Passion Shinkansen

Et voici mon dernier article sur le Japon (je parlerai de matcha dans un cadre plus général). Quasi un an après être partie mais j’avoue que je ne me lasse pas d’allonger la sauce. Next step : l’album photo et la vidéo. Mais avant, j’ai envie de vous parler d’un des points forts de ce voyage : le Shinkansen, le TGV local. Ce train magique qui m’a fait rêver quelques heures de vivre ma vie dans les trains.

Les plus attentifs d’entre vous auront noté une passion certaine pour le train chez moi. C’est vraiment mon moyen de transport préféré et je rêverais de faire un tour du monde en train, si cela était possible (pas trop en fait, pas mal de pays n’ont pas un réseau ferré très développé). Je trouve le train plus confortable que l’avion (deux sièges côte à côte vs 3 dans l’avion, plus de place au global, seul bémol : le carré de quatre et le fait de devoir caser ses bagages comme on peut à droite, à gauche), on voit les paysages défiler et si j’ai quelques jolis souvenirs de vues à travers le hublot, c’est le plus souvent au décollage ou à l’atterrissage puis on disparaît derrière les nuages, merci, au revoir. Bon, il est vrai que dans l’avion, dans les longs courriers, on a des films, c’est pas mal ça. Mais le train, les gares sont toujours en centre-ville (sauf la gare TGV d’Aix qui fait chier tout le monde, il me semble), on n’est pas obligés d’arriver trois heures à l’avance et si on arrive trop en avance, on peut aller prendre un café à proximité pour tuer le temps. Et puis c’est plus écologique. Alors oui, on ne peut pas traverser la planète en à peine 19h de trajet (pour aller au Japon par exemple) mais le train m’offre, plus que n’importe quel autre transport, une bulle à moi : je peux lire, écrire, dormir, mater des films sur ma tablette ou mon ordi dans une ambiance relativement calme. Sans devoir tout remballer avant la fin parce qu’on va atterrir par exemple. Bref, j’aime le train et je ne cesserai jamais de rêver qu’on parvienne à pousser ce moyen de transport partout dans le monde pour me permettre de réaliser ce rêve absolu de tour du monde en train (durant les trajets, j’écrirai des romans)(je rêve tellement ma vie des fois)(j’ai un souci pour l’Islande et la Nouvelle Zélande, par contre, je sais vraiment pas comment la relier. Le Japon ou l’Australie, on pourrait peut-être faire de grands ponts qui les relient au continent mais avec les séismes…)(je suis au-delà du hors sujet, là).

Et de tous les trains que j’ai pris, le Shinkansen arrive en tête niveau confort. Tout est pensé pour que vous passiez un bon moment : largeur des sièges et surtout vous pouvez poser vos bagages à vos pieds car ils ont laissé de la place exprès et la tablette vient jusqu’à vous. Je vous jure, quasi un an après ce voyage, j’ai un souvenir très fort de notre premier trajet Tokyo – Osaka : regardant à travers le hublot du train (oui, c’est un hublot, ça crée un effet sympa mais pour le coup, je donne l’avantage aux larges baies vitrées du TGV) si j’apercevais ce foutu Mont Fuji, écrivant dans mon journal le récit de ce voyage tout en dégustant un bento de bonne facture. A ce moment précis, j’étais juste bien, je m’imaginais tellement dans la peau d’une écrivaine des trains : passer ma journée dans les trains pour écrire parce que lever le nez quand on sèche sur une phrase et se perdre dans la contemplation de paysages défilant à toute vitesse, je ne connais pas grand chose de plus stimulant.

Ecrire dans le shinkansen

Bento mangé dans le Shinkansen Bento mangé dans le Shinkansen Mont Fuji vu du Shinkansen

Les trains japonais sont spacieux

Bon, ça, c’était même pas le Shinkansen, pour vous donner une idée de la place qu’on avait.

Ce qui est formidable avec les Shinkansen, et avec les trains japonais en général, c’est leur look. On sent bien que c’est un mode de transport important pour eux : ils sont parfois customisés à certaines couleurs (j’avais vu la pub pour le Shinkansen aux couleurs d’Evangelion, j’ai vu des photos d’un aux couleurs d’Hello Kitty), je crois que je n’ai pas vu une seule gare où, quand il entrait en gare, personne ne dégainait son téléphone pour le prendre en photo… Bon, ok, les trois-quarts du temps, c’était moi mais bon… Ce train a un look… On dirait qu’il a été conçu pour crier au monde entier “regardez comme je suis conçu pour aller vite”.

Le shinkansen Hello Kitty Le shinkansen Evangelion

Et je vous parle des Shinkansen mais on a eu quelques autres petites surprises dans d’autres trains. Le premier point, ce sont les dossiers à bascules, un pur génie : dans pas mal de wagons, vous pouvez faire basculer les dossiers, donc, pour vous mettre dans le sens de la marche ou vous constituer un club 4. C’est pas du pur génie, ça ? Plus de gens qui essaient d’échanger leur place avec vous parce qu’ils sont malades s’ils ne sont pas dans le bon sens ou ces longs face à face gênant avec cet.te inconnu.e parce que vous avez hérité d’une place dans le club 4 et que vous allez en plus passer le trajet à vous battre pour les 2 cm² disponibles pour les jambes. Je hais tellement ces places , le pire étant le Club 6 du Teoz où vous pouvez carrément vous retrouver sans tablette. On a également vu un train bizarre avec un aménagement rétro pour un voyage à thème. En résumé ? Lors de notre retour à Kyoto, j’irai visiter le musée de la locomotive. Parce que vraiment, ce pays aime les trains.  

Train Japon Train rétro Japon Train multicolore Japon Train Mont Fuji Japon

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Faut-il trop planifier ses voyages ?

Dans mes rêves les plus fous, je suis une sorte de Bree Van de Kamp de l’organisation. Quand je dis “fou”, c’est pas pour “incroyable” mais pour “totalement irréaliste, tu es tellement loin d’être ce que tu veux être…”. Du coup, quand je planifie un voyage non organisé, j’achète les billets (ou carrément tout le voyage) et je commence à crier “ouais, je vais bien étudier la destination” parce que je veux vraiment tout planifier mais… je pars toujours à l’arrache.

Le château Himeji au Japon

Je vous spoile un peu mes vacances à Fuerteventura que je partagerai ici d’ici deux ans, au vu de mon rythme de publication mais j’ai découvert après l’atterrissage que l’île n’avait rien à voir avec Madère (ce que je croyais) mais beaucoup plus avec le désert… Moi qui voulais fuir la chaleur. Bon, après, j’avais un peu bûché le sujet… sur Instagram et je n’ai jamais su où était ces putains de bassins naturels que je voyais sur toutes les photos mais au fond, on s’en fout. Bref. Je ne prépare pas beaucoup. Pour le Japon, j’avais le cadre, je savais quel temps on passait dans chaque ville mais après…

Fuerteventura - Los Lobos

Ah bah c’est sur Los Lobos apparemment, on n’avait pas eu le temps d’y aller

Et je crois que s’assurer une certaine souplesse n’est pas si mal. Lors de ce fameux voyage, notre “pire” erreur fut vraiment de ne prévoir qu’une journée au Mont Fuji et ne s’être accordé aucune souplesse sur le sujet.  Parce que le lendemain par exemple, il faisait vraiment très beau. D’où mon “j’aurais su, je fonctionne par base et on sillonne”.

Lac Kawaguchi

Mais c’est surtout qu’à un moment, à trop tout prévoir se passent trois phénomènes :

La fatigue

A force de trop prévoir un programme au cordeau, on oublie juste un élément essentiel : la fatigue et, accessoirement, le droit à la paresse. Prenons un exemple très concret : je regardais dans le train entre chaque destination ce que nous pourrions faire. Premier soir à Osaka, Victor me fait part de son envie de paresser au lit le lendemain, je commence à souffler mais… il n’a pas tort. On marche des kilomètres toute la journée, on ne prend pas tellement le temps de se poser… Du coup, à l’arrivée, je n’ai pas fait le Umeda sky building mais qui branchait moyen Victor de toute façon (une histoire d’escalator transparent et de vertige). Au pire, je ne le ferai jamais, au mieux, je reviendrai. Pas si grave, je ne savais même pas que ce building existait avant de lire son nom dans un guide.

Umeda Sky building Osaka

Photo pas du tout de moi car j’y suis pas du tout allée, même pas au pied

L’impossible improvisation

Une des choses les plus précieuses pour moi en voyage, c’est la perte de timing. Quand on part avec Victor, on peut se faire un petit déj de roi et ne pas manger le midi ou un truc sur le pouce ou au contraire, petit café rapide puis bon déj. Donc on s’arrête quand on a faim. Ou envie de se poser aussi, on a furieusement fréquenté les cafés Tully’s pour déguster lui un café, moi un matcha latte. Bref, un programme trop chargé et trop précis empêche toute improvisation… pour les pauses mais aussi pour le “oh, regarde, par là, ça a l’air joli.” On aime bien se perdre parfois dans les rues, marchant un peu au hasard tout en refaisant le monde, quitte à se retrouver parfois dans un quartier sans le moindre intérêt sous une pluie diluvienne.

Takayama sous la pluie

La déception

Et là, je vais en revenir un peu à Instagram. Je suis abonnée à pas mal de comptes voyage qui me donnent envie d’aller un peu partout dans le monde tant tout à l’air beau, chatoyant, les eaux pures et cristallines et… attention, va y avoir arnaque genre :

Planifier son voyage sur Instagram : risque de déconvenue

Et c’est là que je me dis “ok tu arrêtes de consulter Instagram pour voir ce qu’il y a à voir”. Il faut savoir qu’en tant que jeune femme dotée d’une très solide imagination teintée d’une étrange fascination pour le gigantesque et le futurisme (je ne sais pas trop comment le définir autrement), j’ai souvent des images très ancrées dans mon imagination et… ça ne colle pas toujours avec la réalité. Un exemple : Venise. Avant d’aller dans cette ville, j’en rêvais souvent, une version monumentale avec des bâtiments immenses… idem pour New York et Montréal, d’ailleurs (avec, à l’époque où j’avais peur de l’avion, un “mais comment je suis arrivée ici, j’ai pu faire un vol transatlantique, moi ?”). Pour vous situer, New York, la Statue de la Liberté, d’un vert profond, avait une tête aussi imposante qu’un building. Bon ben en vrai, pas tellement… et je vous parle pas de ce pont gigantesque que l’on prenait qui nous amenait… jamais trop su, je devais me réveiller avant. Finalement, aujourd’hui, je crois qu’il ne me reste que les pyramides dont je rêve, le reste, c’est vu et ça a quitté mes obsessions oniriques. Je digresse, je digresse mais j’ai cet espèce d’envie de gigantesque et je peux potentiellement être déçue entre mes attentes et la réalité. Or en ne me renseignant pas de trop, ça évite que mon imagination débordante tisse un tableau bien trop beau…

Tokyo de nuit

Alors évidemment, ne pas planifier trop tôt nous fait parfois passer à côté de certains monuments ou musées très prisés (le musée Ghibli à Tokyo par exemple… mais après, j’ai pas une adoration sans borne pour le studio, Victor en avait fait son deuil dès le départ, se disant, à raison, qu’on n’aurait jamais de places). Je suppose que le secret des vacances réussies est quelque part entre les deux… Va falloir que je prépare soigneusement mes vacances de folie de l’an prochain en sélectionnant deux ou trois immanquables… et laisser le reste dans un joyeux bordel.

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Périple au Japon : ce que j’aurais changé

Quand nous sommes allés au Japon, nous étions, Victor et moi, totalement en terre inconnue. Du coup, nous n’avons guère été audacieux quant à notre petit voyage et fait le grand classique : TokyoOsakaHiroshimaKyotoles alpes japonaises. Mais du coup, si je devais refaire le match, je changerais deux ou trois petites choses.

Le château d'Osaka au Japon

Premier point : j’éviterais peut-être les AirBnb. Apparemment, c’est devenu bien plus compliqué en un an. Et il semble plus intéressant de changer de l’argent en France qu’au Japon. Voilà, j’avais eu ce retour sur mon précédent article et je pensais important de le partager.

Chambre traditionnelle japonaise

Bref, reprenons notre sujet, qu’est-ce que je modifierais pour un voyage parfait ? Voici notre trajet :

Périple au Japon : trajet type

Alors faire Tokyo en deux fois n’était pas trop mal mais c’est vrai que commencer par là est assez ambitieux pour cause de décalage horaire et ville réellement épuisante. D’ailleurs, conseil pour Tokyo qui a relativement marché pour nous : visites urbaines le matin, parcs les après-midi, ça permet de couper avant la furie du soir. Du coup, je crois qu’à refaire, je ferais idéalement Hiroshima -> Kyoto -> les montagnes -> Tokyo (avec une première nuit à Tokyo parce que c’est toujours plus intéressant un aller-retour vers le même aéroport). Alors vous allez me dire “mais et Osaka ? Et le Mont Fuji ?

Plaque d'égoût au lac Kawaguchi

Et bien, je ferais de Kyoto et Tokyo nos bases pour plus de souplesse. Concrètement, Kyoto et Osaka sont proches et je ne trouve pas qu’Osaka mérite les trois jours qu’on y a passés. Ca dépend de ce que l’on veut faire, certes. Je ne referais pas forcément l’aquarium même si je lui reconnais un côté très apaisant et les méduses sont impressionnantes… et y avait des loutres, même si elles dormaient. Par contre, le château mérite le détour. Reste la question de Dotonbori… Je le conseillerais quand même mais c’est de nuit donc ça fait rentrer tard mais après tout… Et évidemment, si y a moyen de se faire Universal Studio Japan, je conseille. Même si j’ai assez conscience que, sur le sujet, on a eu un bol monstre.

Universal studio Japan : sesame street

Ensuite, le cas Kyoto. On est complètement passés à côté : on n’y est resté finalement que trois jours pleins sur l’une des journées, nous sommes allés à Nara. On a vu juste un temple (le meilleur, Fushimi Inari, immanquable) et on a lâché, un peu lassés par la météo. On a cependant fait la forêt de bambou, grosse déception (et je suis pas la seule, il semble désormais que le passage des voitures soit courant) mais je pense qu’Arashiyama sans la pluie peut être cool. Oui du coup, de Kyoto, vous pouvez aller à Osaka et Nara. Et du coup, en ayant une base sur plusieurs jours, il est possible de faire preuve de souplesse et caler son planning en fonction de la météo.

Le Mont Fuji dans les nuages

Et donc j’en viens naturellement au Mont Fuji, notre grand rendez-vous manqué. Alors qu’on faisait le tour du lac sans voir ce foutu Mont, on s’est dit qu’on a eu tort d’avoir prévu des mois à l’avance un périple sans possible changement car… la météo est vraiment notre pire ennemie. Du coup, vu qu’il y a des sites accessibles entre une et trois heures de Tokyo pour voir le Mont, bah finalement…Après, il n’est pas pratique de rejoindre Kawaguchiko de Tokyo, c’est quasi trois heures de train et c’est pourtant un lieu que je recommanderais, notamment pour le Music forest museum qui est adorable. Et c’est là que j’ai envie de poser autre chose. Ce voyage, on l’a adoré mais il nous a épuisés. Et plutôt que de foncer sur Osaka, on aurait dû s’accorder deux nuits à Kawaguchi… ou Hakone, peu importe, en se trouvant un petit ryokan. On a peu dépensé finalement et ce petit trip serait parfaitement entré dans notre budget… D’ailleurs, pour notre prochain périple japonais (qui fera à peu près Kyoto – Okinawa – Fuji), on va se ménager du repos, aussi. Parce que courir partout, c’est bien mais à la fin, tu ne profites même pas de tout. Ah oui parce qu’il semble qu’en avançant dans la vie, je suis de plus en plus favorable aux petites pauses… Mmm…

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Comment préparer un voyage au Japon ?

J’avais dit que j’avais encore quelques articles sur le Japon mais je n’arrive pas à rédiger une conclusion qui ait un réel sens donc je mets de côté pour le moment et je vous fais un mini topo de comment on (enfin, surtout moi quand même) a mis sur pied ce voyage de trois semaines au bout du monde. Nota bene : je ne suis pas la reine de l’organisation donc certains pourraient être en panique en lisant mon article “mais c’est à l’arraaaache”. Un peu, oui. Plus que je ne l’aurais souhaité en tout cas.

Fushimi Inari à Kyoto

Dans mes rêves les plus fous, je suis travel planner. En vrai, ça me plairait autant que ça me gonflerait : j’adorerais préparer des circuits, chercher le meilleur équilibre pour des vacances inoubliables mais pas épuisantes mais… j’aime pas les gens, ça me saoulerait leurs exigences à la con (dans le sens déplacées, peu réalistes, pas dans le sens “ils ont envie d’un voyage inoubliable, do your job). Du coup, j’aime bien préparer nos vacances avec Victor même si ça prend du temps et que je n’en ai pas toujours. Notamment parce que je suis pas super organisée et que je perds du tout en glande mais peu importe, c’est pas le sujet.

Une vraie culture du parapluie au Japon

Partir seul ou avec une agence ?

Première interrogation. Nous décidons de nous offrir le Japon dès l’été 2016 mais ça pose des questions, notamment sur le prix et combien on doit mettre de côté pour avoir de quoi s’offrir ce périple. Pour le prix, je demande à Amy qui a déjà fait ce voyage et je commence à faire des recherches sur des agences de voyage. Le souci, c’est que 9 fois sur 10, les agences de voyage ne te donnent pas de prix, faut les contacter et ça me saoule toujours un peu. Je veux juste savoir combien ça me coûterait. Je contacte donc quelques agences de voyage qui me concoctent un petit circuit sur mesure en fonction de notre budget. Donc on part sur 3500 € chacun sur trois semaines, j’en parle à Victor “ce serait pas si mal, ça éviterait qu’on s’emmerde de trop” “oui mais le coût de l’agence de voyage, ce sera autant qu’on pourra dépenser par ailleurs” Effectivement, nous avons dépensé 2700 € en tout chacun, entrée à Universal Studio inclus (notre gros craquage) . Ok, j’accepte s’il m’aide un peu à organiser… mmm… Du coup, j’ai à peu près une idée du budget et du périple que nous pourrions faire. Next.

Harry Potter au studio universal japan à Osaka

L’avion

Bon, là, j’ai zéro conseils à donner. En janvier, on voit une promo de ouf pour l’anniversaire de Qatar Airways, on chope un aller-retour à 500 euros, fin du game. Pou être honnête, je n’avais pas du tout prévu d’acheter les billets à ce moment là (en janvier) mais j’ai vu un tweet évoquant les offres de Qatar donc voilà. Pour notre prochain voyage fou (dans un an à priori), je brancherai toutes les alertes du monde.

Le château Himeji

Le périple

Bon, on a réservé l’avion qui était notre première étape pour fixer exactement nos dates. Je pensais partir un mardi ou un jeudi et retour car il paraît que les billets sont moins chers ces jours là… bah c’est faux, ça nous a coûté moins cher un vendredi-vendredi. Donc nous sommes en janvier, nous partons fin septembre, on est bien. Sauf que je m’en occupe vraiment que deux mois avant mais passons. Je reprends les devis des agences de voyage, je trie ce qui paraît intéressant ou pas, je fais quelques recherches sur les sites de voyage. La question n’est pas tant “où on va”, certaines étapes semblent incontournables mais combien de temps on y reste. Je fais un premier tour, je le soumets à Victor qui me rajoute ses envies, à savoir le mont Fuji et le château Himeji, moi je colle le ryokan. Au départ, j’envisageais un départ du nord vers l’ouest puis le sud, on fera finalement un tour sud/ouest/nord. Je fais des calculs savants, quelques “sacrifices” (une seule nuit au ryokan au lieu de deux initialement prévues, pas de nuit à Nara mais un tour durant notre halte à Kyoto. J’élimine un arrêt dans une station balnéaire, je tords mon trajet, je vérifie tout sur l’absolument indispensable Hyperdia qui vous donne tous les trajets de train d’un point A à un point B. Bon, par contre, leur appli ne marche pas bien, j’espère une mise à jour efficace depuis car évidemment, j’avais listé tous les trains que nous étions censés prendre mais on a pas mal improvisé… Je reparle du train après.

Le torii géant de Miyajima

Les logements

AirBnB sur quasi toutes les destinations : peu chers, pratiques. Pour les quartiers, j’ai cherché tout simplement quels étaient les meilleurs quartiers pour les touristes. Maintenant que je suis revenue, je rajouterais : cherchez proche des lignes de métro accessibles par le JR Pass. Il n’y a qu’à Takayama qu’on a finalement opté pour l’hôtel car plus intéressant en terme de rapport qualité/prix. Oui car n’oubliez pas que l’hôtel fournit le petit déj donc comparez bien hôtels et AirBnB, ça peut valoir le coup.

Le jardin du château Nijo de Kyoto

Le train

Un seul mot : Japan Rail Pass. Ne faites pas l’impasse. Il peut paraître cher à l’achat (400 € pour 3 semaines… par personne) mais franchement, c’est un très bon deal quand on voit le prix du moindre trajet en train et il vous permet d’accéder à quelques lignes de métro extrêmement pratiques et même un ferry pour Miyajima. Je parlerai plus en détail du train une prochaine fois mais sachez qu’avec le JR pass, vous pouvez grimper dans n’importe quel train accessible (oui, attention, certains trains sont gérés par d’autres compagnies donc vous ne pouvez pas monter à bord) sans réserver, il existe des wagons spécialement dédiés pour ceux qui n’ont pas de siège attribué. Mais comme nous aimons notre petit confort, nous avons toujours pris le temps de réserver en allant déposer nos sacs dans une consigne. A noter que le personnel des gares parle très bien anglais, aucun souci pour réserver.

Train japonais

Par exemple, ce super train, on n’a pas pu monter dedans

L’argent

On a pris du liquide en euros, on a changé en yen. Simple. Le change a pu se faire dès l’aéroport, le taux pratiqué là vaut ce qu’on a pu voir en centre-ville, voire plus intéressant.

Hida, village folklorique, Japon

Les consignes

Dernier point essentiel si vous partez en itinérance :toutes les gares sont équipées de consignes, disséminées un peu partout. Pratique quand il faut lâcher le AirBnB à 11h et que le train est à 17h ou que vous vous arrêtez en chemin visiter un château comme Himeji.

Temple bouddhique de Tokyo

La semaine prochaine, je vous raconterai ce que je ferais différemment maintenant que j’ai vécu ce voyage, ça peut être utile.

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Le jour où on n’a pas vu le Mont Fuji

Le 04 octobre – Mont Fuji nous voici ! L’excitation est palpable. Je voulais partir à 6h30 de l’appartement pour arriver tôt car mon guide disait qu’il pouvait se couvrir en fin de matinée et nous avions une heure de train pour arriver mais Victor tempère mon ardeur : 7h30, ça suffira amplement. Il faut savoir qu’au Japon, il fait jour dès 6h du matin donc si on veut partir à l’aventure tôt, c’est fort possible. J’enfile mon petit t-shirt, mon petit gilet et c’est parti ! Pour briser immédiatement le suspense : on a bien fait de suivre le plan de Victor plutôt que le mien.

Kasei

Météo qui met de suite dans l’ambiance

Le petit train pour le Mont Fuji

On part donc enthousiastes et on se fait refroidir assez vite par la météo : il fait plus que couvert et, visiblement, il a plu. C’est pas grave me dis-je, ça doit être un peu comme en Irlande pendant mon voyage de classe en 97. C’est le matin, ça va se lever. Notre train monte tranquillement vers sa destination : Kawaguchiko, un lac avec vue imprenable sur le Mont Fuji. Il pleut mais c’est pas grave : c’est le matin et on est encore loin de la destination. Pas de panique…

Lac Kawaguchi près du Mont Fuji, Japon

9h, gare de Kawaguchiko. Il pleut et on a froid, je sors mon Kway de touriste et on se réfugie dans un hôtel/restaurant pour avaler un consistant petit déjeuner et un café. Ca va se lever…

Petit déjeuner au pied du Mont Fuji

10h, ça ne s’est toujours pas levé mais on ne va pas passer la journée là. Victor me propose de faire un tour du lac à pied, 10 km, environ. Bon, on n’a que ça à faire de toute façon, allons-y, ça finira bien par se lever.

Lac Kawaguchi près du Mont Fuji, Japon

 

Le lac, donc. Pas mal de barques en forme de cygne ou avec des têtes de pandas ou de chats. Ambiance Batman Returns de Burton. Plus un point direct. On oublie le téléphérique amenant à un point de vue sur le Fuji vu qu’il fait tout dégueulasse et on commence à marcher paisiblement. Au bord du lac, quelques pêcheurs, on croise de rares promeneurs. On goûte le calme et notre solitude. Malgré la pluie intermittente et un Mont Fuji invisible, c’est une balade hyper agréable, on a droit à quelques jolis coins et on croise même d’adorables chatons. Tout ce qu’on aime.

Lac Kawaguchi, Mont Fuji, Japon, barques cygnes

Lac Kawaguchi, Mont Fuji, Japon

Mais soudain, une musique étrange s’élève, mi fantastique mi flippante… on aperçoit derrière les arbres un étrange château comme un mini Disneyland. Intrigués, on fait le tour et nous découvrons le Music Forest Museum. Résumé de la situation : il pleut, on n’a que ça à faire de la journée de se promener autour du lac… Bah, faisons un tour dans cet étrange musée.

 

Et c’était cool ! Franchement, on n’y serait jamais allés exprès et on aurait manqué un moment sympa. On a droit à deux spectacles : un concert d’automate avec une chanteuse d’opéra et un concert du plus grand orgue automatique du monde. Ouais, rien que ça ! Et c’était assez bluffant genre t’es assis dans une espèce de salle de bal et tu as tous les pantins au-dessus de toi qui battent le rythme. On a aussi droit à un petit spectacle de sand art qui nous raconte la légende la princesse Kaguya. Encore un truc que j’aimerais bien savoir maîtriser. Tout était aux couleurs d’Halloween, fête qui semble très prisée ici. C’est d’ailleurs la musique d’Halloween version orgue qui nous a attirés. On croise des bâtiments étranges, j’ai presque l’impression de me balader dans un univers parallèle

Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

Music Forest Museum à Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

Quand je parle d’un côté un peu flippant du lieu, je parle de ça, par exemple

Une heure de mignonnerie plus tard, on tombe sur un joli parc chelou, on traverse des champs de fleurs, on aperçoit une école qui ne ferait pas tâche dans un manga sur des fantômes… Toujours pas de Mont Fuji mais il ne pleut plus et les nuages s’effilochent paresseusement sur les reliefs. Oui, c’est beau. Un rayon de soleil vient même parfois nous gratifier d’un timide coucou.

Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

On marche, le coeur vaillant. On marche. On a quitté le musée vers 13h15, il est 14h. 14h30. On suit les bords du lac mais on n’a pas droit à un lac tout rond, non, on a droit à des détours dans tous les sens et on commence à ne plus trop faire les fiers, tout en se rassurant mutuellement. “Ca va, toi ? Moi, ça va !”. Oh et puis au pire, on finira bien par tomber sur un bus, il doit bien y avoir des trains jusque tard…” Dans ma tête, je suis en panique totale : on n’a rien mangé depuis 10 heures du mat, on n’est pas très chaudement habillés et à chaque virage, on découvre un nouveau méandre du lac. 16h15, on finit par trouver un arrêt de bus avec des horaires, le suivant est annoncé à 16h27. 16h29, le bus d’en face passe, on va vérifier, il était prévu à… 16h29. 16h35, je commence à me demander si ça se pratique l’auto-stop ici. 16h42, la délivrance : le bus nous cueille enfin.

Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon Lac Kawaguchiko, Mont Fuji, Japon

17h15, nous sommes épuisés mais soulagés et à la gare de Kawaguchiko, on s’enfile un Udon de la victoire, tellement mérité. Nous avons quand même marché de de 10h à 16h15 avec 30 mn de pause pour les spectacles du musée et ce sans se restaurer. Le soir, en rentrant, petite halte au Lawson , une espèce d’épicerie station service où on trouve enfin, après avoir écumé je ne sais combien de Family Mart et Seven Eleven, on trouve enfin des Kit Kat matcha.

Le Udon de la victoire KitKat Matchamnt

Du coup, malgré l’immense fail de la journée, ne pas voir le Mont Fuji alors que la journée lui était dédiée, on a passé d’excellents moments, une si belle journée qu’on a décidé que oui, le Japon, on y reviendrait dans pas si longtemps que ça. Peut-être même en hiver pour y faire du ski. Le comble du snobisme.

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