Saint Seiya – Legend of Sanctuary de Kei’ichi Sato

Le saviez-vous ? Dans ma prime jeunesse (hier quoi), j’ai eu une grosse période manga. J’en avais plein et je ne ratais aucun numéro d’Animeland, ce qui me permettait d’avoir une certaine culture sur le sujet. Parmi mes oeuvres emblématiques : Saint Seiya, renommé “les chevaliers du Zodiaque” en France parce que… Oh bah pourquoi pas ? On s’en sort mieux que Nicky Larson (City Hunter en VO ou éventuellement Ryo Saeba mais non, on lui a collé un nom aux consonnances américaines parce que… on sait pas) ou le fameux clan “au couteaux de cuisine” de l’hilarant anime Ken le Survivant où un peu d’humour et de ridicule avait tout à fait sa place au milieu des têtes qui explosent. Tu ne le sais pas encore mais tu es déjà mort.

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Je frétillais donc d’impatience à l’idée de découvrir les Chevaliers du Zodiaque en film d’animation surtout que j’avais été bien charmée par l’Albator en film d’animation malgré un scénario un peu faible. Autant dire que mes attentes étaient élevées… et que je suis un peu mitigée.

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Commençons par le positif : le design. Le travail d’animation est impeccable, fluide, j’aime le rendu des armures, du sanctuaire. Du côté des personnages, on retrouve pas mal le character design de la série animée, on n’a pas eu besoin de sous-titres pour reconnaître Seiya, Hyôga, Shun, Shiryû (et son tatouage très bien rendu). Seule Saori est pas mal revisitée mais correspond plus à ce qu’elle est censée être : une jeune fille de 14 ans. Le seul character design qui m’a interpellé, c’est le Bélier, le chevalier qui se bat… avec des lunettes de vue. Alors bon, ça illustre bien le côté sagesse et tout mais bon… après tout, pourquoi pas.

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Le Sanctuaire est magnifique, le parti pris créatif est certes surprenant de premier abord mais on se laisse facilement gagner par la magie des images.

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Maintenant, arrivons au scénario. Si on retrouve l’histoire originale de Saori, réincarnation d’Athéna qui réchappe de peu à son assassinat par le Grand Pope, sauvée par le Chevalier du Sagittaire et confiée à un touriste japonais qui passait par là, l’histoire de Saori est ensuite différente : la jeune fille découvre au début du film qui elle est en réalité et fait la connaissance à ce moment là des Chevaliers qui viennent la sauver d’une tentative d’assassinat (encore). Ce parti pris est limite plus intéressant que la version animée avec les combats dans l’arène qui manquaient un peu de sens. “Bonjour, je suis un monsieur riche à qui on a confié la réincarnation d’Athéna et une armure d’or. J’élève des tas d’orphelins que je balance dans le monde entier pour qu’ils deviennent, peut-être, chevaliers (ou qu’ils crèvent) afin qu’ils protègent Athéna d’éventuelles menaces. Mais en attendant, comme on se fait un peu chier, on va organiser des combats quasi à morts entre eux.” Ouais, non…

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Par contre, Saori prend très vite son rôle à coeur et décide d’aller au Sanctuaire en savoir plus, comme ça, un peu gratos. Elle est bien touchée par une flèche mais le scénario se déroule autrement, je n’en dis pas plus. De toute façon, cette histoire de flèche a toujours été un non sens total (“ahah, on va tuer Athéna mais pas trop vite et on vous dit comment éventuellement la sauver parce qu’on est quand même très cons”).

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Bref, nous voici au Sanctuaire et là, je fais un peu la gueule. Oui, le film dure 1h30 donc on doit condenser à mort et pas mal de combats passent tout simplement à la trappe. Après une rencontre un peu musclée avec le Bélier et très douloureuse avec le Taureau (jusque là, ça va), on n’évoque même pas le Gémeaux (mmm…) pour passer direct au Cancer. Si le Cancer reste bien la raclure de bidet qu’il est dans la version animée, y a quelques éléments que je qualifierais de… Je sais pas, gros délire sous acides, peut-être. Mais après, l’enchaînement me fait sérieusement grincer des dents : si on respecte l’histoire du Lion (toujours frère de feu Sagittaire), on passe la Vierge à la trappe. WHAAAAAT ?? Mais c’était l’un des plus intéressants ! Bref, tout s’enchaîne dans un joyeux fourbis, le Phoenix passe faire un coucou (Ikki, mon personnage préféré hyper bâclé) et tout le monde court jusqu’au Grand Pope.

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Alors clairement, je suis pénalisée par mes souvenirs et ma nostalgie des Chevaliers du Zodiaque et des partis pris m’ont agacée. Sans doute que ceux qui le découvrent avec un oeil neuf ont pu l’adorer. Je suis agacée par les passages furtifs de la Vierge, des Poissons, de Ikki ou même Shun qui, bien que présent dès le départ, ne sert franchement en rien (alors qu’en vrai, on ne se rend pas bien compte dans la version animée non plus mais c’est de loin le plus puissant des Chevaliers de bronze, voilà). Mais ça se laisse regarder, ne serait-ce que pour le design très bien rendu.

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Et pour les nostalgiques des Chevaliers du Zodiaque, si vous ne connaissez pas encore, il faut mater la version série abrégée. 30 fois que je regarde et je rigole toujours autant.

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Les rivales

C’est un matin du mois de mai que vous avez croisé le regard de braise du beau Jerome qui vous a crucifié d’un sourire des plus séducteurs. Oh mon Dieu, je le veux ! Vous êtes sous le charme et vous êtes bien décidée à le conquérir. Sauf que, pas de chance, Jerome et vous ne vivez pas sur une ile déserte et autour de vous il y a d’autres femmes… Les rivales.

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Autant je ne suis pas jalouse une fois en couple, autant quand j’ai un mec dans le viseur, je peux démolir toute greluche qui oserait s’en approcher. Aaaaaah, elle lui a effleurée le bras ! Aaaaaah, elle glousse en se caressant la gorge ! Mais quelle sale pétasse, c’est MA proie. De fait, je suis parfois (souvent?) victime de paranoïa. Peut-etre une sorte de prétention qui me pousse à penser que j’ai tellement bon goût que tout le monde a les mêmes que moi. En même temps, depuis que j’ai des lunettes à ma vue, mon moi bien voyant est drôlement
fier des choix de mon moi myope. Enfin bref, Jerome le bellâtre, je le veux comme 100% des filles célibataires (et des mecs aussi). Et ça me gonfle.

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Je me souviens, quand j’ai eu mon crush pour l’Ex, avant qu’on ne sorte ensemble, il y avait une fille qui lui parlait tout le temps, nous empêchant d’être seuls pour que je puisse user de mon rire de gorge tout en me tortillant les cheveux. Non mais sérieux, comment envoyer mes signaux « moi vouloir toi » si une autre femelle me parasite hein ? De 1, il pourrait penser que toutes les femmes sont comme ça et ne pas comprendre le message sous tendu et de 2, comment lui prouver que je suis la fille qu’il lui faut si je peux pas lui causer peinard ? Les rapprochements en groupe, ça complique vraiment la donne.

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Le problème, c’est que certaines rivales n’en sont pas. Dans le cas de l’Ex, l’autre fille n’était pas attirée par lui et d’ailleurs aujourd’hui, ils ne se parlent plus. De mon côté, c’est devenu une bonne amie. Parce que les rivales en temps de crush, une fois que je suis parvenue à mes fins (quand j’y parviens), je ne ressens plus une once de jalousie vu que je fais confiance. C’est juste que pendant la parade nuptiale, j’aime avoir ma marge de manœuvre.

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Et arrêeeeeeete de lui toucher le bras ou je te pète une dent !

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Le jeu de séduction au féminin

Qui a dit que les filles ne draguaient pas ? Ben, après la scène à laquelle j’ai assisté jeudi soir dans le métro, je vous le dis : si, les filles draguent. Et elles sont aussi subtiles que l’humour de Cauet. Et comme je suis garce et moqueuse, je vous en parle forcément.

 

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En ce moment, je mets mes lunettes de vue. Parce que comme ça, quand je fais mes podcasts vidéos, je fais plus sérieuse. Du coup, ça me permet de voir ce qu’il se passe autour de moi et ça vaut le coup d’œil. Jeudi, je repars après avoir tourné sur le Trocadéro et au fur et à mesure des arrêts, je me retrouve juste à côté d’un mec plutôt pas mal qui est accompagné d’une fille plutôt pas jolie, à mon goût. Déjà, elle doit avoir 10 ans de plus que lui, les cheveux noirs coiffés en casque sans volume, du rouge à lèvres tellement rouge que t’éteins la lumière, tu le vois encore… Bref, de façon totalement subjective, je la trouve pas top. Mais son jeu de séduction est pour le moins remarquable.

 

Etape 1 : « han, t’as vu mes cheveux ? ». Elle part sur un : « tu trouves pas mes cheveux trop longs ? Trop courts ? » « Mouirf ». « Ah mais vas-y, dis-le si ça te plaît pas ». Jeune demoiselle, en hiver, moi, j’attire pas l’attention sur mes cheveux rendus incoiffables par cette putain d’électricité statique de mes fesses. Même s’ils sentent bon grâce au shampoing mandarine-cacao gracieusement offert par Drucilla.

 

Etape 2 : « je remets du rouge à lèvres ». Rouge, donc. Rouge, rouge, rouge ! Un copain m’expliquait un jour en cours de sociologie de l’administration (c’est aussi chiant que ça en a l’air) que les femmes se mettaient du rouge à lèvres pour rappeler la rougeur de leurs autres lèvres. Moi, j’avoue qu’après 4 ans et demis passés avec un « han, t’as
du rouge à lèvres, je t’embrasse pas », j’ai arrêté d’en mettre, sauf grandes occasions genre soirées, entretien d’embauches ou photo pour mon CV (mais le photomaton rend irrémédiablement moche, avec ou sans gloss). Donc mademoiselle sort son petit miroir et se remaquille les lèvres consciencieusement. Là, par contre, j’avoue mon admiration car moi, à sa place, j’en aurais joyeusement foutu partout (sauf sur mes lèvres, ça serait pas drôle, sinon).

 

Etape 3 : « je me fais remarquer ». Donc la demoiselle a tenté d’attirer l’attention sur ses cheveux et ses lèvres sans succès donc elle décide de changer de chaussures. Si, si, si. Elle prend une paire dans son sac tenu par jeune homme et opère le changement tout en tenant des commentaires du genre « MAIS NON PERSONNE NE VOIT QUE JE SUIS EN TRAIN DE CHANGER DE CHAUSSURES ! ». Et son camarade de rétorquer : « si, le mec derrière toi est mort de rire ». Hélas, je dus arrêter là mon observation parce que j’étais arrivée à destination.

 

Mais cette demoiselle s’escrimant à attirer l’attention de l’Homme, même si elle en faisait des caisses, je la comprends. Quelle fille ne s’est jamais retrouvée à sa place, c’est-à-dire en présence d’un homme qui nous fait fondre et qu’il ne comprend pas qu’on le veuuuuuuuuut ? A moins qu’il ait compris mais fasse mine de pas comprendre pour pas nous blesser. Faut dire que la séduction est un art bien compliqué. Hier soir, j’ai aidé un jeune homme à éconduire une demoiselle qui trouvait méga fun de lui parler en le vouvoyant. Moi, je trouve ça juste lourd mais chacun sa technique. Enfin, d’un autre côté, quand monsieur est sous le charme, quelle que soit notre technique, elle marchera. Là, de voir la demoiselle se débattre avec son rouge à lèvres et tout ça, ça me faisait de la peine. Car il était manifeste que le monsieur s’en foutait un poil. Pourtant, peut-on lui reprocher d’essayer ? Que celle qui n’en a jamais fait des caisses pour un homme lui jette la première pierre. Parce que y a rien de pire que de draguer une personne qui ne répond pas, si, si, si ! Moi aussi, j’ai été lourde comme de la fonte avec certains mecs. Je me suis entêtée parce que je ne voulais que celui-là. Et c’est fou comme l’amouuuuuuuuuuuur (enfin, l’attirance), ça nous rend de suite maladroit.

 

Sauf que si monsieur est intéressé, il nous trouvera touchante. Sinon, il nous trouvera juste lourde.

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