Quand tes amis deviennent nos amis

Au début, nous ne sommes que deux. A s’aimer sous les draps, à traîner au lit peu vêtu à se mater des conneries entre deux parties de jambes en l’air. On se voit à deux dans les bars ou à domicile, parfois au cinéma mais c’est lui, c’est elle, et c’est vous. Mais quand la relation devient un petit peu plus sérieuse, ils commencent à apparaître dans les conversations avant ce moment fatidique de la rencontre. Les parents ? Non les amis de votre significant one !

Soirée avec nos amis

Les amis, c’est potentiellement compliqué. On se dit “mais s’ils sont amis avec mon roudoudou, ce sont forcément des gens bien avec qui je vais être super ami.e, c’est l’évidence !”. Et bien non. Prenez votre tissu amical et observez le. Est-il uni comme une toile de coton ou coloré qu’un morceau de wax (je dois vraiment ressortir ma machine à coudre pour me faire des petites tenues en wax, je suis encore une fois victime de la mode) ? Pour ma part, j’ai un tissu amical bien bariolé pour cause de “j’ai rencontré des amis à différents moments de ma vie” et j’ai bien changé, durant toutes ces années. De Anne, rencontrée en maternelle, à Anaïs, Isa et Joy rencontrées à la plongée (enfin, Joy est à la base la moitié d’Isa mais je la considère comme une amie à part entière, notez pour la suite), en passant par Amy, Enzo et Zénobie rencontrée dans les premières années de ma vie parisienne,en ajoutant tous mes anciens collègues que je revois régulièrement, non plus en tant que collègue mais en tant qu’amis, certains de mes collègues actuels, des fantômes du passé qui repassent une tête de temps en temps… Bref, j’ai des amis différents les uns des autres, des que je vois avec grand plaisir, d’autres plus par nostalgie, d’autres parce qu’ils sont potes de potes et que j’ai pas super le choix. Et donc, parmi mes amis, je sais qui va accrocher directement avec mon doux et qui aurait moins d’atomes crochus… Parce que oui, nous sommes multiples donc mes amis ne sont pas toujours en grande affinité entre eux et peuvent donc ne pas accrocher avec mon adoré. Cf le pote de pote que vous avez du mal à saquer.

Ami gênant

La présentation aux potes, c’est crucial. Surtout les meilleurs potes, ceux avec qui on a intérêt à bien s’entendre parce qu’on risque de les voir souvent. Quand j’étais avec Guillaume 1er, un de ses meilleurs amis était un pote d’enfance… débile. Franchement, il était pas méchant mais c’était un enfant (et je vous dis ça, j’avais 20-24 ans à l’époque) et ça me fatiguait de le voir parce que je savais que j’allais devoir sourire toute la soirée et éviter de lever les yeux au ciel quand il nous déclarait en criant au resto “l’autre jour, j’ai pété et j’ai fait croire que c’était le frigo qui puait le fromage, héhé !”. Je vous jure que cette scène est réellement arrivée, j’exagère même pas.

Femme gênée

Mais il arrive aussi que les potes de l’un et de l’autre deviennent des amis mutuels. Il m’arrive par exemple de papoter en one to one avec la meilleure amie de Victor parce que c’est mon amie aussi, maintenant, on n’a plus besoin de ce lien “Victor” entre nous, j’ai gardé contact avec quelques amis d’ex avec qui je m’entendais bien et que même si on se voit plus beaucoup, on reste liés. Mais du coup, quand tu es en couple et que ses amis deviennent vos amis, ça double le nombre d’amis… et donc le gymkhana pour faire rentrer tous ces gens que nous avons envie de voir dans notre emploi du temps.

Emploi du temps surchargé

Parce que quand je dis qu’être en couple, c’est multiplier les amis par deux, c’est vraiment ça. Ces moments où, affalés sur le canapé, on se fait la liste de tous ceux que l’on doit voir et où les caser en fonction de leurs situations géographiques (proches du boulot ou de chez nous : en semaine, plus loin : le week-end).

Carte de la bataille tempête du désert

Et je vous dis pas comme le jeu se complique quand les amis se décident à faire un mini eux. Tiens, la semaine prochaine, je vous parlerai du fait que, depuis que je suis en couple, mon utérus est beaucoup trop un sujet de conversation pour personnes que ça ne regarde pas.

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Week-end sac à dos

Toi qui me lis depuis si longtemps, tu me connais, j’ai quelques marottes dans la vie : la merdophagie, les concepts et théories, les métaphores foireuses et les résolutions. Voyez, moi, les résolutions, j’en fais pas juste au 1er janvier, j’en fais toute l’année avec une petite préférence pour le dimanche soir et son fameux cafard « ma vie pue ».

Récemment, j’ai traversé une phase « marre de dire sans faire » qui est un grand classique de ma vie. En témoigne l’état de ma machine à coudre achetée en décembre 2010 (la pédale est toujours sous plastique), de ma pâte fimo jamais utilisée… Dans ma tête, j’ai des milliards d’idées et de projets mais ça n’enclenche pas. Sauf que vivre dans ses rêves n’engendre in fine que de la frustration donc ça suffit de dire « je voudrais », « j’aimerais ». Maintenant, je fais. Et en première place de mes envies à réaliser : les voyages.

Je crois que je suis incapable de faire la liste de toutes les villes européennes qui me tentent les bras, qui me donnent envie de prendre mon sac à dos, mon appareil photo et c’est parti pour l’aventure. Pour une nuit, je dors en auberge de jeunesse, peu importe. Si on part à deux, un petit bed and breakfast voire un hôtel et on sillonne. Trop court un week-end pour connaître une ville ? Bien sûr mais c’est mieux que rien.

Dans mon sillage, des amies se montrent intéressées. Anaïs, Salima, Zénobie me disent « mais tiens moi au courant, je veux venir ! ». Oui, partons, crapahutons, prenons nous en plein les mirettes. Grâce à la magie des low costs et des auberges de jeunesse ou B&B, y a moyen de se faire plaisir sans trop se ruiner. Pas tous les week-ends bien entendu (j’ai toujours pas gagné au loto mais je joue toujours pas) mais de temps en temps, faisons nous plaisir. A moi Londres, Amsterdam, Rome, Florence, Barcelone, Bruxelles, Prague, Berlin, Vienne, Madrid, Naples, Stockholm… Et tant d’autres. Et puis Lyon, aussi, Strasbourg… Bref, c’est ma résolution. Et j’ouvrirai un blog dédié quand je commencerai (septembre/octobre à priori). Une sorte de petit carnet de voyage perso que je partagerai avec vous.

Et puisque j’ai décidé de voyager, je commence. Là, pendant que vous me lisez, je me la coule douce en Sicile avec Zeno. Un voyage de dernière minute dont mon corps réclamait la nécessité à corps, à cris et à coup de crise de spasmophilie (cet épisode m’a légèrement traumatisée). Profitons de la vie tant qu’on est jeunes et sans enfants. Les regrets, ça sert à rien, autant ne pas les provoquer.

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L’exigence de l’excellence

Titre atrocement mensonger, je vous préviens.

Depuis quelques temps, vous l’aurez remarqué, ce blog évolue un peu. Je suis beaucoup moins dans la publication quotidienne à tout prix. D’abord parce que je travaille et que mine de rien, ça prend du temps ces choses là. Surtout que mon nouveau boulot me motive vraiment bien et j’y passe à minima 10h par jour. Et puis il y a ces articles, écrits en
vitesse et qui ne me satisfont pas. Et là, question :  tous mes écrits méritent-ils de voir la lumière ?

 

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Déjà, j’ai quelques articles secrets, enfouis dans un dossier au fin fond de mon ordinateur, qui ne servent que de pur défouloir. Des articles qui servent à dire tout le mal que je pense d’une personne ou d’une situation, de mettre des mots sur ce qui me fait souffrir, me mets en colère. Dans ce cas, ça n’a aucune vocation à être publié, c’est juste pour sortir le négatif de ma personne et le poser sur un papier virtuel. Se vider, quoi. Ca n’a pas à être lu par d’autres personnes que moi et éventuellement un cercle très restreint de personnes mais je ne suis pas sûre que mes lecteurs aient envie de lire une telle prose. A part quelques vautours avides de mauvaises histoires et de cadavres putrides, il y en a partout.

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Et puis il y a les autres, ceux que j’ai envie de qualifier de grands prématurés. Je les ai conçus (dans ma tête) mais au moment de les écrire, ça coince et ça finit par donner un truc mal fini qui n’a que peu de chance de survivre et qui va se traîner de nombreuses malformations. Prenons un exemple concret. Il y a quelques temps, je me suis abonnée au
Nouvel Obs pour recevoir la télé en cadeau vu que j’arrivais pas à me décider à investir dans un tel appareil. Puis comme ça, je suis bien au fait de l’actu. A peine avais-je reçu le premier numéro qu’ils me proposaient de m’abonner à Science et vie ou Science et avenir avec , en prime, un lecteur dvd portable ! Donc j’avais pris mon petit clavier pour vous expliquer que la fidélité ne payait pas, qu’on draguait à mort les nouveaux consommateurs tout en oubliant les fidèles. J’ai écrit un paragraphe, enchaîné sur le deuxième et là… la panne. On rajoute une phrase, deux… Mais
plus rien, c’est mauvais. La démonstration ne coule plus d’elle-même. Avant, j’aurais sauvegardé cet embryon d’article qui aurait fini sa vie dans le dossier « à finir », avec d’autres articles mal ficelés sur lesquels je ne reviens quasi jamais. Maintenant, je vais droit au but. Je sélectionne tout le texte d’un ctrl+a et je clique sur effacer. Hop, finito l’article mal foutu, on part sur autre chose.

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Parfois, j’arrive au bout de l’article, la démonstration me paraît tenir la route. Mais il m’arrive (de plus en plus rarement) d’écrire des articles en avance et de le mener à son terme. Sur le coup, je me dis « ah, voici une bonne chose de faite ». Puis la nuit aidant, je me rends compte qu’en fait l’article n’a aucun intérêt. Comme celui que j’ai écrit hier que j’avais prévu de publier aujourd’hui sur la dématérialisation des objets culturels. Passionnant, n’est-il pas ? Il est écrit, il est prêt… et j’ai pas envie de le publier car il ne me satisfait pas. Il est vrai qu’enfoncer des portes ouvertes fait moins mal mais ça n’a pas grand intérêt en soi. Alors il va végéter dans mon pc, attendant que je décide, ou non, d’en faire
quelque chose. C’est un peu nouveau pour moi. J’ai, pendant quasi 5 ans, alimenté ce blog au quotidien, coûte que coûte. Seuls quelques drames de la vie m’en ont tenue éloignée. Parce que j’aime écrire mais il y a des moments où ça devenait limite une obligation. Je vous épargnerai le laïus larmoyant à base de « oui, je me suis forcée à écrire quotidiennement pendant 4 ou 5 ans, tout ça pour n’avoir aucune reconnaissance et même des insultes et des méchancetés » parce que ce n’est pas tellement vrai. A part un ou deux trolls qui me font plus pitié que peur, globalement, je n’ai pas à me plaindre et surtout, j’écris quand même aussi pour moi. Avant tout pour moi. Je teste ma plume assez régulièrement ici. Certains tests ont du succès, d’autres non, il faut essayer. Et d’ailleurs, si aujourd’hui, je ne « culpabilise » pas à l’idée de ne plus être si régulière, c’est bien que je ne me sens obligée de rien. L’écriture est pour moi un plaisir, une détente.  Quand certains dégainent appareil photo, machine à coudre, crayon pour remplir une grille de mots croisés ou de sudoku pour se vider la tête, moi, j’écris. D’ailleurs, l’autre nuit, j’ai rêvé que j’étais Oceany de Technopolis, un rêve assez intéressant. Je crois que mon imagination réclame que je couche à nouveau quelques récits.

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Ouais, en 2011, si je recommençais à écrire (vu que j’ai lamentablement échoué dans ma résolution de me lever au premier coup de réveil) ? Quoi qu’il en soit, j’ai décidé de ne pas imposer aux lecteurs un article qui ennuie déjà son propre auteur. Je suis sympa, non ?

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La bonne gestion de la rupture

(Article que j’avais prévu d’écrire il y a deux ou trois ans déjà, je précise)
Connaissez-vous quelqu’un qui n’a jamais connu de rupture ? Moi non. Hé oui, ça fait sans doute partie de l’aventure de la vie, on se rencontre, on s’aime, on finit parfois par se quitter parce que c’est la vie. Donc on vit tous à un moment ou à un autre cette triste aventure de la séparation, que l’on en soit l’instigateur ou la victime. Quelle que soit la place, ça fait en général mal. Donc pour gérer cette crise, il faut de la méthode, un planning. Laissez-moi vous expliquer.

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Je décortiquerai la rupture en trois temps :

– Temps 1 : le choc, la douleur. C’est le temps immédiat de la rupture, celui où l’on pleure recroquevillés dans notre lit, sur le sol de la salle de bain, sous la douche, dans les toilettes, dans la rue et peu importe où. On prend la mesure de la capacité de notre corps à expulser de l’eau par nos canaux lacrymaux. Quand on croit que c’est fini, on repense à cet autre désormais “ex” et c’est reparti pour un tour.

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– Temps 2 : la rémission. On arrête de pleurer tout le temps, ça peut nous reprendre de temps en temps mais ça va quand même mieux, on commence à ré envisager la vie sans l’Autre.

– Temps 3 : L’Autre a enfin cessé de squatter nos pensées et notre coeur, nous sommes repartis à la conquête d’un nouvel Autre (ou plusieurs, faites comme bon vous semble).

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Je ne parlerai pas du temps 3 aujourd’hui, je vais plutôt me pencher sur les temps 1 et 2. Donc comment gérer intelligemment une rupture selon Nina. Voici comment je procède. D’abord, je me laisse le temps de digérer la première phase. C’est à dire que selon l’intensité et la durée de la relation, je me dis que j’ai le “droit” à deux jours, une semaine, un mois de total laisser-aller. Manger un pot de nutella en un week-end ? Si tu veux. User 4 paquets de Kleenex par heure ? Vas-y ma fille, faut que ça sorte. Traîner en pyjama tout le week-end sans mettre le nez dehors ? Je le fais hors période de rupture alors autant en profiter pour ne même pas culpabiliser. On peut même dire aux gens “écoute, en ce moment, je suis pas la fille la plus joyeuse du monde, je préfère rester chez moi à pleurer et à manger du nutella en pyjama” ou au contraire “écoute, je viens de rompre, j’ai besoin de boire pour oublier, let’s go to the party !”.

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Sauf que le laisser-aller ne doit durer qu’un temps pour une raison très précise : il ne renvoie pas une image très valorisante de notre personne. Et puis le temps 1 présente de grands risques de cercles vicieux : plus on se lamente, plus on voit la vie en noir, plus on se lamente… C’est sans fin. Sans sous estimer notre peine, arrive un moment où pleurer toute la journée ne changera rien à la donne. Qu’il soit parti ou que vous l’ayez quitté, c’est fini. La vie continue et il va falloir en faire quelque chose. Comme dirait le poète “the show must go on”.  Donc en gros, quand rupture il y a, mesurons l’ampleur des dégâts et disons nous quelque chose comme “Ok, je me donne jusqu’à telle date pour être une larve et après, je me bouge !”. Alors attention, quand je dis je me bouge, je ne parle pas de dégainer sa carte bleue pour s’offrir un abonnement sur meetic ou remplir gratuitement son panier sur adopteunmec, tut tut tut. Non, faut pas se précipiter non plus, y a le temps 2 avant. Et le temps 2, c’est celui des projets. Je ne parle pas forcément du projet de toute une vie, ne nous surestimons pas non plus, nous ne sommes pas vraiment en état de gérer un échec. Par exemple, quand ça s’est terminé avec Guillaume 1er, j’avais la “chance” d’être en plein partiels. Bon, en plein, il ne m’en restait qu’un mais ça m’a un peu occupé la tête. Après les exams, j’ai encore un peu pleuré puis j’ai dit stop la larve ! J’ai pris mon ordinateur et j’ai cherché tous les journaux et médias existant sur Toulouse puis j’ai pris des feuilles et un stylo et j’ai écrit une dizaine de lettres de motivation à la main, j’y ai joint mon CV. Et j’ai décroché un stage. J’ai aussi fait pas mal de bagues en perles à ce moment là. Ca peut paraître quelque peu futile mais ça m’a occupée.

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En fait, l’idée est simple. Le temps 2 est, si on le considère sous le bon angle, une période douce dont il faut profiter. C’est un temps de recentrage sur soi, de chouchoutage et de repos. Mine de rien, si on ne retient que le positif, une rupture est aussi synonyme de plus de soirées libres donc plus de temps pour faire ce dont on a envie sans chercher à faire coincider les agendas de l’un et de l’autre. Tiens, si je sortais (enfin) la machine à coudre qui prend la poussière à la cave pour m’en servir ? Tiens, si je me lançais dans tous ces loisirs créatifs qui me font de l’oeil depuis une éternité et demi ? En somme, puisque le nous ne vient plus soutenir le je, je pars à sa reconquête, je me reconstruis.

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Evidemment, tout est toujours plus facile à dire qu’à faire. Et le fait que je me supporte pas au fond du trou m’aide à rebondir plus vite. Et mon agenda est encore plus rempli depuis que je suis célibataire, les gens craignant qu’en fait, je sois malheureuse sans le dire et qu’il faut donc me divertir (ce qui est adorable). Donc ma machine à coudre reste pour le moment dans la cave mais promis, dès que j’ai des sous (en mars), je me lance !
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Je t’entends rire derrière ton écran, tu sais…
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Je suis pas bonne à marier

(petite pause dans la chômagie parce que pas envie cette semaine, envie de légèreté, c’est le printemps, youpi)

En début d’année, une bonne part de la vingtenaire corps  s’est réunie dans un café (pour info, il y avait Jane, Marine, Summer, Bobby, Lucas et moi). A un
moment, on parlait du blog, et Bobby fait « et qui veut tenir la rubrique cuisine ? ». Face à moi Marine. On se dévisage toutes les deux, l’air horrifiée, puis elle déclare :
« moi, je cuisine pas. Je suis vraiment pas bonne à marier ! ».


De fait, je cuisine peu. C’est pas que j’aime pas ça mais pour moi toute seule, ça m’ennuie. De toute façon, je rentre chez moi entre 20h et 20h30, je fais une
sieste post job donc autant te dire qu’en me relevant, j’ai plus faim. Mais au-delà de la simple question de la cuisine (Picard est mon ami), cette réflexion sur le bonne à marier m’a fait réfléchir. Quand ma mère s’est mariée, elle ne savait pas cuisiner et sa première grande fierté de jeune épouse a été de confectionner une blanquette de veau. En fait, c’est pas super compliqué la blanquette, j’en ai déjà faite une (alors que je suis pas mariée, lalalère). Quand j’étais une petite fille, j’avais sur le dos les tricots faits par maman, les habits cousus par elle. D’ailleurs, à l’époque, ma mère achetait du tissu et faisait tout en double, ce qui fait que ma sœur et moi étions souvent habillées pareil, sans pour autant être jumelles. Pour ma part, j’ai pas
touché une machine à coudre depuis mes 13 ans, et encore parce que j’avais des cours de couture à la place de techno car on n’avait pas le matériel, je sais juste faire le point de mousse en tricot ce qui n’aide pas beaucoup…Autant vous dire que mes petiotes, si j’en fais un jour, elles ont très peu de chances d’être habillées par des fringues made in maman. Et vu mes compétences en la matière, on peut dire qu’avant d’être nées, elles sont déjà sacrément chanceuses.

Aujourd’hui, alors que le féminisme agressif envahit les plateaux télés avec Isabelle Alonso, je trouve quand même qu’il est aussi important de voir les évolutions.
Aujourd’hui, la femme peut prétendre se marier sans pour autant maîtriser la base des tâches domestiques qui lui étaient autrefois imposées. Aujourd’hui, si la femme coud ou tricote, c’est plus par goût que par obligation, idem pour la cuisine. Perso, le tricot, j’aime bien, par exemple. Je ne fais rien de précis, que des points et ça me détend. J’avoue que dans mes rêves les plus fous, j’aimerais savoir coudre pour me faire des fringues de folie mais le fait est que je ne sais pas faire. Surtout que les fringues que j’ai en tête, c’est un peu du très compliqué. Si un mec me
quittait sous prétexte que je pourrais pas confectionner des fringues pour notre future progéniture, je dirais bon débarras. Parce que la cuisine pour plusieurs personnes, j’aime bien (quand j’ai le temps) mais pour le reste, faudrait voir à pas trop me forcer. Quant au ménage, repassage et tout… L’avantage de l’homme des années 2000, c’est qu’en général, il vit seul quelques années et apprend à se servir d’un aspirateur, d’une machine à laver et d’un fer à repasser. Si, c’est vrai ! Du coup, il ne passe pas direct du giron de sa môman au mien, je n’aurai pas besoin de lui
expliquer comment marche la machine, l’aspirateur ou le produit vaisselle, il pourra le faire tout seul. Je ne désespère pas de tomber sur un suffisamment docile pour participer au lavage de la litière de Kenya mais j’abuse peut-être un peu là…

Du coup, le partage des tâches domestiques et même la liste de celles-ci me semblent moins évident qu’avant. Déjà, dans ma prime jeunesse, quand ma mère travaillait en soirée (infirmière oblige), mon papa nous faisait à manger. Bon rien de bien compliqué, des raviolis en boîte, de la purée mousseline, des œufs au plat… Mais bon, déjà à l’époque, j’étais un peu étonnée quand on m’apprenait que la maman faisait à manger et le papa ramenait les sous. Parce que mon papa à moi, il ramenait des sous et faisait à manger aussi. Des fois, il faisait le ménage mais très rarement mais il bricolait pas du tout par contre. Mais du coup, aujourd’hui, vu que nos hommes ont vécu seuls, on n’est pas obligées de tout se taper non plus, sans rentrer tout autant dans un « je le fais pas parce que je suis féministe ». Parce que mine de rien, j’aime bien faire un bon plat à mon chéri, quand même.

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