Une journée détente en catamaran

Le 14 mars – Journée farniente en catamaran ! Je suis moyen motivée à l’idée de passer la journée en plein soleil mais la promesse de snorkeling me convainc d’y aller. Réveil à 6h50 pour m’offrir le lever de soleil. Raté, il fait encore bien nuit, à peine une petite touche plus claire au fond. Je m’habille et y retourne… Toujours pas. Finalement, j’aurai droit à un petit résidu en allant au bus, pas si mal…

Lever de soleil à Guajimico, Cuba Lever de soleil à Guajimico, Cuba

Nous prenons donc le bus, rendez-vous à 8h mais ça traînasse un peu. La vie de groupe est parfois un peu compliquée… On se rend à la marina de Trinidad pour prendre un catamaran. Nous sommes vingt-et nous récupérons un groupe d’une quinzaine de personnes. Bon, ça rentre car le filet central est sursquatté. Je choisis une place en dur, papote un peu, lis aussi. On a dit journée détente, j’applique.

Journée catamaran à Cuba Journée catamaran à Cuba

Première étape, le snorkeling. J’aime cette activité, ça crée une sensation de flotter encore plus forte qu’en plongée et j’ai même vu un poisson flûte. Il y avait des sergents majors (bagnards), des demoiselles bijoux, poissons papillons et surtout un très beau corail. A peine remontés sur le bateau, on file sur l’île avec des iguanes un peu partout… Dégueu. Des crustacés plein la plage aussi. Le lieu est très sympa ! Un léger micro-climat au vu des nuages alentours, une paella pas mal, une plage agréable. Une petite baignade, un paressage sur un transat… et évidemment des coups de soleil en pagaille. Un jour, j’apprendrai à me crémer correctement un jour en arrêtant d’oublier des zones. Et je vais arrêter la crème en spray aussi, c’est de la merde. En plus, je crame de partout mais mon visage reste pâle… Je veux du doré ! Quoi qu’il en soit, cette petite journée sur un îlot perdu avec une heure rien qu’à moi sur mon transat me fait un bien fou. Non parce que partir en groupe a certains avantages, le premier étant de ne me préoccuper de rien, mais il n’y a jamais de réelle solitude. Je voulais écrire, je n’ai tenu que ce journal (et encore, là, je suis dans l’avion du retour) et je n’ai même pas beaucoup lu : un roman terminé, quatre magazines épuisés… C’est aussi pour ça que j’aime la plongée : pendant une heure, personne ne me parle, je suis seule avec moi-même, n’adressant que quelque gestes à mes camarades pour dire que ça va (ou pas, parfois…), que j’ai encore plein d’air et que je ne sais pas où est le bateau. En fait, la plongée n’est pas loin de la méditation, j’aime laisser filer ma pensée… et graver dans ma mémoire ces paysages incroyables. Il faut que j’en fasse quelque chose… C’est marrant comme je n’ai jamais intégré la plongée à l’un de mes récits… Mais j’ai une idée d’une histoire d’un royaume fantastique qui est assez proche de la Cité et que j’ai bien envie d’écrire en ce moment (six mois plus tard, j’ai pas écrit une ligne là-dessus mais j’ai bien avancé sur Uchronia que je n’avais pas du tout imaginé à l’époque)… Surtout que mes lectures de vacances m’ont déverrouillé un point d’intrigue que je n’arrivais pas à passer (six mois plus tard, je n’ai aucune idée de quoi il s’agissait). Bref, je digresse sur papier comme j’ai laissé divaguer mon esprit sur cette plage.

Une plage à Cuba Un iguane à Cuba Un îlot à Cuba Décor pour snorkeling à Cuba

De retour au bateau, je continue de lire, ma coloc est assise à côté de moi mais elle ne dit rien, elle ne fait rien. Elle est enfermée dans son introversion et je n’ai pas la clé. C’est drôle que malgré sa très grande timidité, elle m’ait propose spontanément de partager la chambre… Un peu comme Anaïs au club de plongée quelques années plus tôt. Y a peut-être un truc à creuser.

Catamaran amarré à Cuba

Retour à l’hôtel, je me douche et file au bar pour écrire mon carnet de plongée, ce journal, trois pages d’Augura, trois pages de Kleo (ah, oui, ce truc totalement abandonné depuis) et peut-être un peu de Technopolis. Arrivée sur place, les grumeaux sont là, je m’installe à part. Mais le couple sympa arrive rapidement et je les rejoins. Je les aime trop, ils sont vraiment supers. Le groupe s’étend, on redescend faire signer nos carnets de plongée, on rit, on picole un peu, je vexe le beau gosse de service en lui disant qu’il a une tête de dessin-animé. Mais comme il est bourré, il aura certainement oublié.

Des nuages se reflétant dans les marais Des nuages se reflétant dans les marais Epave de bateau à Cuba Boire et écrire

Et voici la soirée de l’improbable, la soirée langouste. Je rigole beaucoup avec mon petit gang. Le repas est joyeux, la fin de soirée va être anthologique. Me voilà sur une piste de danse avec de (très) jeunes hommes à virevolter dans tous les sens en riant un peu niaisement, ne comprenant pas trop ce qu’il se passe. Faudrait que je me mette à la salsa, même si je crains un peu des dragueurs… Là, c’est hyper respectueux même s’il y en a un qui a jeté son dévolu sur une fille du groupe qui lui répète qu’elle a un mec mais comme ce petit jeu lui plaît, elle cultive l’ambiguïté. On danse en riant, on picole et on finit par rentrer à 1h du matin. La danseur dragueur nous rattrape rapidement et on l’abandonne avec la fille qui lui plaît (je n’aurai jamais le fin mot de cette histoire). On discute avec les filles qui me font part de leur aversion pour les grumeaux. Moi, à part une qui m’insupporte vraiment, il y a quelques “moments de grâce” où je peux échanger avec eux… mais voilà, à trop vouloir attirer l’attention, ils attirent l’aversion, surtout une qui glousse tout le temps et nous critique à portée d’oreille. Ah, les voyages en groupe…

Coucher de soleil à Cuba

Rendez-vous sur Hellocoton !

Cienfuegos, la seule ville coloniale française de Cuba

Le 13 mars – Dernière plongée du séjour, encore un joli moment avec des poissons perroquets et un banc de chirurgiens, encore une langouste… A la fin, je reste un peu à barboter dans l’eau, comme à mon habitude… 26°, un bonheur.

Guajimico - Cuba - Centre UCPA Pelican

Enfin un peu de temps de repos ! Après la douche, on file lézarder en bord de piscine avec ma coloc, je peux rattraper un peu mon retard sur ce journal tout en sirotant une piña colada. On file au restaurant, la majorité des grumeaux s’étant mis à part mais on ramasse la pire qu’on taquine un peu sur ce qu’elle raconte sur son baptême de plongée (“non mais c’est sympa mais je comprends pas trop l’intérêt, j’aime pas les poissons”).

Ecrire au soleil

14h30, on décolle pour Cienfuegos, très très jolie ville, la seule fondée par les Français sur l’île. On commence par le joli théâtre, un peu abîmé mais franchement adorable. Mon regard a du mal à se détacher de la scène où un groupe de danse répète son show. La porte ouverte sur l’arrière de la scène transforme chaque danseur en ombre chinoise, notamment cette femme aux formes affolantes et au profil sublime qui m’offre quelques pauses parfaites pour mes photos.

Theatre de Cienfuegos - Cuba Theatre de Cienfuegos - Cuba Theatre de Cienfuegos - Cuba Theatre de Cienfuegos - Cuba

A la sortie, notre guide nous fait faire rapidement le tour de la place centrale avec de magnifiques bâtiments et un parc central garni de très nombreux sièges. Une architecture néoclassique qui me rappelle un peu certaines maisons à Rhodes mais en beaucoup plus coloré. Je commence à sillonner avec ma coloc, on cherche du café qu’on ne trouvera jamais. On retrouve une fille sympa du groupe un peu plus loin, on fait le marché, je m’achète un petit carnet cubain auquel je n’ai pas encore trouvé d’utilité (six mois plus tard, toujours pas), des maracas pour Saturnin et Pivoine… et moi, histoire de rajouter du bordel sur mon bureau. on arrive sur le front de mer et je suis légèrement déçue car dans ma tête, j’imaginais une petite plage… Pas du tout. Mais le reste de la ville me plaît, les couleurs, les cabines téléphoniques qui nous paraissent si anachroniques… La petite brise qui souffle rend la balade particulièrement agréable.

El che au dessus d'une laverie à Cienfuegos, Cuba Vieille voiture dans les rues de Cienfuegos Architecture remarquable à Cienfuegos, Cuba Une rue de Cienfuegos Une boîte postale à Cienfuegos Cabines téléphoniques à Cienfuegos Front de mer à Cienfuegos à Cuba Front de mer à Cienfuegos à Cuba Une belle façade à Cienfuegos Kiosque de la place centrale à Cienfuegos

On repart en bus et en longeant le front de mer, nous avons droit à un superbe spectacle à base de rayons de soleil filtrés par l es nuages frappant la surface de l’eau… On arrive dans un quartier assez chic avec villas privées dont pas mal proposant des chambres. On va prendre un verre dans un restaurant de style mauresque qui m’évoque beaucoup Séville… donc complètement décalé. On déguste des daïquiris sur la terrasse avec vue sur la baie. Magnifique.

Cienfuegos, vue au couchant, Cuba Un hôtel de style mauresque à Cienfuegos, Cuba Un hôtel de style mauresque à Cienfuegos, Cuba Orchestre Cubain Le quartier des villas privées à Cienfuegos Couchant sur le bord de mer à Cienfuegos

On repart pour le club français pour dîner, je m’offre un petit verre de rosé pour couper un peu du rhum, très liquoreux. En sortant, je discute avec une des compagnes de voyage qui m’avoue être assez lassée du comportement de divas de certain.e.s. Ah bah je suis pas la seule alors ! Rassurée par cet état de fait, je m’endors de bonne humeur.

Club français de Cienfuegos Club français de Cienfuegos Club français de Cienfuegos

Rendez-vous sur Hellocoton !