Petit cours de médisance

Ces derniers temps, le scénariste de ma vie semble se prendre pour un auteur des Feux de l’Amour ou Jean-Luc Azoulay, je ne sais… Mais ça fatigue un peu. J’essaie de régler les choses les unes après les autres pour tenter d’atteindre une relative sérénité et je vais devoir à m’attaquer rapidement à un nouveau dossier. Un dossier plein de médisances qui m’épuisent.

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Je ne vais pas jouer les mères la vertu, je suis une langue de pute. Je médis, oui. Parfois parce que les gens que j’aime m’énervent sur certains points, des points qui ne méritent pas de drames donc j’en parle à une tierce personne pour me vider. Le but ici est d’éviter d’exploser à la figure de la personne et attendre que la crise passe. Car il est des crises qui ne nécessitent pas de s’asseoir pour discuter (sinon, on ne langue de pute pas, on se comporte en adulte et on convoque la personne à un café explicatif). Et puis il y a le gros langue de putage sur les personnes que je n’aime pas et là, je m’en donne à coeur joie. Du moment que ça ne vire pas à l’obsession, tout va bien. Sinon tu règles ton obsession parce que c’est lourd pour tout le monde.

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Seulement la médisance exige un certain savoir-faire et notamment celui de trouver un allié de langue de putage à savoir une personne qui partage votre point de vue. Dans mon problème actuel, c’est là tout le problème, je me retrouve le cul entre plusieurs chaises. D’un côté notre amie Léa qui attend beaucoup des gens, beaucoup trop. Du genre à faire la gueule sans qu’on sache pourquoi et si on ne va pas lui demander, on est des méchantes. Les têtes de turc de Léa varient, nous avons eu A (B et moi étions alors ses chouchoutes) puis B (C et moi devenions alors ses chouchoutes). A présent, elle est remontée contre B et C, A et moi sommes ses nouvelles meilleures amies. Je n’ai pas entendu qu’elle se plaignait de moi aux autres donc pour le moment, A MA CONNAISSANCE (j’insiste), je suis la seule à ne pas avoir essuyé son courroux. Sauf que du coup, elle m’écrit des mails dans lesquels elle se plaint de B et C (avant, c’était A) et quand nous sommes toutes ensemble, elle marmonne des remarques acerbes qui m’épuisent. D’abord parce que je trouve son comportement illégitime. La dernière fois que nous avons fait une soirée toute ensemble, elle a claqué la porte car « personne ne se préoccupe de moi alors que j’ai dit que mon mec allait sans doute me quitter demain et tout le monde s’en fout ». Notons que ce jour précis, j’étais célibataire depuis moins de 24h et que j’ai fait l’effort d’être agréable autant que faire se peut mais je n’avais pas la palme : A venait de perdre sa grand-mère. Bref, Léa est une attention whore mais elle a quand même bon fond et peut être de très bonne compagnie, ce qui m’empêche de l’envoyer tout simplement chier.


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Pour autant, j’aimerais ne plus être dans toutes ces histoires. Je ne suis pas d’accord avec ses griefs sur les autres filles, je ne la relance jamais sur ses médisances, j’aimerais qu’elle me foute la paix avec ça. Par exemple, moi, quand j’ai une personne que je n’aime pas, je vais pas en parler à une personne qui l’apprécie. En ce moment, il y a une fille que je méprise du plus profond de mon âme. Je suis en parallèle copine avec une fille qui a l’air de bien s’entendre avec elle donc je me contente de ne pas en parler pour ne pas mettre la
dite fille au milieu d’une inimitié qui n’a strictement rien à voir avec elle. De toute façon, j’en parle pas tout court, ça n’a aucun intérêt.


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S’il est donc une règle essentielle à retenir pour le langue de putage, c’est de s’assurer de le faire avec le bon partenaire. Parce que confier tout le mal que l’on pense d’une personne à une autre qui l’apprécie, c’est créer un malaise donc personne n’avait besoin, surtout pas celui qui reçoit les confidences.

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Donc mission de la semaine : demander à Léa d’arrêter ce genre de discours avec moi et aller s’expliquer avec les demoiselles impliquées. Enfin, je dis cette semaine mais vu que j’ai zappé son anniversaire la semaine dernière, je vais peut-être attendre un peu, je suis pas en position de force pour que mon message passe bien.

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Par Lucas

Il y a quelques années, un de mes honorables enseignants a conclu son cours de 3 semaines en nous donnant un conseil…
Il nous a dit que tout ce qu’il pouvait nous apprendre n’était rien comparé à… un peu de bon sens et d’humanité.
Bien sûr, comme elle avait payé un p’tit peu 21K€ pour des cours de finances de market et de compta, l’assistance a fait un p’tit peu des sourires mi-figue mi-raisin…

Je crois qu’en fait il voulait dire qu’en entreprise on est trop centré sur nos tâches, trop prompt à appliquer nos techniques et nos connaissances et qu’on ne prend pas assez de recul.

Donc, merci Hercule mais, sur le coup, une telle logique ça parait ridicule tant on est obnubilé par l’envie de s’investir dans ce qui est notre premier taff, d’y passer 15 heures par jour pour montrer qu’on a des aptitudes, qu’on est super fort, et qu’on mérite une augmentation maousse costo. Tout ça avant de réduire le rythme au bout de 3 ans car on a « fait ses preuves ».

Seulement voila…

Le prof a vu nos mines perplexes… Il a alors dégainé d’un geste souple et  élégant son feutre Velleda TM et il a scripturé au tableau le nom d’un bouquin. En se retournant vers nous, il avait un sourire 10000 watts et une phrase terrible :

« Tout ce que vous avez appris depuis que vous savez lire n’est rien comparé aux préceptes de ce livre. Ca, c’est le bouquin du pouvoir ! »

Alors là, bien sûr, vous vous dites: « Purée, Lucas, tu nous saouuuules! C’est quoi le titre : accouche bordeeeeel ! »
Non, pas encore.
Avant cela, penchons nous sur une autre publication.
Parmi nos lectrices et lecteurs émérites, il en est quelques uns qui sont des tronches en histoire. Si,si.
Ceux là même qui pourraient nous dire quel était le livre de chevet de Hitler.
Alors ?

Pour les non érudits et les lectrices de Minnie Parade qui nous survolent  lisent, je donne la réponse : la bouquin de chevet de Hitler a été écrit en l’an de grâce 1895 par un…français. Un psychologue  appelé Gustave Lebon ; un raciste convaincu mais cela importe peu ici car dans ce bouquin il ne s’agit pas de classification Bon Aryen /
Sous Humanité, non, non.

Le titre du bouquin de notre bon Gustave c’est Psychologie des Foules.
Lu, relu, annoté, idolâtré par Adolf jusqu’à sa mort. Disponible en pdf gratuit sur
ce lien 

Et j’en reviens au bouquin dont parlait mon prof, bouquin que nombre d’entre vous connaissent au moins de nom : Petit Traité de Manipulation à l’Usage des Honnêtes Gens par Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois (tout le monde n’a pas la chance de s’appeler Léo Bim)

300 pages que je dois fichedelecturer depuis 2 ans car tout peut se résumer en 6 pages, mais je suis velléitaire… La honte. Petit Traité de Manipulation à l’Usage des Honnêtes Gens, donc
Et tout est dit.

J’ai repensé à ce bouquin quand j’ai adhéré samedi dernier à un groupe sur FaceBook, un groupe crée par une nana qui se dit étudiante en psycho et qui fait une thèse sur la création des sectes et leur propagation.
Elle a crée un groupe et elle appelle tout le monde à adhérer pour démontrer à Facebook que le site doit être plus rigoureux car les sectes peuvent y faire de la pub voire du prosélytisme.

Entre autres. 

Mais ce qui m’a choqué ce n’est pas ça…
En fait, ce qui était super bien trouvé, c’est le titre du groupe.  Super intelligent et bien pensé :
L’Expérience Interdite par Facebook. 

Titre qui m’a poussé à m’intéresser au contenu de ladite experience et c’est ce en quoi la nana nous a manipulés, même si c’est à son corps défendant. Pour autant,
je ne serais pas étonné qu’elle nous dise tous à la fin:

« Chers Adherents, je vous ai bien niqués, en fait ma thèse c’est sur l’art de faire prendre des vessies pour des lanternes et je vous ai bien euuuuuuus, na
nanèèère.

Bon d’accord Hélène, j’arrête les médisances, mais reconnais que ton titre est pour le moins accrocheur.
Expérience qui a un p’tit coté aléatoire mais scientifique.
Interdite alors que ladite expérience s’impose sur un espace comme Internet où la liberté est la règle.
Allons plus loin…

Quand on voit la place de Facebook dans nos vies on se dit que celui qui a les clefs du site peut toucher un maximum de gens. L’élection du président de FB nous
l’avait démontré (mais Arash était déjà un bouffon au sens littéral du mot il y a 8 ans alors qu’on étudiait le droit ensemble).

Si Hélène avait appelé son expérience « Expérience Amusante » aurait-elle eu autant de succès ?
J’en doute.

Elle a bien marketé son produit et c’est e-xac-te-ment ce qu’on nous apprend en école de commerce :  à être glamour et policé, vendeur et attentif. Surtout,
elle a su faire preuve d’intelligence et d’astuce, comprendre les mécanismes pour toucher les gens.
Je n’ai pas envie de dire qu’elle a fait preuve « de roublardise et de duplicité » car après tout on avait tout notre libre arbitre pour choisir ou non d’adhérer. Ce genre de jugement me semble venir de gens qui sont vexés de s’être fait embrigadés et qui se découvrent impuissants à posteriori… Pour autant saluons le travail d’Hélène qui a cherché les termes pour attirer le chaland et y a très bien réussi. Quelque part on s’est fait un peu manipulé, même à notre corps défendant. Vous voulez une preuve ? Bah c’est simple. Vous avez pensé à « Prendre de la distance », « Ambition » ou à « Tina Arena » en lisant le titre de cet article ?

Bon…

Et à ce sujet, j’aimerais bien avoir ton avis, ta pensée, tes traits d’esprits, toi lectrice toi lecteur (« Vingtenaires » inecloudide)…

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Recette pour une bonne vieille régression

Par Gauthier

Bon je vous avais promis un article pour raconter mon week-end de débauche, c’est parti !

Ingrédients :
85 kg de Gauthier
15 litres de Vodka
15 litres de Champagne
1 bonbonne de coca
6 paquets de cigarettes
2 paires de draps
1 boite d’anxiolitiques
6 préservatifs
2 hommes (pédésexuels si possible)
1 tonne de figurants
1 mère de Gauthier
1 meilleure amie
1 plan « craka-miaou »
1 ami toulousain de passage
1 boite de nuit pédé
1 taxi
1 abonnement RATP
1 CB avec découvert autorisé
 

Laissez mariner le Gauthier dans une longue semaine de travail bien monotone, saupoudrez d’une pointe de manque de sexe et d’alcool et réservez jusqu’au Vendredi.

Pendant ce temps, faites monter à Paris 1 ami toulousain de passage pour le week-end. Prévenez le Gauthier 2 h avant qu’il est en galère de logement, et qu’il doit s’incruster pour la nuit. Sortez le Gauthier de sa marinade de boulot et faites lui faire le ménage du sol au plafond dans son appartement, attention, vous avez 2h pour que tout soit nickel !

Mélangez le Gauthier et l’ami toulousain de passage pendant une soirée, laissez reposer les médisances qu’il en ressort, et savourez ce grand moment langue-de-pute !

Le samedi, laissez partir l’ami toulousain de passage, pour qu’il puisse préparer son oral de Lundi. Pendant ce temps, envoyez le Gauthier (sans l’avoir nourri), avec 1 meilleure amie à un apéro blogueur à 15h. Installez tout le monde dans l’herbe, en ayant pris soin d’habiller le Gauthier avec un panta-court blanc ! Puis réservez dans un bar, arrosez généreusement de vodka. Il est 18h30, le Gauthier et la Meilleure amie sont fin saoules, vous avez 1h30 pour les amener en banlieue sud (option tiers-monde) pour le reste de la soirée.

Pendant ce temps, faites faire des galipettes sexuelles à l’ami toulousain de passage. Reproduisez l’expérience pour qu’il ait une heure de retard à son rdv avec le Gauthier et la meilleure amie. Réservez dans un RER B préchauffé à 45°C, laissez cuire 30 min.

Démoulez le tout dans le 94. Et servez dans une soirée taffioles. Vous aurez pris le soin de n’inviter que des homos entre 15 et 30 ans, surchauffés sexuellement, et relativement alcooliques. Remarquez la gêne (relative et très passagère), de la meilleure amie, quand elle s’aperçoit qu’elle est la seule vaginalement équipée de la soirée.

Arrosez généreusement de vodka et de champagne jusqu’à 3h du matin. Faites monter l’excitation en créant des couples qui forniquent dans les buissons, sur les bancs, dans les chambres, sur le canapé, dans la salle de bain… Pensez à arroser régulièrement pour ne pas risquer de laisser le Gauthier se dessécher, puis laissez le parler. Remarquez à quel point il bave sur le plan « craka-miaou » qui l’a invité à cette soirée. Souvenez vous que ce plan faillit se concrétiser, il y a 3 ans, et marrez-vous en sachant que le Gauthier va ronger son frein toute la soirée. Admirez avec quelle dextérité il hurle à qui veut l’entendre qu’il a fait une trithérapie préventive, il y a quelques semaines. Admirez enfin sa classe quand il vomit pendant 15 min dans les chiottes.

Envoyez la meilleure amie, l’ami toulousain, et le Gauthier prendre un bus de nuit pour rentrer. Mais pensez préalablement à laisser un message de sa mère sur son répondeur (message déposé impérativement après minuit). Installez le Gauthier sur un trottoir avec son téléphone pour qu’il écoute le message de sa mère, et réservez le temps que les autres en aient marre de l’attendre et qu’ils partent sans lui.

Prenez une CB (celle du Gauthier de préférence), et renvoyez le Gauthier demander au plan « craka-miaou » d’appeler un taxi pour lui (parce qu’il ne sait plus comment fonctionne son tel). Réservez sur le trottoir le temps que le taxi arrive, saupoudrez d’un vomi dans le caniveau.

Livrez un taxi incapable de rejoindre Paris avant que ça ne coûte 35€, et déposez le Gauthier dans une boite de nuit pédé. Arrosez de champagne, et réservez jusqu’à l’ouverture du métro. Admirez comment le Gauthier se ridiculise devant tout le monde en se cassant la gueule, et déclarant son amour à son ex-plan cul débile, ou à son ex-plan cul chéri. Notez que le Gauthier ne remettra plus jamais les pieds dans cette boite de toute sa vie.

Laissez mariner le Gauthier dans sa confusion mentale, et servir sur à un plateau à un homme en manque (mais alors très en manque) de sexe. Faire sortir le Gauthier de la boite, et le ramener chez lui, mettre sur la route de l’homme en manque « besoin d’aide ? », « je ne sais plus où j’habite », « je t’accompagne ».

Réservez dans un métro plein d’odeurs suspectes. Observez le self-control du Gauthier qui refuse de vomir en public, et qui ignore (oublie ?) l’homme qui l’accompagne. Servez le couple dans un appartement surchauffé, et mélangez jusqu’au coma éthylique. Remarquez la tête du Gauthier au réveil quand il se rend compte qu’il a enculé un métis toute la journée (grande première). Sortez du lit à 16h, lavez, et virez l’homme sans avoir oublié d’avoir regardé sa carte d’identité pour vérifier son âge et son nom (le Gauthier est encore saoul, mais il n’aime pas qu’on lui mente, il aime avoir raison, mais comme il est encore saoul il se fait piquer « Tu as regardé ma carte d’identité ? » « Non, tu me l’as dit hier soir… »).

Laissez reposer le Gauthier 2h devant Internet, puis faites sonner son tel. 7h48 lui propose un repas avec son petit frère et Nina. Faites enfiler au Gauthier un panta-court blanc (le même, mais taché, il ne s’en apercevra qu’une fois arrivé à destination), et envoyez le dans le Marais. Remarquez sa démarche chaloupée (les claquettes c’est pas fait pour marcher quand on est bourré de la veille). Réservez le groupe d’épave dans un resto rose, et arrosez de vodka et de bouffe grasse. Remarquez que le Gauthier ne peut s’empêcher de s’enfiler 4 litres de coca à la minute : la cuite, ça dessèche… Ecoutez la conversation, tout le monde flotte encore dans ses vapeurs d’alcool, la vie est triste (belle ? simple ? on s’en fout, on ne se rend plus compte là…)

Pendant ce temps, préparez la vengeance divine. Les intestins du Gauthier lui rappelleront ainsi qu’il n’a plus 20 ans. Et observez avec quelle dextérité il traverse deux arrondissements en courant pour ne pas salir son panta-court (encore blanc ?). La malédiction de la chiasse post-cuite sera t elle fatale ou pas ?

Réservez aux toilettes pendant 40 min. Admirez le talent du Gauthier qui a réussi son défi divin. Ensuite mettez la viande dans le torchon. Mais avant, changez les draps maculés des restes de la journée (non ce n’est pas du sperme, non ce n’est pas du vomi… Vous avez trouvé ? Maintenant vous pouvez vomir 😉 )

Faites sonner le réveil à 8h, et plongez le Gauthier dans une nouvelle semaine de monotonie anxiolisée. Laissez mariner jusqu’à la Gay Pride.

Vous obtenez une magnifique régression marinée dans son jus de vodka et de sperme vomitif, à servir chaud avec un bon champagne lexomilé.

Ps : relisez les ingrédients, quelque chose doit vous choquer, allez, je vous mets sur la voie, il s’agit du nombre d’hommes. Ça vous parle ? Oui, le Gauthier a eu un homme dont il n’est pas fait mention dans cette recette… Les paris sont ouverts… (qui, quand, où, comment, pourquoi…). La réponse quand j’en aurai envie 😉

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