Apprendre, c’est tellement cool !

Mon cher moi d’avant

Tu dois te demander pourquoi j’écris alors que j’ai même pas fini mes articles sur le Canada, que j’ai même pas encore lancé officiellement ma série sur les plans cul et que l’actualité est tellement brûlante que j’aurais dû écrire 38 articles dessus ? Alors de 1, je manque de temps (et ça me frustre) et de 2, tu sais rien de la vie, viens pas me donner de leçon. D’ailleurs, c’est aujourd’hui en tant que version de toi pleine de sagesse que je viens te parler de la magie de l’étude et du savoir. Et ne lève pas les yeux au ciel, je te vois! *

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Tu es une chanceuse : ta mémoire d’éléphant et on esprit logique te permettent de récolter de bonnes notes sans bosser. Les devoirs ? On fera ça en 2/2 avant le cours parce que le soir, y a Beverly Hills et Melrose Place, c’est bien plus cool que des exos de maths ou revoir sa leçon d’allemand… Ouais, sans doute mais… Tu es en train de passer à côté du truc le plus cool du monde : apprendre.

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Je n’ai jamais trop aimé la contrainte. Faire mes devoirs me plongeait dans un ennui abyssal, je ne lisais que peu les livres qu’on nous demandait de lire en français (alors qu’évidemment, 20 ans plus tard, je lis du Stendhal en me disant qu’à 16 ans, j’étais vraiment une dinde) et puis après 8h de cours, mon cerveau criait grâce. Alors sur ce point, je vais avoir du mal à contre-argumenter : récemment, j’ai suivi une formation excel -et je me suis éclatée- mais au bout de 7h de cours, j’étais totalement épuisée. Ce qui donne un bon indice de mon implication intellectuelle dans le travail, tiens… Bref, je m’égare mais apprendre, c’est ultra cool.

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Tu en as déjà un peu l’intuition. Dès qu’un sujet te plaît, tu es capable de lire tout ce qui te tombe sous la main sur le sujet. Genre le théâtre romantique où tu as lu les plus connus au lieu de te contenter de Lorenzaccio que ta prof de français avait choisi, tu avais lu pas mal de profils aussi et de livres qui t’avaient permis de pas mal maîtriser le sujet. Sujet qui tomba d’ailleurs au bac… Mais pour les sections ES et S car les L, nous, nous avions droit à une dissert sur Malraux. Tiens, faudra que je re teste Malraux à l’occase, peut-être que ça passera mieux, qui sait ? Bref, quand un sujet te plaît, tu ne comptes plus les heures passées dessus à te documenter, à écrire. Mais pour le reste….

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Et c’est un tort. Reprenons l’allemand parce que figure-toi que tu vas développer un traumatisme par rapport à ça. Oui un traumatisme, je pèse mes mots. Au bac, ta note relativement basse (11, ce qui me paraît pas mal pour une langue que je n’ai au final jamais comprise et surtout pas maîtrisée) te convaincra de ne plus jamais y toucher. A la fac, ce sera anglais, anglais, anglais… Enfin, QCM en première année, questions sur texte et version avec dictionnaire autorisée en deuxième année puis plus rien. C’est quelque part un peu étonnant que j’ai réussi à garder un certain niveau en anglais juste en lisant quelques livres d’histoire (l’avantage de choisir des sujets de maîtrise sur des pays anglophones) et en matant distraitement des films et séries en VO, sans faire l’effort de comprendre ce qu’il se dit. Ceci étant, sans vouloir me défendre, j’aurais aussi parfois de sous-titres sur des séries/films français car dès que ça n’articule pas, je ne comprends plus rien du tout. Bref allemand remisé au placard et inconscient qui vient me titiller régulièrement avec ce cauchemar “tu passes le bac allemand et tu as tout oublié”.

Portrait of a young German football / soccer fan, with the German Flag on his face.

Portrait of a young German football / soccer fan, with the German Flag on his face.

Et puis en 2015, une pote, Zénobie, te parle d’un site pour réviser son anglais : Duolingo. Tu te lances d’abord sur l’anglais et l’espagnol (langue que tu n’as jamais apprise à part trois mots enseignés par un papa catalan français mais bilingue, pour le coup) puis voilà l’allemand qui apparaît. Alors tu te lances et tu te rends compte qu’en fait, l’allemand est une langue géniale car on dit TOUTES les lettres. Une fois que t’as compris que “ch” s’écrit “sch” et que tu reconnais les sons avec ou sans umlaut, cette langue est facile : il y a des règles, il suffit de les connaître pour les suivre. Excitée, tu te lanceras par la suite à la découverte du russe et du suédois (sur la version anglaise du site, noeud au cerveau)… mais on va en rester au suédois pour l’instant.

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Apprendre est si excitant. Ca ouvre tellement de possibilités. Il n’est pas dit qu’apprendre le suédois me fera partir vivre en Suède ou que ça m’ouvrira un poste quelconque mais c’est juste un savoir, une ouverture sur une culture. Et je parle des langues mais en ce moment, je me prends de réelle passion pour les statistiques et ce que ça peut ouvrir comme perspective. En ligne de mire : l’économétrie. Je coche les MOOCs qui me tentent, j’essaie de voir comment devenir cette économètre en me demandant comment j’ai pas compris plus tôt que j’étais faite pour ça. Déjà, dès que je peux jouer un peu avec les datas au boulot, je suis ravie, j’essaie de croiser les données dans tous les sens pour en tirer une histoire valable. Je sais maintenant comment trier intelligemment mes données grâce à des formules excel apprises à ma formation et la gestion de tableaux croisés dynamiques. Prochaine étape : maîtriser R, le logiciel de statistiques.

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Alors tu vois, mon moi d’avant, tu chies un peu dans la colle. Ta paresse n’a jamais été un réel handicap mais quand j’y repense, notamment à cette mémoire incroyable, en bossant un minimum, ta moyenne de langue aurait dû être 14-15 facile au lieu du paresseux 11… Ce qui n’aurait peut-être pas changé grand chose à part un élément : cette mythologie que tu t’es construite en te disant que tu n’étais pas douée pour les langues. Si, tu l’es… c’est juste que le poil dans la main que tu as longtemps eu t’as empêché de le remarquer. Et je peux te le dire : à 36 ans (enfin quasi), je m’éclate enfin à apprendre l’espagnol, l’allemand et le suédois. Jag är Nina et… oh ben faut un début à tout !

* Je vire complètement schizo

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Petite musique de mon imagination

Comme à peu près 99% de la population à vue de nez, j’aime la musique. Je n’en joue pas, mon expérience en la matière se limite à un an de violoncelle et 1 an et demi de chorale mais j’ai une violente envie de me mettre aux percussions de temps en temps. Mais je ne suis pas ici pour vous détailler mon CV musical mais pour vous parler de ce que j’aime dans la musique : la possibilité de créer une émotion, un univers.

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Ado, je vivais avec une paire d’écouteurs dans les oreilles, ça n’a guère changé depuis. Au boulot, dès qu’il est l’heure de plonger à corps perdu dans une petite recommandation, je glisse mes énormes écouteurs sur mes oreilles et c’est parti. Dans ce cas là, la musique me sert surtout à m’isoler du monde pour rester concentrée sur ma tâche. Mais parfois, la musique m’accompagne dans des endroits de rêverie. Quand je marche pour aller au boulot par exemple. Ce que j’aime, c’est faire jouer le hasard. Grâce à Spotify, je navigue sur les radios liées à mes artistes préférés, j’écoute les artistes similaires à ceux que j’aime déjà. Et je fais de belles découvertes, même si je me fais souvent piéger par des pochettes appétissantes. Distraite, je me laisse bercer par les douces mélodies de ces chansons inconnues. Quand soudain, un étrange phénomène se produit. La musique m’évoque soudain quelque chose, les notes me chuchotent une histoire, une scène, quelque chose.

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Exemple : il y a deux ou trois semaines, au hasard d’une radio Spotify, j’entends une chanson, Draw your swords de Angus & Julia Stone. Alors m’en veuillez pas si c’est super connu et que je découvre que X années plus tard, j’écoute pas la radio et je lis plus Technikart depuis des années. Ceci étant, découvrir un artiste 5 ans après permet d’avoir plusieurs albums à écouter. Bref, arrive donc la chanson d’Angus et Julia Stone et soudain, je vois un métro, pas le métro parisien, non, un métro extérieur avec du soleil, les poteaux qui coupent la lumière au fur et à mesure de l’avancée de la rame, créant un effet stroboscopique. Je vois une maison en bord de plage avec des stores qui filtrent à moitié la lumière jaune de début de journée. Et je plonge dans une étrange nostalgie dès que je repense à cette chanson. Dans un prochain roman, un de mes personnages pleurera dans le métro et quand j’écrirai la scène, j’écouterai cette chanson précisément. Ouais, je suis un peu comme Malraux, moi, j’écris un roman comme je réaliserais un film, avec musique et lumière. Non, je me la pète pas du tout.

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De tous les arts, la musique est certes celui qui stimule le plus l’imagination. Même les chansons avec paroles. Perso, je ne les écoute pas très bien, même celles en français, je peux mettre une éternité avant de comprendre une chanson car, dans les faits, c’est rarement ce qui m’intéresse. La plupart sont mièvres à pleurer de toute façon. Evidemment, quand on fait partie d’une chorale, on finit par se frotter aux paroles pour interpréter le titre au mieux (mais on chante pas forcément mes chansons préférées vu qu’elles sont pas toujours connues)(d’ailleurs, j’envisage de m’organiser un petit trip à Londres pour aller voir un duo anglais que j’ai découvert par hasard sur Spotify, que j’adore mais qui traverse pas trop la Manche. Poke Zéno à tout hasard…). En fait, les paroles, les mots exacts me donnent la sensation de voler mon espace d’imagination. Tant que les chansons restent une suite de sons sur laquelle je ne mets pas de signification, je suis absolument libre d’y broder l’histoire que je veux. Mais quand j’entends les mots et que je leur rends leur signification, il est légèrement plus compliqué d’imaginer une belle scène d’amour sur une chanson d’Adele par exemple ou une rupture sur une chanson glorifiant l’amour. Alors que musicalement, dans ma tête, ça allait très bien avec la scène.

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Ou alors, je fais comme les publicistes, je me fous du texte et je mets sans trembler des chansons de type “you’re not the one for me, houhou”. Après tout, peut-être que personne n’écoute vraiment les paroles, du moment que ça sonne bien…

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Best of de ce qu’’aurait pu être un réveillon raté

Bon, aujourd’hui, il n’y aura pas grand monde ici, vu que vous récupérez tous de votre réveillon et je ne vous en blâme pas, hein ! Donc, du coup, je vais faire un article de type légèrement dadaïste, du genre « je commence, je sais pas où je finis ». Donc, histoire que vous restiez dans l’ambiance de votre nuit, je vais vous parler réveillon. Mais pas de façon idyllique, genre, le worse of de cette nuit de la St Sylvestre. Bon, évidemment, tout dépend de la personnalité de chacun : pour certain, le pire réveillon serait de se retrouver en boîte à minuit avec des ados de 16 ans boutonneux et en pleine montée de sève. Pour d’autre, c’est de se retrouver en petit comité et à 2h au lit.


Mais avant de commencer mon blabla, je vous souhaite à tous une bonne année 2007 et tous mes vœux. Vous allez penser que je suis hypocrite de dire ça, que je ne vous connais pas pour la plupart. Sauf que moi, j’aime bien savoir qu mes lecteurs sont heureux, surtout si c’est un poil grâce à moi. Des fois, j’aimerais avoir comme slogan « le blog des vingtenaires, le blog qui rend les gens heureux ». Ca déchire comme slogan, quand même ! Donc, voilà, je vous souhaite plein de bonheur, en espérant en avoir autant que vous (mouarffff !).

Revenons à nos moutons et nos cotillons. Pour moi, qu’est-ce qu’un mauvais réveillon ? Ben, c’est comme une mauvaise soirée : si je m’y ennuie, c’est pas top. Je me souviens du réveillon 2001-2002,
j’étais allée chez des amis de Guillaume et j’avoue que je m’étais ennuyée ferme, j’ai vu les minutes passer, de 21h à 4h du matin, aarrrrrrrrrrrghhhhhhhhh !! Je connaissais personne, on était que
4 à avoir moins de 40 ans, j’étais pas du tout dans le mood quoi. Et ça, y a pas pire. Surtout que le réveillon, c’est pas trop la soirée où vous pouvez filer à 0h30, faut boire la coupe jusqu’à la lie.

Bref, on peut imaginer tout un tas de scénario catastrophe. De la soirée « mais qu’est-ce que je fous là » quand vous constatez que la moyenne d’âge est de 12 ans, que vous allez dîner devant les DVD best of de la Star Ac tout en massacrant joyeusement les chansons en compagnie des élèves. Ou alors que vous êtes super bien sapée et que vous êtes bien la seule ou vice et versa, histoire de se sentir bien à l’aise. Que vous ne pouvez pas refuser la mousse de canard tiède alors que ça vous donne la nausée, tout comme les huîtres d’ailleurs mais y a que ça à manger et que du champomy tiède à boire.

J’ai aussi testé pour vous le « invité chiant et rabat-joie que personne n’aime et c’est qui le con qui l’a invité ? ». Vincent était son nom, il se disait RPR mais il était la réincarnation de Pétain, rien ne valait la vieille France pour lui. Alors, évidemment, dire qu’il n’était pas en phase était un doux euphémisme, surtout qu’on a passé une partie de la nuit assis sur la route (où personne ne passait ou presque) à jouer de la guitare, fumer des cigarettes et arrêter les trois voitures qui passaient pour leur demander une citation pour le réveillon (oui, on est débiles, et alors ?). Il nous a d’ailleurs cassé les couilles à soutenir mordicus que ce n’était pas Malraux qui avait dit « Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas ». Franchement, un soir de réveillon à 2h, du mat, je m’en foutais bien ! Mais bon, il devait penser que c’était De Gaulle, son saint homme. Bref, il nous a cassé les couilles toute la soirée, ce qui est un peu dommage car sinon, le réveillon était nickel.

J’ai aussi testé le « allons en boîte histoire de ramasser tous les relous qui traînent ». Donc je n’irai plus jamais en boîte un 1er janvier, même à 4h du mat, même en boîte à pédé, y a trop d’outres à vin relou. Cette année, avec Zoé, on s’était dit que si on se faisait un truc toutes les deux, on irait sur les Champs à minuit mais je crois que je me passerais très bien de cette happening à la con « il fallait y être, c’est trop hype ! ». Ben, moi, je le suis pas mais je m’en tamponne le cocotier. Ma mère m’a même dit « non mais faut pas y aller, y a plein d’agressions et tout ! ». Bon ma mère, je l’aime bien mais sa parano me fatigue parfois… Donc le mieux, c’est de se donner rendez-vous dans un lieu clos avec des amis et ne plus en bouger : comme ça, au moins, les relous, on les connaît déjà…

Après, y a pas de règles pour un réveillon raté ou réussi, chacun fait selon ce qu’il aime. Pour la bouffe, préférez les réveillons « chacun amène un truc », comme ça, vous êtes sûrs d’aimer au moins un truc à manger. Et ça évite les « tu me dois 70 euros » pour trois toasts et deux crevettes… (cf le blog de Soph). Ou alors faites faire la cuisine à Mr Big, lui, il assure sa mère ! Bref, je crois que pour un réveillon réussi, y a pas 36 000 façons de réussir :

– savoir ce que vous voulez comme soirée

– considérer que c’est une soirée comme les autres et faire comme d’hab, quand tout marche bien

– si vous n’êtes pas contents des réveillons où on vous invite, vous n’avez qu’à en organiser un.

PS : Moi, j’ai passé un super réveillon, tranquille mais très convivial et j’ai rencontré des gens. Par contre, qu’est-ce que j’ai bouffé ! Sur la photo, c’est un peu de ma tenue de réveillon, enjoy !

 

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