Premier vol pour Cuba

Le 09 mars – Arrivée à Cuba ! Après un voyage long et un peu éprouvant. Ca fait peut-être un peu snob mais la compagnie aérienne fut fort décevante : clim en panne donc chaleur d’enfer à notre niveau, pas de place pour les jambes, pas d’écrans individuels. Rien pour occuper les gens qui n’arrêtaient pas de bouger, impossible de vraiment dormir…

Dormir dans l'avion

Mais commençons par le début. Taxi, 6h45, j’abandonne un Victor pas bien réveillé, petit coup au coeur. Je déteste partir sans lui juste pour ce moment-là. En arrivant à l’aéroport, je récupère mes papiers, enregistrement dans une partie de l’aéroport appelée “l’arche” à l’autre bout du monde (“suivez le fil rouge”… ah on vient de le recouvrir de béton, oups !”) mais j’enchaîne. Petite pause au Exki pour un café accompagné d’un carrot cake… le goût des vacances !

Carrot cake vegan

Recette de carrot cake vegan en cliquant sur l’image (c)lovingitvegan

L’embarquement est chaotique, ça met une plombe et je crois que des gens se sont faits refouler… Je suis côté couloirs, pas loin des chiottes, une plutôt bonne config pour un vol de 10h30 et qui en durera finalement 11. A côté de moi, un mec… merde, c’est le relou malaisant du Exki qui draguait la serveuse. J’ouvre le coffre au-dessus de nos têtes pour ranger mon manteau, il me demande poliment son sac. Tiens, encore un mec qui se montre insistant avec les femmes travaillant dans le service et pas avec les autres ? En vrai, j’ai découvert un peu plus tard que je m’étais trompée, c’était pas lui le relou mais un mec qui était avec lui à ce moment là de l’histoire.

Vol pour Cuba avec Air Caraïbes, une expérience peu chouette

Le vol a été chiant. Pas tellement pour les 11h de vol mais pour le reste. Déjà, je l’ai déjà dit mais point 1 : ni écran ni tablettes pour mater des films. Je ne prends certes pas l’avion pour mater des films , je n’avais, par exemple, strictement rien regardé lors de mon vol aller-retour Paris-Montréal mais 11h, c’est long. Surtout quand tu as devant toi des meufs qui n’avaient visiblement jamais pris l’avion et à ta gauche un putain de tchatcheur qui raconte sa life hyper fort à sa voisine. Et quand les gens ne sont pas occupés, que font-ils ? Ils bougent ! Et quand tu es côté couloir, c’est relativement chiant. Surtout que, combo, la clim de notre côté était en panne donc on allait tous se promener pour choper un peu de fraîcheur et se ravitailler en eau. Donc Air Caraïbes, je ne suis pas sûre d’avoir envie de retenter, on verra au retour. Côté bouffe, ça allait et côté film diffusé sur l’écran, on a eu un dessin animé sur des zombies (Zombillénium, assez mignon), un film avec Jean-Pierre Bacri en wedding planner (un peu trop “comédie française” mais il y avait une ou deux scènes très jolies), Jalouse avec Karin Viard (moyen), Au revoir là-haut (très beau) et un peu de Marvin (malaisant).

Le sens de la fête

Après un vol sans turbulences notables, nous voici enfin à Cuba ! On a le temps de bien admirer la façade de l’aéroport, les premiers ayant récupéré leurs bagages (mon voisin de vol et moi, notamment) environ 45 minutes avant les derniers. Et c’est parti pour… 4h de bus ! Il y a déjà une fille qui me fatigue, qui parle tout le temps et se met en avant et en plus, a jeté direct son dévolu sur la fille que je voulais en coloc. 3h30 plus tard, nous voici enfin arrivés, une fille que je n’avais pas encore vue me propose de prendre une chambre ensemble. Woké ! Un dîner vite avalé et dodo. Certains vont boire un verre, moi, je ne rêve que des bras de morphée.

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Faut-il trop planifier ses voyages ?

Dans mes rêves les plus fous, je suis une sorte de Bree Van de Kamp de l’organisation. Quand je dis “fou”, c’est pas pour “incroyable” mais pour “totalement irréaliste, tu es tellement loin d’être ce que tu veux être…”. Du coup, quand je planifie un voyage non organisé, j’achète les billets (ou carrément tout le voyage) et je commence à crier “ouais, je vais bien étudier la destination” parce que je veux vraiment tout planifier mais… je pars toujours à l’arrache.

Le château Himeji au Japon

Je vous spoile un peu mes vacances à Fuerteventura que je partagerai ici d’ici deux ans, au vu de mon rythme de publication mais j’ai découvert après l’atterrissage que l’île n’avait rien à voir avec Madère (ce que je croyais) mais beaucoup plus avec le désert… Moi qui voulais fuir la chaleur. Bon, après, j’avais un peu bûché le sujet… sur Instagram et je n’ai jamais su où était ces putains de bassins naturels que je voyais sur toutes les photos mais au fond, on s’en fout. Bref. Je ne prépare pas beaucoup. Pour le Japon, j’avais le cadre, je savais quel temps on passait dans chaque ville mais après…

Fuerteventura - Los Lobos

Ah bah c’est sur Los Lobos apparemment, on n’avait pas eu le temps d’y aller

Et je crois que s’assurer une certaine souplesse n’est pas si mal. Lors de ce fameux voyage, notre “pire” erreur fut vraiment de ne prévoir qu’une journée au Mont Fuji et ne s’être accordé aucune souplesse sur le sujet.  Parce que le lendemain par exemple, il faisait vraiment très beau. D’où mon “j’aurais su, je fonctionne par base et on sillonne”.

Lac Kawaguchi

Mais c’est surtout qu’à un moment, à trop tout prévoir se passent trois phénomènes :

La fatigue

A force de trop prévoir un programme au cordeau, on oublie juste un élément essentiel : la fatigue et, accessoirement, le droit à la paresse. Prenons un exemple très concret : je regardais dans le train entre chaque destination ce que nous pourrions faire. Premier soir à Osaka, Victor me fait part de son envie de paresser au lit le lendemain, je commence à souffler mais… il n’a pas tort. On marche des kilomètres toute la journée, on ne prend pas tellement le temps de se poser… Du coup, à l’arrivée, je n’ai pas fait le Umeda sky building mais qui branchait moyen Victor de toute façon (une histoire d’escalator transparent et de vertige). Au pire, je ne le ferai jamais, au mieux, je reviendrai. Pas si grave, je ne savais même pas que ce building existait avant de lire son nom dans un guide.

Umeda Sky building Osaka

Photo pas du tout de moi car j’y suis pas du tout allée, même pas au pied

L’impossible improvisation

Une des choses les plus précieuses pour moi en voyage, c’est la perte de timing. Quand on part avec Victor, on peut se faire un petit déj de roi et ne pas manger le midi ou un truc sur le pouce ou au contraire, petit café rapide puis bon déj. Donc on s’arrête quand on a faim. Ou envie de se poser aussi, on a furieusement fréquenté les cafés Tully’s pour déguster lui un café, moi un matcha latte. Bref, un programme trop chargé et trop précis empêche toute improvisation… pour les pauses mais aussi pour le “oh, regarde, par là, ça a l’air joli.” On aime bien se perdre parfois dans les rues, marchant un peu au hasard tout en refaisant le monde, quitte à se retrouver parfois dans un quartier sans le moindre intérêt sous une pluie diluvienne.

Takayama sous la pluie

La déception

Et là, je vais en revenir un peu à Instagram. Je suis abonnée à pas mal de comptes voyage qui me donnent envie d’aller un peu partout dans le monde tant tout à l’air beau, chatoyant, les eaux pures et cristallines et… attention, va y avoir arnaque genre :

Planifier son voyage sur Instagram : risque de déconvenue

Et c’est là que je me dis “ok tu arrêtes de consulter Instagram pour voir ce qu’il y a à voir”. Il faut savoir qu’en tant que jeune femme dotée d’une très solide imagination teintée d’une étrange fascination pour le gigantesque et le futurisme (je ne sais pas trop comment le définir autrement), j’ai souvent des images très ancrées dans mon imagination et… ça ne colle pas toujours avec la réalité. Un exemple : Venise. Avant d’aller dans cette ville, j’en rêvais souvent, une version monumentale avec des bâtiments immenses… idem pour New York et Montréal, d’ailleurs (avec, à l’époque où j’avais peur de l’avion, un “mais comment je suis arrivée ici, j’ai pu faire un vol transatlantique, moi ?”). Pour vous situer, New York, la Statue de la Liberté, d’un vert profond, avait une tête aussi imposante qu’un building. Bon ben en vrai, pas tellement… et je vous parle pas de ce pont gigantesque que l’on prenait qui nous amenait… jamais trop su, je devais me réveiller avant. Finalement, aujourd’hui, je crois qu’il ne me reste que les pyramides dont je rêve, le reste, c’est vu et ça a quitté mes obsessions oniriques. Je digresse, je digresse mais j’ai cet espèce d’envie de gigantesque et je peux potentiellement être déçue entre mes attentes et la réalité. Or en ne me renseignant pas de trop, ça évite que mon imagination débordante tisse un tableau bien trop beau…

Tokyo de nuit

Alors évidemment, ne pas planifier trop tôt nous fait parfois passer à côté de certains monuments ou musées très prisés (le musée Ghibli à Tokyo par exemple… mais après, j’ai pas une adoration sans borne pour le studio, Victor en avait fait son deuil dès le départ, se disant, à raison, qu’on n’aurait jamais de places). Je suppose que le secret des vacances réussies est quelque part entre les deux… Va falloir que je prépare soigneusement mes vacances de folie de l’an prochain en sélectionnant deux ou trois immanquables… et laisser le reste dans un joyeux bordel.

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La dystopie du gigantesque : Starmania

En 12 ans de blog (!!), je me rends compte que je n’ai jamais parlé de Starmania, oeuvre qui a une place majeure dans ma vie et ce pour deux raisons : d’abord parce qu’à partir du moment où j’ai commencé à écouter Starmania, j’ai arrêté d’écouter de la soupe commerciale genre Dance Machine juste pour être comme les autres mais surtout ça a quand même drôlement influencé mon imagination mais j’en reparlerai un autre jour, de ce point. Mais Starmania, c’est quoi donc pour commencer ? C’est ce que j’appellerais une dystopie du gigantesque. En gros.

Starmania, Nanette Workman et Daniel Balavoine

Le premier album sort en 78 mais l’histoire débute bien avant, en 74 précisément où Patricia Hearst, riche héritière d’un magnat de la presse, est enlevée par un groupe d’extrême gauche, l’armée de libération symbionaise (si vous trouvez une définition pour ce mot, je prends). Mais rebondissement, la jeune héritière va être victime du fameux syndrome de Stockholm et va finalement rejoindre la cause de ses ravisseurs (on lui prête une liaison avec l’un d’entre eux). Inspiré par cette histoire que l’on pourrait presque qualifier de romanesque(deux morts quand même à leur compteur et il semble acquis que Hearst a quand même été bien maltraité au départ. C’est du romanesque façon After ou 50 shades of grey, à peu près), Michel Berger décide d’écrire un opéra rock (les années 70, Hair, Jesus Christ Superstar, The Rocky Horror Picture Show dans une certaine mesure…) inspiré de cette histoire appelé Angelina Dumas et que j’ai découvert lors de la comédie musicale Résiste. Il n’arrive pas à ses fins et il décide de contacter un jeune parolier québécois, Luc Plamondon, pour l’aider à écrire ce fameux opéra rock. Et je vous passe la suite de l’histoire de la naissance de cette oeuvre parce qu’on n’a plus le temps, on passe à l’histoire.

Michel Berger et Luc Plamondon, auteurs de Starmania

Dans la mégalopole Monopolis, capitale du monde occidental, la populace vit dans les souterrains tandis qu’au-dessus de leurs têtes se dressent les immenses tours des millionnaires dont celle du businessman megalomane Zero Janvier décrite comme un tour dorée de 121 étages au sommet duquel se trouve la boîte de nuit tournante Naziland (oui, ok, j’admets que tout n’est pas toujours subtil). Dans les souterrains, Marie-Jeanne est serveuse à l’Underground café et sert ses clients dont Ziggy, jeune homosexuel qui veut devenir danseur ou chanteur, selon les versions et dont elle est folle amoureuse. Dans son café navigue d’autres personnes aux objectifs obscurs, les Etoiles Noires (inspirées de la Bande à Baader, Brigades Rouges, etc.) dont le leader, Johnny Rockfort (oui, je sais, c’est rigolo…) est conseillé par Sadia, défini.e comme un.e travesti.e . Et ne croyez pas que je mégenre, le genre de Sadia est très obscur, il y a la symbolique du travestissement de la “fille à papa” telle que définie par Marie-Jeanne qui se déguise pour ne pas être reconnue mais il est parfois sous-entendu qu’il s’agirait d’un homme. En tout cas, le rôle a toujours été joué par des femmes dans les versions officielles. Du coup, je vais dire “elle”. Donc les étoiles noires zonent à l’Underground Café entre deux braquages et une explosion quand un jour, ils entendent Ziggy parler de son désir de passer dans Starmania.

Ziggy et Marie-Jeanne - Frank Sherbourne et Luce Dufault

Qu’est-ce que Starmania ? Alors oui, c’est la Star Académie russe (pour de vrai) mais dans l’histoire qui nous intéresse, c’est une émission télé où des inconnus viennent se produire pour devenir des stars (rappel : le 1er album est sorti en 78…). Sadia entend le projet de Ziggy et décide d’appeler la présentatrice, Cristal, pour lui proposer une interview exclusive de Johnny. Ce qui devait arriver arriva, Cristal est kidnappée par les Etoiles Noires (bien que dans les premières versions, elle suit Johnny de bonne grâce après un coup de foudre). Peu importe, à la fin, elle tombe amoureuse de lui et décide de rejoindre les Etoiles Noires, ce qui exaspère Sadia qui perd son rôle de bras droit.

Trio de la jalousie, Starmania. Bruno Pelletier, Judith Berard, Jasmine Roy

PENDANT CE TEMPS. Le Zéro Janvier dont je vous parlais, le businessman mégalomane qui aurait voulu être un artiste (vous l’avez ?) et qui a pour principale caractéristique d’être milliardaire se lance en politique pour être Président de l’Occident. Attend… un milliardaire… qui a une tour…. qui a un problème très libéro-progressiste qui veut que l’homme ne soit plus “esclave de la nature”… Donc je rappelle : 1978 le premier album. Pour réussir son projet, il prend en égérie puis compagne Stella Spotlight, une actrice qui met fin à sa carrière et qui a du mal avec la notion de vieillir et semble très attirée par l’idée de mourir sous les spotlights. A peine a-t-il eu le temps de se présenter qu’il part direct en interview de campagne mais celle-ci est interrompue par un message pirate de Cristal qui annonce qu’elle fait désormais partie des Etoiles Noires.

France Gall est Cristal dans Starmania

Je rushe la fin car cet article est trop long. Cristal et Johnny décident d’aller faire sauter une bombe au Naziland, la boîte de Zéro Janvier, le soir où celui-ci célèbrera ses fiançailles et sa victoire électorale (oui, pas le temps de niaiser pour Zéro). Sauf que Sadia, revancharde, va prévenir Zéro Janvier et embarque Ziggy au Naziland pour qu’il fasse DJ. Le fameux soir, donc, les Etoiles Noires essaient de commettre leur attentat mais Cristal meurt (au choix défenestrée, tuée par balle, par une bombe ou carrément étranglée par Zéro qui n’a donc toujours pas le temps de niaiser). Johnny est arrêté, Zéro gagne, Stella va plus ou moins se suicider (clairement dans la première version, un peu moins dans les suivantes) et Marie-Jeanne, abandonnée par Ziggy devenu DJ (et plus ou moins amant de Sadia dans les versions où Sadia est un homme travesti), décide de quitter Monopolis pour aller faire pousser des tomates.

Franck Sherbourne et Isabelle Boulay lors de la 500 eme de Starmania. FRANCE - 26/10/1995.

Alors pourquoi je dis que c’est une dystopie du gigantesque ? Dans l’histoire, on ne sait pas vraiment quand ça se passe, il est question de “quand viendra l’an 2000” dans les premières versions (78, 88 et 94) puis ça devient “on est en l’an 2000” dès qu’on les passe donc c’est censé être plus ou moins contemporain mais on se retrouve avec cette mégalopole, sorte de mélange entre New York (les gratte-ciels) et Montréal (la ville souterraine) et ce businessman qui fait des affaires sans qu’on sache trop dans quoi qui n’arrive jamais à éteindre sa soif de pouvoir. Il y a l’aspect futuriste de la ville certes (et les costumes de la dernière version réalisés par Philippe Guillotel appuient cet aspect là) mais les thématiques sont dans le temps des années 70, entre terrorisme (d’extrême-gauche) et totalitarisme… Et ça le reste furieusement aujourd’hui. Je crois que c’est le plus flippant dans Starmania : ça aura 40 ans l’an prochain et ô bordel, c’est toujours autant furieusement d’actualités. Et je suis pas la seule à le dire.

La troupe de Starmania 88

Et alors, pourquoi je vous parle de Starmania ? Oh juste parce que je suis retombée dedans vendredi et que ça va me servir à vous parler de l’influence que ça a dans à peu près tout ce que j’écris. Je vous en reparle… (mercredi à priori)

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Stockholm, Paris, Milan, Rome, Montréal

Hé non, ceci n’est pas la liste de mes prochaines vacances mais quelques lieux de mes romans en cours (enfin, y en a qu’un réellement en cours mais voyez l’idée). Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de cette petite dose d’exotisme que je m’autorise au quotidien en racontant une histoire qui n’a pas lieu là où je vis et des galères que ça peut impliquer.

Stockholm

Je vous ai déjà parlé plusieurs fois du roman de Maja qui se passe donc à Stockholm avec des activistes écologistes anti nucléaires. Pourquoi Stockholm alors que j’y ai jamais mis les pieds ? Parce que je ne sais pas, en toute honnêteté. Au départ, j’avais pensé à des Allemands parce que l’écologie, là-bas, c’est quelque chose mais la Suède faisant partie de mon top 5 des pays préférés, voilà. J’ai également une histoire qui fait actuellement environ 13 lignes qui raconte l’histoire de Daniela de Milan, j’ai Audrey qui-n-avance-pas de Paris, Ofelia à Rome (mais un Rome un peu dystopique, un Néo Rome, un peu… j’avais aussi une histoire très similaire dans un Rome du futur mais qui est peu ou prou le même qu’aujourd’hui et Ofelia s’appelait alors Cecilia, comme l’héroïne de l’Ennui de Moravia, quel hasard…) et Marine (je me souvenais pas du tout avoir choisi ce prénom) qui vit un peu  à Montréal. Bref, des histoires au quatre coins du monde. Et pourquoi ?

Montréal vu du Mont Royal

Et pourquoi pas ? Je n’ai pas de réelle raison et il est certain qu’il serait bien plus facile pour moi de tout placer à Paris ou Toulouse car… Ben, on va pas se mentir, je me rajoute bien de la complexité. Reprenons mon roman de Maja, si vous le voulez bien. J’écris un peu bille en tête sur mon cahier puis je fact checke au moment du recopiage. C’est ainsi qu’au départ, Maja laissait son ami sur le quai du métro quand… poueeeeeeeeet ! Quoi ? Ah oui, pas de métro à Stockholm, okayyyy… Idem pour une scène censée se passer devant un commissariat, tout est très clair dans ma tête sauf que… ben ce que j’imagine n’a rien à voir avec la réalité et me voilà sur google maps à trouver un commissariat qui pourrait répondre à mes critères.

Suède, commissariat de Malmö

Oui, ceci est un commissariat (celui de Malmö). Ce pays est magique

Il est vrai que je me plante sur pas mal de détails comme ça et vous allez, peut-être, me dire que c’est pas grave : il y a quand même peu de chance qu’un Stockholmois tombe un jour sur ce récit, on peut tout à fait admettre qu’il s’agisse d’un Stockholm fantasmé puisque la plupart des gens qui liront cette histoire (si tant est qu’il la lise un jour), auront leur propre image de la ville selon les très rares éléments que je donne, de ci de là.

Brunnsviken à Stockholm, mer

Cependant, ça reste un exercice un peu sympa de fouiller les Google Maps, Earth et Street view pour se créer un décor le plus réaliste possible. Je sais que j’irai un jour à Stockholm, sans doute pas cette année mais bientôt, un jour, peut-être en 2018. D’ici là, j’espère avoir fini l’écriture de ce roman de Maja mais j’irai là-bas avec une certaine émotion, j’essaierai de visiter quelques lieux, me rendre à quelques coins de rue, qui m’ont servi à narrer mon histoire.

Restaurant végétarien Hermans à Stockholm et sa terrasse

Et puis, je crois qu’au fond, je n’aime pas l’ethnocentrisme. Paris est un décor fabuleux pour des milliers d’histoires, bien entendu, mais j’ai envie de voyager aussi mentalement, m’imaginer des ailleurs dans lesquels mes personnages, tout aussi imaginaires, vivent leurs histoires. Peut-être parce que Paris est trop mon décor quotidien que je n’imagine pas forcément de folles aventures ici… Peut-être dans des quartiers que je fréquente peu même si je vois mal des écoterroristes préparer leur prochaine action en sirotant un chocolat au Café de Flore, par exemple.

Terrasse du Café de Flore, Paris

Bref, quand je commence une histoire, je dois répondre à deux questions : qui et où ? Et j’aime sortir ma mappemonde pour choisir. Ah mais tiens, je vous ai pas parlé du Qui, non plus. Ce sera l’occasion d’un prochain article.

Cartes d'identité françaises

Bonne semaine !

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Pour une bonne année 2017 : mes résolutions !

Aaaaaaah, mon article préféré de l’année, celui où je m’imagine une vie parfaite avec tout un tas de bonnes résolutions qui me permettraient d’être encore plus heureuse ! Un truc où je me mets un peu la pression pour rien… je dois être tellement maso !

Amy Poehler en femme d'intérieur parfaite fait griller ses toasts avec son fer à repasser

Alors, avant de faire ma liste 2017, reprenons ma liste 2016, pour voir :

  • La check list de la journée parfaite : jamais réussi à en tenir une et pire, ça fait depuis juin que j’ai abandonné l’idée mais je vais reprendre en aménageant un peu.
  • Meilleur équilibre entre vie pro et vie perso : Mouiiiiiiiiiii…
  • Arrêter de se faire bouffer par le boulot : ahahah. Echec total, la workaholic est toujours bien trop là.
  • Sport et manger mieux : alors j’ai arrêté d’aller au sport à midi, globalement, vu que j’ai arrêté de boycotter mes collègues donc en ce moment, le sport, c’est salle le lundi soir avec Anaïs et parfois yoga le vendredi plus du foot à 5 une fois par mois. Va falloir revoir un peu ça ! Manger mieux par contre, grâce à mon régime, c’est un but atteint (même si ce dernier mois, re catastrophe mais on va recadrer ça en janvier).
  • Ecrire : bon rattrapage sur la fin d’année parce que sinon, c’était pas brillant…
  • Devenir une gauchiste éclairée : miiiiiiii, y a encore du taf. Mais globalement, je crois que je vais un peu laisser les débats stériles de côté, j’en ai un peu marre de “me battre” contre des murs, même si je convainc éventuellement la personne qui lit sans intervenir. Je vais plus écrire des articles ici sur certains sujets, je pense, mais me contenter de bloquer les cons sur Twitter. Ou ne leur parler que par questions, tiens, ça peut être intéressant…
  • Le “nous” : carton plein mais je savais déjà que ça allait arriver, j’avais triché.

Bon, globalement ça va. Je laisse les bonnes résolutions du blog pour demain, j’avais totalement oublié que j’avais fait ça, je sais même plus ce que j’y racontais, on verra demain et on rira ensemble, je pense.

blog_lettres-perles

Alors du coup, 2017, on fait quoi ? En fait, on va pas faire PLEIN de résolutions, on va en faire une globale qui s’appellera “le voyage intérieur”. En fait, ce que j’aime dans la vie, en dehors d’écrire, des maths, de Victor et de nos chats, c’est expérimenter. L’autre soir, au yoga, la prof avant le cours nous dit que pendant une heure, nous allons embarquer dans un voyage “à l’intérieur de soi” et j’ai trouvé que ça allait être un très bon concept pour 2017. Longtemps, j’ai hésité à me lancer dans certaines activités, me demandant “à quoi bon ?”. La plongée m’avait permis de répondre “pour partir à l’autre bout du monde, par exemple”. En fait, la question n’a pas d’intérêt : il ne faut pas faire les choses par but mais par curiosité et la curiosité, c’est bien mon moteur. Donc en gros, cette année, je me résous à :

Photo de l'adorable cabinet de curiosités de Mr Honoré à Paris

  • Faire toujours plus de loisirs créatifs : continuer couture et tricot pour avoir un look bien à moi (quoi que sur le tricot, le look bien à moi va rester à la maison pour le moment) et me lancer dans le paper art. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que ça me détend, en fait. Me sentir bien, c’est aussi simple qu’une Nina et un Victor sur un canap’ à mater séries ou vidéos Youtube, un tricot à la main pour moi, éventuellement un petit verre de whisky (ça par contre, faudrait mettre la pédale douce). Posés, au calme, bieeeeeeeeeen.
  • Expérimenter toujours plus en cuisine : cette année, grâce à mon régime IG bas, j’ai découvert de nouvelles farines, de nouvelles saveurs (j’aime l’épeautre), testé de nouvelles recettes et c’était plutôt cool. L’an prochain, je vais tenter de me lancer un défi : mixer cuisine IG bas et veganisme. Non, je ne me résous pas à devenir végane mais à réduire vraiment drastiquement ma consommation de produits animaliers pour diverses raisons, la première étant écologique. Et franchement, le steack vegan quinoa-epinard-chapelure de la cantine était tellement à tomber… Donc en 2017, je vis un voyage initiatique culinaire.
meringue vegan ig bas

Ceci par exemple est mon premier essai de meringue vegan IG bas qui a tout foiré

  • Autre voyage initiatique qui m’interpelle depuis des années mais que je n’arrive pas à faire : la vidéo. Sauf que là, ma prof de sophrologie m’a donné une idée. Nous parlions l’autre jour des signes qui permettent de déclencher un souvenir, une émotion. Elle expliquait que quand elle rentrait de vacances, elle montait des vidéos sur la musique qui représentait le mieux ses vacances et du coup, dès qu’elle entendait cette musique, elle se retrouvait aussi sec là où elle était partie. Pour ma part, j’ai déjà ancré New York sur Again d’Archive (et ça marche extrêmement bien) et Montréal sur Ouverture pour Québec de Jorane (oui, bon, là, j’ai pas cherché 107 ans). Par contre, j’ai rien pour notre périple en Europe de l’Est et pour la Guadeloupe, c’est… les tourments d’amour de Francky Vincent. Un peu dur (mais matez le clip, c’est hilarant).
  • Un voyage dans la connaissance aussi : reprendre mes duolingos en rajoutant quelques exercices histoire de récupérer les 3 bribes d’espagnol que j’ai perdus (donc on n’acquiert pas bien avec Duolingo mais ça reste une bonne base), devenir la reine de l’english pour arrêter de transpirer à grosses gouttes dès que je dois le parler (alors que j’y arrive très bien en plus)(enfin, ça me stresse au niveau pro, hein), reprendre un bon niveau d’italien ET d’allemand (oui, Duolingo m’a permis de me rendre compte que j’aimais assez bien l’allemand, finalement) et jouer sur les Duolingos suédois, peut-être grecs et croate (je sais pas s’il existe celui-là) mais le grec risque d’être aussi chiant que le russe rapport au clavier…

Apprendre les langues, main tendue sous des drapeaux

  • Et enfin voyage dans mon corps et dans ma sérénité : comme évoqué quelques lignes plus haut, j’ai entamé la sophrologie et c’est extrêmement intéressant (je pense beaucoup trop, je vous en reparlerai), je veux poursuivre le yoga, bien sûr, tenter d’autres sports, aussi. J’ai découvert le foot à 5 cette année, peut-être que la vie me permettra de découvrir d’autres disciplines et constater que non, niveau endurance, j’ai pas à rougir, finalement (par contre, arrêter de jouer avec mes lunettes, je me suis ramassée un petit cocard). J’ai lu récemment le bouquin de Zermatti “Maigrir sans régime” qui est extrêmement intéressant sur pas mal de sujets. J’y reviendrai, tiens. Sur le sport, il dit que non, le sport n’est pas tant un allié minceur que ça, quoi qu’on en dise. Par contre, c’est un excellent catalyseur d’émotions grâce à son côté défouloir et sa production d’endorphines et c’est ça dont j’ai besoin, je le savais déjà, d’ailleurs. Mais je veux aussi vivre des sensations donc en 2017, je teste absolument les caissons d’isolation sensorielle, la soufflerie pour faire comme du parachute, si j’ai l’occasion un petit baptême en parapente et surtout, je vais voir pour suivre une petite formation soit de shiatsu soit de massage ayurvédique car c’est une philosophie qui m’intéresse.

massage ayurvédique bien être bonne année 2017

Et sinon ? Côté coeur, pas de grands projets cette année : on profite, on voyage (liste provisoire : Séville, Amsterdam, Japon et un autre truc mais on sait pas quoi entre Amsterdam et le Japon avec de la plage et du repos), on s’aime… et non, pas de bébé. Déjà parce qu’on vise le Japon pour fin septembre-début octobre et je pars pas à l’autre bout du monde enceinte donc voilà.

Côté pro ? On va voir, j’ai des ambitions mais… on verra.

Bref, 2017… Sérénité et voyages initiatiques. Sympa, non ?

 

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Un bilan 2016 haut en couleur

Ceux qui me lisent depuis des années le savent : j’adore faire des bilans. Parce que ça me permet de me recentrer mais aussi d’arrêter de toujours m’autoflageller parce que parfois, je me rends compte que je ne suis pas si nulle que ça, que j’ai fait des choses bien… Et autant vous le dire, ce bilan 2016, il s’annonce particulièrement positif.

bilan 2016 positif, fête et cotillons

Alors quand je dis que ce bilan est très positif, entendons-nous, ça veut dire “tout à fait personnellement, j’ai passé une très bonne année”. Si on oublie le monde qui nous entoure, quoi. J’aimerais d’ailleurs être capable de l’oublier plus souvent, celui-là car on ne va pas se mentir : 2015 fut une année horrible pour la collectivité, 2016 est bien resté dans la tendance et, en temps que Française, j’en ai déjà marre de 2017. Faut dire que, petit apparté, si j’ai enfin décidé à qui je donnerais ma voix (sans grand suspense, ok), je sais d’ores et déjà que mon candidat ne sera pas au second tour et que je ne vais pas aimer du tout la campagne qui s’annonce ni le résultat quel qu’il soit. Je parlerai peut-être une autre fois de mon choix mais je ne suis pas sûre d’en avoir envie. Fin de l’apparté.

Eoliennes, une énergie verte

Je disais donc 2016 fut pour moi, globalement, une très belle année, une année qui restera dans les annales comme très importante. On va faire un petit vrac :

  • Je me suis installée avec mon Victor dans un appart où on est très heureux (nonobstant la voisine folle du dessus qui nous a harcelé tout l’été à cause de notre bruit mais qui n’a plus l’air d’être gênée depuis qu’elle a fermé sa fenêtre, pour vous situer le niveau de dérangement)
  • On s’est pacsés même si, in fine, on a trouvé bien plus engageant de s’installer ensemble et surtout d’ouvrir un compte commun.
  • On s’entend toujours très bien, merci.
  • Niveau boulot, j’ai chopé pas mal de nouvelles compétences
  • D’ailleurs, je me suis prise de passion pour les statistiques, je commence à regretter de ne pas avoir fait d’études là-dedans. J’ai un peu regardé pour reprendre mes études là-dessus, c’est un peu compliqué dans l’absolu mais à voir pour la rentrée prochaine. En attendant, je me suis achetée une BD sur les stats

Couverture du livre les statistiques en BD de Larry Gonick et Woollcott Smith

  • Je me suis lancée dans plein de loisirs créatifs et j’adore ça. Des trucs que je voulais faire depuis des années sans jamais avoir le temps
  • J’ai fait un régime qui a bien marché, je me sens très bien dans ma peau, merci.
  • J’ai découvert le foot à 5 et j’adore, il faut vraiment que je trouve un moyen d’en faire plus (là, je ne vois que des équipes qui font des matches et tout mais moi, je veux surtout m’entraîner parce que c’est bon pour le cardio mais surtout… ben je suis une quiche quand même)
  • Je me suis coupée les cheveux, osant abandonner ma longue crinière pour une coupe courte et franchement, je suis ravie, ravie, ravie. L’autre jour, Anaïs me disait “ah, ça te va bien, ça va avec ton caractère je trouve” et elle a raison. C’est peut-être un détail pour vous mais après plus de 20 ans à me battre pour avoir des cheveux longs, des cheveux de fille (ma mère me préférait cheveux courts), j’ai enfin eu le courage de me couper les tifs. Par contre, la couleur rouge fut un échec, dégorgée en un mois, il ne reste plus grand chose.

Je fais n’importe quoi en DAB…

Et évidemment, les voyages : Montréal (rêve de gosse), Londres, Maroc, Barcelone, Europe de l’Est, Guadeloupe… Première année sans mettre le pied en Asie depuis un bail mais j’étais d’humeur ouest ces derniers temps.

Montréal vue de nuit de la grande roue de la fête des neiges

Abbaye de Westminster à Londres

Park Guell à Barcelone

Plage proche d'Essaouira au Maroc

Prague coucher de soleil

Le parlement de Budapest au soleil couchant

Dubrovnik vu du haut du téléphérique, Croatie

Kotor Monténégro, citadelle

Guadeloupe, plage des Saintes

Du négatif ? Pas grand chose. Quelques agaceries côté famille où mes parents et ma soeur s’arrangent entre eux sans penser à moi donc j’ai raté plein de petites réunions parce que ça tombait toujours quand j’étais en vadrouille, quelques petites disputes de “calage”, on va dire, avec Victor mais c’est réglé, la voisine du dessus, une ambiance au boulot louuuuuuuuurde (disons que je suis partie en vacances semaine dernière en espérant que ça allait enfin péter en mon absence vu que je me sens pas des masses concernée par les tensions), une agence immobilière qui ne m’a jamais rendu ma caution et voulait me faire cracher encore plus d’argent (ça n’est pas arrivé)… des broutilles ? Oui.

le chat, animal ami de votre sérénité

Une année aussi douce que le poil de mon chat

Donc oui, au niveau de mon petit microcosme personnel, 2016 fut une année absolument remarquable, rien à avoir avec l’année 2006 qui avait une gueule de mue très violente (surtout la fin) mais au moins, j’étais arrivée toute neuve pour 2007, une année fantastique.

Et 2017, alors, on attend quoi ?

une jeune femme attend avec impatience, sourire, chapeau de fête et ballons

On verra ça avec ma liste des bonnes résolutions !

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Independence Day : Resurgence ou le gros soucis des reboots/suites

Situation : me voici dans un avion enfermée pendant 8h, le temps de traverser l’Atlantique et de piquer un peu au sud. J’ai des munitions : 2 Society, 2 Néons, un Philosophie magazine, un mag sur le Japon, et une solide propension à m’endormir dans les transports. Mais au bout de 2h, alors qu’on nous sert notre pitance, je cède : allumons l’écran et regardons un film. Et comme il s’agit de passer le temps, prenons un bon blockbuster des familles : Independence Day : Resurgence

Independence day : resurgence, affiche française, tour eiffel

Non mais sérieux l’affiche… je serais capable de faire la même sous Photoshop… et je suis pas particulièrement douée en la matière

Alors je vous raconterais bien le film mais ça ne sert à rien car c’est quasi le même que le premier, sauf qu’ils ont remplacé Will Smith (qui n’avait sans doute pas envie de se ridiculiser là-dedans alors que le mec a quand même joué dans le très critiqué Suicide Squad) par Jessie Usher que vous avez pu voir dans… hmmm… rien de très connu, je crois. Mais comme notre bon Jessie n’est pas trop charismatique, on lui adjoint le mec de Miley Cyrus dans la vraie vie (Liam Hemsworth), un sidekick rigolo que tu as envie de frapper comme tous les sidekicks rigolos, en fait (parce que je sais pas dans quel univers vivent les scénaristes mais ils confondent beaucoup “drôle” avec “t’es tellement lourd, mec, tu veux pas fermer ta gueule 2 mn”. De vraies sulfateuses à punchlines en espérant qu’une ou deux fasse effet. Là, non), une Chinoise pour faciliter l’exportation du film et la fille de l’ex Président, chiante de perfection (et d’une voix française assez agaçante). Ah oui parce que même si l’histoire est peu ou prou la même avec la reprise limite plan par plan de certaines scènes du 1er et un côté “oh, les méchants sont encore plus méchants”, on est surtout là pour “tuer le père”

avant première du film Independence day : resurgence, casting du 1er qui ont rempilé

La team « vieux »

On retrouve peu ou prou 2 générations dans ce film : les anciens qui se sont illustrés durant la 1ère guerre des extraterrestres et leur progéniture et associés. Du côté des “vieux”, certains passent pour un caméo : Vivica A. Fox (la copine de Will Smith dans le 1er opus) doit apparaître environ 5 mn dans le film pour un rôle globalement (totalement) inutile, Bill Pullman va se sacrifier pour éviter à sa fille de le faire, le scientifique dont j’avais totalement oublié l’existence sort du coma pour finalement crever, et Connie… ah non, en fait, c’est pas elle mais bordel, comment suis-je censée les différencier, sérieusement ?

Margareth Colin est Connie dans Independence Day

Sela Ward, président des Etats-Unis dans Independence Day

(déjà que je viens de découvrir que Connie n’était pas jouée par Mary-Louise Parker alors que j’en étais persuadée, Mary-Louise Parker que je confonds très régulièrement avec Sally Field quand je ne suis pas sûre de la date du film que je suis en train de mater. En fait, Connie était jouée par Margaret Colin, connue pour son rôle de maman de Blair Waldorf dans Gossip Girl (j’étais persuadée que c’était Sally Field, bordel) et c’est une pro-vie. Voilà)

Mary_Louise Parker

C’est marrant, je la croyais plus vieille, elle, j’ai dû me planter

Sally Field

Non mais vraiment, je me perds là

Bref, il n’y a guère que Jeff Goldblum qui survit avec son père, aidé par Charlotte Gainsbourg… Wait ! What ? Oui, Charlotte Gainsbourg joue dans Independance Day : resurgence (alors qu’elle avait refusé Terminator 4 parce qu’elle trouvait le film trop mauvais. Je pense qu’elle commence à salement galérer dans sa carrière US) mais bon, elle joue juste l’intérêt amoureux vite fait de Jeff Godblum, elle parle de cercles régulièrement et voilà. Les vieux meurent pour laisser symboliquement la place aux jeunes qui se font tous des bisous dans le désert à la fin. Comme le 1er.

la fin de independence day

Et on arrive à ce qui commence à me crisper un peu dans cette mode des suites/reboots (parce que je suis désolée mais j’y vois plus un reboot qu’une suite, cf Star Wars 7, Terminator Genisys ou Jurassic World pour ceux que j’ai vu) : on reprend des fondamentaux, on copie/colle les scènes icôniques et “tatan”, on te dit que c’est un nouveau film. Sauf que non.

Les raptors de Jurassic World et Chris Pratt

J’ai détesté Independence Day : resurgence, idem pour Jurassic World que j’ai pas fini car mon avion a atterri avant la fin (voyage à Montréal, j’ai pas cherché à rattraper mon retard), je me suis endormie devant Star Wars 7 et Terminator Genisys… Je suis tellement navrée du casting, sérieusement. Non mais juste, je mets ça là, vous allez comprendre :

Ok, il est possible qu'à une époque, j'ai eu un petit crush pour Kyle Reese version Michael Biehn

Ok, il est possible qu’à une époque, j’ai eu un petit crush pour Kyle Reese version Michael Biehn

Curieusement, je crushe pas du tout à la version Jai Courtney, sans doute parce qu'on dirait qu'il va me taper (et elle, elle est trop forever 16 pour être crédible)

Curieusement, je crushe pas du tout à la version Jai Courtney, sans doute parce qu’on dirait qu’il va me taper (et elle, elle est trop forever 16 pour être crédible)

Cheeeeeeeeeeee

Ce qui me saoule dans ces films, c’est que je ne peux pas être embarquée dans l’histoire vu que je sais parfaitement où on va : aux mêmes scènes que la version d’origine. Pour Star Wars, c’est systématique : le 1er opus d’une trilogie tue le mentor du héros d’une nouvelle ère trouvé dans un désert. Et encore là, dans le 7, la notion de mentor est très relative vu que je ne suis même pas sûre que notre héroïne du désert et son mentor de service se soit même adressés la parole. Dans Terminator Genisys, on assume le truc à mort en rejouant carrément la première scène du un mais en gros : poursuite, poursuite, on casse un gros building (une prison, un immeuble de bureau, un hopital), poursuite, poursuite, un accident de transport tue le gros méchant mais en fait non, fin dans une usine ou endroit assimilé, la menace est annihilée… ou peut-être pas. Tatatantatan.

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Du coup, pourquoi regarder ces films ? Pour les acteurs ? Alors dans les 4 cas, non : soit la jeunesse est mal identifiée par le public, soit ce sont des “sous acteurs” (Bryce Dallas Howard n’est pas Jessica Chastain mais en vrai, moi, elle me fait plus penser à Christina Applegate mais en rousse), soit des vieux acteurs qu’on a aimé dans le film d’origine et qui viennent faire un coucou… même si je mets pas mal d’espoir en Carrie Fisher sur la suite de Star Wars, j’espère qu’elle va botter des culs (j’aime bien Carrie Fisher, cette femme a l’air très drôle). Eventuellement pour les effets spéciaux, on peut mesurer les progrès faits entre la version 1 et la “suite/reboot” (mais j’ai pas trouvé ça très impressionnant) mais… je n’aime pas voir un film dont je devine la fin sans même réfléchir, j’aime être surprise, bousculée, regarder une histoire pour son intérêt propre et pas juste chercher les clins d’oeils, caméos et repompages. Je ne suis pas opposée à la reprise d’une histoire ou d’une franchise mais il faut que ça apporte quelque chose de plus. Et là, c’était pas le cas.

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Prague, bijou de Bohème

Prague, j’en rêvais depuis pas mal de temps. Ceux qui me suivent depuis l’origine de mon blog ou à peu près connaissent mon intérêt pour la Slavie ou plutôt l’ancien bloc communiste. Si on rajoute à ça toutes les belles images que j’avais pu voir de la capitale tchèque et ce qu’on m’en disait, j’étais chaud patate. Comme disent les jeunes… dans les années 80…

Statue dans le ciel de Prague

A chaque fois que je me rends enfin dans une destination qui me fait de l’oeil, j’ai toujours peur d’être in fine déçue, que ce soit pas à la hauteur de mes attentes… ou plutôt de mon imagination. Parce que déjà, il m’arrive de rêver de certaines villes où j’ai jamais vu les pieds genre New York ou Montréal (qui, dans mes rêves, constituaient souvent une seule et même ville), Venise (qui était un peu moins ouf que dans mes rêves mais magnifique quand même) voire Moscou que, pour le coup, je n’ai pas encore vue. Et puis je me construis des représentations mentales par rapport aux photos que je peux voir. Et de belles photos de Prague, j’en avais une petite collection. Alors Prague, à la hauteur de mes attentes ?

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Oui. Trois fois oui. Ca a été le coup de coeur de Victor, mon top 2 perso de nos vacances. Déjà, la ville est superbe. Tout autour de la Vtlava (je sais pas comment le prononcer), il y a des milliers de photos à faire, juste là. Le château bien sûr et sa cathédrale qui dominent la ville. Le quartier plus vivant et moderne Mustik… En fait, ce que j’aime dans Prague, c’est que tu peux aller n’importe où, t’auras toujours un beau bâtiment à admirer, un détail chouette, des façades certes très chargées mais bien travaillées, des couleurs chatoyantes. Et un tramway un peu vieux donc magnifiquement kitsch pour faire des photos cartes postales, un peu comme au Portugal.

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Côté trucs à faire, bon, le Château bien évidemment -pas très cher, il en vaut la peine – le parc au dessus du château, accessible via funiculaire. Une magnifique roseraie vous attend en haut et en redescendant, vous pourrez vous perdre dans la “forêt”. Pour les plus courageux (pas nous), vous pourrez même monter en haut de la Tour Eiffel locale, 200 ou 300 et quelques marches pour une vue imprenable sur Prague. Et j’avoue que la ville, compacte, parsemée de petits clochers, c’est fabuleux.

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Evidemment, n’oubliez pas de traverser la Vtlava en passant par le pont historique de la ville. Magnifique même si très encombré de passants et de marchands ambulants.

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Il y a aussi la Place de la République qui est très sympa avec sa principale curiosité : l’horloge astrologique. Comment la trouver ? C’est très simple : allez y juste avant l’heure pile et cherchez un amas de personnes : c’est là ! En effet, l’horloge est agrémentée de marionnettes qui s’animent quand vient l’heure et j’avoue que c’est assez sympa. Même si nous, le premier soir, on a eu droit à un concert genre Fête de la Musique chez nous, vous savez, les concerts de France 2 avec des artistes random. Donc on a eu les Spice girls locales, notamment, c’était… un peu le festival de la fausse note, ne nous mentons pas. Mais surtout, ce qui était drôle, c’est que les chansons s’arrêtaient hyper brutalement à chaque fois, ça donnait un drôle d’effet…

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Côté bouffe, entrez et abandonnez ici toute velléité de régime : on mange quand même assez gras. Evidemment, il faut manger un goulash (c’est franchement pas mauvais) et ils adorent le canard… Ca tombe bien, moi aussi et je n’en mange jamais. La cuisine n’est pas toujours des plus raffinées mais c’est goûteux et ça tient bien au corps. On a aussi fait quelques sorts au Strüdels mais on n’a pas cédé aux sirènes des Trdelnik, spécialité locale que tu trouves à tous les coins de rue mais un peu cher pour ce que c’était. Alors évidemment, je pense que c’est une destination un peu plus compliquée pour les végétariens mais sinon, y a moyen de manger beaucoup pour peu d’argent. Côté boisson, Victor n’a pas été super fan des bières locales, moi, j’étais heureuse car tous les bars servaient du cidre (en bouteille). Petite mention spéciale au Somersby que j’ai bien aimé et que j’ai retrouvé à toutes les étapes de notre voyage (avec le Carling, pas mal).

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Mais Prague, c’est une ville de débauche, aussi. Enfin, potentiellement. Les saunas coquins et cabarets (traduisez “bars à strip tease) fleurissent un peu partout dans la ville. Rien que dans notre rue, on avait un cabaret, deux sex shops, un sauna coquin et un autre en travaux (avec un jacuzzi). Fait amusant : les passants de notre rue étaient interpellés gentiment par des rabatteurs de ces établissements… Enfin les hommes, uniquement. Nous, par exemple, en tant que couple, on nous a rien proposé du tout. Autre élément qui nous a super étonné : le cannabis. Dans les supérettes, il y avait énormément de produits autour du cannabis : boissons, pipes, sucettes et gâteaux. On se dit alors que ce serait sympa de se faire un coffee shop un soir mais non, la consommation n’est pas légalisée ! En gros, le cannabis, tu le bois ou tu le manges mais tu es prié de ne pas le fumer (mais tu peux acheter des pipes et bangs). Apparemment, il est assez facile de se procurer du cannabis à fumer si on demande un peu mais on n’a pas tenté l’expérience, on préférait ne pas prendre de risque.

Oui, bon, là, c'est plus un absinth shop mais j'ai pas de photos de cannabis shops (et puis y a marqué cannabis sur la devanture)

Oui, bon, là, c’est plus un absinth shop mais j’ai pas de photos de cannabis shops (et puis y a marqué cannabis sur la devanture)

Alors Prague ? C’est oui oui oui même si, en trois jours, on avait fait le tour des principaux centres d’intérêt. Ca reste une excellente destination de week-end et ce n’est franchement pas cher. On est d’ailleurs assez motivés pour y retourner en hiver, avec la neige, histoire de la revoir parée de blanc.

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Enchantés par cette expérience, nous prenons place dans le train qui va nous mener à Budapest : 5 ou 6h de train (un Paris-Toulouse quoi) avec un vrai bar restaurant où nous avons dégusté un goulash d’assez bonne facture en admirant la campagne slovaque. Pressés d’arriver à Budapest, la capitale hongroise chère au coeur de mon adoré et qui m’avait envoyé du rêve par paquet avec les photos… Mais nous allions droit à la catastrophe…
A suivre… (cliffhanger de merde, un peu)

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Le café chat l’heureux à Montréal

Pleines d’amour des animaux et de mignonnerie suite à la visite du Biodome , on repart pour notre prochaine destination : le café des chats, le café Chat L’heureux, précisément. Pour ceux qui ne connaîtraient pas le principe : c’est un café où y a des chats dedans. Sur chaque table, il y a une petite plaquette présentant chaque chat : un nom, quelques caractéristiques. On commence donc à guetter les stars du lieu “oh, c’est Luna ! Et là, Gustave ! Mais il est où Boris ?”. Deux heures à grignoter (c’était bon en plus), à mitrailler les chats pour moi, à leur agiter un bâton à plume sous le nez pour les faire jouer. Les règles sont claires : on ne va pas embêter les chats qui dorment, on les prend pas dans les bras, on laisse pas les enfants sans surveillance, on joue avec eux s’ils en ont envie et on fait plein de photos.

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Et c’est génial parce qu’on s’attache beaucoup à ces petites boules de poils. On les appelle par leur nom, on les cherche, on revient des toilettes en s’indignant un peu parce que Sheldon est venu nous faire un câlin pendant qu’on se soulageait. Ah oui parce qu’au Québec, les portes des chiottes ont un gros espace entre la dite porte et le sol, j’avais limite l’impression de faire pipi en public donc le chat, il rentrait et sortait de là sans difficulté. Et Dieu seul sait pourquoi, il y en avait deux ou trois qui se précipitaient régulièrement aux toilettes des femmes.

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Ce qui est génial, c’est qu’en connaissant le nom des petits pensionnaires, on s’y attache à une vitesse folle. Par exemple, deux jours plus tard, on est repassées devant le café et on recherchait les chats ‘“ah, y a Luciole, là ! Et Mousse aussi ! Ah il a sa cravate !”. Ah oui, je vous ai pas dit mais ils mettent parfois des petits accessoires aux chats, des cravates ou des noeuds papillon… et… C’est trop mignon. Vous pouvez d’ailleurs acheter plein d’accessoires chats (pour votre bestiole ou pour vous). Pour ma part, connaissant la Kenya, j’ai renoncé de suite à l’idée de lui mettre un truc autour du cou, j’y ai laissé la main la dernière fois.

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C’était assez drôle d’observer les gens, notamment un couple où le mec était comme un fou, s’allongeant même par terre pour mieux jouer avec l’un des chats tandis que sa copine souriait poliment en le prenant un  peu en photo et en baillant beaucoup. Il y a vraiment deux catégories : ceux qui veulent à tout prix jouer avec les chats et secouent des plumes dans tous les sens et les plus circonspects qui les regardent un peu de loin sans trop savoir quoi en faire. Pour ma part, j’avoue avoir toujours une légère méfiance avec les chats que je ne connais pas (je suis martyrisée par celle de mon mec (non, j’ai exagéré, j’ai d’ailleurs eu droit à de nombreuses protestations de Victor suite à mon article sur sa terreur de chat (qui me fait des câlins maintenant, même quand c’est pas 7h du mat un dimanche))) mais ces chats étaient plutôt pépères, du moment qu’on ne les dérangeait pas en plein roupillon (soit les ¾ du temps, rappelons que ce sont des chats).

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Alors forcément, j’ai tout bien pris en photo et me suis dit “ok, je vais aussi me lancer dans l’aventure !”. Pas à Paris, y en a déjà un et je ne veux pas d’un truc snob pour bobo hipsters qui ne vivent que pour leur Instagram (je viens de vous pondre un très joli cliché). Non, je veux un truc mignon juste pour que les Amoureux des chats viennent prendre leur shoot de câlins félins. Sur le papier, il suffit que je me mette sérieusement à la cuisine, que je trouve un local et que Victor me bricole des plateformes et des hamacs et ça passe… Mais on a un souci de taille : nos chattes. Juste un rappel :

  • Kenya : chat le plus affectueux du monde, limite trop collante… Mais ne supporte que difficilement les autres chats, à moins qu’ils ne se soumettent.
  • Evanya : n’aime pas trop trop les câlins sauf s’ils viennent d’hommes. Et encore, c’est elle qui décide. Niveau ninja en terme de planque quand elle veut avoir la paix.

kenya

Du coup, est-ce qu’on peut ouvrir un bar à chats sans mettre nos deux monstresses au milieu ? En tout cas, c’est mon projet secret de quand je serai partie vivre à la campagne (faut aussi que j’aille voir l’allergologue d’ailleurs)

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Le biodome de Montréal, périple au pays de la mignonnerie

Vendredi 29 janvier : après une journée à me balader à Montréal avec Joy et Isa, je me couche pleine d’amour des animaux. Quoi ? Oui, en une journée, j’ai fait des provision de mignonnerie et de awwwww, assez pour tenir au moins un mois. Parce que ce jour là, je suis allée au biodome

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C’était ma seule demande impérative du séjour et on a failli ne pas y aller en plus car on avait confondu le biodome et la biosphère (qu’on pouvait visiter gratos avec le pass de la Fête des neiges vu que c’est juste à côté et c’est très intéressant aussi. D’ailleurs, au Canada, quand on vous projette un film sur le dérèglement médiatique, on vous balance un peu d’eau pour la pluie et un peu de neige pour bien illustrer ce qu’on te raconte). En fait, avant de partir pour le grand froid (qui n’existe pas), j’avais un peu regardé quoi faire en hiver à Montréal et le biodome était en bonne place. C’est donc parti pour cet univers étrange et fascinant.

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Situé à côté du parc olympique, le biodome vous propose 4 salles, 4 ambiances : la forêt tropicale, le monde sous-marin, ambiance arctique et ambiance “les laurentides”. Donc on va voir plein d’animaux intégrés dans un écosystème et on va passer d’une température tropicale à une température beaucoup plus fraîche… Alors je suis toujours un peu circonspecte sur tout ce qui est zoo et assimilé, j’ai toujours peur d’être complice d’un mal être animal genre Marineland et co. Après, j’ai parfois l’impression que les réserves sont une bonne façon de justement protéger des animaux en voie de disparition (même si ce n’est pas toujours safe non plus).

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On commence la balade, on n’arrive pas à voir ni le paresseux ni le singe lion mais c’est pas grave, on voit une sorte de super cochon d’Inde, des signes trop mignons, des chauves souris, des grenouilles minuscules… mais mortelles, des poissons, des serpents… Un peu plus loin, des alligators, des tortues, des ibis. On regarde un peu partout, les oiseaux font leur vie tranquille.

 


ibis-rouges-biodome ibis-rouge-biodome biodome-perroquet aligator-biodome singe-biodome grenouille-veneneuse serpent-biodome poisson_biodome biodome_animalMais la partie tropicale était celle qui m’intéressait le moins car ensuite, on arrivait sur la partie Laurentides et là, surprise : des loutres. J’adore les loutres, j’étais hystérique, je les ai mitraillées (pas forcément pratique à travers une vitre, une faisait du toboggan dans une rivière artificielle, j’étais ivre de mignonnerie. On rate les castors qui dorment, les ratons laveurs ne sont pas motivés pour nous voir mais attention, arrive une nouvelle mignonnerie : le lynx du Canada. Vous prenez un chat, vous lui mettez du poil au bout des oreilles, des pattes de lion et une queue pompon et… KAWAIIIIIIII !! On les voyait évoluer de branches en branches, peinards. La dame du Biodome nous explique que quand ils nettoient la zone, ils planquent des cadavres de souris et d’oiseaux pour maintenir l’instinct de chasse. Et ils ont dressé des filets au dessus de leur territoire car ils allaient chasser les oiseaux des autres parties qui s’approchaient de trop près. Les félins restent des félins.

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Zone suivante, on arrive sous un bassin : dans l’eau, des poissons typiques des Laurentides (dont des brochets un peu flippants) mais surtout des oiseaux posés sur le dessus qui plongent pour pêcher. Donc Isa et moi sommes restées bien 15 mn à regarder les oiseaux qui pêchent en admirant la technique : l’espèce de mini mouette qui galère, l’espèce de canard qui descend, chope un truc et se met en position aérodynamique pour remonter comme une balle. Et la phrase précédente illustre à quel point je suis la reine de l’ornithologie. Continuons pour arriver au dernier super point d’intérêt : les pingouins. Je les aime presque autant que les loutres et les renards roux, pour dire. On reste ving minutes à les mater, écoutant les infos données par un employé du biodome qui nous explique que les pingouins sont assez bien pour se reproduire, ce qui est bon signe. On les voit évoluer sous l’eau et hop, ressortir l’air de rien sur le rebord, c’est génial.
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Pour finir, on a joué un peu les pestes. Pendant toute la visite, on a croisé un couple d’Asiatiques (je dirais Japonais à vue de nez mais je ne les ai pas entendus parler… ce qui ne m’aurait pas forcément aidée vu que je parle pas japonais). La fille, habillée d’un jean, en talon sans chaussettes et avec un tutu… Pourquoi pas mais surtout, elle a passé toute la visite à se faire mitrailler par son mec en mode blogueuse mode, sans aucun intérêt pour les animaux. Au début, ça nous a amusé, à la fin, ça nous gonflait limite vu qu’il devenait difficile de passer dans son coin. Du coup, on a fini par le faire un peu exprès de photobomber. S’il le faut, je suis en guest sur un blog mode japonais, quoi ! Mais là, une nouvelle fois, ce narcissisme me dépasse : aller dans un “musée vivant” comme ils disent sur le site pour se faire tirer le portrait une bonne centaine de fois, je… Non, vraiment, c’est pas mon univers. Ils ont même pas regardé les loutres, pour vous dire ! Et ça, CA, pardon de le dire mais c’est un crime.

Ah y avait un Axolotl aussi

Ah y avait un Axolotl aussi

La prochaine fois, je vous parlerai du truc encore plus mignon que le biodome : le café des chats.

Un chat est caché dans cette image, le trouveras-tu ?

Un chat est caché dans cette image, le trouveras-tu ?

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