Doit-on se rendre à une soirée spécial célibataire pour la saint Valentin ?

Jeudi soir, salle de sport, Anaïs et moi discutons autour d’un café en attendant de pouvoir accéder aux appareils. Soudain, elle m’explique qu’elle a reçu un mail sur On va sortir à propos d’une soirée de célibataires le soir de la saint Valentin. On y va avec Anna ? Mouif, je sens un peu le faux plan.

Il est vrai que j’ai jamais été Saint Valentin, peut-être parce que mes histoires d’amour commencent en général début février ce qui rend la St Valentin inutile à fêter. Peut-être pour mon côté connasse snobinarde qui n’aime pas ce que la majorité des autres aiment. Mais bon, j’ai parlé moult fois de la Saint Valentin, passons sur ce point pour en venir au fait : cette soirée pue.

Sur le mail reçu par Anaïs, l’organisatrice explique que y a quasi que des mecs donc qu’elle n’hésite pas à venir accompagnée de copines. Sauf que je me pose la question : quel type de mecs risque-t-on de rencontrer à cette soirée ?

De prime abord, j’ai pensé aux désespérés de l’amour. Là, ça vaut pour les deux sexes, ce fut ma première réaction : « Non mais tu trouves pas que ça fait désespérées ? ». Bon, ok, en ce moment, avec Anna, on est un peu en mode « trouvons nous un mec, oui, mais comment ? ». Non parce que moi, jez veux bien un mec mais pas le premier venu et je ne suis pas sûre de trouver un mec qui me correspond à une soirée réunissant ceux qui ne sont pas montés à temps sur le paquebot de l’amour et qui tentent de le rattraper à la rame. Même si des fois, les paquebots, ça coule. Un jour, je ferai une anthologie de mes métaphores et vous voterez pour la pire.

Mais les désespérés ne sont pas les pires spécimens de cette soirée. Après tout, leur principal défaut est d’avoir l’ego en lambeau et une possible aigreur au bord des lèvres parce que « les femmes sont de pauvres connes qui se font avoir par des connards alors que moi, je suis gentil et aucune fille ne veut de moi ». Non, les pires, ce sont les queutards à la recherche d’une fille désespérée qui cédera à la moindre avance. La Saint Valentin, c’est le Noël de tous les Barney Stinson de la Terre, un soir où les célibataires, victimes du violent lobbying des fleuristes et chocolatiers, se sentent rebuts de la société, des petits boudins impropres à la consommation. Pour peu qu’un mec pas trop mal débarque, ça va être la fête du string. Alors soyons clairs, je ne suis pas contre une petite partie de jambe en l’air, hein, mais à la base, tu sens que la soirée est faite pour ceux qui ne supportent pas le célibat.

Alors du coup, j’hésite. Parce que bon, au pire, on passera la soirée entre nous trois et ce sera forcement bien. Et peut-être que ce serait intéressant de voir si j’ai raison ou non sur la typologie des gens en présence. Mais d’un autre côté, j’ai toujours trouvé un peu pathétique les célibataires qui font un truc le soir de la Saint Valentin pour faire partir d’une fête qui ne les concerne pas. Déjà que je la fête pas quand je suis en couple…

Bon, je vous laisse, je dois aller voler un enfant en prévision de la fête des mères.

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Il n’y a pas d’âge pour les râteaux

Par Lucas

Aujourd’hui, j’ai eu un rendez vous médical avec une femme dont je suis un peu amoureux. Comme c’est l’une des dernières séances, je lui ai demandé si je pouvais « dire au revoir à Mademoiselle Through, dire bonjour à Célia » et l’inviter au resto. Elle m’a répondu que ce ne serait pas « déontologique ». Vie de Merde.

Pourquoi je dis ça ?
Parce que ça m’agace qu’on me réponde un truc pareil alors que j’ai attendu des semaines et des semaines pour lui proposer ce resto. Afin, justement, que nous ne soyons plus dans une relation de patient à thérapeute. Donc, en somme, ce qui me fait râler, c’est le fait qu’elle ne me dise pas clairement « non tu pues » ou « non, je n’ai pas d’atomes crochus avec toi ». Histoire que je sache à quoi m’en tenir. Qu’elle se camoufle derrière un paravent de conventions, ça me fait ronchonner… Surtout que, ce que j’adore chez elle, c’est son coté sincère. Et bah là, je tombe de haut…

Quelque part, se prendre un râteau, c’est se remettre en question… Sur sa place, sur ce qu’on est, sur ce qu’on veut. Je ne compte pas le nombre de râteaux pris de plein fouet où j’ai quand même cherché à aller plus loin et où ma ténacité a fonctionné. Petite pause dans cette bafouille, allez donc voir cet extrait de Manuale d’Amore : c’est tellement ça !!


Et pour revenir à la question de l’être, je me dis que ca rejoint toujours la dimension du paraître. Est-ce que le personnage public de Lucas, joué sur la scène du théâtre social correspond à ce qu’il  a, au plus profond de lui-même, ou bien est-on à 1000 milles de la vérité ? Bah oui ! Illustration….

J’ai trouvé récemment avec l’aide d’une super conseillère RH, ce que je voulais faire de ma vie. De la Communication Stratégique (purée comme c’est beau ces titres ronflants). Pour résumer, disons que c’est de la communication instrumentalisée pour conforter les interlocuteurs dans leur image de la boite et de ses valeurs (mais là les gens intègres vont me dire que la com n’est pas une fin
en soi et que c’est déjà un instrument, un outil, un moyen, certes, certes…).On est pas loin du lobbying et.. Bref.

En fouillant un peu ce marché histoire de mieux le comprendre, je suis tombé sur une phrase très vraie et qu’on peut surement extrapoler pour expliquer mon râteau, je cite

« Entre
Ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous avez envie d’entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous avez envie de comprendre
Ce que vous comprenez,
Il y a 10 possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même… »

Cela veut-il dire que dans la séduction il n’y a pas de place pour le parler vrai et la sincérité ?
Cela veut-il dire qu’il faut se conformer à des schémas convenus, ne pas sortir des sentiers battus ?

Je refuse cette sclérose plaquée par la force implicite du qu’en dira t-on et par la peur de donner une mauvaise image.
Sommes-nous en train de rentrer dans une société de façades où il faut montrer un paraitre idéel et fallacieux tout le temps ?
Les relations sociales sont-elles appelées à être encore plus consensuelles ?
Les esprits singuliers et iconoclastes vont-ils devenir des marginaux ?

Bon, heureusement pour moi, samedi soir j’ai vu la coloc d’un copain que j’avais entraperçue à Odéon le jour où elle passait son examen pour rentrer dans l’appart. Je vous parle d’elle parce quencette demoiselle est une bonne occasion pour renouer avec le jeu de la séduction plus ou moins implicite, plus ou moins volontaire. De l’art délicat d’être en intelligence avec la donzelle… Bon, si
ça se trouve un jour, en France, on va en arriver a cette scène mythique de « Mensonges et Trahisons »… Allez, tiens,  je vous laisse là-dessus…

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Que c’’est indécent !

La vie est une chose vraiment curieuse. En ce moment, je ne cesse de m’émerveiller sur les surprises qu’elle me fait. Enfin, mon ange gardien s’est réveillé et là, il se fait pardonner des looses subies depuis octobre. Après 6 mois de sales coups, là, je cumule les coups de chance.

 

Donc, il y a trois semaines, je commençais un CDD et j’en étais plutôt contente. Un boulot dans le journalisme, c’était rêvé. Mais voilà, au bout d’une semaine et demi, je retrouve mes vieilles angoisses : après, je fais quoi ? On arrive au mois de mai, c’est bientôt les vacances DONC les DRH s’en foutent de ma candidature, ils verront ça plus tard. Dois-je griller ma super idée de candidature maintenant ou attendre septembre ? Et je fais quoi en attendant ? Je commence à me dire que je vais faire de l’interim en attendant septembre de pouvoir me réinscrire à la fac et faire des stages au besoin. Mais m’inscrire en quoi ? Maman, au secours, je suis perdue ! Donc, je commence à emmerder ma sœur : faut qu’on se voie, faut qu’on mette un plan sur pied. Oui, j’ai promue ma sœur « agent de la Nina ».

Jeudi, avant dernier jour de travail, je fais tranquillement mon boulot en vérifiant de temps en temps mes mails. Là, je vois un mail d’un dénommé Simon Jospin intitulé : « stage, urgent », en gros. Je jette un œil, le CV des gens avec qui je vais travailler me pousse à répondre de suite : CELSA, HEC, Science Po (Paris), oh pinaise ! Je VEUX ce stage. Donc je réponds aussi sec : « je suis disponible à partir de demain mais attention à la convention de stage, j’en ai pas ». Une heure plus tard, Simon me remercie de ma réponse rapide et me dit qu’il me recontacte dès que possible.

Le lendemain, alors que je commençais à désespérer, « tititit », mon téléphone sonne, un numéro que je ne connais pas. C’est mon ami Simon ! Il veut me voir de suite, il me propose un entretien samedi mais je refuse : je préfère passer ma journée avec Alex. Donc rendez-vous est pris pour lundi. Lundi matin, téléphone : Simon m’annonce que le rendez-vous est avancé de 30 mn et que je ne le verrai pas puisqu’il travaille (il est avocat). J’aurai donc rendez-vous avec Michel et Karima, deux autres membres de l’association. Comme j’étais prête, cette petite demi-heure ne me gêne pas. J’enfile mon tailleur (oui, j’aime bien mettre des tailleurs donc j’en profite), mes chaussures à talons (là, j’aime moins) et c’est parti. Je trouve le lieu sans trop de problème, j’appelle Michel qui m’introduit dans un appartement, il me présente Karima. Bon, désolée de faire de la discrimination physique mais ces deux là ont une bonne bouille, ce doit être de jeunes trentenaires qui ont l’air d’avoir 25 ans à tout casser. D’ailleurs, à la fin de l’entretien, quand je parle des difficultés que je peux rencontrer à cause de ma tête de Bisounours (disons qu’on me prend toujours pour la petite stagiaire de 20 ans) et Michel me fait : « Ah ben, on a le même problème ! ».

Première phase : qui sont-ils ? Une association qui sera créée dans les prochains jours mise en place par des gens brillants. Leur mission en gros : aider les jeunes à se faire une place dans les milieux politique, économiques et syndicaux. Donc ma mission : une revue de presse quotidienne sur le sujet, faire du lobbying auprès des partis, entreprises et syndicaux, s’entretenir avec des universitaires sur le sujet… Dans mes yeux, des étoiles s’allument. Je vois mon carnet d’adresse qui se remplit. Je vois une envie de m’investir. Je vois des articles passionnants. Je vois des rencontres avec des gens hautement cultivés et intéressants. Ok, c’est vendu, je veux être prise.

Deuxième phase : qui suis-je ? Ah, partie que je commence à maîtriser. Je balance mon press book qui impressionne toujours un peu (oui, en trois ou quatre ans, j’ai multiplié les expériences mais je dois le refaire). J’explique que je suis une grande curieuse qui adore découvrir de nouveaux horizons, d’où mon CV assez particulier (en gros : du sport, du local, du féminin, des relations internationales, de l’universitaire…) mais je détaille. Je suis trop jeune pour m’enfermer dans un style et j’adore m’attaquer à de nouveaux domaines. J’ai une grande capacité d’adaptation et je suis opiniâtre, ça tombe bien. Rien ne me fait peur. Karima m’explique que je dois gérer la rédaction ET la communication, faire la journaliste et l’attachée de presse. Là, grand sourire : « oui, en temps normal, journalistes et attachées de presse ne s’aiment pas. Moi, au contraire, ça me plaît de coiffer plusieurs casquettes. Au niveau de l’expérience, c’est idéal. » Bon, j’avoue, je suis super motivée donc c’est facile de rebondir sur tout ce qu’on me dit pour m’exclamer : « ah ouais, super, je veux ! ». Bon, il y a le petit souci de la non-convention de stage mais on verra. J’explique que je comprends leur démarche : j’ai des amis dans la politique, j’ai connu les syndicats étudiants et à peine sortie de là, j’ai découvert le monde du chômage. J’ai fait un tabac, d’ailleurs, avec la phrase : « J’ai quitté le monde universitaire pour entrer dans celui du chômage », ça les a fait mourir de rire. Comme je suis trop drôle comme fille, je le fais même pas exprès.

Phase trois, la plus surprenante. Mes deux nouveaux amis me disent :

« Maintenant, on va te laisser cinq, dix minutes pour préparer une interview de Michel.

Oui mais sur quel sujet ?

Ben, sur l’association. Mais tu dois faire une interview négative, genre notre association ne sert à rien. Fais ton Fogiel ».

Donc me voilà seule pendant dix minutes et je me prépare à faire ma chienne. En gros, je passe en mode : les jeunes ne sont que des sauvageons qui pètent tout, qui en ont rien à foutre de la politique, de toute façon, et dès qu’on leur propose des solutions pour trouver du boulot (CPE), ils crachent dessus. Nina, odieuse journaliste réac, c’est moi. L’interview commence mais soudain, le ou la candidate suivante appelle donc Michel nous abandonne quelques minutes et Karima me fait :

« Mais tu écris quoi, là ?
Ben, les réponses qu’il me donne.
Ah bon, tu notes tout ?
– Ben oui, on me dit de faire une interview, je le fais à fond. »

Bon, bref, fin de l’interview, on en parle un peu. Michel maîtrise parfaitement bien son discours et me renvoie tous mes arguments à la figure sans la moindre agressivité. Les propos sont simples et cohérents, j’apprends pas mal de choses sur leurs objectifs et l’association, ça me rassure. Le but n’est pas de foutre les vieux dehors mais de permettre aux jeunes d’avoir une représentation équivalente à leur poids dans la société. Je dis :

« Oui, enfin, les questions que j’ai posées doivent être assez classiques.

Ah non, non, pas du tout, certaines ont été très surprenantes ! »

Bon, j’ai essayé de mettre au max des références d’actualité pour montrer que j’avais un peu de culture.

On se sépare là, Michel m’explique qu’ils m’appelleront mercredi pour me donner la réponse car je ne suis pas la seule sur les rangs, une autre personne attend d’ailleurs dans la pièce voisine. Merde, je croyais être la seule sur les rangs. Je pars, plutôt satisfaite de moi-même. Même si j’ai un peu peur de ma non convention de stage, je l’avoue.

Mercredi, 13h, téléphone sonne. C’est Alexandre : « t’as pas de nouvelles ? ». Bah non. 15h30, pas de nouvelles, pas de mails. 16h, toujours rien, c’est le désert. Enfin, le téléphone sonne, je sais que c’est Michel mais mon téléphone refuse de fonctionner. Enfin, on arrive à communiquer et là, il m’annonce la nouvelle : « on voudrait que vous rejoigniez nos rangs ! ». Yes !! En résumé : j’ai été la meilleure. Aujourd’hui, premier déjeuner avec mes nouveaux collègues, j’ai hâte. Je suis extrêmement motivée, ce stage est une chance en or. Je commence de suite et ce jusqu’en septembre, je serai payée 300 euros par mois. C’est pas énorme mais entre un boulot rémunéré n’ayant aucun rapport avec mon métier et ce stage, il n’y avait même pas à hésiter.

Depuis toujours, j’ai pu compter sur ma bonne étoile. Elle avait un peu disparu pendant 6 mois mais là, elle brille à nouveau : vie pro, vie privée, tout me sourit. Bon, il y a une petite ombre au tableau puisque le médecin a confirmé que ma mère avait un lupus mais c’est la forme bénigne de la maladie. Normalement, avec les médicaments, ça ira. Elle a également un accident en sortant de la clinique où elle venait d’apprendre le diagnostic mais seule la portière a morflé (et le malus, aussi, ça fait le deuxième accident en un mois où elle est totalement en faute). Rien de grave, en somme mais quelque part, ces ombres me rassurent un peu. Tant de bonheur, c’est limite indécent.

 
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