Moi aussi, évidemment

Il s’en est passé des choses durant mes 3 semaines de congés et notamment cette folle vague de #balancetonporc ou #metoo où les femmes révèlent enfin l’enfer qui est le nôtre au quotidien. Et comme le phénomène est toujours présent à mon retour, il est temps de parler. Parce que moi aussi, évidemment.

Assiette fêlée

Au départ, j’ai un peu réfléchi sur les exemples car il y en a pléthore qui ne sont pas particulièrement marquants. Le mec qui a essayé de m’embrasser après m’avoir demandé une direction dans le métro, celui qui m’a demandé en plein entretien si j’étais célibataire. Un responsable qui explique que sa femme est jalouse et qu’il lui a sorti “ohlala, tu verrais la nouvelle vacataire !” pour la faire râler. J’étais la nouvelle vacataire et j’étais assise juste en face de lui quand il a raconté ça. Le prof qui me parle en me regardant directement dans le décolleté, celui qui invite ses étudiantes boire des verres. Ce mec qui se frotte à moi dans le bus quand je passe devant lui après l’avoir ignoré sciemment. Celui qui manque de m’agresser car il est bourré et qui commence à me toucher malgré mes protestations. Les commentaires salaces doublés d’une insulte quand tu réponds pas. Classique, malheureusement, t’as pas une femme qui t’en raconteras pas une du genre à moins de vivre seule dans une grotte.

Harcèlement de rue

Les insultes parce que je parle de cul de mecs qui ont besoin de me rabaisser, ceux qui m’écrivaient pour me demander de coucher avec eux sans que je les connaisse, les dick pics non sollicitées. Classic shit. Celui qui du jour au lendemain s’est mis à me pourrir partout et à raconter les pires saloperies sur moi, mon corps, mes “performances” physiques, changeant les versions au fur et à mesure pour aller toujours plus loin dans le dégueulasse. Qu’avait-je fait, ça n’a jamais été clair, je suppose que j’ai dû froisser un ego, je ne sais pas. Heureusement, il n’avait aucune photo de moi nue, j’aurais eu droit à un revenge porn en règle vu comme cette petite blague a duré des mois avec des prises de parole là où il savait que je lirais.

Harceler une femme en ligne

Puis on creuse. Le mec qui m’a tripotée dans le train. Juste les fesses mais j’ai pas réagi de sidération d’abord. Puis la colère après, contre lui, contre moi. Alors que je n’avais rien fait, j’étais sidérée… C’est bien joli de croire que la solution au harcèlement sexuel, agressions sexuelles ou viol, c’est d’apprendre aux femmes à se battre mais c’est juste nier une réalité. J’avais cru à un accident, je voulais croire à un accident. Ca ne pouvait pas m’arriver à moi. Non… Et puis y a eu pire. C’était avant puis après mais j’avais pas compris sur le coup. D’écrire ces lignes, je tremble, je suis pas bien mais let’s go. Les fois où je n’ai pas dit oui. Cette fois où en pleine crise de spasmophilie, mon amant m’a saillie vu qu’il était venu pour ça et que nous étions nus, alors que j’étais mi évanouie, mi en panique car je ne comprenais pas ce qu’il se passait. J’ai pas compris ce que c’était, j’étais enfermée dans ma parano sur ce qu’il se passait dans mon corps. J’ai pas compris que ce n’était pas normal parce que j’avais peur de ce qu’il m’arrivait… Faut savoir que je suis un peu hypocondriaque et dès que mon corps agit bizarrement, je pars en mode “cancer/tumeur/infarctus/AVC/rupture d’anévrisme”. Je n’étais plus en état de faire du sexe, pas en état de dire oui ou non. Ca n’a pas compté pour lui. Et puis, avant, au tout début, alors que je découvrais la sexualité avec un homme plus vieux. Je n’avais pas dit oui pour ça, la question n’avait pas été posée. Il m’a pénétrée par derrière, j’ai été choquée mais après tout, on était en plein ébats, ce doit être normal, je suppose… Moi, je n’y connaissais rien, une oie blanche. Quand j’ai demandé à arrêter la fois suivante, il a refusé, me faisant du chantage en mode “oui mais moi, j’aime ça”. Toutes les autres fois où j’ai pas dit oui parce qu’il m’avait demandé, les fois où j’ai demandé à arrêter mais il s’en foutait. Mais après tout, j’étais nue dans son lit, il était nu dans le mien. Je n’avais pas compris.

Une femme angoisse

Alors oui, moi aussi. Je n’en avais jamais parlé par honte, parce que je n’avais pas su gérer, que ce n’était pas si grave. C’est pas traumatisant comme un inconnu dans la rue, quoi… On remet sa culotte et on reprend sa vie, ça arrive. Aujourd’hui, grâce en très grande partie à toutes ces femmes qui commencent à parler tant sur les réseaux sociaux que dans les journaux, j’ai compris que non. Je n’ai pas été coupable dans ces histoires. Dire oui ne veut pas dire oui à tout. Je ne savais pas. Je regrette un peu de ne pas avoir su même si je ne peux pas garantir que ça aurait changé quelque chose, au fond. Mais je ne peux pas garder mes petits traumas pour moi parce que peut-être, on ne sait jamais, qu’une personne qui lira ses lignes comprendra que ce qui est en train de lui arriver n’est pas normal. Qu’un oui pour coucher n’est pas un passeport pour réaliser tous ses fantasmes sans échanger avec sa partenaire avant. Je parle en espérant que demain, nous pourrons nous promener dans la rue sans craindre les connards ou que nous pourrons nous mettre à nu devant un homme sans craindre qu’il franchisse la limite sans même réaliser que sans consentement, on appelle ça un viol.

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Leave my uterus alone !

Selon une loi sociale commune, un couple suit les étapes suivantes : rencontre, consommation, consolidation, installation commune, signature d’un pacte quel qu’il soit, enfants. Plutôt au pluriel, oui. Donc si vous venez souvent par ici, vous aurez noté que je suis à l’étape post signature de pacte et donc, cette question de plus en plus récurrente dans ma vie “alors, le bébé, c’est pour quand ?” Mais leave my uterus alone, bordel !

Leave my uterus alone, révolte d'une nullipare

Alors on va pas se mentir, ce sujet commence à légèrement m’agacer parce que… on piétine allègrement mon choix et mes ressentis sur la question. Dès que je dis que je ne l’envisage pas pour le moment (notez que je ne suis même pas définitive là-dessus), j’ai droit à une réaction d’effroi (“quoiiii ? Tu ne veux pas d’enfants ? Mais quelle est cette hérésie ?”)… puis à une négation pure et simple de mes sentiments sur le sujet “non mais tu dis ça maintenant mais tu changeras d’avis, tu verras !” ou “mais tu ne peux pas passer à côté de ça, tu n’imagines pas ce que que c’est.” C’est vrai… Mais pour le moment, ça ne me manque pas, comme expérience. J’ai tout à fait conscience que je peux changer d’avis, comme j’ai déjà changé d’avis sur certains trucs mais… 37 ans, l’horloge biologique ne vient toujours pas me titiller, j’admets tout à fait que ça puisse ne jamais arriver. Alors pourquoi les autres insistent ?

Horloge biologique

En plus, je trouve ces conversations hyper intrusives. Personne n’imagine que si je n’ai pas d’enfants, c’est peut-être aussi parce que je ne peux pas en avoir… L’enfer que ça doit être quand c’est le cas “alors, c’est pour quand le bébé ?” “Ben, écoute, ça fait deux ans qu’on essaie et que ça prend pas, à croire que l’un de nous est stérile, à ton avis, lequel ?”. Non mais sérieusement, on touche au médical, là. Est-ce que je vous demande votre taux de cholestérol ou comment se portent vos globules blancs tous les trois matins, moi ? Non. Mais comme je suis une jeune pacsée (bon, on va pas tarder à arriver aux un an de PACS) et moins jeune femme, la question semble naturelle. Alors que pardon mais c’est totalement déplacé, surtout quand on te lâche un “ouais, enfin, faudrait pas trop tarder quand même, hein…”. Ah, t’as passé ton diplôme de gynéco pendant les vacances ? Non ? Alors ton avis sur ma fertilité, je te suggère d’en faire une mini boulette et de te la fourrer où je pense, merci, bisous.

Ton opinion dans ton cul

Tant que j’étais célibataire ou non engagée par un papier, j’étais relativement tranquille, surtout que ma bouille trompe toujours sur mon âge. Mais là, depuis que je me suis pacsée, je subis une pression de PARTOUT. Tout le monde veut que je fasse un enfant pour que le leur joue avec le mien (alors que s’il le faut, mon rejeton sera un connard tyrannique, on sait pas), pour que je connaisse ce que ça fait. Et le pire, c’est que quand j’explique pourquoi je n’ai pas envie, mes arguments ne comptent pas genre “ouais, ok, mais quand même, avoir un enfant, tu sais pas ce que c’est”. Non, comme beaucoup de choses en ce bas monde et ça m’empêche pas de dormir la nuit.

Bien dormir avec une peluche

Ces derniers temps, j’avais une bonne excuse : voyage de trois semaines à l’autre bout du monde en itinérance, pas bonne idée d’être enceinte. Ca marche. Mais le voyage approche. On sera de retour en France fin octobre. Et après ? Soit je m’énerve, soit je parle de la stérilité de notre couple (dont je ne sais rien, hein, notre principale cause de stérilité aujourd’hui, c’est mon stérilet, le bien nommé). Parce que je ne doute pas que l’amour maternel et paternel, c’est ouffissime mais… pour le moment, j’ai du mal à passer outre certains éléments. Et j’aimerais ne pas passer ma vie à me justifier de ça.

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Basse-Terre, Guadeloupe : Soufrière, rhumerie et bananeraie

Il y a toujours un truc qui me frustre un peu quand je pars en vacances plongée: je visite plus les fonds marins que la terre ferme. Dans le souci d’un peu nous cultiver, l’UCPA prévoit toujours un petit temps de découverte du pays dans lequel on s’active. Mesdames et messieurs,je vous propose donc de nous suivre dans notre folle journée “découverte Gwada” avec au menu : soufrière, rhumerie et bananeraie. Bon, on a aussi fait un marché mais j’ai moins à dire sur le sujet (quoi que…)

Terre basse vue de la mer, Guadeloupe

Etant une incurable curieuse et une photographe amatrice compulsive, je ne peux rater une occasion d’aller découvrir un peu du pays. Anaïs m’ayant brieffé sur la journée découverte Gwada, je décidais que nous irions. Dieu merci, Victor est aussi curieux que moi (mais ne prend pas de photos, va falloir que je travaille là-dessus, d’ailleurs), nous voici donc dès potron-minet* sur un bateau, direction Trois-Rivières. Après un petit déjeuner local dont je ne garderai pas un grand souvenir, nous voici au pied de la Soufrière, moment que j’attendais avec un peu d’impatience  car les volcans, c’est toujours un grand moment de “prends-toi en plein les yeux”. Bon, ok, j’ai fait que l’Etna mais quand même. Nous voici donc sur un parking et c’est parti pour une heure trente de randonnée avec un dénivelé de pas loin de 300 mètres… Woah ça va, easy. Sauf que non. Parce qu’une bonne partie de la balade se fait sur un charmant petit chemin en pierre volcanique. Des pierres bien lisses et mouillées vu qu’il pleut (et qui a oublié son kway au centre ? Dieu merci, j’avais pris une serviette de plage au cas où…)… Or sachant que j’ai une peur panique de la chute (parce que je tombe beaucoup. Genre la dernière fois que je suis allée me balader dans une petite jungle, j’ai cru avoir assassiné mon objectif…), cette partie a été pour moi une légère source d’angoisse (même si le décor était somptueux). Arrivé en haut… rien. En fait, la Soufrière est très souvent “coiffée”, cf ces quelques images :

 

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Donc on était pile dans le nuage. Il pleuvait… tellement que j’ai fini par enlever mes lunettes car j’y voyais mieux sans qu’avec (j’ai une myopie moyenne, 3 de correction, c’est à dire que je n’arrivais plus à distinguer précisément le sol sur lequel je marchais). Déluge et odeur de souffre… Ah tiens, l’enfer doit légèrement ressembler à ça. Mais ne croyez pas que j’ai détesté la balade, bien au contraire : ça restait impressionnant, beau… et vu comme on se faisait bouffer par les moustiques dès que la pluie s’arrêtait, finalement, on a apprécié de traverser la petite jungle sous la pluie…

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Etape suivante : le marché. Tout mignon, tout petit, on fait le plein d’épices et surtout de rhum arrangé, qu’on nous faisait goûter pour bien nous convaincre… Bon, donc, déjà, là, j’avais perdu quelques points de fraîcheur mais rendons nous sans transition à la rhumerie, hihi. Bon, en guise de visite, on a surtout visité la boutique où on a pu déguster quelques rhums… Pour ma part, j’ai craqué sur la crème de rhum, une tuerie, mais le rhum coco et le rhum de Noël n’étaient pas mal non plus. Après, on a visité vite fait un entrepôt servant à distiller le rhum puis direction la bananeraie où il devenait urgent de manger… Pendant notre déjeuner, un monsieur arrive : c’est le propriétaire de la bananeraie qui est bien décidé à nous apprendre des choses. Nous servant un smoothie du tonnerre et nous offrant une banane particulièrement goûteuse, il nous raconte que la banane soigne tout : les brûlures, les piqûres d’insecte, les problèmes de peau, c’est bon pour la digestion, le sommeil et même la solitude (hin hin hin !!). On part ensuite faire un tour dans la bananeraie dans un vieux camion aménagé en petit bus…

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

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… et c’est là que ça devient super intéressant car le monsieur nous fait un exposé sur la biodiversité, le zéro chimique, l’utilisation des troncs de bananiers pour faire du papier… Mais c’est génial, la banane en fait. Je vais en remanger (j’ai arrêté avec mon régime IG bas, il ne faut manger que des bananes peu mûres et vu la vitesse à laquelle elles se gâtent… bon voilà) et me pencher sur la culture de la banane, parce que c’est peut-être l’avenir (bon, ok, nonobstant l’empreinte carbone que ça génère pour nous les expédier par avion)… Je vais planter des petits bananiers chez moi, idée déco et plantes d’intérieur (ça se reproduit hyper facilement, en fait… sauf que je suis pas tout à fait sûre de vivre dans les bonnes conditions climatiques à la base, woké…). La banane, l’avenir de la planète ? J’aime l’idée.

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Bref, ok, mais que retenir de tout ça ? Je dirais : vert, nature luxuriante et jamais plus j’oublie mon Kway. Mais aussi “je tiens vraiment plus l’alcool” et “la banane nous veut du bien et lutte contre la solitude, hin hin hin !!”

bananes

Une fois prochaine, je vous parlerai plongée mais je sais pas trop quand (le but étant de finir les articles sur la Guadeloupe avant mon prochain voyage pas encore planifié mais qui devrait tomber vers février-mars)

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* Oui enfin potron-minet de chez nous car à 7h, là bas, il fait grand jour depuis longtemps

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C’est dur dur d’être un bébé

(Article tout plein de pathignonneries car je suis officiellement dotée d’un instinct tanternel très développé)


petits-petons
27 juin, c’est parti pour l’aventure, avec ma soeur puis mon beau-frère et surtout mon neveu, nous voici partis sur les routes de France, destination les Landes pour les vacances en famille. L’occasion de jouer les observatrices et de me dire que la vie de bébé, c’est quand même pas mal chiant parfois.

saturnin-plage
Saturnin a un an et demi, il marche, court, papote mais on comprend pas bien. Il maîtrise bien le papa, maman, « ayé », « auvoir », « doudou » et « a-iiiie » (tatie). Ma mère est aussi affublée du « maman » pour gagner du temps, mon père hérite des Dadou (son nom officiel de Papi), Baba. Parce que voilà, les bébés, on m’a toujours dit que ça faisait pas tout en même temps donc lui, il a commencé par le mouvement, enchaînant le 4  pattes-debout-marché en quelques mois à peine. Les dents ont un peu traînassé et maintenant, on en vient à la parole. Et il en dit des choses mais la plupart du temps, on comprend pas. Enfin, on sait ce qu’il demande mais on ne comprend pas précisément les idiomes et moi, je suis très au fait de tout ceci depuis que j’ai lu « Le linguiste était presque parfait » de David Carkeet (d’ailleurs, tiens, la suite est sortie, je me tâte à l’acheter : même si la fin était nulle, le roman en lui-même était sympa…).

saturnin-coqun

Du coup, on a décidé qu’il parlerait avant la fin des vacances et on le sursollicite. L’idée est qu’il maîtrise le « tatie », et « merci » avant la fin de ses vacances (25 juillet, on est bien sur le tatie mais le merci, pas du tout). Au moins. Alors toutes nos phrases se résument à « la voiture. Comment tu dis voiture ? Voi-ture ! » « Tibilibidibi » (à peu près). « Et c’est qui ça ? C’est Tatie ? Comment tu dis tatie ? Ta-tie, ta-tie ! ».
saturnin-cheval
Et encore, là, c’est juste pour le langage. On lui réclame aussi des bisous et des câlins. Alors sur ce dernier point, autant dire qu’il s’en fout pas mal. Souvent, on s’accroupit et on tend les bras pour avoir un câlin, il vient vers nous et au dernier moment, il bifurque en se marrant. Saturnin a un sens de l’humour très développé pour son jeune âge, je trouve… Mais voilà, on quémande caresses et bisous, ça devient même la condition sine qua non pour obtenir quelque chose. J’avoue avoir moi-même pratiqué le chantage affectif avec un peu de honte « Tatie, elle te met les Titounis si tu lui fais un bisou ». J’ai eu mon bisou* mais je me suis dit que cet enfant était encore un peu jeune pour plonger dans l’enfer du chantage affectif.

saturnin-bulles
Imaginez un peu le truc transposé à la vie d’adulte, si on passait notre temps à nous demander comment dire des mots, demander qui est cette personne devant nous qui fait quelque chose, devoir distribuer baisers et caresses sur demande pour obtenir quelque chose, se faire piquer nos dernières trouvailles sous prétexte que c’est pas pour nous. La vie de petit ? L’enfer, oui !

saturnin-boude
*Bisou pour Saturnin, c’est coller sa bouche sur la joue de la personne à embrasser mais il maîtrise pas encore le smack avec la bouche. Mais c’est déjà mignon

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Réflexions en tous genres

Par Tatiana

Bon alors j’ai envie de faire un article mais j’ai pas de trucs précis à raconter. Je vais vous faire ma journée d’hier. Hier j’ai été mangé avec des gens de mon ancien stage, et comme d’hab j’ai appris plein de ragots. Cette boîte est pleine de gens qui s’aiment pas. C’est hallucinant comment ils taillent les uns sur les autres. Le seul hic c’est que moi je m’entends avec deux groupes différents alors ça me gêne un peu quand ils se crachent dessus. Des fois j’ai l’impression d’être l’enfant dont les parents se dispute la garde. C’est assez étrange. Bon de toute façon je suis obligée de m’y faire. Parmi les gens avec qui j’ai mangé hier midi, il y a barbe rouge. Non il a pas de barbe rouge en vrai mais je trouve que ça lui va bien comme surnom. Barbe rouge je l’apprécie, il est sympa. Le seul hic c’est que plus ca va et plus j’ai l’impression que lui il m’aime plus que bien. Je vous vois venir vous allez me dire « mais pourquoi tu dis ça t’as pas de preuve… », ben si j’ai des trucs qui me mettent la puce a l’oreille et aussi mon intuition qui ne me trompe jamais. En tout cas sur ce plan, elle ne m’a jamais fait défaut. Alors ça m’embête carrément, parce que déjà barbe rouge il a une copine que j’aime beaucoup et aussi parce que moi j’ai pas envie de ça. Je crois que dans ma chance il tentera rien même si a une soirée y a pas très longtemps j’ai vraiment flippé qu’il dérape. Du coup j’aime pas trop qu’il paie mes repas quand je le vois, ça me mets mal à l’aise.


Et puis mon ex c’était un ami de lui, même s’il sait rien de tout ça. Je me demande ce qu’il en penserait s’il savait. Je me demande aussi si c’est pour ça que mon ex il avait autant peur qu’il le sache. Parce que a chaque fois que je lui demandais pourquoi, il voulait rien me dire. J’adore me retrouver dans des triangles foireux. Enfin bref, après j’ai fait des trucs l’aprem rien de transcendant, à part peut être une queue immense à la poste (l’enfer!). Dans ma chance, il y avait un guichet spécial retrait de lettre.


Le soir je suis allée boire un verre avec Cynthia et un mec qui est l’ex de sa sœur. J’ai trouvé ça plutôt marrant qu’elle ait gardé contact avec un ex à sa sœur. Elle m’a expliqué qu’ils étaient restés super longtemps ensemble et que sa sœur l’avait dégagé du jour au lendemain. On a passé une bonne soirée mais je crois qu’on l’a surpris par moment sur ce qu’on disait. On a parlé quasiment toute la soirée cul et histoire d’amour et on l’a un peu scotché quand on lui a expliqué comment des fois la drague dans les entreprise ça peut vite devenir relou. Tout le monde sait que dans les entreprises le jeu de séduction est de rigueur, c’est comme une règle tacite. On fait tous ça, mais y a des degrés différents. Le petit jeu de séduction pour avoir tes infos plus vite ou autre ça c’est normal, mais après t’en a qui croient que c’est la fête et que tout est permis. Là, t’es obligée de les remettre à leur place et en même temps tu peux pas y aller franco car c’est tellement fait par sous-entendus que l’autre serait capable de te dire que tu te fais des idées. Sans compter que des fois c’est un de tes supérieurs. La pauvre Cynthia c’est des chauds du cul dans sa boîte et franchement elle se fait tout le temps draguer par les mecs. C’est un peu abusé car ils la draguent vraiment de manière pas du tout respectueuse, et souvent bien sûr ils sont mariés ou en couple. Ca donne une très belle image de la gent masculine.


La soirée s’est passée et chacun est rentré chez soi. Ce matin Cynthia m’envoie un mail en me disant que l’ex de sa sœur je lui ai bien plu. (là je viens de réaliser que ça fait très narcissique comme article mais normalement je suis pas comme ca). Bon mais moi je le trouve sympa mais c’est tout. Mais par contre à chaque fois que je rencontre un mec qui me plait pas ça me fait culpabiliser. Je me dis est ce que je devrais pas plus apprendre à le connaître ? est-ce que vraiment il n’y a rien qui m’attire chez lui ? Pourtant c’est pas de ma faute, je devrais pas culpabiliser, et pourtant je le fait. Faut dire que ça serait plus simple s’il m’avait plu. En fait je crois que ça me donne l’impression de jouer la nana genre hyper difficile qui crache sur tout. Oui alors c’est vrai que je suis un peu difficile. Et d’ailleurs je me suis engueulé avec des amies la dernière fois a cause de ça. Elles veulent absolument me caser avec un mec qui ne me plait pas. Le problème c’est qu’elles elles le trouvent bien alors elles comprennent pas pourquoi moi non. Limite elles me disaient genre « vas-y fait un effort ». Mais je comprends pas qu’on puisse avoir cette conception de l’amour. Normalement tu dois pas avoir besoin de faire des efforts, surtout au début. Je m’étais super énervée à essayer de leur faire comprendre que moi je marche pas comme ça. Si y a rien dès le début ça viendra pas ensuite.


Alors à quand le mec à qui je plairais et qui me plaira ?

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« Non les braves gens n’’aiment pas que l’’on prenne une autre route qu’’eux… »

Par Tatiana

Il est 14h37 et le téléfilm sur la six est franchement nul donc je vais vous raconter ma vie une fois de plus. Thème du jour : le regard des autres, parce qu’en ce moment j’en fais un peu les frais et c’est pas très rigolo, voire très agaçant.

 

Alors voilà, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais lorsque l’on est dans une situation peu conventionnelle (dans n’importe quel domaine), bien souvent cela dérange le commun des mortels. Leur repères habituels sont perturbés, et les gens quand ils perdent leurs repères, ils aiment pas trop. Or, depuis quelques temps je suis moi-même dans une situation amoureuse peu conventionnelle, et donc je subis le jugement, conscient ou non, de mes amis les plus proches et des moins proches également.

 

Ca commence par un : alors quoi de neuf pour toi en ce moment ? Là, vous leur racontez la situation : « oui j’ai rencontré quelqu’un, ça se passe bien… mais… ». Oui, parce que quand vous êtes dans une situation non conventionnelle il y a forcément un « mais », vous devez préparer votre interlocuteur. Attention je vais dire quelque chose qui est susceptible de te choquer, prépare toi, assieds toi confortablement, prends une tisane… Vous annoncez la couleur et là, la voix de votre interlocuteur change. Il est en train d’essayer de comprendre, mais rien à faire c’est trop compliqué pour lui, ça dépasse son entendement. Mais comment est-ce possible ? Je ne comprend pas… (le 2e téléfilm de l’après-midi a commencé mais c’est toujours aussi nul). Après moult explications qui n’auront servies à rien vous laissez tomber, mais le plus dur reste à venir : la mise en garde. Oui parce que pour le commun des mortels tout ce qui n’est pas conventionnel est dangereux. C’est une théorie bien connue (si si je vous assure).

 
Donc la mise en garde passe par deux étapes :
 

– la première cherche à vous déstabiliser par rapport à vos croyances, remettre en cause vos propres opinions,

– la deuxième cherche à vous imposer un autre point de vue qui n’a rien à voir avec le vôtre bien sûr.

Alors imaginez l’enfer ! Forcément vous connaissez beaucoup de gens, et vous devrez subir ces deux étapes multipliées par le nombre de gens que vous connaissez, et à qui vous êtes susceptibles de parler de genre de choses. Là, certains d’entre vous vont me dire « ah oui mais non si c’est mes amis ils comprendront et ils accepteront ma situation. Si ça me convient ça leur conviendra forcément. » Et bien là je vous réponds NON. Et même un non catégorique car vos plus proches amis (et je sais de quoi je parle) feront cela sans s’en rendre compte, pour votre bien ; ils penseront qu’une situation qui n’est pas conventionnelle ne peut que vous faire souffrir, et donc pour vous protéger ils chercheront forcément à vous faire changer d’avis pour adopter le leur. Alors voilà, dans ce genre de situation, on a beau être assez grand pour savoir que l’opinion des autres n’est que l’opinion des autres et bien, déjà c’est très dérangeant de se sentir juger parce que des fois on a l’impression que les gens nous prennent pour des débiles (puisqu’il faut être débile pour faire ce genre de chose), et ensuite, ça perturbe parce que du coup on se dit « mais est-ce qu’ils n’ont pas raison ? », « est ce que je ne devrais pas moi non plus penser ça de cette situation ? », « pourquoi ai-je un avis différent sur la question ? ». Autant de questions qui ne servent à rien car finalement ce qui compte c’est ce que nous on ressent.
 

La morale de cette histoire, c’est qu’il faut accepter que certain ou certaines fassent des choses que vous ne feriez pas. Ne cherchez pas à les mettre en garde contre leur gré, surtout que bien souvent ils sont très conscients de ce qu’ils font. Soyez là pour les soutenir dans leurs choix et pas pour les retenir.

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