Ecrit-on mieux en temps de guerre ?

Cette semaine, j’ai entamé la lecture du roman « les deux amis » de Moravia. En fait, il ne s’agit pas tout à fait d’un roman mais de notes que l’écrivain a pris pour un projet de roman qui n’a jamais vu le jour. Là, ces bouts de roman (qui ont fini par dériver pour donner naissance au sublime Le mépris) ont été réunis dans un livre avec une très bonne préface qui parle un peu des tourments de Moravia l’écrivain en temps de guerre qui réfléchit sur la société italienne dans laquelle il évolue. Et là, forcément, ça m’interpelle. Un écrivain se nourrit toujours de son entourage, de ce qu’il voit, observe, pense… Aujourd’hui, quand j’écris, je me nourris donc plus ou moins consciemment de la société du XXIe siècle. Je vis en France donc la guerre, je ne la vois qu’à la télé, je ne la vis pas. Je ne vais certainement pas m’en plaindre, bien entendu. Mais quand je lis les auteurs écrivant an temps de guerre ou juste après, on saisit toute l’incompréhension de l’homme face à cette violence inouïe. Par exemple, Moravia et les deux amis, il y a en fait trois manuscrits, un situant l’action pendant la guerre avec les alertes aériennes, les refuges anti aériens puis ensuite après la guerre, quand le communisme est la nouvelle voie politique. D’ailleurs, Moravia, de gauche, a toujours été assez sceptique face au communisme et n’a jamais osé publier ce roman. Dommage car la deuxième version, la plus aboutie, est un vrai bijou, une histoire des plus machiavélique.

Quand je regarde la littérature actuelle, je me rends compte que le sujet de la guerre fait toujours autant recette. Pas plus tard que l’an dernier, le Goncourt a été attribué à Jonathan Littell et ses Bienveillantes, le récit d’un officier allemand pendant la seconde guerre mondiale. On sent que l’auteur s’est énormément documenté pour rendre ses propos le plus réaliste possible et franchement, on ne peut qu’apprécier ce travail là. Mais force est de constater que, souvent, la haute littérature, si j’ose dire, concerne les guerres (tout comme les films mais je vais pas développer ce point dans cet article sinon, je vais faire une vraie dissert). Pourquoi mais pourquoi ? Outre le côté incompréhension de la violence, la guerre permet de montrer des héros commettre des actes dont ils ne se sentaient pas capables pour leur survie, de mettre en scène des gens ordinaires devenir des héros. Oui parce qu’à vue de nez, je dirais que, globalement, les romans sur les guerres mondiales et particulièrement la Seconde mettent en scène des résistants face à la barbarie plutôt que des collabos. Pourtant, quand je lis le Conformiste de Moravia ou
Les bienveillantes de Littell, je trouve que l’autre côté est tout aussi passionnant. Posture plus dangereuse ? Certains vont dire que parler au nom des « méchants », c’est légitimer un peu leurs actions mais cette posture angélique me gonfle. Si tout le monde avait été résistant, ça se serait su. On retrouve souvent dans la littérature de guerre une espèce d’exaltation de l’héroïsme. Sans doute que la vie quotidienne, celle où il ne se passe rien de notable, n’intéresse plus guère. Pourtant, quand on lit des Zola, Flaubert ou Maupassant, qu’on aime ou pas, ça reste des sources fantastiques en histoire sociale, il y a de quoi dire.

Pour en revenir au sujet de départ, je pense que pour tout scribouillard qui se respecte, vivre en temps de guerre est forcément source de milliers et de milliers d’idées. Témoin de son temps, l’écrivain vit des choses extraordinaires en temps de guerre donc forcément, rien qu’en écrivant le récit de sa vie à ce moment là, il a des milliers d’interrogation, sujets de réflexion ou autre. Pourtant, il me semble que notre époque n’est pas non lus dénuée d’intérêt même si on ne vit pas sous la menace d’attaques aériennes ou autres. Pourquoi les écrivains d’aujourd’hui (mais pas qu’eux, le cinéma aussi et parfois la musique) vont toujours puiser dans notre background historique pour réaliser leurs histoires ? Bien sûr qu’en temps de guerre, le quotidien est transfiguré. Mais quand je lis L’élégance du hérisson ou les yeux jaunes du crocodile, je me dis que notre vie d’aujourd’hui, y compris dans sa routine, est sujet de roman, pour peu qu’on sache la reporter avec talent.

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La liste de la fille qui fait des montagnes russes

Nina up and down, Nina turn arround, ooooooooh, Nina up and down (si quelqu’un sait d’où je sors, felicitations mais ça va être la honte pour moi !)

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– Il n’est jamais trop tard pour apprendre des choses sur soi. Genre il semblerait que je développe une allergie aux figues. Mardi, je me fais plaisir, en dessert, ce sera figues, j’adore ça. Je dévore donc mes 5 figues et quelques instants après, j’ai les lèvres en feu. Ca m’était encore jamais arrivé. Pile le jour où je dois voir Gabriel, ça craint.

– La vie est joueuse, c’est fatigant des fois. Mardi, je reçois une très bonne nouvelle donc je me précipite sur mon téléphone pour en avertir toute ma famille. Maman, répondeur. Papa décroche, je lui annonce mon truc, toute fière, mon père reste de marbre. Bon, ok, mon papa, c’est pas un expansif mais quand-mèmeuh ! Et là : « bon, en fait, j’ai une mauvaise nouvelle mais rien de grave, hein. Ta grand-mère a été réhospitalisée, elle perd un peu les oies, elle mélange les mots. Mais c’est pas aussi grave que la dernière fois ! ». Pshhhh, et voilà comme on douche l’enthousiasme d’une Nina. Mais bon, c’est tout 2007 ça : des mauvaises nouvelles familiales mais tout finit bien, normalement. Après
« prépare toi à la mort de ta grand-mère » qui finalement s’en sort comme une fleur (ou presque) et « ta cousine a sans doute un mélanome, on meurt très vite d’un cancer de la peau si c’est ça » et finalement, c’était juste un grain de beauté, on va garder l’espoir. Mais si 2007 doit finir comme elle a commencé (up and down, montagne russe), je vais finir épuisée.

 

– C’est pas parce que tu portes un costard que tu dois te croire tout permis, connard du Quick. Hier soir, on va au Quick avec Vicky, sa best et Bruce. A un moment, une caisse se libère donc je m’y précipite, je dis bonsoir à la caissière et là, un mec en costard arrive et fait « non, je crois pas là », genre, il va me piquer la place. Donc je le toise et lui fais remarquer que nous aussi, on faisait la queue et là, le mec me regarde et se fout carrément de ma gueule en faisant genre la nana hystérique. Il a de la chance que j’aime pas faire des scandales car il lui aurait rien manqué à ce connard. Surtout que si ça avait été Bruce à ma place (genre 2 mètres, baraqué), il l’aurait pas ouverte.

– Il existe des hommes émotifs.

– Gabriel a l’air de beaucoup aimer les chaussures. Heureusement que je lui ai précisé que les pieds, chez moi, c’était no way. J’ai peur !

– Soirée entre filles jeudi soir, Tatiana (dont on fêtait l’anniversaire), Vicky, Lilvirgo et Nina sont dans la place. On papote, on papote, on papote. A côté, un couple. Au moment de payer, ils arrivent derrière nous et le mec fait « ouais, finalement, le dessert sera à la maison » donc je me marre. Sauf que j’avais pas remarqué que le mec nous avait dévoré des yeux toute la soirée. 5 filles pour toi tout seul, mon gars, c’est même plus de l’optimisme, c’est de l’imagination.

– Clope post coït mardi soir chez Gabriel, il aime pas trop qu’on fume à l’intérieur donc j’enfile un t-shirt et ma culotte, ne sachant plus trop où a dégagé mon pantalon et on va fumer dans son jardinet, entouré de haies. Sauf qu’en jetant ma clope, je me rends compte que la haie ne fait pas tout le jardin et qu’on voit la rue… et les gens qui sont en train d’y passer.

– Comment passer pour une célibataire frustrée à la caisse de la FNAC ? Acheter 2 BD girlie (Gloria et Valentine), 3 mangas (un Cobra et 2 Step up love story, un manga érotico rigolo), un roman de Lucia Extebarria, deux romans girlie et No Kids de Corinne Meier. Dommage, il était mignon le caissier.

– FNAC suite. Enfin, c’était avant l’épisode de la caisse mais on s’en fout. J’arrive au rayon livres et je regarde un peu les nouveautés. Une fille à côté est au téléphone et demande à la personne qu’elle appelle si elle a entendu parler de « les yeux jaunes du crocodile » de Katherine Pancol. Ca tombe bien je l’ai lu donc je lui ai fait un signe qu’il est top. La fille me remercie et dit à la personne au téléphone « Ah, y a une dame qui m’a dit que c’était bien ». Une dame ??? Connasse va.

– Pour finir, le come back raté de la semaine, Britney Spears à une soirée MTV. Je crois qu’elle pouvait faire difficilement pire. Quoi que si, se vautrer à la
Beyoncé.

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C’’est la saison de la mue

(Ou l’art de réécrire deux fois le même article puisque la version 1 de cette article est passé de deux pages word à un code bizarre)
 
Comme tu le sais lecteur (ou pas), en ce moment, je suis chez mes parents pour des vacances que je qualifierai de saines. En 15 jours, j’ai fumé deux clopes (offertes gracieusement par Guillaume 1er après que je les lui ai réclamées, ce qui ne l’a pas empêché de m’offrir la crêpe et le café que j’avais consommés. Comment voulez-vous que je retrouve un mec à la hauteur après ça ?), je me suis couchée tôt et levée tôt (ou presque), j’ai appris à tricoter et même que je suis pas mauvaise (enfin, je comprends rien au point à l’envers mais le point à l’endroit, je maîtrise trop !), j’ai dit des vérités à des amis pour leur bien, j’ai retrouvé mes livres de QCM de culture G, j’ai partagé mon lit une place avec deux chattes (toi aussi, attire les pervers de google), je me suis coupée les cheveux assez courts et c’est joli, j’ai rencontré ma petite cousine de 4 mois et là, j’apprends à écrire un article alors que Kenya est perchée sur mon épaule et s’appuie contre ma tête tout en balançant sa queue devant mon nez (toi aussi, attire les pervers de google). Des vacances saines, donc, qui vont tout à fait dans le sens de ma résolution de la rentrée : halte à ma déchéance.
Cet été, j’avoue avoir déconné et pas qu’un peu. Trop de substances licites et un peu illicites (mais en vente libre dans tous les sexshops) et vous perdez une heure de votre soirée. Oui, début août, j’ai trop abusé et me voilà soudain, au milieu d’une boîte, me demandant ce que je pouvais bien foutre là, tant je me sens soudain en décalage avec les gens, plus du tout en phase. Je rentre aux toilettes pour vomir, il est 5h. J’en ressors quelques minutes plus tard, il est 6h15. Ok, il s’est passé une heure entre mon entrée dans les toilettes et ma sortie et je m’en souviens même pas. Bon, ça fait toujours plaisir de voir que les gens se sont beaucoup inquiétés pour moi ! Bon, je rentre et là, j’ai envie de pleurer. Je me dégoûte. C’est pitoyable ! Voilà, je me suis mise la tête à l’envers et qu’est-ce que ça m’a apporté ? Vomissure, semi coma éthylique, gueule de bois et teint crayeux. Ok, plus jamais ! Depuis, j’ai eu deux soirées un peu alcoolisées (dont une où j’ai fini par lécher une vitrine donc là, c’est définitif, j’arrête). Et mine de rien, je ne m’en porte que mieux.
 
J’ai une théorie. Oui, en plus des métaphores foireuses et des digressions, je suis la reine des théories. Donc ma théorie dit que nous sommes les artisans de notre propre bonheur ou malheur, c’est selon. Moi, ma vie, en ce moment, elle est pas mal mais pas parfaite. Je viens de terminer un livre « Les yeux jaunes de crocodiles » de Katherine Pancol, un petit roman bien sympa qui illustre parfaitement la sentence de Sénèque (d’ailleurs citée dans le livre) : « Ce n’est pas parce que c’est difficile qu’on n’ose pas, c’est parce qu’on n’ose pas que c’est difficile ». Donc moi, je veux un vrai travail. Je veux stopper cette période de transition que je connais depuis un an parce qu’à force de transiter, je suis plus très sûre de ma destination finale. Voilà, j’en ai bien profité, je me suis bien éclatée mais ça suffit maintenant. Gardons l’alcool pour les fêtes, les vraies, pas les « tiens, si on se bourrait la gueule ce soir parce que c’est samedi et qu’on n’a rien d’autre à foutre ? ». Non, moi, je ne bois plus pour boire, c’est fini. Mon foie m’en remercie, d’ailleurs !! Ma vie, je la vois à longue échéance. Pour le moment, j’ai un grand projet à réaliser, j’ai un boulot à trouver et si au passage, je tombe amoureuse, ben, ce sera tant mieux. Et ça arrivera forcément. Parce que le bien attire le bien, logique. Donc ce n’est pas en passant une soirée à boire pour oublier la vacuité de ma vie et des personnes environnantes qui me racontent leur dernière sodomie, alors que très franchement, je m’en fous de la vie sexuelle des autres (surtout des détails), que je vais aller de l’avant. Franchement, après cette soirée où j’ai perdu une heure, j’avais envie de tout plaquer et de me tirer de là. J’ai envie de passer des soirées calmes à discuter de tout et de rien autour d’un verre (même que des fois, y a pas d’alcool dedans), de refaire le monde parce que ça fait plaisir même si ça sert à rien, regarder un film sympa… Bref, me coucher en me disant que c’était une bonne soirée et que je suis contente de l’avoir passée et pas « putain mais qu’est-ce que je foutais là ? ».
 
Donc, voilà, maintenant, il est temps de devenir adulte et responsable. Alors, maintenant, tu vas me dire : « et pour les mecs ? ». Bah, là, je change pas d’un iota. Parce qu’après tout, quand je regarde mes dernières aventures, je ne regrette rien : des agréables moments avec des mecs qui me plaisaient (et même que des fois, ils étaient tellement beaux que j’aurais pas cru qu’ils pourraient s’intéresser à moi), avec qui j’avais un bon feeling. Je n’ai rien provoqué, je ne suis pas allée les chercher sur meetic ou autres, ce ne sont que des hasards de la vie. Alors c’est vrai qu’idéalement, j’ai envie d’un amoureux, un vrai mais bon, en attendant que ça arrive, autant ne pas bouder son plaisir si l’occasion s’en présente. Après tout, peut-être que dans le lot, y aura L’Homme, qui sait ?
PS : Voilà ma nouvelle coiffure et comment je suis obligée de travailler les trois quart du temps, avec un chat greffé sur le bras. Même pas je mens!!
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