On s’était dit rendez-vous dans 17 ans

Il y a quasi 17 ans, je me précipitais, la peur au ventre, sur un panneau pour déchiffrer des noms imprimés finement sur du papier merdique. Nom que je connais pas, nom que je connais pas, nom que je connais… AH LA, c’est ma classe, je dois être là, je me vois pas, je vais m’évanouir, aaah : Oh putain, Bartoldi, je suis là ! Je suis reçue ! Et mention bien en plus. Hiiiii !! Deux mois plus tard, je quittais ma moyenne ville de province pour débuter ma vie toulousaine, un des segments les plus heureux de ma vie (est-ce Toulouse, est-ce ma passion pour les études ? On sait pas). 7 ans plus tard, je m’envolais pour Paris, le coeur gros.
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Nous voici donc 10 ans après le début de ma vie parisienne et donc quasi 17 ans après les résultats de mon bac (vlan dans la gueule). Un soir, je traîne sur Facebook et je vois que d’anciens camarades de mon lycée s’agitent : et si on faisait un repas de retrouvailles. Le premier tombe un week-end où je suis à Paris donc je passe mon tour mais le 2e opus tombe pile pendant un week-end de trois jours, celui que j’avais choisi pour descendre voir la nouvelle fille d’Anne (oui, elle vient d’avoir un 2e enfant pour ceux qui ont lu sa prose il y a quasi 10 ans). Venir à un repas du lycée 17 ans après ? J’arrive !

Sauras-tu me retrouver sur cette photo ?

Sauras-tu me retrouver sur cette photo ?

Quelques jours avant, je me pensais un OVNI : quasi 35 ans, célibataire sans enfants mais avec un poste qui sonne bien et qui vit dans la capitaaaale (accent snob), je suis un peu Carrie Bradshaw (mais toujours sans les talons de 12).
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Et bien figurez-vous que pas du tout. Si je suis bien celle qui a bien réussi sa vie en partant à Paris et en faisant un boulot qui ramène des sous (une autre venait d’Italie sinon les autres sont toujours dans le département), niveau célibataires, ça pullulait. Il y avait la version célibataire avec enfants (soit mères célibataires qui avaient eu un rejeton assez jeunes soit divorcées), la version célibataire sans enfants et qui commençaient limite à virer désespérée. Et, croyez le ou non, les célibataires, c’étaient les beaux gosses et belles gosses de l’époque. Qui le sont toujours relativement sauf un que j’avais même pas reconnu (mais qui est marié). D’ailleurs, j’ai eu la chance de m’asseoir à côté de l’un des beaux gosses de mon adolescence (qui a perdu le cheveux qu’il avait sur la langue), une sorte de sosie de Marc Lavoine avec un menton plus joli. Un autre ex beau gosse de service qui avait un an de moins que nous et qui était dans le même resto que nous par hasard m’a aussi un peu collée physiquement pour regarder un de nos almanachs scolaires mais le mec, même s’il reste bien joli à regarder, c’est une épave totale, un poivrot au discours incohérent. Comme quoi, le physique, ça fait pas tout, on ne le dira jamais assez.
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Je ne pourrais pas vous raconter sa soirée dans le détail mais voici quelques éléments pour que vous puissiez revivre avec moi cette grande soirée de retrouvailles :
– Il y a des gens qui ne changent pas en 17 ans, dont moi apparemment, malgré mes lunettes et mes cheveux foncés (et mon 38 alors que j’ai oscillé entre le 40 et le 44 durant mon adolescence, je tenais à le souligner). Et il y a donc des gens avec qui tu devises naturellement alors que tu ne les as pas vus depuis au moins 10 ans…
– Il y en a d’autres, par contre, qui ont pris un petit coup et que tu n’aurais pas reconnu de prime abord dans la rue comme cette fille qui était un peu « miss aérobic » dans ma prime jeunesse et qui ressemblent désormais à Véronique Genest qui aurait volé le cul de Nicki Minaj. A l’inverse, d’autres ont perdu du poids comme ce mec un peu bouboule ayant acquis une silhouette normale durant ces 17 ans ou cette fille surexcitée et un peu alcoolique qui est passée d’un petit 38- grand 36 à un 34 à vue de nez.
– Le dealer de service, celui qui vendait son shit au « fumoir » de mon lycée était là. Il bosse dans un collège (agent d’entretien). Le Facepalm fut total.
– Sans que je comprenne bien le pourquoi du comment, beaucoup sont partis dans le sanitaire et social, on avait une palanquée d’infirmiers et infirmières, assistantes sociales, éducatrices… Sachant qu’on était tous en majorité en L et ES, je m’explique pas bien ce virage.
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Et c’est ce point qui m’a un peu étonnée, en fait. Je viens d’un lycée privé où nous étions tous destinés à de grandes études vu que nous étions plus ou moins des fils ou filles d’eux et que ça coûtait quand même du blé de nous mettre là dedans. Sur les 23 présents (!), je crois que nous avons été 3 ou 4 à dépasser le niveau licence. En fait, c’est marrant de voir que le lycée peut amener à des carrières aussi diverses que variées.

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Dernier point, je me suis fait des copines. 2. La première, nous ne nous étions jamais parlé à l’époque car elle avait un an de plus que moi (la magie des amitiés circonstantielles). La seconde, c’était l’une de mes meilleures amies au collège qui m’a offert une de ces revanches de la vie dont je suis friande. En fait, en 6e et 5e, j’avais sympathisé avec cette fille, Annabelle, et sa super copine Anne-Marie. On était souvent toutes les 3 ensemble mais vers la fin 5e, j’ai senti que j’étais un peu de trop dans leur trio et comme je ne suis pas maso, j’avais fini par mettre les bouts pour me faire d’autres copines. J’avais été invitée à ce moment là à passer un mercredi après-midi et une nuit chez Annabelle avec ma soeur et celle-ci, connaissant mes déboires, avait demandé à Annabelle pourquoi elle ne voulait plus être ma copine, ce à quoi, elle avait répondu « c’est pas moi, c’est Anne-Marie ». Notre amitié en restait cependant là puisqu’en 4e, nous n’étions plus dans la même classe.
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Or Annabelle me proposant gentiment de me véhiculer, elle me raconta en rentrant qu’elle avait souffert de son amitié durant son adolescence avec Anne-Marie parce que « non mais personne ne l’aimait et elle me collait tout le temps et moi, j’osais rien dire car elle me faisait peur ». Après s’être promis de se revoir à mon prochain passage dans le coin, je souris : finalement, cette petite cicatrice d’adolescence (que j’avais certes oubliée) s’effaçait tranquillement.
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Et finalement, je me rendais compte que je faisais partie des gens dont on se souvient. J’ai plutôt un souvenir agréable du lycée (un peu moins du collège), je ne me souviens pas avoir eu de période ingrate, d’avoir été rejetée. Sans faire partie de la caste des populaires, ceux qui nous refaisaient Beverly Hills tous les jours car bidule a plaqué machin pour sortir avec Chouette mais Machin va aller se consoler avec Truc, je faisais partie de cette espèce de ventre mou de lycéens qu’on apprécie, avec qui on discute parfois mais qui ne sera pas un souffre-douleur. Un jour, pour vous situer, je passais devant un banc où les garçons s’amusaient à noter les filles qui passaient (oui, à 17 ans, on est cons) et j’avais hérité d’un 13. Cette note résume bien l’image que j’avais un lycée, une « assez bien ». Et pourtant, même si je n’étais pas leader, même si je n’en ai pas vus certains depuis 17 ans, beaucoup me remettaient encore.

Juste pour le plaisir...

Juste pour le plaisir…

Moralité de tout ça : elle est bien, ma vie.

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La formidable hypocrisie du droit à l’adoption

Aujourd’hui, je souhaite vous raconter une histoire triste qui me fout sacrément les nerfs, l’histoire de mon cousin Philippe. Philippe a un petit ami depuis près de 10 ans, Thomas. Après quelques turpitudes amoureuses qui n’ont rien à voir avec mon propos, ils achètent un appartement ensemble et décident de tenter l’impossible : adopter un enfant.

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Evidemment, ils ne peuvent pas adopter en tant que couple, c’est Thomas qui fait la demande à son nom seul. Ils se sont préparés, ce ne fut pas simple, il a fallu effacer toute trace de mon cousin de la vie de son compagnon. Psychologiquement éprouvant, je vous laisse imaginer. En fin de compte, Thomas obtient le droit à l’adoption. Victoire ? Non leurre. De fait, il n’a le droit d’adopter que dans certaines zones (Asie, Amérique latine, je crois) et, attention l’entourloupe : que des enfants de moins de 5 ans. Or dans ces zones, ils refusent de laisser un enfant de moins de 8 ans se faire adopter par un homme seul. Ils ont demandé une dérogation mais en vain. En somme, le droit à l’adoption de Thomas n’a aucune valeur.

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Vous ne connaissez pas Thomas et Philippe, moi si. Surtout Philippe, nous étions très proches enfants. Il n’y a pas homme plus doux et plus dévoué aux autres, un imaginatif très drôle. Souvent, je me dis que si j’avais été un homme, j’aurais été Philippe. Ce couple était prêt à accueillir un enfant, le sortir de l’orphelinat dans lequel il croupit pour lui offrir une chance d’avoir une vie meilleure. Oh, Philippe est conscient que la perfection n’est pas de ce monde et que rien ne garantit qu’ils auraient été des parents idéaux mais ils auraient fait du mieux qu’ils peuvent. Un enfant a été privé de la chance de démarrer sa vie ailleurs que dans un orphelinat, un couple a été privé d’un enfant à qui il aurait donné le meilleur d’eux pour tenter de le rendre heureux. 3 malheureux et tout ça pour quoi ? Parce qu’on n’a même pas le courage de se dire qu’un homme, qu’il soit célibataire ou en couple avec un autre homme, peut faire un bon père. Pas même un père
tout court.

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Ca m’écoeure. Déjà, je ne supporte plus l’argument “non mais un enfant, ça a besoin d’un père et d’une mère”. Alors quoi, on fusille toutes les femmes enceintes qui n’ont pas de père à leurs côtés ? Dès qu’un enfant perd l’un de ses parents, on l’arrache à celui restant pour le foutre dans un camp en attendant qu’une famille avec un papa et une maman le prenne en charge ? Les enfants ont besoin de référents masculins et féminins pour bien grandir. Après tout, admettons que ce soit vrai, pourquoi pas ? Je ne sais pas vous mais dans mon enfance, j’ai eu certes un papa et une maman mais j’ai eu aussi des taties, des tontons, un papy et des mamies, j’ai même eu un babysitter mâle (c’est pas si courant). Autour de moi des petits garçons et des petites filles. Je n’ai pas manqué de référents sexués, mon papa n’était pas le seul homme autour de moi. Et malgré une famille type, j’étais un vrai petit mec à jouer aux petites voitures, au soldat, à être la chef de gang au CE2 (groupe où il n’y avait que des garçons et c’est moi qui avait la place du milieu au fond du bus), à avoir les cheveux courts et jamais de jupe. D’après ce que j’ai lu sur certaines études genrées sur les comportements enfantins, j’aurais dû devenir lesbienne (ce qui démontre la connerie de ces études). Et bien non, jusqu’à présent, je suis hétéro. Et on ne peut pas dire que ma famille ait été très en phase avec le modèle type papa-maman si on considère que mon père ne bricole absolument pas, qu’il cuisine et nous préparait les repas le soir quand ma maman travaillait et que l’autorité, ça a toujours été ma maman. Côté patriarche autoritaire, mon père a été complètement à côté de la plaque. Et après ? Et après rien. Si le modèle familial avait un quelconque impact sur nos choix amoureux, faudra m’expliquer pourquoi ma soeur et moi sommes autant aux antipodes sur la question. Et si un couple gay adopte un enfant qui devient à son tour gay
(déjà on ne sait toujours pas si les préférences sont de l’ordre de l’inné ou de l’acquis et je souhaite sincèrement qu’on ne le découvre jamais), où est le problème ?

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Pour rappel, être homosexuel n’est pas un crime. Etre homosexuel ne signifie pas être incapable d’élever et d’aimer un enfant du mieux que l’on peut. Etre homosexuel ne signifie certainement pas qu’en présence d’un petit garçon, les choses vont finir par déraper. Etre élevé par une famille “différente” n’est pas synonyme de malheur.

Pensez-y.

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La jouissance est un féminisme

Ouh que je suis en forme en ce moment ! Des truismes en veux-tu en voilà, c’est open bar. Mais ne rigolons pas trop car je veux parler d’un sujet grave ! Oui, mesdames et messieurs, il n’est pas l’heure de rire car dans l’Hémicycle, là où des gens décident de notre législation, la Femme Conservatrice rôde. Et parfois, elle parle. Après « le préservatif ce n’est pas drôle », Christine Boutin présente « on oublie trop souvent la procréation au profit du plaisir dans le sexe ». Oh-mon-Dieu.

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Premier volet : la procréation. Alors tu vois Christine, moi, je trouve que l’État devrait plutôt me remercier de ne pas trop penser à la reproduction. Imaginons que là, je décide de procréer parce qu’en tant que femme, forcément, j’ai envie d’être mère. Déjà, je ne suis pas sûre de trouver plus qu’un géniteur, la paternité est aussi un engagement. Donc me voilà mère célibataire, ça me donne droit à des allocs ça non ? Et encore, Dieu merci, ma fertilité a toujours été sous contrôle car depuis que je suis sexuellement active, j’aurais eu le temps d’en faire une tripotée…

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Autre point important. Imaginons que je sois dans une relation stable et que nous envisagions de faire un mini nous. Hop, je consulte mon petit calendrier de la fertilité que j’ai sur mon Iphone (P tracker pour ceux que ça intéresse). Bon, il me met en fertile quasi tout le temps mais peu importe. Donc chéri et moi baisons pour procréer. Comme c’est mon objectif premier, il se peut que je sois tendue comme un string, que je ne prenne aucun plaisir. Or la psychologie joue énormément dans la conception, c’est un fait, et je ne suis pas sûre que trop penser à cette fameuse conception ne soit pas un frein.

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Mais enfin et surtout : Christine, tu es la honte du féminisme. Oui, du féminisme. Tu vois, en tant que femme des années 2010, j’ai la chance incroyable de maitriser mon corps tant dans sa fertilité que dans mon plaisir et ça, vois-tu, c’est quand même assez récent. Faisons ensemble un rapide cours sur l’histoire de la sexualité féminine. En 1805, on a découvert le mécanisme de l’ovulation et là, c’est le drame : jusqu’à présent, on estimait qu’une femme devait jouir pour tomber enceinte. Avec l’ovulation, on décrète que l’orgasme, c’est mal car ça disperse le sperme. Or comme dans les sphères bourgeoises, le sexe n’était envisagé que sous l’angle procréatif, ces pauvres femmes n’avaient simplement pas droit au plaisir. Du moins avec leurs maris car beaucoup avaient des relations saphiques avec leurs camarades du couvent.

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Forcément, quand on lit le calvaire de ces femmes, condamnées à ne pas jouir pour tomber enceinte alors qu’en plus, l’orgasme, de par les contractions qu’il provoque, favorise le déplacement du sperme, on se sent toute légitimité à prendre notre part du gâteau en terme de plaisir. Et puis surtout, Christine, des femmes se sont battues pour que je dispose de mon corps comme je veux, si j’ai envie de n’en jouir sans assurer ma descendance, qu’est-ce que ça peut te faire ? Et puis tu sais, faut arrêter de croire que le sexe « sans but », si ce n’est celui de la jouissance, est une dépravation. Je peux te dire que certaines de mes galipettes infertiles furent (et, je l’espère, seront) d’une beauté et d’une intensité incroyables, limite j’en pleurerais tellement c’est beau. Et je ne parle de prouesse physique là mais d’un ressenti. Le sexe, c’est aussi un don et un abandon de soi… Excuse-moi, je vais chercher un mouchoir, je m’auto-émeus.

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Je t’épargnerai un paragraphe entier sur les couples infertiles, homosexuels compris. Pour eux, que préconises-tu puisqu’ils n’ont justement que le sexe sans possibilité de procréation ? Mmmm ? Allez Christine, détends-toi du string car comme je le disais récemment, le sexe, c’est pas sale ! Tu devrais essayer plus souvent, tu verrais.

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En attendant, je vais préparer un article sur ta prochaine déclaration, j’hésite entre « être homosexuel, c’est quand même pas très très normal » (gaypride oblige) et « oui, les viols, c’est moche mais faut pas s’habiller aussi provocant, elle le cherche un peu… ». Quoique tu serais capable de pire…

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Le Gamin de ma Nana

Par Lucas

Bon OK,  j’avoue.
Il y a 15 jours je comptais vous faire une bafouille « moi je « . Un truc mâtiné de vérités faciles et ternes, de clichés putrides et stériles… Tout ça parce que le 3 août j’ai passé la barre fatidique : mon âge commence maintenant par un 3 ! Sur ce sujet, Enzo nous avait gratifié d’un article bien sympa que vous trouverez sur cette page, et j’ai senti  venir l’article doublon. Sauf que moi j’aurais mis plein de phrases à la con ! Et des tas de conseils de vieux schnock ! Ouui, des conseils de vieux con à l’attention des jeunes vingtenaires nécessairement niaiseux car jeunes. Strange paradox : pour les romains l’adolescence allait jusqu’à 30 ans et aujourd’hui j’ai l’impression qu’un gamin de 10 ans est plus mature que moi quand j’en avais 16… Bon allez passons ; je préfère évoquer un autre sujet.

Comme vous le savez, depuis septeumbeur twenty ho eight, je suis diplômé. Bien sûr je n’ai pas attendu le papelard pour chercher un taff mais sans succès. Depuis avril 2008, je virevolte toute la journée sur les sites d’emploi, de l’ANPE à Candremploi en passant par UK Job et même la Craig List…  De fait, une fois que les annonces ont été sélectionnées, les lettres personnalisées écrites, les mails envoyés, je vais hurler un grand coup sur mon balcon et, avant d’aller courir pour oublier tout ça, je vais me balader sur d’autres pages, notamment les sites dits de rencontre. Je vous ai déjà parlé de Adopte Un Mec. J’y ai fait quelques séjours de 3 semaines, de ci de là, blasé à chaque fois par la médiocrité fulgurante des nanas (c’est bien simple : les plus mieux étaient happées/submergées par les mecs qui avaient un abonnement ou alors elles quittaient le site au bout de 3 jours ou bien c’était moi qui n’était pas à la hauteur,  hypeeeeeeer vexant…) Bref, l’épisode Adopte passé, un beau jour de juillet, sur FB, j’ai cliqué comme un benêt sur une pub pour AW qui proposait un mois gratuit histoire qu’on devienne accroc (et qu’un bot nous interpelle juste avant la fin de la période d’essai histoire qu’on prenne un abonnement…) D’ailleurs cette bande de nases fait comme Facebook : lorsque tu te désinscris, ton compte reste quand même et il faut envoyer une requête par mail pour que son profil soit viré. Ya vraiment des coups de pied au cul qui se perdent. Surtout quand on te prend pour un abruti en te faisant croire que ton profil doit être validé par les membres pour que tu sois accepté par la commiounity.

Bref…
Je râle, je râle,
Toujours est-il que j’ai rencontré un soir une nana IRL.
Petit diner sympa, on discute, ca colle bien, on rigole et les anges passent. De fait, on sort du resto, elle regarde sa montre et elle me propose de passer chez elle.
On vous l’a déjà fait le coup du dernier verre ??
Je précise qu’on avait parlé de plein de choses, elle m’avait posé des questions, j’en avais eues moi aussi. Je la savais divorcée ou séparée après une longue relation. J’aurais ptete dû aller plus loin…
On arrive à son étage, elle ouvre son verrou d’un coup sec, la porte s’ouvre en grand et là…

Un p’tit bou’d’chou de 4-5 ans galope vers nous avec sa baby sitter blasée « Rosalyn represent ». Arrêt net en voyant le Louka et là ça fuse, cinglant :
 « Téki !? »
Temps de réflexion : 1 seconde (et je vous promet : ca parait super long dans ces cas là une seconde)
Je me suis mis sur les genoux, gros sourire : « Salut moi c’est Lucas ! Chuis un copain de ta maman (regard vers la maman, un peu inquiète et qui s’attend au pire). Comment tu t’appelles ?
Oscar…Pfff, chuis trop jaloux, j’ai toujours rêvé d’m’appeler comme ça…. Et ton nounours ? Il a l’air trop sympa ! Mais non j’vais pas t’le piquer… »
En 5 minutes j’avais Oscar de mon coté (j’ai fait un DESS Management des Gnomes).
Encore dix minutes de jeux et il était couché (j’ai eu mention assez bien). Une demi-heure et il dormait.
En refermant la porte, sa maman m’a regardé avec un joli sourire. Et puis elle est venue me faire un bisou. Et puis…
Rideau.

Bon, dites-moi, ya combien de mères célibataires sur Paname ?
Ouep, de celles qui doivent tout assumer.
Le gamin à emmener à la crèche, puis quelques années plus tard à l’école, le boulot toute la journée, le gamin à récupérer à l’étude à 6h00, les courses à Monoprix, les lessives, l’éducation, la garde partagée, les vacances, prendre du temps pour soi et être là pour son gosse, bosser assez pour elle et son gamin mais être suffisamment là pour lui…

Le Monde et des magazines dans le genre nouvel obs (sans majuscule parce que ce torchon m’agace) avaient surfé il y a quelques années sur les familles recomposées, style un papa, une maman, la quarantaine et 2 gosses chacun : deux monoparents dans leurs vies qui se rencontrent un beau jour (ou peut-être une nuiiiiiiiiiit) et ensuite tout le monde vit ensemble. Céboooooooooo.

Mais là c’est pas pareil.
C’est notre génération.
D’un coté il y a un célibataire, de l’autre une jeune maman.
Pourquoi Sabrina ne m’avait rien dit au resto ?
Le gamin est-il un repoussoir aux yeux des mecs ?
Avait-elle peur de ma réaction ?
Elle a éludé quand je lui ai posé les questions…
Bon perso, je n’aurais JAMAIS présenté un coup d’un soir à mon gamin. Chais pas s’qu’il lui a pris (mais je suis peut-être un peu old school. Si un gamin est habitué à voir sa mère virevolter de mecs en mecs, faut-il y voir la déréliction de la société et doit-on conclure qu’il va reproduire le schéma ? )

J’ai l’impression que pour notre génération ca va devenir commun les couples avec enfant d’un premier mariage. La sœur d’un ami vit avec un kiné qui est papa depuis longtemps, il est des Vingtenaires qui pourront nous en dire autant, mon ex-coloc file le parfait amour avec un trentenaire papa d’un gamin de 5 ans… et cætera.
Est-ce propre à notre génération ?
Les mœurs ont évoluées, certes. Mais je pense quand même qu’il y a un problème. au delà du rapport enfant/parent.

Faire un gamin c’est quand même une responsabilité (« j’ai pas d’mandé à naître »)
J’ai jamais connu mon père et j’ai été élevé par une mère célibataire : je ne m’en tire pas plus mal.
Je pense que si le divorce a lieu avant deux trois ans c’est encore jouable pour l’évolution de l’enfant (je n’y connais rien, je suppute)
Mais le gamin qui voit son père quitter le foyer, puis qui va chez papa seulement un week end sur deux, comment fait-il ?
Ca me rappelle une triste VDM où un père divorcé recevait chez lui son fils qui pleurait et réclamait de rentrer chez maman…

Le fait de constater cette réalité, avec tous ces couples autour de moi, plus ou moins « installés, ca me rend encore plus circonspect sur le mariage. Je reste perplexe quand je vois des jeunes diplômés de mon école de commerce se marier à 23 ans sans même avoir vécu un an ensemble. Pire, je suis rassuré que ma sœurette ne se marie que dans un an, après avoir vécu 12 mois avec son namoureux. D’un autre coté, une copine de lycée  a passé quelques années avec son mec avant de se marier et en moins de 2 ans ils avaient divorcé…
La vérité est ailleurs ?
Une très bonne amie qui vit en couple depuis un an, nous a dit que son projet avec son mec c’était, avant tout, d’avoir un bébé, avant même de se marier.
Je trouve ça génial.
Beaucoup plus que le lien marital, je suis persuadé que ce qui contribue à l’unité d’un couple c’est d’avoir un enfant. D’abord parce qu’on est plus enclin à faire des efforts pour supporter les emmerdes de son conjoint car le divorce aura des répercussions sur les gosses… Ensuite parce que l’enfant permet de compenser les travers de l’autre, d’avoir un allié dans la place.
Le problème c’est que beaucoup de jeunes mariés qui ne trouvent plus en l’autre le « truc » initial pensent que le gamin va venir comme un pansement. Sur des plaies ouvertes… Attention, ça va brûler chérie… Faire un gamin pour résoudre leur problème…. Pfffff.

Et pour revenir à Sabrina, ca n’a pas duré longtemps. 15 jours tout au plus.
Je repense souvent à elle et à Oscar.
A Oscar surtout.
Comment juge-t-il tous les « amis » fugaces de sa maman ? J’avoue que je ne l’ai pas du tout pris en compte quand j’ai mis fin à cette relation. J’ai fait un passage éclair dans leur vie. En fait, je pense que le problème de la responsabilité se pose de facto quand un mec devient plus ou moins officiel ; « le nouvel amoureux de maman ». Pour ce qui est de donner des conseils et être cool, ça va. Mais comment trouver une légitimité pour engueuler le gamin et jouer un rôle de père quand il fait des conneries ? Comment éviter le « t’as pas à me dire ça, t’es pas mon père ! » ? Quand je vois que, d’ores et déjà, dans la rue, je me retiens de mettre des tartes aux sales gosses…

 C’est donc avec un p’tit sourire triste que je pense à Sabrina. Elle veut trouver quelqu’un qui la comprenne et qui accepte Oscar aussi. Je me dis que, si ça se trouve, ce soir, au fond de son lit un matcho s’endort, qui ne l’aimera pas plus loin que l’aurore…

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Un jour, j’’irai au mariage de Gauthier

Ouvrons un journal. En ce moment, au choix : le bac (sujets de philo, nombres de candidats, le plus jeune, le plus vieux…), la coupe du Monde ou le programme du PS pour 2007. Parmi les propositions, la question du mariage homosexuel et de l’homoparentalité. Il était temps que la France se penche enfin sur ce sujet de société.

 

Comme tu le sais, lecteur, j’ai pas mal d’homos dans mon entourage, surtout des hommes. Forcément, ça a tendance à me rendre favorable à ses propositions mais ce n’est pas juste un élan de sympathie pour une communauté mais quelque chose de plus raisonné. Parlons d’abord du mariage. En France, nous avons droit à un mariage homosexuel à la mairie de Bègles, orchestré par M. Noël Mamère. Ce mariage m’a un peu énervée car ce n’était que deux gars en mal de popularité prêts à tout pour truster les premières pages des journaux face à un politicard assez démago, faut dire ce qui est. Je ne crois pas que ce précédent ait vraiment servi la cause même s’il a eu le mérite de susciter le débat. A l’époque, quand on m’a demandé mon avis, j’ai haussé les épaules : pourquoi le mariage ne serait contracté qu’entre un homme et une femme ? On peut se marier à tout âge, quel que soit nos origines ou notre niveau social mais il faut qu’il y ait un membre de chaque sexe, sinon, ça marche pas. Déjà, à l’époque, le PACS avait fait grincer des dents mais pourquoi un couple ne serait forcément qu’hétérosexuel ? L’amour entre deux personnes d’un même sexe et leur désir d’engagement n’a-t-il pas droit d’exister aux yeux de la loi ? Personnellement, je ne suis pas très mariage mais ce n’est pas une raison. Quand j’entends Ségolène Royal déclarer il y a quelques années : « moi, je suis contre le mariage homo parce que je suis contre le mariage tout court », je soupire très bruyamment. Ce n’est pas parce que tu as décidé de ne pas passer devant le Maire que tout le monde va en faire autant, cocotte. C’est vraiment noyer le poisson, ça. Que les instances religieuses tiquent à célébrer de telles unions, à la limite, je peux le concevoir mais au niveau de la mairie… Le mariage n’est-il pas qu’un contrat, finalement ? Pourquoi devrait-on intégrer les données sexuelles à tout ça ? L’amour est le même qu’on soit homo ou hétéro. Un dernier sondage a révélé que 51 à 54% des Français y étaient favorables (les chiffres variant selon les médias). Ce qui n’a pas empêché l’Express de titrer : « Les Français contre le mariage homo » avant de débuter l’article par « Selon un sondage, 51% des Français y sont favorables, blablabla. » Je ne suis pas mathématicienne mais la majorité absolue étant de 50%+ 1, 51%, on est encore un peu au-dessus. Les voies du journalisme sont vraiment impénétrables, parfois…

Alors, évidemment, ce n’est pas tant le mariage qui bloque que l’adoption. Beaucoup arguent qu’autoriser le mariage homo, c’est faire un premier pas vers l’homoparentalité. Déjà, je pense très sincèrement qu’entre la légalisation du mariage entre deux personnes de même sexe et la légalisation de l’adoption par un tel couple, on va avoir droit à quelques années de débats, ça va traîner, c’est sûr. Mais pourquoi deux personnes de même sexe ne pourraient pas faire de bons parents ? Alors, oui évidemment, un enfant a besoin d’un papa et d’une maman pour s’épanouir. Dans ces conditions, on devrait retirer les enfants de tous les parents célibataires, alors ! Prenons un exemple : le fils d’Océane. Ce gamin sera-t-il déséquilibré parce qu’il n’a pas eu de papa ? Rien ne permet de l’affirmer, ce serait même très grave de le faire. Quand je vois certains enfants élevés par un seul parent ou quand je vois des enfants issus d’un couple traditionnel mais totalement barré, je me dis que le duo papa/maman n’est absolument pas synonyme d’équilibre, loin de là. J’ai des tas d’exemples que je n’étalerai pas ici mais quand je vois certaines personnes de mon entourage, je me dis qu’ils auraient été peut-être plus heureux avec deux papas ou deux mamans.

Pourtant, l’idée va mettre du temps à être acceptée, si tant elle qu’elle le soit un jour. Il y a quelques années, j’avais fait une émission de radio sur le sujet avec mes camarades, nous avions fait venir deux membres de l’association Jules et Julie. Quand on a évoqué la question de l’adoption par un couple homosexuel, l’intervenant masculin, lui-même gay, s’était déclaré contre cette idée, expliquant qu’une famille, c’était un papa et une maman. Je ne critique pas les opinions du jeune homme, je montre juste que la bataille est loin d’être gagnée. Dans la même émission, j’avais fait une revue de presse sur le sujet. Oui, la revue de presse, c’est mon truc, c’est mon vice. Bref, il y avait l’histoire de deux couples, deux gays et deux lesbiennes, qui avaient fait un bébé par insémination artisanale. Le bébé est né et il a donc quatre parents sauf que si l’un des couples se sépare, celui qui n’a pas donné son sperme et celle qui n’a pas porté le bébé n’ont techniquement aucun droit sur cet enfant qui est le leur d’un point de vue affectif mais c’est tout. Déjà, le côté insémination maison, c’est glauque. Aujourd’hui, quand on voit dans quelle société de confort on vit, penser qu’une femme est tombée enceinte de cette façon, ça me fait froid dans le dos (pour elle). Ces gens-là voulaient tellement un enfant qu’ils se sont débrouillés comme ils ont pu. La petite fille née de cette union sera-t-elle différente d’un autre enfant ? Non. Elle aura droit à l’affection de 4 parents au lieu de deux, comme la plupart des enfants de parents divorcés.

Autre argument servi cette fois par Yohann, mon presque frère. « Oui mais tu comprends, ces enfants, on va se moquer d’eux à l’école quand leurs deux papas ou leurs deux
mamans viendront les chercher à l’école. » Et je réponds : « ben c’est une question de mœurs. Regarde, nous, quand on était petits, y avait pas beaucoup de parents divorcés et
c’était bizarre les enfants qui n’avaient qu’un papa ou qu’une maman. Maintenant, on est habitués. Ben eux, ce sera pareil ! ». Je ne dis pas que, forcément, les homosexuels vont être légion à adopter et resteront sans doute une minorité par rapport aux couples plus traditionnels mais à partir du moment où l’adoption par les couples homosexuels sera légalisée, il y en aura forcément plus d’un qui va se lancer dans l’aventure. Le seul truc que je crains, dans l’histoire, c’est que le premier couple à adopter squatte les médias. Là, à la limite, ça peut être un peu traumatisant pour l’enfant, s’il est assez vieux pour comprendre un tant soit peu ce qu’il se passe.

Je ne suis pas une pro de l’éducation mais il me semble que pour être heureux, un enfant a avant tout besoin d’amour. Pourquoi les couples hétérosexuels auraient ce monopole ?
Est-il si important qu’un enfant soit aimé par un homme ET une femme ? Quid de deux hommes, deux femmes, qu’un homme ou qu’une femme ? Sans doute aurons-nous droit à toute une batterie d’analyse psychologiques de ces enfants mais je ne pense pas qu’être élevé par un couple homosexuel change grand-chose à l’arrivée. Déjà, si on regarde la société actuelle, force est de constater que le couple traditionnel n’existe plus tellement : ce n’est plus la maman à la maison qui gère les tâches domestiques et le papa au travail qui ramène les sous. Je connais des homos qui feraient d’excellents parents comme mon cousin, par exemple. Il adore les enfants et aimerait en avoir un, il ferait un bien meilleur père que moi une bonne mère. Il a beaucoup d’amour à donner, pourquoi on l’en empêcherait ? Parce qu’il aime les hommes ?

Argument ultime : un enfant élevé par un couple gay le deviendra forcément. Alors, là, on touche le fond. Et l’oscar de la théorie la plus conne est attribuée à la reproduction de l’homosexualité ! Parce que si l’homosexualité était due à une transmission de parents à enfants, on serait tous hétéros. Ben oui, un couple, à l’heure actuelle, c’est un
homme et une femme donc si ça ne tenait qu’à ça, l’homosexualité n’existerait pas.

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Tenter l’’aventure amoureuse

(Article écrit y a quelques temps…)
 L’amour est en soit quelque chose de compliqué, personne ne me contredira. A presque 26 ans, c’est pas qu’on commence à me demander quand est-ce que je vais ramener un homme à la maison mais pas loin… Enfin, mes parents ne me foutent pas la pression, ma mère ayant compris que j’étais quelqu’un qui « naviguait ». Pour ma part, je dirais plutôt que je tente l’histoire, quitte à me planter.
 

L’autre jour, je discutais avec Tatiana sur MSN de nos situations amoureuses respectives (enfin surtout de la sienne parce que moi, j’ai pas grand-chose à en dire) et elle m’expliquait qu’elle ne regrettait pas son choix. « Je sais que ça ne durera pas mais au moins, j’aurai tenté et j’aurais vécu une belle histoire. » Et bien, je trouve que la demoiselle a bien raison. Si je regarde mon propre passé amoureux, je me suis entêtée à vivre des histoires impossibles : avec un trentenaire parisien et obsédé alors que je n’était même pas vingtenaire, toulousaine et une oie blanche, avec un gars avec qui je n’avais pas grand-chose en commun, avec un gars qui vivait loin de moi… Oui, mais voilà : je lui plais, il me plaît, pourquoi je ne tenterais pas ? Le mur est au bout, je le vois gros comme une maison et je sais que je vais me le prendre. Mais en attendant, que la balade est grisante.

Beaucoup de filles de mon âge cherchent « le bon », celui avec qui ça ne pourra que marcher tant il est parfait. Mais quelle erreur, à mon avis ! D’abord, il est
censé être comment « le bon » ? Je m’étais amusée il y a quelques temps à commander au Père Noël mon homme idéal (il m’a bien oubliée, cet enfoiré) mais trouver un homme qui correspond parfaitement à nos critères est utopiste. Bien sûr, nous voulons toutes un homme qui nous correspond tant sur le plan physique que sur la personnalité mais il faut bien comprendre que chaque homme a ses défauts. Tant mieux quelque part, je me sentirais pas à la hauteur d’un homme parfait… Déjà que je me sens rarement à la hauteur des hommes imparfaits, imaginez l’angoisse. Mais même si cet homme est imparfait et qu’il me semble qu’il n’y aura pas d’avenir ensemble, pourquoi ne pas tenter ? De un, rien ne me dit que ça ne durera pas, finalement. De deux, même si ça ne dure pas, n’avons-nous pas le droit de vivre une belle histoire, même si elle ne peut être qu’éphémère dès le départ ?

Certaines histoires d’amour sont condamnées à peine elles ont commencé : distance, manque de temps pour se voir, l’un des deux n’est pas libre… On peut multiplier les hypothèses à l’infini. Oui, l’amour, c’est quelque chose de très compliqué, n’est-ce pas ? Donc on voit le mur au bout du chemin, on le sait qu’il n’y a aucun moyen de l’éviter. Doit-on éviter de partir à toute vitesse dedans ou fermer les yeux en attendant qu’il arrive ? Ou plutôt profiter de chaque sensation avant le crash, la vitesse, le vent qui nous caresse le visage,
le paysage qui défile… Bon, je le concède, ma métaphore n’est pas merveilleuse mais c’est pour faire comprendre l’idée. Après tout, qu’a-t-on à perdre ? Rien, si ce n’est une belle histoire.

Le problème, c’est que beaucoup de vingtenaires veulent trouver le bon, comme s’il y avait une date limite de péremption : vite, vite, casons-nous avant qu’il ne soit trop tard ! Je trouve ça un peu curieux et un peu suicidaire comme comportement. On va refuser les avances d’un jeune homme car il ne nous paraît pas idéal et se jeter au cou du gars qui nous semble parfait. Et si ça ne marche pas, on fait quoi ? On déprime pendant 107 ans ? Par ailleurs, comment peut-on commencer une relation en pensant sincèrement que c’est pour la
vie ? Dire à un mec que lui et moi c’est pour la vie, c’est mentir, quelque part, parce que je n’en sais rien. Oui, aujourd’hui, on s’aime et tout est rose, mais demain ?

Actuellement, j’ai envie de me caser, avoir une vraie relation qui dure plus d’une nuit. Mais je ne vais pas pour autant refuser tous les prétendants avec qui ça risque de ne pas coller sur le long terme parce que si je savais exactement quel mec il me fallait, je ne serais pas célibataire (logique). Ensuite, si j’ai plus envie de plans cul, si une belle histoire qui s’annonce éphémère se profile, la refuserai-je ? Non, je ne pense pas. Je lui plais, il me plaît, allons-y gaiement ! Au moins, sur mon lit de mort, je n’aurai presque aucun regret.

Si je regarde dans mon entourage, très peu de filles sont tombées sur le bon de suite. Surtout que je n’ai que 26 ans et que mes amis en ont rarement plus. Donc pourquoi se mettre la pression à tout prix, pourquoi chercher celui qui sera forcément le père de notre progéniture ?  D’ailleurs, qui nous dit que ma progéniture aura le même père ? Bon, ce serait plus pratique et moins compliqué à gérer mais les familles recomposées existent, on ne peut pas le nier. Même, après ma rupture avec Guillaume 1er, je me suis soudain imaginée avec ma
petite tribu (j’insiste sur le petite) sans papa parce que je ne suis plus avec aucun d’entre eux mener ça d’une main de maître. Bon, très honnêtement, j’espère que j’aurai un compagnon pour m’aider dans cette tâche parce que je me vois pas du tout maman célibataire.

Aimer, c’est tenter. Je crois que sans ça, la vie ne mérite pas d’être vécue. Après tout, si y a bien un domaine où il faut oser, c’est celui-là.

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Tel est pris qui croyait prendre

Par Océane
Alors, après avoir un moment envisager de vous narrer mes aventures version vieux magasine psycho à deux balles avec tout un tas de théories recyclées j’opte finalement pour une simple narration façon reportage animalier. Voici donc les dernières nouvelles en provenance de la jungle urbaine rose…
 
Rappel des faits :
A la base une mère célibataire se plaignant de la platitude de sa vie sentimentale et même sexuelle dont la courbe représentative rivalise avec la droiture scientifique de l’électro-encéphalogramme d’une momie de 3000 ans…
 
Suite à une remise en question nocturne profonde entraînant donc une sensation de solitude proche de celle qu’à dû ressentir machin lors de son ascension de l’Himalaya en solitaire, notre jeune mère célibataire décide de décrocher violemment de son train train et d’accepter  n’importe quelle proposition noctambule surtout si celle-ci est incongrue. Elle se retrouve alors à suivre une connaissance féminine à elle dans un bar salsa.
 
3 jours plus tard, notre sujet d’étude atterrit alors à quatre pattes dans les arrières cuisines dudit bar en train de se faire sauter par le barman (accessoirement cubain et frère du patron).
 
L’histoire n’explicite pas les raisons de cette fin mais plusieurs hypothèses sont envisageables :
– L’inaptitude totale du sujet à danser la salsa et à parler l’espagnol.
– L’incroyable don du sujet pour le zouk
– L’alcoolisme profond du sujet entraînant une consommation moyenne de 10 verres de vodka pomme par soirée.
 
Après cette escale imprévue sur un canapé cubain (oui les arrières cuisines cubaines sont prévues pour tout), le sujet est assez troublé : alors c’est ça la vie ? se faire troncher et puis basta ? Se demande-t-elle.
 
N’est-ce pas un peu dégradant ?
 
Sa réflexion se conclura par un magnifique « Je ne sais pas si c’est dégradant, mais sanitairement parlant, c’est salutaire ».
 
Un mois plus tard, notre sujet décide de tirer définitivement un trait sur ses fantasmes passés (puisque, petit rappel, elle prend un nouveau départ).
 
Afin de ne rien regretter, elle va donc passer une dernière soirée sur le lieu de travail de son ancien fil rouge à savoir Dj Kriss.
 
(NDLR : le Dj est une espèce rare et instable toujours à la recherche de nouvelle proie. Pour une raison incompréhensible, probablement un appel hormonal, les futures victimes se portent toujours volontaires. Une autre hypothèse pencherait pour un attrait social, mais aucune études sérieuse n’a jamais valider la question)
 
Une fois sur place et après avoir réglé les problèmes techniques (dus à un oubli de porte monnaie), le sujet passe sa soirée loin de son ex dulciné jusqu’au moment de la fermeture où elle se rapproche de son ex future proie. Car le sujet est bien élevée ! trop bien peut-être vu que dj Kriss fini dans son lit !
 
Celui-ci repart en lui faisant la bise car le dj, lui, est un goujat par définition !
 
Refusant toute réflexion métaphysique sur son manque total de volonté, le sujet part 15 jours en vacances loin du brouhaha nocturne…
 
A son retour, elle revient sur les lieux de son dernier péché afin de se faire un petit plaisir pervers : voir la tête affolée de son ex, le garçon rougissant facilement…
 
Sauf que l’imprévu s’en mêle et que l’acteur principal est encore en vacances.
 
Et ce qui est en passe de devenir un classique du genre se reproduit, encore : le sujet repart avec le Dj remplaçant !
 
Tel est pris qui croyait prendre…
 
Mais que doit penser le personnel restreint de cette petite boîte de nuit ?
 
Là n’est pas la question !!!
 
Car ce n’est pas encore la fin du reportage.
 
La suite des aventures de notre mère célibataire après la pub…
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