Blogueuse depuis 2005, moi, monsieur !

Et voilà ! Aussi fou que ça puisse (me) paraître, ce blog a donc 10 ans. Et comme je suis une fana des bilans, celui là s’imposait parce qu’il y a 10 ans, alors que je fumais sur le balcon d’un immeuble du 9e arrondissement, je n’imaginais pas qu’en ayant cette idée, j’allais juste changer ma vie. Sans exagérer.

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Le blog, lanceur de carrière

Il y a 10 ans, j’imaginais qu’aujourd’hui, je serais journaliste. Je n’avais pas la moindre idée dans quel canard, tout m’intéressait potentiellement. Raté, j’ai quitté cette voie sans issue pour moi pour emprunter l’autoroute du marketing. Mon premier poste, il y a maintenant 8 ans, je l’ai en partie grâce à mon blog et ma connaissance de l’animation de communauté. Depuis, j’ai grandi, j’ai enchaîné quelques CDI pour finir aujourd’hui consultante social media senior dédiée à la stratégie dans une big agency. En positif, je gagne bien ma vie et je peux faire plein de voyages. En négatif j’ai un langage insupportable, sorte de franglais sans queue ni tête pour les profanes. Mais cette carrière m’a cependant permis d’améliorer mon anglais. Aujourd’hui, j’approche de la fin d’un cycle, j’attends d’avoir une épiphanie sur ma prochaine carrière, je ne suis que doute.

Photo cliché des Philippines en attendant de vous parler, le jour où j'aurai fini de jouer avec mes photos

Photo cliché des Philippines en attendant de vous parler, le jour où j’aurai fini de jouer avec mes photos

 

Le blog, facteur social

Bien entendu, le blog m’a permis de faire des rencontres, des connaissances devenues des ami-e-s proches, mes meilleurs amis. Pour vous situer, parmi les 6 personnes que j’ai conviées à mon anniversaire, j’en connaissais 4 direct via le blog. Il y a aussi Tatiana/Goldie que je n’ai pas rencontré via le blog mais cette expérience commune nous a certes rapproché. Je dois également à ce blog quelques histoires de fesses et même un peu plus. Parmi la liste de mes ex officiels, il y en a au moins 4 que j’ai rencontrés par ici (tiens, c’est drôle, deux fois que le chiffre 4 ressort). Je me suis fait plein de camarades dans ses colonnes, certains sont restés, d’autres sont repartis, on ne change pas tous de la même façon, on n’a pas toujours les mêmes ambitions, c’est la vie. J’avoue qu’avec le recul, je ne regrette in fine personne.

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La plongée

Ah oui, ça, c’est un des trucs essentiels, je crois. Je dois effectivement la pratique de la plongée à ce blog. Je vous raconte, tiens. Fin 2009, j’écris un article sur les difficultés de faire des rencontres amoureuses dans la vie. Je suis alors contactée par Camille (ex rue 69, actuelle Sexpress) qui me dit que si je veux, il/elle peut me présenter quelqu’un. Me voici donc embarquée pour un dîner chez une personne que je ne connais pas qui va jouer les entremetteurs/euses. Durant la soirée, je discute de mon baptême de plongée en Martinique et explique que j’aimerais bien en faire. Ni un ni deux, Camille décroche son téléphone et appelle un de ses amis qui plonge justement. Bon ben me voilà au pied du mur. Pour finir l’anecdote, cet ami, c’était Amant Chouchou devenu ensuite l’Amoureux puis l’Ex. Et c’est à la plongée que j’ai rencontré Anaïs aussi.

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Le bébé

Alors ça, pour le coup, c’est mon “coup de maître”, j’ai envie de dire. Ce blog a permis la naissance d’un bébé. Alors pas de moi, je n’ai pas caché de grossesse hein mais 2 de mes lecteurs se sont rencontrés dans des fils de commentaires, une idylle est née. Presque 9 ans plus tard, ils viennent d’avoir un enfant. Bon, il y eut aussi quelques coucheries entre lecteurs à l’époque où on squattait les commentaires mais vous imaginez, ce blog a permis la vie. Rien que pour ça, cette aventure valait le coup.

Oui bon, ok, ça, c'est le poing de mon neveu...

Oui bon, ok, ça, c’est le poing de mon neveu…

 

Mettons aussi deux ou trois points négatifs histoire que le bilan soit complet

Les haters

Bon plus le temps passe et plus le pluriel me semble abusé, il me semble que je suis toujours la “victime” d’une seule et même personne qui s’amuse à changer de style pour m’agresser, jouant tour à tour le mec hyper lettré ou le débilos qui fait des fôtes. Mais les agressions sont globalement les mêmes, je vous renvoie à l’article sur le sujet, il a aussi une certaine obsession pour ma soeur (?), se persuadant que j’envie sa vie et que je morfonds sur la mienne en comparaison. Je ne sais pas bien d’où il tient ça parce que bon, je peux éventuellement envier sa carrière, oui, surtout à l’époque où, moi, j’étais au chômage mais sa vie matrimoniale… J’adore mon neveu, je suis heureuse quand je m’en occupe mais j’ai trop envie de voyager pour me reproduire, actuellement. Bref, ça doit bien faire 9 ans que le mec vient troller ici et j’avoue que ça continue à me dépasser, je ne comprends pas ses motivations, surtout que je ne publie pas ses commentaires. On pourrait y voir une volonté de me blesser mais quand le mec se met à répéter à longueur de comm que j’avais été virée de Pubilon et que je mentais, je vois pas comment quelque chose que je sais être faux sans aucun doute possible peut m’atteindre.

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La blague est cependant allée assez loin et quand j’ai vu un blog parodique (un morceau de poésie tout à fait charmant) du mien publier ma photo sur une pierre tombale, ça a fini au commissariat.

Je reste très circonspecte sur ce phénomène de hating. Je ne parle pas que de mon cas (même si à mon niveau, c’est encore plus incompréhensible vu que je ne représente rien, je ne gagne aucun argent avec mon blog donc je ne peux susciter aucun sentiment de jalousie, il me semble), il semble de bon aloi de se réunir en troupeau de hyènes pour vomir sur les autres, ceux qu’on a choisi pour cible. Du genre les blogueuses mode ou les hipsters, les vegans et autres… J’avoue que sur ce point, j’ai même été cruellement déçue de voir que certaines personnes que j’estimais ne pouvaient s’empêcher de mordre les chevilles de leurs victimes dès qu’elles passent à portée. Mais payez vous une vie, putain !

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Pas le livre

Ca, c’est le gros raté de ce blog, je dois l’avouer. En 2006, j’avais été contactée par deux éditeurs pour écrire un livre tiré de mon blog, je n’ai pas écrit une seule ligne de cette adaptation. A ma (très légère) décharge, ces propositions sont tombées à un moment de ma vie où j’allais très mal, j’étais engluée dans une vie faite d’inactivité totale (coucou le chômage), de coeur brisé et de beaucoup trop d’alcool. Aujourd’hui encore, quand je repense à ce moment de ma vie, je me sens mal à l’aise. Mais j’ai loupé le coche et franchement, c’est bien fait pour ma gueule. J’ai longtemps attendu qu’on vienne me chercher, je n’ai jamais bien travaillé mon sujet et toutes les portes que ce blog auraient pu m’ouvrir, je les ai refermées.

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Mais rien n’est inéluctable alors peut-être que… Non, pas maintenant, cet article est bien trop lu, je vous parlerai de ma vision du blog lundi, promis.

En tout cas merci à vous, les fidèles et les occasionnels. Vous m’avez apporté bien des choses, plus que ce que j’aurais cru quand j’ai commencé cette aventure il y a 10 ans.

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Que faire de ses ex ?

Parce que le gaspillage, c’est mal !

Si je devais résumer mon mois de septembre, ce serait boulot, boulot et Greek. La série pour (grands ?) ados qui se passe dans l’univers étrange et, in fine, légèrement flippant des sororites et fraternités américaines. Dans cette série, l’héroïne assez fatigante (comme la plupart des héroïnes) navigue en permanence entre 2 de ses ex en soupirant. Et c’est là que je me suis demandé : garder contact avec ses ex : pourquoi faire ?

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On arrive à des âges où on a tous quelques ex dans notre chapeau magique. Selon la définition étroite ou large de « ex », le chapeau risque même d’être un peu petit. Donc les ex. On s’est envoyés en l’air, on s’est aimés, on s’est quittés. Et maintenant, on fait quoi ?

on recycle en plan cul : non. Non, non, non. Si ça avait dû être un plan cul, ça l’aurait été dès le départ. Des fois, des sentiments restent là, prêts à vous sauter dessus, vous coller un spleen d’enfer et vous triturer la blessure au cœur jusqu’à la gangrène. Donc non.

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on file aux copines : ça dépend. Moi je voulais le faire pour un ex qui me paraît aller à la perfection à une copine (je l’ai rencontré lui, avant de la connaître elle sinon j’y aurais pas touché, pensez bien). Mais elle veut pas, elle trouve ça bizarre. Je vais écrire un article sur le sujet, tiens.

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on en fait des amis : idéalement oui mais dans les faits, ça marche une fois sur dix. Bon, déjà, si la rupture à été sale ou s’il ou elle vous a fait souffrir, on sort cette personne de sa vie, y a pas de débats. Mais parfois, la rupture est douce, on admet qu’on ne peut plus continuer et chaque assiette conserve son intégrité. A partir de là, il est normal que l’autre devienne notre ami.

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Sauf que je me demande « pourquoi faire ? ». L’amitié entre ex est-elle pure et désintéressée ? Peut-on être pote avec quelqu’un qui nous a vu nu, a mélangé ses fluides avec les nôtres ? Qui nous a vu jouir, pleurer, rire à une blague nulle, a vu notre tête au réveil, sait que l’on ronfle quand on est enrhumé, qu’on remue furieusement des pieds le matin au réveil l’hiver (oui, je fais ça). Quelqu’un avec qui nous sommes devenus des experts de la conjugaison au futur à la première personne du pluriel. Peut-être quelqu’un qui a inscrit son nom à côté du notre sur une boîte aux lettres. Peut-être même sur un faire-part de mariage. Quelqu’un avec qui on a peut-être même voulu mêler nos gènes pour créer un individu tout neuf. Évidemment, si enfants il y a, la question de garder un contact avec l’ex ne se pose plus : c’est une obligation. Peut-on traiter cet ex comme un simple ancien coloc, un ancien pote d’activités physiques… Et puis pourquoi ?

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Pour répondre à cette question, j ‘ai donc posé la question à moi-même (on n’est jamais mieux servi…) et je me suis rendue compte de l’illusion de l’amitié avec un ex. D’abord, je veux souvent rester amie pour de mauvaises raisons : de 1/ en cas d’éventuel retour de flamme (on ne recouche pas avec des ex, j’ai dit, regardez le bordel que ça fout dans Friends pendant 7 saisons !) et de 2/ pour (me) donner une relative bonne image de ma personne : hey regardez, je suis pas une tarée hystérique, je suis toujours pote avec mes ex. J’ai même envisagé un label « recommandée par ses ex ». Mais c’est limite un peu flippant. Et puis en 3/ y a la peur. Selon la durée de votre relation, votre compagnon ou compagne à pris la place de petit-e ami-e, d’amant-e et de meilleur-e ami-e. La rupture, c’est le vide. Mais si je perds l’amant-e et le/la petit-e ami-e, je peux garder mon/ma meilleur-e ami-e. Ça rend les choses plus faciles…

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Sauf que. Sauf qu’on se rend compte que malgré les années, nos amis respectifs restent nos amis respectifs. Petit à petit, on s’éloigne, on finir par se SMS-er plutôt que de s’appeler, on lâche quelques likes sur nos statuts Facebook respectifs, éventuellement un commentaire. Puis plus rien ou si peu. Parce que c’est la vie. Parce qu’on s’est aimés et que maintenant, on s’apprécie. Voire on s’indiffère. Parce qu’on n’a pas le temps et que le temps qu’on a, on a plus envie de le passer avec notre nouvelle conquête. Parce qu’au fond, maintenant que le temps a passé et qu’on n’a plus trop d’amis communs, on ne sait plus bien quoi se dire.

Parce que c’est fini. Tout simplement.

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On s’est vus, je t’ai reconnu

Quel sentiment étrange vous étreint parfois… Un jour comme les autres, je mène ma petite vie, faite d’aléas, de hasards, de rencontres. Mais l’une d’entre elles allait me couper le souffle, me déstabiliser. Face à moi un homme, un inconnu. Et au fond de moi l’intime conviction que je le connais.

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Pourtant, c’est impossible. Certaines trajectoires de vie ne se croisent que très rarement, une fois dans une vie à la faveur d’un voyage de l’une des deux personnes. Des trajectoires perpendiculaires : éloignées l’une de l’autre et ne se rencontrant qu’en un point précis. Et pourtant, quand vous le voyez, il vous électrise, vous le dévisagez, interdite. Ce visage inconnu vous paraît si familier, vous n’arrivez pas à saisir à qui il vous fait penser. Ca vous obsède mais impossible de trouver.

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Je ne sais pas d’où vient ce sentiment. Sachant que nous n’avons pu croiser cette personne par avant, reste la possibilité qu’il nous rappelle quelqu’un ancré dans notre subconscient mais que notre Moi a évacué pour une raison ou pour une autre. Un peu étrange cependant : de voir cet homme, ma culotte en est décédée.

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On pourrait y voir une sorte de mystique amoureuse : je l’ai vu, j’ai su que c’était lui, au plus profond de moi même. Oui, en voilà une bien belle histoire mais si je prends mon petit cas perso, je l’ai vu, je l’ai reconnu, j’ai remarqué son alliance. Ah merde, ça marche pas… Oui, je sais, ça veut rien dire patati patata mais dès le départ, la romance sent un peu le moisi. Puis il n’y a bien que dans les romans que ça existe, ça. Moi, dans la vraie vie, les plus grands amours de ma vie, je les ai pas forcément calculés de prime abord alors hein…

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Il n’en reste pas moins cette incroyable sensation, ce « je te reconnais alors que je ne t’ai jamais vu » qui m’agace. Mais putain à qui il ressemble de mon entourage ? Je passe en revue les mecs du même groupe ethnique que lui, ça ne colle pas. Des mecs de la même morphologie ? Non plus. Merde, merde, merde. Ca vire à l’obsession, ça me démange le cerveau plus efficacement qu’une piqûre de moustique sur un orteil. Mais j’ai beau gratter encore et encore, il n’en sort rien. Peut-être est-ce alors une sorte de décharge hormonale, mes phéromones qui deviennent toutes folles car j’aurais trouvé le reproducteur parfait, le complément idéal de mes gênes à moi. Oui sauf que je suis pas très partante à l’idée de mélanger mes gênes pour le moment, j’ai d’autres priorités, je veux bien juste mélanger mes fluides mais pas plus.

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En fait, au delà de l’anecdote, je me demande toujours ce qui fait le coup de coeur, surtout quand il te frappe à ce point. Qui de la ressemblance avec un ex (amoureux ou crush), du besoin de se caser, d’une envie de s’envoyer en l’air ou de l’envie/besoin de se reproduire fait battre le plus nos coeurs ? Tout cela en même temps ? Chimie hormonale ou construction mentale ?

Human brain, conceptual artwork

Je ne sais pas mais vu que les chances de revoir ce garçon sont d’à peu près zéro, j’aimerais que mon cerveau s’excite sur des cibles un peu plus réalistes (et beaucoup plus célibataires), merci bien.

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Réminiscence des désirs passés

L’autre jour, je m’octroyais une petite sieste digestive avant de reprendre le boulot. Oui, il faut bien recharger les batteries pour être efficace et vu la chaleur ambiante, il faut bien. Bref, alors que je somnolais, je laisse mes pensées divaguer, ce qui donne parfois de drôles de résultats. A un moment, mon cerveau en surchauffe me propose un scénario étrange : je recevais un mail d’un mec qui me fit craquer dans le temps (mais avec qui il ne s’est jamais rien passé) qui me parlait d’une soirée qu’on avait passé ensemble, genre : « ces derniers temps, j’ai beaucoup pensé à cette soirée, blablabla ». Je sors de mon demi-sommeil et je fronce les sourcils : pourquoi je pense à ça, tout à coup ?

Dans ma vie, j’en ai croisé des hommes qui m’ont fait craquer sans que je puisse conclure, à l’arrivée. Soit parce que l’un de nous était en couple (voire les deux), soit parce que je ne lui plaisais pas, soit parce que je n’ai jamais osé faire le premier pas. Bref, si j’arrive à oublier et aller de l’avant (Dieu merci), de temps en temps, mon subconscient me fait une petite piqûre de rappel, je sais pas bien pourquoi. C’est souvent dans mes rêves qu’ils reviennent. Des gens à qui j’ai pas pensé depuis longtemps et tout à coup, ils sont là. Est-ce parce que je n’ai de désir pour personne à un moment donné que ma vie que mon cerveau, en manque de tendresse et d’affection (et de sensations fortes, aussi), reprend des hommes qui m’ont attirée tantôt pour exprimer ses envies ? Oui, après tout, c’est pratique et je me sens moins con au réveil que lorsque je rêve d’embrassades sauvages avec Sawyer dans la jungle, ça fait moins midinette.

Ce qui m’étonnes toujours c’est que des sentiments oubliés (même si sentiments est parfois un mot un pour fort pour parler d’un grande attirance) peuvent revenir sans qu’on s’y attende. L’autre nuit, j’ai même rêvé du garçon qui faisait battre mon cœur… au collège ! Bon, à la fin, je lui posais un lapin parce que j’avais une énigme à résoudre dans un château et j’avais pas le temps d’aller au rendez-vous (non, je ne prends aucune drogue). Mais ce sont généralement les mêmes qui reviennent. Parfois, ce sont des exs, aussi, mais rarement tous mes exs, juste ceux que j’ai aimé d’amour. Me souviens, l’autre nuit, j’ai rêvé que j’étais en plein pelotage avec Guillaume the first et à un moment, je me disais : « merde, ça va faire bizarre de recoucher avec lui » parce que ma sexualité de l’époque n’est plus celle de maintenant.

Mais celui qui a la palme du retour dans mes rêves et qui y revient un peu trop régulièrement à mon goût, c’est Fabien, alias le démon tentateur. Je rêve de lui environ tous les deux mois, c’est cyclique. Et c’est souvent le scénario « enfin libres de nous aimer, rattrapons le temps perdu youp la boum ! ». En général, ces rêves interviennent quand je suis en phase de rapprochement avec un beau mâle (donc en fin de célibat), soit quand je suis en phase de tentative d’oubli d’un mec qui a fait bobo à mon cœur. Genre : « oublie celui-là et pense à moi… ». Bon, ça soigne pas les bobos mais c’est curieux quand même. Y a des fois, je me demande si je devrais pas le recontacter mais pour lui dire quoi : « bon, en fait, y a quatre, cinq ans, je fantasmais sur toi comme une malade, si on couchait ensemble, ça m’aiderait à aller de l’avant, tu sais. » Mais bien sûr, tellement fin ! Ca fait trois ans que ce mec n’a pas de nouvelles de moi et je vais lui balancer ça… Et je serai même pas là pour voir sa tête à la lecture de mon mail, en plus ! Non, je crois que je n’ai pas pu saisir ma chance au moment où on se fréquentait, je crois pas que ça puisse le faire maintenant. Puis je sais même plus il vit, il a peut-être quitté la France, il s’est peut-être marié, il est peut-être devenu tout moche… Bref, à moins d’un formidable hasard, il restera qu’un fantôme de mes rêves troubles (ooooooh !). Quoi qu’il n’y a pas que les rêves qui me font penser à lui, il y a aussi une chanson, « Only dreamin’ » de K’s Choice. Dès que je l’entends, c’est son visage qui apparaît. Alors que je ne l’ai jamais entendu en sa présence mais je sais pas, cette chanson, je l’écoutais à l’époque et elle me fait irrésistiblement penser à lui… C’est pour ça que je l’écoute pas souvent, d’ailleurs.

N’empêche que ses rêves me rendent en général nostalgiques. Parce que vu que je le fais en période de manque affectif, forcément, quand je me réveille et que je suis seule, je la sens bien ma solitude. Je voudrais un câlin mais y a personne pour me le faire. A part Kenya mais ça compte pas, c’est un chat… Puis repenser à ces amours ou attirances passées qui n’existent plus aujourd’hui pour la majorité, ça me fait réfléchir. Quand on aime, on croit toujours que c’est pour la vie, qu’on ne verra jamais un autre homme que lui, le beau, le fantastique, le parfait. Et finalement, le temps fait son œuvre et on finit toujours par oublier, même si ça prend du temps des fois (et j’aime pas quand ça prend du temps). Et oui, celui qui faisait battre notre cœur hier nous rend indifférente aujourd’hui. Quoi que si on rêve, il doit rester encore quelques braises tièdes…

J’ai aussi une autre théorie. En fait, certains de ses hommes, je n’ai pu les avoir car ado, j’étais pas jolie, jolie… Et puis super renfermée donc ça aide pas. Or aujourd’hui, je me sens mieux dans ma tête et je suis quand même pas mal mieux. Donc mes rêves, quelque part, ils me vengent : ces hommes que je n’ai pu avoir dans le temps, je pourrais les avoir maintenant. Bon, c’est mon subconscient qui me raconte ça, c’est peut-être même pas vrai mais on s’en fout.

Outre les rêves, ce sont aussi des lieux, des bruits, des odeurs. Des objets, aussi. Des petites choses qui tout à coup vous foutent le cafard sans raison. Mardi, je suis allée faire quelques courses dans mon centre commercial voisin et je suis passée devant le café où Alex et moi avions eu notre dernière entrevue, notre rupture officielle, en somme, et ça m’a foutu le blues. Alors que j’y vais souvent dans ce foutu centre commercial mais là, ça m’a prise, comme ça.

C’est curieux comme des fois, des choses nous reviennent sans raison particulière. Des fois, ça nous plonge dans une douce nostalgie. Mais des fois, ça vous fout une journée en l’air.

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