J’aime pas mon métier, en fait.

Il y a 10 ans, j’arrivais, fringante et un peu excitée dans une petite SSII dans le XVe arrondissement de Paris pour débuter mon premier CDI. Le 16 avril 2007 (oui, y a un an et 2 jours mais j’allais pas publier un article sur le travail un jour où on en travaille pas, justement). 10 ans plus tard, j’ai progressé, doublé mon salaire et je parle comme une sale marketeuse. 10 ans que j’essaie d’évoluer car j’aime pas mon métier.

démotivation pour aller au travail, j’aime pas mon métier

Absolument tout à fait ça

Pour ceux qui tomberaient ici sans me connaître, je suis marketeuse dans les réseaux sociaux : community manager, social media manager, social paid media manager, stratégiste, consultante et même responsable social intelligence dans les prés’ pour faire genre qu’on est beaucoup et qu’on a tous beaucoup d’importance. Bref, l’intitulé change, les missions aussi : j’ai fait du SAV, j’ai vendu des billets sponsorisés, j’ai animé des forums, blogs, réseaux sociaux, j’ai écrit des articles, des statuts, j’ai raconté que tout ça, c’était important. Je le raconte toujours d’ailleurs car je fais aussi de la formation

Sourire désabusé à la dernière du grand journal

Je l’ai déjà dit sur les trendhacks, j’ai toujours l’impression qu’on s’incruste dans la vie des gens qui n’ont rien demandé, on propose des statuts sans histoire où les gens vont répondre car ils résolvent toujours (mal) les équations, qu’ils sont prêts à vendre père et mère pour un goodie, qu’ils sont là à nous hurler dessus des fois qu’on pourrait résoudre leurs problèmes alors que certains sont de mauvaise foi… 

Paon bleu qui fait la roue

Je n’ai pas choisi cette voie, je n’ai pas fait d’études pour ça. Je m’en sors parce que je suis intelligente, bosseuse. Mais j’échoue parce que je ne suis pas politique. Ma carrière, c’est des tas de gens qui viennent me taper sur l’épaule en me disant que je suis brillante, “une pépite”, mais jamais de promotion à la clé, j’étais trop occupée à travailler, pas assez à me faire voir. Et honnêtement, ça ne m’intéresse pas. J’en ai marre de ces boîtes où le copinage et le brossage dans le sens du poil poussent vers le haut des gens moins compétents mais qui ont fait croire qu’ils étaient fiables et reconnaissants. Je suis fiable mais je suis indifférente. Et surtout, ceux qui jouent ce jeu là, on le sait qu’ils ont un talent inné pour poignarder dans le dos. Ce doit être la génération Macron… Oui, j’en refous une couche mais ça me rend malade que des gens votent pour un projet de société qui représente absolument tout ce que je déteste… Ce qui fait que j’aime pas mon métier.

Démotivation au travail

Je l’aime pas parce que je n’apporte rien à personne, parce que je ne fais que brasser de l’air, parce que je devrais me compromettre pour arriver à un niveau correspondant à mes compétences. C’est vain. Si je m’arrêtais de bosser demain voire même si mon métier disparaissait dans son intégralité, personne ne s’en rendrait compte. Je m’amuse juste quand je fais de l’analyse ou du social listening et que je dois trouver des leviers pour raconter mon histoire et que ça me fait un (tout petit peu) de socio.

Graphiques et statistiques

Alors évidemment, je cherche un échappatoire, vous imaginez bien. Depuis presque trois ans, je cherche une épiphanie car je me rends compte que de voler de boîte en boîte en grattant un peu plus d’argent et un titre de plus en plus ronflant ne me rend pas satisfaite pour autant. J’ai fait un premier stage de yoga pour essayer de déclencher une révélation, j’ai chopé des courbature et une humiliation.J’ai persévéré : yoga (avec d’autres profs beaucoup plus bienveillantes)(surtout, je suis in love du vinyasa), sophrologie, parcours Perspectives de l’APEC (que je conseille même si j’ai pas eu mon épiphanie mais ça fait sacrément du bien quand même). Et puis un jour, c’est venu, ça m’a frappée, la révélation tant attendue…

Coucher de soleil, derniers rayons

Je vous raconte demain

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Hé toi, marque, vas-tu encore surfer sur le trendhack ?

J’enfile ma casquette de marketeuse pour vous parler aujourd’hui. Nous sommes le 08 mars, sacro sainte journée des droits des femmes qui devrait être l’occasion pour mes soeurs et moi de crier fort pour réclamer plus d’égalité et plus de droits pour qu’enfin naître femme ne soit plus un mauvais départ dans la vie. Sauf que nos amis marketeurs, eux, ils ne voient pas ça comme ça, ils y voient l’occasion de nous vendre de jolies choses roses et surtout de faire du trendhack.

Buffalo grill offre un cocktail pour la journée de la femme

Je m’étais jurée de pas vomir sur ce concept tant que j’étais dans le social media mais à un moment, faut que ça sorte : je hais les trendhacks. Mais qu’est-ce que donc, vas-tu me demander, toi qui ne bosse pas dans le marketing. Je te remercie pour cette question ! C’est le fait pour une marque dans une discussion populaire : ça peut être des marronniers, des événements sportifs genre l’Euro ou les JO, quelques émissions télés ou parfois, s’intègrent dans des conversations liées à des hashtags populaires de type #tusaisquetesvieuxquand . Twitter est le leader incontesté du sujet, c’est même leur meilleur (leur seul ?) argument vente* : vous êtes dans l’actualité, dans l’immédiat et si vous utilisez les hashtags des matchs de foot et pas ceux de la compétition officielle (parce que ça, c’est puni), vous pouvez profiter de toutes les retombées du match sans débourser un centime ! Malin non ? Alors Twitter a sorti son calendrier “Plan the moment” avec tous les marronniers et autres grands rendez-vous sur lesquels les marques pourront surfer… dont la journée des droits des femmes.

Pub sexiste Bic Afrique du Sud

Tiens, une tartine de sexisme dans ta face. Et joyeuse journée des femmes, hein !

Alors déjà, pourquoi j’aime pas les trendhacks en général ? Ben parce que c’est lourd. Imaginez, vous êtes en soirée avec vos potes, vous partez sur un délire et là, une personne débarque et essaie de rentrer dans votre jeu sans y avoir été invitée. Déjà, elle n’est pas drôle mais en plus elle te file sa carte de visite pour que tu lui achètes des trucs. Trop forcé… Alors oui, t’en as qui s’en sortent pas trop mal genre Oasis ou Innocent mais neuf fois sur 10, tu regardes ces interventions avec gêne. Et surtout à la fin, tu en as marre. Genre pour Retour vers le Futur, le 21 octobre 2015, y a deux ou trois vannes qui ont pu me faire sourire mais à la fin, j’avais juste envie de leur hurler “ça va, on a compris, vous avez tout cassé, taisez-vous !”. Le pire maintenant c’est que les CM se prévoient de se parler entre eux. Un peu les jerks de la soirée invités on sait pas trop pourquoi, ils ont dû passer par la fenêtre, et qui rient bruyamment entre eux en mode “c’est là que ça se passe” en scrutant bien la foule autour pour s’assurer qu’on les regarde. Ou pas.

Trendhack nescafé game of thrones

Non, laisse nous, s’il te plaît

Et alors pour la journée des droits des femmes, c’est carrément vomi à tous les étages. Déjà les mots “des droits de” a sauté, devenant ainsi journée de la femme et les publicitaires ont vu une bonne occasion de se faire encore du fric, pile entre la St Valentin et la fête des mères, quelle bonne idée ! On va donc en profiter pour essayer de leur refourguer des culottes, des mixeurs, du rose, du rose, encore du rose, ouiiiii ! Peu importent les gamines excisées, peu importent les femmes lapidées, peu importent les inégalités jusque chez nous, tant qu’on peut vendre, on y trouve notre compte ! Au pire, si on n’a pas de promos spécifiques, on leur fera quand même un clin d’oeil avec un statut nul histoire de…

Innocents pour la journée de la femme, fail

Ca vaut le coup de se battre pour des smoothies gratuits

Sauf que non. La journée DES DROITS des femmes, ce n’est pas une occasion pour vous de trouver de quoi poster sur vos réseaux sociaux sans vous fouler ni de nous coller une promo histoire de vendre un peu plus. On s’en fout de vos fleurs, vos chocolats ou vos chaussettes, ce qu’on veut, c’est l’égalité. Ce qu’on veut, c’est la liberté pour TOUTES les femmes, où qu’elles soient nées, de vivre leur vie comme elles l’entendent, qu’elles puissent prétendre aux mêmes destins que les hommes, qu’elles puissent aimer celui ou celle qu’elles ont choisi.e, qu’elles puissent jouir, qu’elles puissent juste être insouciantes, qu’elles puissent être telles qu’elles en ont envie.

Manifestation des femmes contre le sexisme de Donald Trump

Mais aujourd’hui encore, on nous rappellera que pour le marketing, la cause des femmes, ça sert surtout à vendre.

Promo Etam pour la journée de la femme

* Je dis ça mais j’adore Twitter en tant qu’utilisatrice. Par contre, en temps qu’ex CM, j’avoue que c’est assez useless finalement : les gens s’en foutent de ce que tu dis et ils t’affichent à la moindre occasion.

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Résolutions version réseaux sociaux (les miennes, pas les vôtres)

Hey hey ! Ceci  n’est pas un article sur les résolutions sur les réseaux sociaux mais bonne nouvelle, je compte me pencher sur la question et un peu sérieusement. Plus tard.

veronica-mars

Donc niveau bonnes résolutions, je vous ai parlé un peu de ce que je voulais faire pour rendre ma vie (mon corps et mon appart) plus belle. Mais qu’en est-il de “Nina”, cette entité virtuelle que je porte depuis près de 10 ans ? C’est drôle de voir que sur pas mal de réseaux, c’est sous ce pseudo que j’ai avancé en premier (Twitter, Instagram, Vine dont-je-me-suis-servie-qu’une-fois). Du coup, je me dis : tiens, et que faire de l’écosystème Nina pour 2015 ? Après tout, j’audite celui de mes clients, je peux bien bosser un peu le mien.

National Radio Astronomy Observatory ALMA Antennae Image

Alors en 1 : le blog. Ce blog est un peu projet de bientôt 10 ans, le truc qui a duré le plus longtemps dans ma vie même si on peut difficilement comparer le blog à ses débuts et ce qu’il est aujourd’hui. J’ai longtemps cherché comment rentabiliser le truc eeeeet j’ai toujours pas trouvé. Car non, je refuse même l’idée de foutre de la pub dessus mais parfois, j’ai envie d’en faire un truc. Pourquoi pas quelques bouquins en autoédition de quelques séries sympas genre la chômagie, le mariage ou les sites de rencontre. Mais j’ai besoin de temps pour la réécriture et j’aime pas réécrire. Mais ça pourrait être un projet. Ca et…

Les documents de Nina

 

*TOUDOUM*

 

J’ai pas encore bien réfléchi mais quand j’étais plus jeune et que j’avais le temps, j’écrivais *gratos* pour des webzines qui nécessitaient un peu de recherche et ça me permettait de me cultiver un peu. Donc l’idée est à peu près la même : je constitue un dossier sur des sujets d’actu ou non qui m’intéressent et je les publie ici. J’hésite quant à la forme : PDF ou PPT (quand la journaliste et la marketeuse fusionnent, tadam !). Bref, j’ai envie que ce blog reprenne ce qu’il ambitionnait d’être au tout départ avant qu’on ne se mette qu’à parler de sexe : un observatoire sociologique sans prétention. Même si dit comme ça, ça fait la fille qui se sent plus péter.

 Narcissism

J’ai aussi envie de vivre plus pleinement ma vie parisienne à fond tant que j’y vis toujours en réalisant un petit guide spa/massages (ça me forcera à y aller), les ateliers que je teste ou les visites que je peux faire en accord avec ce que j’ai décidé suite à mon voyage à Lisbonne.

 paris-cite

Niveau galaxie sociale et plus spécifiquement Twitter : je vais me faire des listes “gens intelligents”, on va dire. Je suis un peu fatiguée des attention whores en tout genre qui nous expliquent à longueur de temps qu’ils n’en ont rien à foutre de nos vies et de ce que l’on dit car prendre la parole sur autre chose que leur petite personne, c’est un peu voler de leur lumière. J’en ai marre de ces demande d’attention permanentes, de ces photos “oh non faites pas attention, je suis trop moche”. Perso, quand je me trouve moche sur une photo, je la jette, je la publie pas à l’attention de l’interweb, quoi… Sans parler de l’éternel retour au lycée avec le syndrome prom Queen ou de celui qui aura la plus grosse. J’en garde un petit échantillon pour ma série mais à part les copains-copines que j’aime de tout mon coeur, les autres, je les mettrai pas dans mes listes et je respirerai mieux. Pour être tout à fait honnête, j’avais hésité à me créer un personnage totalement attention whore avec des photos de mes décolletés uniquement pour attirer le dalleux et démontrer que “séduire” sur Twitter n’a rien d’une prouesse et que c’est même limite vexant à force (je ne suis pas qu’une paire de seins, que diable) mais j’ai pas le temps de jouer alors tant pis.

 

Ca se voit pas forcément mais j'étais dans une église, là (pour un mariage)

Ca se voit pas forcément mais j’étais dans une église, là (pour un mariage)

Bon par contre, lire surtout des interventions intelligentes ne me dispensera pas de twitter des conneries car je suis un boulet fini, n’oublions pas, et j’ai besoin de chouiner sur ma énième chute et comme je n’ai pas le temps pour des expos ou autres, je continuerai à poster des Instagram de mon chat, de mon neveu de dos, de couchers de soleil sur la mer et de cocktails. Et puis je vais essayer de me la jouer beaucoup plus selfies pour agacer celles et ceux qui veulent pas qu’on parle d’autre chose que d’eux parce que j’en ai marre de ne jamais être sur aucune photo et de ne pas pouvoir changer celle de mon Facebook régulièrement. Quitte à parler de mise en scène sur les réseaux sociaux, autant jouer le jeu à fond.

 

Quelques minutes avant de perdre ma jolie écharpe bleue à Lisbonne

Quelques minutes avant de perdre ma jolie écharpe bleue à Lisbonne

Bref, près de 10 ans après sa naissance, “Nina” et les vingtenaires ne sont pas prêts de s’éteindre, ils vont juste être plus sélectifs pour moins se retenir de tacler les gens (“meuf, arrête de dire que tout le monde en veut à ton cul : si c’était si ordinaire, tu ne le partagerais pas A CHAQUE FOIS avec nous, je te promets…”)(c’était cadeau). Bien sûr, c’est toujours un peu chiant d’avancer sous le masque « Nina » qui ne me sert à rien dans ma « vraie vie » (je le mets plus sur mon CV) mais on ne sait jamais quelle porte ça peut ouvrir. Ou pas.

 

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Quel site de rencontre choisir ?

Je parle, je parle mais vous me dites “non mais Nina, c’est bon, ça va, on a compris le principe alors sur lequel on va pour (te) choper ?” Alors, c’est très simple :

  • pour choper : ça dépend
  • pour me choper : actuellement aucun mais ça, j’en parlerai une autre fois

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“Quoi, tu nous saoules avec tes articles sur les sites et tu n’es même pas foutue de nous dire lequel est le plus mieux du monde ? Tu servirais pas un peu à rien ?”. En fait, la réponse se cache derrière la définition que vous mettez derrière le mot rencontre. En gros : si vous avez envie de fricoter avec une personne nue dans votre lit, vous n’allez pas forcément aller sur les mêmes sites que si vous cherchez une personne qui apposera sa signature à la fin d’un contrat de mariage à vos deux noms. Par exemple, je ne suis pas certaine que Tinder, basé sur une sélection uniquement sur des photos, soit le site le plus adapté pour trouver l’Amour. Ca peut sans doute arriver, je dis pas, mais je ne pense pas que l’utra majorité des utilisateurs soient dans cette optique. De la même façon, adopteunmec semble plus dédié au plan cul qu’au plan love. Meetic semble, lui, s’adresser plus à ceux qui recherchent un peu plus sérieusement mais là, encore, ça dépend sur qui on tombe.

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Le problème finalement n’est pas d’aller sur un site de rencontre : une fois le pas franchi, ce n’est finalement pas si pire. Le problème, c’est d’en trouver une qui nous correspond. Je n’ai moi-même pas testé tous les sites (je dois pas en connaître la moitié, je pense), j’ai débuté sur Meetic, poursuivi sur Adopte, pas mal traîné sur OkCupid, échoué sur Tinder (mais vu que le 2e résultat était l’un de mes directeurs, j’ai tout effacé et j’en fais encore des cauchemars la nuit). J’ai vaguement testé Obs rencontres y a fort longtemps et un autre dont je n’arrive pas à retrouver le nom. J’ai fait de jolies rencontres, de moins jolies, des franchement atroces, eu des dialogues intéressants, des échanges glaçants… Des prises de contact un peu directes, d’autres marrantes, d’autres encore bien foirées. De façon générale, je ne pense ne jamais refoutre les pieds sur Adopte un mec ou Tinder : pas de discussion intéressante, on sait de suite pour quoi on est là : on est des sacs à foutre. Bon, déjà, arriver à trouver un mec qui écrit à peu près correctement, c’est une aventure, alors le reste… Après, y en a qui ça correspond, qui se sentent bien là bas donc si ça leur convient, autant y rester.

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Car c’est bien là le plus grand défi. Déjà, au début, faut s’habituer aux coutumes locales. ca flashe, envoie des charmes ou Dieu seul sait quoi, votre page est vite transformée en flipper géant avec tout qui clignote dans tous les sens. Au début, on est un peu intimidés, on répond à tous les messages par politesse, on peut vite se sentir agressés ou lassés par tous ces galants “tu veux baiser” et autres poésies. C’est pas qu’on soit contre dans l’absolu mais on aime bien aussi savoir à qui on a à faire avant et ne pas trop se sentir sale après… Faut s’accrocher pour ne pas tout envoyer balader en se disant que seuls les goujat-e-s fréquentent ce genre de sites et que c’est pas là qu’on va trouver l’amour, tiens.

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Alors j’ai envie de vous proposer un plan, tout droit sorti de mon cerveau de marketeuse devenue obsédée par son métier : le A/B testing. C’est très simple. La plupart des sites de rencontres payants proposent toujours une période d’essai gratuite donc l’idée est de vous inscrire en même temps sur deux sites avec les mêmes photos, profil, description (même pseudo si vous en avez envie, peu importe)… et fréquentez les en parallèle. A la fin du test, vous serez plus à même d’élire celui qui vous convient le mieux.

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Et pour ma part, mon chouchou était OkCupid : c’est fou ce qu’un site anglophone semble de suite être une barrière aux relous. Et quand certains insistaient et se conduisaient comme tels, leur fiche était supprimée au bout de 48h max. Magie.

 

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Le monde ne t’attend pas

Mon cher moi d’avant,

Oui, je sais, tant de temps sans t’écrire, je suis un futur toi bien peu soucieux de t’apprendre la vie. Mais je me rattrape. Mon moi d’avant, tu as 25 ans au moment où je t’écris, tu viens d’arriver sur Paris. Ce billet pourrait presque être la conclusion de ce blog, un “qu’ai-je à en dire 8 ans plus tard” mais non, point de point final. Oui, ma chérie, dans 8 ans, tu blogueras encore. Différemment mais encore. Mais nous en reparlerons peut-être.

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L’autre jour, je discutais avec Bobby et nous parlions de nos premiers articles en ces lieux, ce qui m’a inspiré la prose suivante. Je me souviens quand j’ai débarqué à Paris, le 28 mars 2005 à 21h je sais plus combien. J’ai pris le métro puis le train, destination l’appartement de ma soeur qui m’hébergeait le temps que je récupère mon appartement. Le premier matin de mon stage parisien, je prenais le train puis le métro, me donnant un air d’importance car j’étais désormais un élément de la classe laborieuse parisienne. Même si je prenais le métro que pour une station de peur de me perdre. Même si j’étais que stagiaire payée en tickets resto et 50% de ma carte orange. Devenir parisienne était un signe de succès, j’allais pouvoir crâner devant mes anciens camarades restés dans ma province de bouseux… Enfin, par rapport à ma ville natale parce que bon, Toulouse, ça reste une grande ville. Je serai journaliste parisienne, tel était mon destin. Pensais-tu. Mais tu n’as juste pas compris quelque chose : personne ne t’attendait.

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Tu allais te confronter à la plus dure partie de ta vie : la recherche d’emploi. Non, ma chérie, un bac+5 n’est pas une clé magique qui ouvre toutes les portes, très loin de là. Comme dit précédemment, tu fais partie de la classe laborieuse. Un élément parmi des dizaines d’autres. Oh oui, tu t’enorgueillis de ton talent pour l’écriture et tu joues plutôt bien en entretien, les gens t’apprécient toujours immédiatement. Comme te dira un de tes supérieurs plus tard “tu as un relationnel incroyable : une personne vient nous voir, 5 minutes après, c’est ta nouvelle meilleure amie !”. Quoi sur le relationnel, tu tiens jamais bien la distance hormis ton noyau dur mais passons. Oui, tu as une jolie plume mais des gens talentueux au chômage, je t’en fais une liste de 32 étages. Non, tous les rédacteurs en chef du monde ne rêvent pas de bosser avec toi vu que… ils n’ont aucune idée de qui tu es. Les journaux tournent à grande vitesse avec toute une armée de pigistes ayant déjà faits leur preuve. Toi, tu as quoi ? Ah oui, un blog… Y en a qui ont réussi à en tirer quelque chose remarque mais toi, non. Même quand deux éditeurs t’ont proposé quelque chose mais c’était pas le bon moment, tu étais empêtrée entre tes “je suis la meilleure” et ta légère dépression de stagiaire de 26 ans qui n’arrive pas à décrocher le moindre minuscule CDD.

deprime

Si tu avais su, si tu avais su… Faut dire que t’as été un peu conne aussi d’avaler les belles paroles de ton directeur de master de journalisme, chantant la main sur le coeur que nous finirions peut-être dans les rues d’Atlanta, caméra au poing pour filmer un reportage pour CNN. Bon, ça, tu doutais dès le départ au vu de ton niveau d’anglais (pas si mauvais en fin de compte) mais que tu as été sotte de te croire au dessus du lot. Croire un mec qui serait un hybride parfait entre Tintin et Christophe Hondelatte, ce n’est pas sérieux ! Quoi qu’à ton époque, Christophe Hondelatte n’avait pas encore trop pété les plombs.

christophe-hondelatte

A trop penser que tu brilles, tu as juste raté ton entrée en scène. Le talent, ça s’entretient pas dans le secret d’une chambre et vaguement sur un blog. Ca s’expose, ça se démontre. Oh, rassure-toi, tu vas finir par t’en sortir. Mais avec le recul, il t’a manqué une donnée essentielle pour réussir ta vie encore mieux : l’humilité. Peut-être serais-tu aujourd’hui une grande journaliste… Mais 8 ans après, je me demande… Est-ce que je ne préfère pas ma vie de petite marketeuse ?

Bien à toi mon moi d’avant

Ton toi de dans 8 ans (ouais, ouais, dans 8 ans, tu seras toujours à Paris)

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Manager, un mal français ?

Discussion autour d’une table, on se parle de nos ambitions, de nos envies, nos prochaines étapes. Et forcément, quand on imagine l’échelon suivant, arrive le fameux « manager une équipe ». Qui fut sanctionnée de la vérité suivante « c’est très français de penser que pour grimper l’échelle, faut manager ».

Force est de constater que c’est vrai. Chaque promotion s’accompagne d’une remise officielle de sous-fifres (je ne dis pas ça dans un sens négatif) histoire de symboliser le pouvoir. c’est ce que l’on appelle la loi de Parkinson. Petit à petit, on se retrouve avec des organigrammes hallucinants où tout le monde anage quelqu’un, sauf les stagiaires. Pris à la légère le management ? Non, tu penses !

Si je prends ma propre expérience ou celle de mes camarades travailleurs, une constante se dessine : un manager sait rarement manager. C’est pas forcément de sa faute, hein, je lui jette pas la pierre (Pierre). Juste que parfois (souvent), on nomme donc une personne manager pour signifier sa place élevée dans l’organigramme sans offrir une formation qui va avec. Alors les plus zélés liront toute la littérature disponible sur le sujet et y trouveront quelques conseils avisés mais dans l’ensemble, on te jette dans le bain et démerde-toi pour nager.

En tant que marketeuse n’ayant pas fait d’études marketing, je devrais être une fervente partisane de l’école du terrain mais en management, on ne joue pas : nos petits managés attendent de nous. Un soutien, des conseils, une autorité, une sorte de guide. Non mais c’est vrai, qui mieux que mon manager peut me conseiller dans la progression de ma carrière, me conseiller sur des formations. Qui mieux que mon manager peut m’aider à dessiner un projet en adéquation avec les besoins de la boîte, histoire que tout le monde avance dans le bon sens.

Or que celui qui n’a jamais de manager de type « je te file tout mon boulot car mon taf est de DE-LE-GUER » se manifeste, j’aimerais tellement avoir foi au monde magique du management. Je ne dis pas que tous les managers font ça mais on en a tous rencontré un ou deux. Je ne prétends pas que je ferai mieux. Me connaissant, je manquerai soit d’autorité soit de souplesse, peinant à trouver un juste milieu. Je ne sais pas déléguer, je suis trop gentille… Bref, si demain, on me file une équipe, je vais avoir un peu de mal à dormir. Et c’est normal : autant certains peuvent avoir un don pour le management, autant pour la plupart d’entre nous, c’est quelque chose qui s’apprend. Et tout le monde n’a pas les compétences pour être de bons managers. Chacun ses talents. Des personnes extrêment douées dans leur travail ne sont pas au niveau question management, peut-être par manque d’empathie ou par trop d’empathie, justement. Evidemment, tant que l’on ne se forme pas et qu’on ne tente pas, impossible à savoir. Sauf que si on se plante, ce sont les petits managés qui se retrouvent le bec dans l’eau.

La course au management, un mal français ? Je ne sais pas si c’est différent ailleurs mais il serait peut-être temps de désacraliser ce management pour donner aux gens des responsabilités qui correspondent aux domaines où ils excellent. Pour la santé de leur entreprise, celle des managés… Et leur propre santé.

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Connasse de marketeuse

Y a des moments dans la vie où la vérité me tombe dessus telle une averse glacée, me frappe au visage tel le blizzard canadien, me met à genou tel un coup de poing dans le ventre… Bon, bref, des fois, j’ai des révélations et certaines me glacent comme celle-ci : je suis une connasse de marketeuse.

Pendant longtemps, le marketing fut pour moi une lointaine nébuleuse dont je n’identifiais qu’un élément : ma soeur. Mais de là à comprendre ce qu’elle faisait précisément, il y avait un fossé. Et puis j’ai été attrapée par l’attraction de cette nébuleuse (je suis pas convaincue de la valeur scientifique de ma métaphore mais j’aime la notion d’attraction de la nébuleuse) et petit à petit, j’ai intégré le système. Pire, je suis devenue le système. En clair, ça donne quoi ? Ce genre de discours « blablabla prés’ blablabla slides blablabla reportings blablabla bench’ blablabla trends blabla metrics blabla ROI KPI CPC CPA CTR lalalilalilala » (j’ai récemment redécouvert François Pérusse, mon écriture s’en ressent légèrement). Bref, je jargonne sans même m’en rendre compte, rendant mon discours particulièrement opaque pour les non initiés.

Mariage de Lena, je discute autour du feu avec Suzie qui connaît bien notre univers magique. « Non mais tu vois, le CM BtoC [prononcez BitouCi] et le CM BtoB [BitouBi] blablablabla ». Elle me fait « oui, oui. Tu sais que je suis à peu près la seule à comprendre ce que tu dis, là ? ». « Oh tu crois ? Attends… Hé Fabien [aka le prof de physique devant qui j’ai critiqué les cours de physique avant de faire une blague involontaire sur les ohms], si je te parle BtoB, ça te dit quelque chose ? » « … ». Ok, faudra un jour que j’étudie les mécaniques de communication entre un prof de physique et une marketeuse, ça n’a pas l’air simple…

Bref, quand je suis rentrée dans le marketing, je me moquais de tous ces gens parlant un espèce de gloubi-boulga franglais pour faire initié, alors même que mon ex stagiaire américaine m’expliquait qu’on utilisait la plupart des mots à tort et à travers (genre un benchmark, en anglais, c’est pas cette observation du marché tel qu’on l’entend). On forwarde, on suit les process, on se call back à propos de long tail, updates, on dit « c’est Nina du social (sochieul) », je dis « je suis chef de projet social media, je bosse dans le marketing digital, quoi… » et j’observe les gens qui ne sont pas du milieu ne rien capter à ce que je leur raconte et je ne leur en veux pas car je ne suis même pas sûre de comprendre moi même. Verbiage, acronymes et anglicismes, petite smoothie d’un wording qui ne sert qu’à faire croire qu’on maîtrise parfaitement les paramètres.

Et ça contamine. Je ne mets plus aux couleurs de, je brande, je fais même du brand content, du content plan, je me prétends crânement « SMO » (social media organizer). C’est pareil que chef de projet SM mais c’est plus international, voyez. On sort un peu des slots. On se moque de ce langage mais on l’adopte malgré ça. Je raconte ma journée à mes copines qui ne baignent pas dans le digital, elles me laissent parler poliment avant de me dire « Oui, heu…j’ai rien compris à ce que tu racontes ». Et à chaque fois, je rougis, je me dis que la contagion ne cesse de s’étendre et que bientôt, je serai condamnée à ne fréquenter que des marketeux car seuls eux me comprennent. Alors même que je prends un pied monumental quand je parle à des gens qui n’ont pas de blog, de Facebook ou de Twitter, qui ne connaissent pas les blogueurs ou twitterers influents et qu’en plus, ils s’en foutent. Et pourtant, je reprends mon discours à base « d’affect/affinitaire », « inspirationnel » et j’utilise des mots comme hipster, swag en pensant que tout le monde me comprend.

Et à l’inverse, je peux me montrer complètement pédante en pensant parler à des non-initiés, à leur expliquer le B-A-BA du web qu’ils connaissent déjà ou carrément balayer d’un geste de la main « non mais c’est trop compliqué à expliquer quand t’es pas du milieu ».

Bref, je suis une connasse de marketeuse (oui parce que j’alterne les 2 minutes du peuple avec Bref. Je pense devenir la fille la plus relou du monde dans deux semaines max)

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Mais pourquoi s’endort-il après l’amour ?

Par Pink Lady


Hé mes pioupious ! Vous avez vu comme elle est belle ma bannière ? J’ai longtemps hésité entre une carrière de marketeuse et de graphiste… Hum. Mais laissons de côté mes talents de graphiste pour revenir à ce qui inquiète la pétassista et en premier lieu son homme, son jules, son mec. Et cette étrange manie qui le meut : pourquoi s’endort-il après l’amour (on dit amour, pas sexe) ?


Et bien je dois avoir un petit bout de gêne Y qui traîne car je vous le dis sans détour : MAIS TANT MIEUX QU’IL S’ENDORME ! Reprenons les bases. Après l’amour, physiquement, je suis un peu bouleversée, j’ai besoin de récupérer. Et de ressentir. Parce que dedans, c’est la rumba, profitons un peu. Mais les filles des magazines, elles, elles veulent parler. Moi je veux bien hein mais on a déjà pas mal parlé avant et là, je vois pas trop ce qu’on peut se raconter. Parce que le dialogue post-amour ressemble à ça :
“C’était bien… ?” (oui, il y a toujours une question dans ce genre de constatation genre “moi j’ai aimé… toi aussi hein ?)
“Ouéééééé…”


Et après ? Tu veux qu’on se la joue patinage artistique ? Note technique : 5.9, note artistique : 5.7 (ça manquait un peu de grâce jeune homme) ? Tu veux qu’on se repasse le film et qu’on commente minute par minute ? Voilà, si l’homme ne parle pas après le sexe, c’est parce qu’il n’y a rien d’intelligent à dire à ce moment précis de l’histoire. Ah, tu veux parler de votre relation ? C’est sûr que c’est tout à fait le moment, tiens. Et en plus, il s’endort le goujat ? Mais il a raison et tu devrais en faire autant. Je sais pas si t’es au courant mais tes hormones, elles viennent un peu de se taper une montagne russe de la mort, un peu du genre de celle de Las Vegas qui est sur un toit et qui fait très très peur. Ou ça :

Et du coup, ça te fait aussi les jambes en coton et le besoin de récupérer. C’est pas une question d’homme ou de femme, c’est biologique. D’ailleurs, ça m’énerve toujours un peu quand l’homme, au lieu de dormir après le sexe, décide que tiens, il va se rhabiller et rentrer chez lui alors que moi, j’ai pas envie de bouger du tout. Je m’en fiche de dormir à deux mais si tu restes dormir, ça m’évitera de me relever et ça me fera plaisir, merci. Ou alors attends au moins un peu, le temps que mon corps se souvienne dans quel sens il marche.

Mais j’ai peut-être une explication à cette terrible question. Si j’en crois les magazines, le sexe avec son amoureux, c’est romantique, on fait l’amour, donc, point de perversion, de fantaisie, c’est long, langoureux… En un mot, c’est mou, tu prends pas ton pied et tu ne te fatigues même pas. Tu m’étonnes que t’aies envie d’en parler, après !

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L’été, on chope

Par Pink Lady

En été, les magazines sont unanimes. Comme le reste de l’année, l’originalité n’est guère leur fort. Donc après s’être affamées tout le printemps pour être au top de son sexyness sur la plage, forcément, il est temps de rentabiliser ce corps de rêve en ayant des relations sexuelles à tout va. Elle nous l’explique cette semaine « pourquoi c’est super d’être célibataire en été ? ».

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Alors attention, dans l’univers des magazines féminins, être célibataire rime avec chasse à l’homme. D’ailleurs le titre suivant de la newsletter ne le cache pas : « Assurer le 1er rendez-vous ». Oui, dans la vie, une femme célibataire peut en profiter pour prendre du temps pour elle, faire du sport, prendre des cours, réaménager son appart, démarrer une nouvelle vie ailleurs… Dans les magazines, le célibat ne sert qu’à passer vite au candidat suivant. Car le célibat n’a qu’un temps et ce temps là, c’est l’été. Oui, le sexe sur la plage (le sable et les mycoses en option), le bel étranger du genre bronzé qui parle une langue latine so hotty. Oui, si tu craques sur le scandinave, tu attends l’hiver, ça le fait mieux devant une cheminée, allongés sur une peau de bête. L’été, c’est latin, c’est bronzé avec les cheveux noirs un peu longs qui bouclent à la Jesus Luz.

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Ce qui est étrange, c’est que seule la chaleur semble propice à la sexualité fantaisie. Evidemment, je n’irais moi-même pas copuler sur une plage ou, pire, dans la mer, en hiver, je ne suis pas sûre de vouloir mourir d’une pneumonie. Tout le sexe extérieur semble réservé aux beaux jours, la levrette la tête dans le frigo pour se rafraîchir aussi. La partie de jambe en l’air devant la cheminée semble plus réservée aux élans romantiques et amoureux. Et puis qui dit été dit vacances, on est loin de chez soi et des conventions sociales qui nous emprisonnent au quotidien. Je ne suis plus Pink Lady, la jeune marketeuse mais la wild Pink, la fille qui se trémousse en bikini sous le nez d’hommes en rut. La baise en été est une sorte de convention sociale : si tu vas au soleil seule, c’est que tu veux te faire serrer, c’est comme ça. En fait, au pays des magazines, c’est très simple : si tu ne t’envoies pas en l’air sur la plage (en dépit du sable et des mycoses donc), t’es qu’une grue, une pauvre frigide coincée dont on ne pourra jamais rien faire. L’été, tu dois larguer ton mec, partir sur une plage paradisiaque et t’envoyer en l’air de toutes les façons qui soient. Les magazines les plus audacieux te proposeront d’ailleurs une liste non exhaustive de fantasmes à réaliser, sers-toi, c’est gratuit. Oui, je sais, il est curieux qu’on nous impose des fantasmes, je ne pense pas que les rédactrices sexo ait un accès direct à mon Ca pour connaître mes fantasmes . Et puis je suis un peu trash comme nana, y en a plein que j’ai déjà fait. Enfin, trash, tout est relatif, faire l’amour dans une piscine, c’est à la portée de pas mal de monde, il me semble.

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Seulement l’été commence à tirer sur la fin, il va falloir commencer à penser à pérenniser quelque chose pour ne pas être célibataire l’hiver car ça, ça craint. On n’a jamais vu personne être sexy en combinaison de ski et lutiner avec le mono entre deux sapins, les pieds dans la neige. Ce qui en soit est un peu dommage, la blancheur immaculée de la neige me paraît bien plus esthétique
que le sable envahi de cadavres d’algues et de crustacés. Mais le neige, ça brûle et la peau rougie, ça le fait de suite moins. Heureusement, Elle nous aide à assurer le premier rendez-vous…
Parce que jusqu’à présent, on les foirait tous, ce qui explique sans doute notre célibat quand l’été s’en vient.

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Meetic n’est pas une fatalité

Par Lucas

C’est marrant comme on en arrive à penser à Meetic… Un peu comme un dernier recours.
On se jure pendant des années ne jamais passer le pas. On s’en veut presque d’y avoir pensé. Parce que non, franchement, ya les amies des copains, les jolies demoiselles dans le RER, les jolies libraires dans la ville, les milanaises égarées, les marketeuses timides… Ca va, ca vient comme dirait Merlot (reprise de Bobby Lapointe).
Et puis un jour, carrément honteux on se dit : pourquoi pas après tout, je vais y aller sans complexes. Un peu comme une promesse…
Mais les autres sites l’étaient aussi un peu…

 Il y a eu PCC avec un prétexte culturel. Trouver une nana via les points communs… Bon, pourquoi pas…
Même sans points communs, les gouts de l’autre sont la marque de sa culture et de ses exigences, de son regard sur la vie et de ses envies. Bilan : Une nana rencontrée, emballée, puis 3 semaines de navigation aérienne avec des escales chez elle, de ci de là, et un largage final sans parachute : au revoir Lucaaaaas.

Il y a eu Adopte Un Mec  plus récemment, là où tous les mecs étaient chosifiés et n’avaient pas leur mot à dire. Un sacré coup à la fierté masculine, même en prenant ça au 2d degré. Mais voila… D’un coté, je n’étais pas assez beau gosse pour les nanas intéressantes (trop rares d’ailleurs), de l’autre les donzelles étaient insignifiantes, baignant dans le arènebi, Marc Musso et les lol.
Bilan : une demoiselle intéressante sans lendemain. Et des tas de profils de nanas uniformes, désespérantes de bêtise et de stérilité. That’s all folks.

Alors quand on est lassé de ces vagabondages, que faire ?
Je ne vais quand même pas sombrer dans la même vie que David Duchovny dans Californication ?
Comment sortir de ce quotidien nébuleux ? Oh tiens quess que je vois là bas. Ah bah oui, c’est la vraie vie !!

La vraie vie est plus attirante que jamais.

Mon ami Victor a trouvé sa compagne sur Meetic mais il bossait comme un fou toute la journée et il ne lui restait que le soir pour avoir un lien social. Quand on est crevé par sa journée de boulot, on a pas envie de sortir, qu’on soit le chercheur ou la pépite. D’où Meetic.
Perso j’ai le temps : j’ai la « chance » de chercher un emploi. Donc j’ai de quoi m’organiser pour prendre le temps d’envoyer mes demandes (Lucas le seul mec qui envoie ces LM & CV à 5h00 du mat’…) et aller dans des endroits adéquats par la suite.

« Je crois que mon lieu de rendez vous sera cette table en terrasse,
Café, croissant stylo papier, ca y est tout est en place (…)
Je vois passer une charmante dans un joli p’tit tailleur,
Elle me regarde comme on regarde un beau p’tit chômeur. »


Sauf qu’aux heures ouvertes tout le monde est au boulot.
Donc revenons aux heures classiques ; de 5à7, happy hours, voire de 9à12. Sortir pour rencontrer de nouvelles têtes, sourire à une inconnue qui passe, n’en garder aucune trace sinon celle du plaisir, en espérant qu’elle va rendre ce sourire sans y voir une sournoiserie. Interpeller une jolie demoiselle dans un bar, après un jeu de regards ou interpeller une nana et passer pour un
gros dragueur de merde qui va se prendre une bonne répartie dans sa face. Observer l’environnement comme un requin masqué ou un ingénu souriant : la verité est ailleurs…

Il faudrait peut-etre que je reprenne la série de Nina « Où trouver l’homme ? » et l’appliquer aux femmes.
Série qui aboutit à chaque épisode à un épilogue funeste. Heureusement que c’est une fiction… Même si la question demeure « Où ? »

En journée c’est donc mort, les gens travaillent.
« T’as pas fait un SWOT, Lucas ! Ceci est une Opportunité ! » dira le lecteur-requin, tu peux donc séduire des nanas sur leur lieu de travail, ces nanas qui bossent, elles. Oui je sais bien, d’ailleurs il faut que je vous publie un de ces jours les quelques épisodes de « Comment j’ai dragué ma libraire ».
Pffff, on tourne en rond dans cette affaire…

Day in, Day out

Donc j’étais prompt à passer le pas, à choisir la facilité et aller sur Meetic.
Mon budget serré m’en a empêché et m’a rendu plus prudent. Je m’en félicite ! Explications…

Chômeur, jeune diplômé, sans indemnités (il manquerait plus que ça, hors de question que je sois un boulet pour la société), je vis donc avec 500 € par mois. Je n’ai toujours pas digéré la remarque faite par une copine, avocate ds un gros cabinet Place Vendôme et qui m’a dit il y a 15 jours que j’étais habillé comme un sac. Bah oui Anastasie, mais ce sont des fringues que je traine depuis 5 ans voire plus. Pas de sous. Et entre internet, les impôts à provisionner (CSG, Taxes foncières, taxes locales, etc), EDF, les courses au Franprix, les charges de co-propriété, eh bah changer mes fringues c’est même pas pensable.

Comme je n’avais pas encore trop envie et pas le fric pour passer à Meetic, j’ai voulu créer mon propre bachelor, il y a deux mois, la saison 2 deSingulier Pluriel, mais cette année j’ai fait un bide monumental. Seulement une candidate s’est manifestée contre douze l’an dernier.

Vous me direz « mais sors ! rencontre du monde ! » Oui mais où ?
La seule solution que j’ai trouvé à ce désert affectif c’est de me plonger ds la recherche de boulot, synonyme de retour à la socialisation.
Sur le lieu de travail (Sarah Briot ripwizente) ou le samedi soir grâce à l’argent gagné. Mais le boulot tarde, Madame AFEC a beau me presser…

Face à ce desert social, j’ai donc repensé à faire rentrer Meetic chez moi, ne serait ce qu’un mois, quitte à faire un régime pasta.
Entre Le Monde.fr et Cadremploi.
Une fenêtre de rêve.
Cette promesse du crépuscule, le soir venu, quand des millions de célibataires se connectent sur leurs PC pour checker leur mails, pour lire quelques vies de merde, pour aller voir la vie de leurs amis sur Facebook et se sentir moins seul avec la lune dehors qui sourit.

Mais une simple promenade sur les forums et les topics dédiés à Meetic vous en dégoute pour de bon.
– Profils fake ou scam (africains ou des pays de l’est),
– Profils fake menés par Meetic pour solliciter le jeune naïf juste avant la fin de son abonnement,
– Tacite reconduction de l’abonnement à moins d’appeler un numéro surtaxé afin de mettre fin à cette arnaque,
– Abonnement qui, tout comme chez PCC, ne permet de parler qu’aux femmes qui sont abonnées à moins de… prendre l’option premium (payante…) qui permet elle de toucher tout le monde. ARGH !
Plus que l’arnaque, c’est le fait qu’on veuille me prendre pour un con qui m’exaspère.
Bref…

 On fait le bilan calmement…

Cet article n’est pas une invitation à sangloter.
J’ai vraiment envie de croire que je ne suis pas le seul dans une telle mouise sentimentale et humaine.
J’ai vraiment envie de croire que d’autres bonhommes célibataires promènent leur solitude derrière un sourire de façade mais, surtout, qu’il en est qui agissent. Je vais être égoiste mais tant pis pour les autres : quite à enfoncer le clou du cliché du « mec dragueur », je vais agir IRL. Histoire que les nanas aient la confirmation que les mecs qui draguent sont des reulous. Je me connais, même ds le jeu des regards et des sourires, j’ai la délicatesse de Mike Tyson… Alors ça va être funky d’aborder une jolie donzelle, comme ça à brule pourpoint au sortir de la médiathèque…

Et sinon, désolé pour cet article-intermède-catharsis, j’en avais peut-être besoin pour rebondir. Vos témoignage ou enfonçages, peu importe, sont les bienvenus et seront dans tous les cas pertinents. Perso, je pars m’installer à la terrasse d’un café… avec un bouquin.

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