Sex House, la téléréalité érotique mal simulée

En voilà un titre nébuleux. Un titre qui résume la mini série dont je veux vous parler, Sex House, dont on est méga fan avec Vicky, genre, on se regarde ça et on commente sur MSN. Alors comme c’est notre nouvelle passion (mais on a vu le dernier épisode, ça craint), il était normal d’en faire un article.


Sex House, c’est quoi ? C’est le principe d’une fausse télé réalité genre loft story : une maison avec plein de chambres, trois hommes et trois femmes very open, une piscine, un jacuzzi, un salon avec cheminée, une cuisine super moderne et tout, et tout. Evidemment, tout ça est filmé. Nos six « héros » sont donc dans la maison durant un été mais ils peuvent entrer et sortir comme ils veulent et ils reçoivent des gens (histoire que ça tourne pas autour que des 6 mêmes parce que les configurations vont vite toutes être explorées). Présentons un peu les personnages. Du côté mec, on a d’abord Luke, l’étudiant du Mild West un tout petit peu prude au départ mais qui l’est plus du tout après, Zack, agent artistique complètement crétin et égocentrique et Justin, le poète romantique qui dit à toutes les nanas après les avoir baisées « t’es bonne toi, hein ? ». Et parfois, il rajoute même : « t’aimes ça le sexe, hein ? ». Il a trop chanmé la classe, quoi ! Côté fille, on a de la pouffe et de la vulgaire. La plus jolie, Stacy, est une actrice blonde, j’ai pas beaucoup vu d’épisodes avec elle. Ensuite, Alexi, la blonde aussi avec les cheveux courts, je sais pas ce qu’elle fait dans la vie. Elle, au départ, elle veut pas que les gens baisent tout partout dans la maison mais finit par accepter. Enfin, McKenzie, écrivaine de son état mais surtout super vulgaire avec de vagues origines asiatiques qui lui donnent de beaux cheveux. Mais après, quand elle « baise » (enfin quand elle fait semblant), elle a un peu une tête de psychopathe.

Donc voilà, tout le monde vit dans la maison et tout le monde se mélange, sauf les mecs. En gros, le scénario est le même : deux ou trois personnages de la maison et une personne extérieure, parfois deux et ça baise. Bon, nos héros sont parfois rivaux, notamment les filles mais comme elles se lèchent, après, ça va mieux. Bon, j’ai pas vu tous les épisodes mais y a quand même des pépites. Genre l’épisode où la sœur de Luke, censée être vierge, débarque dans la maison. Luke demande à Zack et Justin de pas y toucher, Zack ké-un-gros-relou tente mais Luke intervient à temps. Mais sa sœur, en fait, elle est pas si vierge que ça, elle se masturbe sur le canapé puis par terre, se roulant sur la moquette devant la cheminé en poussant des miaulements super gonflants. Le lendemain, Luke reçoit sa « prof d’espagnol » et demande à Mackenzie, la super bisexuelle, de garder sa sœur parce qu’officiellement, Luke est puceau. Du coup, il va prendre la prof d’espagnol en levrette sur le palier de l’étage, l’autre elle beugle « fuck me fuck me » (oui, les doubleurs, ils se cassent pas, ils foutent la musique à fond pendant les scènes de baise, rajoutant un « ah oui, je viens, han, fais moi jouir » de temps en temps). Mais sa sœur, elle est trop occupée à lécher les godes de Mackenzie avec celle-ci… Qui finit par se la taper.

Ce qui est marrant avec Sex House, c’est que les scènes de cul sont mal faites. Genre le mec et la nana ne bougent pas du tout en rythme, la fille fait semblant de fellationner le nombril ou la chatte de leur partenaire où elles se soulèvent tellement du mec lorsqu’elles baisent que si le mec a pas un pénis de 1 mètre, c’est clair qu’il sort et attention à la descente ! Un écrasement de zizi, ça peut faire mal. Y a des acteurs qui n’y sont pas du tout d’ailleurs, notamment Zack : quand il baise, il se fait chier, ça se sent. Alors que Mackenzie, elle est tellement à fond les ballons qu’elle baise avec ses cheveux (très beaux, certes), et vas-y que je remue la tête, à droite, à gauche, que je te fellationne ou que je te lèche
en bougeant bien la tête… Et puis dans la Sex House, y a la piscine et le jacuzzi. Si on connaissait le nombre officiel de petits nageurs dans ces bassins, je pense que ça ferait peur. Mais c’est très marrant quand Justin levrette chai plus qui, ça fait splash splash avec une gerbe d’eau qui lui pète à la figure, le tout sous le regard de Zack qui est au balcon.

Ceci étant, si ça baise tout partout, des fois, y a de l’amour. Mackenzie tombe amoureuse d’Alexi mais comme elle se fait jeter, elle lui dit : « sale pétasse, t’es
qu’une salope, je te déteste ». Et Alexi, pour s’en débarrasser, lui fout une autre nana dans les pattes. Autre couple : deux extérieurs, Brent aka « le mauvais coup » et Angelica aka « je simule, aucun mec m’a fait jouir » se rencontrent dans la cuisine et partent ensemble, on a même droit à un « han, embrasse-moi » quand ils partent en voiture. Mais nos sex houser, ils finissent par tomber amoureux. En fait, vers la fin de la série, Justin et Alexi sont en couple puis pour la happy end, Stacy et Zack se foutent ensemble et Mack et Luke ensemble et là, apothéose, tout le monde baise autour de la piscine, Luke et Mackenzie se partageant la productrice qui est une pub ambulante contre l’épilation sauvage des sourcils.

Bref, Sex House, c’est super rigolo. Mal simulé, ridicule et prévisible mais quand la nana dit à Justin “et alors, tu as fait quoi? Tu as fait la fête, tu as bu ?
Han, c’est cool » et après avoir baisé on a droit à un :

« t’es bonne, toi, hein ?

– Oui mais c’est pas pour toi que je suis venue, c’est pour Mackenzie »

Nous, avec Vicky, on boit du petit lait… Sans mauvais jeu de mot !

La version audio de l’article :

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Etre une femme libérée, quel cliché !

Samedi soir, malgré ma fièvre qui commence à baisser quand même, je vais boire un petit verre avec Gauthier, seule personne en chair et en os que j’ai vu de la semaine (avec les caissières du supermarché mais vu qu’elles m’adressent pas la parole, ça compte pas). En chemin, j’empoche mon nouveau bouquin « le journal d’Elsa Linux », présenté comme une parodie super trop hilarante de Bridget Jones. Comme c’est bientôt l’été, c’est parfait comme littérature.

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Au bout de quarante pages, j’ai envie de le brûler. Ce truc n’a pas pu être écrit par une femme, c’est pas possible, ça pue le sale film érotique pour mâles libidineux. Elsa arrive à trente ans et elle balise parce que personne ne veut se marier avec elle. Jusque là, tout va bien. Sauf qu’au bout de dix pages, le terme sodomie a tellement été utilisé que je me souviens même pas si j’ai croisé d’autres mots. Elsa se sodomise « avec deux doigts » tandis que son amant de la nuit se douche, Elsa se fait sodomiser pendant deux minutes par son boss avant qu’il aille chercher sa petite famille à l’aéroport, Elsa s’auto sodomise avec un plug. Mais rassurez-vous, Elsa a aussi un vagin qu’elle muscle car elle veut qu’il soit aussi puissant qu’un casse-noisette (???). Déjà, première phrase et ça m’énerve. Mais bordel, depuis quand faut-il être sodomite pour être une femme libérée des années 2000. Je veux pas dire mais la sodomie est une pratique comme
une autre, on aime ou pas, ça n’a rien à voir avec le fait d’être libérée. Le jour où se faire sucer les pieds sera le signe d’une femme libérée, je serai la première à prendre ma carte au club des femmes coincées du cul.

Donc Elsa est libérée, elle baise tout ce qui bouge. Non, nuance : elle se fait sauter par tout ce qui bouge. Parce qu’Elsa, elle demande jamais rien. Son patron arrive, il la sodomise et se casse, elle ne dit rien. Une bonne femme la chope dans les toilettes et lui fait un petit cunni, elle est choquée mais ne dit rien. La même femme la saute sur son canapé plus tard dans la soirée, elle se laisse faire. La même femme et une autre la lèchent dans les toilettes d’une boîte lesbienne après l’avoir droguée, elle jouit. Son prof de gym l’enferme dans le cagibi, la fiste, lui doigte l’anus et la prend comme un sauvage, elle ne dit rien. Son beau-frère banquier lui demande une photo de son sexe pour lui accorder un prêt, elle s’exécute. Pour se faire pardonner d’avoir décommandé un rendez-vous avec un mec, elle se fait photocopier les fesses et le sexe pour son bon plaisir. Et j’en suis qu’à cinquante pages ! Par ailleurs, Elsa n’est pas capable

d’envisager ses rapports avec les autres sans passer par le sexe. Un homme lui parle. Faut qu’elle se le tape. En général, le monsieur se sert sans rien lui demander mais pas toujours et là, elle se sent laide. Elsa envisage de baiser pour avoir un contrat de pub, pour avoir une promo. Elsa se fait baiser car elle ne sait pas dire non. Si vous voulez baiser Elsa, faites la queue, y en aura pour tout le monde.

Evidemment, Elsa a des copines, pas clichés du tout, non plus. Sa meilleure amie tout aussi libérée qu’elle qui vient de se fiancer avec un mec pété de tunes mais elle continue à coucher car elles en sont à 80 amants chacune, elle refuse de perdre face à son amie. C’est pas grave, Elsa envisage de baiser le fiancée de la demoiselle, c’est beau l’amitié. Après, on a la lesbienne gauchiste qui est une vraie amie parce qu’elle n’a pas abusé d’Elsa dans les toilettes de la boîte. Y a pas à dire, c’est beau l’amitié. Enfin, la pucelle de 36 ans qui ne rêve que de se reproduire, de droite et qui travaille à l’assemblée nationale. Mais non, c’est pas cliché du tout !

Alors, c’est ça une femme libérée des années 2000 ? Au tout début du roman, je me suis dit : « merde, ça pourrait être moi, cette fille qui utilise le sexe pour combler un manque affectif ». Sauf que moi, je dis non. Un mec qui se casse au bout de 2 minutes de brouette, je lui montre la porte en lui expliquant qu’il peut s’en servir pour sortir mais qu’il ne pourra
plus jamais la passer dans l’autre sens. Effectivement, le dernier connard qui m’a cruellement manqué de respect ne m’a jamais plus touchée. Une nana qui tenterait de me lécher dans des toilettes sans autorisation a intérêt à trouver une très bonne raison pour sortir de là avec le visage tout griffé. Quant aux mecs (et aux exs, d’ailleurs) de mes copines, c’est tabou, on n’y touche pas. Ca va, y a suffisamment de mecs sur terre pour pas recycler ceux des amies. Puis, berk, un mec qui a couché avec une copine, je ne peux pas envisager quoi que ce soit avec lui. De la même façon, une copine qui touche à mon mec ou mon ex, elle a intérêt à courir vite… Quant à mon beau-frère, s’il me demandait un jour un MMS de ma chatte, je lui ferais bouffer son portable. Non mais ça va, oui ?

Pour moi, une femme libérée est une femme qui assume sa sexualité et non pas qui la subit. Elsa n’est finalement qu’une pauvre conne, une poupée gonflable de chair. Elle se veut hype mais elle est pitoyable. La pauvre fille qui pense avec son vagin au lieu de sa tête qui est très fière d’avoir été élue « miss chute de rein » dans son entreprise, titre acquis après s’être tapé tous les membres du jury. La vie d’Elsa est vide. Elle est tout ce que je déteste chez une femme. Ce livre n’a pu être écrit que par un homme ou que par une vieille frustrée qui n’a pas de vie sexuelle.

Ce livre me fait furieusement penser à « Politique » de chais plus qui, un roman où les héros baisent, tout le temps, ils testent tout. Ca se veut subversif et provocateur. C’est ennuyeux et raté. Pendant deux cents pages, ça parle sexe et ça ne m’excite à aucun moment. Les personnages ne sont pas attachants, on voit l’héroïne se faire attacher/sodomiser par son mec, on baille en attendant la scène suivante. L’héroïne se fait fister par une autre sous l’œil morne de son mec. Moi aussi, mon œil est morne, je m’ennuie. Ben, là, c’est pareil. Elsa passe ses journées à se faire sauter et ça ne m’émoustille pas. D’abord parce qu’on n’y croit pas. Elsa a eu 7 orgasmes pendant qu’elle se faisait faire un cunni dans les chiottes. Elsa enchaîne les orgasmes dans la boîte. Elsa a tellement d’orgasmes dans la journée qu’on se demande ce qu’elle peut bien faire d’autres. Perso, sans être frigide, j’ai jamais eu 7 orgasmes avec un cunni et en même temps, tant mieux, je m’en relèverais pas. Un orgasme, c’est quand même violent, je mets du temps à redescendre et à me souvenir comment je m’appelle alors 7 ! Mais jamais je retourne bosser, l’air de rien. Quant au fist, grand fantasme du mâle, ça se fait pas chez toutes les filles et ça rentre pas d’un claquement de doigt. Mais surtout, cette espèce de soumission permanente, cette pauvre Elsa dont on abuse à longueur de roman, si c’est pas un délire masculin, ça !

Si Bridget Jones est devenue l’icône d’une génération, j’espère vraiment qu’Elsa ne le sera pas. Parce que si on commence à expliquer aux filles que, pour être libérée, faut se faire sauter sans discuter, on ne s’en sortira jamais. J’ai déjà dit non et je n’en suis pas morte. Je côtoie des tas d’hommes sans avoir envie d’écarter les cuisses. Bon, certes, moi, je suis difficile, j’ai des goûts super particuliers, mais quand même ! Dans l’asso où je bosse, y a que des mecs, aucun ne me plaît, je ne coucherai avec aucun d’entre eux, point. Ni avec les filles, d’ailleurs. Et personne n’a le droit de me lécher dans les toilettes sans mon expresse autorisation, non mais ! Et puis on peut tout à fait être libérée sans être sodomite, bisexuelle et vachement maso, mine de rien.

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« Sucer n’est pas tromper! »

C’est la rentrée ! Dans la rue, des enfants au cartable neuf errent, les arbres se parent de leur teinte enflammée… Voilà, c’était la seule note de poésie et de lyrisme de l’article, j’espère que vous en avez profité.

petite gâterie?

 Grande question : « sucer est-il tromper ? ». Et bien cet article n’a pas du tout pour but de répondre à cette question mais à vous parler du retour de deux de mes ex-plans brouettes : c’est la rentrée et ils ont faim. Et, manifestement, ils ont du mal avec le mot « non », ils ne doivent pas trop en comprendre le sens.

De retour de la pharmacie

Il y a 15 jours, je traînassais sur le net, pour changer, quand MSN m’indique que Benoît se connecte. Soit. Ca fait quelques jours qu’il est de retour sur la toile mais comme la semaine avant, j’étais au boulot, je me mettais hors ligne. Et là, c’est le drame : le voilà qui vient me parler ! « Hé, salut, ça faisait longtemps ! » Non mais je rêve, c’est pas possible ! Polie, je réponds et là, il me fait : « oui, j’avais des problèmes avec Internet, je viens de trouver tes messages. » Mes messages ? Ces « s » indiquent qu’il y en aurait eu plusieurs ? Bon, manifestement, il me confond avec une autre donc je lui demande de quoi il parle : « Ben de celui que tu m’as laissé avant les vacances ! ». Ah, oui, donc, c’est bien de moi qu’il s’agit. Souvenons-nous ensemble, lecteur, du contenu de ce mail qui disait, grosso merdo : « t’es qu’un pauvre connard de m’avoir laissé en plan comme ça, ce n’est pas parce que je ne suis pas ta copine que tu ne me dois pas le respect. Ca m’a trop gonflée. » Des amabilités de ce genre.

M’attendant à des excuses, je le laisse parler et là, question : « alors, tu es toujours célibataire ? » Non, ne me dites pas que… Je le sens venir mais ce serait trop énorme, il n’oserait tout de même pas… Intriguée, je lui réponds que non et le voilà qui me fait : « ah, dommage ! ». Non mais je rêve ! Il a osé ! Amusée, je poursuis la conversation, me montrant assez ironique du genre : « oui, je ne suis plus célibataire, c’est bête, hein ? ». Mais apparemment, ça ne le dérange pas plus que ça : « je ne suis pas jaloux ! » m’explique-t-il. Encore heureux ! Il veut à tout prix une « dernière fois », pas moi. Mais il insiste, il propose de lécher les recoins les plus intimes de ma personne, je ne cesse de lui répéter : « Non, arrête, c’est pas la peine » mais il persiste ! « Je t’attacherai, je te donnerai des fessées ! ». Quel programme ! J’avoue que je ne suis même pas excitée. La rancune (toute relative) coupe-t-elle le désir ? Le souvenir de nos moments passés ensemble est-il suffisamment lointain pour que leur évocation me laisse de glace ? A moins que d’avoir un petit ami officiel avec qui je brouette souvent calme suffisamment mes ardeurs pour ne pas être émue à l’idée d’une partie de jambe en l’air (avec ou sans fessée).

Comprenant qu’il ne parviendrait pas à me corrompre, il me demande de lui présenter mes copines : mais bien sûr ! Gentiment, je mets en pseudo MSN : « les filles, je connais un maître-nageur célibataire » ou quelque chose du genre. Résultat : rien. Une copine est vaguement intéressée mais elle n’a pas le temps et un pote de brouette ne la branche pas plus que ça. Gauthier en ferait bien son quatre heures mais Benoît n’a pas viré sa cuti (je lui ai demandé, quand même). Mes copines en manque ne se montrent guère intéressée : bon, il est vrai que j’ai bien clamé haut et fort que c’était un connard mais en plus, le fait qu’il ait forniqué avec moi en refroidit plus d’une. En même temps, j’avoue que j’aurais du mal à brouetter avec un ex d’une de mes copines.

Comme on se retrouve !

Après avoir fait mon œuvre sociale avec Benoît (« tu es mignon, tu es maître-nageur, tu vas en trouver des copines ! »), je me pensais tranquille. Erreur !

Mardi soir, je laisse mon MSN allumé tandis que je descends dîner avec mes parents, j’avais précisé « partie manger » mais ça n’empêche pas les gens de venir me parler. Ainsi, je reviens devant mon écran et là, je découvre que Laurent avait essayé d’entrer en contact avec moi. Ça me ravit : comme je l’avais dit dans mon article bilan amusant, j’aime beaucoup ce garçon, je le trouve charmant et intéressant et je trouvais dommage qu’on n’ait plus de contacts ensemble. Je lui réponds donc, on s’échange les formules de politesse (« ca va bien ? Oui et toi ? ») et là, il me sort : « j’ai plus de copine ! ». Oh non, c’est pas vrai, il va me faire le coup lui aussi. « Et toi ? » Mon pseudo MSN était très exactement : « Mon chéri nage au milieu des poissons/Je me noie dans mon rapport de stage ». Je lui réponds donc qu’il n’a qu’à lire mon pseudo pour avoir sa réponse. Je lui précise que, c’est amusant, mais Arnaud a énormément de points communs avec lui : blond, breton, allergique au chat et amateur de plongée. Je continue la conversation en lui précisant que ça me ferait plaisir qu’on aille boire un verre en tout amitié mais ce n’est pas ce qu’il veut : « Moi, je veux faire crac-crac ! ». Ça a le mérite d’être clair.

Et c’est reparti pour la conversation : « non-je-suis-en-couple-et-fidèle-laisse-tomber ». Mais le monsieur se révèle insistant, il me rappelle ses fantastiques proportions (comme si j’avais oublié), les choses qu’on avait faites et tout le reste. Poliment, je lui réponds mais en gardant ma ligne directrice. Et là : « et tu ne voudrais pas venir me sucer ? Sucer n’est pas tromper ! ». Seigneur, si je m’attendais ! Je lui réponds assez laconiquement que sucer pour sucer, ça ne m’intéresse pas du tout. « Mais je te lècherai, aussi, et on en restera là. » Que répondre à de tels arguments ? La vérité : « tu crois sincèrement qu’on s’en arrêterait là ? Moi pas. » Mais si, répondit-il, il fera en sorte qu’on s’arrête là, même si j’insiste parce que, de toute façon, il préfère une bonne fellation à une brouette. Je suis atterrée. En plus, j’avoue que j’ai été un peu garce.

« Tu n’as pas des photos sexy de toi (sous-entendu nue, X, porno…) ?

– Non, j’ai pas ça !

– Tu ne peux pas en faire ?

– Non, je suis chez mes parents, j’ai pas mon appareil.

– J’aurais dû prendre des photos de toi quand nous étions ensemble

– Oui, ça aurait été marrant.

– Et tu en prendras de toi quand tu rentreras ?

– Non. »

Voilà pendant trois heures (et oui, quand même), je laisse la pression monter un peu mais je la fais redescendre par ces trois lettres magiques : N.O.N. Je lui avoue que j’aurais bien aimé qu’on se revoit entre potes mais je pense que c’est compromis : il ne saura pas se tenir et il me le confirme : « je t’embrasserai, tu te débattras, au début, mais je parviendrai à mes fins puis nous aurons nous promener au bord de la Seine, je mettrai mon bras autour de ta taille et je redescendrai doucement vers tes fesses. Puis on ira chez moi… » La bande-annonce est alléchante mais je n’irai pas voir le film.

Il continue sa propagande (« mais allez, juste une fellation ! Il le saura jamais, ton copain ! »), je continue à répondre non, me disant que je me serais peut-être passé de cette conversation qui casse un peu l’image idyllique que j’avais de lui. En désespoir de cause, il me demande si j’ai pas des copines célibataires (encore !) et je lui fais la même réponse qu’à Benoît : mes copines célibataires sont soit à Toulouse, soit pas disponibles pour une histoire, voire même pour une brouette. Alors il embraye. « Il s’appelle comment, ton copain ? » Je lui réponds et là, il me fait : « et il voudrait pas qu’on fasse un plan à 3 ? » Je ne m’y attendais pas à celle-là ! Bon, alors, honnêtement, il tape pile dans mon fantasme ultime. J’évoquerai la question avec Arnaud sous forme de boutade mais je connais déjà sa réponse, vu que nous avons déjà parlé de ce fantasme-là. Du coup, il espère que je vais vite quitter Arnaud (d’ici quinze jours, en fait, car il part ensuite en Afrique pour un mois et demi) pour qu’on s’amuse, à deux ou plus.

Là, il faut avouer que son passage sur notre hypothétique rencontre a fait naître une chaleur dans mon bas-ventre. Comme vous avez pu le constater, Laurent était le chouchou de mes plans brouette, même s’il m’a un peu agacée avant-hier à insister aussi lourdement. Quand je dis non, c’est ferme et définitif. En plus, ça tombe pile la semaine où je suis éloignée d’Arnaud, la tentation est réelle mais je fais face, il n’y aura ni brouette, ni fellation et léchouilles réciproques, ni même café.

Lectrice, si tu es intéressée par Laurent ou Benoît, n’hésite pas à m’envoyer un mail (visiteuz, tu semblais intéressée la semaine dernière !). En tout cas, si je me retrouve célibataire, je pourrai organiser un plan à 3 avec mes deux brouetteurs, ça me consolera.

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