Adopteunmec, toujours plus loin dans la classe

Depuis ma plus tendre enfance, j’ai une espèce de fascination répulsion pour la publicité et plus précisément pour les spots télé. Le secteur dans lequel je ne travaille pas, je reste dans le digital et ma santé mentale est sauve. Je crois. Du moins sur ce point. Autant certains spots me charment, autant certains me donnent envie de jeter des objets sur ma télé. Souhaitant ne pas casser ma télé (et l’objet lancé), je décide donc de prendre ma plume la plus acérée pour vous rédiger une critique acerbe des pubs qui m’énervent. Donc cette semaine : la nouvelle campagne d’adopteunmec.

Premier axe de mon énervement, le plus évident : le racisme latent de toutes ces pubs. Dans les pubs que j’ai vues, nous avons eu droit à un argumentaire vantant les mérites des roux, des barbus, des métisses (pas “noir” mais “métisse”, ce doit être plus politiquement correct) et même les petits sous les traits d’un nain. Ca me file vaguement la nausée, je trouve que le côté “la peau de gorgée de soleil” du Noir, pardon du métisse, est assez débectante. Ah oui, pardon, c’est de l’humour. J’attends avec impatience la pub avec le juif dont le prépuce a été ôté pour une bite plus élégante et plus propre…

Deuxième axe qui découle clairement du premier : le côté incroyablement superficiel des critères de choix. Oui, moi, je veux me taper un Noir parce qu’il a la peau riche en vitamine D, de beaux cheveux et une bouche gourmande. Ben oui, la seule chose qui m’attire chez un homme, ce sont ses qualités physiques, c’est bien connu. Je ne suis pas sans savoir que chaque femme a un type physique de prédilection, moi la première. Certaines filles craquent sur les Noirs, les Roux, les grands ou les petits, ce n’est pas un mal en soi. Sauf que j’ai beau adorer les grands bruns un peu sec, j’ai aussi eu dans ma vie des blonds, des petits et des mecs un peu plus en chair. Un homme est un savoureux alliage de qualités physiques et intellectuelles.

En même temps, je trouve la pub très fidèle au site qu’elle représente. J’avoue que j’ai du mal à rester connectée plus de 10 minutes tant je suis blasée par ce site. Les fiches présentation sont ridicules quant à leur contenu (non, savoir qu’un mec a une voiture et un lit deux places n’est pas un critère de sélection), les gens présents ne correspondent pas vraiment à mon style. Je veux dire le style pseudo kaïra qui pose torse nu devant une piscine, casquette sur la tête, dès le départ, ça me glace un peu. Du creux, du creux, du creux. Alors finalement, le taux de mélanine est un critère de sélection comme un autre, hein…

De plus, je trouve que le “féminisme” (je mets qu’un jeu de guillemets pour la lisibilité mais faudrait en mettre une bonne demi douzaine) du site est plus que gerbant. Reprenons rapidement le concept du site “ce sont les femmes qui ont le pouvoir”. C’est vrai, on donne à des hommes le droit de nous parler ou non. Sauf que si les femmes ont le pouvoir, elles doivent appâter le chaland en détaillant leurs préférences et pratiques sexuelles. Ah ben oui, moi, je me sens au max de ma domination féminine quand je dis que ahah, oui, je pratique la fellation, j’ai des menottes et je mets de jolis dessous. Mais bon, c’est assez typique, on confond “donner le pouvoir aux femmes” et penser que la domination féminine serait un copier/coller des pires travers masculins… Qu’on choisit les mecs sur une enveloppe car c’est bien la seule chose qui nous intéresse et ça nous permet de cocher la liste des “mecs avec qui coucher”. Tiens, moi, il me manque le croate, je file sur adopteunmec !

Et je vous passerai le laïus sur la pseudo hypittude de Lucienne, la vieille dame du Petit journal. J’ai rien contre elle mais je ne comprends pas bien à quoi elle sert dans la pub. Mais on n’est pas à ça près.

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Colera, Colera !

Le week-end dernier, j’ai pris mon gros sac de plongée et je suis montée dans un bus direction Colera, une petite ville côtière espagnole, juste à côté de Port-Bou, en dessous de Perpignan. Un week-end de Pâques en Espagne, je pensais avoir droit au soleil, palmiers et mer délicieusement chaude (ou tout du moins tiède). Ô naïve que je fus !

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Le mercredi avant le départ, Anaïs me confie ses craintes : “j’ai peur qu’on ait froid…”. Maaaaaaaais non, la rassurai-je. Ok, la météo est annoncée comme bien pourrie mais la mer a eu le temps d’un peu chauffer. Oui, dans mon monde Bisounours, la physique est forcément de mon côté. Dans la réalité, la physique, elle rit de moi en me montrant du doigt. Prudente, je gavais mon sac de pulls mais le problème n’était finalement pas hors de l’eau comme nous allons le voir.

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Après une nuit à dormir dans un bus couchette avec tous les ingrédients d’un voyage mouvementé (alcool, mec bourré qui ne tient pas l’alcool, appareil photo pour immortaliser tous les entrejambes passant devant notre nez car on dormait en bas, petites blagounettes puis assoupissement en partageant mon iphone avec Anna, petite nouvelle dans le crew. Oui pour vous expliquer rapidement, je suis partie avec 3 de mes supers copines de prépa niveau 2, Isa rousse, Anaïs et Alice. On avait également Isa châtain en encadrante (mais j’ai pas plongé avec elle, j’étais un peu désappointée, j’aurais bien aimé), Séverine la pro de la bio et donc Anna, prépa niveau 1 que j’avais déjà identifiée (je lui ai même prêté un bonnet un jour). Donc voici notre crew de 5. 

On arrive à Colera à 6h du matin et là, déprime totale. Il flotte. Et pas qu’un peu. On tourne dans le village pour arriver au camping et au détour d’une mini ruelle, le bus décide de revoir son aérodynamisme, arrachant au passage un peu de crépi et explosant une vitre à l’arrière. Heureusement, il s’agissait d’un double vitrage, seule la vitre extérieure est pétée mais ça annonce du lourd. 7h30, on descend enfin du bus avec une bien mauvaise nouvelle : trop de houle, on ne plonge pas. Sur le coup, on est sous une grosse averse donc on peut comprendre… Sauf que le temps se lève pendant qu’on se promène dans le village et on part déjeuner confiants : cet après-midi on plongera.

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L’après-midi, nous avons donc randonné durant 3 heures, le directeur de plongée refusant de nous amener en mer, trop de houle. Le soleil brille, la mer est agitée mais sans plus. On est un peu déçus mais la balade est super sympa (me suis juste récolté un bleu en plus mais au point où j’en suis) et j’ai même gagné un caillou en forme de coeur. 

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Mais le dimanche, c’est une autre paire de manche. Il fait moins beau mais cette fois-ci, on part. Je dois plonger avec Anaïs et Michel, notre encadrant habituel. Il y a deux bateaux, un truc un peu stable et un Zodiac mais évidemment, je suis dans la team Zodiac. 20 mn de tape-cul plus tard à base de “roh mais putain, je suis sûre qu’il prend toutes les vagues exprès pous nous prouver que si, y a de la houle” et la peau du majeur de ma main droite en moins (aïe) plus tard, nous voici sur le site. On se met à l’eau… Alors pour ceux qui n’ont jamais fait de plongée, je me dois de vous décrire cette sensation. L’eau est à 14° en surface, je n’ai qu’un maillot de bain une pièce sous ma combi. Quand tu fais la bascule arrière et que tu chutes dans l’eau, celle-ci pénètre dans ta combi. Après quelques instants, au contact de ton corps, elle se réchauffe mais sur le coup, c’est mordant… et ça coupe la respiration, je suis systématiquement essoufflée à l’entrée dans l’eau. On se regroupe et Michel part comme une balle au fond de l’eau, suivi de près par Anaïs… mais pas par moi car je ne passe pas très bien mes oreilles et je dois prendre le temps de le faire. Donc une fois les oreilles passées, je fonce pour les rattraper et vlan, essoufflement, vlan crampe. Ca commence bien. Bon, comment vous dire…La visibilité est pourrie, on ne voit rien, il fait froid. Ok, remboursez !

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Bon, je vous fais grâce du récit détaillé de chacune de mes plongées, on n’a pas vu grand chose à part un poulpe, des concombres de mer, des oursins et étoiles de mer, j’ai vu une bonnelie (un ver fascinant où la femelle vit avec plein de mâles accrochée à elle), des oeufs de poulpe, des mini méduses, un trypterygion… Ouais, malgré une visi pourrie, on voit des choses. En résumé ? J’ai eu froid, j’ai progressé en stabilisation (c’est pas aussi facile qu’à la piscine), je nage le cul en l’air et c’est comme ça, je me surleste, je gigote beaucoup trop mais je progresse. Et aussi : faut être quand même un peu maso pour plonger dans l’eau froide, sortir de là, faire sécher sa combi, la renfiler moins de 3h après alors qu’elle est encore humide et y retourner. 

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En 2 mots : super week-end quand même et, oh oh, j’ai bronzé ! Moi ! Il semblerait que la trentaine motive ma mélanine. Pas mal de fou rires, de discussions un peu surréalistes, de sangria, d’iode dans mon petit corps. Vivement juin et mon passage de niveau au Lavandou, là, au moins, il devrait faire beau (relativement)

PS : Oui, je sais, j’abuse d’instagram…

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Souviens toi des jours heureux

04 juillet 2010. J’inscris cette date avec une certaine fébrilité pour qu’elle reste dans ma mémoire comme un exemple de jour magnifique, parfait. Un jour où tout à coup, on arrive à réaliser que là, de suite, on vit un moment parfait. J’aime cette sensation. Pour rappeler un peu les faits, pour ceux qui ne le subissent ni sur Twitter ni sur Facebook, je suis actuellement en vacances en
Corse avec mes parents, Alice et Anthony, Yohann mon presque frère et sa compagne Blanche.

Aujourd’hui nous nous sommes promenés sur les remparts de Bonifacio, nous avons déjeuné dans une charmante rue avec de l’air puis nous sommes allés nous baigner à la plage de Ronda quelque chose. Où j’ai fait mon aquagym et de la nage palme-masque-tuba mais j’ai pas vu grand chose. Peu importe. A un moment, je me suis un peu éloignée de la famille et quand je suis revenue, Yohann grimpait sur les épaules d’Anthony pour essayer de faire un saut périlleux et tout le monde riait, moi la première. Et là, je l’ai reconnu : un moment parfait. Vous savez, ce moment de la vie où vous êtes juste bien, que vos soucis sont si loin que vous en oubliez leur existence. J’aime les saisir et les inscrire mentalement. Et la soirée fut encore plus heureuse…

De façon générale, j’ai remarqué que, en bonne aquatique que je suis, mes soucis sont dissolubles dans l’eau (de mer). Une fois plongée dans l’eau à courir ou à nager, à croiser des poissons colorés tout en ayant la sensation de voler (même si la nage à contre-courant fatigue légèrement, malgré mes palmes magiques), j’oublie tout. 2010 est pour le moment une année intense, je suis sur une sorte de grand 8 qui ne veut jamais finir, alternant moments de pure grâce et angoisse terrorisante et je me demande à quel moment je vais péter littéralement un plomb. Mais là, dans l’eau, mon plomb, je m’en fous. Les éclats de rire des miens font oublier toutes les galères, les peurs face au gouffre au bord duquel je suis. Là, plongée dans la mer, le teint hâlé (voire cramé car en 2010, j’ai aussi la mélanine super active), je ne pense qu’au bonheur immédiat.

Ma vie a été compliquée ces derniers mois et, alors que je le sors de ornières dans lesquelles je m’escrimais au niveau professionnel, le personnel prend le relais. L’histoire ne dit pas (encore) si la fin sera heureuse ou non, il faut d’abord la vivre mais si tant est que ça se termine mal et que je finisse par barbouiller mon oreiller de mascara, il faudra que je me souvienne de ce jour parfait afin d’y puiser réconfort et repartir de l’avant.

Ps : article écrit et posté à partir de mon iPhone, je ne garantis pas le résultat.

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C’est un peu comme une récompense, une éternité de jour de chance…

Mon Dieu, c’est beau comme du Obispo. Bon dernier article sur la Martinique et après je vous laisse tranquille avec ça. Quoi que vu notre climat hivernal, vous devriez me remercier de parler de lieux tropicaux. Bref, ce dernier article sera basé sur « et si je partais vivre en Martinique ou aux alentours façon Hélène et sa bande dans les Vacances de l’amour ». Evidemment, ce billet est dédié à Steve Haliguen, l’analyste absolu de la série (allez voir ses commentaires sur l’article).




Donc est-ce que j’ai envie d’aller vivre sous les tropiques, plaquer ma vie parisienne pour apprendre la plongée et devenir prof, tiens (c’est drôlement bien la plongée, j’ai adoré), faire du catamaran très souvent et même pécher des poissons volants (ça se mange ?), vivre toute l’année en short ou en mini robe avec des sandales compensées aux pieds ou des tongs ? Après une dure journée de labeur, courir sur le sable blanc ou noir voire rouge (oui, y a tout ça en Martinique) pour me jeter dans la mer en riant ? Bref, vivre ma vie comme Hélène et ses potes qui partent en vacances après avoir gagné au loto, grillent toute leur tune (tssss), restent quand même là bas en devenant propriétaires d’un watersport ou d’un bar (je suppose qu’ils ont regagné au loto entre temps). Bref suis-je motivée à l’idée de devenir une Robinson Crusoë des temps modernes ?

Non. Clairement non. Autant j’ai vraiment aimé la Martinique, autant l’idée d’y vivre ne m’enchante pas. Pourquoi ? D’abord le climat. Je ne sais pas si c’est mon quart de sang breton mais le soleil et la chaleur, ça n’est pas trop pour moi. Deux minutes, ça va, une vie, c’est impossible. J’ai déjà dit que j’avais la mélanine paresseuse et que je devais me protéger à coup de crèmes indice 50 alors bon… De plus, là bas, il fait moite et s’il y a bien une chose que j’ai du mal à supporter, c’est la moiteur. Je suis admirative des locaux, je sais pas comment ils font. Non mais on brocarde la langueur des Antillais mais c’est miraculeux d’arriver à bosser quand le moindre mouvement vous fait poisser. Chaque soir, je me délectais d’une bonne douche, même quand on n’a plus eu d’eau chaude (oui, on a eu inondation et rupture de canalisation mais ce dernier n’est pas lié au premier).



Ensuite, en tant qu’urbaine forcenée, arriverait un moment où la nature et les petites villes, ça me taperait sur les nerfs. Oui, c’est beau, les fonds marins sont magnifiques, le bateau, c’est rigolo… Mais après ? La seule ville digne de ce nom (en terme de taille, je veux dire), c’est Fort de France et pour le peu que j’en ai vu, j’ai pas du tout envie d’aller y vivre. Je comprends pourquoi Lucie n’a pas réussi à s’adapter à la vie là-bas : il manque d’activités. Le bateau, la plongée, la natation, ok mais en terme de culture, c’est pas super développé.  Et à force de tourner en rond, je finirais par devenir dingue.




Mais surtout, le pire de tout dans les Antilles, ce sont les prix. Tout cartonne et y a des choses dont on ne peut se passer. Quand Lucie vivait là bas, elle me parlait par exemple du prix des tampons, le double de celui de la métropole et pourtant, c’est pas vraiment quelque chose dont on peut se passer, ce n’est pas un luxe . Enfin pour les femmes. Tout est plus cher (faut les faire venir) mais le problème, c’est que les salaires ne suivent pas. Quand on visite certains coins, on comprend de suite mieux les émeutes de cet
hiver…




Bref, y vivre, non, je ne suis pas faite pour cette vie là. Par contre y retourner, oui !

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Avoir la peau blanche en Martinique

Pour ceux qui me lisent depuis tant d’années, vous le savez sans doute, j’ai une peau du genre laiteuse. Laiteuse, c’est le mot joli pour dire que je suis blanche comme un bidet ou un cul, selon les terminologies. Ce n’est pas une volonté de ma part, je ne rêve pas de me la jouer Nicole Kidman, Anne Hathaway ou Dita Von Teese. Non, juste que ma mélanine est un peu feignante.





Alors forcément, quand je pars sous les tropiques, il me faut de la crème solaire de compétition. Direction la parapharmacie et je trouve mon bonheur : une crème solaire indice 50. Ca ne rigole plus. Enfin, si, ça rigole chez la famille Bartoldi qui se moque de ma super protection, Anthony (celui qui a des origines italiennes de service) n’arrête pas de dire : « Indice 50, boaaaaaaah ! ». Oui mais je suis sensible de l’épiderme, moi, c’est ça ou brûlures au 3e degré. Ceci étant dit, la crème indice 50, ça se manipule avec précaution, comme je l’ai appris à mes dépens.




Au deuxième jour, nous nous sommes rendus sur la belle plage des Salines, LA plage de sable blanc de la Martinique, celle qui est sur toutes les cartes et c’est normal, elle est sublime. J’avoue que s’étaler sous un ciel bleu avec un cocotier comme parasol, ça rend heureux. La vie est plus belle sous le soleil, il avait raison Pascal Obispo (c’est lui qui a écrit le générique de Sous le Soleil, pour ceux qui n’auraient pas compris la subtile référence). Et malgré l’application effrénée de ma crème, je rougis. Le problème de la crème indice 50, c’est qu’elle ne pardonne pas les erreurs d’étalage. En gros, le soir, je rentre, j’ai la figure rouge (avec la délimitation des cheveux sur le front) et le dos… Une véritable œuvre pointilliste. Il faut savoir que dans la vie, je suis du genre « je peux me débrouiller toute seule », ce qui est faux la plupart du temps. Et quand je crois que je peux me mettre de la crème toute seule dans le dos, je me trompe. Ainsi, j’ai une barre rouge au milieu du dos, pile à l’endroit que les mains n’atteignent pas. Enfin si, j’arrive en temps normal à m’attraper les mains dans le dos mais pour l’application de la crème, j’ai échoué. ET je ne vous parle pas des points blancs au milieu du rouge. Pas les boutons, non, des traces de doigt. On peut limite voir mes empreintes digitales.



Et ça continue comme ça toute la semaine. Lors de la virée en catamaran, j’ai mal étalé la crème sur mes jambes. A la fin de la journée, je suis rouge et blanche, on dirait que j’ai de l’eczéma ou un truc du genre. Et je ne vous parle même pas des coups de soleil pris sur le bras qui traînait côté fenêtre dans la voiture, immortalisant les différentes manches de T-shirt. Si bien qu’à la fin des vacances, alors qu’on se baignait une ultime fois aux Salines, ma sœur dit : « Ouais ben on n’est quand même pas très bronzés !

– Bah, moi, j’avais prévenu mes collègues que je bronzais pas de toute façon, réponds-je.

– Non mais toi, tu bronzes pas, tu barrioles ! »

Heu… Ouais. Carrément.




Bref, protéger sa peau, c’est bien mais la crème indice 50 est à utiliser avec précaution. Genre penser à BIEN l’étaler, ça évitera les coups de soleil en étoile sur le genou ou dans le dos et donc de se promener avec un look assez alternatif. De toute façon, au vu de l’immense bleu que j’ai sur la cuisse suite à une chute de bateau post plongée (oui, je suis tombée de l’échelle d’un bateau), je ne pouvais pas me mettre en short. Les températures hivernales de la semaine dernière ne me donnaient pas envie de me dénuder de toute façon.

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Mer ou montagne, là ou loin (3)

Les vacances des vingtenaires
Pour beaucoup, les vacances sont synonymes d’évasion et il est hors de question de rester en France. Bon, évidemment, chacun a sa propre vision de l’évasion : je n’ai jamais compris comment on pouvait partir à l’autre bout du monde dans un club med et ne pas sortir du club durant toute la durée du séjour. Si c’est pour ça, autant rester en France.

L’intérêt principal du loin, c’est de découvrir un patrimoine, une culture autre. Le problème, c’est qu’en été, certaines destinations sont pour le moins osées. Par exemple l’Italie. L’Italie, c’est beau, il y a des milliers de choses à voir. Le souci, c’est que vous n’êtes pas le seul à vouloir voir ces choses. Sans parler de la chaleur. En fait, l’été, le seul endroit où il semble malin de faire du tourisme, c’est Paris : y a personne. Enfin, en août parce que là, fin juin, c’était la Tour de Babel dans le métro, ça parlait toute les langues du monde.

Chaque saison a ses destinations à la mode : plus y a de la plage et du soleil, plus ça marche en été. Même si on a toujours tendance à oublier qu’en hémisphère sud, on n’a pas tout à fait les mêmes saisons. Mais l’été rime souvent avec exotisme et on aime se gausser au retour au bureau : « Oui alors moi, j’étais loiiiiiin, si tu savais… ». Perso, je trouve plus original de partir à l’autre bout de la Terre à un autre moment, celui où tout le monde trime dur au boulot. Genre en hiver, quand ils sont tous blancs comme des bidets et que vous revenez dorés comme un poulet tandori : « Ah, l’Indonésie, c’est ma-gni-fi-que. » Parce que le problème en été, c’est que tout le monde part loin donc la propension à faire rêver les autres en racontant vos vacances est quand même moindre, il faut le dire. « Oui alors tu vois, mouaaaaaaa, j’étais dans un ryad au Maroc », « oh, moi, j’ai fait une croisière sur le Nil. » Au moins, on peut se faire des soirées diapos chez les uns les autres, c’est sympaaaaaaa.

C’est vrai que, pour ma part, je ne suis pas fana des vacances « rôtisserie à la plage », surtout au vu de ma mélanine capricieuse. Même si l’idée de me reposer me plaît bien, j’aime en prendre plein les mirettes. J’ai envie de profiter de ce temps où je ne bosse pas pour voir des endroits que je ne connais pas, me frotter à de nouvelles cultures ou nouveaux lieux. Ceci étant dit, pour profiter pleinement d’un nouveau lieu, c’est quand même mieux quand c’est pas bondé, histoire de voir quelque chose. Pourtant, il y a des événements qu’on rêve de voir et qui sont forcément générateurs de foule comme la course de cheval à Sienne ou je ne sais quoi d’autre.

Finalement, le sel des voyages loin réside souvent dans les difficultés qui surgissent ça et là et qui font de bonnes anecdotes APRES. Qui n’a pas eu une lose à l’étranger, un truc bien chiant sur le coup mais qui nourrit après les fous rires dans les diners en ville ? Parce qu’en voyage, il semble y avoir une loi universelle : plus tu vas loin, plus il va t’arriver un pépin. On a beau tout planifier de la première à la dernière seconde, il faut forcément un petit caillou dans la machine. Par exemple, dans la famille Bartoldi, on a le choix : soit on a un souci de transport, soit on a une météo pourrie. Exemple ? Mon père part à San Francisco avec un collègue pour un congrès. Au retour, il y a une valise de trop dans la soute donc ils doivent toute revider pour trouver à qui appartient cette valise. Résultat : à Toulouse, le vol qui permettait à mon papa et ses collègues de rentrer de Paris où l’avion a atterri arrive et… personne. Voilà comment on frustre deux épouses et trois enfants. Mais où qu’ils sont nos papas ? Pour la météo, on provoque les moussons. En 95, on part à Madère : la saison des pluies est en retard et comme de par hasard, elle commence pile quand on arrive. Notons aussi la visite de mes parents dans un désert marocain. Ils arrivent dans le désert et ma mère faire « oh mais il fait lourd, on dirait qu’il va pleuvoir…

– Ahaha, ça fait 6 ans qu’il a pas plu ici! »

Le soir même, pluie diluvienne avec l’orage qui va avec. Quel talent !

Alors oui, le voyage à l’étranger ne se déroule jamais, mais alors jamais comme prévu. Et c’est justement cet imprévu qui rend le voyage inoubliable.

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Mélanine, t’es pas ma copine

Oyé, oyé ! En ce lundi 14 juillet ferié, je suppose que peu d’entre vous squattent leur écran et je dirais qu’ils ont bien raison. Moi-même, je suis sans doute ailleurs à l’heure qu’il est. Magie du net, quand on y pense, être là sans être là… Enfin, cet article léger de jour férié n’abordera pas cet aspect ésotérique de la blogosphère donc passons à l’essentiel : mon problème récurent avec le soleil.

C’est en juillet 79, sur le canapé de l’appart en bord de mer de la famille Bartoldi que je fus conçue. Je sais, c’est bizarre de savoir où on a été, à priori, conçu, surtout quand on vient de passer une semaine à poser ses fesses sur ledit canapé. Bref, au moment où la fusion entre le spermatozoïde et l’ovule s’est faite (selon une intervention divine bien sûr), le partage des gênes a eu lieu. Ca aurait pu donner à peu près ça :

« Bon alors, couleur des yeux, on a quoi ?

– Beaucoup de bleu, un peu de vert chez la mamie maternelle.

– Bon, on reste au bleu. Cheveux ?

– Châtain clair limite blond ou châtain clair plus foncé.

– Bon, on fait du châtain clair tout court, mettez une mèche blonde, tiens. Couleur de peau ?

– On a du blanc, peau très blanche du père ou peau moins blanche de la mère.

– Bof, on a déjà mis plein de couleur, on va en rester là, moi, j’en ai marre. »

Et voilà ! Depuis 28 ans, j’ai la mélanine flemmarde. Pourtant, j’ai un père catalan, une mère à moitié bretonne, j’ai une relation passionnelle avec l’eau mais non, ma peau déteste le soleil. Petite pourtant, je bronzais… Après être passée par l’étape coup de soleil qui fait mal bien sûr, mais quand même. En grandissant, ça vire au n’importe quoi. D’ailleurs, je n’avais pas réellement bronzée depuis 2004 à peu près. L’an dernier, en vacances de travailleuse (celles où j’ai légitimement le droit de ne rien faire), j’ai essayé de bronzer, je
m’étalais au soleil pour lire mais au bout de 3 jours, non seulement j’avais aucune trace du maillot (alors que je bronzais avec) mais en plus, j’avais une allergie au soleil avec de jolis plaques grattantes dans le dos.

Cette année, j’ai un bronzage qui ne ressemble à rien : blanc de blanc par endroits, rouge écarlate à d’autres avec option « je peux pas dormir dans certaines positions parce que ça fait très mal ». C’est pas comme si je me protégeais pas, en plus, mains indice 30, c’est pas encore suffisant, apparemment.  Je suis un peu déçue, quand même, moi qui me voyais déjà revenir sur Paris la mine splendide, avec cette douce couleur de caramel blond qui était la mienne quand j’étais enfant. Raté.

J’espère désormais qu’il pleuvra tout l’été comme ça, je serai pas la seule à être blanche. Je sais, c’est égoïste mais vous n’avez qu’à expliquer ça à mes foutus gênes.

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Où trouver l’homme ? Episode 4 : le ski

(Je rappelle que tout ceci est une blague, ne venez pas me dire en comm qu’il ne sert à rien de chercher le prince charmant et tout, tout ça n’est que pure fantaisie. Je rappelle également que l’auteur de ses lignes est sous médocs et fièvre donc euh voilà…)

La semaine dernière et même celle d’avant, j’avais promis de vous faire l’épisode roller mais décidément, j’arrête pas de mentir mais j’avais oublié un sport de saison : le ski ! Parce que oui, j’ai été invitée au ski par des potes (et là, on sent bien la dimension fictionnelle de ce récit). En voilà une occasion de faire des rencontres. Souvenez-vous, Vincent
Lindon et Sophie Marceau qui tombent amoureux dans une télécabine en panne avec le doux refrain « you caaaaaaaaaaall it love –tudum – there are things I need to sayyyyyy » (oui, j’ai cherché les paroles sur google). Bon évidemment, étant légèrement claustro, dans de telles conditions, je chanterais pas ou me remettrais pas du lipstick qui rend les lèvres douces, je me concentrerais surtout pour ne pas être victime d’une fuite due au stress. Pas du tout romantique, vous en conviendrez.

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Bon bref, me voici au ski, dans ma belle combi flashy qui masque les bourrelets vu qu’avec, je ressemble à Mme Bibendum quoi qu’il arrive. Mais à ce niveau là, nous sommes tous
égaux. C’est pas pour rien que les magazines nous gavent de numéros spécial régimes avant la plage et pas avant la montagne ! Donc me voici sur mes skis avec ma combi flashy, la peau pleine de crème qui sent bon et du baume plein les lèvres. Mes longs cheveux sont retenus par un bandeau, mes yeux bleu de mer sont cachés par d’immenses lunettes. Bon, voilà, je suis pas hyper glam.


Alors comment draguer sur les pistes ? C’est dur car quand on défile les pentes, on parle pas, au risque de bouffer des flocons. Donc deux solutions : soit on drague sur le télésiège ou dans les œufs, quitte à se prendre pour une héroïne d’un film des 80 (you caaaaaaaaaall it love – tudum), soit on repère sa cible et on le fracasse, quitte à se prendre pour une héroïne d’une série télé des années 2000 ( ti-wouuhuut ti-wouuuhuuut- tadadada- tadam-tadam- tatadadadam. C’est là que je rappelle que je suis fiévreuse). Bon, ok, on va laisser tomber l’idée de draguer sur la piste mais c’est pas grave. Les pistes fermant vers 17h30, il reste plein de temps après.

Commençons par un petit vin chaud après le ski, pour se ravigoter, on le mérite bien. Non parce que tant qu’on skie, on se rend pas compte qu’il fait froid mais dès qu’on s’arrête,
on se souvient que s’il y a de la neige, c’est pas par la vertu du St Esprit. A la limite celle des canons à neige mais ça fait froid quand même. Donc autour d’un vin chaud, après le soleil qu’on a pris, on est tous guillerets et allons manger une spécialité locale avec le groupe de mecs qu’on a croisé mais on s’autorise une douche avant parce qu’on dirait pas comme ça mais avec le damart et les grosses chaussettes, on sent pas la rose à sniffer de près. En plus, je sais pas vous mais moi, je suis une centrale à électricité statique même qu’une fois, je dormais avec un pull damart et je l’ai enlevé quand j’ai eu trop chaud, le truc a fait des éclairs vert fluo. Donc si je passais direct à des galipettes avec un monsieur, au moment de nous enlever les damarts, ça nous démotiverait quand même. Donc on retourne chez soi, on quitte les lourdes chaussures qui nous donne une démarche à la robocop, la combi et hop, vas-y que ma silhouette perd 10 kilos, le damart qui fait plein d’étincelles, les chaussettes trempes qui sentent pas très bon et sous la douche. Mmmm, délice de l’eau chaude sur ma peau, l’odeur du savon qui fait des bulles, du shampoing, tout ça, tout ça. Et nous voici au restaurant. Et là, premier effet kisskool : le soleil ressort. Et là, on sait pas trop comment il va ressortir. Il faut savoir que j’ai une mélanine joueuse, moi. Il m’est arrivé de passer une semaine au ski sans prendre un pet de couleur et d’autres où j’étais cramée dès le premier jour, sauf autour des yeux pour cause de lunettes. Donc, là, à choisir, tu préfères la mélanine passive parce que séduire avec le pif qui se transforme en girophare rouge, on a connu mieux. Et tu auras beau faire passer ton rougissement pour un effet de
l’appareil à raclette qui chauffe, le fait que tu ne puisses plus sourire avant la fin de la soirée sans pleurer indiquera bien que le problème vient de ta peau carbonisée. La protection solaire n’est pas fait pour les chiens, ne l’oublions pas (ce message de prévention vous est offert par dafalgan, ibuprofène et rhum des 3 rivières qui me font écrire ces lignes). Mais autre souci de taille : les spécialités locales. A la montagne, on mange charcuteries, patates et fromage fondu (en fondue, raclette ou tartiflette, on s’en fout). Donc après le repas, non seulement t’es un peu lourd dans ton ventre sans parler de l’haleine un peu chargée. Alors au pire, tu as du mentos fresh dans ton sac mais pour le ventre plein, il n’y a pas de miracle…

Conclusion : tu repars avec deux kilos en plus alors que tu fais du sport toute la journée, la tronche écarlate avec une bande blanche au niveau des yeux, les cheveux détruits
par le froid et l’électricité statique, les lèvres gercées. Et si t’as réussi à choper un mec, c’est sans doute un Italien (si t’es allée dans les Alpes) ou un Espagnol (dans les Pyrénées), ça fait très beau sur ton tableau de chasse mais t’as pas pu le ramener en souvenir.

Donc la semaine prochaine, comme tu as la cuisse ferme grâce au ski (mais quand même deux kilos à perdre sur le bidou), nous ferons donc du roller comme promis depuis longtemps.

En attendant, choisis ton camp :

 

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