Attention à qui tu retweetes

Janvier puis novembre, ce même phénomène : passer mes journées sur Twitter à cliquer sur tous les articles sur les attentats, apprendre, apprendre encore. Essayer de trouver des articles qui vont m’éclairer sur Daesh, sur la situation, m’éclairer du mieux possible même sur ce que je sais ou pensais savoir… F5, F5. A l’abri derrière mon écran, je suis l’horreur en direct en me ramassant des infos dans tous les sens. Et c’est là que le bât blesse : au milieu des infos vérifiées et importantes à diffuser circulent des hoax, rumeurs et grosses merdes qui te feront bien paniquer.

Fausse info Twitter

Soyons plus concret. Vendredi 13 novembre : j’échange des mails Facebook avec mes anciens collègues pour savoir si tout va bien. Alors qu’on se stresse pour celui coincé au Stade de France, une autre nous explique être à Châtelet et c’est un peu la merde. Je passe sur Twitter et je vois un tweet affirmant qu’il y a des fusillades aux Halles. Whaaaaaat ? Panique pour ma pote. En même temps, je reçois des SMS d’Anaïs qui m’explique que tous les bars sont attaqués, de la Bellevilloise au Comptoir Général. Sauf que pour le coup non, non pour ces derniers. Le lendemain, les journalistes spécialisés dans la Désintox refont le point sur ce qu’il s’est passé ou non. Et là, je vois passer certains comptes que je connais trop bien : info140 et lesnews. Vous savez, ces comptes qui démarrent tous leurs tweets par un énorme point rouge avec un “urgent”.

View of an installation of the exhibition "Infinite Obsession" by 84-year-old Japanese female artist Yayoi Kusama at the Banco do Brasil Cultural center (CCBB) in Rio de Janeiro, Brazil, on October 11, 2013. AFP PHOTO / YASUYOSHI CHIBA (Photo credit should read YASUYOSHI CHIBA/AFP/Getty Images)

Je vomis ces comptes. Vous pensez que leur but, c’est de vous informer? Absolument pas. Tous ces comptes comme celui-ci, lesaxviezvous, les Abandonedpics etc., sont ici pour une seule raison : choper du follower en masse pour louer leur compte aux marques. Donc déjà, je suis légèrement agacée quand je vois ces comptes sur ma timeline et j’ai toujours envie de gronder (plus ou moins gentiment selon mon humeur) ceux qui rentrent dans ce jeu, souvent malgré eux. Après tout, n’ai-je pas moi même retweeté des chatons mignons par le passé ? Bon, voilà. Un article qui vous situe un peu le bordel de tous ces mendiants du RT (je dis plus pute à clic, trop sexiste)

chaton-mignon

Là où le bât blesse, c’est sur la diffusion d’information et de fausse information. Depuis pas mal d’années, on s’énerve sur les hoax et autres désinformations, j’étais la Reine du mail lapidaire “c’est une fausse info, merci de vérifier avant d’envoyer ce genre de mails, merci”. Je ne dis pas ça par snobisme (enfin, si, un peu parfois) mais parce qu’on ne sait pas ce qu’il y a derrière. Au mieux, des gens pas très bien intentionnés récolteront gentiment votre adresse mail et vous recevrez des tas de pourriels. Au pire, on vous racontera des histoires qui font peur, distillant quelques grammes de haine ordinaire de l’Autre (souvent arabe et encore plus précisément musulman même si cette nuance est souvent difficile à percevoir pour les émetteurs de ces messages). Aujourd’hui, si le procédé reste plus mercantile, bien que quelques uns ne cherchent que la gloriole parce que j’imagine qu’il y a corrélation entre nombre de RT et taille du pénis (sinon, je vois pas l’intérêt); les fausses informations peuvent potentiellement devenir dangereuses. Dans le cas du 13 novembre, j’ai été quitte pour une frayeur pour ma pote (et elle encore plus, vous imaginez bien) mais la situation aurait pu facilement dégénérer à cause de ces comptes relayant toutes les rumeurs comme s’il s’agissait d’un fait avéré.

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Les réseaux sociaux sont un média potentiellement incroyable, qui vous permet de suivre n’importe quel événement, heureux ou malheureux, en direct. Twitter réalise régulièrement des cartes liées au nombre de tweets sur un sujet donné pour montrer l’instantanéité des nouvelles. Ici, par exemple, Charlie Hebdo :

Ca fait toujours son petit effet en présentation même si celle sur un but en foot met l’assistance de meilleure humeur. Une rumeur peut se répandre comme une traînée de poudre grâce à ces comptes merdiques qu’on retweete sans y penser et pour le coup, en devenant relais, on devient responsable. Or, le souci, c’est qu’une rumeur, même avérée fausse, laissera toujours des traces, tout le monde n’a pas le courage/l’envie de vérifier une info et le démenti n’atteindra pas forcément ceux qui ont rediffusé sans penser à mal. N’y voyez aucune condescendance de ma part, je me suis aussi parfois plantée (par contre, si je vois le démenti, je le diffuse en faisant mon mea culpa).

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Mais aujourd’hui, soyons responsables : ne retweetons plus les mendiants du RT, c’est notre petit militantisme pour une info vérifiée et de qualitay sur les réseaux sociaux.

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Le majordome de Lee Daniels

Continuons sur la vague biopic : après Yves Saint Laurent, penchons nous sur le Majordome de Lee Daniels avec Forrest Whitaker. Rappelons donc que j’aime pas vraiment les biopics, surtout quand ils prennent de faux airs de Forrest Gump mais quand on a plein d’heures d’avion à tuer, ça passe. Donc voici mon avis sur le Majordome, film encensé par la critique.

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L’histoire : Cecil Gaines démarre un peu mal dans la vie : fils de deux travailleurs dans les champs de coton (esclaves ?), son père est tué par le patron après que celui-ci se soit tapé sa mère. Cecil est pris en charge par la mère du patron qui en fait son petit majordome. Fort de cet apprentissage, Cecil grimpe les échelons jusqu’à travailler dans un luxueux hôtel. Jusqu’au jour où il est convoqué à la Maison Blanche pour devenir majordome là bas. Il côtoiera ainsi pas moins de 7 Président américains. Parallèlement à sa carrière, on suit également l’histoire de sa famille : femme dépressive et alcoolique, fils en pleine rébellion qui trouve que les Noirs souffrent de la ségrégation aux Etats-Unis. Le parallèle est intéressant : on va suivre d’un côté Cecil, le Noir intégré dans un monde de Blanc et qui en accepte la domination, et son fils, le Noir rebelle qui va tenter de se rebeller contre cette même domination, passant de Martin Luther King aux Black Panters. Ok, bien.
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Alors là, sortez votre bingo « événements historiques américains qui doivent figurer dans tout film ricain racontant une vie » genre Forrest Gump ou Benjamin Button, par exemple. Prêts ? Go, on coche : Vietnam, Kennedy, Watergate, on est bons. Rajoutons la mort de Luther King et les Black Panters, le Klux Klux Klan du fait qu’on parle de la destinée de Noirs et on a le paquet. Curieusement, aucune mention de Rosa Parks alorq qu’en tant que Française blanche ayant une connaissance somme toute relative de l’histoire américaine, ça me paraissait un acte très fort. Comme quoi, peut-être pas. Alors évidemment, ça agace légèrement cette sensation de passages obligés, cette sensation que le fils est forcément au coeur de toutes les manifestations noires, de tous les happenings de provocation pour dénoncer la domination blanche, c’est un peu trop systématique pour être vrai. De la même façon, le fait que Cecil soit toujours le chouchou des Présidents est légèrement fatigant. Je regarde et je me demande : où s’arrête la réalité, où commence la fiction ? Le réalisateur serait blanc, ça puerait le mea culpa à trois kilomètres à la ronde.

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Cependant, n’être que négative serait de mauvaise foi. D’abord, je dois confesser que la VF diffusée dans l’avion était vraiment très bizarre (oui, j’arrive pas à regarder en VO non sous-titrée, j’ai un complexe rapport à ça alors même que je rends des PPT en anglais mais bon…), j’ai légèrement du mal à être objective vu que c’était assez agaçant. J’ai un peu été interpellée en retrouvant tout le casting de Precious dans ce film mais après tout, pourquoi pas. L’angélisme des personnages est crispant, l’impression que l’on doit suivre un cahier des charges de l’événement historique lassant. Mais. MAAAAAAAIIIIIIIIS. En un, ça m’a permis de réaliser que j’y connais que pouic en histoire des minorités noires américaines et que c’est un sujet très intéressant. En deux, ça ne fait jamais du mal de rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, les Noirs étaient des sous citoyens de l’un des plus grands pays de l’Occident. Malgré une certaine naïveté et un grand manichéisme, les faits sont là. Et on n’est jamais loin de retomber dans la suprématie du Blanc (ou de l’hétéro ou de l’homme, finalement).

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Ego journalisme

Petit débat sans prétention sur un statut Facebook de Zeno la reine, l’autre soir. Elle publie un lien vers un article de Matthieu Ge, chroniqueur associé sur Le plus du Nouvel Obs qui parle du débat actuel autour du harcèlement de rue (faut que je rajoute ma pierre à l’édifice, tiens). Je vous résume rapidement l’article : ce monsieur explique pendant la moitié de l’article qu’il a fait une petite bévue sur twitter en déclarant fort maladroitement au sujet du reportage de Sophie Peeters sur le harcèlement de rue à Bruxelles « les Françaises ne disent rien sur ça, ça doit donc être limité à Bruxelles » (???). Comme pas mal de twitterers lui tombent dessus, il décide de saisir son clavier et nous sort un magnifique article mêlant acte de contrition et analyse sociologique au débotté de ce fameux harcèlement de rue. En résumé un tiers de « Mea culpa, j’ai mis le feu à Twitter (parce que je suis un tel influent, tu comprends), deux tiers de « je parle d’un sujet genre expert alors que j’explique deux lignes plus haut que 12h avant, j’avais même pas conscience du phénomène ».


Comprenons nous bien : les propos de ce jeune homme sont bien plus naïfs que méchants (contrairement à certains qui s’en sont donnés à coeur joie) et l’effort de se pencher sur un sujet qui nous échappait jusque là est louable. Là où ça me titille plus, c’est la contextualisation de l’article, le mélange de « ma vie mon oeuvre » puis la volonté d’évangélisation, limite « si je sais pas, c’est sûr, vous ne saviez pas non plus ». Quand j’etais étudiante en journalisme, et même avant quand je faisais ma maîtrise sur la crise constitutionnelle canadienne à travers un journal québécois relativement pro indépendantiste, la question de l’objectivité journalistique était saillante. Le journaliste n’est pas là pour raconter sa vie mais pour relater les faits de la façon la plus neutre possible. Bien entendu que l’objectivité pure n’existe pas. Mais ce nouvel ego journalisme me fait un peu frémir. Même quand il s’agit d’une chronique.

Vous allez me rétorquer que j’en fais autant avec mon blog. Normal, c’est mon blog, c’est limite le principe du truc. Vous ne venez pas ici pour vous informer (du moins je l’espère, ce serait bien triste) mais pour lire mon scribouillage sur ce qui me passe par la tête. Ça peut être de l’actu tout comme mes observations urbaines, mes atermoiements ou mes petits bonheurs… Bref, je me sais être le centre de cette petite bulle virtuelle. Et je ne prétends pas semer ma bonne parole, somme toute relative, sur des supports autres. Oui, j’ai écrit quelques articles chroniques sur Closer car j’y ai été invitée mais honnêtement, est-il justifié et justifiable de prendre pour prétexte une altercation twitter impliquant au mieux une trentaine de personnes comme base d’article sur un site généraliste ?


Faut dire que l’égo journalisme n’a en soi rien de nouveau. À la télé, on adore les émissions immersion, celle où le journalisme ne raconte plus les faits mais,une aventure personnelle prenant pour prétexte une découverte (d’un milieu, d’une diaspora, d’un mode de vie…). Je vous avais parlé y a pas mal de temps de Marine au pays de la terroriste de la minceur (le week-end détox où tu t’imposes un jeûne violent tout en faisant plein de sport), on a aussi Harry Roselmack et sa belle plastique en immersion. Et tout un tas de reportages du genre comme fourchette et sac à dos ou j’irai dormir chez vous. Et sans doute des milliards d’émission que je connais pas. On ne veut plus voir de reportages avec une voix off impersonnelle qui débite des faits sur des images relativement parlantes, on veut du vrai, du franc, du vécu, du « je ».


Et ça se décline ailleurs. Dans la presse, on multiplie les articles tabloïds à base de « ça m’est arrivé » par exemple. Et le web offre des sites journalistiques de libre contribution ou à peu près où chacun peut prendre sa plume et voir son article publié sur le nouvel obs, le huffington post, rue 89… Le je remplace les faits jusqu’à nous proposer une prose exhibitionniste nous permettant de nous donner la sensation d’être exceptionnel, un guide pour les gens perdus dans leurs opinions politiques ou sexualité. Limite un prêt à penser avec argumentaire déjà rédigé à la première personne. Sauf qu’un journal (collaboratif ou non) n’est pas un blog. Si je trouve normal de lire du moi moi je sur un blog, le lire sur un site médiatique me gonfle. On est dans la course au scoop, au premier qui parlera, au « j’ai un avis sur tout », « puisque vous avez réagi à mon tweet, je vous fais un article ». En somme un verbiage incessant qui, pour peu qu’il soit pas trop mal torché vous fera avaler les pires couleuvres. Parce que pondre un article à chaud détruit ma recherche documentaire de base (checker sur Wikipédia ne compte pas) et le minimum de recul nécessaire pour parler au mieux du sujet concerné. Alors youpi, alignons les poncifs, citons deux, trois chiffres, les premiers sortis par Google (confronter ses sources ? Quelle blague) et voilà le travail.

Ça a au moins le mérite de choper facilement du lecteur. À défaut de le fidéliser.

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Courrier des cœurs, réponse à Adeline

Cette semaine, Adeline nous a posé la question suivante : « Je suis avec mon chéri depuis 8 mois et depuis quelques temps,
niveau sexe, c’est de moins en moins souvent. On est passé à une fois par semaine puis une fois tous les 15 jours et là, c’est une fois par mois et encore, c’est pas le nirvana. Je me sens indésirable et je ne sais plus que faire, comment raviver la flamme ? Aidez-moi ! 
»

La cellule Love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en pensons.

Enzo : Mes collègues s’occuperont sûrement des réponses et solutions classiques, je vais en profiter pour prendre la chose sous
un autre angle, celui du MLH (Mouvement de Libération des Hommes) :
– « Je me sens indésirable et je ne sais plus que faire » Te sens tu indésirable parce qu’il te repousse ou parce qu’il n’initie pas ? Si c’est le deuxième cas, il peut avoir le même sentiment :
« Quand je n’initie pas, ma copine ne fait pas le premier pas, j’ai l’impression de ne pas être désiré. Même au bout d’un mois, elle ne me saute pas dessus par envie. Je ne sais plus quoi faire, comment raviver la flamme ? Aidez-moi ! ». Tu ne sais plus quoi faire, mais qu’as tu fait (précision qui aurait pu être intéressante dans ta question mais le fait de passer cela sous silence est peut-être révélateur) ?
– « et encore, c’est pas le nirvana » Le sexe, ce n’est pas un sport solitaire (enfin l’entrainement si parfois). Si sexer est quelque chose que « ton mec te donnes et que tu reçois », cela peut-être la cause de sa baisse de régime. Mais peut-être est-ce la lecture biaisée d’un membre du MLH.
Il est vrai que sans précisions, je ne peux donner qu’un avis selon l’impression de la lecture de ta missive.
Mon conseil : viole-le ! (attention, ceci n’est pas une apologie du viol et de la violence, il s’agit juste qu’une exagération volontaire destinée à faire réagir l’interlocutrice)
Pour les conseils « achète toi une nouvelle nuisette », va voir les magazines féminins et/ou masculins.

Diane : Solution n°1: la DISCUSSION
Solution n°2: l’onanisme frénétique
Solution n°3: participer à un concours de Nina et gagner un petit canard keepsecret qui fait bbbbbrrrrrrrrrrrr
Solution n° 4: la méditation taoïste

Tatiana : Prends un amant. A tous les coups il va sentir que tu es distraite et ailleurs et il sera plus attentif à tes désirs. Et puis si ça change rien ben tu te sentiras désiré par un autre et tu seras plus en manque de sexe.

Keira : Mmmh, un problème embêtant.
Le problème ne vient peut-être pas forcément de toi mais de lui. Déjà est-ce que sa vie lui plaît actuellement ? Comment va t’il ?
Une baisse de régime en matière de sexe peut-être liée à son état d’esprit, à son moral. Ca peut-être liée à toi aussi, est-ce que tu tentes de l’approcher ? Si tu n’oses pas, et que lui en a marre de faire tout le boulot en matière de stimulation, bah forcément au bout d’un moment il va tout simplement t’ignorer. Si jamais c’est encore autre chose comme raison (c’est vrai que plus de précisions auraient été utiles) bah déjà faut parler. La communication ça aide, au lieu d’être démangée en permanence soit tu grattes un coup, soit tu vas voir ton copain et tu règles le problème. Et puis si jamais ça ne marche pas, la liste de solutions suggérées au-dessus est vraiment très pratique et intelligente.

Petite Cervoise : Oui, en parler serait bien.
Aguicher ton mec serait mieux.
Lui montrer que tu peux être désirable et aime être désirée serait top.
Mais, comme tu dois également lire Cosmo, Glam’s et compagnie, tu le sais déjà et ces concepts restent apparemment abstraits pour toi. Donc, conseil pratique, un soir (ou un matin, as you want) tu commences à te faire du bien toute seule, sans faire appel à un « objet d’aide extérieure ». Normalement, l’homme devrait s’intéresser à ce que tu fais, donc te regarder les yeux dans la boutique à bonbons, pour changer.  Toutefois, si l’homme ne détourne pas son attention de L’Express, tu appliques la même technique expliquée précédemment sur lui.  C’est dur de refuser dans ces cas.

Lucas : J’avoue que cette question de l »habitudine » me ronge avant l’heure vu que je n’ai pas encore poussé de relations aussi
longtemps; d’un autre coté je me dis qu’un mec normal a une envie constante de sexer et que si le bonhomme ne veut plus avec toi c’est soit qu’il a un problème de santé, qu’il est crevé qu’il bosse trop, soit que tu ne l’excites plus; Ah bon ça a déjà été dit ? Bon. Donc au lieu de maugréer dans ton coin prend ton courage à deux mains et dis lui clairement que tu veux plus d’attentions plus de sexe, plus de douceurs, tout ça. Et s’il ne fait pas un mea culpa et une opération reconquête, tu le largues. C’est vraiment qu’il ne te mérite pas puisqu’il est pas foutu de faire un effort pour toi.

Nina : Comme mes camarades, je préconiserais la discussion. Tu penses que le problème vient de toi mais pas forcément. As-tu
pensé au fait que ton compagnon avait peut-être des soucis au travail, par exemple ? Les hommes sont comme nous, ce sont des êtres sensibles et pas juste des bêtes de sexe. Par ailleurs, un peu de piment change tout de suite le goût d’un plat, n’hésite pas à lui préparer un petit numéro avec lingerie coquine ou petits jeux qui sortent de l’ordinaire.

Si toi aussi, lecteur, tu as une question love and sex à nous poser, n’hésite pas à utiliser les commentaires, le mail, le facebook, le twitter, comme tu veux !

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La Politique n’est plus ce qu’elle était…

Par Lucas

Ce titre est emprunté à René Remond !

Bon.. Lectureuses, lectureurs, je vais vous parlez rapido de politique ! Naaaan, partez pas, la politique ça peut être trrrrès fun !
Ce week end, Le Monde 2 a titré sur cet enculé de Jospin. Yoyo se fend d’un bouquin pour expliquer à Ségo à quel point elle a été une cruche. Bon bah merci Yoyo, mais qui est ce qui a perdu en 2002 ? Qui est ce qui n’a pas renové le PS ?

Alors oui, bien sûr les lectrices et lecteurs aigri(es) vont me dire : La critique est facile, l’art est difficile.  Bah justement, z’avez pas
l’impression que ca s’applique à Yoyo ça ? D’accord, La critique est facile gnagnagna c’est un aphorisme évident et simpliste, mais tellement à propos !

Yoyo a fait un mea culpa après la défaite de 2002. Un mea culpa de facade, équivoque et compassé, artificiel et spécieux. Ah, elle est belle l’honnêteté intellectuelle de Yoyo… Honnêteté de façade oui !!

Alors qu’il était aux affaires, il n’a ja-mais cherché à moderniser un parti déjà sénile et archaïque. Il n’a pas écrit d’essai pour justifier sa défaite mais seulement un livre de pensées, certes intelligentes, mais par trop theoriques ( Le monde comme je le vois, 2005).
Au lieu de chercher à renover le PS, il a démontré dans son pamphlet que tous les éléphants sont « égo »…
Le pire, c’est que Blum lui même avait prévu  ce délabrement intellectuel, en 1946, en écrivant « A l’échelle Humaine ». Rah ça me bouffe ce constat !!
Oui, je suis furax d’avoir une gauche aussi lache ! Oui, je suis furax de voir des éléphants stopper net tout ce qui pourrait nuire à leur potentat !

Yoyo n’a pas compris que la politique française était rentrée dans l’ère de l’image, de l’impression donnée. Ce n’est pas pour rien que Babar a appelé son parti « Mouvement Démocrate ». La nouvelle opposition dans 5 ans ce sera lui ! Un MoDem qui fera face à un parti Republicain (UMP) à bout de souffle. Le PS d’alors sera réduit à une statue fissurée, incongrue et abjecte. Un parti folklorique qu’on montrera gentiment aux touristes asiatiques…

J’aimerais bien avoir vos avis les gens ! N’hésitez pas !
Bonne semaine !

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Les sourires niais

Par Lucas

Le temps passe et passe et passe et beacoup de choses ont changé qui aurait pu s’imaginer que le temps s’serait si vite écoulé, on fait l’ bilan calmement en se remémorant chaque instant… et ça fait bien un mois que je n’ai pas écrit d’articles ! Oh le nase !

Bien entendu, gros mea culpa. Je sais bien que je mérite des brûlures indiennes et des buffets dans la gueule, des coups de pied au cul et des chansons de Chantal Goya. Oui je sais mais il faut dire que j’ai des tas de raisons à mon silence.
 
Je n’ai plus internet à l’hosto et le uiiiiik end (le merveilleuc uiiii kende) je profite allègrement du fait d’être chez moi pour glander un max sans kiné, orthophoniste ni ergothérapeute. A ce sujet je serai beaucoup plus présent dans 15 jours. Eh oui le travail paye : le 23 avril je passe en statut « hôpital de jour » !! Les médecins estiment que ma jambe sera OK. Reste la mémoire à court terme mais c’est uniquement du boulot  (pour ceux qui ont raté un épisode, je vous rappelle que j’ai eu un accident de ouature le 1er janvier, que j’ai percuté un arbre à 100 km/h, que le moteur a été assez cool pour venir se poser sur le siège passager en s’excusant au passage de me bousiller la jambe droite. Le tout suivi d’une ops de 12 heures, d’un coma de 10 jours et depuis je suis à l’hosto de Garches en pleine reconquête de mes moyens. Ouhai je sais, y en avait dejà peu au départ 🙂

Pour tout vous dire, j’ai commencé plusieurs fois des articles et je me suis rendu compte à chaque fois que Nina m’avait piqué l’idée sous le nez (les grands esprits se rencontrent…). Sans déconner, vous n’imaginez pas comme c’est frustrant ! Donc à chaque fois j’ai du lacher l’affaire en pourrissant mentalement La Mini Na.  Mais bon, ma belle, on reste pote, hein ? Hum poutoux poutoux !
 
Donc aujourd’hui je voulais vous parler des nanas et de ces moments particulierement exaspérants avec vous les filles. Je veux vous parler de vos Sourires Niais…
Vous savez très bien de quoi je veux parler, arrêtez de faire les vierges effarouchées. Je vous parle des sourires faussement ingénus que vous arborez quand vous avez fait une GROSSE connerie et que vous vous dites : tiens je vais jouer la carte de la charmeuse/ neuneu/blonde/ voire même un pack combo des trois histoire d’éliminer/minimiser/réduire la sanction.
 
Et vous avez raison parce qu’avec 8 gros blaireaux sur 10 ça marche du feu de dieu ! (statistiques perso…) Certains mecs pensent qu’en laissant passer vos incartades ils vont vous mettre dans leur poche. Pfffff…Scandaleux…
 
Je tiens à vous dire qu’avec moi ça ne fonctionne  pas DU TOUT
Au contraire ça m’énerve prodigieusement !

Parce que…
 
Soit j’ai l’impression qu’on me prend pour un con et qu’on cherche à me faire du charme pour faire passer la chose. Ouhai un peu comme le chat qui se frotte à la jambe de son maître après avoir ruiné son pull 100% cashmere ou parce que sa gamelle de whiskas est vide. Oui c’est du vécu.

Soit j’ai l’impression que la nana ne mérite aucune attention et de ce fait qu’elle peut aller crever sans même que je m’interesse à son cul…Ah bah uuuiiii, je suis un mec je ne pense qu’au cul, c’est bien connu.
 
Franchement les filles, vous me trouvez dur avec vous ??
 
C’était donc un mini-pamphlet peu argumenté contre les sourires niais.
 
La prochaine fois, je vous parlerai des jolies kinés ou assistantes médicales qui peuplent l’hosto et que je ne peux même pas draguer lourdement parce que, merde, je ne suis pas là pour ça, je suis là pour guérir et je suis un garçon sérieux moha.
 
PS : je rappelle aux commentateurs éventuels que je ne pourrai pas leur répondre, les stigmatiser ou les encenser, avant vendredi prochain. Bonne semaine à tous !!
 
Un salut spécial à Johanna R. 😉
 

Lucas
 

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