Pas un phare

Par Diane

Nina, lecteurs, lectrices, jeunes et vieux, grabataires et prépubères, public chéri mon amour.

Il est arrivé récemment une drôle d’aventure qui m’a donné à réfléchir. Et quand je dis « drôle », ce n’est pas tant de par la vertu comique -loin de là- qui se dégagerait de l’événement, mais plutôt parce que celui-ci, bien qu’il ne soit pas extraordinaire en soi,  m’a laissé sur le coeur et la conscience comme un arrière goût d’incompréhension et d’amertume persistante.

Je suis allée il y a quelques semaines de cela dîner un vendredi soir avec des collègues et amis du côté des Halles.

En fin de soirée, nous nous dirigeons vers le RER quand une de mes collègues à l’oeil perçant remarque une jeune fille la main dans le sac d’une autre de nos collègues. Cette dernière vérifie, le sac ouvert, le portable envolé. La tentative très pacifique de récupérer le portable échoue, la vile voleuse ayant une armada de copines pour la pousser vers le RER. Nous restons là, pantelants et, disons le, comme des cons, les regardant s’éloigner. 

A ce moment là, plusieurs choses viennent à l’esprit: énervement, hébétude, colère, dépit, et surtout, hésitation devant la marche à suivre.

Une de mes collègues particulièrement réactive est allée directement au guichet, a brièvement expliqué la situation au monsieur RATP et voilà t’y pas qu’en un dixième de seconde une dizaine d’agents de la sécurité RATP débarquent et fondent sur les auteures du rapt portabilique. 

S’ensuit une série de hauts cris à tendance hystérique et un portable récupéré (déja sans puce….).  Tandis que justice se faisait, mon petit groupe de collègues et moi étions au milieu de tout cela. Et les secondes passant, nous commençâmes à observer que petit à petit des groupes de jeunes gens à l’air pas tellement avenant se formaient autour de nous. Grossissant avec les secondes, tandis que les cris persistaient du côté des donzelles interpellées. Les essaims qui s’étaient formés autour de nous commencèrent à sortir leurs portables,
et à nous prendre en photo. J’ai beau être une bonne banlieusarde ayant pas mal fréquenté les mauvais quartiers, je sentais petit à petit la tension monter au rythme des essaims qui croissaient toujours autour de nous et, pareille à ces inculpés que l’on voit aux flash infos, j’eus le réflexe de leur tourner le dos pour ne pas montrer mon visage (étrange retournement de situation qui me fait prendre victime une attitude de coupable…).

Les donzelles en cause ont été embarquées. Et là, d’un coup, le plan initial de prendre le RER pour rentrer chez moi ne m’est soudainement plus apparu comme une option possible, les regards des groupes alentours toujours fixés sur nous.

Heureusement, les agents de la sécurité nous ont proposé de nous escorter jusqu’au commissariat où des proches pourraient venir nous chercher. Fin de l’histoire.

Et après coup, je me demande: si une situation du même genre se présentait, prendrais-je le risque de me défendre?

Sur le coup, avec 8 agents de sécurité et une bonne trentaine de jeunes gens moyennement friendly autour, je vous avoue que j’ai sérieusement eu les miquettes, et que du coup on en vient même à regretter de ne pas s’être laissé faire.

On se dit que bon, il vaudrait ptêtre mieux se laisser piquer son portable et rentrer chez soi en paix.

Mais d’un autre côté, si tout le monde se dit cela, il reste tout de même un très gênant et agaçant sentiment d’impunité, de leur donner exactement ce qu’ils veulent, de se laisser terroriser. Quelque part, ce soir là, après avoir piqué peut-être 154 portables, eh bien justice à été faite. C’était une récidive, il y aura des suites.

Etant professeur, quand j’étais au milieu de l’essaim, plus tellement rassurée que ça par les agents de sécurité d’un nombre bien inférieur à l’essaim en question, je me suis dit que c’était cela que devaient ressentir les élèves victimes de racket qui ont dénoncé leur tortionnaire et qui ont peur des représailles. Que les agents RATP, c’était nous les profs qui rassurons les élèves en leur disant que tout ira bien. Mais nous ne sommes pas en permanence derrière eux, nous ne sommes pas là quand ils franchissent la porte du collège la peur au ventre pour parcourir le plus rapidement possible la distance qui les sépare de chez eux.

Et puis je pense au groupe de jeunes filles en question dont les journées consistent à errer dans les alentours des halles en gueulant le plus fort possible (il faut bien exister…) et de gérer leur petit trafic de vol de portables ou que sais-je encore.

Elles nous regardaient avec une telle haine et une telle colère pendant l’interpellation que j’avais l’impression que c’était nous qui étions en faute. Que se défendre, c’était presque les insulter.

Puis-je vraiment leur en vouloir? Qu' »est ce que c’est, leur vie à elles? Qu’est ce qu’elles ont eu comme choix dans la vie?

Alors oui je sais faut redescendre sur terre, c’est pas nouveau tout ça, c’est ça la vie etc… Cela n’a rien d’extraordinaire. Et pourtant.

J’ai un mauvais goût dans l’âme. Une sensation de lâcheté de ma part (si ma collègue n’était pas allé prévenir la RATP, l’aurais-je fait?), d’incertitude (si la situation se représente, le ferais-je? toute ma raison et ma « conscience citoyenne » me disent que oui, le désagréable souvenir de cet événement me le permettra t-il?). Un peu de honte, un peu de compassion triste aussi. Je pense à certains de mes élèves, gentils au début, qui flanchent petit à petit parce qu’ils ne sont pas adaptés au système scolaire français et qu’ils en ont
légitimement marre d’enchainer les 2/20 et qu’on les oblige à rester cloués sur une chaise 8h par jour jusqu’à leurs 16 ans. Alors ils n’essayent plus. Ils cherchent, et trouvent bien vite une autre façon d’exister.

Menfin. Sur ce, et pour finir sur le sujet, j’en profite pour une nouvelle fois vous refiler du Hugo à cogiter. Un extrait d’un très joli poème qui a d’ailleurs été cité il n’y a pas longtemps dans un téléfilm sur l’école  justement. Hugo s’adresse ici aux dirigeants politiques, mais cela s’adapte très bien aux professeurs et éducateurs de tous poils. 

Sic transit gloria mundi,

Pfiouuu…

 

 [… ]Je défends l’égaré, le faible, et cette foule

Qui, n’ayant jamais eu de point d’appui, s’écroule

Et tombe folle au fond des noirs événements ;

Etant les ignorants, ils sont les incléments ;

Hélas ! combien de temps faudra-t-il vous redire

À vous tous, que c’était à vous de les conduire,

Qu’il fallait leur donner leur part de la cité,

Que votre aveuglement produit leur cécité ;

D’une tutelle avare on recueille les suites,

Et le mal qu’ils vous font, c’est vous qui le leur fîtes.

Vous ne les avez pas guidés, pris par la main,

Et renseignés sur l’ombre et sur le vrai chemin ;

Vous les avez laissés en proie au labyrinthe.

Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte ;

C’est qu’ils n’ont pas senti votre fraternité.

Ils errent ; l’instinct bon se nourrit de clarté ;

Ils n’ont rien dont leur âme obscure se repaisse ;

Ils cherchent des lueurs dans la nuit, plus épaisse

Et plus morne là-haut que les branches des bois ;

Pas un phare. A tâtons, en détresse, aux abois,

Comment peut-il penser celui qui ne peut vivre ? [….]


Hugo, à ceux qu’on foule aux pieds

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Merci la SNCF

Non, ce titre n’est pas ironique, je suis sérieuse. Je dis merci à la SNCF pour de vrai car elle a sauvé mon week-end, contrairement à la RATP qui m’a poussée aux  limites de la crise de nerf.

La semaine dernière, j’ai commencé mon nouveau boulot avec la dose de stress qui va avec. Parallèlement, je dois refaire ma carte d’identité pour mes prochaines vacances sinon je pars pas. Première tentative : non, les photos ne sont pas bonnes, on ne voit pas mes oreilles. Deuxième tentative vendredi matin avec des photos faites dans un studio photo
agréé : non, le fond est trop foncé et on ne voit pas assez vos oreilles (bordel, on voit que j’en ai deux!). Vous partez dans 7 semaines ? Ah mais non, madame, vous ne l’aurez pas votre carte, vous pouvez annuler votre voyage.


Donc j’arrive au boulot déjà énervée avec une certaine envie de pleurer. Oui parce qu’en plus du nouveau boulot, j’ai mes règles et force est de constater que depuis la mort de ma grand-mère, je suis sensible à tout et je pleure pour un rien. La journée se passe tranquille, je liste toutes les solutions possibles pour avoir des papiers d’identité à temps.

18h15, je quitte mon poste (super sérieux). Je mets normalement une toute petite demi heure pour aller à la gare, sachant que le train part à 19h05 mais je me ménage un peu de marge. Je reçois un texto de Vicky m’informant que la ligne 13 est perturbée (comme d’habitude) donc en prévention, je vais prendre la 4, ça me rallonge de 2 mn en moyenne. Je récupère donc la 4, m’assois en me disant « je suis large ». Sauf qu’à la station suivante, le métro ne repart pas. « Suite au malaise d’une personne dans le métro de devant, nous allons rester à quai quelques instants. »C’est ça oui ! Je sens le coup venir, ça va durer des heures. Et la bonne blague, c’est que je suis à l’arrêt Etienne Marcel : là où il n’y a AUCUNE
correspondance. Bon, je sors de la rame, je vais repartir en sens inverse. En sens inverse, le métro ne bouge plus non plus. Putaiiiiiiiiiin !


Bon, ok, c’est la merde. Je pars en courant vers les Halles, j’appelle Vicky : « Je serai jamais à l’heure, j’en ai marre…Y a jamais rien qui va, tout merde tout le temps et je peux pas avoir ma carte d’identité à temps… Bouhouhou ! » C’est ce qu’on appelle un craquage en règle. Arrivée aux Halles, je dois traverser toute la station pour récupérer la ligne 1 puis la ligne 12 pour arriver à la gare. Ouééééé ! Si vous avez été bousculé par un mini furie en larmes qui courait avec sa valise sur l’épaule, je m’excuse.


Arrivée à la gare sur les quais : 19h13. Même pas 10 mn après le départ. Bon, ben, me reste plus qu’à me faire rembourser ce que je peux. Alors que j’arrive à la queue, une mini contrôleuse vient me voir et je lui explique que je voudrais me faire rembourser parce que le métro était en panne bouhouhou et que je l’ai raté bouhouhou et j’ai pas les moyens de m’en acheter un autre bouhouhou… Bon en vrai, je ne pleurais pas vraiment mais j’avais la voix totalement brisée et  quand elle m’a dit que je pouvais échanger mon billet pour le prochain train avec juste 10 euros de retenue, je crois que j’ai jamais été aussi reconnaissante. Hé oui, un fois à la caisse, la petite guichetière très gentille me case dans le train de 21h05. Mon week-end est sauvé ! Je n’ai eu que 70 centimes à payer en plus. Au guichet voisin, une compagne de galère (elle aussi coincée à Etienne Marcel d’après ce qu’elle gueulait) a aussi trouvé une solution et est toute plus calme. Ouf.


Dans le train, je suis dans le wagon des victimes du métro ou de retards de train. Ah, apparemment, le train de 19h05 était maudit. En attendant, le truc dans cette histoire, c’est que je ne savais pas trop sur qui gueuler pour extérioser ma colère. La dame de la mairie de Plumes est très gentille, je peux à la limite gueuler sur l’état lamentable de la ligne 13 qui ne fonctionne jamais mais n’ayant pas de responsable RATP sous la main, ça m’aurait même pas défoulée. En attendant, je crois qu’il devient urgent de se mettre au yoga ou un truc comme ça car je ne peux pas me mettre à pleurer comme je l’ai fait à la moindre contrariété, même si elle vient au bout de 150 subies ces six derniers mois (même si j’ai mes règles), ce qui fait que je suis bouffée par le stress. Par contre, j’ai bien fait de me remettre au sport, j’ai bien survécu à mon sprint à travers les Halles.

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Le déménagement ou bienvenue dans mon placard


 

Début février, c’est officiel : on va emménager dans nos nouveaux locaux, proche des Champs Elysées. Les champs, c’est typiquement le quartier que j’aimais bien à mon arrivée sur Paris et maintenant, je sais pourquoi je l’aimais bien : parce que je n’y allais jamais. Oui, c’est beau, majestueux, impressionnant mais surtout sale et plein de monde perdu en permanence. Y a des endroits tests comme ça : à partir du moment où on ne les supporte plus, c’est qu’on est devenus de vrais Parisiens. C’est le cas du Sacré Coeur – Place du tertre aussi ou des Halles. Par contre, la Tour Eiffel, moi, je l’aime toujours.

Revenons à nos moutons. Avant le déménagement, nous avons droit à une visite des locaux vides. En cheminant du métro à la rue en question, on croise des boutiques grand luxe (et encore, je ne suis passée par l’avenue Montaigne que plus tard), des étrangers surfriqués. Mais qu’est-ce que je fous là ? Bon, les locaux ont une disposition étrange, je ne comprends pas comment on accède à certains bureaux et le lieu a sacrément besoin d’être rafraîchi mais y a pire. De toute façon, on ne m’a toujours pas demandé mon avis et c’est sans doute parce qu’il ne sera jamais pris en compte. Okayyyyyyyy…




De retour au bureau, on reçoit la disposition des uns et des autres avec notre numéro de poste et que vois-je ? Mon numéro est attribué à « Nina stagiaire ». Plaît-il ? Je ris jaune et demande à l’assistante de direction si j’ai été virée sans le savoir mais elle m’explique qu’elle a fait des saisies automatiques dans excel et qu’il y a une Nina stagiaire dans la rédaction de Cinemart, notre journal consacré au cinéma, donc. Okayyyyyyyy… Je sais que je me focalise sur un détail mais ça confirme mon sentiment : je cours droit vers une placardisation.


On fait nos petits cartons, on gagne un RTT pour le déménagement vu que le net ne sera raccordé que vers 17H et sans le net, je suis en chômage technique. Premier jour de boulot et finalement, je découvre qu’un bureau pour trois, c’est bien surtout que je n’ai personne derrière moi donc je peux regarder ce que je veux sur le net sans que personne ne s’aperçoive de rien. Même si lire des blogs fait un peu partie de mon travail aussi. En plus Ioulia et Simon sont des camarades de bureau agréables, on développe des private jokes de malade. Bon, la cantine est globalement dégueu, un bon goût qui rappelle le resto universitaire mais peu importe. Finalement, je m’étais inquiétée pour rien.

Mais s’il y a une chose que j’ai apprise dans la vie, c’est que mes premières intuitions ne me trompent jamais. Sur le plateau, on est le bureau le plus calme et le plus silencieux, limite on nous oublie, dit-on de nous. Nous oublier, oui, c’est le mot…

Parce qu’en plus de la délocalisation physique, d’autres éléments allaient jouer contre moi.

Je sais, je suis chiante avec ma façon de finir mes articles comme un mauvais soap opéra.

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Liste de la fille à plat

– Je suis physiquement fatiguée, c’est un fait. J’ai des symptômes outre les bâillements à longueur de journée, la nécessité d’une sieste post job… D’abord, j’ai la paupière qui tressaute. C’est pas agréable et c’est toujours un symptôme de grande fatigue. Et en plus, j’ai recommencé à avoir mes visions. En fait, quand je me réveille, je vois des choses qui n’existent pas. Ca peut aller d’un carton de chaîne hifi (véridique), à des animaux ou à des gens. Une fois, comme ça, j’ai vu un ange s’envoler par la fenêtre, une mère et son fils à l’air très tristes tripoter mon réveil (qui n’avait pas sonné le lendemain, d’ailleurs), un mec assis au pied de mon lit me regardant fixement, la peur de ma vie. Là, lundi, sieste post job, je me réveille et voit une sale araignée que j’éclate sur l’oreiller voisin. En fait, il n’y a jamais eu d’araignées. Re-pos ! Donc la semaine prochaine, je préviens, je sors pas. J’ai plus de sous, de toute façon.


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– « Nina, on dit pas c’te mais cet ou cette ». Tiens, on me l’avait jamais fait remarquer, ça. Je sais que je dis trop souvent c’est clair et en même temps mais là… Je crois qu’à force de contrôler mes tics verbaux, je vais finir par ne plus rien dire (oui, je sais, tant mieux diront certains)

– J’ai peur. Vraiment. Je commence à trouver les enfants mignons. L’autre jour, alors que je fumais ma clope, une petite fille passe sur le trottoir d’en face. Elle me fait un coucou donc je lui réponds et le petit jeu dure deux minutes (ben oui, elle est petite, elle avance pas vite). Et j’ai trouvé ça mignon. En plus dans Elle, cette semaine, y avait un dossier « être une mère cool et je sais plus quoi », je le lisais au boulot et tout le monde : « heu, t’es enceinte ? » Mais nooooooooon !

– Gabriel étant revenu me parler tout seul, le match hormones contre orgueil est annulé.

– Je crois que j’ai du sang marmotte dans les veines, du genre quand je dors, je dors. Samedi nuit, Summer et moi campons chez Vicky. Le lendemain matin, je me réveille comme une fleur, tard, les filles parlent d’un bruit qui les a réveillées à 9h. Ah ? On traînasse un peu puis en partant, on découvre que les boîtes aux lettres sont tombées. C’était donc ça le boucan de 9h ! Ah ?

– Tu cherches un boulot peinard aux horaires souples (en moyenne 10h-11h30, 15h-17h), un boulot où tu peux envoyer balader les clients si t’as pas envie de t’en occuper ? Et que même tu peux appeler ta moitié ou ta maîtresse du boulot ? J’ai la solution pour toi : fais agent immobilier ! Ca faisait 6 ans que j’avais pas eu à faire à eux, j’avais oublié à quel point je n’aime pas ces gens. Sauf les deux de l’agence trobogosses ! Et, non, je ne passerai pas de particulier à particulier, une fois m’a suffit.

– Pur moment de félicité la semaine dernière : samedi, il fait beau pour la première fois depuis pfiou ! Donc la girlie team décide de squatter un parc et même que ce sera celui de Bercy. Arrivée en premier, fringuée d’un T-shirt manche longue et d’un pantalon, je vais tourner un peu quelques images avec mon camescope (oui, je m’amuse beaucoup). Arrive Vicky, on fait un stop and go ravitaillement au Starbucks et nous voici étalées sur la pelouse (enfin, sur des couvertures et serviettes étalées sur la pelouse). Bon, j’ai chaud. J’ai un
débardeur dans mon sac mais j’ai pas forcément envie de montrer mon (très beau) soutien gorge à la populasse environnante donc j’enfile le débardeur (du genre casse couille) par-dessus mon T-shirt et je me contorsionne pour enlever ce dernier. Summer nous rejoint, on paresse, on papote, c’est tellement bon ! Bon, on décide de partir, re changement de haut (je le trouvais pas très décent mon débardeur). Qu’est-ce que je peux m’éclater dans ma vie, des fois.

– Vendredi, journée recherchons un appart avec Future Coloc. Après 4h de marche (en fait, 6h30 de périple mais on a aussi fait des pauses des fois), je pense que j’ai pris 3 centimètres de corne sous les pieds, donc je culmine enfin à 1m60. Mais c’est trop laid, va falloir que je ponce tout ça, activité que j’apprécie à peu près autant que l’épilation.

– Jeudi soir, soirée jeux chez Summer et son Kinder en présence de Vicky, Van, Bruce et le frère de Kinder (c’est un pingoui alors ??). Poker, je les ai pilés. En fait, il ne restait que Vicky et moi donc on fait tapis toutes les deux, c’est tendu. J’ai un 8et une drouille. Sur le flop : 7, 6, 5, 9 et 2. J’ai donc une suite mais je pense qu’elle a aussi un 8 et si sa deuxième carte est plus forte que ma mienne, je suis morte. Mais elle avait pas de 8 et j’ai gagné, mouahahah ! Ensuite, on est passé à Time is up (un jeu où faut faire deviner des personnalités réelles et fictives et où on se rend compte de la limite de sa culture, des fois. C’est qui Albert Jacquard ? L’inventeur du pull du même nom ?) et Pingoui et moi
avons pilé les autres mais on a eu de la chance, mêmes références culturelles, ça aide.

– Quand vous passez devant la station Velib des Halles, si votre bluetooth est activé, la station communique avec vous (quoi ? Là est la question). Mais Gabriel m’a expliqué que ça bouffait de la batterie donc je l’ai désactivé. De toute façon, je m’en sers même pas.

– Semaine chiante au boulot, les bloggeurs sont en forme pour la rentrée. Pas les ados, eux, ils m’embêtent pas, ce sont les adultes qui sont relou. Enfin, adultes, c’est à se demander. Sur plateforme 1, le grand jeu cette semaine ça a été « il me traite, bannissez le ! ». Une bloggeuse me prenant la tête, je lui fais remarquer que si elle arrêtait d’insulter la personne, ça irait mieux. Du coup, elle m’annonce toute fière qu’elle a enterré la hache de guerre toute seule vu qu’on pouvait pas compter sur moi, je lui ai dit qu’à son âge, elle avait plus besoin de moi. Un autre me fait chier car il a effacé sciemment ses articles et veut qu’on les lui remette. Non. Il me menace de se plaindre au service client. De se plaindre de quoi ? De sa connerie ? Sinon sur plateforme 2, c’était la rebellion, les bloggeurs m’ont harcelée à cause d’une histoire de modération (non gérée par ma boîte) donc quand j’en ai eu marre de me faire insulter quand j’expliquais que ça me concernait pas, j’ai fini par fermer les comms, avec l’accord de mes collègues. Non mais à quoi on en est réduit ! Sinon, jeudi matin, j’arrive « Nina, le jeu qu’on devait faire dans 15 jours est annulé, voici la nouvelle fiche opération, fais le en urgence ». Mon collègue lui se prend une note explicative sur la fermeture des comms à rédiger. Super, quand on sait que jeudi, je devais faire tout mon taf de vendredi vu que j’ai pris ma journée pour travailler ma corne plantaire, je la sentais mal la journée. Mais j’ai tout fait. Et je me suis même offert le luxe de parler d’anulingus à Guillaume et Rémi au déjeuner. Je crois que je viens de ruiner ma réputation de jeune fille sage et innocente.

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Girls just wanna have fun

En ce moment, je vis une vie trépidante à base d’envoi de mails et de lecture de petites annonces, miam ! Alors des fois, j’ai besoin de m’aérer et de faire redescendre la pression. Première étape : une soirée voyance avec que des bonnes nouvelles avec Drusilla et Mo (la version de Drudru ). On discute, on refait le monde, on analyse la campagne en mangeant libanais et en buvant du thé.

Etape 2 : virée en ville avec Vicky. Au départ, on devait se retrouver à 16h à Châtelet mais au moment où j’allais quitter le pc, mon chéri vient me parler et comme on va pas pouvoir se parler avant plusieurs jours, j’en profite un peu donc je préviens la miss que ce sera 16h30. Bon, je me douche, je m’habille, me pomponne (parce que je le vaux bien) et je suis partie. On se retrouve au Halles parmi la faune ambiante (mais ils sont pas en vacances les gens ?) et comme on est des warriors, on se dit que 30 mn d’avance pour la séance de ciné donc on part vers Beaubourg pour repérer le magasin de piercing, on tourne dans le Marais parce que je veux de la laine (j’en avais plus !). Bref, on arrive au cinéma à 16h56 pour la séance de 17h. Bien évidemment, y a plus de places donc on décide de faire nos courses et de revenir pour la séance suivante. Alors d’abord, on passe à la droguerie mais y a pas de pelote, que de la laine au mètre et j’ai pas envie d’attendre que les 10 personnes devant moi soient servies.

On repart à pied jusqu’au pierceur de Beaubourg (bon, en faisant un petit détour) où miss Vicky a décidé d’attenter à l’intégrité de son nombril. Bon, elle remplit une décharge assez hallucinante genre « je suis pas bourrée ni droguée et je sais parfaitement ce que je fais et promis, je me laverai tout ça comme il faut, ça s’infectera pas. » En gros. On attend dans une salle d’attente méga clean, on se croirait dans un cabinet médical. Une petite jeune fille part se faire piercer et fait son malaise. Vicky doit sentir que je suis pas super rassurée car elle me dit de suite « non mais t’inquiète, hein, je l’ai déjà fait, je ferai pas de malaise ». Merci parce que je saurais pas trop quoi faire… Bon, elle part dans une cabine avec un monsieur et 5 minutes après je la récupère fraîche et pimpante. Non, je suis pas allée dans la cabine surtout que ma mère m’a gentiment rappelée que j’étais du genre à faire des malaises un peu pour rien. Sous-entendrait-elle que j’aurais fait mon traditionnel malaise vagal ? Heu, elle a peut-être pas tort… Oui, je suis un peu une petite nature.

Une fois le piercing fait, on va au BHV acheter ma laine. On s’arrête au premier étage, art créatifs, on trouve pas, je demande à une caissière qui m’ignore superbement pendant 2 minutes, trop occupée à parler à sa collègue (connasse) et finalement, faut aller au 4e, rayon mercerie. Bon, je finis par trouver le rayon, je prends 5 pelotes pour des aiguilles 3 ½ (je vous dis tout) et je donne le tout à la petite caissière originaire de Slavie. Cool mais je comprends rien à ce qu’elle me dit. Je finis par comprendre que je dois aller payer d’abord et récupérer mes pelotes après, c’est la logique BHV. Bon, de là, on repart au ciné, la séance n’est qu’à 19h45 (il est 18h45) donc, malines, on s’achète nos places et on va boire un coca au McDo. Le McDo des Halles, c’est un peu une expérience, quoi. Déjà, avec Vicky, on fait brutalement remonter l’âge moyen de la salle. Ça fait très « j’ai 15 ans et je suis le roi de la terre, j’écoute de la musique avec mon tel portable, comme un gros rebelle que je suis ! ». Bon, on sort pour que Vicky fume (elle pas moi, moi toujours non fumeuse, I’m the queen of the world !) puis on va s’installer dans la salle… au premier rang parce que la salle est pleine mais vu la taille de la salle, c’est vite plein.

Bon, je vais pas vous faire une critique détaillée du film (Hannibal Lecter au fait) parce que Vicky l’a fait sur son blog (elle raconte notre journée aussi) et qu’il est pas top. Je dirais en gros que si vous êtes amoureux ou amoureuse de Gaspard Ulliel, allez-y parce qu’il est magistral (pourtant, je suis pas fan du tout à la base). Si vous êtes fan de Gong Li… Heu… Ben, on dirait qu’elle sort direct de Mémoires de Geisha pour atterrir là, dans le genre Japonaise en peignoir (alors qu’elle est même pas Japonaise !) mais son rôle sert un peu à rien. En fait, tout le film ne sert un peu à rien, c’est navrant de massacrer un personnage aussi intéressant que Lecter en lui trouvant une raison niaise au possible de tuer. Ouais, on sacralise un peu un serial killer mais on n’assume pas jusqu’au bout. Il tue PARCE QUE, c’est pas un méchant au fond, blablabla. Ne peut-on pas, dans un film, admettre qu’un homme puisse juste être fou (bien qu’extrêmement logique dans son système de pensée), sans justification aucune. Pourquoi on nous fout cette histoire de guerre (putain, les nazis, ils sont vraiment à l’origine de tous les maux, les vilains) avec la sœur d’Hannibal dégustée en ragoût ? Et puis c’est quoi cette histoire qu’Hannibal est lituanien ? Et pourquoi pas Kirghize tant qu’on y est ?

Bref, on sort de là, aussi déçue l’une que l’autre puis on va manger dans un petit resto de pâtes envahi par des jeunes Américains sans doute en voyage de classe. La vache, on dirait une réunion des candidats de Next et Dismissed ! Je me mets une ventrée de Carbo et un peu de pana cotta aux myrtilles en dessert (ça déchire la pana cotta !). Une fois la note payée, on finit par se séparer dans les couloirs de Châtelet (mais on se retrouve 30 minutes plus tard sur MSN, des fois qu’on ait oublié de se dire des trucs. Et on a parlé jusqu’à 2 ou 3h du matin, les bavardes !).

Bref, un samedi après-midi tout simple qui a le mérite de a) aérer, b) me faire aller au ciné (bon, pour voir un film pourri mais quand même…), c) papoter avec une blogueuse super saine et intéressante. Et voilà comme on recharge les batteries pour une semaine qui s’annonce encore hyper remplie. Vivement les vacances ! (c’est une boutaaaaaaaaaade, me crucifiez pas !)

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J’’me les gèle

Voilà, là, je suis pas inspirée pour écrire un truc intelligent donc on va faire un article idiot qui fait du bien au cerveau. Toi, lecteur, tu viens d’allumer ton ordi et de vérifier tes mails, t’as la tête dans le pâté, je le sais alors pas de considérations ésotériques à la con aujourd’hui. Non, aujourd’hui, on va faire de la météo.

 

Je sais pas chez toi mais ici, à Paris, il pèle et pas qu’un peu. Enfin, rien que de très normal pour un 23 janvier, ok… Sauf que trois jours avant, il faisait 10 degrés de plus au moins ! Donc, forcément, mon petit corps, il comprend pas ce qu’il lui arrive… Non parce qu’il était habitué à se balader que normalement couvert, avec un t-shirt, un pull et un manteau même pas fermé. Là, de suite, il faut rajouter les couches parce que bon, c’est pas que je peux pas me payer le luxe d’être malade mais ça me ferait profondément ch***. Mon petit nez est bien trop joli pour être écorché à coup de kleenex. Donc le manteau, je le ferme, je rajoute une écharpe, des gants (en cuir d’Italie, cadeau de Noël) et un chapeau parce que mes oreilles étant une zone érogène cruciale de ma personne et que je ne veux pas qu’elles perdent de leur sensibilité. En somme, opération : pas de peau exposée.

Chez moi, j’ai remonté le chauffage et tout mais je me pèle quand même un peu. Alors là aussi, les grands moyens s’imposent. Couette supplémentaire, gilet avec ma grosse chemise de nuit (là, je sens que mon potentiel de séduction atteint des sommets). Bon, je vous rassure, je mets pas encore les chaussettes. En plus de ça, je bois plein de boissons chaudes genre thé, café, tisane et eau chaude au citron (tout ça sans sucre parce que je vous dis pas, sinon). Sans parler des soupes, of course. Et puis y a la douche bien chaude juste avant d’aller au dodo. Puis même des bains, des fois, soyons folles.

Bon, en dehors de ces considérations passionnantes, j’ai l’impression que tout le monde en a pris un coup au moral. Moi, d’abord. Pourtant, tout va plutôt bien en ce moment mais bon, j’ai froid, ça me fatigue, j’ai surtout envie de m’enrouler dans les draps, c’est pas glop glop ! Mardi, je voulais faire du podcast vidéo en ville, je déjeune en ville avec ma copine Sab (qui m’a fait attendre en plein froid, la cruelle, j’ai cru que je me transformais en pingouin) et je décide d’aller faire un tour sur le parvis de Notre Dame pour trouver deux ou trois personnes à interviewer. Mais en fait, vu le froid, je me suis rapatriée direct aux Halles. Ce froid soudain semble avoir figé Paris sur place. Demandez aux gens comment ils vont, vous aurez droit à un « bouaf ! » ou un truc du genre. Le froid, on aime pas ça et c’est tout. Si encore il neigeait, ça compenserait mais même pas !

 

Je me souviens de ce mois de février (ou de mars, je sais plus) 2005 où je foutais les pieds dans la capitale pour un entretien de motivation pour mon stage. Il neigeait, tout le temps et Paris sous la neige, ça a vraiment une autre gueule, c’est magique. Bon, j’avais prévu de déambuler joyeusement dans les rues mais vu que je sentais déjà plus mes orteils, j’ai décidé d’aller déambuler aux Galeries Lafayette. Histoire de bien me prendre dans la gueule que Paris, c’est plus cher que la province. Alors j’ai craqué sur deux robes, ce jour là, genre « ouah, trop jolie », ma main, fébrile, saisissait avec une certaine anxiété l’étiquette et… la relâchait, effrayée, tel un enfant qui aurait pris un serpent pour un bâton. 324 euros la robe bout de tissu. Et ta sœur, elle bat le beurre ?? Oui, moi, l’hiver, je l’aime que pour la neige, le chocolat chaud et la cheminée chez papa maman. Le reste, ça m’emmerde. Le ciel gris, la nuit tout le temps, la pluie glacée, le nez qui coule, la pulpe des doigts qui menace de faire exploser ma petite peau, mes mains incapables d’attraper quoi que ce soit dès qu’elles sont sorties des gants. Et encore, là, j’ai eu la bonne idée d’arrêter de fumer donc pas besoin d’enlever les gants pour allumer cette foutue clope de mes fesses. J’aime pas la nature morte, la boue après la neige, les gens qui font la gueule et la mode cette année tellement terne. En hiver, on n’a pas idée de ne vendre que du noir, du gris et, à la limite du prune. Faites péter le orange, le rouge, le fuchsia,
je sais pas moi ! C’est pas parce que c’est moche dehors qu’il faut qu’on s’adapte, bordel. Moi, en signe de protestation, je mets mes lunettes de vue rouges, na.

 

Les gens chouinent parce qu’il n’y a plus de saison. Et ben, ok, c’est vrai mais moi, il me manquait pas l’hiver. Surtout qu’il neige même pas !

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Un samedi soir aux Halles

Que se passe-t-il quand quatre filles plus ou moins vingtenaires (une l’est moins, une l’autre l’est un peu plus) sortent ensemble le samedi soir ? Ça donne un festival de plan dragues foireux.
 
Acte 1 : le branleur
Nous sommes donc 4, toutes issues du blog de Nicolin : Agnès, Sab, Tink et votre aimable blogueuse, moi. On se retrouve toutes puis on chemine direction la rue St Denis. En chemin, nous croisons un jeune homme un peu étrange qui nous arrête et nous fait : « et les filles, vous connaissez je-sais-plus-quoi ? ». On se regarde, toutes les quatre et on répond par la négative. Pas dépité, le garçon interpelle directement Sab en lui faisant : « si, toi, obligé, tu connais ! ». Comme nous n’avons jamais su de quoi il s’agissait, nous n’avons pas compris pourquoi Sab était censée connaître et nous, non. S’ensuit un dialogue passionnant à base de « non-si-t’es sûre-je te jure » et le monsieur finit par nous lâcher. Ce qui  est particulièrement intéressant dans ce petit plan drague vraiment raté, c’est que durant cette folle conversation, le jeune homme n’a pas arrêté de se tripoter, ce qui nous a légèrement interpellées mais, surtout, ça nous a fait beaucoup rire !
 
Acte 2 : la terrasse
Après s’être délectées d’un délicieux repas japonais et après que Tink nous ait abandonnées, nous voici à trois à la terrasse d’un café à refaire le monde en fumant et en buvant. J’adore les soirées entre filles… Nous avons fui l’intérieur car il y avait une soirée karaoké et…hum…comment dire ? Imaginez les candidats malheureux de la Star Ac, ceux qui ne savent ni chanter, ni danser, qui ont le charisme d’une huître (et la vie sexuelle d’un organisme monocellulaire), ceux qu’on ne prend pas dans le château alors qu’ils ont payé une fortune pour suivre les cours privées de la sorcière violette qui sévit dans ledit château… Et bien imaginez que pour se venger, ils aient tous décidé de laisser exploser leur talent sur la scène étriquée de ce bar des Halles. Un jour, il faudra leur expliquer que gueuler n’est pas chanter mais passons.
Nous étions donc sur cette terrasse quand un mec passe en faisant : « vous voulez passer une bonne soirée » et Sab, inspirée, lui répond : « Non, ça va, on passe déjà une bonne soirée ! ». Sab, je sais que tu liras cet article. Tu sais que je t’adore mais, pitié, la prochaine fois qu’un homme que tu ne connais pas t’adresse la parole dans la rue, ne réponds pas… Car le monsieur a pris cette réponse comme une invitation et le voilà qui commence à vouloir s’asseoir. Sab lui rappelle que nous passions déjà une bonne soirée sans lui mais il semble avoir une audition super sélective et le voilà qui nous baratine, sous nos regards condescendants : « Bon, moi, je n’aime pas parler à des gens que je ne connais pas donc moi, je m’appelle X (j’avoue ne pas du tout me souvenir de son nom), là, c’est mon pote Y, et vous ? » Par politesse, on donne nos vrais prénoms qu’il met deux heures à retenir. A présent que les présentations sont faites, il semble convaincu qu’il va pouvoir poser ses fesses sur la chaise qui reste inoccupée à notre table.
X : « Bon, alors, je peux m’asseoir ?
Sab : Non.
X : Mais c’est toi la chef ou quoi ? Tes copines, elles disent jamais rien ?
Agnès + Nina : Hihihihi ! C’est elle qui a répondu, elle se démerde ! »
Bon, au bout de cinq minutes de monologue, le monsieur comprend ENFIN que nous n’avons absolument pas besoin de lui et finit par nous lâcher, ouf !
 
Acte 3  : le romantique
Aux petites heures de la nuit, après avoir siroté de délicieux cocktails colorés, nous décidons de rentrer dans nos demeures, Agnès nous proposant gentiment de nous déposer chez moi pour que Sab puisse attendre les premiers trains dans la chaleur de mon foyer (aucun double sens sexuel ici). Alors que nous nous acheminons tranquillement vers sa voiture, nous croisons un jeune homme qui nous fait une merveilleuse proposition : « wouah, les filles, ça vous dirait pas une nuit de tendresse ? » Forcément, nous avons ri mais nous n’avons pas accepté, merci bien ! Vu la façon dont la proposition a été formulée, nous n’étions pas du tout tentée. Une « nuit de tendresse », pour lui, ça doit être du pilonnage intensif…
 
A Paris, sortir entre filles est toujours une source de joie et de rire infinie, tant les hommes sont excités par cette gentille troupe. Encore, nous avons la chance d’éviter le : « vous êtes seules ? » Non, connard, on est trois, tu vois pas ! En tout cas, on recommence quand vous voulez, mesdemoiselles !
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