Quand t’es en couple…

C’est l’été et il fait trop chaud pour être tout le temps énervée donc j’ai décidé de mettre la pédale douce sur mes articles féministo-politico-réveillez-vous-putain et remettre un peu de douceur et de légèreté sur ce blog. En fait, c’est assez amusant de voir l’évolution de ce site, d’un truc léger de jeunes cons privilégiés à un truc de meuf toujours énervée. Mais là n’est pas le sujet. Aujourd’hui, je vais vous parler d’amour ou tout du moins de relations amoureuses. Quand t’es en couple, la vie n’est plus la même.

Quand t'es en couple

Je suis passée de longues années d’un célibat joyeux, entrecoupé certes de quelques épisodes de relations amoureuses parfois monogames, à une vie de couple peinarde. Je partage désormais mon foyer avec mon doux Victor et nos deux chats fous, ma vie est belle. Ca ne veut pas forcément dire que la vie de couple, c’est mieux que le célibat, c’est ma vie avec Victor qui est belle. Vous saisissez la nuance ? Mais être en couple, ça change la donne et pas qu’un peu, je m’en rends compte encore aujourd’hui. Déjà, on n’a plus le même sens des priorités : avant, je m’en foutais de finir tard pour terminer un dossier, je gérais mes horaires comme je voulais. Depuis que je suis en couple, j’essaie de limiter les nocturnes… mais j’arrive aussi globalement plus tôt (alors que paradoxalement, je vis beaucoup plus loin, j’ai troqué mes 25 minutes de marche heureuse contre 50 minutes de RER+métro… et encore, j’ai du bol, je n’ai qu’un changement mais si j’ai su rentabiliser au mieux ce trajet en lisant ou en écrivant, je pense que ça explique quand même pourquoi j’aime de moins en moins les gens. Je digresse). Je me rends compte que mon travail n’est pas ma priorité, surtout pour ce que ça me rapporte.

Un couple lèche une sucette

Alors je me dis “tiens, si je lançais une bonne vieille série des familles comme je faisais parfois sur mon blog sur le sujet “quand t’es en couple” et s’amuser à repérer les différences entre la vie d’avant et la vie de maintenant, en positif et aussi en négatif. On va parler travail, oui, mais pas que, parlons loisirs, relations avec les autres personnes, peut-être vacances… courses, ménage, nourriture… Plein de choses changent, en bien ou en mal. Heureusement, la réussite du bonheur n’est-elle pas dans l’adaptation ?

Le bonheur en amour

Je vous laisse méditer sur cette sentence sans sens.

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Travailler dans sa passion, ce n’est jamais vraiment travailler

Proverbe à la con ou à peu près certainement croisé trente fois sur LinkedIn. On a quand même un rapport bizarre au travail si on y réfléchit bien. Parlez autour de vous, tout le monde va trouver à se plaindre de ce quotidien répétitif, peu épanouissant et souvent humiliant. Pourtant, notre métier, pour certains, on l’a choisi, non ? Alors pourquoi travailler dans sa passion, ce n’est pas tant le paradis que ça ?

Endroit parfait pour travailler - travailler dans sa passion

Il y a quelques années, j’avais cotoyé rapidement un mec qui, tout mytho qu’il soit, m’avait posé une question intéressante : “pourquoi tu passerais pas ton rescue diving ? Comme ça après, tu pars vivre en Thaïlande pour devenir prof de plongée là-bas !”. Mmmm, vivre toute l’année au soleil et une bonne partie sous l’eau, j’avoue que ça fait rêver. J’ai d’ailleurs un ancien camarade de mon club de plongée qui vient de tout plaquer à 40 ans et quelques pour devenir encadrant dans le sud… Bon, un peu poussé par une rupture, certes, mais quand même. Alors allons demander son avis à Laurent, notre encadrant pendant notre voyage aux Philippines “Tu vois, j’ai pas le droit de me dire un jour “non, je plonge pas, j’ai pas envie”, je dois y aller tous les jours et là, j’en ai marre !”. Parce que la plongée, c’est en général très sympa mais parfois, ça peut juste être horrible : tu peux plonger avec des boulets qui vont gâcher la sortie de tout le monde, il y a les conditions météo qui ne sont pas toujours au top, le courant, le froid, la fatigue… La première chose que tu apprends en plongée, c’est de ne pas y aller si tu le sens pas. Sauf quand tu encadres.

Poissons clown dans leur anémone

Il y a l’écriture. Mon rêve de chichounette, le truc que je rêvais de faire petite en tapant à deux doigts sur la vieille Olivetti de mes parents. Sauf que… l’écriture est un loisir pour moi, une petite escapade hors de mon quotidien comme le serait une balade en forêt par exemple. Et j’ai peur qu’à partir du moment où ça devient une obligation, mon “petit tour en forêt” devienne une tannée de type “balade avec de la boue jusqu’au genoux, tout ça pour servir de buffet aux moustiques”. Ca fait de suite moins envie. Voyez si je prends en exemple ce blog qui n’est pas du tout mon travail vu qu’il me rapporte pas un cent, il fut un temps où je me forçais à écrire juste pour publier régulièrement… et plus je me force plus j’écris mal. Parce que des fois, j’ai pas envie. Parce que des fois, je suis fatiguée. C’est même pas forcément que j’ai rien à dire, juste que ce que j’ai à dire, ça sort pas. Si vous saviez le nombre d’articles abandonnés que je tente de reprendre parfois en me demandant ce que je cherchais à dire au moment où je l’avais débuté.

forêt sur le versant de la Soufrière Guadeloupe

Alors, oui, vous allez me dire que ce que je vous dis sur mes passions comme travail, c’est finalement comme n’importe quel job : y a des jours avec et des jours sans. Y a des jours où je vais pondre 3 recos avant le déjeuner et d’autres où, sur la même plage horaire, j’aurai juste écrit le titre de la première slide. Sauf que mon travail n’est pas ma passion : je le fais par hasard, y a des jours où j’aime ce que je fais, d’autres où je passe ma journée à chercher quelle formation je pourrais faire pour me tirer de là (ou des recettes de cuisine ou des cours de sport… ou n’importe quoi parce que j’ai pas envie). Peut-être que c’est juste moi qui ai une vision merdique du travail, un truc où tu dois t’y coller tous les jours, peu importe si c’est un jour plus ou un jour moins… En tout cas, depuis que j’ai mon rituel d’écrire dans le métro, j’écris un peu tous les jours, c’est facile, ça coule tout seul. Mais il est vrai qu’avoir ce métier à côté qui me ramène suffisamment de sous pour préparer actuellement mon projet voyage au Japon, peut-être ne suis-je pas prête à lâcher ça pour faire ce travail que j’aimerais tellement que j’aurais pas l’impression de travailler.

Le bonheur au travail

Peut-être ai-je choisi la mauvaise stratégie ?

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Le travail n’est pas le bonheur

Ces derniers temps, j’essaie de changer quelques paradigmes dans ma vie pour être le plus heureuse possible. Ca passe par un meilleur rythme de vie, une alimentation saine mais quand même gourmande parce que ça fait du bien, savourer les moments heureux… et me rappeler à chaque moment que je ne suis pas définie uniquement par le travail et que celui ne fera pas mon bonheur à lui seul.

bureau à niveaux

Mais que ça m’a l’air bien pratique cette petite chose !

Samedi, un candidat en mousse a jeté un “Je ne veux plus entendre qu’il est plus intéressant de faire autre chose que de travailler”. Genre, le mec qui a passé sa (relativement courte) carrière à fouler les moquettes épaisses des bureaux lambrisés éclairés par lourds lustres prétend nous expliquer ce qu’est le travail ? Laissez-moi rire. Mais passons sur Macron (je vous expliquerai peut-être un jour pourquoi je le méprise du plus profond de mon âme mais pas aujourd’hui) qui n’est finalement qu’un énième politique à brandir le travail comme solution à tout et revenons justement sur cette notion très bourgeoise de travail qui est la valeur la plus importante de votre vie.

Britney Spears dans le clip Work bitch

Britney photoshopée approves

J’ai plutôt de la chance : même si je ne fais pas le travail que j’avais prévu de faire étant jeune, je ne m’en sors pas si mal. J’évolue petit à petit, j’ai réussi à me débarrasser du community management (je vous expliquerai un jour à quel point je déteste ça… le jour où je serai certaine d’être bien sortie du social media)(enfin, je déteste pas le social media en soit, j’aime bien faire les planning éditos, par exemple, et réfléchir à une stratégie globale), je rentre de plein pied dans la social data, mon but étant d’arriver dans la digital data soit en rejoignant une équipe de planning strat, soit notre département études, soit une poste de data manager. C’est pas encore trop défini mais mon nouveau rêve de chichounette, ce serait de réaliser des études en partenariat avec des journaux, histoire de concilier ma carrière opportuniste et mes rêves de jeune fille. Je me suis égarée, là, non ? Bref, bon an mal an, je ne suis pas en larmes le matin quand je quitte l’appart, y a même des jours où je rentre le soir avec ce doux sentiment de devoir accompli.

se détendre

Marrant, pour illustrer cette idée de devoir accompli, je prends une photo qui raconte plus un côté « s’être libérée des tensions »

Mais je suis une chanceuse. A côté de ça, il y a tous ceux qui n’ont pas pu avoir de réelles carrières, par mauvaise naissance ou accident de la vie, mauvaise orientation, peu importe. Ils prennent le premier boulot qui leur permettra de boucler le mois sans trop finir dans le rouge, ils seront équipiers au McDo, caissiers au Leclerc, livreurs, ouvriers à la chaîne… Des métiers où l’on se lève souvent à 5h du matin, où on rentre au bout de sa fatigue le soir et… et où franchement, on n’a rien fait d’intéressant, intellectuellement parlant. Ne voyez aucun mépris dans mes propos vis à vis de ces métiers. J’ai été guichetière à la poste, j’ai trié du courrier aux petites heures de la matinée et… Ca a le mérite de payer mais une fois que t’as appris les 3-4 trucs à savoir, les journées s’écoulent dans une routine qui s’étire, s’étire, s’étire… le “bored out” si catastrophique pour ceux qui ont la chance d’avoir un boulot à priori intéressant, c’est le quotidien… et ça fatigue.

La fatigue au travail

Et ce n’est pas tout. Le travail, c’est quoi au fond ? J’ai un travail qui me permet de vivre plutôt bien, qui me prend 8h/jour à priori (plus par moment, moins à d’autres), soit un tiers de ma journée. Un autre tiers est censé me servir à dormir mais je suis plutôt à 6h, on va mettre mes divers temps de transport dans les 2h restantes… Quoi qu’encore, non, ce n’est pas du temps de perdu puisque c’est du temps de lecture le matin et du temps d’écriture le soir… Donc si on enlève les 14h de sommeil et travail, il me reste à peu près 10h… Tu veux dire que je suis censé m’en servir pour travailler plus ? Dans les faits, c’est un peu ce que je fais. J’écris, par exemple : ici et sur mon roman de Maja (j’en arrive à la page 50 !), je lis pour me cultiver et réinjecter mes savoirs parfois dans mon travail rémunéré, souvent dans mes écrits loisir. Mais comme je ne suis pas payée pour ça, ce n’est pas du travail ? Le temps que je passe à écrire ces modestes lignes et le temps que vous passez à le lire, c’est du temps gâché pour tout le monde ?

Perdre son temps

Et je ne parle pas de mes autres activités : le sport que je pratique régulièrement dont le yoga qui me permet d’affronter avec beaucoup plus de sérénité mon travail rémunéré, idem pour la sophro. Et puis le temps que je passe avec mon Victor, avec mes amis… Désolée, Manu, tu dois être bien malheureux dans ta vie pour croire que vivre est moins intéressant que travailler. Moi, vois-tu, j’essaie de gagner un max de temps libre pour que le travail ne soit plus le coeur de ma vie mais une parenthèse de 8h entre tous mes projets. Et tu sais quoi ? Je suis bien plus heureuse depuis que j’ai placé mes billes ailleurs. Surtout que le monde du travail, il me dégoûte de plus en plus. Je vous en parlerai un autre jour.

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Moi, je suis une bosseuse, je travaille 18/24 !

Et je ne t’envie pas. Mais vraiment. L’autre jour, en faisant un rapide tour sur LinkedIn (réseau qui m’insupporte de plus en plus… enfin, pas le réseau mais l’attitude des gens dessus), je tombe sur le CV de Marissa Mayer, présenté comme à peu près parfait. Je le mate et effectivement, la présentation est bien jolie mais… que vois-je ? Marissa met en scène son côté bosseuse “je bosse 18/24”. Et tu en es fière en plus ?

yahoos-marissa-mayer

Bon déjà, j’ai un peu envie de dire “mytho” ! Parce que cette déclaration rentre en conflit direct avec ça :

Une journée dans la vie de Marissa Mayer, une certaine idée de l'enfer

Si on considère que Marissa s’octroie 6h de temps libre sur sa journée de 24h (soit 25% d’une journée), comme se fait-ce que sur ce joli graphique, les moments vie privée (dormir, jouer avec ses 35 gosses et cuisiner) représentent visuellement près de 40% ? Et encore, je suis sympa, je considère ses activités dans les ballets de New York et de San Francisco comme du travail. Alors oui, elle dit qu’elle rêve du travail mais moi aussi, je rêve des fois de travail et ça donne “j’ai eu un putain de slogan : la tomate, ça tue mate !!””. Donc non, ça compte pas. Et puis même, si Marissa travaille 18h/24h, j’imagine qu’elle ne rentre pas chez elle à 16h… donc si je regarde le temps passé avec sa petite famille, une question s’impose : ils vont se coucher à quelle heure, ses mouflards ? Oui, la question du dodo pour adultes et enfants est l’une de mes grandes préoccupations dans la vie.

Une jeune femme dort sur une pile de dossiers

Bref, si je soupçonne Marissa d’être une petite menteuse et que ça se voit direct sur son CV (et puis on sait bien comment ça finit, les perfect Mums aux USA), je reste à m’interroger sur cette affirmation “moi, je passe les ¾ de mon temps au travail”. Mais qui ça fait rêver, sérieux ? Pas moi, je vous le dis direct et je recevrais quelqu’un m’annonçant ça, j’aurais tendance à pas le recruter. D’abord, je considère que passer 18h à bosser, ce n’est pas sain, au sens médical du terme mais surtout, comment tu veux être bon quand tu es physiquement cramé et que tu prends pas de respiration. Concrètement, comme je disais, je suis en train de glisser vers les études mais j’apprends un peu par moi-même, je teste, je tente (bien aidée par une formation excel qui m’a résolu pas mal de soucis, j’avoue)… Et des fois, je bloque. J’essaie mais j’y arrive pas. Alors que faire ? A un moment, faut sortir du truc. Selon l’heure, je descends faire une pause où je rentre chez moi. Le must neurones de mon côté, c’est d’aller faire du sport ou de prendre une bonne douche voire d’aller dormir, selon l’heure, évidemment. Parce que souvent, le problème n’en est pas vraiment un, c’est juste qu’à avoir le cerveau trop encombré de données qu’on cumule depuis le début de la journée de travail, on ne voit pas la solution. On sort de l’écran, on s’oxygène la tête et pop, ça vient tout seul.

révélation par la méditation

Mais oui, il suffisait de faire un SOMME.SI.ENS, suis-je sotte !! #passionexcel

Et puis le travail n’est pas toute la vie. Comment s’enrichir quand on n’est que consacré à son boulot. Oh oui, le travail est une source d’apprentissage, bien sûr, mais pas que. Parce que si je regarde la journée de Marissa, je note qu’elle ne lit pas, ne va pas au cinéma ni au musée (et je ne parle pas de sports, apparemment, pas d’oxygénation du corps), ses seules bulles d’oxygène sont son bénévolat pour les ballets (et je pense qu’elle reste dans l’administratif), cuisiner (à la limite, pourquoi pas) et faire des trucs en famille. Alors tu vas me dire, chacun sa conception de la vie mais ça pue le métro-boulot-dodo et le cerveau qui s’atrophie, cette histoire.

femme fatiguée avec oreiller sur la tête et masque sur les yeux

Les recruteurs sont, paraît-il, assez attentifs à la rubrique “loisirs” qui donne un éclairage différent à la personne. Je sais que, pour ma part, je manquais d’un sport collectif, mes loisirs étaient très individuels, voire solitaires (fitness, marche, plongée, yoga, lire, écrire… Que des trucs où on me fout la paix, quoi). Heureusement que je me suis mise au foot à 5 ! Mes loisirs ne sont pas là pour me faire devenir une meilleure salariée, je ne consacre pas mon temps libre à ma carrière (vision assez classique aussi du “je profite de mon temps libre pour monter ma propre boîte”… mais va te faire voir, sérieux), j’ai juste besoin de sas de décompression… et de vivre ma vie en fait. J’ai besoin d’être multiple : salariée, blogueuse, aspirante écrivaine de quand je m’y mettrai, tricoteuse très occasionnelle, grande rêveuse, globe trotteuse 5 semaines par an, footballeuse du dimanche, yoggi amatrice, tatie gaga…

petite fille en rose

Oui, Pivoine a bien grandi, elle est mobile désormais

Et vous savez quoi ? Non seulement je trouve ça sain mais je reste persuadée que le secret du bonheur, c’est de ne consacrer que 8h de sa journée à sa subsistance et le reste à se faire plaisir.

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A quoi bon ?

Depuis quelques temps (un an ou deux facile), je souffre d’un étrange syndrome que j’appellerai le “à quoi bon ?”. J’avais des ambitions par le passé : celles de faire des choses par loisir. Apprendre le russe parce que c’est une langue qui m’intrigue, apprendre à jouer d’un instrument de musique, prendre des cours de ci ou de ça… Jusqu’au moment où je m’interroge : à quoi bon ?

 

De zéro à Z, l’abécédaire de l’inutile, Plonk et Replonk

De zéro à Z, l’abécédaire de l’inutile, Plonk et Replonk

Ce syndrome semble être né le jour où je me suis trop prise au sérieux, niveau boulot. Je veux dire quand ma carrière est devenu mon moteur. Je me suis toujours définie comme une gentille carriériste, la fille qui vise la marche suivante de l’échelle sans pour autant se rêver au sommet. Et aujourd’hui, avec la connaissance que mon expérience m’a amenée, je confirme que j’ai pas envie du tout d’être dirigeante de quoi que ce soit, je n’y vois pas d’accomplissement personnel pour moi. Puis je suis bien trop nulle en léchage de boules pour arriver aussi haut. Je m’égare. Gentille carriériste donc, la fille qui bosse dur (et bien) pour progresser et commence à tendre toute sa vie en ce sens : je vais faire ça comme ça, ça m’apportera l’expertise bidule qui me permettra de faire ça ensuite. Bref, je virais fille la plus chiante du monde ou à peu près, ce qui se concrétisait par :

  • Apprendre le russe ? Bof, ça me servira pas, je le maîtriserai jamais assez pour que ça soit une vraie compétence
  • Un instrument de musique ? Non pas le temps, je vais lire des articles sur le social media et rêver que j’écris un blog sur le sujet.
  • Tout autre activité loisir : ça me servira pas.

 coloriage

J’essayais de dessiner les contours de l’expertise de ce que je souhaitais avoir. Tiens, j’ai un bagage pas mal dans l’univers du luxe et de la cosmétique, je devrais peut-être essayer de trouver une formation de parfumerie* pour maîtriser parfaitement le vocabulaire (j’ai jamais bien saisi ces histoires de notes de tête, de coeur et de fond. Je sais ce que c’est mais je ne peux pas dire si un parfum va me plaire ou non en fonction d’un bouquet garni de senteurs qui me font parfois froncer les sourcils)*. Et puis non, tiens, je veux devenir une pro du tourisme parce que j’ai envie de bosser pour une compagnie aérienne, tiens.

 A380

Et puis je me suis retrouvée quelque part dans les Philippines à regarder défiler le paysage quand j’ai eu la réponse. A quoi bon ? A se faire plaisir, à vivre de jolis moments. Quand j’ai commencé la plongée, je n’ai jamais pensé à un quelconque bénéfice pour ma carrière. Et dans les faits, il n’y en a pas : c’est juste pour mon plaisir. Pour moi. Parce que, bordel, ma vie ne se résume pas au boulot. Même si j’y passe certainement trop de temps mais ça, c’est un autre sujet.

 tortue-philippines

Alors ça suffit de plus avoir d’activités extraprofessionnelles parce que a) ça sert à rien dans l’absolu et b) j’ai pas le temps car trop de boulot. Le temps ça se trouve et si ça me fait plaisir et bah c’est tout bénéf. Alors voilà, décision number one de ce voyage : reprendre des activités extraprofessionnelles.

philippines

* N’empêche que ça reste intéressant

 

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Faut-il relancer ses proies sur les sites de rencontre

La question qui tue.

J’ai souvent comparé la recherche de l’amour à la recherche d’un travail tant je trouve cette métaphore pertinente, surtout sur les sites de rencontre. Mets ta plus jolie photo, ton parcours et tes loisirs en avant et envoie ta candidature à celles et ceux qui te séduisent. Tout pareil. Alors du coup, puisqu’il faut faire tout pareil, organisons un système de relance par mail des candidatures laissées sans réponses ! Oui… mais non.

spam

Un après-midi de juin 2012 (bon, en vrai, j’ai aucun souvenir de la date), je reçois un mail dans ma boîte spéciale site de rencontre m’informant que Loupdamour m’a envoyé un message. C’est étrange, ce pseudo me dit quelque chose, allons voir “3 semaines sans réponse, je suppose que c’est un râteau”. Et voilà comme quelques mots m’ont foutu bien à l’aise et bien de bonne humeur, merci Loupdamour ! Me sentant obligée de me justifier, je lui ai signalé qu’il était en couple et donc que je n’étais pas intéressée par ce type de relation, merci, bisous, au revoir.

le-boulet

Un autre mec m’envoyait régulièrement des messages, aussi du type “ah, enfin le week-end, je vais me reposer après une dure semaine à bosser. Je l’ai bien mérité ! Je vais sans doute aller me promener et aller au ciné avec mon fils. Et toi ?”. Heu, c’est à dire on se connaît ? Il y a une raison pour laquelle tu commences à me raconter direct ta vie ? Le pire est que j’en ai reçu une demi douzaine comme ça, ainsi que mes copines inscrites sur le site. Je n’ai jamais su si le monsieur se rendait compte qu’il m’avait déjà envoyé un bout de son blog quelques jours plus tôt mais là, c’est rhédibitoire : non merci !

blasée

En matière de séduction, s’il y a une chose que je ne supporte pas, c’est d’adresser une fin de non recevoir, je trouve ça toujours gênant. Personne n’a envie d’entendre “ouais écoute, Jean-Luc, t’es sympaaaaa mais ça va pas le faire. Oh et commence pas à me sortir le couplet de l’amitié et co, on est sur un site de rencontre et on sait très bien ce que ça veut dire”. Du coup, quand je sens que le gars ne va pas m’intéresser, je ne me fens pas d’un mail pour le lui dire surtout que mes goûts n’étant pas universels, le fait que j’ai pas super envie de me projeter avec lui pour une nuit ou pour la vie ne veut pas dire que personne au monde n’aura envie de lui. Je veux dire personne ne doit se remettre en question parce que je suis naturellement plus branchée Jon Kortajarena que Brad Pitt et que j’aime pas les mecs qui étalent leur fric sur leur compte ou parce qu’ils regardent les Anges de la téléréalité (bien que je doute que quelqu’un-e puisse indiquer regarder cette émission sur une fiche de site de rencontre en restant au 1er degré). Alors forcément devoir m’en expliquer devant cette personne qui a eu, certes, le courage de faire le premier pas m’agace légèrement. J’aime pas donner des coups, viens pas en chercher gratos.

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Alors vous allez m’objecter : “ouais mais peut-être qu’il/elle n’a pas vu mon message dans la masse et moi, je le/la veux vraiment parce qu’il/elle a tout ce que je veux, tout ce que j’aime, faut que je retente, des fois que…”. Oui alors je n’ai pas les stats de messages non remis sur les sites de rencontre mais je doute qu’il y en ait tant que ça. Alors oui, tu pourrais recontacter en envoyant un message tout neuf mais si la personne se souvient de ton pseudo, ça risque de légèrement l’agacer d’avoir l’impression que tu bombardes toutes les personnes du coin sans faire attention si tu as déjà contacté la personne ou pas. Le pire étant de renvoyer le mail à l’identique, rappelant vaguement à votre proie ces mails de Marie Voyance qui vous écrit car vous êtes en grand danger. Oui, oui, oui.

voyance

Bref, si votre cible ne répond pas, ce n’est tout simplement pas la bonne. La vie est ainsi faite mais pas de panique : une porte se ferme, une autre s’ouvre. Comme disaient les jeunes à l’époque, Next !

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Mets-toi en danger

Depuis quelques temps, je passe beaucoup de temps sur LinkedIn car c’est la meilleure source d’infos sur mon métier, devant Twitter (où les infos sont noyées au milieu de tranches de vie qui n’intéressent que leur auteurs et jérémiades sur à peu près tout ou n’importe quoi). Mais comme tout réseau social, il y a ses récurences, du test d’intelligence avec un calcul (à priori) simple ou le fameux « trouvez l’errreur » pour un peu se faire mousser en mode « je suis trop intelligent, tavu ? ». Mais surtout, sur LinkedIn, ce qui marche à mort, ce sont les mantras sous forme de carton dont celui qui me turlupine depuis quelques temps :
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Puis en mai, je suis partie à Oman, donc. Et dans le magazine « Néon« , que je recommande au passage, que vois-je ? Un article sur la nécessité de l’échec. Et là, ça fait tilt dans ma tête. Je dois me mettre en danger. Au pire, je me plante et j’apprends. Au mieux, je réussis et je me surprends.
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Alors se mettre en danger, c’est bien mais je fais quoi ? Pas de tentative de funambulisme au dessus du Grand Canyon, non. Rien qui compromette ma carrière non plus, faut pas déconner. Donc je vais tenter des trucs qui me parlent pas… dans mes loisirs. Il faut dire que j’ai toujours choisi des activités dans lesquelles je sais avoir des facilités : la natation (hyperlaxie mon amour), la plongée (aquaphilie bonjour), le chant. J’ai vite laissé tomber le violoncelle car je me pensais nulle ce que, objectivement, je ne pouvais mesurer, étant en cours individuel. Je bave d’admiration devant les tableaux de ma mère qui devient vraiment excellente en peinture mais je pars du principe que je ne saurai pas le faire. Peut-être ai-je raison. Peut-être ai-je tort ? Qui sait ?
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Tout ceci est la conséquence de trois défauts :
– le manque de confiance en soi : inutile de détailler, je n’ai pas toujours (c’est même assez rare) confiance en mes qualités même si j’ai déjà réussi à me guérir de mon syndrome de l’imposteur. Enorme pas en avant.
– ma patience : je veux réussir tout, tout de suite, sinon ça me saoule. Je décrète que je suis nulle et point.
– ma paresse : j’ai des facilités, je me repose dessus.
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Ainsi, lorsque je suis allée voir un médecin généraliste-médecin du sport-osthéopathe et peintre en bâtiment à ses heures perdues, il me regarde 30 secondes et me fait « ah, une hyperlaxe ». Ah oui, en effet. Au bout de quelques manipulations, il soupire « quel gâchis : avec votre hyperlaxie, vous auriez dû être une athlète de haut niveau. Saviez-vous qu’Usain Bolt, Federer, Nadal… tous des hyperlaxes ». Rah putain ! J’aurais pas été aussi feignasse plus jeune, je serais peut-être millionnaire en ce moment, à me dorer la pilule sur un yacht au large de la Sardaigne… Bon, pour être tout à fait honnête, j’ai fait 3 ans de tennis et j’étais complètement nulle, j’ai réussi à aller jusqu’à la balle orange mais sans doute par pitié. Mais tout ça me travaille : j’ai tellement été pas sportive pendant 27 ans de ma vie que j’ai jamais envisagé que j’aurais pu réussir là -dedans étant jeune. Et je n’ai pas vraiment essayé puisque après le tennis, je suis passée au tir à l’arc. Où je n’étais pas très douée à cause de l’item « impatience » qui me rendait incapable de viser longtemps. Et le manque de muscle qui me faisait trembler si j’essayais de toute façon. Peut-être que si j’avais cherché à sortir de ma zone de confort, je serais une athlète aujourd’hui. Ou autre chose, qui sait.
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Alors une décision s’impose : si je couple ça à mon besoin de m’affirmer, je l’annonce, à la rentrée, je ferai des arts martiaux. Je sais pas encore lequel mais je vais me renseigner. Et si j’y arrive, je tenterai autre chose. Et puis j’écrirai enfin un truc que je balancerai à des éditeurs. Je finirai bien par provoquer un échec, apprendre… Et finir par réussir. Joli projet.

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Trop de loisirs tue le professionnalisme ?

Je vous racontais l’autre jour que j’aimais mettre à jour la partie loisirs de mes CV. Alors au chapitre lecture, qu’aime-je lire en ce moment ? Puis on va mettre plongée, chant (chorale). Voyages ? Je pourrais, avec mon nouveau blog de voyage et tiens, faudrait que je le rajoute…

Je suis une touche à tout limite hystérique qui veut tout faire, tout le temps. Plongée, chorale, langues, loisirs créatifs… Et je vous parle pas de tous les sports qui m’appellent comme le yoga ou le kayak et je serais pas contre quelques baptêmes aériens (parapente, paramoteur). J’aimerais aussi faire des ateliers artistiques pour prendre la confiance. Non parce que moi, je veux bien coudre mais je serais plus à l’aise si on me montrait quoi. Entre tout ça, j’aimerais bien écrire aussi… Bref une sorte d’hyperactive même si j’ai parfois du mal à passer de l’envie à l’exécution.


Dans ma petite tête de salariée, ma rubrique loisirs veut dire « fille polyvalente qui n’hésite pas à se lancer dans de nouvelles activités et qui a su trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie privée ». Mais est-ce que pour un recruteur, ça veut pas un peu dire « fille dispersée qui ne fera aucune heure supp parce qu’elle a un cours de poterie ou de yoga onsaitpasquoi. Laisse tomber ». Trop de loisirs tué le professionnalisme ?

Lors d’un stage en 2006, j’avais discuté avec une femme mariée de 30 ans qui m’expliquait qu’elle avait du mal à trouver du boulot car jeune mariée sans enfant sous entend congé maternité dans les prochains mois. Ce qui est discutable en soi, une femme n’a pas obligatoirement une horloge biologique greffée dans le bide mais passons. Du coup, elle avait fini par omettre de signaler son statut marital. Gonflant.


Un enfant, c’est un peu comme les loisirs : si t’en as, tu ne consacreras pas à vie à l’entreprise et c’est gênant. D’une part, je ne considère pas qu’un employé corvéable à merci et qui a limite son sac de couchage sur place soit un bon employé. Si je prends mon cas, il m’arrive de terminer tard sauf qu’arrive le point de non retour, celui où mon cerveau lâche l’affaire. Je me souviens d’un soir, un vendredi, où j’étais déterminée à venir au bout de ma to do list. Ce n’était pas un impératif en soi : tu sais bien que si tu envoies un document le vendredi après 19h, le client ne le lira pas avant le lundi 10h (au mieux). Mais bon, je n’avais rien de prévu ce soir là et ça me permettait de partir sur autre chose le lundi matin. Sauf que vers 19h30, bug du cerveau qui ne produit plus qu’une bouillie de mots fade et sans réel intérêt. Continuer à tout prix pour tout reprendre lundi ou s’arrêter ? Comme dirait ma sœur « non mais le doc, il n’est ni fait ni à faire ! ». Mon corps est formel : la journée de travail est terminée. D’un autre côté, 19h30 un vendredi soir, c’est pas déconnant de rentrer.


Quant à mon incapacité de rester tard un soir à cause de mes activités ? Ben si j’ai pas le choix, je reste. Les nocturnes doivent rester exceptionnelles mais je ne lâche pas le gouvernail pour un cours de chant ou de plongée, même si ça me met en colère sur le coup. Parce que je ne suis que salariée, que je paie moins de 2500 € d’impôts et que le monsieur en numéro privé n’a même plus voulu me parler des que j’ai annoncé ce fait. Donc comme je disais dans mon article sur la génération Y, je rends ce qu’on me donne et surtout, j’équilibre ma vie. Parce que si un jour, un pan s’effondre, le seul sur lequel j’ai misé, je me retrouve sans rien. Et là, c’est officiellement la merde.

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La semaine de 8 jours

Discussion entre collègues lors d’une pause, Salima nous expose sa théorie de la semaine des 8 jours et je trouve ça tellement génial que j’ai décidé d’en faire un article pour promouvoir cette théorie. Ouais, je fréquente des gens intelligents, moi. Voici donc la théorie :
– une semaine travaillée de 4 jours, c’est la course, on doit faire en 4 jours ce qu’on fait en temps normal en 5. Donc la semaine 4 jours travaillés ne colle pas. Et prendre un 4/5e, ça fait des sous en moins.
– un week-end de 2 jours passe trop vite. Trois jours permettraient de 1/ passer un jour à ne rien faire d’autre que de se reposer, 2/ sortir faire la fête et 3/ faire son ménage et son administratif.

5+3 = 8, le chiffre magique d’une vie équilibrée. Voilà, voilà, c’est ça qui me la que dans ma vie, ce 8e jour pour se reposer. Moi, je le crois pas que Dieu a créé le monde en 7 jours, on nous a caché le 8e jour, celui où, pour se donner du courage avant de terminer son oeuvre, il est allé faire la fête. Non mais je vous résume mes trois premiers week-ends de décembre :
– week-end 1 : AG de la plongée puis anniversaire de Loxy_more. Couchée 3h, ménage le lendemain.
– week-end 2 : osthéo à midi, shopping-balade avec Anna, soirée anniversaire d’Isa Rousse, couchée à 3h du mat chez Anaïs. Lever 13h, papote jusqu’à 17h30, retour chez moi vers 18h30.
-week-end 3 : soirée de la plongée le vendredi soir, nuit chez Anna, brunchounet chez elle, petit shopping avec elle, courses du week-end puis retour chez moi vers 18h. Dimanche ménage, visite d’un pote de 16h30 à 19h.

Et là, je te pose la question : c’est quand que je :
– écris pour le blog
– travaille sur des projets annexes
– me mets à la couture
– tricote
– avance dans mon roman.

Bon, j’ai peut-être trop de projets persos… Mais avec la semaine de 8 jours, je pourrais me permettre d’avoir tous ces loisirs et l’argent de mes 5 jours de travail. Imaginez comme nous serions heureux dans cette configuration. Après 5 jours de dur labeur, trois jours, trois jours entiers pour récupérer, faire des choses, profiter de ceux que l’on aime. C’est tellement évident que c’est la solution.

Alors unissons nous camarades. Prenons nous la main et réclamons d’une seule et même voix la création de ce 8e jour que nous appellerions Neptedi par exemple. Là, on a une ouverture, on court tête la première vers l’effondrement de notre système actuel alors c’est le moment idéal pour agir, proposer notre idée, attendre que tout s’écroule et en faire u axe de notre recontruction. J’y crois, nous pouvons avoir une vie équilibrée entre travail et vie privée ! Oui ! Rejoignez-nous ! Levez-vous et dites oui au Neptedi !

Non mais sérieux, depuis que Salima m’a suggéré cette idée, je trouve tellement que c’est la solution rêvée pour sortir de ma perpétuelle frustration de ne pas avoir de temps que j’ai envie ce croire qu’on appliquera ça un jour. Un jour de mon vivant de préférence.

Bon, je crée la page Facebook de l’idée, vous êtes chauds ?

 

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L’ être d’embauche

Par Lucas
 
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
 
Jeune diplomé de la Business Cool de Reims, je souhaite bien évidemment ne pas pointer au chomage suite à cette « formation de qualité ».
 
63% de mes condisciples (en un seul mot) ont trouvé l’an dernier un emploi avant d’être diplomé. Notamment lors de la « Journée Entreprises » menée par l’école mais aussi grâce au Salon des Hauts Potentiels. Soit dit en passant, cet intitulé suscite mon hilarité benoite et un brin condescendante. Sauriez-vous me définir un « haut potentiel » . L’an dernier j’ai fait le test au Palais Brongniart et sur 53 personnes interrogées (« Bonjour, en quoi vous pensez être un Haut Potentiel ? »), 52 m’ont répondues« Parce que j’ai fait un Bac + 5 » et seulement 1 m’a dit : « Parce que j’me sens moins con que la moyenne ».
 
Sic Transit Gloria Mundi…
 
Mais revenons à ce qui va être notre avenir commun. Ou pas…
 
Je ne vous dirai pas que les cuisines Rowenta me font rêver la nuit et que la fonction d’Assistant Marketting Produits Dérivés suscite en moi des orgasmes comparables à ceux
engendrés par une pin up.
 
Je ne vais pas vous raconter de blagues sur les motifs qui pourraient vous inciter à me choisir. Si je postule pour ce job les raisons sont très simples et ne méritent même
pas un phrasé ampoulé :
 
– je ne suis pas débile et je peux donc répondre à vos attentes. En disant celà, j’applique tout bêtement un slogan publicitaire de je ne sais plus quelle boite : « Lucas,
le bon sens en action ». Bah oui, on va pas jouer les faux modestes quand on est là pour trouver un djeub.
 
– mais la raison principale qui m’anime c’est bien entendu le Salaire, l’argent, la tune, le fric, la maille. 36K€, c’est la moyenne des 1ers salaires à la sortie de
Reims Manadjemeunte’s Cool. A croire que les embaucheurs payent seulement la marque parce que je peux vous garantir qu’il y a de gros boulets autour de moi. Pardon qu’avez vous dit?
C’est moi le gros boulet ? Pfff…
 
– Bah en fait j’ai pas d’autre motivation que le salaire. Faut pas chercher, les cuisines Rowenta, c’est pas glamour.
 
Sur les raisons qui pourraient vous inciter à me choisir, je vais vous laisser jeter un coup d’oeil rapide à mon cévé, notamment les cases experience professionnelle et
études. Non parce que je sais bien que la première chose que vous lisez, c’est tout ce qui est Loisirs et Divers. Ouhai ouhai ouhai, on me l’a fait pas à moi. D’ailleurs vous noterez bien que je
vous ai facilité la vie, je vous ai mis les loisirs tout en haut de la page. Eh ouhai, pas con le frelon. 
 
Remarquez neanmoins que ce CV a été édulcoré, pomponné, épousseté, stereotypé et surtout sterilisé avec une prof de « Developpement Personnel ». Un CV qui est
devenu, parait-il, accrocheur, riche et séduisant et qui me parait surtout banal, générique et emmerdant.
Vous noterez d’ailleurs que j’applique skeurupulusement la loi et que j’ai scotché tout en bas en bas le fameux sticker en caractères gras: LIRE TROP DE CV TUE.
 
En esperant pas vraiment que vous me répondrez parce que voila quoi : Rowenta, paye ta mission pour  être motivé et aller bosser en étant heureux le matin,
 
Je vous souhaite bon courage avec tous les candidats stereotypés, pusillanimes et main stream que vous allez devoir affronter dans les heures et les jours à venir.
 
Et si vous êtes une femme je vous fais un bisou.
 
Humainement,
 
Lucas d’Amore.
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