Melania, la cinquième colonne

[titre soufflé par  Marie Schafferr] Bonjour, ceci n’est pas un article sérieux. J’aime bien Melania Trump. Non, plutôt : j’aime les histoires qui se tissent autour de Melania Trump et les histoires que je dessine autour. Depuis l’élection, je vois fleurir ici et là de (rares) articles sur la désapprobation de Melania vis-à-vis de son mari et ses discrets signes de résistance. Melania est-elle en train de phagocyter le système Trump de l’intérieur ?

Melania Trump réapparaît publiquement

Je ne connais pas grand-chose de la vie de Melania en vérité, j’ai juste lu un portrait d’elle dans Society. J’avais beau feuilleter le Voici de ma mère, j’avais raté l’existence de la dame, j’en étais restée à « Donald a été marié à Ivana avec qui il a eu Ivanka puis il s’est marié à Marla ». J’avoue ne me passionner que très peu pour la vie des socialites américains, je cligne toujours un peu des yeux quand on me parle de la nouvelle it girl à la mode, fille d’un magnat d’un truc.  J’ai donc découvert Melania durant la campagne présidentielle et je n’en ai pas eu grand avis.

Melania Trump en costume

J’adore tellement ce type de tenue pour une femme



Puis après l’élection, la nouvelle première dame a suscité quelques fantasmes… non, pas ceux là, non. Enfin, si, peut-être mais c’est pas mon sujet. On a eu Melania qui déteste Donald, Melania a été remplacée mais surtout, mon chouchou absolu : Melania la résistante qui utilise sa garde-robe pour s’opposer à la politique de son mari. Est-ce que j’y crois ? Non. Est-ce que j’ai envie d’y croire ? Oh que oui.

Melania Trump déteste son mari
J’ai toujours aimé imaginer des intentions aux personnes en apparence inoffensives voire un peu sottes. A une époque, j’avais une chouchoute dans la catégorie « bimbo qui vous la met bien à l’envers : Nabilla. Oui, Nabilla. Bon, depuis, elle a manqué d’assassiner son compagnon donc je l’ai oubliée mais à l’époque du allo ?, je me plaisais à imaginer une femme qui savait qu’on la considérerait comme une idiote et qui surjouait le truc pour empocher l’argent de tous ces connards  condescendants qui regardaient son émission pour se moquer d’elle. C’est le principe même de la téléréalité d’ailleurs : on vous offre le spectacle de gens que vous méprisez et que vous regardez pour ça pour transformer votre mépris en argent. Les candidats connaissent les bails, ils étaient coachés à une époque par le paparazzo Elfassi qui montait des couples pour des paparazzades. Tout est scénarisé, n’en doutez pas. Vous pensez choisir le gagnant de telle ou telle émission ? Hell no ! C’est le montage qui le fait.

Les anges de la téléréalité

Le bateau sur lequel tu veux pas monter



Du coup, cette histoire de Melania stimule mon imagination. Comme à peu près tout, il est vrai. Alors je me dis que vu que je vous parle d’écriture tout le temps, je vais écrire cette histoire ici, ou peut-être dans un blog lié, je ne sais pas encore, histoire qu’on s’amuse un peu ensemble. Ca me fera du matos pour parler écriture en plus. Du coup, faudra que je vois comment je l’appelle, ma Melania… à suivre !

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Le travail, ce milieu profondément injuste

Aujourd’hui, je vous propose de faire d’une pierre, deux coups : pourquoi je déteste qu’on mette le travail au coeur de nos vies et pourquoi je n’aime pas Emmanuel Macron. Parce que les deux sont liés, en fait, vous allez voir. Parce qu’au fond, le milieu du travail est profondément injuste, c’est là où tu apprends que ça ne sert à rien d’être le meilleur voire d’être bon : il faut juste être stratège.

Réunion stratégique de travail

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C’est mon ancienne collègue Salima qui m’avait expliqué ça un jour alors qu’elle suivait un programme sur les femmes dans les entreprises (programme que je suis censée suivre aussi dans ma boîte mais après trois annulations du dej “pour en parler”, plus personne n’en a jamais plus parlé) : “Tu vois, souvent, quand un poste est à pourvoir, une femme va se défoncer sur ses dossiers pour prouver qu’elle est la meilleure. Un mec va aller traîner à la machine à café et taper la discute avec celui en charge de filer la promotion. Au moment de choisir, tu crois qu’il prendra la bonne élève ou le gars sympa ?” Et franchement, je le constate tous les jours. Ne voyez aucune aigreur dans mes propos. Ca me met en colère, j’ai encore eu la démonstration flagrante qu’une abondante couche de salive appliquée régulièrement et avec soin par la langue sur les parties les plus délicates des dirigeants assurera toujours une ascension rapide alors que ceux qui se contentent de leur loyauté se font bien marcher dessus.

Le fayot au travail injuste

Je suis une bonne élève et je me fais régulièrement baiser la gueule, doubler par la droite par des gens sans que je comprenne pourquoi et comment. J’ai eu beaucoup de colère par rapport à ça, j’ai quelques fois des remontées de bile quand je vois où je devrais être si l’ordre avait été respecté mais au fond, j’ai fait mon deuil de ça. J’ai essayé de jouer plus le jeu, lécher plus les culs et me montrer mais… Je lâche vite l’affaire, je n’y arrive pas. Ce n’est juste pas moi, je n’arrive pas à me faire violence. De toute façon, je n’ai plus envie d’être chef de quoi que ce soit, je cours après le sens, pas après le titre ronflant. Récemment, j’ai eu l’occasion de, peut-être, montrer un pôle social media dans une agence qui monte. J’ai refusé. Je ne veux plus faire ça, je reste fidèle à mes projections. Bye titre ronflant et salaire qui me fait péter dans la tranche supérieure niveau impôts mais parce que je refuse de me définir uniquement par mon travail, j’ai décliné.

Eva Green comme un chef

Le souci, c’est que si je suis résignée à être sur le bord de la route pour la suite de ma carrière, malgré les “oh, qu’elle est brillante, cette fille”, en parlant de moi, ça reste gonflant de voir que ce sont souvent les plus perfides et pas forcément les plus compétents qui grimpent les marches à toute vitesse. Je pense que vous avez tous au moins un exemple en tête. Et ce panier de crabe devrait être le centre de ma vie. Pleaaaaaaaaaaaase… De toute façon, mon rêve à moi serait de publier des romans, d’acheter une ferme à retaper en Grèce et en faire un centre de bien-être avec stages de yoga, bouffe vegan et/ou macrobiotique, café et académie des chats inclus. Oui, c’est cette histoire que je rêve de m’écrire, pas celle d’une meuf engoncée dans un tailleur et décolleté profond qui va raconter de la merde toute la journée pour ramasser ses dizaines et dizaines de k€. Déjà que je le fais un peu (mais je mets pas de talons et j’ai pas tant de k€ que ça, erf)…

Femme qui réussit

Et voilà pourquoi je déteste Macron, au fond (je l’avais pas oublié). Parce qu’il est l’archétype de tout ça. Le mec a suivi la voix royale, a toujours su jouer de ses relations pour parvenir là où il en est sans jamais avoir réellement prouvé sa compétence. Non mais attendez, le mec se présente à la Présidentielle sans jamais avoir exercé le moindre mandat nulle part… Tranquille. Il parle, il drague ceux qui distribuent les promotions (pas les plus pauvres donc pour qui il ne cache pas son mépris mais le mec t’explique qu’il est ni de droite ni de gauche alors qu’il transpire l’ultra libéralisme et que la notion même de solidarité semble lui donner la nausée). Il grille la politesse à tout le monde parce qu’il a vaguement occupé un Ministère pendant 3 ans et pondu une loi tellement mal foutue qu’il l’a passée au 49-3. Je veux dire concrètement, c’est quoi le bilan de Macron ? Personne n’en parle, CURIEUSEMENT. Parlons plutôt de sa femme, tiens, c’est vendeur ça (non). Mais comme le mec a bien su copiner avec les puissants et les propriétaires de journaux, on nous le vend comme un candidat crédible, celui qui va pouvoir faire barrage au FN et à la droite. Peut-être. Sauf que curieusement, dans mon entourage, personne ne va voter pour lui, à part ceux qui espèrent choper une place d’élu de son parti fantoche. Mais après tout, on l’a vu, c’est plus payant de faire la roue à la machine à café que de bosser dur sur ses dossiers (mais ça te parle de valeur travail, t’séééééé)… J’espère que l’électorat français ne sera pas dupe.

 

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Le travail n’est pas le bonheur

Ces derniers temps, j’essaie de changer quelques paradigmes dans ma vie pour être le plus heureuse possible. Ca passe par un meilleur rythme de vie, une alimentation saine mais quand même gourmande parce que ça fait du bien, savourer les moments heureux… et me rappeler à chaque moment que je ne suis pas définie uniquement par le travail et que celui ne fera pas mon bonheur à lui seul.

bureau à niveaux

Mais que ça m’a l’air bien pratique cette petite chose !

Samedi, un candidat en mousse a jeté un “Je ne veux plus entendre qu’il est plus intéressant de faire autre chose que de travailler”. Genre, le mec qui a passé sa (relativement courte) carrière à fouler les moquettes épaisses des bureaux lambrisés éclairés par lourds lustres prétend nous expliquer ce qu’est le travail ? Laissez-moi rire. Mais passons sur Macron (je vous expliquerai peut-être un jour pourquoi je le méprise du plus profond de mon âme mais pas aujourd’hui) qui n’est finalement qu’un énième politique à brandir le travail comme solution à tout et revenons justement sur cette notion très bourgeoise de travail qui est la valeur la plus importante de votre vie.

Britney Spears dans le clip Work bitch

Britney photoshopée approves

J’ai plutôt de la chance : même si je ne fais pas le travail que j’avais prévu de faire étant jeune, je ne m’en sors pas si mal. J’évolue petit à petit, j’ai réussi à me débarrasser du community management (je vous expliquerai un jour à quel point je déteste ça… le jour où je serai certaine d’être bien sortie du social media)(enfin, je déteste pas le social media en soit, j’aime bien faire les planning éditos, par exemple, et réfléchir à une stratégie globale), je rentre de plein pied dans la social data, mon but étant d’arriver dans la digital data soit en rejoignant une équipe de planning strat, soit notre département études, soit une poste de data manager. C’est pas encore trop défini mais mon nouveau rêve de chichounette, ce serait de réaliser des études en partenariat avec des journaux, histoire de concilier ma carrière opportuniste et mes rêves de jeune fille. Je me suis égarée, là, non ? Bref, bon an mal an, je ne suis pas en larmes le matin quand je quitte l’appart, y a même des jours où je rentre le soir avec ce doux sentiment de devoir accompli.

se détendre

Marrant, pour illustrer cette idée de devoir accompli, je prends une photo qui raconte plus un côté « s’être libérée des tensions »

Mais je suis une chanceuse. A côté de ça, il y a tous ceux qui n’ont pas pu avoir de réelles carrières, par mauvaise naissance ou accident de la vie, mauvaise orientation, peu importe. Ils prennent le premier boulot qui leur permettra de boucler le mois sans trop finir dans le rouge, ils seront équipiers au McDo, caissiers au Leclerc, livreurs, ouvriers à la chaîne… Des métiers où l’on se lève souvent à 5h du matin, où on rentre au bout de sa fatigue le soir et… et où franchement, on n’a rien fait d’intéressant, intellectuellement parlant. Ne voyez aucun mépris dans mes propos vis à vis de ces métiers. J’ai été guichetière à la poste, j’ai trié du courrier aux petites heures de la matinée et… Ca a le mérite de payer mais une fois que t’as appris les 3-4 trucs à savoir, les journées s’écoulent dans une routine qui s’étire, s’étire, s’étire… le “bored out” si catastrophique pour ceux qui ont la chance d’avoir un boulot à priori intéressant, c’est le quotidien… et ça fatigue.

La fatigue au travail

Et ce n’est pas tout. Le travail, c’est quoi au fond ? J’ai un travail qui me permet de vivre plutôt bien, qui me prend 8h/jour à priori (plus par moment, moins à d’autres), soit un tiers de ma journée. Un autre tiers est censé me servir à dormir mais je suis plutôt à 6h, on va mettre mes divers temps de transport dans les 2h restantes… Quoi qu’encore, non, ce n’est pas du temps de perdu puisque c’est du temps de lecture le matin et du temps d’écriture le soir… Donc si on enlève les 14h de sommeil et travail, il me reste à peu près 10h… Tu veux dire que je suis censé m’en servir pour travailler plus ? Dans les faits, c’est un peu ce que je fais. J’écris, par exemple : ici et sur mon roman de Maja (j’en arrive à la page 50 !), je lis pour me cultiver et réinjecter mes savoirs parfois dans mon travail rémunéré, souvent dans mes écrits loisir. Mais comme je ne suis pas payée pour ça, ce n’est pas du travail ? Le temps que je passe à écrire ces modestes lignes et le temps que vous passez à le lire, c’est du temps gâché pour tout le monde ?

Perdre son temps

Et je ne parle pas de mes autres activités : le sport que je pratique régulièrement dont le yoga qui me permet d’affronter avec beaucoup plus de sérénité mon travail rémunéré, idem pour la sophro. Et puis le temps que je passe avec mon Victor, avec mes amis… Désolée, Manu, tu dois être bien malheureux dans ta vie pour croire que vivre est moins intéressant que travailler. Moi, vois-tu, j’essaie de gagner un max de temps libre pour que le travail ne soit plus le coeur de ma vie mais une parenthèse de 8h entre tous mes projets. Et tu sais quoi ? Je suis bien plus heureuse depuis que j’ai placé mes billes ailleurs. Surtout que le monde du travail, il me dégoûte de plus en plus. Je vous en parlerai un autre jour.

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De l’art de choisir un titre

Là, par exemple, c’est nul. Quand j’étais étudiante en journalisme, il y avait déjà quelque chose que je ne maîtrisais que peu : le titre. Oh, on s’amusait bien à faire du “Libé style” dans certains devoirs et aujourd’hui, encore, sur ce blog, je pars souvent dans du grand n’importe quoi mais voilà, choisir un titre, c’est pas mon truc.

perles avec des lettres en vrac sur le sol

Je dois avouer que je ne suis pas très branchée cinéma français (ni cinéma tout court, d’ailleurs) mais y a un truc que j’aime bien dans ce cinéma, ce sont les titres de films :

Et soudain, tout le monde me manque

Belle comme la femme d’un autre

La prochaine fois, je viserai le coeur

Réparer les vivants

Ceux qui m’aiment prendront le train

(je n’en ai vu aucun)

Pareil en librairie, tous ces livres au noms alléchants

Blanche Neige doit mourir (pas si ouf, finalement)

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (je n’ai pas  aimé)

Le mec de la tombe d’à côté (au secours, j’ai détesté l’héroïne)

Pars vite et reviens tard (pas mal celui-là)

Bref des titres qui donnent envie… Et je suis bien incapable d’en produire d’aussi bons.

choisir un titre : sélection de romans

Pourtant, à la réflexion, est-ce que le bon titre fait le bon livre ? La liste précédente a l”air déjà de démontrer que pas vraiment et si je rajoute au dossier les titres de Moravia, mon auteur préféré, y a pas de quoi s’extasier “L’ennui”, “le mépris”, “les indifférents”, “Desideria” (ce roman, il vous faut vraiment le lire), “1934”, “Lui et moi” (un roman très étrange où un homme est dirigé par son énorme pénis). De la même façon, Nabokov n’est pas allé chercher midi à 14h pour Lolita. Par contre, son « Ada ou l’ardeur » était bien trouvé… mais je l’ai vraiment moins aimé (j’ai souffert à la lecture)

couverture du livre Ada ou l'ardeur de Vladimir Nabokov

Je suis complexée du titre, ce qui engendre deux conséquences :

  • je ne donne pas de titres à mes romans tant que je ne les ai pas terminés, à moins d’un éclair de génie, pour ne pas m’arrêter dès la première ligne, découragée de ne pas avoir trouvé un nom à mon œuvre
  • Je trouve un truc qui ferait un bon titre donc je cherche l’histoire qui pourrait aller avec.

Mais ça reste compliquée. Je me souviens d’un roman que j’ai écrit en 2003 ou 2004 et qui ne doit plus exister nulle part, maintenant. En vrai, ça aurait pu être une sorte de fanfic d’Angel sanctuary, un manga de Yuki Kaori que j’aimais vraiment bien, à quelques nuances près. Ouais, voilà, c’était le Fifty shades on grey d’Angel sanctuary et là, vous pouvez admirer à quel point je valorise mon travail.  Bref, j’écris l’histoire, environ 180 pages Word, de mémoire et après avoir écrit le mot « fin », je me creuse la tête : mais comment appeler ce roman ? Pas un truc avec des anges et des démons, c’est pas original puis c’est pas tant ça l’histoire, plus une question de destin qui destine plus. Je crois que le dernier titre fut “un caillou dans la machine”. C’est nul ? Oui.

rouages de montre

Tiens, faudrait que je réécrive ce truc en en faisant quelque chose d’un peu steampunk… Non. En fait non

Je me souviens à ce moment là de l’histoire avoir lu un article sur le film de Asia Argento, “Scarlet Diva”, la réalisatrice avait expliqué qu’elle avait choisi ça parce qu’elle aimait le prénom Scarlet et le côté Diva… Ca m’a pas aidé du coup. Mais j’étais jalouse, un peu, qu’elle ait réussi à trouver un nom qui claque.

Affiche du film Scarlet Diva d'Asia Argento

En attendant, moi, je laisse tomber. Mes romans ont des noms de code, souvent le prénom du héros ou de l’héroïne. Le titre, ce sera la touche finale, la cerise sur le gâteau, le topping du cupcake et… il va falloir que je renouvelle mon stock d’analogies, moi.

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L’éternel dilemme du réveillon

Sous titre : on pourrait pas faire le réveillon du nouvel an en juillet quand il fait jour tard et chaud ?

boire pour le réveillon

Ceux qui me suivent depuis des années le savent : le réveillon est toujours un sujet un peu délicat pour moi. C’est à dire que je suis partagée entre injonction de la société (fais la fête et prouve au monde que tu as des amis) et envie profonde (hiver, froid, rester sous la couette). Du coup, quand le sujet arrive vers la début décembre (oui, j’anticipe pas du tout, signe que, non, ça m’intéresse pas), j’évite de rentrer dans la conversation. Il serait socialement mal vu de décliner parce que “je préfère glander chez moi peinarde”. Alors que c’est la pure vérité mais refuser la fête, c’est soit être un dangereux sociopathe, soit être au dernier stade de la dépression.

deprime

Alors je passe des réveillons. Parfois en tout petit comité, parfois avec des tas de gens dont certains que je ne connais pas et à qui je n’adresserai jamais plus la parole parce que nous ne nous recroiserons plus jamais. En fait, ce qui m’ennuie dans le réveillon, c’est ce côté de devoir faire la fête tard alors que je reviens de vacances de Noël qui me fatiguent en général plus qu’autre chose. Minuit, tu ris et tu fais des bisous, 1h, tu commences à sentir ton foie et ton estomac faire la gueule et les bâillements tenter une ouverture. Tu les ravales, tes yeux pleurent un peu. A partir de là, il peut se passer deux choses : soit tu lâches la rampe et tu vas désormais compter les minutes en te donnant une contenance : boire, manger, fumer, faire pipi, occuper ce temps qui s’étire à l’infini, où l’ennui est le seul à te tenir compagnie. Soit tu arrives à rentrer dans l’ambiance et tu crieras à 5h du matin “quoiiiiiiiiiii, c’est déjà si tard ?”.

dancefloor

En fait, j’ai souvent ce problème avec les soirées : parfois, je rentre dedans sans le moindre souci et je passe un super moment, je rentre chez moi le sourire au lèvres, remplie d’amour pour mon prochain. Et d’autres où je “rate le train de la soirée” et là, c’est la souffrance. J’ai deux exemples très précis en tête : un réveillon avec Guillaume 1er, le 31 décembre 2001. J’aime me raconter l’histoire que le réveillon donne le ton de l’année et autant vous dire que l’année 2002 a vite pué du cul (c’est effectivement dans mon histoire personnelle l’une des pires années de ma vie, pas autant que 2011, mais juste devant 2006 et 2012)(2011-2012, le tunnel de la mort mais je vais mieux, maintenant, merci). En fait, nous étions invités chez les parents du meilleur ami et voisin de mon ex donc moyenne d’âge : élevée, personnes de moins de 25 ans : 4. Au début ça allait mais j’ai fini par vite m’emmerder avec tous ces gens fans de Johnny que je ne connaissais pas et à qui je n’avais rien à dire. N’y voyez aucun mépris : on arrive dans une soirée avec une  bardée d’inconnus qui, eux, se connaissent bien, c’est bruyant, les gens vont et viennent : comment veux-tu qu’on t’identifie et te parle ? S’il le faut, dans cette assemblée, il y avait une ou deux personnes avec qui je me serais super bien entendue mais nous n’avons pas été en présence. A partir de 2h du matin, je commençais à mourir d’ennui, j’alternais entre aller faire pipi et aller fumer pour sortir un peu de ça, je matais ma montre avec désespoir… On est partis à 4h du matin, j’en pouvais plus. Je crois d’ailleurs que c’est de ce réveillon qu’est né mon appréhension du 31 décembre : être enfermée jusqu’à très tard à devoir faire la fête… Et si ça tombe sur un jour un peu down, tant pis pour moi.

reveillon-amies-ennui

L’autre soirée où j’ai désespérément attendu l’occasion de me carapater, c’était une soirée corporate dans une boîte que j’avais décidé de quitter… Tiens, faudra que je vous fasse un article sur l’injonction à la fête en milieu professionnel. Bref, début de soirée cool mais à un moment, je me suis retrouvée sobre au milieu de gens très bourrés et là, tu regardes tout ce petit monde avec mépris en te demandant à quel moment tu te retrouves avec tous ces sacs à vin qui ont oublié leur dignité au vestiaire.

réveillon trop d'alcool

Bref, la fête institutionnalisée, ça me fait chier; Quoi ? Est-ce que j’ai passé un bon réveillon ? Ah oui, très bon merci ! Pourquoi je râle alors ? Mais parce que c’est un sujet intéressant la fête institutionnalisée et on n’en a pas tant que ça par an. Et si mon réveillon doit refléter mon année 2016, et bien… ce sera le grand amour, tout simplement.

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Les îles napolitaines : de beaux joyaux

 

Blasés par Naples dès les premières heures, nous prenons la décision de s’offrir une virée sur une des îles avoisinantes. Au choix : Capri, Procida et Ischia. La veille, nous avions pris les horaires distribués par une nana mais une fois au port, on se rend compte que ça correspond pas et qu’elle a juste omis de nous filer les heures de la plus grosse compagnie. La prochaine navette partant pour Ischia, on saute dedans (à peu près).

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Victor avait vu quelques photos sur le Facebook d’une de ses potes et m’avait dit “tu vas voir, c’est trop beau”. On débarque au port et… effectivement, c’est assez charmant. Mais mon cher et tendre a faim donc on rentre dans un resto un peu en retrait se restaurer tout en consultant le Routard pour voir quoi faire, l’île étant un peu grande pour cheminer à pied. Dégustant la meilleure mozza du monde (vraiment) puis des spaghettis vongole, on arrête notre choix sur Barrano, là où y a une plage. Ok, let’s go, prenons le bus. Je demande au chauffeur de nous arrêter à Barrano puis on s’assoit pas loin d’une vieille dame qui n’a plus toute sa tête et parle et rigole seule et très fort… Après un passage par le garage pour changer le poinçonneur de tickets, on monte la grosse colline locale quand le chauffeur nous annonce qu’on est arrivés à Barrano. On descend en même temps que la vieille qui continue de rigoler et là, on se retrouve un peu perplexe : on est à peu près au point le plus haut de l’île, où est la mer ? Et c’est parti pour une heure de marche sous un soleil de plomb. Oui parce qu’en fait, pour aller à la plage, suffisait d’aller au terminus du bus (encore 20 bonnes minutes, environ). Mais on marche, courageux et au détour d’un virage :

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PAF la vue. Autant vous dire qu’on a de suite été consolés de cette marche impromptue. Arrivés en bas, on finit par localiser les 3m² de plage pas privée (…) et enfin, nous voilà à nous ébattre dans la Méditerranée, un des meilleurs bains de l’année ! On s’ébat joyeusement, on va nager chacun notre tour, je me sens bien, je suis heureuse. Ischia, je t’aime.

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Le surlendemain, au tour de Capri ! J’étais légèrement dubitative sur cette destination, je craignais une destination très snob. Et bien oui… mais en fait non. C’est à dire qu’à un moment, on se promène dans une rue aux enseignes n’ayant rien à envier à l’avenue Montaigne, la place principale est peuplée de ce genre de personnes friquées que vous pouvez croiser en polo Lacoste au Cap-Ferret, Biarritz ou Nice et quand des mariés sortent de l’église, il y a une équipe de tournage avec des drones pour immortaliser tout ça. Mais Capri, ce n’est pas ça, en fait. Ca pourrait vite virer aimant à fric mais nous avons refusé la virée dans la grotta azzurra, curiosité locale très prisée mais littéralement hors de prix et décrit sur pas mal de site comme “ouais, c’est beau mais trop cher pour ce que c’est”. A la place, on a marché dans un adorable village, Anacapri, on a trouvé un petit sentier descendant près de l’eau. Pas de plages accessibles gratuitement depuis Anacapri  mais on s’est trouvé une petite planque rocailleuse pour être un peu tranquille. Seul léger regret : j’aurais bien fait un tour du côté de la villa Malaparte, là où a été tourné le Mépris mais ce n’était pas du tout le même coin donc tant pis.

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Bref, après la déception de Naples, ces îles nous font du bien, on apprécie de se promener à l’écart des touristes, se laver les yeux avec de magnifiques paysages, profiter du soleil, de la mer à proximité. Autant on n’est pas forcément très motivés à l’idée de retourner à Naples, on s’amusait à s’imaginer acheter une maison à Ischia pour nos vacances…

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Mais ça, c’était avant d’arriver à Athènes car, je vous l’annonce de suite : on est tombés complètement amoureux.

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Le piratage d’Ashley Madison : arrêtez d’être con

La semaine dernière, pas mal d’entre vous ont bien rigolé en découvrant que des hackers avaient dévoilés les noms des utilisateurs d’un site spécialisé dans la rencontre adultérine, Ashley Madison. Ahah, dans le cul les infidèles (sans mauvais jeu de mots !). Sauf que pardon, mais cette nouvelle est absolument dramatique à plusieurs niveaux.

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Arrêtons nous d’abord sur Ashley Madison. Alors vous allez me dire que l’infidélité, c’est mal et j’avoue n’avoir que peu de sympathie pour les faux culs qui te chantent les merveilles de leur couple monogame pour mieux aller s’encoquiner par derrière (sans mauvais jeu de mots) avec un tiers. Seulement, il me semble un peu péremptoire de dire que tous les gens inscrits à ce site sont des salopards. On peut imaginer aisément des tas de scénarii : le couple libéré qui cherche quelques aventures, le couple échangiste qui cherche des camarades de jeu voire dé célibataires qui ont envie de sexe sans que la question d’un éventuel “nous” soit posé. Ces gens là ne trompent pas, ne mentent pas, ils ont juste une autre sexualité… Mais ils ne sont pas obligés d’apprécier de voir leur nom étalé en place publique. On a beau assumer sa vie sexuelle dans certains cercles, c’est pas pour autant qu’on a envie que tout le monde le sache, particulièrement la boulangère cancanière qui vous regarde désormais avec tout le mépris du monde et qui a certainement dû cracher sur votre pain au raisin avant de le vendre.

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Mais c’est surtout qu’au délà de ça, peut-on vraiment apprécier de voir un groupe d’hacktivistes décider pour nous ce qui est bien ou non et appliquer sa propre justice morale ? Là, on parle d’infidélité mais imaginez que demain,les mêmes hacktivistes décident de publier les inscrits à un site gay ou le fichier d’une clinique pratiquant l’IVG ? Même si son orientation sexuelle ou cette intervention est assumée, le fait d’être affiché comme quelqu’un de mauvais me pose un réel souci. Parce qu’on arrive à trouver les clés d’un site qui promeut quelque chose qui nous révulse, doit-on faire justice soi même ? Je peux comprendre ça sur un site pédophile mais là, je suis désolée mais on reste entre adultes consentants, le reste ne nous regarde pas.

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Mais surtout, cette affaire qui vous fait tant rire pose de réels problèmes de protection des données. C’est drôle parce que c’est des infidèles et bien fait pour leur gueule ? Oui sauf que peut-être que nos hacktivistes n’aiment pas Amazon par exemple et vont s’amuser à publier un jour la liste des membres avec coordonnées bancaires. Et là, je pense qu’on serait pas mal à être concernés. Pareil, si vous travaillez pour une société qui ne revient pas à nos hacktivistes, vos données personnelles peuvent être publiées demain, de votre adresse à vos coordonnées en passant par votre dossier médical. J’exagère ? Petit résumé du piratage de Sony.

hack

Alors il est vrai que la société qui possédait Ashley Madison, Avid Life Media, avait des pratiques plus que douteuses qui ont été dévoilées grâce au hack. On peut également, dans le cas de Sony, souligner qu’il s’agit d’une énorme boîte sur laquelle on ne va certainement pas pleurer, surtout quand on voit le contenu de certains mails publiés, racisme et dénigrement au programme. Oui sauf que dans ce cas, pourquoi ne pas s’attaquer uniquement aux dirigeants ? Idem pour Sony, pourquoi dévoiler les infos des salariés ? Ah oui, ils travaillent pour le diable. Super… Et je vous parle pas des tentative d’extorsion de fonds, la cause n’est pas si noble.

web-extorsion

J’ai toujours été un peu mal à l’aise sur la question des hacktivistes. Principalement parce que c’est une nébuleuse et qu’il est difficile de dessiner une cause commune, une ambition, des valeurs. J’applaudis les mecs qui se sont mobilisés pour défendre la jeune fille violée à Steubenville ou leur hacktivisme face au terorisme islamiste. Mais quand on décide de punir les méchants infidèles ou les salariés d’une société qui nous revient pas, sans parler de certains chantages miteux, j’ai du mal à me sentir enthousiaste. Je ne suis surtout pas à l’aise avec la notion de laisser des citoyens faire justice eux-mêmes, ça finit toujours très mal…

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Bref, au lieu de rire niaisement des mésaventures de nos infidèles (on recenserait 2 suicides, quand même), réfléchissez à ce que cette histoire recèle de malsain. Alors, vous vous marrez toujours ?

NB : Si vous aimez les histoires d’hacktivistes, je vous conseille vivement la série Mr Robot. Un peu inégale mais pas mal de petites claques…

 

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Le Petit Prince de Mark Osborne

Question : peut-on toucher à un grand classique pour le remodeler selon son inspiration ?

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Réponse spontanée : naaaaaaaaaaaooooooooon ! Je suis du genre fermée quand il s’agit d’adaptations, essentiellement parce qu’on est souvent déçus. Déjà par le choix du casting (genre Clémence Poésy dans le rôle de Natacha Rostov, pour ne citer que l’exemple qui me passe par la tête). Mais surtout une réinterprétation d’un grand classique tombe souvent à côté. Je n’ai toujours pas réussi à regarder l’Ecume des jours, par exemple, roman qui m’a marquée ado. Bon, il est vrai que la présence d’Audrey Tautou m’a pas aidée, j’éprouve une antipathie irrationnelle pour cette fille.

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Pourtant certaines adaptations confinent au génie et transcendent le bouquin. Prenons,au hasard, Shining et Le Mépris. J’avais lu les livres avant de voir les films et j’ai détesté à chaque fois le premier visionnage puis j’ai revu, j’ai posé ma propre vision de l’oeuvre pour ouvrir la porte à une autre vision et là… Oui. Le Mépris est justement un très bon exemple de cette méta lecture d’une oeuvre : on n’est plus vraiment dans l’adaptation, le roman original est plus un prétexte. Et il en est de même pour le film Le Petit Prince. Nostalgiques de l’oeuvre de Saint Exupéry, je suis pas sûre que vous appréciez vraiment ce film car il propose autre chose…

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Car ce n’est pas tout à fait l’histoire du petit prince mais l’histoire d’une petite fille qui aménage avec sa maman dans une nouvelle maison. A côté de chez elles vit un vieux monsieur pour le moins fantasque. La petite fille et le vieux monsieur font connaissance et celui-ci va lui raconter une étrange histoire, celle d’un petit prince qu’il rencontra un jour dans le désert après s’être abîmé en avion.

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Donc vous l’aurez compris, l’histoire du Petit Prince n’est qu’une histoire dans l’histoire, la trame principale est celle de la petite fille et de sa relation avec l’enfance et le monde adulte. L’histoire est plutôt pas mal, il y a un passage assez long vers les deux tiers du film qui m’a fait un peu décrocher mais par moment, j’avoue avoir eu une belle grosse boule dans la gorge.

Ah oui, je veux absolument trouver la peluche renard pour l'offrir à tous les enfants de mon entourage

Ah oui, je veux absolument trouver la peluche renard pour l’offrir à tous les enfants de mon entourage

Mais le point que j’aimerais souligner particulièrement sont les passages dédiés purement à l’histoire du Petit Prince. Le réalisateur a pris pour parti de différencier les techniques entre l’histoire de la petite fille (animation 3D à la qualité proche d’un Pixar) et l’histoire du Petit Prince animé en stop motion. Et c’est juste magnifique. Je crois que j’ai aimé ce film rien que pour ça, le rendu est dingue et ça me donne tellement envie de me pencher sur la technique (geeeeeeeenre). Ca donne une dimension encore plus poétique à l’histoire, c’est beau. Et émouvant. Et j’ai vraiment failli pleurer, je vous promets.

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Petite mention également à la musique de Camille qui colle parfaitement au propos.

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Bref, si ce n’est pas parfait et qu’un passage gâche pas mal l’ensemble, ça reste un joli film à voir. Mais pour ne pas être déçu, souvenez vous bien que, non, ce n’est pas une adaptation du Petit Prince.

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La prochaine fois, je vote à droite

(Spoiler : article qui va puer le cynisme et la désillusion)

J’y ai cru. Naïvement, certes mais j’y ai cru. En 2012, j’étais enfin heureuse d’être débarrassée de l’Affreux qui nous prenait pour des cons et nous divisait, j’ai cru qu’enfin, enfin, les choses allaient changer. Près de 3 ans plus tard, il est vrai qu’on a le Président le plus normal du monde, avec les mêmes soucis conjugaux que plein de Français, et le mariage et l’adoption pour tous. Mais putain à quel prix les a-t-on obtenus ? C’est précisément là où je veux en venir.

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Je ne m’attarderai pas à commenter la politique “socialiste” de notre gouvernement, tout mon mépris et ma déception sont contenus dans mes guillemets. A un moment, je ne comprends pas bien qu’un parti qui se base quand même pas mal sur les notions de solidarité et d’entraide peut à ce point chercher à tous nous diviser en désignant tous les jours de nouveaux boucs émissaires pour expliquer les différentes crises (économiques, sociétales, sécuritaires…). Alors, moi, je veux bien que ce soit la faute des Roms, profs, retraités, jeunes, classe moyenne, resquilleurs du Pôle Emploi ou qui tu veux mais… c’était déjà les mêmes sous la droite, ce sont toujours les mêmes qu’on dénonce et on est toujours dans la même merde. Y a pas un léger souci quelque part ? Oui, non, ta gueule tu comprends pas ? Bref, changement de parti mais same old shit.

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Le problème, c’est que notre gouvernement de gauche a beau avoir peu ou prou le même agenda et les mêmes bêtes noires que ses prédécesseurs (au fait, est-ce qu’on peut arrêter de dire qu’on va revenir sur les 35h ? Ca fait 15 ans qu’elles sont installées dont 12 avec un gouvernement de droite et personne n’a rien fait donc faut arrêter de nous dire qu’on va les abroger, hein…), une opposition se lève, la voix de la rue, et je la trouve particulièrement hideuse. Effrayés par l’incroyable loi permettant aux pédés de se marier et même d’avoir des enfants, le tout ficelé par une femme qui est noire, en plus, les opposants à cette intolérable égalité des droits ont décide de prendre la parole… et ne la lâchent plus. Alors dans l’absolu, il est sain que toutes les opinions aient leur espace de parole dans  notre société mais dans les faits, j’en peux plus, j’en ai marre. Parce que ce qui m’agaçait franchement sous la droite (les commentaires racistes) sont devenus encore plus fréquents depuis que la gauche est au pouvoir en y rajoutant une bonne lichette d’homophobie et de grands relents de “ah, les heures sombres de notre histoire”. On a quand même des gens qui ne cessent de parler de dictature socialiste alors que si je m’en réfère à la dernière élection de leurs leaders (100% de voix pour Marine ou un vote interne UMP qui sent la merde et l’embrouille à 3 km à la ronde), pardon mais vos gueules…

Cette image traduit à elle seule la folie de ces personnes...

Cette image traduit à elle seule la folie de ces personnes…

 

Je ne comprends pas qu’aujourd’hui, des gens pensent que ne pas être d’accord avec le parti en place les autorise à mal parler des bougnoules, des négros, des pédés et des gouines. Je ne comprends pas qu’une loi qui se contente de donner une égalité suscite autant de haine. Je ne comprends pas qu’on en vienne à revenir sur des droits fondamentaux (IVG) pour “faire l’opposition”. J’en peux plus des cons, ça me fait mal, mal à ma France de lire tant de haine au quotidien et voir la vague bleu marine se former au loin. Bien sûr que la vie tous ensemble, c’est compliqué et qu’aucun pays n’y arrive parfaitement, il y a toujours des tensions mais merde, quand même… Ca fait un an et demi que la loi est votée et on continue à recevoir des tombereaux de haine de la part de ceux qui voient leurs schémas menacés, qui hurlent que la GPA est une ignominie alors qu’il n’y a bien qu’eux qui en parlent. On parle d’une loi qui a juste étendu un droit à tous sans nuire à personne. Et tout s’amalgame, on nous parle de lobbies LGBT, de gauche dégénérée (la violence dans le choix des mots).

Enfant géopolitique observant la naissance de l'homme nouveau-dali

Ca me rend malade, vraiment. J’ai essayé de répondre, d’argumenter, de tenter de faire comprendre le mal dans ses propos, ça ne sert à rien. Mais comment veux-tu prêcher pour un mieux vivre ensemble quand, aujourd’hui, on t’explique qu’on serait mieux sans eux (eux, ça dépend du jour de la semaine mais ça peut être les Arabes, Musulmans, Juifs, franc-maçonniques, immigrés de tous horizons, les pauvres en général…), qu’il faut réfléchir à fermer les portes, à punir ceux qui trichent en te faisant croire qu’ils sont légion, à taper sur les déjà plus faibles parce qu’ils ne ressemblent pas à cette belle France blanche, chrétienne et hétérosexuelle d’avant… La nausée.

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Alors non, bien sûr, j’irai pas jusqu’à voter à droite. Mais j’aimerais parfois que ces voix se taisent, que je puisse un peu me prendre à rêver de cette france multi… multi ce qu’on veut, en fait, je m’en fous du nom, l’important est que chacun de ses habitants puisse avoir les mêmes droits que les autres, indépendamment de ce qu’ils aiment… Juste parce qu’on a beau se la raconter “on est les pays des droits de l’Homme”, là, de suite, ça me saute pas aux yeux.

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PS : Et oui, je sais, c’est pas forcément mieux ailleurs mais ça me console pas pour autant

 

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Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti

Je suis une fille paradoxale : si un film ou une série fait l’unanimité, j’ai juste pas envie de le voir alors que si c’est un livre, je cours l’acheter. Enfin, ça dépend, je me précipite pas acheter les best sellers de type Musso, Lévy ou la saga Twilight (même par curiosité, j’ai pas réussi à m’y mettre à celui là).

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J’ai donc piqué « Le mec de la tombe d’à côté » à ma maman qui m’avait prévenue « j’ai pas aimé, j’ai trouvé ça vulgaire ». Bien, bien, bien… Bon, avec maman, on a un peu les mêmes goûts en matière de bouquin mais je me laisse pas influencer. Et bien je vous le donne en mille : elle avait raison. En fait, c’est pas tellement sa vulgarité que son insipidité totale qui m’a ennuyée. J’ai même réussi l’exploit de m’endormir à deux pages de la fin… Je me suis réveillée 4h plus tard.

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L’histoire : une jeune veuve se rend quotidiennement au cimetière rendre visite à la tombe de son mari. À côté, un homme vient entretenir la tombe de sa mère. Au début, ils se méprisent quand soudain, à la faveur d’un quiproquo, ils se mettent à se désirer l’un l’autre. Démarré alors une liaison que nous appellerons « L’amour est dans le pré suédois ». Manque que Karine Lemarchand et James Blunt. Bref, la citadine et le fermier s’envoient en l’air et se rendent compte que c’est tout ce qu’ils ont en commun. D’où ces magnifiques dialogues de type « alors, tu vas m’apprendre à traire les vaches, hihi… » »Ouais, tiens, j’ai un pis rien que pour toi ».

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La vulgarité donc. Le problème n’est pas tant que nos héros s’envoient en l’air, le truc, c’est que les dialogues coquins comme celui reproduit plus hauts me paraissent déplacés. Non que ce soit choquant (il lui a pas dit non plus « viens traire ma bite »), juste que ça sert à rien en fait. Ça fait un peu : tiens, mettons un dialogue pour mettre 4 lignes de plus et dire comprendre qu’ils vont s’envoyer en l’air. Je sais pas, ça sonne faux, ça fait juste vulgaire et pas du tout excitant… Bref. Ce livre donne la sensation d’une histoire de cul mais sans cul assumé, finalement.

Couple

Et que dire des personnages ? Lui m’a paru sympathique, complément dépressif, une vie tellement merdique que tu te demandes comment il est pas encore allé se balancer sous les roues de son tracteur. Mais doté d’une certaine droiture. Elle, par contre… Bon, déjà, c’est terrible mais le côté « une fille fade, maigre, toujours de beige vêtue », j’ai pas pu m’empêcher d’imaginer Audrey Tautou dans le rôle et je ne la supporte pas. Du coup, ça m’a rendue l’héroïne antipathique mais avais-je besoin de ça ? Elle n’aime personne au fond, prend son fermier de haut, fait la gueule pour rien. Une chieuse.

Audrey-Tautou

Bref une histoire d’amour sans amour, une histoire de cul sans cul assumé, une confrontation de deux univers vu et revu et une fin en eau de boudin qui fait un peu « Heu, je… Oh Ben tiens, il me reste 10 pages pour conclure, je te bâcle ça et je pars en vacances ! »

corse

Mais je suis pas têtue : j’ai acheté un autre livre de Katarina Mazetti et dès que j’ai fini Glacé de Bernard Minier puis le volume 2 de l’intégrale de Game of thrones (j’ai peur qu’on me spoile), je m’y mets.

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