Au nom de l’esthétique, interdisons le botox

De temps en temps, je me plonge dans la presse people, un peu pour mon boulot même si j’ai ordre de ne plus trop m’occuper du site people pour concentrer mes efforts sur mes deux autres site, mais aussi pour le côté gossip qu’on trouve sur certains sites. Ok,
se moquer, c’est mal, gna gna gna mais on ne va pas non plus pleurer des liftings ou liposuccions ratées non plus.

Or depuis quelques temps, nous avons de plus en plus droits à ces visages figés plastifiés effrayants : le botox a encore sévi. Quand on regarde des Nicole Kidman, des Madonna, des Rosanna Arquette, des Demi Moore, j’en passe et des meilleures, j’ai peur, franchement. C’est le bal des sorcières et pas des sorcières sexy à la Charmed, non, les vraies sorcières qui font peur. A l’arrivée, on ne sait plus si c’est la star elle même que l’on voit en photo ou sa statue de cire, c’est troublant. Et quelque part, ça me navre.


Je peux comprendre que quand on a un métier public, on est obligé de faire attention à son image. Les femmes que j’ai citées, leur visage et leurs corps sont un outil de travail qu’elles sont contraintes de plier aux canons de beauté en vigueur. La minceur et la jeunesse sont à la mode, faisons du sport voire liposuçons nous, botoxons et liftons nous. Quand nous, on fait un bilan de compétences, elles, elles passent chez leur chirurgien esthétique. On pourrait les blâmer, leur cracher à la figure que c’est leur faute si nous, pauvres anonymes, sommes obligées de rester minces quoi qu’il arrive et de s’étaler des dizaines de crèmes sur la tronche pour paraître éternellement jeunes. Perso, je fais du sport pour avoir un corps au top et je m’étale tout un tas de produits sur mon petit corps qui ne demande rien mais j’assume : c’est aussi parce que j’aime bien. Surtout parce que j’aime bien. J’ai même commencé l’antirides mais on subit les influences que l’on choisit, finalement.

Seulement, arrive un moment où la course à la beauté provoque des dégâts considérables. Je ne relancerai pas le débat sur la minceur, la minceur est un critère de beauté comme les cheveux longs : tous les hommes n’en sont pas fans, question de goût. Mais certains aiment. Par contre, ne me dites pas que ces visages plastiques et effrayants puissent réellement plaire à quelqu’un et en premier lieu aux propriétaires de ces dits visages. On se retrouve avec des stars de 40 ans qui en paraissent 20 quand elles sont botoxées et maquillées mai elles ont toute la même tronche et je ne parle même pas des implants faciaux pour avoir de bonnes joues rebondies, les injections de collagène qui les font ressembler à Daisy Duck ou autre… Du coup, on se retrouve avec une Meg Ryan qui ne ressemble plus à rien, à part à une starlette qui refuse son âge. Mais au secours quoi ! Et que dire de Madonna qui, sur certaines photos,
ressemble à une sœur cachée des frères Bogdanov… Brrrrr, ça m’en fait froid dans le dos. On gueule parce que ces femmes n’ont pas le droit à un kilo en trop. Là, on oublie la question de la morphologie, certaines femmes sont naturellement minces. Quand je vois ma collègue, Louise, qui revient de son congé maternité aussi mince qu’avant sa grossesse, c’est naturel. Cette femme est taillée pour être mince, elle ne s’est pas fait liposucée. Mais par contre, notre visage se marque au fur et à mesure du temps et ce n’est pas un drame, c’est juste la vie. Dans ma famille, on ride peu mais je sais quelles rides j’aurai parce que c’est génétique, je sais que j’en aurai sur le front et autour de la bouche en premier mais je vais pas commencer à m’injecter du poison dans la figure pour retarder l’inéluctable.  On peut retarder l’inéluctable, rendre son corps tonique et utiliser des crèmes pour garder une élasticité de la peau mais se la figer, pitié. Nous connaissons l’âge de ces femmes, qui veulent-elles tromper ?

Et quelque part, ce qui est dramatique, c’est de lire des articles comme dans Biba qui exalte ces quadragénaires et quinquagénaires qui font de la pub en nous expliquant que le jeunisme est mort. Mais c’est archi faux. Le jeunisme est plus que jamais d’actualité, au point que des femmes ne peuvent plus rire, qu’elles ont perdu tout leur charme pour se ressembler les unes les autres et sortent même avec des petits jeunes. Et on veut me faire croire qu’elles acceptent leur âge ? Heu… Comment dire ? Vous êtes sérieuse là ? Quand on voit Demi Moore avec sa fille, on a du mal à savoir qui est la mère de la fille. Elle a limite l’air plus jeune que moi avec ma mini ridule sur le front.

Ceci étant, moi, j’attends. Le botox est une technique récente, on ne connaît pas les effets à long terme. Pas sûr que dans une dizaine d’années, quand je flirterai avec la quarantaine, on se précipitera encore à se faire des piqûres pour se faire injecter un poison végétal pour avoir l’air plus jeune. Peut-être que d’ici là, on se rendra compte que pouvoir rire ou avoir des expressions faciales est finalement plus important. Ou que, comme les hommes, les femmes ridées ont un sacré potentiel de séduction.

NB : Ayant mis deux heures (pour de vrai) à mettre les deux images, je laisse tomber. Vieux pc agonisant (pas celui du virus, l’autre, 6 ans d’âge). Mais bon, des gens meurent en Palestine, bordel.

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La perfection n’est point de ce monde

Hier j’ai dit qu’il était plutôt rassurant de constater qu’on ne pouvait pas toujours maîtriser tous les paramètres de séduction, exemple était donné avec la peau. Et j’ai même dit que je trouvais ça rassurant. En effet, ça prouve par A+B que quoi qu’on fasse, la machine de séduction parfaite n’existe pas.


L’avantage quand on travaille sur des sites féminins, c’est qu’on en découvre pas mal sur la nature féminine et ça vous nourrit un blog. Et je lis souvent les propos suivants : « si je me fais refaire le nez/les seins/une lippo, je n’aurai plus aucun problème avec les hommes. » Oui mais non. Quelque part, c’est pas tout à fait faux vu que je l’ai déjà dit, la meilleure arme de séduction reste la confiance en soi, ok.  Mais ce n’est pas pour autant une garantie. Une fois que j’aurai un nez tout neuf, ne trouverai-je pas mes seins trop petit et/ou mon cul trop gros ? Certaines tombent dans l’addiction à la chirurgie, toujours un truc à corriger. A la fin, on devient un véritable monstre de foire.

 

Le problème de la beauté, c’est qu’on court après des chimères inaccessibles. Ces belles filles dans les magazines n’existent pas, ce sont des filles livrées avec défaut et retouchées plus ou moins subtilement sur photoshop. Y en a qui ont des ventres plus fins que leurs cuisses, j’adore, elles sont si belles dans leur difformité. La beauté parfaite n’existe pas tout simplement car la beauté n’est pas une affaire de mathématiques mais de goût. On peut m’expliquer que les visages parfaits qui rentrent dans un carré compliqué sont à
s’extasier, moi, j’ai pas le compas dans l’oeil. La beauté est une affaire de goût et personne au monde ne fait l’unanimité. Même Angelina Jolie, y a des gens qui la trouvent moche. Pas moi (enfin, si, jeune, elle faisait super vulgos quand même) mais par contre, je ne comprends toujours pas ce qu’on trouve à la fade Scarlett Johansson ou à l’insipide Kate Moss. Et ça ne sert à rien 
de m’expliquer vu que ce sont mes goûts.

Mais j’ai beau être consciente que cette beauté parfaite n’existe pas, j’en fais des caisses pour être dans le haut du panier. Savon bon pour ma peau et qui sent bon, shampoing qui rend le cheveu souple et brillant, crèmes en tout genre qui hydratent, affinent, sculptent et refont monter ce qui sera bientôt menacé par la gravité, anti cernes, crèmes de jour et de nuit, maquillage zéro imperfection. Comme j’ai dit à mon père, j’entame les travaux d’entretien avant les travaux de réparation. En attendant, je pleure sur ma ridule sur le front et sur le fait que ma paupière gauche soit plus tombante que la droite. Je sais, faudrait un peu que j’arrête de me regarder dans la glace, personne d’autre n’a remarqué ma ridule et ma paupière, sauf depuis que j’en parle.


Pourtant, nos défauts ne sont-ils pas les artisans de notre charme. Par exemple, la myopie. Ca rend le regard trouble et un peu mystérieux… alors que le seul mystère, c’est d’arriver à voir précisément ce qui se trame sous nos yeux. Ou prenons le grain de beauté de Cindy Crawford à l’époque, une des plus belles femmes au monde dans mon classement perso. Ce grain de beauté pourrait être vécu comme une calamité vu qu’il attire le regard et casse la symétrie du visage.  Il a fait d’elle une star. Regardez tous les gens dont on dit qu’ils vieillissent bien car les pattes d’oie leur donne un charme fou. Pourtant, les pattes d’oie, ce n’est pas très parfait dans le style, y a qu’à voir la longue liste des botoxées qui ne ressemblent plus à rien genre Madonna (elle est franchement affreuse maintenant) ou Carlita Bruni-Sarko qui a perdu toute sa beauté depuis qu’elle est figée comme une momie. Pourtant, jeune, oui, elle était belle (même si d’après le livre de Justine Lévy lu par Pink, elle a été refaite de A à Z dès le départ).


Finalement, à bien y réfléchir, la perfection en matière de beauté, qu’est-ce que c’est laid.

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Tous parfaits ?

Je me regarde dans la glace et je fais la moue : quel est donc ce vilain ventre qui n’est pas plat ? Et mes cuisses qui osent se toucher ? Bon, mes fesses, je vais pas les regarder, hein ! Et mon nez ? Et mes yeux ? Et ma bouche ? Ahlala, y a tout à refaire. Bon, je fais comme le Château de Versailles, je me mets en chantier. Direction la première clinique de chirurgie esthétique que je corrige tout ça.
madonna-chirurgie

Je te rassure, lecteur, ce petit chapeau ne retranscrit pas la réalité. Je ne me trouve pas parfaite, loin de là, mais ce n’est pas pour autant que je vais passer par la case « bistouri magique ». Pourtant, la société nous pousse à ne plus accepter la moindre imperfection : retirez le gras d’un côté, injectez de la silicone de l’autre ! Vous voulez ressembler à Claudia Schiffer ? On va vous aider. Et bien, moi, je dis stop.

Je suis née il y a de cela 27 ans du mélange magique des gênes de mon papa et de ma maman. En très gros, j’ai tout hérité de mon papa sauf les yeux et les seins (et mon sexe, évidemment !). Ah ça, je peux pas être la fille du facteur, moi. J’ai des atouts mais aussi des trucs que je n’aime pas chez moi comme mes pieds qui ne ressemblent à rien, mes doigts boudinés et tordus mais, globalement, je n’ai pas hérité de tares visibles, pas de panique. Alors pourquoi j’irais massacrer ce que m’ont donné mes parents pour obéir à un diktat que m’imposent les magazines ? Oui mes lèvres sont minces et on voit pas mes abdos (sans doute parce que ça fait à peu près 27 ans que j’omets d’en faire), la peau au coin de mes yeux est un peu abîmée à cause de la suractivité de mes glandes lacrymales. Oui, tous les soirs, quand je lis, mes yeux pleurent : c’est pas que je sois triste, c’est comme ça, je ne sais pas trop pourquoi, ils doivent fatiguer. Oui, mes épaules sont larges et je suis petite. Mais ce n’est pas pour autant que je suis le clone de Quasimodo.

L’autre soir, avant le début d’une émission, il y avait une pub pour l’émission de télé réalité « relooking extrême », un truc américain qui passe sur le câble. Distraite, je jette un œil et je me demande pourquoi tous ces gens ont des pansements sur la tronche. Et soudain, je percute : le relooking ne touche pas que les tenues vestimentaires et la coiffure. Hé oui, maintenant, la télé nous refait la gueule, non mais quelle horreur ! Ne croyez pas que je sois une farouche adversaire de la chirurgie esthétique, il y a de nombreux cas où elle est salvatrice mais quand elle est pour gommer un défaut minime, là, je hurle. Nonobstant les tarifs prohibitifs de ce genre d’opération, comment les gens arrivent à se haïr à ce point pour arriver à se charcuter et essayer de ressembler à tous ces stéréotypes dont on nous gave à longueur de journée. J’ai des kilos en trop ? Ben, j’ai qu’à faire un régime. Mes seins trop petits ? Mais il y a des
hommes qui adorent ça. De toute façon, si un mec ne s’intéresse pas à une nana parce qu’elle ne remplit pas un bonnet C, il peut être zappé directement, à mon avis.

Plutôt que d’aller chez le chirurgien esthétique, ces gens ne devraient-ils pas d’abord consulter un psy ? Parce que ce petit défaut qui leur empoisonne la vie, n’est-ce pas d’abord et surtout un truc psychologique ? Par exemple, moi, je ne suis pas fan de mon nez. C’est pas pour autant que je vais en changer, j’ai appris à vivre avec et, à la longue, il ne me paraît pas si déplaisant que ça. Par ailleurs, la chirurgie esthétique a souvent un effet de dépendance qu’on ne soupçonne pas. Un coup de bistouri magique et nous voilà plus belles. Et nous voilà à nous refaire le corps à coup de liposuccion et de collagène. Ben, je suis désolée mais petit à petit, on se transforme en monstre.

Quand je feuillette des magazines où les nanas ont toutes la même gueule, je ne peux que m’interroger : le XXI siècle sera-t-il celui où on devra tous se ressembler ? Devra-t-on avoir le nez fin, les pommettes rebondis, les yeux étirés et cet espèce de visage figé qui ne nous fait plus ressembler à rien ? N’aurons-nous plus le droit d’être enrobés, vieux, avec des valises sous les yeux et des petits seins ? N’y a-t-il que moi qui trouve ces poupées plastifiées ridicules ? Non parce que franchement, certaines, elles se sont fait greffer des ballons de rugby à la place des seins et c’est tout simplement immonde. Je me souviens d’une émission sur le sujet (oui, c’est un sujet très porteur), une nana toute fière qui montrait ses nouveaux nibards à tout le monde. Mais comment on peut être fier d’un tel truc ? Ca me dépasse complètement.

La chirurgie esthétique est très répandue chez les stars, elles sont font toutes greffer un canard WC ou se retendre la tronche au point qu’elles ne ressemblent plus à rien. Prenons, au hasard, Catherine Deneuve, femme très belle dans sa prime jeunesse. Ben quand je la vois maintenant, j’ai toujours un doute : c’est elle ou sa marionnette des Guignols ? Cette femme est devenue la caricature d’elle-même, la demi-sœur d’Armande Altaï et de Cher. Dans les journaux, on aime exalter la différence, le multiculturalisme (supposé) de la France mais finalement, on tend tous plus en plus à avoir la même gueule. Est-ce vraiment ce que le progrès est censé nous apporter.

Je réfléchis : évidemment, à 27 ans, je n’ai pas vraiment de problèmes de rides, j’ai un visage très peu marqué, ce qui fait qu’on me rajeunit toujours un peu. Je me tartine tous les soirs joyeusement, je dépense pas mal d’argent en crèmes de toute sortes. Mais bon, dans ma famille, on n’est pas très ridés donc je suis plutôt confiante pour la suite des événements. Si je peux avoir les mêmes rides que mon papa ou ma maman à 50 ans, ça ne me gênera pas. Ceci étant, puis-je affirmer aujourd’hui alors que je n’ai même pas trente ans et que j’ai pas eu d’enfants que je ne ferai jamais de chirurgie esthétique ? Même pas sûr. Préfèrerai-je ressembler à Catherine Deneuve ou à Brigitte Bardot dans mes vieux jours ? Je n’en sais rien.

Toujours est-il qu’à 27 ans, je refuse qu’on touche à mon corps, qu’on le remodèle pour que je ressemble à ces filles dans les magazines. Je ne suis pas parfaite et je n’ai jamais prétendu le devenir un jour mais au fond, en suis-je malheureuse ? Non. Ca me fait frémir ces gamines de 16 ans qui veulent à tout prix se faire siliconer la poitrine alors qu’elles n’ont même pas fini leur croissance. Vivement que le naturel revienne à la mode…

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Entraînons-nous à devenir des stars

Des fois, quand je rêvasse, j’aime bien imaginer que je suis une star. Une star de quoi, j’en sais trop rien et à la limite, on s’en fout. Donc j’imagine que je suis genre sur un plateau télé avec Ardisson ou chais pas qui et que je dois répondre à des questions. Je sais, c’est stérile mais j’adooooooooore !

 david-guetta

Alors, au cas où, j’ai décidé de m’entraîner à devenir une star. Il y a quelques mois, j’ai lu le bouquin de David Abiker, Le Musée de l’Homme, j’en ai parlé à peu près 158 fois et y a un chapitre qui me faisait mourir de rire : en gros, il prenait une interview dans Elle et il y répondait à la place de Mélanie Doutey. Et bien, moi, je vais faire comme David, je vais prendre une interview à la con et je vais y répondre. Ça pourrait devenir une chaîne de blogs, tiens ! Je réponds et je refile le bébé à d’autres blogueurs ! Quoi que non, c’est chiant. Bon, allons-y, lançons nous. Alors, je vous mets la question, la réponse « people » et le commentaire (si besoin est) de moi, personne anonyme et qui gagne même pas le SMIC puisque, rappelons-le, je suis au chômage.

 
1) Mon juron préféré en voiture

«  Connard ! » ou je lâche un bon vieux « Putain ! » qui ne fait pas avancer le schmiblick mais ça va mieux en le disant

 

En fait, je dis « connasse » car je pars toujours du principe qu’un mauvais conducteur est une femme. Ouais, c’est horrible de dire ça mais faut avouer qu’à chaque fois que quelqu’un me fait un sale coup genre sortir de la place de parking sous mon nez sans même regarder ou changer de file pile devant moi sans regarder, ce sont des femmes. Par contre, les voitures qui arrivent à toute berzingue en me faisant des appels de phare pour que je me pousse (oui, il semblerait que ma voiture puisse se glisser sous les camion mais je suis pas au courant) ou qui me font des queues de poisson parce que j’ai osé les doubler et qu’ils ont voulu prendre leur revanche, ce sont des mecs.

 
2) Je pourrais y passer des heures

Dans mon bain, devant la cheminée, dans les bras de mon namoureux, sous la couette.

 
3) La dernière fois que j’ai trop bu…

Lundi, pour le repas de Noël : champagne, vin blanc, vin rouge et à nouveau champagne.

 

En fait, une fois le repas avalé et mon café absorbé, je me suis rendue dans ma chambre pour écraser ma bulle tandis que le reste de la famille regardait Camping… Enfin, ma grand-mère et Yohann dormaient aussi mais comme je tiens à mes cervicales, je suis allée dans mon lit. Mais ça, c’est pas glamour donc on le dit pas dans une interview de star.

 
4) Ma phrase fétiche
Si j’ai pas confiance en moi, personne ne le fera à ma place
 

En fait, ma phrase fétiche, j’en ai une différente par semaine et ça varie selon les circonstances.

 
5) Je me regarde dans la glace et je me dis…
Mouais…
 

En vrai, je me dis que je suis vraiment trop pleine de graisse mais quand je serai célèbre, j’aurais les moyens de me payer une liposuccion et un coach personnel donc y aura plus de soucis à ce niveau là…

 

6) Si je devais choisir entre PPDA et H. Roselmack
Harry, un homme très séduisant
 

Un putain de beau gosse, ouais ! PPDA, même jeune, je le trouvais pas séduisant. Par contre, s’il peut me trouver du boulot, je peux changer d’avis !

 
7)Mon dernier achat ?

Un tailleur très chic pour le réveillon, gilet, chemise et pantalon

 

Acheté chez H&M mais ça fait pas star du tout donc je précise pas. Surtout qu’en vrai, mon dernier achat (hors cadeaux de Noël) fut « la culture générale pour les nuls » mais ça me ferait passer pour une conne. Alors que je pense que tout le monde devrait le lire car on apprend plein de trucs !

 
8) A mon dîner idéal, je réunirais

Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, pour voir si leur mode de vie les rendait vraiment heureux

 

Ça, c’est pour faire intellectuelle. Parce qu’en vrai, je prendrais juste mon chéri et moi dans un lieu super génial !

 
9) On me confond avec

Jodie Foster, Gillian Anderson ou Kate Winslet, ça dépend des gens

 

En vrai, on me dit que j’ai de vagues airs de… Sinon, on me confond avec ma sœur mais c’est pas star !

 

10) Dans Desesperate Housewives, vous vous identifiez à :

Susan, la fille qui a une lose incroyable en matière d’amour. Lynette, un peu aussi, la plus humaine de toutes.

 

Je déteste Teri Hatcher, Susan devient super gonflante dans la saison 2 mais je peux pas le dire ça !

 
11) En mode, je me damnerais pour…
Une robe Vanessa Bruno
 

Ça ressemble à quoi une robe Vanessa Bruno ? Non parce que moi, je veux la robe rouge à carreau de chez Promod mais c’est pas du tout star, Promod !

 
12) Un petit creux la nuit ?
Qui dort dîne
 

Non mais je vais pas me relever, une fois couchée, j’ai la flemme.

 

Bon, ils m’emmerdent, moi qui prend exprès de l’eau chaude au citron le matin parce que toutes les stars font ça, ils me le demandent même pas ! N’empêche que c’est bon et ça fait une boisson sans sucre et sans excitant.

 

Bon, promis, je vous mets un article sérieux bientôt, juste que là, je suis claquée et incapable de réfléchir correctement !

 

(interview piquée à Cosmo de janvier, p 16, « Star Express », avec Héléna Noguera)

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Printemps arrivé, graisse pourchassée

Télé allumée, je grignote mes Special K en tapotant sur mon ordinateur quand une série de pub attire mon attention : « peau flasque, mettez la crème super liftante restructurante lissante autobronzante », « tu fais baleine dans ton maillot ? Utilise la pilule qui facilite le transit et élimine la rétention d’eau » « perdez une taille en trois jours » (ça, c’est véridique). Bon, cette année encore, la mode n’est pas aux formes si chère à Le Titien (oui, je fais ma culturée).
 

Comme la plupart des filles, j’ai acheté ce type de crème. Au bout d’une semaine, j’arrête d’en mettre parce que ça colle et ça sent fort… Quoi que j’aimais bien l’une d’entre elles qui sentait bon mais je me souviens plus de la marque. L’an dernier, je mettais celle qui faisait froid, j’avais l’impression d’avoir mâché un freedent avec mes cuisses, brrrrrr ! Je me souviens, avec Amina et Douschka, on avait eu une formidable discussion sur le sujet, chacune parlant de sa crème. A l’arrivée, pas de solution miracle. C’est pas une crème qui va nous faire perdre nos kilos superflus, faut pas rêver.

Donc l’été se profile à l’horizon, il est temps de relancer mon programme « belle et svelte ». Oui, ça, c’est mon truc. Le principe est très simple : manger peu et
bien (bye le grignotage) et faire du sport. Le tout, c’est de ne pas craquer même si on peut s’autoriser un petit écart de temps en temps, genre un resto, pour pas virer dingue et faire un gros craquage, genre le pot de nutella. Par exemple, dimanche soir, petit coup de blues, j’avais le choix entre me commander une pizza dont j’avais envie et du riz. Bon, honnêtement, quand j’ai pensé à la pizza, j’ai déjà commencé à culpabiliser donc hors de question de céder. Si je veux être la plus belle cet été à la plage (alors qu’il est peu probable que j’y aille), hors de question de s’enfiler une pizza, aussi bonne soit-elle.

Je suis bien une femme des années 2000 pour ça : plutôt que de capitaliser sur mes rondeurs appétissantes, j’essaie de les éradiquer, coûte que coûte ! Bon, très honnêtement, je ne suis pas du tout énorme et, mine de rien, ça me fait du bien de faire du sport : ça défoule. Mais comme m’a fait remarquer mon petit cœur, c’est hypocrite de ma part de dire que je ne fais du sport que pour me défouler : « Non, mais tu t’entends ? Dès que tu parles de glace, tu associes ça de suite à ton rameur ! ». Oui, c’est vrai, dès que je me lâche un peu, hop rameur. Et mine de rien, mon nouveau contrat m’a incité à plusieurs reprises à avaler un sandwich. Même qu’hier, je l’avoue, je me suis acheté un McDo ! L’autre jour, je parlais avec Zoé sur le net qui me disait en gros: « Non mais tu les fais tous craquer, t’es vraiment une tombeuse! Arrête le rameur sinon il n’y aura plus d’hommes pour nous! ». Pourtant, je me considère pas du tout comme canon, j’ai du mal à concevoir que je peux plaire avec mon petit ventrou qui m’obsède.

Le problème, c’est qu’à force de voir des filles filiformes se pincer la peau en pleurant sur leurs kilos superflus (pour perdre un kilo de plus, faudrait qu’elle s’ampute un bras !), on se sent obèse dès qu’on ne fait pas du 34. Parfois, dans le métro, je regarde les autres filles pour voir si je suis plus grosse ou plus mince qu’elles, comme si ça avait une importance. On me répète tellement que je dois être mince, dépourvue du moindre bourrelet ou capiton que je crois que mon ventre sans abdos est rédhibitoire pour les hommes. Et quelque part, ça
m’agace. J’ai beau dénoncer la dictature des régimes et de la minceur (voire maigreur), je peux pas m’empêcher d’en être victime.

 

La faute à qui ? A la société, aux magazines qui ne photographient que les anorexiques, au publicitaires qui font promouvoir tous les produits régimes par des filles qui auraient plutôt besoin de se remplumer. Au fait que les gros n’existent pas dans le paysage audiovisuel, si ce n’est comme des caricatures de bon vivant. Si, si : par exemple, les gens forts, on les fout à présenter les émissions de cuisine : « ah, c’est de la bonne chair, ça, c’est les produits du terroir ! ». Dès qu’une femme ronde est médiatisée, elle finit toujours par maigrir, comme Sonia Dubois. Elle nous répétait à l’époque qu’elle s’assumait parfaitement… La preuve que non. Pourtant les médias s’en défendent : « Mais non, on
aime les femmes en chair, aussi, regardez Laetitia Casta, c’est une vraie femme ! ». Oui bon, ben là, je complexe définitivement. Même les chanteuses se font liposuccer graphiquement parlant comme Mariah Carey qui perd facilement 10 kilos par photos ou Shakira qui gagne des abdos sur ses clichés. Et puis c’est ma faute, aussi, faudrait que je suis moins influençable.

L’autre jour, j’ai découvert un blog, l’histoire d’une jeune fille qui raconte ses troubles de l’alimentation : elle se nourrit quasiment que de coca light et se gave de laxatifs pour tout éliminer. Puis, des fois, elle craque et forcément, ça la rend malade, elle culpabilise. Bon, je n’en dis pas plus, c’est sa vie et pas la
mienne donc allez lire son blog pour en savoir plus. Ces comportements sont extrêmes, je ne peux ni ne veux juger cette jeune fille qui m’a émue. Supplicier son corps à ce point ne peut laisser indifférent et je ne peux m’empêcher de demander qui pousse les jeunes filles à de telles méthodes. Il y a même des femmes qui font exprès d’attraper un ver solitaire afin de mincir. Pour en
rajouter au dossier, les médias ont parlé de cette semaine de deux femmes décédées après avoir pris des pilules minceur à base d’extraits thyroïdiens. Là, je suis proprement catastrophée ! Les déréglements thyroïdiens ne sont pas anodins, comment peut-on se flinguer la santé pour trois kilos de moins? Sans parler de la pilule miracle des années 80 qui a provoqué des crises cardiaques
en pagaille et je crois qu’il y a eu des cas de cancer, suite à ça. De toute façon, moi, tout ce qui est miracle, je me méfie. Le seul produit qui aide à éliminer que je m’autorise, c’est le thé vert mais faut dire que marié à la menthe, c’est plus un péché de gourmandise qu’un geste minceur!

Mais bon, voilà. La norme des femmes rondes qui a fait les beaux jours de l’art semble bien loin. Aujourd’hui, faut être toujours plus mince. Par exemple, la fille de la pub Purple est tellement maigre qu’on aperçoit sa cage thoracique sous sa poitrine. Mais c’est laid ! Il paraît que les hommes préfèrent les rondes… Alors pourquoi toutes les filles qu’on nous présente comme modèle sont filiformes ? Quel paradoxe ! En attendant, cette année, je m’achèterai pas de crème anticapiton. Si je veux mincir, je préfère la bonne vieille méthode : le
sport. Parce qu’en plus, c’est bien meilleur pour la santé.

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Mon anniversaire avant l’’heure

La vie est une chose curieuse. En fait, cette semaine est proprement hallucinante, avec de très bons et de très mauvais moments mais en ce jeudi soir où je rédige cet article je suis heureuse, tout simplement. Bon, comme vous m’adorez et que vous aimez lire ma vie, je vous la raconte (oui, je suis mégalo).

 Noel 2012 217

Ce week-end fut plutôt sympa, j’ai eu plein de cadeaux d’anniversaire en avance. Oui, ma maman ayant eu son anniversaire dans la semaine (oui, dans ma famille, on marche par deux pour les anniversaires, c’est plus marrant), Alice et moi sommes descendues ce week-end pour fêter tout ça. Première très bonne nouvelle de la semaine mardi. J’étais chez mes parents, dans le bureau, ma mère dans le salon en bas. Comme la porte était ouverte, j’entendais ma mère au téléphone en bas (j’entendais, j’écoutais pas !) à discuter avec ma sœur. Elle raccroche. Cinq minutes après, le téléphone sonne et ça donne :

« Allo ? Non, c’est pas vrai ! C’EST PAS VRAI !!! Mais c’est sûr au moins ? »

Comme elle est passée en mode hystérique heureuse, je bondis hors de ma tanière pour aller aux nouvelles mais je sais très bien ce que c’est, j’ai compris. Hé oui, lecteur, Anthony, le copain de ma sœur, a été reçu au concours des pompiers de Paris. Qui va se retrouver belle sœur d’un pompier de Paris et va pouvoir draguer les collègues de celui-ci. Moi ! Voilà, vous pouvez me détester, surtout toi, moumour. Plus sérieusement, je suis ravie pour lui, c’est un concours très difficile à avoir mais, curieusement, je me faisais pas de soucis pour lui. D’abord mes cartes l’avaient dit qu’il l’aurait mais surtout, Anthony, c’est la force tranquille, le mec qui fait ce qu’il a à faire. Il se disait prêt pour son concours, je savais que c’était vrai. En fait, pour l’anecdote, il avait compris que le concours se terminait mercredi soir donc quand ma sœur l’a retrouvé à la maison un jour plus tôt, elle était au bord de la crise cardiaque persuadé qu’il avait été recalé, mais non ! Il a même fait 13 tractions au lieu des 10 réglementaires, trop fort !

Suite à cette bonne nouvelle, ma mère décide de ne pas du tout me foutre la pression : « ah ben entre ta sœur qui a eu une prime, ta cousine et Anthony qui trouvent du boulot, manque plus que toi ! ». Merci maman ! Et pourtant, une piste se dessinait : vendredi, en arrivant au domicile familial, je me connecte à Internet et je trouve un mail d’une dénommée Frédérique qui me propose un stage. Mais c’est qui ? D’où elle sort ? Pourquoi elle me parle ? Je regarde les références de l’entreprise, je fouille rapidement dans ma boîte mais non, je n’ai jamais postulé chez eux, je savais même pas que leur boîte existait. Bon, comme il est 19h, je rappellerai lundi. Le dit lundi (lire ce bout de phrase à haute voix, j’aime bien), j’appelle donc, la bonne femme voit de suite qui je suis puisqu’elle me précise que l’entreprise est pas loin de chez moi. En effet, elle est dans la ville où vivait Arnaud, que de souvenirs…. C’est aussi là que travaillent Alice et Clara. Ahlala, je sens que les pauses déjeuner vont être vivantes ! On se fixe un rendez-vous le jeudi car même si je rentre le mercredi

en tout début d’après-midi sur Paris, je sens que la SNCF va me jouer des tours. Et j’avais raison. J’avais prévu d’arriver à 13h50, je suis arrivée à 18h20… Merci les cheminots !

Jeudi, donc. Je me lève, je m’habille, me prépare, je sors mon press book qu’il ne faut pas oublier, tout va bien. Je me rends à ma gare et là, le train n’arrive pas. Mais ils ont décidé de me pourrir à la SNCF ou quoi ? Ah non, il arrive, ouf. Oui, c’est pas que je sois stressée mais si quand même. Arrivée sur Paris, je prends le métro et là, il n’arrive pas… Mais c’est pas possible ! Je vois mon quart d’heure d’avance fondre comme la graisse lors d’une liposuccion. Mais bon, mon métro arrive enfin. Sortie de la station, je ne peux pas me perdre : le bâtiment qui abrite l’entreprise est ENORME. Je rentre, me présente à l’accueil où trois potiches me donnent un badge à mon nom. Ohlala, la classe. Je m’installe dans un fauteuil en cuir un peu trop grand à mon goût. Je regarde les locaux, me marre en douce quand je vois qu’une des potiches se regarde dans le plafond en miroir mais le Seigneur me rend de suite cette mesquinerie. Une femme arrive et dit bonjour, je me lève et dit « bonjour » en tendant la main… Sauf qu’elle venait chercher un gars qui était là, pas moi… Je me sens soudain très conne. Bon, deux minutes après, une fille blonde arrive pour moi, cette fois, c’est Anaïs, la collaboratrice de Frédérique. J’avoue que j’adore ce prénom mais les personnes qui le portent en général, on ne s’entend guère. Mais elle, elle me plaît bien. Elle m’explique que deux ascenseurs sur les trois sont en panne, c’est pourquoi on attend longtemps un de ses foutus engins. Comme la porte peine à s’ouvrir, elle commence à paniquer : « oh non, j’aime pas ça, j’espère que ça va pas tomber en panne. » On arrive au 4e et elle me propose une boisson. Je me dis : « bon, la dénommée Frédérique peut pas me prendre de suite donc prenons un café ». Donc elle me donne un café mais pas de chance, elle m’amène directement vers le bureau de Frédérique oups ! Là, devant le bureau, deux personnes : la dénommée Frédérique, donc et un mec trop choupinou : Pierre-Cecil, le DRH qui doit avoir une trentaine d’années à tout casser. Bon, ce stage, je le veux, c’est définitif.
 

L’entretien se passe idéalement, Frédérique et Pierre-Cécil sont très agréable et je suis très à l’aise, ils me présentent le projet un peu puis ils me disent : « bon,
avant d’aller plus loin, on veut savoir si on peut vous prendre ou pas. » Je leur parle de mon soucis de convention et Pierre-Cecil grimace. Non, choupinou, ne me brise pas le cœur, pas déjà, pas si vite. En fait, il m’explique que le problème porte sur la rémunération : sans convention, ils ne peuvent me payer que 25% du SMIC et 100% de la carte orange. Bon alors entre un 
chômage et un stage un peu rémunéré, je n’hésite pas une seule seconde, c’est oui. Donc on discute du projet, les idées fusent, je suis proprement emballée. Résultat : je commence

lundi ! Et là, je me dis que la vie est dingue : y a une semaine, je n’avais rien de rien et là, lundi, je commence un stage de deux mois. En plus, Pierre-Cecil choupinou va essayer de voir s’il peut pas trouver un système de prime ou quelque chose pour augmenter un peu ma rémunération. Oh, il est merveilleux lui, même s’il a trop serré le col de sa chemise et même s’il a un gamin, ce qui semble indiquer son non-célibat (même s’il a pas d’alliance, na !).

 

Résultat des courses : me voilà stagiaire pour deux mois. Une expérience inédite puisque je n’ai jamais fait de journalisme d’entreprise. Ma mission : préparer la
prochaine newsletter du groupe. En effet, une partie du personnel doit déménager dans une autre ville donc je devrai faire découvrir cette ville à travers la newsletter et le site Internet qui va 
avec. Je vais écrire pour un public de 500 à 700 personnes. En plus, pendant deux mois, je vais pouvoir me lever tous les matins avec une bonne raison de le faire, gagner quelques sous et comme
je vais partager pendant deux mois le bureau de Pierre-Cécil, je vais pouvoir bénéficier des conseils d’un DRH : que du bonheur pour la suite. En plus, c’est excellent pour mon ego de voir 
qu’une entreprise (et même deux, d’ailleurs) a vu mon CV et a été intéressée par mon cas alors que je n’avais même pas postulé chez eux.

Décidément, mes 26 ans commencent bien… Qu’est-ce que ça va être quand je les aurai vraiment!
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Le zizi culturel

Je pense que je tiens ici le titre le plus débile de ce blog. C’est pas que je suis obsédée par le pénis mais voilà une chose soumise à une certaine culture. Hé oui, messieurs, selon où vous vivez où selon votre religion, on vous enlève un petit bout. Et quelque part, ça me dépasse complètement.
 
Vendredi soir, je suis posée devant ma télé à fumer une clope avant d’aller faire des bulles dans mon bain (surtout que j’ai acheté des sucres effervescents, mmmm !). Je regarde une série profondément débile qui s’appelle Off Center, l’histoire de New Yorkais qui vivent en coloc… Non, ce n’est pas Friends, les héros sont juste plus jeunes (mais ils ont quand même leur café de prédilection). Les personnages masculins vont dans une salle de sport naturiste ( ???). Dans l’épisode de vendredi, l’Anglais de service vire son slip et là : « ah mais bah, qu’est-ce qu’il y a sur ton pénis ? » Un prépuce, cher. Donc pendant tout l’épisode, notre ami Européen se pose la question : prépuce or not prépuce, that’s the question.
 
Partant de là, je me mets à réfléchir au pénis et à la nécessité dans certains pays d’enlever la petite peau qui ne sert peut-être pas à grand-chose mais qui est d’origine. En tant qu’Européenne, je suis plus qu’habituée au prépuce de ces messieurs et j’avoue que ça ne me gêne pas, bien au contraire. Ca me fascine cette espèce de conformisme pénissal. Après tout, nous les femmes, on ne nous impose pas un stéréotype vaginal… On pourrait imaginer par exemple qu’en France, pour être normale, il faudrait une épilation en triangle alors qu’aux Etats-Unis, ce serait plutôt en ticket de métro. Par exemple.
 
Alors pourquoi se faire enlever un bout de peau pour être « comme les autres » ? Une femme refusera-t-elle de partager la couche d’un homme parce qu’il a gardé sa capuche ? Dans Sex and the city, effectivement, Charlotte part en courant d’un lit d’un monsieur « entier », on dira. Si je me mets à sa place (mais situation inverse, je suis habituée au prépuce), je ne crois pas que ça me ferait fuir, bien au contraire, j’étudierais ça avec passion. Je testerais différentes choses pour voir « ce que ça fait ». Parce qu’au fond, je me demande comment on peut rejeter un homme à cause d’un pénis équipé d’un prépuce ou pas. Aux Etats-Unis, apparemment, les femmes ne trouvent pas ça propre… Je veux pas dire mais ne pas avoir de prépuce ne signifie pas  que le monsieur est d’une hygiène irréprochable et vice-versa. Souvent, dans ces mêmes séries américaines, de jeunes hommes passent sur le billard pour se
faire enlever ce bout de peau « pour plaire à leur fiancée ». Alors si le mec vient de se convertir au judaïsme pour sa belle, je peux concevoir, mais sinon, ça me dépasse complètement. Un mec qui demanderait à sa fiancée de se faire siliconer les seins, se raboter le nez ou se faire liposucer, ça fait hurler mais qu’une fille demande à un mec de se faire enlever quelques bouts de peau, ça paraît tout à fait normal. Non mais au secours ! Elles peuvent pas accepter la queue de leur copain telle qu’elle est ? Parce que si elles acceptent pas ça, c’est qu’elles ne doivent pas l’aimer tant que ça, le monsieur.
 
C’est hallucinant comment le pénis est un objet culturel. Dans certains pays, ils sont tous tatoués (aïe !), on les enserre dans un espèce de tube qui remonte au nombril. Et là, je m’interroge : ces étuis me semblent assez étroits et ajustés : et si le monsieur a une érection, il se passe quoi ? Ca risque d’être très gênant, non ? Et puis les femmes ne sont pas si naïves ! Un pénis ne rentrera jamais dans leur nombril, arrêtez de rêver, les gars. Autre fait culturel intéressant : le prince Albert. Alors pour les incultes : non, ça ne vient pas du tout de M. Albert de Monaco, c’est beaucoup plus vieux que ça. Le prince Albert dont on parle est anglais. Pourquoi ce monsieur s’est-il percé la queue ? Et bien non, il n’était pas masochiste, c’était pour une question de bienséance : notre ami Albert avait mis un anneau au bout de son pénis pour y glisser un fil qui lui permettait de plaquer son sexe contre sa cuisse et éviter ainsi les renflements gênants…
 
Ca aussi, c’est culturel : souligner ou dissimuler son pénis ? Le mettre dans un étui ou le plaquer contre sa cuisse ? Je pense qu’il y a ici deux logiques qui s’affrontent : affirmation de sa virilité contre une certaine pudeur. Il faut dire ce qui est : quand un mec me plaît, je ne peux m’empêcher d’aller jeter un œil furtif à cet endroit-là, bien que je ne puisse en tirer de réelles conclusions (oui, un sexe au repos peut-être ridiculement petit par rapport à sa version en érection, tout dépend de ce que j’appelle la « capacité érectile »). Et dans nos sociétés, j’ai plutôt de la chance, les hommes aiment bien mettre des jeans moulants, mmmmm ! Pour autant, les messieurs ne mettent pas en valeur de façon outrancière leur service trois pièces en attirant le regard dessus. J’imagine bien des mecs se promener avec une coquille par-dessus leur jean, tiens, que ce serait mignon ! Le seul endroit où le sexe est à peine voilé, c’est à la plage, surtout avec les maillots de bain justement nommés moule-bites (je trouve ça anti sexy au possible). Un copain m’expliquait un jour qu’à la plage, il aimait bien avoir une demi érection : suffisamment pour présenter un bel engin qui gonfle sous son maillot mais pas assez pour que ça fasse piquet de tente. Effectivement, vous remarquerez qu’à la plage, y a toujours des gars allongés sur le dos, mains posés derrière la tête, qui nous montrent fièrement leur engin, soigneusement rangé dans leur maillot moule-bite. Messieurs, je vous le dis : y a rien de plus ridicule. Si vous voulez draguer avec votre pénis (technique qui me paraît hautement casse-gueule soit dit en passant), gardez quand même un peu de votre dignité. Parce que, moi, un guignol pareil, je lui ris au nez et il n’aura plus jamais l’occasion de me montrer popol.
 
Bref, pour en revenir à cette histoire de zizi culturel, tout ça me dépasse, sans doute parce que je ne suis qu’une fille. Comment on peut faire une fixette à ce point sur une partie de son corps que seul(e)s quelques privilégié(e)s vont voir ? Je sens la réplique : « oui mais vous, vous faites bien une fixette sur vos seins ? » Oui et non. D’abord, nos seins, même habillées, on les voit un peu plus que votre tuyau (j’adore cette expression) mais il n’y a pas que ça. Une fois, j’ai lu un magazine féminin qui m’expliquait que je devais à nouveau me raser en triangle parce que le ticket de métro, c’était dépassé. Ah oui, j’imagine la scène : me voilà avec un nouvel amant qui, quand j’ôte mon string, hurle :
« Quoi, mais t’es épilée façon ticket de métro ? Mais t’es trop has-been comme fille ! ». D’abord, je trouve l’épilation « ticket de métro » atroce, ça casse la forme de mon sexe, ensuite, je vois pas pourquoi le look de mon minou devrait être à la mode. Comme si je sortais de chez moi à poil, tiens ! Alors pourquoi les mecs devraient se conformer à ce point à la norme ? Après tout, la première personne à qui doit plaire ce sexe, c’est à eux, non ? Personnellement, j’irais pas me faire opérer du sexe juste pour être dans la norme. Surtout que cette opération est définitive : se faire enlever de la peau pour sa copine, c’est sympa. Sauf que si la survie de votre couple ne tient qu’à quelques centimètres de peau, je crois que votre couple aura une durée de vie limitée.
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