Mémé dans les orties d’Aurélie Vallognes

Ceci n’est pas le roman épouvantable dont je parlais quelques jours plus tôt mais un roman, Mémé dans les orties, que… ben j’ai pas aimé. Alors qu’il a bien fonctionné, que les gens en parlent en bien, un peu comme Le mec de la tombe d’à côté, Les gens heureux lisent et boivent du café, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire… Il semblerait que je n’aime pas ,les romans dont le titre est une phrase.

Mémé dans les orties d'Aurélie Valognes

Alors plutôt que de vous raconter l’histoire (celle d’un vieux ronchon, j’aime pas les histoires de vieux non plus manifestement), je vais essayer d’analyser un peu ce qui m’a déplu même si j’avoue que c’est absolument personnel. Mais dans ma démarche de “retiens ce que tu n’aimes pas pour ne pas reproduire », ça me paraît essentiel. Cependant, ce roman, il est pas désagréable en soi à lire, je l’ai trouvé peu utile mais je comprends qu’il puisse plaire, je ne le déconseille pas absolument. Et je reconnais à Aurélie Valognes une très jolie plume tout en admettant qu’il est possible que je sois partie avec un mauvais à priori à cause du vieux qui voulait pas fêter son anniversaire (mais ma maman n’a pas aimé non plus, on est trop pareilles sur nos lectures).

Mariage de vieux

J’identifie trois problèmes majeurs dans ce roman :

– Les personnages pour lesquels je n’ai aucune empathie. Aurélie Vallognes a voulu peindre des personnages hauts en couleur et pour le coup, c’est réussi. Mais j’ai globalement envie de les baffer notamment le héros principal, une petite fille extrêmement mal élevée (et écrite par une personne qui ne fréquente pas d’enfants, vous savez, ce genre d’enfants insupportable qui parlent comme des adultes, même qu’on leur dit toujours qu’ils sont très mûrs pour leur âge. Non, des enfants sont des enfants, si vous voulez qu’ils agissent en adultes miniatures, réécrivez votre personnage en adulte) et la “méchante” de l’histoire mais là, c’est plutôt une bonne nouvelle. Mais du coup, quoi qu’il arrive aux personnages, je m’en fous assez vu que je n’éprouve pas d’empathie pour eux.

Enfant surdoué

– Les rebondissements absolument forcés : ou comment certains personnages changent de personnalité en deux pages pour les besoins de l’intrigue.

Double face Batman

– La beaucoup trop happy end. Je n’ai rien contre les happy ends en soit même si j’aime moyen ça mais pourquoi pas. Sauf que là, c’était toooooo much genre vraiment vraiment trop. Ca m’a rappelé ma prof de français de 4e qui nous avait demandé de faire une rédaction “écrire la suite de Malataverne”, un roman que je n’ai pas du tout aimé à cette époque là (mais j’avais 13-14 ans et j’en ai un souvenir brumeux). Je m’étais ramassé un 9 parce que j’avais tué tout le monde, tranquille. Un autre élève avait également eu une note similaire car pour le coup, il avait ressuscité un mort peperlito en nous expliquant qu’on pouvait défoncer le crâne de quelqu’un sans que ce soit mortel parce que le truc blanc qui en sort, c’est peut-être de la lymphe… La prof ne nous avait pas mis la moyenne car on était tous les deux “trop”, trop blanc ou trop noir, ce qui rendait le récit peu crédible. Faudra que je vous fasse un article sur cette prof, d’ailleurs. Mais là, voilà, c’est trop guimauve, ça donne un peu envie de vomir.

Candy Bar

Après, l’avantage, c’est qu’il est court, je l’ai lu en quelques jours à peine, il sera parfait pour votre prochain trajet en train. Et je serais très intéressée par vos avis car j’ai dû manquer un truc (ou j’étais trop fatiguée, ça me semble un peu crédible en ce moment)

 

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Au fond de l’eau de Paula Hawkins, le bon polar de vacances

(Pour ceux qui ne partent que maintenant). Je suis une fille rarement à la page, je ne me précipite pas sur les nouveautés littéraires à quelques exceptions près mais pour une fois, j’ai lu un livre à sa sortie… parce que je l’ai piqué à ma maman lors de mon dernier passage en province. Donc Au fond de l’eau de Paula Hawkins, autrice de La Fille du train

Au fond de l'eau de Paula Hawkins

L’histoire : Jules reçoit un matin la visite de la police l’informant du décès par suicide de sa soeur, Nell, qu’elle ne fréquentait plus depuis des années. Jules va donc devoir partir à Beckford où vivait sa soeur, dans la maison que sa famille louait quand elles étaient enfants, pour s’occuper de sa nièce Lena, ado de 15 ans qu’elle n’a jamais vue. Alors que Jules doit faire face à des souvenirs enfouis très désagréables, les habitants de Beckford cachent tous soigneusement leurs secrets tandis que Nickie, vieille excentrique voyante, va essayer de partager ce qu’elle sait sur la mort de Nell mais aussi sur celles de ces femmes qui se sont suicidées au même endroit… Car Nell était fascinée par ce lieu et ses histoires et les nombreuses questions qu’elle posait lui attirait l’inimitié de certains. Suicide ou assassinat ?

La baie du naufrage, Grèce

Alors que retenir de ce roman ? Comme la fille du train, on est très loin des super héros omnipotents et omniscients, Jules, Lena et l’ensemble des personnages ont des failles et composent plus ou moins avec. L’histoire avance et l’on découvre des éléments au fur et à mesure, ça se lit facilement, je l’ai lu en à peine dix jours (ce qui est plutôt remarquable en temps normal vu que je ne lis guère un livre papier qu’une vingtaine de minutes par jour). Je le conseille pour la plage, un voyage en train car il se dévore l’air de rien, mais…

Lire à la plage

Je ne le trouve pas indispensable non plus. Déjà, un gros souci par rapport à la Fille du train : la multiplication des personnages et points de vue. Dans la Fille du Train, qui doit faire peu ou prou le même nombre de pages, on ne suivait le point de vue que de trois personnages : l’héroïne principale, la fille qu’elle observe du train et la nouvelle compagne de l’ex de la fille du train (dont j’ai oubliée le prénom et j’ai la flemme de chercher, je confesse) et on suit surtout la fameuse fille du train donc on s’attache quand même à elle, on s’inquiète pour elle, on ressent ce qu’elle ressent. Là, pas tellement. Déjà, au fond de l’eau fait référence à Nell, celle morte dès le début du roman mais surtout, la multiplication des points de vue rend le récit très confus surtout au départ où on suit des tas de gens dont on ne sait rien et tout le monde est ravi que Nell soit morte ou à peu près. Du coup, en suivant les pensées de gens qui se détestent tous entre eux ou à peu près, difficile d’avoir de l’empathie pour qui que ce soit.

Nous avons tous des secrets

Autre point qui me dérange un peu : on a tendance à deviner les rebondissements un peu à l’avance ce qui ne me dérange pas, en soi. Ca arrive qu’on devine l’assassin, ça fait chier mais on poursuit la lecture pour valider notre scénario. Mais là, pour nous perdre, Hawkins multiplie les tours de passe-passe qui n’ont in fine pas de réel intérêt dans le récit à auquel on n’apportera aucune explication, c’était juste un panneau “hé regardez là !” pour un peu complexifier le jeu… Et c’est un peu de la triche. Je trouve que l’écriture d’un polar est assez difficile, je ne m’y suis jamais vraiment risqué car je trouve justement difficile de mener l’histoire à bien sans que l’on devine trop tôt qui est le meurtrier. Je m’étais dit que, effectivement, la fausse piste pouvait être une façon facile de ménager le suspense. Sauf qu’à lire, ça peut être légèrement agaçant. On n’est pas des lapereaux !

Lapereau

Dernier point enfin : c’est bien de faire parler différents personnages pour tisser un récit, pourquoi pas, mais qui pense à ses secrets en mode « si jamais quelqu’un découvrait que… non, personne ne doit le savoir ». Quand je pense à mon secret, je le visualise, j’y mets malgré moi des formes et des mots, tu peux pas faire parler des gens qui ont une myriade de secrets et faire en sorte qu’ils n’y pensent pas des fois que… je sais pas, on lise dans leur esprit ? Dans ce cas là, ne les mets pas en scène… Dans La fille du train, sur les potentiels suspects, aucun ne racontait l’histoire, c’était plus simple… et ça faisait moins truc en toc pour perdre le lecteur, j’avoue.

Paranoia

Donc est-ce qu’on lit Au fond de l’eau ? Oui, sur la plage, en train ou en avion, c’est pas désagréable… mais pas immanquable.

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Etes-vous sex friend addict ?

Cette semaine est sorti un nouveau magazine féminin, Grazia, que je ne pouvais qu’acheter pour me faire un avis, je vous le donnerai demain ou après-demain ou plus tard, j’ai pas décidé. Mais oui, vous l’aurez.

Vers la fin du numéro, je découvre un article témoignage, comme il y en a dans la plupart des magazines féminins, le fameux « j’aurais pas cru que ça m’arrive un jour et pourtant », à forte teneur en histoires sexuelles et croustillantes. En temps normal, je zappe un peu ces articles, ne sachant ce qui tient de la réalité ou du fantasme du journaliste chargé de cette rubrique. Mais là, le sujet m’interpelle et de toute façon, étant dans le train à destination de ma ville natale, je n’ai pas grand chose à faire de plus.


Voici donc l’histoire de Charles, un sémillant jeune homme qui s’inscrit sur meetic et tombe dans le piège classique : je peux potentiellement exploser mon tableau de chasse sans lever le petit doigt ou presque. S’ensuivent 18 mois de sexe avec tout un tas de femmes avant de se rendre compte qu’il est totalement drogué à cette fast séduction et que, globalement, aucune fille ou presque n’a de chance de se voir offrir un deuxième rencard.


Fréquentant par intermittence ce genre de site, je prends soudain pleine conscience que si je reste à un petit niveau (non parce que le monsieur peut avoir jusqu’à 4 rendez-vous par jour, moi pas, je bosse), dès que je retombe là-dedans, ça vire au n’importe quoi. En gros ; t’es mignon, on parle sur MSN mais si t’es trop lourd, t’es déjà éliminé. Si tu es supportable, on va s’arranger une soirée partie de jambe en l’air et tu dégages. Ah toi, tu es mignon et intéressant donc on va essayer de se revoir quand même, surtout si tu es bon amant (c’est pas si fréquent)…


On tombe dans un espèce de cercle de malbaise : tu as faim, tu commandes un mec, hop, livrée à domicile, t’es rassasiée sur le coup mais ça ne dure pas, tu as vite la dalle à nouveau et tu recommences… Lui, lui, lui, non, pas lui… Seulement, voilà, au bout d’un moment, le malsexe ne te donne pas une bonne image de toi, au contraire. Les adeptes du malbaise se rencontrent souvent entre eux donc ces mecs ne couchent pas avec toi par attirance pure mais par envie de se vider (même si certains regards restent flatteurs).


Puis arrive le moment où ça devient limite blessant. Car dans le lot, il y a forcément des mecs intéressants et les voir disparaître dès qu’ils ont renfilé leur boxer pour ne plus jamais avoir de nouvelles, aïe. D’un autre côté, je me plains mais il m’arrive aussi d’en faire autant alors… Heureusement pour moi, le ras le bol arrive vite et je finis par tout couper et m’imposer une période d’abstinence choisie, un vrai régime qui me permet de retrouver le plaisir de soirées calmes à trafiquer ou me reposer sans avoir à gérer mon harem sur MSN.

En plus, le harem a tendance à se coucher tard et en période de pic de malbaise, je ne me couche jamais avant 2 ou 3h du matin. Epuisant.

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En fait, j’étais peut-être pas si insignifiante

Aujourd’hui, j’avais en réserve un article bilan 2008 dépressif à souhait mais comme je vous ai promis de finir mon histoire de train lundi et que je ne l’ai pas fait hier pour cause de forte fièvre à tendance délirante, je bouleverse mon programme. Je mettrai mon article dépressif peut-être demain, quand personne ne viendra le lire.

Revenons donc dans le train à côté de l’ex gendarme ex contrôleur raciste et impoli qui considère que le fait que je lise ou écrive n’est pas une raison suffisante pour me lâcher les baskets. A un moment, il me propose d’aller avec lui au wagon restaurant, je lui réponds que j’ai une amie dans le train donc non. Et c’est vrai, dans le wagon suivant, il y avait Blanche, la copine de Yohann. A peine le relou est-il parti que Blanche arrive, je lui explique ma situation et lui dit que je souhaiterais manger plus tard. Manque de bol, elle s’est endormie et j’ai donc dû aller manger seule, autant de gagné.


En revenant du wagon restaurant, je croise un mec qui me dit vaguement quelque chose. Mmmm, soit. Je retourne à ma place et pendant un des multiples aller-retour pipi de mon voisin de train (mais quel boulet, quand j’y repense, surtout qu’à chaque fois, je devais prendre la panière de Kenya car « il ne pouvait pas passer »), le gars qui me dit vaguement quelque chose repasse et me fixe. Mais oui, je le reconnais ! C’était le beau gosse du lycée. Et là, il se penche vers moi : « hé mais on se connaît, non, tu étais au lycée de la prairie, non ? ». Oh mon dieu, le beau gosse du lycée m’a reconnue, moi… LE BEAU GOSSE DU LYCEE M’A RECONNUE ! IL faut savoir qu’au lycée, je me définirais comme globalement inexistante. J’étais pas populaire mais pas assez moche pour qu’on me remarque. En fait, avec le recul et les vielles photos, je me rends compte que j’étais choupinette comme une matrioshka mais avec un look sac à patate des moins flatteurs. J’avais parfaitement intégré le look over size dix ans avant que ça ne soit à la mode. Avec lui, une fille que j’avais pas reconnue sur le coup avec qui j’avais pourtant pas mal discuté dans ma prime jeunesse (alors que le beau gosse, non). « Aaah, Alice, mais bien sûr ! Mais oui, tu as été mannequin au Japon et puis y avait une histoire de resto et tu as joué dans Le groupe ! ». Curieusement, elle n’a pas été super ravie que je me souvienne de ça. Et dire que j’ai jamais vu l’épisode dans lequel elle jouait mais faut dire que la série est vraiment trop nase, un copier/coller d’Hélène et les garçons en plus cheap, imaginez le truc.

On se sépare en se promettant de se boire en verre, tous copains sur Facebook, youpi ! A la sortie du train, on se retrouve à nouveau et comme Alice veut aussi prendre un taxi, on décide d’attendre ensemble, le beau gosse du lycée nous proposant de nous aider à porter nos affaires. Oh mon Dieu, le beau gosse du lycée m’a proposé de me porter ma valise, hiiiiii ! Et là, paf, on tombe sur une 4e du lycée et c’est assez énorme : « Nina, oui, je te reconnais ! Vous deux, par contre… ». Mon Dieu, elle m’a reconnue, moi, et même pas le beau gosse du lycée. Ni la belle gosse du lycée puisque je rappelle qu’Alice a une courte carrière de mannequin.



Donc on s’est promis d’aller se boire un verre après les fêtes. Mais je me rends compte en grandissant que j’avais beau être insignifiante au lycée, énormément de gens se souviennent de moi, y compris ceux à qui je ne parlais pas. Ca fait un peu peur, limite…

En attendant, je m’en fous, le beau gosse du lycée m’a reconnue, je me sens un peu la star de mon bahut… 10 ans après l’avoir quitté.


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La liste de la fille qui attire tous les tarés

Décidemment, j’ai des  pouvoirs magiques dont je me passerais des fois

 – Samedi soir, je rentre chez moi après une après-midi avec Vicky et un resto avec ma sœur. En face de moi s’assied un couple, le mec a l’air un peu bizarre. Pas grave, je lis. Rapidement, il trouble ma tranquillité. C’est pas possible de pouvoir lire en paix dans ce train ? Il me demande si mon livre « 6 filles dans le vent » parle de lesbiennes, je lui réponds que non, je lui fais un rapide résumé, lui faisant remarquer que je n’avais lu qu’une centaine de pages donc je pouvais pas lui dire grand-chose de plus. Et là, c’est parti sur un
« mais il faut se parler, les gens se parlent pas ». Avec sa copine à côté qui lui caresse la main, je suis SUPER à l’aise. Et là, alors que j’essaie de me replonger dans mon bouquin « surtout vous qui êtes si seule ! ». Je réponds que je ne suis pas seule, non. « Si, si, je me comprends. Mais je vois, ça va pas durer, vous le méritez. Dieu vous garde ! ». Heu ?

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– Lundi matin, je vais à la Poste pour retirer un paquet, j’en ai pour 5 minutes. Oui, à la Poste, ça m’a pris 5 minutes pour retirer un colis ! Je repars guillerette me disant que la semaine commençait bien mais un peu inquiète : allais-je payer cette bonne fortune ? Je pose mon paquet chez moi, je retourne à la gare. « Le train qui doit partir là maintenant de suite est annulé, prochain dans 15 mn ». Ah ben voilà. Je me pose sur le quai, avec mon 20 minutes, il fait un peu frais. 15 mn plus tard, toujours pas de train mais une averse, une belle, avec de grosses gouttes froides. Finalement, le train qui devait passer 15mn plus tard a décidé de prendre 10 minutes de retard. Finalement, ouais, je l’ai payée ma bonne fortune

– Re-allergie aux figues, putain ! Et essayez de boire du jus de citron derrière, ça piiiiiiique !

 – Il s’en passe des choses chez les Tchèques ! Mardi nuit, un mail a été envoyé par la boss de l’agence là-bas à tout le monde (oui on a une adresse everybody@pouet.com). Sur le coup, je fais pas gaffe, je le jette avec le spam (je connaissais pas son nom). A midi, Guillaume est en train d’expliquer un truc à Farid sur l’ex femme de machin et Claude se marre « ah les ragots ! » Donc, moi, ragots, j’arrive : « c’est quoi l’histoire ? » « Ben t’as pas eu le mail de Tchéka, toi ? ». Interloquée, je fouille ma corbeille et le retrouve : 4 photos de la demoiselle… en sous-tif ! Le soir, j’en parle à mon collègue de la modé qui travaille à Prague, il m’explique que selon les thèses en cours là bas, c’est du piratage (surtout que la nana n’est pas là), genre basse vengeance. Bordel, pourquoi ça n’arrive pas en France ? Moi, j’aimerais bien recevoir les photos des postérieurs de mes collègues !

– Je suis amoureuse… d’un raton laveur. Même que dans son ventre, je mets de l’eau chaude et il réchauffe mon lit. Oh délice !

– Youpi, NRJ 12 repasse V, ça faisait une éternité que j’étais pas tombée dessus, j’adore !

– Je résume : couette sortie, chauffage allumé, bouillote en action, Kenya qui dort sur mon lit (et même sur moi). Ouais, c’est l’hiver.

– En ce moment, je me demande si je dois investir dans le réaménagement de mon appart (qui me sort par les yeux) vu que le déménagement s’annonce difficile. Hé oui, les proprios ont un niveau d’exigence très élevé et les périodes d’essai, ils aiment pas ça. Et la mienne va durer 3 mois, éventuellement renouvelable.

– Bon ben Prague, c’est fini pour moi. Tant pis, un jour, j’irai et en plus, je pourrai y faire du tourisme. D’un autre côté, ma carte d’identité est périmée depuis mars, j’avais un doute…

– Petite vidéo de « pourquoi je kiffe le violoncelle ». Si on regarde bien, on a le grand frère de Clement le no life et le frère d’Hélène d’Hélène et les garçons (regardez bien).

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L’importance de la lose en période de crise

Moi, la lose, c’est un peu mon sujet favori, même que je mets deux o au lieu de un pour bien accentuer le truc. Bon, peu importe, cet article ne traitera pas d’orthographe anglais
mais bien de la loooooooooooose, ces petites choses bêtes et méchantes qui nous arrivent.


La lose, c’est ma vie. Genre samedi, je fais une machine, tout se passe bien. A priori. J’ouvre le hublot et sloush, un tsunami. Au bout de trente seconde, je me dis que mettre un seau sous ce
flot peut être une bonne idée. Blonde un jour, blonde toujours. Bref, je récupère le flux restant, je serpille, je pleure sur MSN avec Vicky à base de « put[biiiiip] de bord[biiiiiiip] de machine
de merde [biiiiiiiiip] ». Oups, j’ai raté mon bip. Bref, je râle un bon coup et j’oublie parce que bon, je suis attendue à Sephora par la demoiselle sus-nommée pour un « comme c’est trop joli ce
maquillage ! ».

La même scène mettons deux ou trois mois plus tôt. Quand j’étais au chômage, quoi. Que ce serait-il passé ? Peut-être que je me serais assise devant ma cascade improvisée et je me serais mise à pleurer. Parce que trop c’est trop et que si la machine elle-même me fait remarquer que ma vie de chômeuse est pourrie, je vais pas tenir.

Il y a quelques années, je lisais le livre « Pourquoi ? » de Philippe Vandel qui recense des questions marrantes. Parmi elles : « pourquoi quand on cherche un annuaire à la Poste, celui qu’on voulait est toujours le dernier ? ». Bon question désuète, certes mais la réponse que je vais vous donner dans quelques instants marche aussi pour : « pourquoi le pantalon de mes rêves n’est plus disponible qu’en 32 et 44 ? », « pourquoi je me prends tous les feux rouges », « pourquoi c’est toujours quand on est en retard que notre train l’est aussi ? ». En fait, la question est mauvaise. Par exemple, si je suis en retard et que mon train n’arrive pas, ce qui va me faire arriver encore plus à la bourre, je vais m’énerver, trépigner, injurier mentalement la SNCF et tous ses travailleurs qui sont pas foutus de faire arriver les trains à l’heure… Donc ça va me rester en mémoire. Si, quand je suis à la bourre, le train est à l’heure, je ne noterai pas cette information. En gros, quand tout se passe bien, on fait pas gaffe, quand ça génère une contrariété, on le retient et on râle.

La lose, c’est un peu pareil. Quand tout va bien ou à peu près dans ma vie, que les oiseaux cuicui, les papillons frout frout et tout ça, les petites contrariétés glissent sur moi. Ahah, qu’elle est taquine ma machine à se transformer en fontaine. Ohoh, mon train est en retard, c’est deux minutes de rab pour lire. Hihi, la plate forme de blog pour ado marche plus, je vais en profiter pour fumer une clope (oui, je sais, c’est mal, tout ça). Mais si je suis de mauvais poil et en mauvaise période, ma machine, je l’explose à coup de pied (enfin, c’est plutôt mon pied que j’explose), j’ai envie de casser la figure du conducteur de train et putain bordel de merde de plateforme qui marche jamais. Et donc, toutes ces immeeeeeeeeeenses contrariétés accumulées, arrive le moment où je chiale. Parce qu’en plus, il y a un effet d’accumulation. On rumine, on rumine, on intériorise ce qui va pas et soudain, ça pète sans qu’on sache pourquoi. J’en parlais par exemple à Anne à mon retour en province pour mon anniversaire, elle m’expliquait qu’elle, un jour, elle s’était mise à pleurer parce qu’elle n’arrivait pas à se coiffer correctement. Le problème n’était pas tant la coiffure mais c’était la goutte d’eau en trop.

Bien sûr, tous ces problèmes sont insignifiants me direz vous. Vous avez raison. J’ai la santé, je suis jeune, belle (les fleurs sont pas chères), beaucoup de gens aimeraient être à ma place. Bien sûr qu’il faut savoir relativiser son « malheur » quand on voit qu’à côté, une personne a tel ou tel problème. Sauf qu’il faut aussi savoir lâcher les vannes. Y a pire ailleurs, y a toujours pire ailleurs mais merde, des fois, ces petites contrariétés nous pèsent, reconnaissons-le. Oui, ça m’a fait chier que ma machine crache toute cette eau et je suis allée m’en plaindre à Vicky. Une fois ma litanie injurieuse terminée, ça allait mieux. Pas de quoi en chier une pendule à treize coups mais bon, ça va mieux en le disant.

Bref, tout ça pour dire que, oui, la lose, c’est chiant et si on a envie de râler, de gémir un peu, de pousser un bon « meeeeeeeeeeeerde » bruyant et rageur, faisons le sans honte aucune. Et si on se met à pleurer pour une broutille, ce n’est pas qu’on est folle ou dépressive, c’est normaaaaaaaaaaal. Et d’ailleurs, si vous voulez vider votre sac, j’ai trouvé un site rigolo qui, je sens, va beaucoup me servir les prochains jours, mes amis slaves me causant pas mal d’énervement en ce moment.

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Le mal français

Je suis toujours un peu agacée quand on catalogue les gens par nationalité genre « les Italiens sont dragueurs, les Portugaises poilues »… Clichés, clichés !
Pourtant, s’il y a bien un trait caractéristique en France, c’est bien celui-ci : nous sommes râleurs.

raleur+asterix

Lundi dernier, premier jour de job, je déjeune avec diverses personnes dont Pierre-Cecil qui raconte son voyage à New York. A un moment, il explique : « là-bas, c’est très différent d’ici, les gens ne râlent jamais. Eux, ils sont limite dans l’excès inverse. » Témoignage corroboré par mon cousin qui a vécu à Londres il y a quelques années : « Tu vois, les gens, tu les reconnais facilement dans la rue. Les gens qui marchent en groupe, ce sont des Japonais ou des Américains. Ceux qui parlent fort, ce sont les Italiens. Ceux qui râlent, les Français. » Je me suis retrouvée l’autre jour dans un métro plein d’Italiens et je confirme : ils ne parlent pas, ils hurlent.

 

C’est vrai que, globalement, en France, j’ai l’impression que rien ne va jamais. Vous voulez qu’on fasse ça ? Non. Et ça ? Non plus. Alors ça ? Toujours pas. Nous sommes paradoxaux : on ne veut pas de changement mais on ne veut plus du système en place. Heu… C’est dans ces moments précis que je m’étonne qu’il n’y ait pas plus d’internement d’hommes politiques en France ! Bon, je dis ça mais je suis pas la dernière à râler. En ce moment, je joue tous les jours un drame classique : « Nina contre l’administration ». Oui car je suis joueuse, j’essaie de joindre la mairie de Ville A et surtout un élu. Si la mairie répond toujours, le secrétariat de M. Elu ne répond quasiment jamais. C’est pas compliqué, en 15 jours, j’ai réussi à les avoir une fois. Donc je râle : « c’est quoi ces feignasses qui bossent pas ? ». De la même façon, pour faire un reportage sur la sécurité dans Ville A, j’ai besoin d’interroger des membres de la police municipale. Et bien figurez-vous que ça ne se passe pas comme ça, je dois demander une autorisation à la direction de la sécurité publique qui transmet ma demande à la Préfecture qui transmet ma demande à la police municipale. Avec, à chaque fois, une étude de ma demande. J’ai envoyé le fax mercredi. Jeudi, j’appelle : « vous l’avez reçu ?

– Heu…
– Non mais c’est important.
– Votre demande est urgente ?

– Oui, je dois impérativement faire cette interview la semaine prochaine.

– … Mais vous ne l’aurez jamais à temps, l’autorisation !

– … »

Bordel, c’est pas comme si je bossais pour un grand journal ! C’est pour un site interne, il y aura environ qu’un demi-millier de lecteurs !

 

Je râle quand je vais à la Poste : 20 minutes de queue pour retirer un colis, j’ai pas que ça à faire. Je râle contre la SNCF qui a oublié de dire sur son numéro surtaxé que son train était annulé. Je râle contre les gens qui n’avancent pas dans la rue, les couillasses qui cherchent leur ticket de métro juste devant le portique, empêchant les autres de passer, ceux qui mettent deux heures à payer au supermarché parce qu’il trouve pas une pièce de 2 cts, contre les caissières qui me jettent les provisions à la gueule pour que je range plus vite et que je me casse…Je deviens misanthrope, « l’autre », en tant qu’individu qui nuit à ma tranquillité, m’énerve au possible. Surtout les musiciens du dimanche qui envahissent le RER. J’aime la musique, c’est pas le souci. Je l’aime tellement que je me balade avec mon lecteur MP3 mais quand une fausse blonde vient chanter des chansons bizarres en espagnol, j’ai du mal à entendre (en plus, j’ai croisé deux nanas chantant exactement les mêmes chansons avec la même voix, faudrait pas se foutre de ma gueule non plus).

 

Pourtant, je ne suis pas une harpie. Râler, c’est français, on considère tout comme un dû. C’est normal que mon train soit à l’heure, que je sois peinarde dans le RER, que la mairie me réponde jusqu’à au moins 18h, je paye pour tout ça (enfin, non, je paie pas encore d’impôts, moi).

 

Sauf que râler, ça bouffe de l’énergie. S’enthousiasmer aussi, me répondras-tu, lecteur facétieux, mais quand on s’enthousiasme, on est heureux, on sourit, on s’exalte… Quand on râle, on s’aigrit et ça finit par faire mal à l’estomac. Bon, alors, en mon âme et conscience, je me dis : « prends exemple sur les Américains, ma fille. » Mais point trop n’en faut quand même, si je m’extasie sur tout, on va finir par trouver ça suspect. Non, gardons mes enthousiasmes pour des choses qui en valent la peine. Mais faut que j’arrête de râler. Mon train est en retard ? Ben, ça me laisse du temps pour fumer une clope de plus. Mon bus n’arrive pas et je vais arriver en retard au travail ? A Paris, c’est fréquent, personne ne me reprochera mes dix minutes de retard. La mairie refuse de me laisser communiquer avec M. Elu. Bon, là, par contre, ça m’emmerde parce que je peux pas faire mon boulot correctement. Mais personne ne me reproche de ne pas faire cet article… Alors zen. De toute façon, m’en fous, je rappellerai !

 

Bref, si c’était une résolution de vie, ça ? Ne plus râler, arrêter de ne voir que le côté sombre des choses et être un peu plus positive ? Bon, c’est vrai qu’il y a des choses exaspérantes mais ce n’est pas pire qu’ailleurs, je crois. Après tout, dans les autres pays, les gens semblent prendre ces petits désagréments de la vie avec fatalisme. Pourquoi les Anglais, les Allemands ou les Américains subissent ces petits soucis sans râler alors que nous en sommes incapables ? La nationalité ne change pas l’homme, s’ils ont cette ressource, nous l’avons aussi, faut juste la retrouver. Bon, promis, la prochaine fois que mon train est à la bourre, je ne lâcherai pas un « fais chier ! », je me contenterai de me plonger dans mon bouquin, en espérant que Kenya va arrêter de miauler.

 

Plutôt que de dénoncer les entreprises qui nuisent à ma bonne humeur, pourquoi ne pas les prendre de haut ? Je suis au-dessus de toutes ces considérations matérielles, le retard n’est rien. Qu’est-ce que dix minutes dans l’éternité ? E puis ce n’est qu’une donnée subjective : si ma montre avait dix minutes de retard, j’arriverais à l’heure selon ma montre. Et puis surtout, j’utilise ce retard pour cogiter. Donc si cet article vous a paru chiant, prenez-vous en à la RATP ou la SNCF, c’est leur faute !

 
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Récemment, j’ai eu une conversation très amusante avec ma mère, je ne pouvais pas ne pas vous en faire part. Bon, en ce moment, ma mère doit se douter qu’il y a quéquette sous couette : ou étais-je donc ce fameux week-end du 20 novembre ? Parce que je suis sûre que ma sœur a cafté puisque comme je l’ai expliqué là, ma mère a appelé une fois sur mon fixe en huit mois, pile le week-end où je ne suis pas là. D’ailleurs, le week-end dernier, ma sœur m’a questionné, à ce sujet :
« Mais t’étais où dans les Yvelines ?
Heu… à Plaisirs ! [Aurélie, si tu me lis encore, cette réponse t’est dédiée]
Mais qu’est-ce que tu foutais là-bas ?
J’allais consoler une copine qui s’est faite plaquer par son mec, le truc classique, quoi.
Je sais pas où c’est Plaisirs…
Heu… Moi non plus, me suis assise dans le train et j’ai lu ! ».
Alors deux choses :
– soit ma sœur est d’une naïveté pas possible et elle m’a crue.
– soit elle est intelligente et a compris que je mentais.
Connaissant ma sœur, la réponse deux me paraît la plus probable. Donc, forcément, elle a dû dire à ma mère que j’avais un amoureux caché dans les Yvelines. Comme m’a fait remarqué Guillaume plus tard, forcément, le premier bled des Yvelines qui me passe par la tête, c’est Plaisirs, si je ne suis pas flag’ avec ça… Donc voilà, toute ma famille doit spéculer sur cet amoureux mystère, même mon père qui ne dit rien mais qui n’en pense pas moins.
 
Et pourtant… Et pourtant ma mère m’a trouvé un fiancé. Je précise que je ne suis pas d’origine indienne et les vagues racines nobles que j’ai sont diluées depuis longtemps. Mais c’est un fait et je vous le raconte. Dialogue entre Nina et sa maman :
« Maman, je suis balade…(non, ce n’est pas une faute de frappe)
Oh ma pauv’ chérie. Tu as fait quoi de ton week-end ?
Je suis allée faire des courses avec Anthony et Alice puis je suis balade, maintenant !
Oh. Nous, nous avions le salon des Antiquaires et nous t’avons trouvé un fiancé ! »
Bon, au début, je m’attendais à une blague et ça en est une mais pas tout à fait. Durant ce week-end de brocante, un collègue de mon papa a découvert mon existence, c’est à dire la vie d’une jeune femme de 25 ans célibataire et vivant à Paris. Or, comme ça tombe bien, son fils vit aussi sur Paris, il est aussi célibataire et vit également à Paris, comme c’est fou ! Alors là, le collègue de mon papa s’emballe : il faut à tout prix que nous nous rencontrions, que nous tombions amoureux l’un de l’autre et que nous nous marions. Non parce que vous comprenez, la dernière fois, il a ramené une fille qui n’était MEME PAS de la région, ça pue du boudin ! Alors que moi, je cumule les qualités : je suis de la région, mon papa est cardiologue comme le papa de mon futur fiancé, ma maman est infirmière comme la maman de mon futur fiancé…
 
Bon, forcément, je rigole ! Mais je demande des précisions à ma maman : un jeune trentenaire ingénieur, ça peut être intéressant.
« Il est mignon ?
Je sais pas.
Il est blond, il est brun, grand, petit ?
Je sais pas, mais vu ses parents, il doit être brun.
Et comment il s’appelle ?
Je sais pas. »
Mmmm, après ce dialogue, j’ai trop envie de le rencontrer mon fiancé ! Toujours est-il que mon futur beau-père a filé l’adresse mail de sa progéniture à mon père… qui ne m’a pas du tout fait suivre mais c’est mon père, ça. Pour vous situer : un soir, téléphone sonne : un numéro de portable que je ne connais pas. Tiens, tiens…
« Allo ?
Oui, Nina, c’est Laure ******. Ça va ?
Heu…oui ».
Pour vous situer, la dénommée Laure est la fille de l’associé de mon père, la dernière fois que je l’ai vue, elle devait avoir 6 ans ou quelque chose comme ça. Je me souviens d’une folle partie de trivial poursuit avec son frère, Alice et elle… et qu’ils étaient passionnés par Babar, les deux enfants, on regardait tout le temps ça. Et qu’une fois, leur babysitter était venu nous garder, il s’appelait Philippe et je me souviens juste de son nom parce que je l’adore. Donc, ce coup de fil m’intrigue, forcément.
« Oui, c’est mon père qui m’a donné ton numéro [non, je ne brouette pas avec l’associé de mon père, ceux qui ont pensé ça sont des pervers], ton père t’a dit que je t’appellerai, non ?
Heu… non. »
Bon, en fait, elle voulait juste que je lui donne des tuyaux pour faire du journalisme. Comme elle est étudiante en biologie, mes connaissances en journalisme scientifiques sont franchement inexistantes : moi pas scientifique, mais alors pas du tout. Mais si toi, lecteur, tu es rédacteur en chef d’un magazine de vulgarisation scientifique, je comprends très vite les choses, tu peux quand même m’engager. Bref, quelques jours plus tard, je dis à mon père : « dis, t’as pas un peu oublié de me faire passer un message ?
Heu… non.
Mais, si, Laure !
Ah oui, elle doit t’appeler. »
Donc si je veux le mail de mon fiancé, je dois me bouger.
 
Et là, j’hésite. Je te rappelle, lecteur, qu’à l’heure actuelle, je ne cherche pas l’homme de ma vie (juste l’homme de mes nuits). Donc voici plusieurs hypothèses :
– il me plaît pas, je lui plais pas (enfin pas d’attirance réciproque), on boit un verre en se disant que nos parents sont débiles et on se quitte en rigolant.
– on se plaît et on couche ensemble. Si ça s’arrête là et qu’il attend plus de moi, il se pourrait que mes parents apprennent que je suis le genre de fille à coucher comme ça, pour le plaisir, dès le premier soir, et qu’en plus, je suis une fellationniste sodomite.
– on se plaît, on couche ensemble, il n’attend rien de plus de moi : bingo !
– on se plait, on couche ensemble, on tombe fou amoureux l’un de l’autre, on se marie et nos parents sont contents.
 
En tout cas, si j’arrive à récupérer ce mail sans trop insister, surtout que je soupçonne ma mère de m’avoir dit ça pour voir comment je réagissais et essayer de découvrir si j’avais un amoureux ou pas, je pense que j’irai boire un verre avec ce monsieur, juste pour rigoler. Pas du jeune homme, juste de la situation : c’est bien la première fois que je rencontrerais un homme trouvé par mes parents. Quelque part, j’ai l’impression de me retrouver dans la bourgeoisie du XIXe : épouse le jeune homme et nous unirons nos terres !
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