Le lesbianisme soudain

Ceci n’est pas qu’un titre racoleur mais une tendance un peu étrange que j’observe dans quelques séries depuis quelques temps et qui m’interroge un peu. Vous suivez des femmes qui ont une vie amoureuse hétérosexuelle et soudain, croisent la route d’une femme et là, plot twist : elles ont toujours été lesbiennes mais ne l’avaient jamais admis. Je… hein ? Y a pas un manque de background là.

The 100, baiser entre Clarke et Lexa

Ah oui, faudra que je vous parle de cette série, aussi

Je trouve toujours très positif d’avoir une pluralité de sexualités dans toute oeuvre de fiction, pas de soucis. Mais dans ce cas de lesbianisme soudain, ça m’interroge un peu. La première fois que j’ai découvert cette évolution, c’est dans Urgences où Kerry Weaver, chef de service acariâtre présentée comme plutôt hétérosexuelle mais surtout célibataire endurcie. Puis elle rencontre une psy dont j’ai totalement oublié le nom, incarné par Elizabeth Mitchell qui est une actrice que je n’aime pas trop (je ne la trouve pas très expressive, surtout dans V… mais peut-être qu’elle était juste empêtrée dans une très mauvaise série). Leur relation fait long feu et là, pof, c’est officiel, Kerry est lesbienne. Mais… idem pour Willow dans Buffy : “avant, j’étais hétéro puis j’ai rencontré Tara et maintenant, je ne regarde que les meufs”. Idem pour Alex dans Supergirl, Alison dans Pretty Little Liars, je le sens fort pour Petra dans Jane the virgin… Alors ok mais sinon, la bisexualité ou une sexualité fluide, ça existe aussi, hein…

Xena et Gabrielle : l'amour ?

Alors il faudrait que je revoie Xena (flemme un peu) mais il me semble qu’on est dans un cas intéressant de deux femmes hétérosexuelles qui tombent amoureuses l’une de l’autre. Pas par lesbianisme soudain mais plus parce que l’autre est l’âme soeur

Ca m’interroge. Déjà pourquoi ce revirement sexuel ne touche que les femmes ? Alors je n’ai pas une culture exhaustive des séries télés mais il me semble que les hommes bisexuels, déjà, se comptent sur les doigts de la main. Oberyn Martell est même le seul qui me vient en tête et ce n’était juste que pour mettre une scène d’orgie racoleuse… Ah si, Sense8 où des hommes hétérosexuels se retrouvent avec quelques pulsions homosexuelles suite à leur connexion avec Lito et à la toute fin de la série… ah non, ça, je dis pas, je vous laisse découvrir. Mais sinon chez les personnages masculins, j’ai vraiment l’impression qu’ils sont homos ou hétéros et qu’il n’y a pas de fluidité, justement. N’hésitez pas à me dire si je me trompe. Il y a bien toujours ce moment un peu bizarre où un homosexuel va coucher avec une femme (Clara Sheller et son meilleur ami dont j’ai oublié le nom, Keith dans Six feet under) mais j’ai vraiment pas de référence d’un hétéro se laissant tenter par un homo. Voire devient soudain attiré uniquement par les hommes. Alors quand je dis que je m’interroge sur le pourquoi de cet étrange virement de cutie ne touchant que les femmes, comprenez que c’est ironique : on sait bien que le lesbianisme est parfaitement intégré à l’imaginaire érotique commun alors que bon, l’homosexualité masculine, quand même, curieusement, ça passe moins.

Will et Lito dans Sense8

Mais surtout, ce qui me turlupine un peu dans cette histoire, c’est que ça trahit une écriture un peu trop légère des personnages. Prenons Alex dans Supergirl puisque c’est le dernier cas croisé. Elle est attirée par une flic et se pose un peu des questions. Mais là, ça devient “oh mais oui, j’ai toujours su que j’étais lesbienne, je me suis juste menti”. Mmmm… Alors non. Je veux dire dans la saison 1, non seulement elle a une liaison avec un homme mais jamais ô grand jamais elle ne semble avoir l’ombre d’une interrogation quant à son orientation sexuelle, pas de regard brûlant dirigé vers un personnage féminin. Idem pour Willow qui se retrouve au coeur de deux liaisons hétérosexuelles assez majeures dans les premières saisons finit par devenir lesbienne sans retour en arrière. Alors je veux bien croire que ça arrive, je connais des personnes dans “la vraie vie” qui ont trouvé l’amour dans les bras d’une personne du même sexe alors qu’ils étaient censé ête parfaitement hétérosexuels, mais là, c’est vraiment le côté “on est un peu trop hétérocentrés, là… Tiens, elle, elle devient lesbienne.” Et le virement de cutie est balayé en deux minutes “oh bah c’est un peu dur de sortir du placard dans lequel je ne savais même être enfermée. Ah voilà, c’est fait, je suis lesbienne, merci bisous”.

Dylan devient lesbienne dans Desperate Housewives

Du coup, ce manque de nuance m’ennuie profondément. A la limite, je trouvais le personnage d’Emily dans Pretty Little Liars qui peine un peu à faire son coming out par rapport à sa famille, ses amis… Même si une fois qu’elle a révélé à ses parents son orientation sexuelle, elle passe en quelques minutes de “personne ne doit savoir” à “je roule une pelle à ma meuf à la cafet’ du lycée en toute décontraction”. Mmm… Surtout, je trouve dommage le manque de nuance qui pourrait pourtant amener des circonvolutions du récit intéressantes.

Emily et Alison dans Pretty little liars

Avant de fermer cet arc définitivement, j’ai un dernier point à aborder : pourquoi je n’arrive pas à écrire une histoire d’amour.

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Le frôlement de tes doigts sur ma peau

Hey hey ! Me revoici avec mes histoires de tension érotique, comment on place des petits cailloux dans notre récit pour que le premier baiser entre deux personnages soit non seulement logique mais tellement attendu que ça rende ce moment follement excitant. Et parfois, les réponses à vos questions viennent parfois totalement par hasard… en l’occurrence un podcast. Ouais, je vous parlerai un jour de ma nouvelle passion pour les podcasts. Donc Transferts, un podcast où un homme raconte son idylle interdite avec une Indienne et décrit à un moment les gestes extrêmement furtifs comme un fruit à moitié croqué abandonné sur un coin de table pour que l’autre le termine, un effleurement des doigts… Et là, wouah… Que c’est érotique !

Croquer la pomme

Retournons dans un cadre moins exotique. Imaginons (ou pas) que vous êtes actuellement célibataires et que vous avez dans votre entourage Camille et Alix. Oui, grâce à la magie des prénoms épicènes, je vous laisse attribuer le genre de votre choix à Camille et Alix. Vous êtes attiré.e par Alix, Camille est votre pote. Maintenant, regardez comme chaque geste peut prendre une teinte différente selon votre attirance ou non pour une personne. Camille vous tend un objet, vous effleurez sa main ou ses doigts par inadvertance : je ne suis même pas sûre que vous vous en rendiez compte. Par contre, si en attrapant quelque chose dans la main d’Alix, votre peau entre en contact avec la sienne, ça peut faire comme des étincelles, des papillons dans votre ventre. Du coup, dans la vraie vie, il n’est pas toujours facile de savoir si l’objet de votre attention vous rend la pareille tant certains gestes parfaitement signifiants pour vous… ne le sont absolument pas pour eux. Par exemple, peut-être que Camille vous kiffe de ouf et ne s’est pas lavé la main pendant trois jours suite à votre contact furtif… ce qui est assez dégoûtant.

Mains qui se frôlent

Du coup, je trouve ça vraiment intéressant à travailler, cette montée en tension, ces petits contacts un peu discrets, chéris en secret, qu’ils représentent un élan partagé ou non. Finalement, tomber amoureux, est-ce que ce n’est pas un peu alimenter le feu de notre passion avec le bois de petits moments qui ne sont peut-être signifiants que pour nous ? Je veux dire, quand on a un crush sur quelqu’un, ça peut vite lasser s’il ne se passe rien. Imaginons que vos rêves érotiques mettent régulièrement en scène Stéphane (autre prénom épicène, on l’oublie trop souvent alors que personnellement, je trouve que Stéphane est plus joli dans sa version féminine) parce qu’iel est bien joli.e et peut-être même que vous lui avez parlé et qu’iel a l’air fort bien pourvu.e intellectuellement parlant. Bref, Stéphane occupe vos pensées. Sauf que, clairement, iel vous calcule pas, vous ne le voyez pas régulièrement, vous ne vous parlez pas… Bah du coup, il restera un crush que vous invoquerez parfois lors de petites séances de masturbation. Alors qu’avec Alix, il y a de l’échange, des discussions, peut-être quelques regards, des effleurements… Ca ne veut pas forcément dire qu’il se passera quelque chose avec cette personne et que les sentiments sont réciproques mais ça cultive la flamme de votre désir.

Flirter

Et c’est ainsi que je dois retravailler mes proses, si tant est que j’ai envie d’y mettre une romance. Jouer sur ces petites caresses discrètes, ces silences qui s’installent, ces regards… Est-ce que le secret d’un premier baiser réussi (dans la fiction j’entends) vient par cette montée en tension. Evidemment. Après, c’est un challenge de rendre ça dans l’écriture parce qu’autant décrire le petit fourmillement au creux des reins quand l’objet de votre désir effleure votre peau, volontairement ou non, je gère, mais jouer sur les regards et les silences…

Echange de regards

Bref, avant de finir ce mini arc sur l’amour dans la fiction, il nous restera un dernier point à aborder qui concerne plus les séries, pour le coup : le lesbianisme soudain.

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Où je ne regarderai pas Game of Thrones (mais j’hésite)

Ce soir, à l’heure où je dormirai à poings fermés, HBO diffusera la nouvelle saison de sa série phare : Game of Thrones saison 06, c’est parti… et je me demande si je vais faire partie du lot des spectateurs… parce que… parce que plein de raisons.

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1 – Parce que HBO

Je ne vais pas forcément cracher sur HBO dans sa globalité car Sex and the City à l’époque, Six feet under, the Leftovers, Veep et certainement plein d’autres séries très bien que je ne connais pas car je ne suis quand même pas une très bonne sériphage. Mais parfois, HBO, cest un peu “alors on a mis du cul et du sang parce que les gens veulent ça!”. Tellement que j’étais persuadée que la série Spartacus que nous pourrions résumer par “des gladiateurs et Lucy Lawless qui baise avec tout ce qui passe”. Du coup, dans Game of Thrones, on retrouve parfois du racolage sans qu’on comprenne bien pourquoi. Exemple dans la saison 5 avec les Aspics du désert, des personnages certes secondaires dans le livre mais là, à part une scène où l’une d’entre elles montre ses seins, elles servent à rien, un pétard mouillé. J’ai rien contre les scènes de cul ou de violence mais si je commence à me demander à quoi ça sert, ça n’est pas très bon signe. Car comme dirait un ex collègue “plus t’as de cul dans l’épisode 1, plus la série pue du cul” (je me suis permise une légère modification de la citation pour la rendre plus “ahah, c’est le cas de le dire”). Donc je suis pas rassurée sur la suite des événements

Scène de sexe dans Game of Thrones

Le sexe est bien présent dans le livre mais son exploitation diffère : dans le livre, les viols sont plus des faits de guerre qu’autre chose, dans la série, ça sert juste à rajouter un arc narratif qui ne sert à rien aux personnages (Sansa, Cersei) et le lesbianisme présent dans le livre sert finalement plus à démontrer une émancipation des femmes concernées (Cersei encore ou Daenerys) et ne sont pas juste mises là pour exciter le spectateur mâle habitué à des scènes saphiques.

Genre typiquement cette scène qui sert à rien

Genre typiquement cette scène qui sert à rien

2- Parce que le livre

J’ai donc entamé la lecture de Game of Thrones il y a 3 ans et j’ai achevé les 5 intégrales, quitte à passer à l’anglais (mais j’ai compris, le style est meilleur en anglais qu’en français) et à acheter une liseuse parce que bon, avoir un tote bag juste pour un bouquin, voilà voilà… Les deux médias présentent deux versions différentes d’une même histoire. Or autant j’ai bien accroché sur les volumes 3, 4 et 5 (le 2 fut une tannée à lire), autant je suis hyper déçue de voir que le rebondissement que je trouvais l plus dingo dans le livre n’existe même pas dans la série pour le moment et je crains qu’il n’arrive jamais. Du coup, tu ne sais pas trop si la série est un spoiler du livre (“ce personnage que tu pensais important ne le sera sans doute pas vu qu’on ne l’a même pas mis dans la série, ahah”) ou juste une autre partition sur un même thème. Mais du coup, vu que je préfère le livre à la série, est-il pertinent de regarder celle-ci et de risquer d’éventer un peu le suspense (genre je savais l’histoire des Noces pourpres avant de les lire… alors que je n’avais même pas regardé la série à ce moment là)

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3 – Mais les spoilers

Toujours les spoilers. J’ai commencé très tardivement Game of Thrones la série parce que je voulais lire les livres avant et ne pas me faire polluer l’imagination. Quand je lis, je me crée les personnages en fonction des descriptions donc forcément, quand on me parle d’Eddard Stark, environ 35 ans, et que je me retrouve soudain avec Sean Bean, ça le fait pas trop. Bref, je ne voulais pas voir les personnages pour ne pas les avoir automatiquement en tête quand je lis que machin fait ça ou bidule fait ça. Je lisais donc pépouse mon tome 2 quand le fameux épisode des Noces pourpres est sorti et tous les petits cons qui ont raconté ce qu’il se passait parce que huhu, c’est trop drôle. Donc quand je suis arrivée à la fameuse scène dans le livre, je savais très bien qui allait mourir et quelle était la traîtrise, youpi… Et en conséquence, je crains que, même si je ne regarde pas la série, ces mêmes petits cons me saoulent avec leurs spoilers et me gâchent le plaisir de lecture

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4- Mais le tome 6 sortira-t-il un jour ?

Parce qu’entre le moment où il va sortir, le moment où je vais le lire (je suis en plein Terry Goodkind sur ma liseuse et un Victoria Hislop sur papier dont il va falloir que je vous parle aussi), je devrais regarder la saison 06 bien après la fin de la série…

Par contre pour GoodKind, j'ai vu un épisode de la série L'épée de vérité et j'ai pas du tout la tentation de regarder la suite car c'était très mauvais

Par contre pour GoodKind, j’ai vu un épisode de la série L’épée de vérité et j’ai pas du tout la tentation de regarder la suite car c’était très mauvais

5- Mais y a plus the Walking dead, j’ai fini les revenants, Trepalium, le baron noir, Mister Robot et Occupied et je galère à trouver les épisodes inédits de The last man on Earth

On regarde quoi maintenant avec Victor, hein (bon, lui, il vaut pas regarder Game of Thrones ni Fear the walking dead (ce que je peux pas vraiment lui reprocher)) ni the Leftovers et il a déjà vu Black Mirror (et on n’a pas aimé du tout le premier épisode d’Utopia) ?

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Bref, on n’a pas fini de parler de Game of Thrones en ces lieux mais du coup… je la regarde cette foutue saison 06 ou pas ?

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Comment séduire une fille hétéro (quand on en est une aussi)

A la rentrée, en septembre, il m’est arrivé quelque chose d’un peu inédit pour moi. J’ai rencontré une femme très attirante. En fait, des femmes attirantes, j’en rencontre régulièrement mais normalement, ces filles là, j’ai envie d’en faire des amies, ça ne va pas plus loin. Mais là, non, c’est différent, j’ai envie de lu faire du bien, du mal, de me glisser dans les recoins les plus secrets de son intimité, de glisser ma main dans ses cheveux pendant que je fais ployer son corps de mes doigts agiles. Bref, j’ai envie d’elle.


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Dans ma courte vie (j’en suis même pas à la moitié selon l’espérance de vie moyenne, j’aime le rappeler), j’ai rarement été vraiment attirée par une femme. Je me souviens, quand j’étais toute petite, en CP très précisément, il y avait une fille qui était plus âgée, en CE1 ou CE2, je ne sais plus bien. Je ne suis même pas sûre d’avoir un jour connu son prénom. Et je la trouvais belle, je la regardais tout le temps et je voulais qu’il ne lui arrive que des choses bien. J’ai un souvenir très précis d’ailleurs du jour où la voyant passer par la fenêtre de la porte de ma classe hors récréation, j’en ai déduit qu’elle allait à la piscine avec sa classe. Tiens, mais elle y va deux fois cette semaine alors ? Et là, j’ai eu une sorte d’ivresse de bonheur : « C’est trop bien pour elle, elle le mérite, je suis contente ! ». En dehors de cette douce demoiselle, je ne me souviens pas d’émois « lesbiens » particuliers (je mets lesbien entre guillemets car à 6 ans, je ne suis pas sûre qu’on soit déjà orienté sexuellement) mais y a eu une bascule. J’avais quelques rêves érotiques lesbiens mais comme tout le monde je suppose mais depuis que j’ai concrétisé le fantasme, j’ai un peu la sensation que mes attirances changent un peu. Les hommes continuent à me rendre folle mais quelques femmes me troublent depuis. C’est étrange. Sauf qu’à chaque fois, les filles qui me plaisent énormément, elles sont hétéros et même en couple avec un homme. 

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J’en avais parlé avec l’Amoureux qui était très amusé de la situation. Quelques fois, quand je râlais car je ne vois jamais Jade, il m’a fait remarquer que cette fille m’obsédait. Il m’a même donné des conseils.

« Ecris lui un mail.

– Non mais t’es malade ! D’abord, j’ai pas son mail [je l’ai eu depuis] et puis je peux pas lui sortir ça comme ça, elle est en couple et puis je ne sais pas si elle peut être potentiellement attirée par les femmes.

– Si tu lui demandes pas, tu peux pas savoir. 

– Ben oui mais je la vois jamais, c’est dur de savoir…

– Bon, tu veux coucher avec elle ou pas ? »

Oui mais c’est pas quelque chose qu’on demande comme ça, de but en blanc, entre le fromage et le dessert. « Ca va avec ton mec ? Ton boulot ? Tu veux pas coucher avec moi ? ». Déjà, même si Jade peut être attirée par des expériences lesbiennes, rien ne dit que je sois son type de femme. Puis ça peut jeter comme un froid, quand même… Même si on se voit peu. 

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En fait, j’ai la sensation d’être revenue à l’adolescence, l’époque où je n’étais pas capable de dire à un homme qu’il me plaisait et que s’il voulait me faire des bisous avec la langue à la sortie des cours, ça me plairait bien. Aujourd’hui, je n’ai plus froid aux yeux. Même si je ne formule pas forcément les choses de but en blanc, je les fais comprendre. L’Amoureux avait compris dès notre deuxième entrevue que je le voulais, essentiellement parce que je me suis bien frottée à lui pour lui faire la bise, façon pour moi de tester ce que ça me faisait, le rapprochement physique. Ca m’a bien plu. Mais soyons honnêtes, j’avais compris qu’il y avait moyen de moyenner donc je ne prenais que peu de risque. Là, je sais que Jade est en pleines turbulences amoureusement parlant donc je ne suis pas sûre qu’elle soit très disposée à une quelconque expérience extra-conjugale, avec un homme comme avec une femme. 

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Alors je fais quoi ? Je me contente de la regarder en me disant à part moi « Haaaan, elle est torride, ses lèvres teintées de rouge, j’ai envie de les embrasser, de les mordre, de les sentir sur mon corps, j’ai envie de toucher sa peau laiteuse que j’imagine très douce… » ? J’essaie de lancer la conversation sur « Et sinon, tu te sens totalement hétéro ou tu es « hétéro-curieuse », comme on dit ? C’est quoi ton type de filles, hihihi ! Non mais je demande pour faire la conversation, hein… » ? Je laisse un peu faire la vie en admettant la possibilité qu’il ne se passe jamais rien parce qu’entre hétéros, c’est un peu plus compliqué ? 

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Ouais ben comme d’hab, c’était plus simple quand j’étais petite, à l’époque où le fait de voir la jolie brune aller à la piscine me comblait de bonheur. 

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Une femme et une femme

(Article sans lesbianisme, je vais parler de ma sœur alors les pervers, vous pouvez repartir. Les autres, vous pouvez rester !)

Samedi après-midi, deux femmes sont dans Paris, l’une châtain clair, l’autre, on sait pas trop parce qu’il faut que je refasse ma couleur et que je vire bizarrement au auburn avec des racines châtain clair. Elles se retrouvent dans une gare et se rendent dans un starbucks car la plus jeune d’entre elles a besoin de parler à l’aînée de ses questionnements professionnels. Je ne vous détaillerai pas parce que c’est sa vie. J’ai essayé de la conseiller comme j’ai pu même si mon domaine n’est pas le sien. C’est marrant la vie : y a moins d’un an, la situation était inverse. Puis on a shoppiné pour Noël. Le Printemps un samedi de Noël, c’est péché.

 

Bref, on a passé, de mon point de vue, une bonne après-midi. Et j’avoue que ça me fait super plaisir. Il faut savoir qu’enfant et ado, Alice et moi, on s’entendait pas très bien. On jouait très peu ensemble, j’étais playmobil, elle était Barbie. Ado, on ne fréquentait pas du tout les mêmes personnes. 2 ans et demi de différence, c’est un bon écart, sauf quand on est ado finalement. On était au même collège-lycée, on avait même les mêmes profs chaque année, ce qui fait que j’étais habituée à répondre à son prénom. Seule ma prof d’hist et géo grugeait en nous appelant toutes les deux « Mademoiselle Bartoldi ». Comme dans la phrase « Mademoiselle Bartoldi, vous vous dégradez ». Bon, ok, c’était dit sur le ton de la blague après que j’ai pris un fou rire toute seule à l’idée de la Californie qui se détache et qui coule. Je sais, ado, j’étais très grave. Bref, ado, elle était girlie, j’étais camouflée dans mes T-shirt XL. Elle était Beverly Hills, moi X-files… Enfin, pas grand-chose à voir. C’est marrant comme on a toujours été différentes, comme quoi, le moule et les gênes, ça fait pas tout non
plus.

Puis je suis partie de la maison pour la grand’ ville, pour mes études. Elle m’a suivi quelques années plus tard. Je ne sais pas trop quand le rapprochement s’est fait, en fait. Il y a eu Guillaume et Anthony, elle fut la première de la famille à savoir, j’ai été la première à le rencontrer. Puis des crises. Puis la rupture avec Anthony qui nous a pas mal rapprochées vu que je lui avais dit qu’elle pouvait m’appeler quand elle voulait, jusqu’à minuit. Du coup, elle l’a fait plusieurs fois. Quand j’ai rompu avec Guillaume et que je suis rentrée pleurer chez mes

parents, elle a voulu passer la soirée à la maison pour parler avec moi alors qu’elle avait un exam le lendemain. Evidemment, j’ai refusé, son exam avant tout, surtout que j’étais pas trop en état de parler. Bref, en grandissant, en devenant des femmes, on s’est rapprochées. Certes, on ne s’appelle pas tous les jours et on n’aborde pas toujours certains sujets intimes (parce que ma
sœur est vierge pour moi et elle le sera toujours, même quand elle aura des enfants. Comme mes parents, quoi). Mais au moindre problème, on s’appelle. Par exemple, quand nos parents nous ont appelé pour nous dire que notre grand-mère était à moitié morte, on a passé l’après-midi sur MSN à se parler puis la soirée ensemble. Parce que je ne voulais pas rester seule mais je ne voulais voir personne à part elle parce qu’on se comprenait.

 

Aujourd’hui, je suis plutôt contente de cette relation. Comme vous avez pu le remarquer, je suis assez famille et le temps où je m’entendais pas bien avec ma sœur m’empoisonnait la vie. Parce qu’autant du côté de ma mère, les 4 sœurs se voient souvent, autant du côté paternel, on peut pas dire que mon oncle et mon père se voient régulièrement. En fait, jamais en dehors des moments où ma grand-mère ne va pas bien. Ce qui s’est reproduit plusieurs fois cette année, certes, mais quand même. Et je préfère le modèle familial « on se voit pas tous les jours mais dès qu’on a besoin, on s’appelle » plutôt que le modèle « je t’appelle car y a un gros soucis ». Ma sœur a été un soutien important pour moi quand j’étais au chômage. Et ça, je ne l’oublierai jamais. J’essaie de lui rendre la pareille dès que je peux. Parce qu’une sœur heureuse fait aussi mon bonheur, c’est ma famille.

 

Il y a des jours où je suis nostalgique de l’enfance. Et d’autres où je me dis qu’être adulte, c’est pas si mal. Même si, ma sœur et moi, on jouait à la Nouvelle Star avant l’heure : on faisait chanter nos jouets sur la scène (le lit) sous les spotlight (une lampe de poche). Même si le matin de Noël, elle me rejoignait dans mon lit et on attendait impatiemment que ce soit l’heure de se lever parce qu’à deux, ça va plus vite. Quelques bons souvenirs entre autres.

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Sensuelle, le nouveau magazine des femmes… ben sensuelles !

Dimanche, levée dès l’aube pour prendre mon train, j’erre dans le point Relais de la gare Montparnasse. Ma mission : m’acheter un ou plusieurs magazines pour mon voyage en train. Difficulté : élevée, j’ai pris le train 15 jours plus tôt et j’ai déjà lu Cosmo, Biba et Glamour. Non parce que les autres féminins ne me plaisent pas : entre les « on a 20 ans, on pète plus haut que notre cul » et les « déjà 35 ans, les gosses à amener à l’école et la ménopause qui approche », mon cœur balance. Alors que je m’étais faite à l’idée de pas lire de féminin dans le train, j’avise une photo d’Angelina Jolie en train de manger une pomme. Le numéro 1 de Sensuelle vient de sortir, voyons ça.

 En ce moment, c’est la grande mode des journaux féminins branchés sexe. Après S’Toysvoici donc Sensuelle. Bon, les deux n’ont pas forcément grand chose à voir. Je regrettais que S’Toys ne soit finalement qu’un long publireportage pour chambre69, Sensuelle offre du contenu, même si Soft Paris investit la place : pub, reportage sur une soirée Sex toys, même une chronique d’Anne Charlotte, la chef de Soft. On retrouve également l’incontournable Nathalie, directrice du site piment rose. Mais après, résumer Sensuelle à une collection d’articles de blog serait une grave erreur, allons plus loin.

Pour le numéro 1, faut voir à pas se rater, on propose donc les sujets qui tapent fort. Alors que dans le numéro 1 de H for men, on avait le « être un bon coup, gagner plus et mincir », là, c’est « soirée sex toys, Angelina Jolie et cunnilingus ». Le magazine se revendique bi mais très franchement, c’est un peu usurpé car rien ne parle de lesbianisme. L’article sur le cunnilingus parle essentiellement d’une pratique entre un homme qui lèche et une femme qui reçoit (l’inverse, ça s’appelle une fellation), à la soirée Sex toys, il n’y a manifestement que des hétéros et l’icône lesbienne Jolie a totalement perdu de son côté Rock n’ roll. En fait, on lit l’interview et on la trouve bien chiante Angie. Et on parle même de son mari kétrobo. Pas très lesbien, tout ça. Mais bon, ça viendra peut-être au numéro 2, le côté bi, ne désespérons pas. Côté sexologues, on retrouve l’incontournable Catherine Solano mais j’avoue que je l’aime bien elle. C’était la sexologue d’une émission de M6 sur le sexe (émission globalement très mignonne) et elle était bien friponne Catherine, elle répondait des trucs un peu à double sens en se marrant sous cape. Ne manque que Jean-Pierre Leleu, l’incontournable sexologue des féminins mais là, c’est plus l’idée des femmes qui parlent aux femmes même si des témoignages de mecs sont intégrés à l’article sur le cunni. Je dirais que là, c’est la grosse bonne idée du magazine : faire aussi parler les hommes sur notre sexualité. C’est vrai ça, comment les mecs vivent le cunni ? Même je dirais qu’il faudrait intégrer plus les hommes dans ce magazine. Là, ça en ferait un incontournable.

Parce que globalement, je trouve que Sensuelle n’amène rien de plus, c’est un peu la compil des sujets sexe des différents féminins. Genre la soirée sex toys, c’est lu et relu, je vois pas bien la nouveauté. Les femmes ont des sex toys ? Diantre, elle est où la révélation ? Bien entendu, ce n’est qu’un numéro 1, je vais attendre le 2, voire le 3 pour donner un avis. Les femmes qui prennent la parole sur leur sexualité, faut arrêter de présenter ça comme une nouveauté. Je crois que pour que Sensuelle soit plus original, il doit donner plus la parole aux hommes… et aux lesbiennes ! On peut pas se prétendre bi alors qu’on ne parle à aucun moment de lesbianisme, y compris dans un article sur le cunnilingus. Par contre, il y a deux plans où le journal doit à tout prix rectifier le tir. D’abord la maquette. La couverture n’est pas du tout attirante, trop de blanc, trop plate. Franchement, je n’aurais pas lu mes féminins fétiches, je ne l’aurais même pas vu. Trop sinistre. De la même façon, gros truc rédhibitoire : les fautes d’orthographe. Sur un blog, déjà, ça peut m’agacer
mais je comprends, on se relit pas toujours mais dans un magazine, non, non et non. Normalement, on paie des gens pour corriger les fautes. Mention spéciale à Bénédicte Crabouillet qui nous en fait quasi une par phrase dans sa chronique de fin. Du genre « qui a toujours rêvée d’un homme à la maison […] ? » (tournure un peu bizarre et un seul e à rêvé), « les partisantes du PQ » (le mot exact est partisane), « vous pouvez toujours l’appelez Harry » (on a déjà conjugué le pouvez, laissons l’appeler à l’infinitif). Je suis certes
exigeante sur ce point mais là, avouez que c’est quand même gros. Surtout dans le cadre d’un magazine.

Bref, j’achèterai le numéro 2 pour voir mais je suis pas vraiment convaincue par la pertinence de Sensuelle pour le moment. Mais laissons lui le temps de rectifier un peu le tir et de s’imposer dans les kiosques. Ou pas.

EDIT : Réponse de Mélanie Courtois la rédactrice en chef de Sensuelle dont j’ai parlé récemment, j’estime qu’il est de mon devoir de le publier (elle est d’accord ! )

« Bonjour,

J’ai lu avec attention le message que vous avez laissé sur votre blog et les commentaires concernant le magazine Sensuelle et je voudrais apporter quelques précisions.
Sensuelle n’est pas bi dans le sens « pour les lesbiennes ». J’ai écrit dans l’édito Sensuelle est bi (n’y voyez-là aucun parti pris éditorial) alors oui je fais des fautes d’orthographe, c’est un gros point faible mais quand je dis cela ça veut dire bimestriel (tous les deux mois) et quand je rajoute aucun parti pris éditorial, cela veut justement dire que ce n’est pas spécialement pour les bisexuels.
Deuxièmement, c’est vrai qu’il y a énormément de fautes d’orthographe et que cela doit être particulièrement agaçant. Mais il faut savoir que nous n’avons pas de groupe derrière nous, qu’à 25 ans j’ai pris de gros risques en faisant un emprunt à la banque, que nous sommes toutes bénévoles, que si je suis à plein temps sur le magazine (bénévolement), mes amies travaillent ailleurs à plein temps et font cela pendant leur temps libre. Ca n’excuse rien, mais malheureusement les journées ne font pas 36 heures et nous avons travaillé comme des folles et il y a eu tellement de trucs à régler que malheureusement, la deuxième relecture est passée à la trappe. J’espère que pour le numéro 2, le problème sera résolu. Et comme cela arrive à beaucoup de personnes, on ne voit pas toujours ses propres fautes à force de relire son texte, on le connaît par coeur et on ne voit plus rien. Concernant la maquette de la couv, je suis entièrement d’accord et on va rectifier le tir sur le numéro 2. Voilà, je voulais juste préciser que nous n’étions pas bi au sens où¹ vous l’entendiez, sinon vous auriez été déçue (encore!) au numéro 2.
Et que deuxièmement quand on a 100 fois moins de budget que cosmo ou Marie Claire, ba oui ça peut pas être parfait.
En tout cas, tout commentaire permet d’avancer.
Merci d’en avoir parlé.
Cordialement,
Mélanie Courtois »

Je pense en effet que ces précisions sont importantes, ça explique pas mal de choses.

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La liste de la fille qui a eu une semaine de guedin

– Cette semaine, j’ai totalement losé : cette semaine, c’était l’anniversaire de mamie Parmentier, lundi, et j’ai zappé. En fait, j’y ai pensé toute la journée mais plus le soir en sortant du boulot. Je suis morte de honte.

– Oui, on peut se cramer avec les bandes de cire froide. Celles pour la moustache, là. Ca me rassure, future coloc a vécu la même chose. Je frémis quand je pense à cette coloc, des fois.

– C’est rassurant de voir que quand j’appuie sur le tube de crème dépilatoire et que le quart de son contenu atterrit sur le tapis de ma salle de bain (moi blonde), le tapis survit. C’est pas si agressif que ça.

– Les boules de bain Lush, c’est joli, ça sent bon, ça rend l’eau du bain tout rose. Mais les petits cœurs dedans ont du mal à quitter ma baignoire après. Et pourquoi y a des petits cœurs dedans, d’abord ? Non parce que ça sent la fille, jamais je mettrai un homme dans de l’eau rose qui sent la fille.

– Je suis déçue. Oui déçue. En fait, cette semaine, plusieurs blogueurs m’ont parlé d’une image mystérieuse qui apparaissait sur les blogs. Moi, j’étais déjà partie dans mon polar

genre on est piratés par un hacker facétieux qui s’amuse à faire passer sa signature de blogs en blogs ou un esprit qui apparaît à travers une photo de cailloux (car c’est ce dont il s’agit). Et ben non, c’est juste une image par défaut quand le serveur rame. Bordel, je suis déçue.

– Cette semaine, j’avais une réunion dans le gros bâtiment de notre super opérateur à perpette les oies. N’étant pas motorisée, j’ai été véhiculée par deux collègues en scooter, c’était sympa ! Note pour moi-même : mon prochain mec doit être motorisé à deux roues parce que c’est quand même super cool. Ou alors je m’achète un scooter mais j’aime mieux être passagère et rêvasser moi.

– La piscine nuit à mes projets de lesbianisme abstinent (contrairement au semi Russe qui lui, l’encourage en se foutant bien de moi). Non parce que quand je nage, j’ai beau faire, c’est bien les mecs que je regarde. Surtout le nouveau maître nageur… Et puis l’espèce de demi-Dieu grec assis sur le banc qui n’a pas encore mis bonnet et maillot (du coup, après, on les reconnaît plus, on voit que leurs abdos). Serait-il possible que je sois totalement hétéro ? Ouais, sans doute !

– Cette semaine au boulot, ça a été un peu le bordel genre « on a besoin de ça, ça fait deux mois qu’on le réclame, ça doit être prêt depuis ce matin, ça le sera demain (ou pas) ». Ainsi, j’ai récupéré jeudi la liste des inscrits à notre nouveau jeu, l’élection des membres les plus ci ou ça. 7 catégories, 10 nominés dans chaque. Y a plus de 10 000 inscrits. Moi devoir éplucher la liste pour donner la liste de 70 noms. J’y ai passé quasi la journée de vendredi. Le même jour, un de nos plus éminents membres, un gamin adorable, a fait une fugue mais on l’a retrouvé, ouf. Moi, j’ai suivi ça en direct avec la sœur et la maman du petit puis le petit himself qui m’envoyait des mails. Vendredi soir, j’étais tellement vidée que je me suis endormie 3 bonnes heures devant la télé. Ce fut si bon.

– Les orages me mettent en transe mais c’est mieux quand je regarde ça en direct des bras de mon chéri (quand j’en ai un, cela va de soi) que du boulot. Surtout quand j’ai 3 minutes à pieds entre le bureau et la bouche de métro et qu’il pleut de grosses gouttes.

– Dans la série les blogueurs de la plateforme que je gère sont des abrutis (pas les ados, les autres mais des fois, c’est les mêmes, en fait). Quand ils s’engueulent, c’est du genre « du pue de la gueule et des pieds » « toi plus que moi d’abord et rend moi mes bons points ! ». Y en a qui sont adultes, quand même. Et le mieux, c’est qu’après, ils viennent pleurer dans mes jupes « Y a machin, il m’a traitééééééé ! » (oui, en blogueur illettré, insulter se dit traiter). J’ai beau leur expliquer que je suis pas la surveillante de la cour, c’est pas grave. Sinon, cette semaine, j’ai réussi à calmer madame « et mes bon points alors ? » et dans la série « le mot inconnu des blogueurs de la semaine », nous avons… brouillon. Oui, quand j’ai demandé si elle avait des brouillons de ses articles, elle m’a demandé ce qu’était un « brouillan ». Des fois, j’ai envie de pleurer mais je reste digne.

– A la piscine, un vieux m’a demandé si j’étais enceinte de deux ou trois mois. Je suis partie pleurer dans ma cabine. Au passage, faudrait que je pense à mettre des chaussettes assorties quand j’y vais parce que traverser le hall en chaussette bleue et marron, ça le fait pas. Compte tenu du fait qu’au 1er trimestre, la femme ne grossit pas (j’ai cherché sur le net, j’ai jamais été enceinte), dois-je en conclure que j’ai des seins démesurés ? Du coup, je suis repartie dans mon délire de déni de grossesse mais heureusement, mes coupines de mail m’ont rassurée. N’empêche que quand je nage en rêvassant plutôt qu’en comptant les longueurs, je vois pas passer l’heure.

Julie m’a demandé une vignette de mes yeux, la voici ! La photo est légèrement retouchée (pas par moi) mais j’ai pas mieux comme photo.

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