Un week-end si parfait

J’aime à observer la vie dans ses cycles, ses rebondissements et ses circonvolutions. Je suis la pro du cycle Kitchin readapté à la vie privée, je traque les fins de marasmes, les débuts glorieux d’une belle période ou l’accumulation de détails qui annoncent une période de lose. Sauf que parfois, alors que tu te sens plutôt en lose, voilà un week-end si parfait qui tend à te pousser très haut, jusqu’à la période glorieuse.

Faut dire que les éléments étaient réunis. D’abord on était en Bretagne, région que j’aime de façon instinctive. Rapport à mes origines Finistériennes ? Peut-être et justement, je redécouvrai le Finistère avec joie et émerveillement ce week-end. Puis y a la mer. Je n’ai jamais bien su si j’étais accro à la mer, à l’iode, au sable sous mes pieds mais je le dis et le répète, tous mes soucis et chagrins sont dissolvables dans l’eau de mer. Même si en l’occurrence, je n’y ai mis que les pieds et ça m’a suffi. Il a même fait un temps radieux jeudi, j’ai réussi à me ramasser un coup de soleil. En fait, la seule chose que je n’aime pas en Bretagne, c’est l’humidité.

Et puis il y avait des gens que j’aime. Lena et son mari, les copines « plouf » avec qui on a parlé cul à peu près tout le temps (et transit aussi et un petit peu plongée). Des fous rires jusqu’aux larmes, du champagne, de bons moments, le plaisir d’être ensemble, tout simplement.

Et puis quelques anecdotes aussi comme lors du premier déjeuner. Je suis assise à côté d’un garçon dont je ne connais que le prénom, on discute en bande quand je me lance dans une folle histoire à base de « j’étais en cours de physique et j’écoutais pas, comme d’hab, quoi… » »Ah ben bravo, je suis prof de physique ! » »Hihihi, c’est une blague ? » »Non… » Ah oui ok, je vais aller voir sous la table si j’y suis hein… Surtout que le lendemain, j’ai voulu me rattraper donc sur le ton de la blague, je sors « Non, mais je suis pas si nulle que ça en physique, on peut parler d’ohm si tu veux… » Oui, ok, la prochaine fois, je dirai ampère ! C’est triste que mes meilleures vannes ne soient toujours qu’accidentelles.

On a aussi eu la blague sur la rivière. L’immense propriété familiale est traversée par une « rivière » que je qualifierai pour ma part de ru. Le premier soir, le futur marié prend la parole pour nous donner quelques consignes pour le lendemain à base d’heure de départ pour la mairie, et « attention aux enfants rapport à la route ». Discours accueilli avec enthousiasme et là sa mère grimpe sur une chaise « Oui, je vous en conjure, faites attention aux enfants car la route et la rivière sont très dangereuses, ce serait vraiment trop triste que la fête soit gâchée… » Gros blanc, rattrapé par le futur marié « Heu mais si on, il reste des fraises ! », « Oueeeeeee ! ». Du coup, on a passé le week-end à se dire « t’approche pas de la rivière, ce serait trop dommage ! »

Sinon, j’ai exécuté pour la première fois de ma vie des bouquets de fleurs, on a construit deux barnums avec l’équipe des ploufs sans s’engueuler une seule fois, on a super bien géré la douche et les toilettes aussi (on était 7 ploufs dans la même maison ainsi que la famille propriétaire soit 11 en tout). Bref, je retrouvais un peu la même énergie de nos week-end plongée mais en plus fort encore puisqu’on ne venait pas se cailler les fesses dans une eau à 13° mais célébrer l’amour. Amour avec un grand A devrais-je écrire. Une énergie folle, puissante, constructrice.

Alors forcément, quand vient le moment de se quitter après 4 jours ensemble, y a du cafard et du pincement au cœur. Cendrillon a la gueule de bois, disais-je l’an dernier. On sait qu’on se reverra mais ce sera pour d’autres occasions, moins fortes. Alors tu te mets presque à espérer de partir vite histoire de ne pas te faire attraper par la langueur de cette journée d’après où nous errons, groggy, à la recherche de la moindre miette à attraper en plus. Belle allégorie de la vie, on aimerait que les belles choses ne terminent jamais ou se terminent vite histoire de ne pas trop verser dans la mélancolie.

Ce week-end, j’ai fait le plein d’énergies positives, je suis prête à relever le gant cette semaine et me battre telle une lionne. Paris, attention, la Nina 2.012 en mode iodé débarque !

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Va…..tout s’en va

Par Diane

Vingtenaires, vingtenairettes, jeunes, vieux, lecteurs chéris mon amour

Je vous écris car hier soir, j’ai eu le coeur qui a grincé. Voyez-vous, ce gros week end de Pâques, contrairement à mes habitudes, je l’ai passé en tête à tête avec moi-même, et en grande partie chez moi. Et Il m’est arrivé quelque chose d’inattendu. D’étrangement inattendu d’ailleurs pour une chose si banale.

Le silence.

Non pas le silence de quelques minutes qu’on expérimente tous au quotidien en rentrant chez soi. Ce silence là, il est factice, puisque très vite rempli par du son (télévision, musique, téléphone, lave vaisselle) ou de l’activité (copies à corriger, série télé à regarder, livre à lire…). C’est un petit silence, un silence occupé par l’esprit du quotidien, du présent, du tout de suite.
Le silence dont je parle est autre. C’est un silence oppressant, presque assourdissant. Qui appuie sur les oreilles et les épaules et vous force à vous écouter penser.
Il me rappelle cet été de mon adolescence où j’avais fait de la spéléologie. Le moniteur, une fois au fond de la grotte, nous avait invités à éteindre nos lumières et à nous taire, afin de pouvoir expérimenter ce qu’il appelait « le silence et le noir absolus ». Eh bien ce silence là ressemble à celui d’une grotte. Il enveloppe.

Et il m’éloigne du présent dans lequel je passe mes journées, ce présent sûrement trop rapide où, finalement, je ne prends pas le temps. Où je remplis les silences.

Au risque de paraître un peu mamie réac’, peut-être notre société moderne où règne le divertissement en tous genres n’est-elle au final pas aussi propice à la culture de l’esprit qu’on pourrait le penser. Cette surabondance de livres, de chaines de télé, de magazines, cette vertigineuse montagne de savoir qu’est internet…peut-être ne font -elles qu’occuper l’esprit. Qu’empiler des choses sur le bureau pour ne pas avoir à aller fureter au fond des tiroirs.

J’ai la désagréable sensation que tout ce remugle encyclopédique est là à la fois pour m’apprendre à penser et m’empêcher de le faire.

Quoi qu’il en soit je suis là, soumise à cet étourdissant silence, et je sens ce petit nuage gris trotter insidieusement jusqu’à mes circonvolutions neuronales. Oh je le connais celui-là. Il réapparait régulièrement dans les moments de silence, et dans les moments de parole aussi parfois. De vrai parole je veux dire, de celle qui a du sens, où l’on réfléchit à ce que l’on va dire avant d’ouvrir la bouche.
Je ne saurais dire si ce petit nuage est amical -c’est sans doute pour cela que je lui ai donné la couleur grise: car il n’est ni blanc ni noir.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été nostalgique. J’ai toujours aimé regarder les photos, les vidéos, écouter et évoquer les anecdotes de mon passé. Et je n’ai jamais su faire cela sans un petit grincement de cœur. Le grincement de la porte qui s’est refermée sur les choses perdues. Aujourd’hui même où je me sens bien dans tous les aspects de ma vie, je ne parviens pas à penser au passé sans sentir s’immiscer dans ces souvenirs une pesante mélancolie. Je n’ai jamais vraiment dissocié la nostalgie de la mélancolie d’ailleurs, il me semblent quasi-synonymes.

A quoi cela peut-il bien être dû? Est-ce inévitable? Y aurait-il un gène de la nostalgie auquel je serais irrémédiablement soumise? Est-ce de l’inné? De l’acquis? Puis-je y changer quelque chose?

Je me suis demandée si cela pouvait être un syndrome de la « petite dernière » trop couvée qui voit dans le passé l’insouciance qu’elle a dû petit à petit abandonner au profit des écrasantes responsabilités du monde adulte…. Un banal et pathétique syndrome « Peter Pan », en somme?

Peut-être. Et peut-être tout le monde pense t-il de même et n’ose pas le dire. ……non?

« Avec le temps va tout s’en va »: Comment peut-on ne pas voir qu’une année passée est une année de moins qu’il nous reste à vivre? Tous ces gens qui ont « Carpe diem » tatoué derrière la nuque ou dans le bas du dos parviennent-ils vraiment à faire fi de l’irrémédiable et à penser réellement « bon bah le passé c’est le passé on ne peut revenir en arrière donc on s’en fiche vivons l’instant présent sans songer à ce que nous avons perdu »?; ou alors ne seraient-ils qu’une bande de fieffés imposteurs?

Je crains de ne jamais être en paix avec le temps qui passe.

http://www.deezer.com/music/track/275069

« Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s’en va

On oublie les passions et l’on oublie les voix

Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens

Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

Avec le temps…

Avec le temps, va, tout s’en va

Et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu

Et l’on se sent glacé dans un lit de hasard

Et l’on se sent tout seul peut-être mais peinard

Et l’on se sent floué par les années perdues

Alors vraiment

Avec le temps on n’aime plus. »

Léo Ferré

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La positive attitude est de retour

(Sous titre : arrête de râler Nina)

Je pense que même le lecteur le moins attentif aura remarqué que par chez moi, en ce moment, c’est pas trop la grande forme. Faut dire que je suis dans ces fameuses périodes que je déteste où une lose peut en cacher une autre donc à force, je ne trouve plus ça très drôle et ça finit par me miner. Rajoutons ça à la fin officielle de l’été (légitime certes), mon moral est dans les chaussettes.


Faut dire que la semaine dernière n’a pas été de tout repos : des dossiers extrêmement compliqués à ficeler avec des changements de demande de clients toutes les deux minutes, un rhume qui a commencé jeudi, jour où en saisissant mon jean qui gisait dans mon sac de sport, je l’ai découvert trempé. Bouteille d’eau renversée ? Non, chatte pisseuse. J’ai compris le message, j’ai viré le toit de sa litière. Ah et quand je dis chatte pisseuse, évidemment que je parle de Kenya, je ne pisse pas sur mes affaires, hein ! Donc mauvaise humeur

jeudi (surtout que j’avais un petit souci de machine à laver pour changer, Anthony l’a réparée mais j’ai quand même dû aller à la laverie entre temps parce que la pisse de chat, c’est infect), vendredi, tonus aux abonnés absents, remplacé par une jolie rivière de morve s’écoulant de mon nez tandis que ma voix n’avait plus à rien à envier à Macha Béranger. Dieu ait son âme (à Macha, pas à ma voix). Puis si samedi, ça allait mieux, Dame Nature m’a fait un beau cadeau dimanche. Et me voilà pliée en deux sur mon lit, une bouillote bouillante sur le ventre à maudire les spermatozoïdes Y de mon papa qui n’ont pas été capables de remporter la course.  Super rentable le week-end en somme.


Et puis, j’en ai eu marre. Stop à la complainte ! C’est vrai que l’an dernier, j’étais en plein déménagement et l’année d’avant en plein changement de taf. Cette année, rien, nada, aucun changement majeur en vie. Mais évidemment, il faut être réaliste. Mais ce n’est pas parce que je n’ambitionne pas de déménager et de changer de taf que je dois me laisser aller, non, non, non. L’arrivée des jours courts et moches n’est certes pas l’idée la plus motivante de l’année mais voilà, on est partie pour la partie météorologiquement maussade de l’année, faut faire avec. Tout n’est question finalement que de point de vue. C’est vrai que la lose qui s’accumule, ça finit par ne plus faire rire mais à côté de ça, j’ai quand même une vie pas dégueulasse, pas de soucis majeurs et même des petites nouvelles qui font chaud au cœur donc pourquoi ne pas les mettre par-dessus tout le reste ? Par-dessus les clients tatillons, les bugs à répétition, les ovaires en pleine protestation, les reins qui tirent, ma gorge qui brûle, mon nez qui coule et le temps gris. Tout est relatif, toujours.


Alors je me reprends en main. D’abord, comme me l’a suggéré Isadora, j’arrive plus tôt au boulot et de 9 à 9h30, je m’occupe juste de mes affaires (blog, articles…). Puis je vais au sport le plus souvent possible, la mélancolie se dissout dans la sueur, c’est testé et approuvé. Je me bichonne aussi, je me remets au cappucino que j’adore, un petit carré de chocolat pour le magnésium. Ah et je me gave aussi de fruits et de légumes, je ne compte pas tomber malade tous les trois jours cet hiver. La Nina qui se laisse un peu aller, je ne l’aime pas. D’ailleurs, c’est pas compliqué, après un week-end à macérer dans ma crasse et mon pyjama, une vraie douche, un masque facial, un masque capillaire, je me sens renaître.


Nina Automne hiver 2009-2010, c’est parti !

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Tit mec et Meetic

Par Lucas


Voici un article que je trouve assez « Nina Grande Epoque », le sexe en moins. Par Nina Grande Epoque, chère nouvelle lectrice, cher nouveau lecteur, j’évoque un temps que les moins de 3 ans ne peuvent pas connaître : une période ou j’ai découvert les Vingtenaires et où j’ai tripé en me rendant compte que Nina nous inondait de toutes ces petites choses  qui font notre essence même de djeunz cool.

Un article Ninesque alors ? A vous de juger !

C‘était un soir, à table, il y a une dizaine d’années. Un des rares dîners en famille avec mon père, un bûcheur infatigable qui abat sans sommation ces 35 heures en 3 jours. C’était un dîner sans pitié pour les croissants les enfants, comme d’habitude, un diner où mes parents étaient fidèles à eux même,

Cinglants (« tu t’habilles comme un sac« ),
Intransigeants (« tiens-toi droit! »),
Diététiques (« t’as pas pris d’salade ! »), et
Caustiques (« Mais attend, t’es allé chez le coiffeur ou tu t’es coiffé ? »).

Oui, un diner parental chez les d’Amore, c’est la misssssssioooooon…

Ce soir là, on avait parlé des sites de rencontres et mon père emptoire avait asséné que seuls les losers pouvaient y aller, que c’était tellement facile de se serrer une nana non mais vraiment j’espère que vous n’y allez pas les enfants…

A l’époque je n’avais pas relevé. Mais tout inféodé aux préceptes paternels j’avais renoncé à Meetic et tous les sites de rencontres. Je dis renoncer car j’avais caressé l’idée… Bah oui.
Allez les mecs ! Regardez-moi dans les yeux et répondez franchement à Papy Lucas : mis à part les lovers sûrs d’eux je suis persuadé que tous les garçons ont un jour pensé à (ou au moins envisagé l’hypothèse de) s’inscrire sur un site de rencontre…
Pas vous ?
Vraiment ?
Même avec un prétexte fallacieux du style « non mais c’est juste pour voir » ???
Donc là, Nina, on a nos 643621 lecteurs quotidiens qui ont un sourire gêné et nos 418934 lectrices qui ont un sourire goguenard… (Oui, on tire à un million d’exemplaires, oui on est trèèèès fort, vous en doutiez ?)

Et pour revenir au sujet, j’ai envie de dire,

Ptolémée, (oui parce que j’appelle mon père par son prénom, oui c’est un pseudo…)
Ptolémée, ton fils est un loser qui s’est inscrit sur un site de rencontres (bouh! La honte sur la famille pendant 5 générations ! Bouh! ).

Des explications ?

Red-Roses-too-copy.jpg


Deux ans après ce dîner, alors que j’étais à la fac, je m’étais inscrit sur Lycos. J’avais passé 3 mois à tchater avec une nana et on s’était rendu compte qu’on était dans le même bâtiment de droit avec un  an d’écart. Bref, on s’était rencontré : dîner, pot, bisous and so on. Le soir même, elle m’avouait être tombée amoureuse pendant nos 3 mois sur MSN ! Et ensuite ? Notre histoire n’a duré qu’une semaine… Comme quoi, IRL je suis vraiment en dessous de tout. Comme quoi en virtuel on se fait des films sur la personnalité de l’autre.

Ma dernière expérience, c’était il y a un an et demi sur un site qui à l’époque était gratuit. Un site un peu original où on est censé présenter ce qui fait l’essence de son bagage culturel (bouquins préférés, musique préférée, films, etc) et on cherche des nanas qui ont des goûts en communs. J’y suis retourné ce matin et c’est devenu payant. Pour autant j’ai retrouvé une nana sur qui j’avais méga trippé il y a 1 an. Laurie 76 si tu passes par ici, fais moi un bisouuuu s’il te plait…(tien un jour je vous ferai un article sur les mecs qui sortent  avec des nanas plus agées…)

Néanmoins…
A posteriori je me dis que m’inscrire sur ce site c’était débiiiiiiile.

Un couple peut tres bien évoluer ensemble sans avoir d’atomes crochus en terme culturel mais une conception de la vie identique, un regard partagé…  

D’un autre coté, la culture peut être un indice pour la nana qui passe…
Tiens s’il aime Camus et Carson Mc Cullers, c’est qu’il aime bien l’absurde et la mélancolie.
Tiens s’il aime Quick & Flupke, c’est que c’est vraiment un esthète,
Tiens il écoute FIP & Nova comme moi, donc il n’est pas foncièrement mauvais,
Tiens il a aimé les Belles Endormies, il a donc un peu de sensibilité, etc.

Je trouve que les quelques indices qu’on distille offrent une première impression beaucoup plus intense et beaucoup plus riche d’évocations que les présentations débiles en 10 lignes. Vous savez, ces présentations neutres, diplomates, main stream, ou le mec donne une image sans anicroches, chiante à mourir… Illustration :

« Bujur, je m’appelle Reudeulphe et je me suis inscrit un peu par hasard  (mon cuuuuuuuul. Et tes 15 € d’abonnement par mois, tu les payes par hasard, gros con ?).
Je recherche une fille gentille
(traduisez : une nana boooonne… à tout faire, si possible)
avec qui je pourrais avoir de bons délires
(traduisez : des plans culs de qualité)

et plus si affinités
(traduisez : des sorties ciné parce que les expos, heu, merci bien).

N’hésite pas à me contacter !
(ou à te tirer une balle, tu gagneras du temps)
bougie.jpg


Non mais vraiment, ya des coups de pied au cul qui se perdent ! Sans déconner, je suis persuadé que 99,99% des annonces de mecs ressemblent à ça… Avec parfois des trucs du style : « J’ai une culture de merde mais je te glisse deux trois références ds mon profil pour t’impressionner » ou « je fais de l’humour parce que « Femme qui rit, à moitié dans mon lit ». »

Et là j’avoue…

Je suis assez partagé sur les motivations de la gente masculine et je ne crois pas pouvoir assener de grands principes en la matière. Certains soirs où je suis en manque de sexe, de câlins, de douceurs, je me dis qu’effectivement je pourrais m’inscrire sur Meetic pour assouvir tout ça. Mais d’un autre coté je me dis que c’est seulement la concupiscence, le manque d’attentions et d’amour qui m’y poussent…

Bah justement !

Invariablement,  le lendemain matin je me félicite de ne pas m’être inscrit. Mais pour autant, je me vilipende de n’avoir rien fait pour sortir de mon désarroi. De ne pas être sorti,  de  ne pas avoir accosté une nana, armé de mon sweat shirt de drague, celui ou ya écrit dessus :  » OK, je suis en rut mais si ça se trouve une fois le coït fini on va découvrir qu’on est vaaaaachement proches. »(oui, je porte des tee shirts X-elle…)

Perso, j’assimile les boites de nuit aux sit’de’rencont. On est là pour un prétexte (danser, s’amuser/ rencontrer des gens) mais dans les deux cas on a le même objectif, plus ou moins déguisé, plus ou moins implicite : trouver une meuf/un mec pour la nuit ou pour la vie… Oui je sais, j’enfonce des portes ouvertes mais je le fais avec une telle classe que vous pourriez hocher de la tête et lâcher le facile : « C’est pas faux ».


Alors, certes : les sit’de’rencont’ sont une bonne chose pour les timides ou les gens qui n’ont pas « un physique facile ». D’ailleurs, je suis sûr qu’un mec pourrait tomber amoureux d’une nana via Internet sans voir de photos, seulement au travers des échanges sur MSN, du rythme et du style des phrases ; comme mon ex l’avait fait il y a quelques années.

Mais la question essentielle est : lors de la première rencontre, si la nana est boudinesque, le mec sera-t-il toujours autant amoureux ?

On touche là une question essentielle !

Pour ma part,  et quite à me faire lyncher par nos 2 956 742 lectrices, je l’avoue : je serais foncièrement calmé…

A dire le vrai je ne sais pas si j’arriverais à faire la part des choses mais je me connais : je serais singulièrement blasé… Et je ne sais pas non plus si les sentiments naissants m’inciteraient à fermer mes yeux et à ouvrir mon cœur. (ah le lyrisme à deux balles, avouez, vous
en  voulez encore…)

Bon, d’un autre coté, tomber amoureux n’est pas un truc qui m’arrive tous les 4 matins.
 Me réveiller, et avoir une nana en tête, ça m’est arrivé deux fois. En 28 ans. CQFD.

Pour conclure, je crois que cette rechercher de l’idéal sur un site de rencontre est sans fin… Un couple, c’est deux personnes qui n’ont pas nécessairement un coup de foudre puis une pensée commune sur tout. Ce serait abrutissant sinon ! Un couple c’est une complicité, une compréhension des regards de l’autre, tout un langage de non dits très forts… Je viens de m’acheter un bouquin au titre évocateur et si vous voulez je vous fais une fiche de lecture des que j’aurai fini. Ce bouquin est une étude scientifique, il est écrit par Mlle (ou Mme) Lucy Vincent et s’intitule : « Comment devient-on amoureux ?« . Tout un programme…

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L’’uniformisation américaine

Soyons clairs, je ne suis pas très fan des Américains. Oh, pas d’anti-américanisme à deux balles, je ne les fous pas tous dans le même panier. Sur 300 millions d’habitants, y en a
forcément des biens. Ceci étant, y a des trucs qui me gonflent, notamment leur volonté de nous imposer leur foutu culture en maltraitant nos petits produits français.

 

Jeudi soir, je tombe sur Taratata sur France 3 avec Placebo, cool. Bon, Nagui, j’aime bien son émission mais je le trouve un peu poussif lors des interviews mais peu importe, ce
que j’aime dans Taratata, ce sont les performances en direct. Suite à Placebo apparaît une petite fée brune en robe de tulle, la géniale Emilie Simon qui vient interpréter « Végétal ». Faut que je trouve quelqu’un pour aller au concert avec moi en septembre, tiens. Bref, la jolie Emilie interprète son titre et passe à l’interview et là, Nagui reparle de son travail sur la marche de l’Empereur. Je dois avouer que j’ai adoré ce film et encore plus la BO. Sauf que voilà, quand le film est parti outre Atlantique, nos amis Américains ont complètement changé la musique ainsi que le mode de narration si particulier. Mais ça leur arrive de respecter les choses, non ?

 

La spécialité des Américains, ce sont les remakes. Ca, ça m’insupporte. Bon, en France, on a cette sale manie en musique. Quand j’allume ma radio, entre les reprises française,
américaines, anglaise ou je sais pas quoi, j’ai l’impression que toutes les fréquences sont squattées par Nostalgie. Mais revenons-en à nos yankees. Ce qu’ils aiment : prendre un film français qui a plutôt bien marché dans notre petit hexagone, genre « trois hommes et un couffin » ou « un Indien dans la ville » (entre autres) et ils l’importent chez eux. Mais hors de question de passer ça sur leurs écrans, André Dussollier n’est pas Tom Selleck, il a même pas de moustache ce naze, bouh ! Donc on revoit le scénario en y rajoutant une bonne dose de ketchup et d’américanisme à deux balles. On prend une Christina Applegate à la place d’une Valérie Lemercier, c’est plus glamour. Autant, Christina, je l’adore dans « Mariés deux enfants », autant je la vois pas, mais alors pas du tout dans le rôle d’une bourgeoise au sang bleu.

En France, on a des idées mais apparemment, nos acteurs ne sont pas vendeurs, sauf rares exceptions genre Jean Reno qui joue toujours le Français qui mâche du chewing gum et qui s’appelle Philippe. Oui, tous les Français dans les films américains s’appellent Philippe, c’est curieux, ça, quand même. Bon, c’est sûr, c’est plus facile à dire qu’un prénom avec un R mais bon, nous aussi, on en a plein de prénoms, faut pas croire. Alors oui, un Hugh Grant, c’est plus vendeur qu’un Patrick Bouchitey mais quelque part, ça m’énerve que nos acteurs français ne passent pas sur les écrans yankees. Ils sont aussi bons que les Américains, voire meilleurs, selon lesquels on prend.

Je me pose une question : quand on est un réalisateur français et qu’on voit un gros ponte d’Hollywood arriver dans notre bureau pour racheter notre scénario (à défaut de
racheter notre film), on fait quoi ? Petite mise en situation. Imaginons que je suis la réalisatrice d’un film, un espèce de trio amoureux avec Charles Berling, Sagamore Stévenin et moi, évidemment. Oui, tant qu’à être dans l’absurde, autant ne rien se refuser. Bon, bref, comme je suis super talentueuse, les yankees débarquent dans mon bureau et proposent de me racheter les droits pour une somme astronomique. Seulement le but n’est pas de reprendre mon petit bijou cinématographique (hihihi !) et de traduire les mots, il s’agit de remplacer les acteurs, de tout remanier. Ca ne se passera plus à Montmartre mais à Manhattan, ce ne seront plus Charles Berling, Sagamore Stévenin et moi mais John Cusack, Julian McMahon et Sarah Jessica Parker (au hasard). Ca n’aura pas forcément grand-chose à voir mais au moins, je vais me faire de la tune et puis, au moins, mon œuvre sera reconnue dans le monde entier. Mon idée est si géniale qu’on veut me la racheter !

 

Mais après, un film est une œuvre d’art, mon œuvre et on ne veut pas la respecter ? Bon, dans la plupart des films exportés et retournés, ce sont des comédies sans réelles
volontés esthétiques (enfin, je crois pas) mais voilà si j’étais réalisatrice de film, je pense que chaque image aurait son importance, elle serait inscrite dans une logique esthétique particulière. Par exemple, si je fais une scène sous la pluie, ce serait plus pour exprimer la mélancolie, la tristesse, que sais-je ! Alors qu’aux Etats-Unis, sous la pluie, on s’embrasse dans un esprit de romantisme à la con (enfin, en vrai, j’aimerais bien qu’on m’embrasse sous la pluie aussi mais passons). Un baiser échangé devant l’Hôtel de ville serait un hommage à Doisneau. Dans la version américaine, un baiser devant ground zero ne serait qu’une ode pathétique à la vie et le rappel que les Etats-Unis sont des victimes.

 

Bref, quand on crée quelque chose, peut-on accepter de céder les droits et de voir son œuvre passer à la moulinette. La créativité et le sens artistiques se vendent-ils ? Accepterais-je qu’une œuvre que je me suis cassée le cul à monter, image par image, plan par plan, scène par scène, des heures et des heures de travail effacées par un vulgaire remake, un message qui ne sera plus le mien. Non parce que quand on voit ce qu’ils font de nos comédies, ça fait peur. Je n’ai pas vu « Un indien dans la ville », « 9 mois » ou « Les visiteurs à New York » parce que je pressens l’immonde navet. Pourtant, j’ai bien aimé les versions originales.

Quand Jean-Marie Messier avait annoncé que l’exception culturelle française n’existait plus, on avait crié au scandale mais ne sommes-nous pas en train de la tuer en acceptant de voir nos œuvres ainsi travesties ? La Marche de l’Empereur est un bon concept, des voies magiques (Charles, c’est quand tu veux qu’on se marie), une musique qui dessert parfaitement l’émotion dégagée par ce film. C’est bien la première fois que je suis émue par des histoires de manchot (les pingouins, pas les gens sans bras), j’avoue que j’ai été complètement transportée par le film. Je l’ai visionnée avec mes parents pour le réveillon de Noël, on en a oublié de manger nos toasts au foie gras tellement on était plongés dans l’histoire (« ah non, le gros oiseau, il va manger le bébé ! » « Oh non, il est mort le manchot ! »). Si on vire tout ça, il reste quoi ? Un simple documentaire animalier comme on en voit tous les après-midi sur France 5. Loin de moi l’idée de critiquer ces documentaires mais je trouvais que la Marche de l’Empereur avait un mode de narration tellement particulier qu’il rendait ce film magique. Une fois de plus, Hollywood nous a tuer.

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Mon journal intime

Par Gauthier
Je suis toujours en pleine période d’introspection due à ma nouvelle vie. J’ai envie de faire un bilan. Alors aujourd’hui je vais vous proposer un exercice inhabituel. Entre janvier 2003 et septembre 2004 j’ai tenu un journal. Une idée de ma psy pour m’aider à « exprimer de façon claire quels sont mes problèmes et ainsi leur trouver une solution ». En gros je résume sa pensée « Gauthier tu n’as pas de problèmes une fois que tu les auras écrits et que tu les reliras quelques semaines après tu te rendras compte que tu n’as pas de problèmes ». Allez au point où j’en suis, je veux bien me laisser tenter, mais je savais dès le départ que ça serait épique !
Alors pourquoi j’ai arrêté ce journal ? Pour la raison suivante (et là je me cite) « Je viens de me rendre compte que ma vie de ces deux dernières années tient en 30 pages ! C’est déprimant, mais c’est vrai, je tourne en rond… », donc je ne voyais aucun intérêt à continuer, surtout qu’à chaque fois que je le relisais (suivant toujours les conseils de ma psy), ça me tirais plus vers le bas qu’autre chose.
Je propose donc un autre exercice, je vais prendre une partie du journal telle quelle et je vais lui répondre ! Oui parce que maintenant ça ne fait plus peur, j’ai grandi, j’ai évolué, moi fort, moi courageux, moi me lance…
Comme je suis incapable de choisir entre deux parties de ce journal, je vais citer les deux, la première est extraite du premier article que j’ai écrit, la seconde intervient au printemps suivant. Bien sûr les noms seront modifiés, saint anonymat béni sois-tu!
 
29 janvier 2003 :
 
Aussi loin que remonte ma mémoire, j’ai toujours été mal dans ma peau, une sorte d’état second, ou plutôt une situation confortable. En effet quoi de plus facile que de redoubler une année en se disant « c’est parce que je vais pas bien ! » ou encore, se disputer avec des proches à cause d’humeurs changeantes en se disant « ils comprendront, ce sont mes amis, ils me connaissent ! ». Mais le cœur est le plus fragile des muscles, on peut le briser, le détruire, mais jamais il n’en sort intact… Et là je sais de quoi je parle.
            Marc, avec lui tout finit et tout commence, je ne sais pas si c’est l’homme de ma vie, mais c’est à lui que je pense quand j’écris. Il a mon age, il est beau, on s’est rencontré il y a près de deux ans maintenant, dès que je l’ai vu mon cœur c’est arrêté de battre, mon souffle s’est coupé, tout c’est mélangé en moi, désir, peur, timidité… J’ai fait le serment à un ami présent ce soir-là qu’un jour il serait à moi. J’ai mis un mois, mais on a fini par « conclure » là s’en est suivi un an de bonheur. Pourquoi étais-je heureux ? Parce que pendant un an j’ai mis de cotés tous mes problèmes. Dès que ça n’allait pas je me disais « Marc t’aime, il pense à toi ! » Et hop j’oubliais tout. Il a été mon meilleur antidépresseur, ma raison de vivre et maintenant je suis seul face à la réalité de la vie, froide, vide, effrayante… C’est sûrement ce qui me pousse aujourd’hui à dire que oui, je l’aime plus que de raison, et ce jusqu’à ce que j’en crève !
            Pour être honnête, ce n’était pas tout rose, on est très différents, on a cassé, on s’est remis ensemble trois fois. Mais à chaque fois qu’on s’est séparés j’ai souffert, même si c’est moi qui mettais un terme à la relation. J’ai mis un an à me rendre compte que je l’aimais. Et le déclencheur est la rupture finale. Là c’est lui qui est parti et il m’a laissé que mes yeux pour pleurer. Pourtant, encore une semaine auparavant, je disais à ma mère « Marc, ce n’est pas l’homme de ma vie, on est bien ensemble pour le moment, mais j’attends de trouver celui avec qui je pourrais construire quelque chose de vraiment stable et beau ! »
            À l’heure actuelle je ne sais pas si c’est bien lui l’homme de ma vie, pourtant je pense à lui tout le temps. Et je me détruis plus ou moins vite en attendant. Mais j’attends quoi ? Plus rien…
            J’ai du succès auprès des mecs, je peux coucher avec un différent chaque soir, avoir trois petits copains en même temps, mais ça me ne suffit pas. Je veux tomber amoureux, encore, pour oublier ! Avoir un coup de foudre comme j’ai eu avec lui. J’ai déjà appliqué cette sorte de thérapie. Bon le résultat n’est pas concluant. Le cobaye c’est Matthieu, ma pire erreur, je crois, à l’heure actuelle. Non seulement je n’ai pas oublié Marc, mais en plus je suis tombé amoureux de Matthieu. Désespérant dites-vous ? Affligeant en tout cas. Je me suis fait avoir deux fois en moins d’un an. Record digne d’une blonde, ou plutôt dans mon cas d’un névrosé !
            Par névrose, j’entends incapacité à apprécier les choses telles qu’elles sont, je suis un perpétuel insatisfait. Il y a un nom scientifique pour ça… Mais je ne suis pas psychanalyste donc laissons de côté les termes médicaux précis.
            Voilà beaucoup de choses se bousculent dans ma tête, et comme je n’ai pas la prétention de savoir écrire, je vais livrer tout ceci sous sa forme la plus simple : un journal intime. Si c’est intime personne à par moi n’est censé lire ces lignes, mais je livre ces pages comme un testament au cas où, un jour, mes problèmes me pousseraient à faire ce à quoi je pense depuis trop longtemps : dormir et oublier pour toujours. Morbide ? Non, terriblement réaliste et moderne, romantique et surfait, inquiétant et passionnant.
 
Ok, bon quand je vais pas bien j’ai tendance à me prendre pour Proust, et mon style littéraire s’en ressent, mon Dieu que c’est pompeux, ah j’ai honte. Aujourd’hui qu’ai-je à répondre à ça ?
1/ Je ne suis plus amoureux de l’un ou de l’autre.
2/ Je suis incapable de retomber amoureux de qui que ce soit.
C’est pas glorieux, mais je vais quand même éclairer un peu la situation, Matthieu je n’ai plus de nouvelles, depuis au moins 2 ans, tout est clair entre nous, on s’apprécie et si je suis amené à le revoir ça me fera plaisir, et je sais que c’est partagé. Marc c’est plus complexe, je ressens encore beaucoup de choses pour lui, on se donne des nouvelles régulièrement, et dès que j’ai un texto ou un coup de fil de sa part je ne peux m’empêcher de me dire, l’espace d’une milliseconde, « est ce qu’il ressent encore quelque chose pour moi ? ». Oui bon j’ai plus 15 ans, il faudrait que je passe à autre chose, mais c’est plus fort que moi, il occupera toujours une place dans ma vie. Juste un exemple, Marc n’a pas le droit à une vie sentimentale ou sexuelle, quand il me raconte qu’il a couché avec x ou y, des pulsions meurtrières s’emparent de moi. Personne n’a le droit de le toucher, ça me rend fou, mais vraiment. Mais cette colère passe rapidement et se transforme en mélancolie. Vous avez dit névrosé ? Oui et alors, j’assume !
Pour ce qui est de ne plus pouvoir tomber amoureux, je dis ça pour une raison bien précise : je ne pense pas avoir été amoureux de Marc, j’étais plutôt amoureux de la situation, c’était mon anti-dépresseur, il m’a beaucoup apporté, mais je n’ai rien réglé et je me suis tout repris en pleine face après la rupture. Alors si c’est ma façon d’aimer elle ne me convient pas, je veux aimer comme dans les films, et ça je m’en sens incapable, peut-être que je changerai, mais j’en doute, je me vois plutôt finir entouré d’amis, avec des enfants que j’aurais eus avec mes copines, et surtout heureux de regarder mon parcours professionnel. Comment ça je compense ? Mais non arf…
 
02 juin 2003 :
 
Mercredi soir, j’avais pas envie de sortir, Benjamin par contre oui, et en plus il voulait boire, donc on a bu, mais comme des trous ! Débarqué au Club vers 7h du mat’ après avoir supporter la crise de Damien 1* « qui va pas bien parce que ça va pas bien ! », on reboit et il se met à chercher de la C. Bon il a pas trouvé, mais par contre on se démonte pas on file au Jim’s, club d’after que je connaissait pas du tout, et là je tombe sur un couple de potes, ils ont des taz, on sort le fric, et on gobe, il est 8h ! Alors je dois dire que sur le moment j’ai pas vraiment vu la différence, vu que j’étais bourré comme pas possible. Ensuite on est parti en after chez le couple en question, et on est rentré vers 10h, me suis coucher vers 11h, et là j’étais bien bien perché, mais je pensais que ça passerait… Grave erreur !!!!! Suis resté perché jusqu’à samedi matin, avec 5h de sommeil entre mercredi midi et samedi matin, j’étais pas crevé, ni malheureux, juste PERCHÉ !!!!!! N’empêche j’adore ça, y a de quoi finir accro à cette merde, qu’est ce que ça doit être la C ! Le pire ? Il m’en reste un entier qui me fait de l’œil… Mais je le prendrais pas tout seul, et pas de suite ! Non mais… J’ai de la volonté moi ! (Quoi ? Suis pas crédible là ? Pfffffffff mais si !)
            Et hier au Club j’ai revu Damien 2 mon ex**, je l’ai donc royalement ramener chez moi histoire de baiser, et c’est ce qu’on a fait toute la journée, non mais si tout déraille dans ma vie, j’ai quand même une vie sexuelle ! Na ! Là pas besoin de s’étendre sur le sujet trois heures, c’est fait on en parle plus !
            Damien 1 m’énerve, c’est mal parti,  il a vraiment besoin d’aide parce qu’il a des gros problème avec son école et son boulot, et mÔssieur déprime à vouloir s’en suicider parce que un mec qu’il a pas vu depuis un an et avec qu il est resté 3 jours lui pose un lapin pour boire un café ! Quelquefois j’ai vraiment envie de le suicider moi-même ! Comme ça au moins on en parle plus… J’t’jure ! Bref il faut être patient, ça lui passera comme à chaque fois, je le sais de toute façon !
            Voilà après il y a pas grand-chose d’autre à dire, sauf que je suis raide dingue amoureux de l’autre con (Marc) et qu’il me manque comme jamais mais bon, je reprend un taz et j’oublie ! C’est quand même merveilleux la drogue je dis ! De toute façon je sais que je vais finir drogué, ça fait un an que je le sais… Si seulement j’en avais les moyens !
            Je crève la dalle, j’ai pas envie de manger, je suis mort de fatigue, j’ai pas envie de dormir, j’ai besoin d’amour, j’ai pas envie de me trouver un « autre » mec. Joyeux non ? Suis à fond ce soir ! Vais vider le frigo et au pieu…
 
* Damien, c’est mon meilleur ami de l’époque, on ne se parle plus depuis le printemps de cette année, on est fâché comme des collégiens  « t’es plus ma meilleure amie, maintenant c’est machine ma meilleure amie, je vais te griller dans tout le collège, plus personne ne se mettra à coté de toi au self ! », oui je sais c’est pathétique, mais bon on est comme ça 😉
** Rien a voir avec l’autre, ils ont juste le même prénom.
 
Donc petit éclairage contemporain, je ne parle plus donc à Damien, ce qui ne me manque pas. Demandez à Nina et au reste de mes amis, ils m’ont tous applaudit des deux mains quand je leur ai annoncer que je ne l’imposerai plus dans toutes nos soirées « Enfin tu a compris que ce mec ne t’apportait rien !!! ». Bref parlons de l’épisode « drogue », j’ai déjà dit dans un de mes articles qu’on m’en avait proposé récemment et que j’avais fièrement refusé (alors que j’étais plein). Là il s’agit de la première fois de ma vie où j’en ai pris, ça a duré 4/5 mois je me souviens plus trop. J’ai fini par avoir de la C, pour ce qui est du problème de fric, ça ne se pose pas au début. Oui, les dealers, sont des commerciaux doués, au début on t’offre tes doses (là je parle de cocaïne, parce que les taz c’est plutôt rare que ça soit gratuit). Et une fois que tu apprécies bien de te poudrer le nez, une à deux fois par semaine en soirée, on te propose un gramme à « prix d’amis » alors tu ne résiste pas, après tout ça fait quelques semaines que tu en prend à l’œil, cette fois tu peux en offrir. Et tu rentres chez toi avec le reste de C, et un soir où ça va pas bien, tu en prend un peu juste avant de sortir, pour « te mettre dans l’ambiance ». Et là c’est fini, tu en achètes dès que tu as trois sous, tu en as toujours sur toi, et tu en prend quasiment tous les jours. Heureusement pour moi je n’ai jamais franchi la barrière de la dépendance physiologique, j’étais juste dépendant psychologiquement, mais ça a quand même été dur d’arrêter. Alors si je n’ai qu’un conseil à dire : si ce n’est pas encore fait, n’y touchez pas, personne ne peut dire qu’il sait ce qu’il va se passer quand on est drogué (montée, descente), et surtout personne ne peut dire qu’il maîtrise c’te merde, elle te contrôle, tu ne contrôles rien. Et je parle de toutes les formes de drogue. Voilà faut bien un peu de bonne morale bien pensante dans ce blog.
 
Je vais arrêter mon auto analyse ici, peut-être que je recommencerais une autre fois, j’en ai des tonnes dans mon journal, des drôles des moins drôles, mais bon promis la prochaine fois, j’essaie de vous faire rire.
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Chronique d’’un suicide annoncé

Par Gauthier
 
Voilà nous sommes mi-octobre, et je vis à Paris.
Alors je sais que ce blog a comme vocation de raconter nos errances sentimentales, sexuelles, éthyliques, donc l’histoire de mon installation dans la capitale ne rentre pas vraiment en ligne de compte. Mais bon je fais ce que je veux, donc j’ai décidé de vous emmerder avec ma vie, un peu plus encore.
 
Au moment où je commence à écrire cet article je suis plutôt d’humeur mélancolique (cf le titre de l’article), j’ai peur que cela se ressente alors je préfère prévenir…
 
Donc petit flash back, au début du mois j’ai appris que j’étais pris en master pro sur Paris, oh joie oh délectation suprême !!! la fièvre retombe très vite et se transforme en immense angoisse du fait que la rentrée a lieu 4 jours après, ARGH !!! là c’est l’angoisse. Sur Paris je connais quelques personne dont notre Nina nationale, mais bon mon réseau social va sévèrement s’étioler, et je ne parle pas du fait qu’il faille que je trouve un appartement en 4 jours, là c’est de la SF.
Bref heureusement pour moi, j’ai de la famille sur paris, donc je me fais héberger gratuitement « le temps nécessaire ». Ouf !!!
Mais avant ça d’ailleurs je me rends compte que je ne vous ai pas parlé du week end avant mon départ ! Rha lalalala je fais n’importe quoi. Donc je rentre sur Toulouse le vendredi sachant que le Lundi je dois repartir vivre sur Paris de façon « définitive », je réunis donc la bande à Zazous et je promets « une soirée mémorable, à inscrire dans les annales «  (sans jeux de mots… quoique… lol) bref ce fut du grand n’importe quoi. Pour résumé, on a bu, bu, bu, bu, dansé, bu, dans, j’ai fait du touche-pipi dans les chiottes de la boîte avec un chouchou plutôt miam-miam, et j’ai forcément explosé ma caisse en rentrant… Je suis pitoyable ! Me voilà donc au milieu d’un rond-point avec les jantes cassées, les amortisseurs cassés, la direction cassée, le moral cassé. Que fais-je ? J’appelle ma mère… No comment, je ne suis qu’un pauvre pédé sensible, dès que j’ai un problème, j’appelle ma mère, j’assume et je vous merde… De toute façon c’était pas totalement ma faute l’accident (les amortisseurs étaient plus que fatigués et l’esp a merdé donc j’ai fais des tête-à-queue). Donc là c’est quand même la grosse panique, je peux pas laisser la voiture là, on va me la foutre à la fourrière, je peux pas appeler les flics, j’ai dépasser le stade du coma éthylique d’un humain normal, donc je fais quoi ? Ben la solution vient de mon assurance de gueudin, j’appelle Europe Assistance, et ils m’envoient une dépanneuse, qui me dépose gentiment chez moi à 50 km de mon point d’impact ! C’est’i pas merveilleux ? Moi perso je suis fan…
Donc là je rentre, je me couche et je dis au revoir à Toulouse pour un moment.
 
Ensuite me revoilà à Paris, des dépenses en veux-tu en voilà, je m’en sors pour 4000€ pour l’instant, soit en 15 jours (donc là il faut mettre : resto, bouffe, sorties, fringues, ticket de métro, frais d’inscription, loyer, caution, meubles…), et le pire c’est que j’en dépenserai encore au moins autant dans le mois qui vient.
Pourquoi ? Ben je déprimouille, donc l’achat compulsif refait surface comme jamais dans ma vie, je suis faible lol mais qu’est ce que c’est bon de faire les boutiques !!!!! je suis sûr que tu connais ce sentiment intense cher ami lecteur, allez avoue que ce petit pull rose fucshia acheté lors des dernières soldes (seul article non soldé du magasin) tu ne l’a mis qu’une fois, parce que la finalité n’est pas de se fringuer, mais de DÉPENSER DU FRIC !!!!!! D’ailleurs si aujourd’hui j’écris cet article complètement déconstruit et dénué de tout sens c’est uniquement pour éviter d’être tenté de faire chauffer la CB (quoi Nina tu pensais que c’étais parce que tu m’avais demandé un article ? lol c’est beau d’être naïf…).
Bon j’avais dit que j’allais raconter ma vie, alors je vais m’y tenir un peu, j’ai donc réussi un exploit : trouver un appart en moins d’une semaine. Bon ok c’est tout petit, mais il est super bien situé (non il est pas dans le marais), sans pousser jusqu’à dire où je vis, je suis plutôt fier de ma trouvaille. Maintenant le plus dur c’est de s’habituer à la vie parisienne, et surtout au vide immense dans ma vie sociale. En plus j’ai plus le net, je devrais le récupérer avant la fin du mois d’octobre, mais bon jusque-là je fais des passages éclair dans des cyber. Et au prix où c’est je ne peux pas me permettre de zoner sur les chats, donc je n’ai plus de vie sexuelle !!! Moi sans vie sexuelle ! Vous imaginez ? Moi non plus… Hein ? Quoi ? Je mens ? Ah oui j’ai oublié de parler du chouchou que je tire régulièrement, mais bon ça compte pas c’est un gentil garçon qui partage ma couche une à deux fois par semaine… Et puis moi je suis dans une ville immense qui regorge de pédales, alors j’ai envie de tisser des liens… En gros oui, j’avoue, j’ai envie de baiser comme un malade avec tout ce qui bouge, ben quoi moi la nouveauté, ça me donne chaud lol
 
Donc voilà aujourd’hui je peux faire ce bilan : plus de vie sociale, plus de vie sexuelle, un découvert démesuré qui s’annonce, donc oui je suis déprimé, mais bon une bonne cuite ce week end et un raccordement au réseau la semaine prochaine devrait y remédier sans mal. Nina il faut juste que tu me prêtes quelques un de tes amis pour que je m’acclimate.
 
Oui lecteur, j’ai failli oublier (comment pourrais-je oublier ça ???) j’ai rencontré Sab, Tink, et Banana, des filles merveilleuses qui me font bien rire, donc je vais les réquisitionner pour des soirées beveuries dont seul j’ai le secret… À bon entendeur…
 
Ps : oui c’est un petit article, mais bon j’ai vraiment trop envie de filer faire les boutiques, je suis incorrigible 😉
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