Et toi, tout nu, tu te sens comment?

Par Jane

Parfois, je lis des trucs qui me font sourire. D’autres fois, ça me fait grincer des dents. Et de temps en temps, je combine les deux effets. Dernier exemple: Une femme peut-elle se baigner seins nus dans une piscine?

Evidemment, la réponse qui vient tout de suite à l’esprit est « non ». Et c’est justement contre cela que se bat un groupe de féministes en menant des action qu’on pourrait qualifier de coup de sein, dans des piscines.

L’anecdote peut faire sourire. Le féminisme peut énerver. N’empêche que je trouve la question pertinente.

Dans la liste de mes nombreuses contradiction figure la pudeur. Je ne suis pas très à l’aise pour me dénuder face à des inconnus (se retrouver en sous-vêtement devant la médecine du travail est mon cauchemar) mais je considère la nudité comme quelque chose de naturel, et non quelque chose de sale, qu’il faut absolument cacher. J’ai été élevée dans une famille où on m’a expliqué très jeune que
le corps n’était pas quelque chose de honteux. Mais quand je lis quelques avis de parents sur internet, j’en conclus que j’ai été élevée dans une famille totalement déviante et que je ne peux pas être psychologiquement stable après ça.

Mais là, j’ai quand même envie de demander « What the fuck? » quand je lis quelques réactions sur le net (même si la « meilleure réponse » est néanmoins rassurante.) Un jeune enfant choqué par un sein? La plupart ont passé quelques mois collés aux mamelles de leur mère, sera-t-il choqué de voir un sein (qui est aussi glamour qu’un frigo ou une cafetière peut l’être pour un adulte) ou sera-t-il perplexe quand on lui dira de détourner le regard parce que c’est mal de voir des seins?

De manière plus générale, on apprend en comparant. Qu’il y a des yeux, des peaux de toutes les couleurs, parce qu’une copine a la peau plus foncée, ou les yeux bleus, et pas nous. Que quand on est grand, les garçons ont de la barbe, parce qu’on a vu papa se raser. Ma mère ne s’enfermant pas à triple tour dans la salle de bain, je savais qu’un jour mon corps changerait aussi, que j’aurais des seins et des hanches. Oui, je me suis comparée, mais pour comprendre quelle était la différence entre mon corps de petite fille et celui de la femme qui m’avait mise au monde. Et oui, je savais à quoi ressemblait un corps d’homme. So what?

Ce que j’aime le plus dans les moments de drapage dans la vertu (outragée, forcément, la vertu, comparée à la petite des autres) c’est qu’on touche vite aux limites du discours, et à l’hypocrisie. Un sein, c’est mal de le montrer, c’est trop érotique. Je propose dorénavant d’obliger les baigneurs à se munir de combinaisons intégrales. Parce qu’il y a les fétichistes des pieds. Ceux des mains. Ceux qui sont excité par la simple vue d’une nuque dégagée, ou d’une épaule dénudée, d’une jambe, d’une taille marquée… Bref, on ne s’en sort plus. Donc oui, un sein peut-être symbole d’érotisme. Pourquoi dans ce cas ne pas demander aux hommes qui aiment se faire triturer les tétons de mettre un haut de maillot pour aller à la piscine?

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La liste de la fille qui ne tient jamais ses résolutions

(sous-titre : liste de la fille qui devrait vérifier que ses e mails sont bien arrivés, ça m’amuse pas d’écrire la liste deux fois par semaine)
 

Je me demande pourquoi je persiste à en prendre vu que je les tiens jamais. Alors finalement je vais voir à prendre des résolutions exprès pour ne pas les tenir pour voir si ça
marche. Alors ma nouvelle résolution, c’est de ne pas rencontrer de mec génial et de pas sortir avec. Et aussi, je suis résolue à ne pas gagner au loto. Ah mais merde, je joue pas.

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– J’ai un nouveau rituel rigolo au boulot : le matin, j’arrive, je dis bonjour, je jette mon manteau sur ma chaise et là ping ! Je me prends systématiquement une pigne.
Putain d’électricité statique et d’accoudoir en plastique (c’est pas toujours fantastique). Alors, je ruse, j’essaie de pas toucher les accoudoirs mais je me prends une pigne avec le manteau 
aussi. Pfffff. Sinon, j’ai trouvé mon nouveau rôle ; j’éteins les lumières des toilettes. Parce que tout le monde les laisse allumées et la planète bordel ! En tout cas, je suis plus la maîtresse des vents, j’ai reconnu Lénaïg et j’ai même fait ma fayote en lui donnant mon certificat de la médecine du travail comme quoi, je suis apte au travail.

 – Soirée romantique avec Gabriel lundi soir, il me parle de sa reprise d’études. A un moment, il me parle de ses exos de maths à base d’intégrales, dérivées et tout ça. Les

dérivées, j’en ai fait plein mais je sais plus trop comment ça marche. Ni un, ni deux, il me sort ses cours de maths…de terminale pour me montrer ! Je te rappelle, cher lecteur passionné par ma vie que Gabriel a le même âge que moi et donc n’a pas eu son bac hier. Enfin, c’est la première fois qu’un mec me fait le coup des dérivées !

 

– Visite médicale mardi genre « ultra light ». En gros, je donne les infos que je veux sur ma personne, limite j’aurais pu dire que je faisais 1m65, huhuhu. Pipi dans le gobelet, test de la vision (putain, c’est la cata mais on m’a strictement rien dit) et je passe dans le cabinet du docteur. Jeune, blond et à mon avis gay. Mais bon, c’est pas une raison pour pas
gentiment flirtouiller. « Ah ben heureusement que je sais où vous travaillez parce que responsable de communauté, c’est bizarre comme nom de métier », hihihi, « j’ai un an de plus que vous, j’ai eu ma piqûre de tétanos l’an dernier », ooooooh. Bon, je reste habillée pour les tests tension et cœur, tout va bien. Retour à mon dossier. « Vous avez mangé ?
– Non, j’y vais. – Ah, c’est pour ça que vous avez un peu de truc (pas retenu le nom) dans les urines. – Vous avez déjà les résultats ?? – Ben oui . – Oh putain ! » Je suis
définitivement glam. Et j’ai flirtouillé avec un mec qui a vu mes urines. Je suis traumatisée.

– Nina et Gabriel, suite. Après des baisers chocolatés sur le canapé (le milka au caramel coulant est une tuerie), on prend possession du lit pour avoir plus de place et on passe à
la vitesse supérieure.

Moi : Han han ! (je suis la reine des onomatopées)

Lui : Ah au fait, il faut que je te dise. La dernière fois…

Donc là, je vous rappelle qu’on est en train de sexer donc je m’attends au pire. C’est pas le moment de me faire des révélations… Heureusement que c’est moi la fille, sinon,
j’aurais attendu un « la dernière fois, la capote a craqué et j’attends un enfant de toi ».

Lui : Le voisin s’est plaint du bruit alors heu…
C’est pas non plus le moment de me faire marrer.
 

– Le médecin, il a dit que j’étais apte mais parce qu’il a pas fait un test psy parce que là, je l’aurais loupé. Y a qu’à voir mon rêve de mardi. Je vous la fais courte : c’était mon mariage. Avec qui ? Avec Julien Doré, comme si je craquais sur les mecs à barrettes ! Mais surtout dans mon rêve, le papa de Julien, mon beau-père donc, c’était Sarkozy et j’étais stressée à l’idée de danser une valse avec le président de la république…Non mais là, ça fait deux fois que je rêve de Sarko, je m’inquiète. Je me prends pour Laurence Ferrari ou quoi (mouarfff).

 – Ce qui est drôle avec facebook, c’est quand tu fais pas gaffe à qui tu envoies des invitations et qu’un ex classé dans la catégorie « connard 2007 » accepte la requête.

Du coup, j’en viens même à me demander s’il me remet…

 – Le graphiste aux yeux bleus laser fait des émules, Ioulia et Joy, l’assistante de direction l’ont repéré aussi. Du coup, conversation écrite sur mon cahier jeudi en Ioulia et moi

(parce que j’ai toujours pas de mail pro)

Nina : Y a le graphiste à casquette juste derrière toi !

Ioulia : Je pense pas qu’il soit homosexuel [non parce que Joy pense que si]

Nina : Moi non plus, marre des mecs mignons pédés.

Notez quand même comme je suis classe, je partage le matage.

 
Chanson que j’avais dans la tête hier.

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