Une virée à Nara, le pays des temples et des daims

Le 12 octobre – Ancienne capitale impériale (comme Kyoto, d’ailleurs), si je devais qualifier Nara, je dirais que c’est une sorte de Disneyland du temple. Bouddhiste ou shintoïste, faites votre choix.

Nara, petit étang

En me levant, je jette un oeil à la météo. Pour la veille, ils avaient annoncé “plutôt ensoleillé” et j’ai eu la face cramée, je suis donc assez optimiste quand je lis “nuageux” et je me dis qu’on devrait bien s’en sortir… Bah pour une fois, la météo ne s’est pas trompée…

Nara vue du temple Tamukayama

Donc Nara, pour vous décrire, c’est une sorte d’immense parc plein de temples et de daims. Des daims partout. Cette fois-ci, vous pouvez acheter des galettes pour les nourrir donc autant vous dire qu’ils sont pas farouches. Voire même un peu trop curieux, j’en ai vu un commencer à mâchonner des robes. Les parents donnent les galettes aux enfants qui paniquent vite, des audacieux qui insistent pour avoir du rab et les gens se mettaient à crier quand ils se faisaient harceler par les cervidés. Nous, on se fait snober par les bêtes vu qu’on n’a rien à leur donner.

Bambi calme #nara #japan #suede #cuteness #peacefull

A post shared by Nina Bartoldi (@ninabartoldi) on

Nara, temple Nara, temple Nara, temple Les daims de Nara Les daims de Nara Nara, temple Nara, pagode

Les daims de Nara

On déambule de temples en temples jusqu’au majestueux Todaiji qui, d’après mon guide, contient une statue de Bouddha géante… Ah ben OUI EN EFFET ! J’ai beau ne pas être bouddhiste, je suis assez impressionnée par l’immensité de la statue. Le temple, par contre, est petit, on fait assez vite le tour, on flâne un peu dehors, se frayant un chemin à travers la dizaine de classes de primaire, reconnaissable à leur chapeau ( chaque classe en a un particulier, vous avez les grands chapeaux jaunes, la casquette bleue ou la rouge) ou de collège, reconnaissable à leur uniforme. On grimpe ensuite vers le temple Tamukeyama, au milieu de ces charmants bambins surexcités mais on arrive à trouver un chemin peu emprunté qui nous permet de souffler un peu. C’est vraiment quelque chose d’assez fascinant ici, il suffit parfois de s’éloigner de quelques mètres des sentiers balisés pour se retrouver quasi seuls. Et vu comme la ville est grouillante, on apprécie, même si Nara est bien plus tranquille, du moins du côté du parc à temple, nous ne sommes pas allés visiter la ville en elle-même.

Temple majestueux à Nara #japan #nara #temple #shrine #stones

A post shared by Nina Bartoldi (@ninabartoldi) on

Nara temple fermé Les oranges de Nara Les oranges de Nara Fontaine à Nara Fontaine à Nara Temple Todaiji Nara Bouddha géant de Nara Bouddha géant de Nara Bouddha géant de Nara

On se replie lentement, on se pose dans un petit restaurant discret et pas très cher, contrairement à ses voisins. Je déguste un unagi (les vrais savent) vraiment bon et en dessert, j’opte pour un décadent parfait “milky white”. J’ai assez peu pris de dessert au Japon, essentiellement parce que je ne suis pas sûre de bien comprendre le principe, notamment les parfaits, justement. Pour vous expliquer un peu rapidement, vous prenez une coupe et vous mettez plein de choses dedans. Moi sur mon parfait milky white, j’avais de la glace chocolat blanc, du yaourt, de la banane, , du lait concentré sucré, des trucs que j’ai pas identifiés un peu gélatineux et de la chantilly. Oui, ce n’est pas un dessert de régimeuse. J’en ai vu avec des petits flans ou des pana cottas. C’est rigolo mais relativement peu appétissant quand tu vois leur modèle en résine ne me fait jamais trop envie et j’aime bien savoir d’où on fait des desserts avec des pâtes.

Dessert japonais : le parfait

unagi

Unagi !!

Bref, on s’en met tellement plein la panse qu’en rentrant, on renonce même à l’idée de manger. Et quand on connaît Victor, on mesure ce que ça représente. On passe donc la soirée écrasés sur le lit à laisser nos corps au repos (ils en ont bien besoin),profitant de ce premier lit vraiment confortable depuis qu’on est arrivés.

Rendez-vous sur Hellocoton !

La nature, c’est plus fort que nous

Mais jamais on ne l’admettra. La semaine dernière, j’ai retrouvé mon âme d’enfant car il a neigé et j’adooooore ! Bon, bien sûr, ce fut la galère pour pas mal de gens mais Paris sous la neige, ça a quelque chose de magique, d’apaisant, la neige étouffe le bruit. Quelques enfants jouent dans la neige. La nature dans toute sa splendeur. “Ouais mais moi, j’ai galéré à aller bosser, c’est intolérable !”. Oh oui ?

Paris sous la neige

Alors on va évacuer un truc de suite : il neige comme ça une fois tous les cinq ans et encore donc on va arrêter le drama du “quoiiiii ? tout n’est pas prêt pour pallier ça ?”.  Nous sommes dans un cas exceptionnel. Mais surtout, ce qui me fascine dans cette histoire, c’est cette morgue, cette prétention de croire qu’en aucun cas, la nature peut venir perturber notre vie. Alors oui, la neige, c’est pas normal que ça bloque, il font comment au Canada, bla bla bla (ils galèrent pareil si ça peut vous rassurer). Alors déjà, le Canada ou la Russie, ils sont légèrement plus exposés que nous à la neige en hiver donc ils ont un matos un peu plus développé que le nôtre. Nous, en général, on sale 4 fois les trottoirs par an et basta, merci. Et d’ailleurs, si on continue sur le même trend, on salera de moins en moins et ce sera de plus en plus la panique au moindre flocon, hein…

Des enfants jouent dans la neige à Paris

Mais surtout, je trouve que la nature nous rappelle à quel point nous lui sommes soumis, quoi qu’on se raconte. Vous vous souvenez du volcan Eyjafjallajökull qui avait paralysé l’Europe il y a quelques années. J’avais tellement adoré cette histoire et surtout à quel point elle nous a rappelé que nous ne sommes rien face à la nature. Et pourtant, qu’est-ce qu’on se la raconte. 3 flocons et la France semble au bord de l’apocalypse (enfin, Paris, le reste de la France s’est bien foutu de notre gueule). Avec en plus toutes les personnes très intelligentes qui sont allées prendre leur voiture alors qu’elles ne savent pas conduire sur la neige. Oui, la neige, ça nous paralyse parce que hé ! Ca reste exceptionnel. Nos trains ne sont pas hyper équipés et il faut savoir l’accepter.

La nature sous la neige

Et ce qui est magique, c’est qu’avec le dérèglement climatique,on risque de manger des situations météorologiques hors normes de plus en plus souvent. Alors peut-être qu’au lieu de chialer sur les infrastructures, traiter les fonctionnaires de fainéants, admettons tout simplement que la nature n’est pas disciplinable et qu’on peut effectivement s’en retrouver victime. C’est une meuf qui n’a pas vu le Mont Fuji alors qu’elle avait prévu une magnifique balade qui vous le dit. Peut-être qu’il est peut-être temps de réorganiser la société en prenant en compte cet élément plutôt que de crier au scandale dès qu’on a du retard sur nos trains ou que les routes sont saturées. Par exemple, il serait temps de revoir un peu la question du télétravail. On en rediscute semaine prochaine.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le jour où on n’a pas vu le Mont Fuji

Le 04 octobre – Mont Fuji nous voici ! L’excitation est palpable. Je voulais partir à 6h30 de l’appartement pour arriver tôt car mon guide disait qu’il pouvait se couvrir en fin de matinée et nous avions une heure de train pour arriver mais Victor tempère mon ardeur : 7h30, ça suffira amplement. Il faut savoir qu’au Japon, il fait jour dès 6h du matin donc si on veut partir à l’aventure tôt, c’est fort possible. J’enfile mon petit t-shirt, mon petit gilet et c’est parti ! Pour briser immédiatement le suspense : on a bien fait de suivre le plan de Victor plutôt que le mien.

Kasei

Météo qui met de suite dans l’ambiance

Le petit train pour le Mont Fuji

On part donc enthousiastes et on se fait refroidir assez vite par la météo : il fait plus que couvert et, visiblement, il a plu. C’est pas grave me dis-je, ça doit être un peu comme en Irlande pendant mon voyage de classe en 97. C’est le matin, ça va se lever. Notre train monte tranquillement vers sa destination : Kawaguchiko, un lac avec vue imprenable sur le Mont Fuji. Il pleut mais c’est pas grave : c’est le matin et on est encore loin de la destination. Pas de panique…

Lac Kawaguchi près du Mont Fuji, Japon

9h, gare de Kawaguchiko. Il pleut et on a froid, je sors mon Kway de touriste et on se réfugie dans un hôtel/restaurant pour avaler un consistant petit déjeuner et un café. Ca va se lever…

Petit déjeuner au pied du Mont Fuji

10h, ça ne s’est toujours pas levé mais on ne va pas passer la journée là. Victor me propose de faire un tour du lac à pied, 10 km, environ. Bon, on n’a que ça à faire de toute façon, allons-y, ça finira bien par se lever.

Lac Kawaguchi près du Mont Fuji, Japon

 

Le lac, donc. Pas mal de barques en forme de cygne ou avec des têtes de pandas ou de chats. Ambiance Batman Returns de Burton. Plus un point direct. On oublie le téléphérique amenant à un point de vue sur le Fuji vu qu’il fait tout dégueulasse et on commence à marcher paisiblement. Au bord du lac, quelques pêcheurs, on croise de rares promeneurs. On goûte le calme et notre solitude. Malgré la pluie intermittente et un Mont Fuji invisible, c’est une balade hyper agréable, on a droit à quelques jolis coins et on croise même d’adorables chatons. Tout ce qu’on aime.

Lac Kawaguchi, Mont Fuji, Japon, barques cygnes

Lac Kawaguchi, Mont Fuji, Japon

Mais soudain, une musique étrange s’élève, mi fantastique mi flippante… on aperçoit derrière les arbres un étrange château comme un mini Disneyland. Intrigués, on fait le tour et nous découvrons le Music Forest Museum. Résumé de la situation : il pleut, on n’a que ça à faire de la journée de se promener autour du lac… Bah, faisons un tour dans cet étrange musée.

 

Et c’était cool ! Franchement, on n’y serait jamais allés exprès et on aurait manqué un moment sympa. On a droit à deux spectacles : un concert d’automate avec une chanteuse d’opéra et un concert du plus grand orgue automatique du monde. Ouais, rien que ça ! Et c’était assez bluffant genre t’es assis dans une espèce de salle de bal et tu as tous les pantins au-dessus de toi qui battent le rythme. On a aussi droit à un petit spectacle de sand art qui nous raconte la légende la princesse Kaguya. Encore un truc que j’aimerais bien savoir maîtriser. Tout était aux couleurs d’Halloween, fête qui semble très prisée ici. C’est d’ailleurs la musique d’Halloween version orgue qui nous a attirés. On croise des bâtiments étranges, j’ai presque l’impression de me balader dans un univers parallèle

Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

Quand je parle d’un côté un peu flippant du lieu, je parle de ça, par exemple

Une heure de mignonnerie plus tard, on tombe sur un joli parc chelou, on traverse des champs de fleurs, on aperçoit une école qui ne ferait pas tâche dans un manga sur des fantômes… Toujours pas de Mont Fuji mais il ne pleut plus et les nuages s’effilochent paresseusement sur les reliefs. Oui, c’est beau. Un rayon de soleil vient même parfois nous gratifier d’un timide coucou.

Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

On marche, le coeur vaillant. On marche. On a quitté le musée vers 13h15, il est 14h. 14h30. On suit les bords du lac mais on n’a pas droit à un lac tout rond, non, on a droit à des détours dans tous les sens et on commence à ne plus trop faire les fiers, tout en se rassurant mutuellement. “Ca va, toi ? Moi, ça va !”. Oh et puis au pire, on finira bien par tomber sur un bus, il doit bien y avoir des trains jusque tard…” Dans ma tête, je suis en panique totale : on n’a rien mangé depuis 10 heures du mat, on n’est pas très chaudement habillés et à chaque virage, on découvre un nouveau méandre du lac. 16h15, on finit par trouver un arrêt de bus avec des horaires, le suivant est annoncé à 16h27. 16h29, le bus d’en face passe, on va vérifier, il était prévu à… 16h29. 16h35, je commence à me demander si ça se pratique l’auto-stop ici. 16h42, la délivrance : le bus nous cueille enfin.

Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

17h15, nous sommes épuisés mais soulagés et à la gare de Kawaguchiko, on s’enfile un Udon de la victoire, tellement mérité. Nous avons quand même marché de de 10h à 16h15 avec 30 mn de pause pour les spectacles du musée et ce sans se restaurer. Le soir, en rentrant, petite halte au Lawson , une espèce d’épicerie station service où on trouve enfin, après avoir écumé je ne sais combien de Family Mart et Seven Eleven, on trouve enfin des Kit Kat matcha.

Le Udon de la victoire KitKat Matchamnt

Du coup, malgré l’immense fail de la journée, ne pas voir le Mont Fuji alors que la journée lui était dédiée, on a passé d’excellents moments, une si belle journée qu’on a décidé que oui, le Japon, on y reviendrait dans pas si longtemps que ça. Peut-être même en hiver pour y faire du ski. Le comble du snobisme.

Rendez-vous sur Hellocoton !

La roadmap de la touriste

Tu peux découvrir une ville de deux façons : en te perdant (je suis très douée pour ça), errant dans les rues au hasard, ou en ayant ta check list de touriste. Si je me perdis dans Venise, Rome, Naples, Athènes, Mykonos, Honfleur, Lisbonne, en Sicile. Au gré de mon instinct, je tourne à droite, à gauche… Tiens, ça a l’air mignon. Parfois, je tombe sur de charmants petits coins, d’autres dans une impasse sans le moindre intérêt. A New York, mon temps était compté : 4 jours pour faire le grand chelem touristique afin de pouvoir revenir un jour avec Victor et errer sans but dans les rues.

Au détour d'une rue à Lisbonne

Au détour d’une rue à Lisbonne

Au détour d'une rue à New York

Au détour d’une rue à New York

Cet article vous présentera donc les incontournables du touriste. Pour me faciliter la vie et éviter trop de retrait d’argent à l’étranger, j’ai opté pour la solution de facilité : le city pass. Avec ce city pass, acheté pour la modique somme de 114 $ (je vous ai dit que New York était cher ?) et je peux désormais :

  • Monter en haut de l’Empire State Building
  • Aller jouer avec les dinosaures du musée d’histoire naturelle
  • Aller au Met
  • Aller au top du Rockefeller center ou au Musée Guggenheim
  • Faire un coucou à la statue de la liberté en direct de la Circle cruise ou aller à ses pieds et visiter Ellis Island
  • Visiter le Mémorial du 9/11 ou visiter le musée de l’aéronautique et de la conquête spatiale (y a un intrépide dedans, je me souviens plus du nom exact et j’ai la flemme de chercher).

New York vu d'en haut

Tout ça, oui ! La question devient dès lors : comment on s’organise. Facile, en fonction de la météo : les trucs dehors quand il fait beau, les trucs dedans quand il fait moche (il a juste plu le vendredi en fin de journée). Voici donc une petite review des trucs dehors, je vous parlerai des musées une autre fois

lunettes_empire-state-building

  • L’Empire State Building

Peu avant mon départ, un collègue qui revenait justement de la Grosse Pomme (tout le monde est allé à New York cette année)  m’avait dit “si tu pars que 4 jours, évite l’Empire State Building, tu vas perdre 3h !” Mais quand même, ça me titillait… et soit on m’a menti, soit j’ai eu un bol de tarée mais j’ai accédé très vite au sommet. Après avoir pris un ascenseur qui monte si vite que ça m’a fait mal aux oreilles et avoir tenté de faire la visite avec l’audioguide qui freezait, j’accède enfin sur la terrasse et OH MON DIEU ! J’ai eu la chance d’y arriver en fin de journée avec un soleil magnifique, Manatthan dorant au soleil couchant. J’ai fait 30 fois le tour de la terrasse, fait 150 photos, tenté des selfies à contre jour (je suis nulle en selfie, j’aime pas ça de toute façon, voilà), réalisé un petit portrait d’une Japonaise avec son smartphone (et j’ai réussi à déjouer le contre jour parce que je suis une smartphotographe hors pair… quand il s’agit pas de selfie, donc). J’ai adoré, j’ai adoré, j’ai adoré. Franchement, j’ai passé un moment génial, j’ai aimé chercher voir New York de haut, j’aurais voulu y retourner tous les jours.

taxis-NY manhattan-voile rooftop-manhattan manhattan2 flat-iron manhattan-couchant-2 manhattan-soleil-couchant-2 manhattan chrysler-building

  • Le Rockefeller center

J’adore le RockeFeller center. Pourquoi ? Parce qu’un mec a quand même créé un immeuble à son nom en mettant une représentation de Zeus sur le fronton et des drapeaux comme si c’était l’ONU. La petite patinoire est assez sympa, aussi. Mais évidemment, le Rockfeller center, outre ses émissions de télé dont le fameux show de Jimmy Fallon, on y va pour sa vue. On monte dans un ascenseur très rapide qui en profite pour vous diffuser un petit film sur le plafond transparent chantant les louanges de la NBC (je me moque mais c’est assez étrange comme expérience) et on se retrouve sur le toit pour une magnifique vue. Alors évidemment, si on a déjà vu l’Empire State Building, rien de bien neuf sous le soleil… Quoi que si, justement. D’abord, vous avez une vue magnifique sur Central Park (vue obstruée sur l’Empire State par… le Rockefeller Center) donc rien que pour ça, ça vaut le coup et on aperçoit au loin le ballet aérien de la Guardia (j’adore les avions, depuis que je n’en ai plus peur). Bref, ça vaut AUSSI le coup.

rockefeller-center

Le Rockefeller center vu de l’Empire State Building

empire-state-building

chrysler-building_2 central-park-2 central-park

Oui alors en fait, c'est pas Zeus, c'est la sagesse mais ma version est plus marrante

Oui alors en fait, c’est pas Zeus, c’est la sagesse mais ma version est plus marrante

Sinon là, c'est Prométhée

Sinon là, c’est Prométhée

  • Le World trade center

Oui, je le mets là car je vais parler du lieu et pas du Mémorial que je n’ai pas fait par manque de temps et je n’y tenais pas particulièrement, je suis pas une fana du côté “nous, le monde libre avons souffert !”. Je saisis tout le drame humain du 11/09, c’est ce que ça a légitimé derrière qui me fait violemment grincer des dents. Sans parler de ce nouveau building, certes magnifique… Ca me donne la sensation que la leçon n’a pas été tirée. Bref, un regard aux bassins du souvenirs, des noms de gens décédés, quelques photos parce que le bâtiment est beau et fait des reflets sur l’immeuble d’en face et je repars

wto2 wto reflets-immeubles bassin-souvenir-11-09 Memorial-11-septembre eglise-manhattan reflet-world-trade-one

world-trade-one2 world-trade-one

  • La statue de la liberté

Le plus typique pour la fin. Comme je disais dans mon article d’intro, j’ai souvent rêvé de la statue de la liberté, version monumentale (à peu près cette photo : mais c’est ce que je voyais entre les buildings).

liberte1878

Lors de notre arrivée en shared bus, je l’ai vue, au loin, face à Manhattan, dans une semi pénombre, brandissant fièrement sa flamme. Dans mes oreilles, la BO parfaite : Again de Archives (Archives est la BO parfaite d’à peu près tout, ok). Grosse impression. Par la suite, je ne l’ai plus beaucoup vue, n’errant que peu au Sud de Manhattan. Je l’ai aperçue du haut de l’Empire State, puis par la suite en haut du Rockfeller center et du Pont de Brooklyn. Du coup, j’étais un peu excitée dans le ferry qui amenait jusqu’à la fameuse Liberty Island mais comme je suis un peu quiche, je ne me suis pas posée du bon côté du ferry et ne l’est pas vue alors qu’on approchait (et j’arrivais pas à bouger). Pas grave, je ferai les photos de la Statue de la liberté “vue de l’eau” au retour. Liberty Island a 2 intérêts : la statue donc, qui reste remarquable et une très belle vue sur la skyline de Manhattan. Mais c’est un peu comme la Tour Eiffel : il faut le faire une fois mais inutile d’y retourner.

(je ne retouche pas les photos parce que ça me saoule donc admirez le ciel bleu de ouf)

statue-liberte7 statue-liberte6 statue-liberte5 statue-liberte4 statue-liberte3 statue-liberte2 skyline-liberty-island statue-liberte skyline-manhattan

Je fais plein de photos et j’embarque pour Ellis Island. Et je me trompe encore de côté pour le ferry donc les seules photos de la Statue de la liberté prises de l’eau seront un peu lointaines. Pas grand chose à dire sur Ellis Island en soi, je pense que c’est quand même à faire au moins une fois, ça fait pas mal réfléchir sur l’histoire des migrations, sur un pays de liberté qui parque ses nouveaux arrivants pour pas s’encombrer des trop pauvres, des pouilleux ou des fous… Et si, comme moi, vous avez eu droit à un texte sur Ellis Island chaque année dans vos cours d’anglais, vous aurez une petite pensée émue pour vos profs.

ellis-island3 ellis-island-2 ellis-island statue-liberte-ellis-island

Voilà un peu pour les grand spots touristiques, je vous parlerai de musée, de comédie musicale à Broadwa, d’architecture et de jolie rencontre une autre fois.

central-park_skyline

La bise !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Vous me faites chier avec votre crise

J’ai 32 ans. D’aussi loin que je me souvienne, l’actualité a toujours été le truc le plus déprimant du monde. Petite, j’apprenais l’existence de pays « grâce » aux guerres s’y déroulant : Liban, Iraq, Koweit, Croatie, Serbie, Bosnie. Aujourd’hui encore, certaines régions du monde viennent frapper à ma conscience, leur nom charrié par des rivières de sang. Kosovo, Tchétchénie, Ossétie… Enfin, j’utilise le aujourd’hui de façon un peu simpliste, j’ai pas découvert ces régions ou pays en 2012.

guerre-monde-2007

Petite, je pris un jour du monde tout pourri dans lequel je vivais et je me mis à chercher une période où il aurait été plus cool de vivre. Bon, j’avais 10 ou 11 ans donc la perspective de vivre sans un minimum de technologie (c’est à dire la télé) me paraissait inenvisageable. Il me semblait donc que je n’aurais pas pu être plus heureuse que dans les années 70 mais là aussi, il y avait des guerres. En fait, il y en a toujours, le monde est pourri, peu importe l’époque. En y repensant, j’en savais des choses à 10-11 ans, chapeau bas à mes instits.

end-the-war

Depuis quelques années, depuis que ma carrière de journaliste a été tuée dans l’œuf par mon premier poste de community manager, j’ai commencé à ne plus regarder les infos. Aujourd’hui, je n’assiste plus à la grand messe du 20h qu’en vacances chez mes parents et pas en été car on mange dehors. Mais je continue à barboter dans un bain d’actu malgré moi. Oui, mon radio réveil est réglé sur France Inter mais je l’écoute pas vu que des que j ‘arrête de snoozer, je pars dans la salle de bain et c’est à peine si j’entend. Je la laisse pour avoir un repère sonore quand je reviens ouvrir les volets / donner à manger au chat / faire mon lit. Si c’est la chronique de Sophia Aram ou Blakowski : en avance. Les infos : à l’heure. La météo de Joël Collado : extrême limite. La voix de Pascale Clark : même en chopant un bus au vol et en ayant tous les feux piétons au vert, c’est mort, je suis en retard. Mais toute la journée, je me vautre dans le web et je suis malgré moi les actus. Des fois, je me surprends moi même à intervenir dans un débat en sachant tout à fait de quoi je parle. Bref je reste connectée malgré moi et c’est pas bon pour le moral. Pas bon du tout.

telemedecine

Tout est question de point de vue. Tout. Une mauvaise nouvelle reste toujours relative et peut finalement se révéler parfois bonne. Sauf décès d’un être cher ou annonce d’une maladie incurable mais ça marche pour le reste. Faisons quelques exemples car nous avons tous le cerveau un peu carbonisé par le champagne des fêtes. Mettons hop, je me fais virer. A priori drame. Sauf que parfois, ça peut permettre de trouver un meilleur poste ailleurs, poste que nous n’aurions pas sollicité, joyeusement endormis par le ronron du quotidien et peut-être même que je vais rencontrer uns douce moitié au travail ou via un collègue et le licenciement de départ devient l’une des meilleures choses qui me soient arrivées. Ou une rupture. Pif, je me fais larguer, les sanglots longs et tout ça. Et là, pif encore, voilà qu’on me propose un poste à l’étranger, poste que je n’aurais pas accepté car chéri n’aurait jamais quitté Paris. Mais là, célibataire, je saute sur l’occasion ! Bon, ces exemples sont un peu des vies rêvées, tout ça pour dire que le verre est très souvent à moitié et qu’il ne tient qu’à nous de le voir à moitié plein.

cocktail

Mais les actus, elles, elles atomisent le verre pour qu’il soit bien vide. On nous secoue des menaces de guerres, chômage, maladies ou assassinats à longueur de temps. On te repeint le monde en noir désespoir et tu passes limite pour un illuminé si tu n’as pas peur. Peur de l’autre qui nous veut du mal, consciemment ou non. Qui nous filera ses germes ou fera péter une bombe, qui nous volera notre emploi ou nous rentrera violemment dedans avec sa voiture. Cet autre est l’instrument de la fatalité, celui qu’on ne peut contrôler et par qui tous les drames arrivent.

drame-georgien

Alors stop. Je le sais que le monde est pourri, que c’est la crise et qu’on mourra irradiés, d’asphyxie à cause de la pollution ou explosé par un illuminé terroriste. Ok bien mais ça, c’est pas mon quotidien. Ce n’est pas notre quotidien. Ces drames existent on le sait. Moi, j’ai besoin d’un bon bol d’air frais. Qu’on me parle de ce qui va bien et pas juste en mini reportage pour faire sourire entre le fromage et le dessert. Qu’on mette enfin la lumière sur le liquide dans le verre et non sa partie vide. Qu’on redonne l’envie de se démerder aux gens au lieu de les conforter dans l’insupportable « c’est la crise » ou faire pleurer dans les chaumières avec de bonnes intox sur la taxation de l’entrepreneuriat et les impôts tellement élevés que nos millionnaires quittent le pays. L’égalité, c’est toujours plus beau quand ce sont les autres qui paient… Mais les millions, ça sert à rien dans la tombe. Bref, bref. Aujourd’hui, si on veut se sortir de la crise, le premier pas serait peut-être… De ne plus en parler.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le verre de tous les dangers

(ok, j’exagère mais l’emphase et l’exageration sont mes marottes)

Suite au film que vous êtes allé voir avec votre potentielle future moitié, vous vous dites que tant qu’à battre le fer, autant qu’il soit chaud. Autrement dit « manger du pop corn à tes côtés dans une salle obscure me paraît un peu léger par rapport à ce que j’espérais donc poursuivons l’aventure en dégustant un coca tout en se caressant des yeux.


Normalement, quand deux personnes que nous qualifierons de pré conquises vont boire un verre ensemble, ce n’est qu’un doux prélude à la relation qui va naître entre eux. Sauf que si nos deux protagonistes ne se connaissent pas plus que ça, l’un d’eux peut avoir une révélation face au verbiage de l’autre « oh merde, il/elle est trop con en fait ».


Normalement, lors d’un verre post cinéma, que se passe-t-il ? On parle en premier lieu du film qu’on a vu. Oui j’ai une thèse de logique. Or nous l’avons déjà dit, les goûts et les couleurs en matière de cinéma… Pire, il peut arriver qu’on ait des lectures différentes du film et là, drame potentiel à base de « mais t’as rien compris… Mais non, c’toi qu’a rien compris ». Malaise.

Mais la conversation ne peut rester sur le même terrain car si vous n’avez rien à vous dire des le premier rendez-vous en dehors de vos avis sur le film que vous venez de voir, je doute de la pérennité de votre relation… Donc la conversation va glisser naturellement vers d’autres univers. Les autres film du même acteur ou réalisateur, le dernier livre lu, la musique chouchoute du moment, l’actualité, la météo, les voyages faits et ceux qu’on aimerait faire, voire la politique mais c’est un peu risqué


Lors de cette première vraie conversation, en tant que potentielle future moitié, vous brûlez d’envie de bien paraître, c’est follement légitime. Regarde comme j’ai de la culture, de l’humour, de la patience, de l’ouverture d’esprit. Tel un paon, on parade à n’en plus pouvoir, on dresse nos plumes avec fierté et envie. Comme dit l’expression consacrée, on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre. J’ai toujours trouvé cette expression un peu conne : moi, les mouches, je veux pas les attraper, je veux au pire les éclater quand elles bzzzzbzzztent la nuit mais sinon, je m’en tape (ette à mouche évidemment). Je suppose que c’est pour les pêcheurs.

Bref, je disais avant cette digression de compétition : on tente de paraître au mieux. Quitte à légèrement tricher et ça, je te le dis : c’est mal. De 1, tu peux te faire attraper et votre pré histoire explosera en plein vol, comme l’avion de Lost. Bon, il est vrai que si l’autre est sous le charme, ça passera quoi qu’il arrive. Le problème, c’est qu’en jouant un rôle, tu commets le pire péché marketing : un produit qui est bien en deçà des qualités que tu lui prêtes. À l’usage, ça va créer une déception et ta nouvelle moitié te plaquera bien rapidement. Sauf si tu es très doué en manipulation tendance pervers narcissique et que tu as bien ferré ta cible…


Revenons à nos deux protagonistes car leur verre post cinéma se passe à merveille, ça rit aux éclats aux vannes de l’autre, les yeux sont plein d’étoiles et les silences qui s’instaurent ne sont pas gênés mais plein de promesse. Ils en sont sûrs, ils sont attirés l’un par l’autre. Le premier baiser semble imminent.

Un premier baiser ? Ça méritera un article tout entier !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Guide du premier rendez-vous parfait

Je vous parlais l’autre jour de premier rendez-vous au cinéma et je me suis dit : « tiens, si je rédigeais un petit article sur le premier rendez-vous » et surtout le choix de l’activité du dit rendez-vous ? Donc voici un article consacré au premier rendez-vous et surtout au choix de l’activité du dit premier rendez-vous.

Dans mon histoire d’amour, les deux personnages décident donc d’aller au cinéma et se retrouvent confrontés au choix du film. Mais tout premier rendez-vous est une question de choix : que veux-je et que propose-je ?

Par exemple si vous êtes, comme moi, de type jouisseur intellectuel, un verre ou un resto semble être la solution idéale : vous pouvez faire connaissance avec votre camarade en toute quiétude. Sauf que voilà, parfois, on se trompe et on n’a rien à se dire. Dans le cas d’un verre, vous avalez tranquillement mais sûrement votre coca, bière ou cocktail et vous coupez court. C’est plus délicat pour un dîner car votre plat, faut bien le manger et c’est fou comme ça peut paraître long à partir du moment où vous réalisez que, non, ça va pas le faire. Tous ceux qui ont vécu un premier rendez-vous « le nez dans l’assiette, on se dit rien » me comprendront.

Le cinéma ou le concert peuvent être une bonne solution : même si vous n’avez rien à vous dire, vous ne perdrez pas 2h de votre vie (sauf si le film ou le concert est nul mais là, vous entrez dans la cour des grands loseurs). Le problème est que si l’affinité ne se crée pas, vous pouvez vous retrouver avec un(e) partenaire motivé(e) à l’idée de profiter du noir ou des mouvements de foule pour tenter un rapprochement des corps. Autre risque : en ne parlant que peu lors de ce premier rendez-vous, vous risquez de ne découvrir que plus tard que la personne est tarte (ou pire). Mais bon, si coucher avec une mauvaise personne était fatal, ça fait longtemps que je serais plus là. Je suis trop gentille, souvenons-nous.

Autre plan intéressant : le premier rendez-vous balade. Quelle joie de faire naître une histoire d’amour dans un décor aussi fabuleux que Paris. Plus comédie romantique, tu meurs. Forcément, l’objet de votre affection ne pourra que céder et vous offrir un premier baiser de cinéma sur le pont des Arts, devant la Tour Eiffel, dans le parc du Luxembourg ou peu importe, écrivez votre propre histoire. Sauf que la balade comporte deux inconvénients majeurs. D’abord la météo. Oui le baiser sous la pluie permettrait de finir ce rendez-vous cliché en apothéose mais en vrai, c’est pas si top. Sans parler de la température. Non parce qu’un baiser sous la neige, ça peut faire furieusement Tolstoïen mais nous ne sommes pas Nicolaï Rostov et Sonia, des êtres de papier. Nous sommes de chair et de sang et notre petit corps aime son petit confort et sa petite chaleur. Et je ne vous parlerai même pas de notre sexyness en période de grand froid : gants, manteaux, bonnets, écharpes, goutte au nez et peau rougie. Je vous le dis : y a que dans la littérature russe que le froid est romantique.

Mais surtout, si vous prenez l’option balade, choisissez un(e) neo-parisien(ne) voire carrément un(e) touriste car sinon, c’est compliqué. On en revient toujours au même point évoqué dans le cas du cinéma : dis-moi ce que tu choisis, je te dirai qui tu es. Parce que par exemple, tu peux choisir de trainasser du côté du Pont des Arts pour ce fameux premier baiser cliché, ton/ta partenaire ne percevra pas forcément ton second degré et pensera que tu es dépourvu de la moindre originalité. De la même façon, évitez de sortir la carte du coin secret de Paris si vous l’avez trouvé dans un guide quel qu’il soit. Parce que vous n’êtes pas seul(e) à les lire et attention, risque de chute.

 

Ceci étant, peu importe le choix en fait : si ça ne colle pas entre vous, ça ne collera pas quoi que vous fassiez… Et vice et versa.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le pyjama est-il l’ennemi de la célibataire ?

Ces derniers temps, je prononce souvent la même phrase : « en ce moment, j’ai pas envie d’un mec dans ma vie, je préfère dormir avec mon chat et mon pyjama ». Et encore, remercions la plongée qui évite que je laisse ma pilosité trop en jachère.

epilation.jpg

L’autre soir, je dînais avec une amie et j’évoquais ma nouvelle passion pour mon pyjama, vêtement douillet et confortable pour mes nuits en solo. Parce qu’il fait un peu froid et qu’à défaut des bras chaleureux d’un homme, rien ne vaut le coton.  Et là, ma copine me répond en toute sincérité : « ah je déteste les pyjamas, je n’en porte jamais, même
quand je dors seule. » Du coup, j’ai un peu réfléchi. A défaut de gambettes velues, le pyjama n’est-il pas un peu mon ennemi ?

pyjama-femme.jpg

Il est vrai qu’en ce moment, ma vie sentimentale ne m’intéresse guère. Je suis d’une part en phase de rémission et d’autre part, je suis aussi en mode workaholic, deux bonnes raisons pour ne pas courir le mâle. Donc en attendant, je cultive tout ce qui fait le charme du célibat : manger ce que je veux, y compris des choses qui font sentir mauvais de la bouche, sortir avec mes copines et le concocter quelques soirées peinardes où je ne fais rien de particulier à part me reposer et traînasser… en pyjama. Parce que le pyjama, c’est bon comme un doudou, délicieusement régressif. Dans mon pyjama, j’ai à nouveau huit ans, j’ai des problèmes aussi graves qu’apprendre la table de 7 (la pire), une poésie ou apprendre à écrire avec un stylo encre sans m’en mettre plein les doigts. La vie est pleine de promesse car tout est à vivre, je suis toute neuve.

Poussin.jpg

22 ans plus tard, finalement, c’est un peu pareil. Je connais ma table de 7, je n’écris plus au stylo encre mais je suis à une période de ma vie où tout est encore à vivre, où je suis à nouveau toute neuve.  L’insouciance de l’enfance en moins, certes, et l’expérience en plus. Mon pyjama, c’est un peu mon armure contre la vie qu’est pas toujours très sympa, tel un cocon qui me rend invincible quand je le porte. Pour un peu, j’irais même bosser avec si je le pouvais. 

grenouillere.JPG

Pourtant, le pyjama représente aussi quelque chose de vicieux, de négatif, le même travers que les aisselles velues : la négligence. Partant du principe qu’actuellement, je ne suis pas sur le marché des célibataires parce que je n’en ai guère envie, je me néglige. Je ne suis pas en permanence apprêtée, sexy, désirable. Quand je suis en couple, je dors nue, je m’expose sans pudeur et sans complexe. Même quand je dors seule. Là, depuis que je suis revenue dans le rang des célibataires, ça n’arrive plus. Je nie mon corps et ma féminité ! En me recouvrant et en m’infantilisant, je m’éloigne chaque jour davantage du chemin de la conquête. Oui, ok, j’ai dit que pour le moment, j’avais pas envie d’y retourner mais il faudra bien qu’un jour, j’arrête d’enlasser mon oreiller la nuit pour éventuellement placer une personne vivant et chaude à la place. Et non, mon chat ne compte pas, elle réchauffe pas assez.

housse-de-bouillotte-chat.jpg

Du coup, je fais quoi ? Je me prépare telle une athlète en reprenant contact avec mon corps pour être prête le jour où j’aurais envie de repartir sur ces fameux chemins de la reconquête ? Ou j eme laisse couler dans le cocon douillet de mon pyjama… Et bien si je m’en réfère à la météo, le pyjama l’emporte ! Mais promis, dès qu’il refait un peu chaud, je reprends possession de ma féminité.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Tu le sens l’esprit de Noël ?

J’avais prévu de vous parler de tout autre chose mais actu météorologique oblige, parlons de Noël. Il y a 15 jours, j’expliquais à Vicky qui m’approuvait (on s’approuve beaucoup) que je ne sentais pas l’esprit de Noël m’habiter, essentiellement parce qu’il faisait un temps d’octobre. Dieu ou le Père Noël semblant m’avoir entendu, il m’a bien montré que, si, si, on est décembre. Chouette !

pere_noel.jpg

Ce matin, je me lève de plutôt bonne humeur, je me prépare et quand je retourne dans la pièce, je trouve qu’il fait bien sombre. J’ouvre les volets et lâche un « oh ! » de surprise. Il a neigé ! Déjà qu’en ce moment, je fais une légère crise d’adolescence (légère, hein, mais néanmoins présente), là, je retourne carrément en enfance. Je viens du sud, moi, la neige a toujours un caractère exceptionnel. Et de suite, dès que je la vois poindre, la petite fille en moi fait des bonds de joie. La neige, la neiiiiiige ! Bon, par contre, soyons maline : déjà que quand il pleut, les trains circulent mal pour cause de problèmes d’adhérence ( ??), on va même pas tenter et partir direct au métro. 15 mn de marche sous la neige, cool !

neige_montreal.jpg

Marcher sur la neige a quelque chose d’assez acrobatique. D’abord, on sourit en entendant la neige craquer sous nos pas, on fait bien attention à marcher sur le morceau de trottoir balisé. Puis on commence à remarquer que nos chaussures ne sont pas très étanches et que les chaussettes sont mouillées. Ok, ça fait 5 minutes que je marche, j’en ai encore 10 jusqu’au métro et re 10 en sortant du métro, je vais mourir ou perdre un pied, je ne sais trop. Mais marcher sous la neige, ça fait croach croach et on se croirait ailleurs que dans sa ville, presque en vacances. Et faire des arabesques pour ne pas tomber, c’est amusant (enfin, quand on ne tombe pas sinon, ça l’est de suite moins).

marcher-dans-la-neige.jpg

C’est fou ce que la neige apaise. Au boulot, aujourd’hui, il y a une réelle ambiance festive, une grosse envie d’aller jouer dehors. Déjà qu’on avait le repas de Noël mardi, je me sens déjà partie, moi… Mais point de relâche ! Car je pars vendredi en vacances et il est hors de question que des choses traînent, je veux GLANDER. Ne rien faire, me reposer, squatter la cheminée. Mmmm, le pied ! Mais on est quand même bien détendus. Ce matin, Rémi (le big boss) nous a expliqué que quand son fils de 4 ans a vu la neige, il s’est tourné
vers lui et lui a dit : « Ils sont où les cadeaux ? ». Ca a été un peu galère pour venir, Kelly est tombée deux fois, Louis a dû prendre les transports en commun car le scooter n’était pas une option viable… Mais bon, on a tous fini par arriver, un peu rigolards, un peu excités. Je crois que la neige nous rajeunit tous de suite.

bonhomme-de-neige.png


Et du coup, magie, je sens enfin l’esprit de Noël m’envahir. J’entends limite Holy night dans ma tête (chanson qui me fait fortement déprimer quand il n’y a pas de neige, ça fait trop misérabiliste genre la petite marchande d’allumettes seule et transie de froid), je sens le sapin de Noël, l’odeur de la cheminée, le bonheur d’être en famille. L’an dernier, Noël avait un goût amer, nous n’étions pas à la fête, marqués par le deuil de ma grand-mère. Cette année, ce sera joyeux !

Dans deux jours, je serai dans la place !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Et voilà, on a atteint le point Sarko !

Je vous parlais il y a quelques temps du point Sarko, il est temps de vous en parler car hier, j’en ai vu tellement que ça m’a donné envie de hurler. En gros, tout comme le point Godwin ou Alonso, c’est le moment de la conversation où un être incapable de défendre une quelconque argumentation lance un « tout ça, c’est la faute à Sarko ». Sauf que des fois, ça tombe vraiment comme un cheveu sur la soupe.



Hier, un avion d’Air France a disparu, c’est dramatique. On pourrait disserter des heures sur ce qui a pu se passer, il n’en reste pas moins qu’on n’en sait rien alors nos théories, on peut se les mettre où je pense avant de s’indigner sur ça ou ça ou de dire que le gouvernement nous ment et que c’est un attentat. Oui parce qu’hier, j’ai encore cédé à mon vice le plus pervers : lire les commentaires de journaux en ligne. Il faut que j’arrête, c’est aussi nocif que Confessions intimes, ça me force à regarder les yeux dans les yeux la connerie humaine (du moins celle de ceux qui s’expriment) et ça me désespère. Parce que c’est fou comme tout le monde est soudain spécialiste en aéronautique et que tout le monde connaît la vérité. Et voilà qu’arrive notre ami le point Sarko : « de toute façon, c’est la faute de Sarko, ça l’arrange bien pour les européennes, gna gna gna ». Une dame a même dit : « Ce sont pas ces gens là qui auraient dû
être dans l’avion mais l’autre, là ». Il est vrai qu’il coûte plus cher de dire le nom de Sarkozy que de se taire, cf un « casse toi sale con » qui n’a abouti sur rien et un « Sarkozy je te vois » qui a coûté cher à son auteur, bien que personne n’ait encore compris pourquoi.



Alors voilà, maintenant, dans tout débat français, arrive toujours un point où c’est la faute à Sarko, même sur des points où il n’a rien à voir comme la météo ou un crash d’avion, au hasard. Comme je dis souvent : « la plus grande force de Sarkozy, ce sont ses détracteurs ». Parce que la plupart sont tellement cons que ça me donne envie de pleurer. Parce qu’on lui tape dessus tellement pour n’importe quoi qu’il joue sur du velours. D’abord, on ne peut s’empêcher d’ironiser sur sa petite taille. Mais quelle intelligence ! C’est sûr que le gars, il va avoir la contre argumentation facile : « Ma petite taille, c’est tout ce que vous avez à me reprocher ? ». Hé oui, taper sur le physique, c’est facile et ça laisse deviner qu’il n’y a aucun autre argument derrière. Donc si les anti Sarkozystes primaires étaient moins cons, ils chercheraient d’autres arguments et Dieu sait qu’il y en a. Je comprends parfaitement qu’on soit anti Sarkozyste, moi-même je dois l’être puisque je souhaite qu’il dégage en 2012 (mais je n’aime pas trop le « anti », un peu trop extrêmiste). Mais y a quand même bien d’autres choses à dire que de taper sur sa taille. Même sans se pencher sur sa politique, il n’y a qu’à taper sur son français alternatif ou sa didactique assez curieuse pour commencer. Comme disait le Petit journal, il passe son temps à se répéter ou à s’auto contredire, ce qui donne à peu près ceci « Mais aujourd’hui, le drame en France… le drame en France… ce sont tous ces gens qui ne travaillent pas. Oui… Non mais d’accord, on ne peut pas dire ça mais c’est quand même un problème grave… un problème grave. Quoi ? La crise ? Oui, il nous faut la surmonter en proposant des solutions au chômage… des solutions au chômage ». On peut à la limite taper sur son côté bling bling, sur la mise en scène ridicule de son couple (« à plus tard, chouchou ! ») mais bon sang, il y a suffisamment de quoi dire pour ne pas lui inventer des torts supplémentaires. Quand je lis que le crash d’un avion l’arrange ainsi que son gouvernement, là, je dis stop. Vous êtes cons ou quoi ? Quand on voit le nombre d’incidents/crashes que connaît Air France depuis quelques temps (Concorde en 2000, Toronto l’an dernier et le crash d’hier), sans parler de la remise en cause de l’Airbus A 330, Airbus qui est quand même LE moteur industriel de la région toulousaine, je ne vois vraiment pas en quoi ça l’arrange. Sans parler du drame humain qui toucherait pas moins de 25 pays, d’après ce qui a été annoncé. Ah ouais, trop bon pour son image, super.



Bref, ne pas aimer Sarkozy est un droit, je comprends parfaitement vu qu’il me donne parfois envie de pleurer. Mais ça ne nous autorise pas non plus à tomber dans le grand n’importe quoi voire carrément souhaiter sa mort, faut arrêter le délire et réfléchir un peu avant de parler. Parce qu’à force de s’acharner comme ça, à tort et à travers, ça va finir par le rendre sympathique, il va jouer la posture du « En France, le changement dérange mais je ne faiblirai pas malgré les critiques ». Allez, trouvez de vrais arguments (il y en a une foultitude, comme dirait Ségolène ou Chirac, les champions du néologisme), prouvez qu’on peut être intelligemment anti Sarkozyste. Je vous jure, c’est possible.

Rendez-vous sur Hellocoton !