollars à un jeu à gratter et se fait renverser de suite par une voiture et perd le billet. En regardant une émission de télé, il comprend que c’est à cause de son karma et décide de réparer tout
ce qu’il a fait de mal dans sa vie. A peine a-t-il réalisé sa première bonne action qu’il retrouve le billet. A partir de là, il s’active à réparer tout le mal qu’il a commis. Dès qu’il recule, il lui arrive une merde.

J’avoue que l’idée me plaît. J’aime bien la notion de karma mais pas sur plusieurs vies parce qu’avoir une vie de merde parce que dans une autre vie, on a été une sous merde. En
gros, si tu as l’âme d’Hitler, tu vas grave en chier. Un bébé, ça me paraît une chose toute innocente qui a toute sa vie pour bien ou mal faire… Bon, bref, c’est pas là où je veux en venir, je veux parler des bonnes et mauvaises actions de ma vie présente.

 

Qui n’a jamais dit « la vie est injuste » parce qu’il fait les choses bien alors que quelqu’un qui se comporte comme le pire des connards réussit ? Hé oui, la vie est injuste et c’est comme ça. Qui peut-on ? Rien. Pour ma part, j’essaie de toujours me comporter bien, selon ma morale. Oui, ma morale, on a chacun la sienne. Mon but dans la vie est de ne pas faire souffrir les gens et de toujours pouvoir me regarder dans la glace quoi que je fasse. Mais voilà, je réfléchissais à cette histoire de karma et l’idée me plaît vraiment bien, même si je
sais que dans les faits, ça ne marche pas comme ça. Il y a quelques temps, je me disais « si on avait le physique de son âme, certains ne s’en sortiraient pas si bien ». C’est un peu la
même idée. En gros, plus tu fais des choses bien, plus il t’arrive des choses bien et vice et versa. En gros, pour réussir dans la vie, faut être bon. Pas forcément en faisant des dons à tout va, on peut être bon et pauvre, aussi, ça n’empêche rien. Mais en étant attentif aux autres, des petits gestes qui paraissent anodins mais qui font plaisir. Du genre aider sa voisine à monter ses paquets. Pour nous, c’est rien mais elle, ça lui a rendu bien service. Rend la vie des autres plus belle et ça améliorera la tienne.

 

Du coup, je me dis que je pourrais faire des trucs pour améliorer la vie des autres et donc la mienne. Mais là, y a comme qui dirait une couille dans le potage. Si j’agis pour rendre ma vie plus agréable, c’est de l’égoïsme. Ca ne fait pas très noble, tout à coup. Parce que pour avoir un joli karma, il faudrait faire tout ça sans arrière pensée, par pur altruisme. Mais
si on agit comme Earl pour nettoyer son propre karma, on se sert alors des autres pour sa propre cause. Ma voisine est contente que je lui ai monté ses paquets mais au fond, je m’en fous de ses paquets et d’elle, j’ai fait ça juste pour gagner des points de karma. Alors donc si mon karma est parfait, ma voisine, elle peut crever la bouche ouverte avec ses paquets, je les lui monterai pas.

Finalement, à bien y réfléchir, l’idée est séduisante de prime abord mais si on creuse, c’est l’individualisme ultime. Je t’aide parce que ça m’aide. Je suis une belle personne car
t’as eu besoin de moi. C’est un peu étrange de se dire que du coup, l’égoïsme devient une qualité. Oui, il pousserait à l’altruisme mais tout se fait avec arrière pensée… Et là, on atteint le degré ultime : a-t-on un beau karma parce qu’on fait tout pour qu’il le soit ou parce qu’on fait les choses gratuitement, sans y penser ?

Non, en fait, c’est trop compliqué le karma. Je vais plutôt me faire à l’idée que la vie est injuste même si je crois quand même au retour de bâton : on ne peut pas se comporter comme la pire des ordures sans que ça nous revienne un jour à la gueule… Enfin, j’espère !

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Si tu m’disais oui, j’dirais pas non

Par Lucas

Bon aujourd’hui c’est un article déprimant, voila vous êtes prévenus. S’il y a Friends sur la 6, n’hésitez donc pas à y aller pour vous marrer un coup et faites un bisou à Phoebe de ma part. Oui, oui, elle me kiffe à mort malgré le fait que je l’ai plaquée. Bon c’etait la seule des trois que j’aimais bien. C’est ça d’avoir le statut prestigieux de Vingtenaire : toutes les filles sont à vos pieds.
Surtout les héroïnes de séries.Virtuelles par essence…

Je ne sais pas s’il vous est déjà arrivé de tomber amoureux.
Ouhai, bon d’accord, c’est comme si je vous demandais si vous connaissez Paris Hilton… Non, j’ai vraiment le chic pour faire des intro nullissimes.
Non en fait ce que je voulais dire c’est pas ça…

Je suis amoureux.

Donc là on vient d’avoir 23 comas de nanas devant leurs écrans. Des nanas qui avaient des tee shirt  » I love Lucas« , des poster « Lucas Forever« , des tee shirt « Lucas iz bioutifoul  » etc. (ne rigolez pas, avant que je n’ouvre cette parenthese, je vous parie que des lectrices afficionadas et blondes ce sont dit  » tiens, dans ce cas là, je vais demander à Nina de m’envoyer un tee shirt« )

Bon d’accord, j’arrête de me prendre pour une star.
N’empêche que gne suis amoureux.
Mais heu arrêtez de me regardez avec un air maternel et les mains jointes sur votre joue dans le style « oh qu’il est miiiigneun » !!!
Je suis donc amoureux et c’est dur. La preuve je perds tout allant et tout style dans la rédaction de cet article tellement je suis ému.

Imaginez…
qu’il n’y a pas de paradis,
c’est facile si vous essayez,
pas d’enfer en dessous de nous,
au dessus de nous que du ciel…

Ah pardon, je fais rien qu’à copier…

Imaginez donc…
Vous vous réveillez le matin au bruit du ronron familial. Ronron dejà stressé et en conséquence stressant…
Or, à ce moment précis, la première pensée qui vous vient en tête, c’est la demoiselle.
Avec son doux sourire, à vous faire pleurer de joie sur votre oreiller. Hummm, yabon l’oreiller. Hummm, ta gueule le reveil.

Du lever au couchant, la jeune femme va s’inviter dans vos pensées, deci, delà, telle une brise agréable un beau soir d’été.
Impromptus fugaces qui arrivent sans prévenir et vous arrachent un soupir…
Et un sourire, tristoune.

Pour son anniversaire, vous lui faites un cadeau d’une valeur indécente… Qui plus est, un cadeau qui n’est pas éternel. Un cadeau dont le montant ferait descendre dans la rue touts les smicards, marchant en rangs serrés sur le siège social de Vingtenaires S.A, histoire d’avoir ma tête.

Mais que voulez-vous offrir à une jeune femme qui a tout ?
Pardon ?
Vous voulez savoir ce qu’elle a ?
C’est bien simple…

Une élégance naturelle, une prestance délicate, une prompte répartie, une intelligence vive, capable de remettre à sa place toute personne détestable…
Et un sourire merveilleux associé à des yeux qui caressent…
Ne riez pas, chuis sûr que vous aussi vous craqueriez.
Et, donc, lui offrir un cadeau qui est, par essence, ephémère, ça me parait un geste très élégant… Vous n’êtes pas d’accord ?

Vous pourrez toujours dire que je suis un rêveur
Mais je ne suis pas le seul,
J’espere qu’un jour vous nous rejoindrez
Et le monde en sera vraiment un…

Je vous écris cet article pour sauver un peu la morale car en ce moment je discute par mails (fuck MSN) avec une jeune fille que j’ai rencontré sur un site de rencontres, iconoclaste (le site, pas la nana ou les rencontres. Un site à des années lumières du mastodonte Meetic). Donc j’ai eu des scrupules à écrire cet article (qu’elle a d’ailleurs reçu en avant première) mais ça me paraissait plus honnête. D’une part de l’écrire, d’autre part de lui envoyer. D’aucuns me diront « tu devrais pas…si tu te prends un rateau de ta naiade, tu pourras toujours te rattraper avec la nana rencontrée sur le site »

Plutôt crever.
On a son honnêteté intellectuelle ou on ne l’a pas.
C’est ce qui m’avait fait casser, à la fac au début de la Licence, avec une nana sublime et futée parce qu’à l’époque j’étais amoureux d’une autre, insignifiante et hautaine. Oui, il m’arrive encore de me donner des claques rien qu’en y pensant ! Mais sortir avec une nana et être amoureux d’une autre, c’est mooooche, vous ne trouvez pas ?

Allez je vous laisse sur une citation de Douglas Kennedy (ouhai c’est mon maitre, alors je vais vous le mettre à toutes les sauces. Oui, je suis reulou, oui je vais perdre des fans, mais être droit c’est ça aussi)
Citation que j’ai retrouvée recemment en lisant un de ses bouquins.
Une citation qui devrait m’inciter à être diplomate avec la demoiselle rencontrée sur le web mais voila… Vous l’avez surement compris, j’assimile la diplomatie à un écrasement sauvage de mes valeurs… (quand je suis le seul à en subir les conséquences)
On peut en débattre si vous voulez !
Allez je vous laisse avec la citation et un lien musical hyper surprenant… (Lucas, où l’humour de merde format 15 tonnes)

http://www.radioblogclub.fr/open/144384/imagine/John%20Lennon%20-%20Imagine

 

On peut passer des années à chercher qq chose mais, quand on l’a devant soi, à portée de main, sous la main, on se rend compte qu’il s’agit seulement d’une étape sur la route
des illusions, aussi éphémère que le succès, et que le terminus n’existe pas.
 

Douglas Kennedy « Rien ne va plus »

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Qui est Nina ?

Après un an et des brouettes de blog, il était temps de se poser la question ! En fait, pour moi, la réponse était claire : c’était une certaine partie de moi. Pas forcément la meilleure mais une partie. L’autre jour, je discutais avec un jeune homme qui ne connaissait pas Nina donc, dans la conversation, j’en viens à parler du blog. Il le lit et en substance, il me dit : « autant, toi, je t’adore, autant avec Nina, j’ai du mal. »

Je tombe des nues. Hein ? De quoi ? Mais quelle est la différence ? Donc il m’explique, il détaille et là, je réalise que Nina peut être très éloignée de mon moi profond par moment. Et aussi qu’en un an, j’ai bien changé. Exit l’étudiante insouciante et mangeuse d’hommes. Quoi que déjà, le côté mangeuse d’hommes était très relatif, je suis une petite joueuse comparée à d’autres. Mais bon, je m’en fous, je ne couche pas pour faire du chiffre. Depuis fin octobre, je n’ai partagé mes nuits qu’avec deux hommes pour qui j’ai eu des sentiments. Pendant 4 mois, je fus abstinente, par volonté et pas par obligation. Les brouettes sans lendemain, j’en ai marre. Ce butinage m’a valu quelques claques bien méritées. Je ne regrette rien, ceci dit, mais tout ça est derrière moi. De ce point de vue, j’ai vraiment changé. Le sexe, c’est bien mais c’est encore mieux quand c’est fait avec la bonne personne. C’est comme la nourriture : le McDo, ça nourrit, mais ça vaut pas des pâtes aux truffes. Et moi, j’ai suffisamment mangé de McDo pour n’avoir désormais envie que de pâtes aux truffes. Si je veux du sexe, je décroche mon tel et j’appelle Laurent l’obsédé, toujours prêt à me rendre service en la matière. Sauf que si je l’ai pas rappelé depuis octobre, c’est pas pour rien.

Nina est libérée ? Heu… Ça dépend ce que l’on entend par là. Dans la mesure où je ne considère pas le sexe comme un tabou, pourquoi pas ? Ceci étant, j’ai mes limites, elles ne sont certes pas celles que la morale essaie de nous imposer genre pas coucher le premier soir, pas coucher avant le mariage, certaines pratiques sont saaaaaaaaales. Ma seule limite est, finalement, de pouvoir me lever le matin et de pouvoir me regarder dans une glace sans être dégoûtée par la fille que j’y vois. Si on se réfère à tout ce qu’il faut faire pour être libérée mode Elsa Linux, je suis une sale puritaine. J’ai jamais tenté le lesbianisme, je suis jamais allée dans un club sado maso pour me faire prendre par une foule d’inconnus, je me suis jamais faite prendre en étant accrochée à une porte, me suis jamais faite sodomisée par mon boss, jamais une collègue ne m’a offerte comme cadeau d’anniversaire à son mari qui trouve amusant de mettre sa montre en cockring (j’espère pour lui que c’était pas les montres à bracelet élastique, ça peut faire mal aux poils), je me suis jamais photocopié le sexe… Oui bon, on va arrêter la liste là. Très franchement, je m’en porte très bien merci. Je ne suis pas un objet et je n’ai pas envie de faire pas mal de choses dans cette liste, je vois pas pourquoi je me forcerais. Si être libérée, c’est devoir absolument tout tester, je préfère être puritaine, merci. Parfois, quand je vois certains comportements, je me dis que c’est pathétique. D’un autre côté, je me rends compte que les aventuriers (ou aventurières) du sexe s’en servent souvent pour combler quelque chose. Si l’été dernier, ça a été autant la fête du string de mon côté, c’était pour combler une certaine solitude et aussi tester mon pouvoir de séduction auprès des hommes. Depuis, j’ai compris que n’importe quel thon pouvait se taper des mecs si elle voulait donc mon truc servait à rien. Et, comme par hasard, depuis que Gauthier est sur Paris, je me suis calmée. Coïncidence ?

Nina est trash ? Non, je crois pas. Directe dans ses propos, oui. Autant appeler un chat, un chat, un pénis, ça reste un pénis, quelle que soit la métaphore qu’on utilise. Evidemment, j’évite des mots moches comme bite ou chatte. Ces mots ne me plaisent pas, je vais pas les employer ! De la même façon, j’essaie de ne pas faire dans le vulgaire. Le « putain, il m’a explosé la chatte », ça peut être marrant entre amis dans un certain contexte mais il ne faut point en abuser. D’abord, on n’explose pas ma chatte, on la traite avec délicatesse, non mais ! A quoi ça sert que Rogé Cavailles il se décarcasse, sinon ? J’ai certes un côté gentiment trashouille avec ma cravache et mes menottes mais c’est plus pour rigoler qu’autre chose, je n’ai jamais cravaché personne, sauf sur demande. Et c’était à la gay pride donc ça compte pas. Il est vrai que je peux facilement parler des pornos (ou érotiques) que j’ai vus, raconter ma virée au sex shop ou parler sexe dans la rue mais je ne me considère pas trash pour autant. C’est juste que je ne fais pas une montagne du sexe, c’est un sujet comme un autre. Par contre, j’évite de trop en raconter, surtout à des personnes qui me connaissent peu. D’ailleurs, vous aurez noté que, sur ce blog, j’ai beaucoup parlé de mes plans culs mais très peu de mes mecs, finalement. On sait qu’ils sont là mais ce que l’on fait dans l’intimité de notre chambre, ça reste secret. Honnêtement, j’ai pas envie de le partager. Et puis les gens qui racontent leur vie sexuelle en détail, je trouve ça un peu chiant. T’as fait ça 10 fois pendant le week-end, y compris sur le buffet de grand-mère ? Heu… Tu me passes le sel, s’il te plaît ? Ma liberté de ton vient sans doute de ma culture gay où on se demande sans fioriture des nouvelles de nos vies sexuelles, qu’on parle sexe sans tabous mais de façon assez construite. Les trois quart des articles présentés ici ne sont finalement qu’une synthèse de nos discussions. Mais bon, on parle aussi d’autre chose !

Nina est une femme des années 2000 que rien ne peut atteindre ? Alors, là, c’est archifaux. Je pense avoir pleuré plus ces 7 derniers mois que pendant le reste de ma vie. Non, j’exagère mais qu’est-ce que ça n’allait pas ! Il y eut d’abord mon chômage. Ça, je l’ai salement vécu, faut dire ce qui est. Je crois que pour la première fois de ma vie, j’ai flirté avec la dépression, je me sentais une sombre merde. Je me levais de plus en plus tard, je traînais toute la journée, toujours prête à pleurer pour le moindre truc. Là, ça va mieux, même si je suis pas encore sortie de l’auberge. Ils me prennent en stage jusqu’en octobre puis après, j’ai un gros boulot à faire qui m’amènera quasiment jusqu’au printemps et pour la suite, j’ai une idée sur laquelle je dois travailler. L’optimisme est enfin revenu, il me semble apercevoir le bout du tunnel. J’ai aussi été très malheureuse suite à ma dernière rupture que j’ai à peine évoquée sur ce blog. Pourquoi ? Peut-être parce que ça me touchait trop. Certainement parce que je ne voulais pas qu’on le juge. Déjà, en parler, ça aurait été dévoiler une partie de la vie du jeune homme et, là, je crois que je n’avais pas à faire ça. Ensuite, j’avais peur qu’il se prenne des volées de « connard », « pauvre type » ou autre donc j’ai préféré m’abstenir. Mes ex, y a que moi qui ai le droit de les insulter. Et Gaugau aussi mais lui, c’est pas pareil : vu que c’est toujours lui qui me ramasse en larmes au téléphone, ça lui donne quelque prérogatives. Et puis, de toute façon, l’histoire était suffisamment compliquée pour pas y ajouter d’autres personnes ne connaissant pas la situation.

Mais je ne parle pas non plus de mes petits bonheurs. Des moments partagés en amoureux, des rigolades parce que Kenya fait la nouille (ce qui est très naturel chez elle), nos délires avec Gaugau ou autre, des petits instants de bonheur fugaces qui ne donnent plus rien une fois écrits. Et puis des choses que je n’a même pas envie de partager parce que je peux être égoïste, aussi, et que c’est trop beau pour être écrit.

Enfin, Nina n’est pas une pintade même si, des fois, j’aime bien faire dans le superficiel. Ça m’amuse d’écrire des articles sur les soaps opéras, de faire ma Guy Carlier en critiquant certaines émissions de merde. Même si j’ai pas regardé la Star Ac ou la nouvelle star juste pour critiquer, faut pas déconner non plus. Parce que je ne suis pas toujours sérieuse dans la vie et que j’aime bien me prendre un gros délire. Ça n’empêche pas que, des fois, je réfléchis à la société qui m’entoure, que j’ai des opinions politiques, je suis l’actualité et quand je vois ce qu’il se passe dans le monde, j’ai envie de baisser les bras. Mais je n’en parle pas ici. Juste parce que ça ne correspond pas à la ligne éditoriale et que je n’ai pas forcément envie de débattre de certains sujets ici.

Bref, je me rends compte que, parfois, le blog est un prisme déformant qui peut donner une fausse image de ma personne. Je suis bien plus complexe que Nina, il y a des choses que je ne dis pas, par choix ou pas. Bref, toute ma vie n’est pas ici et ceux qui s’arrêtent à « Nina » ratent bien des choses de ma personne !

A partir de maintenant, je mettrai un peu de musique sur les articles, si j’en ai envie, un peu à la manière de Yojik. Aujourd’hui, la the nana de Léo Ferré, le garçon qui m’a inspiré cet article sait pourquoi.

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