A la découverte de la Havane

Le 15 mars. Départ pour la Havane. J’appréhende un peu, j’ai une image très étouffante de la capitale cubaine. Deux fois 2h de toute avec une pause sur une aire d’autoroute avec un décor tout en fer à cheval. Littéralement. lls réutilisent des fers à cheval pour pouvoir faire des lustres ou de fausses fleurs. C’est original. J’ai une sensation un peu bizarre pendant le dej, j’ai l’impression que la fille qu’on avait laissé avec le danseur la veille ne m’aime pas… Peut-être le fruit de mon imagination.

Sur la route de la Havane

Arrivés à la Havane, on fait un premier tour rapide en bus. D’abord la Place de la Révolution qui est super vilaine. Etant partie à l’arrache, je n’avais absolument rien préparé et donc rien regardé et j’avais une image un peu romantique de cette place… Pas cette dalle d’asphalte entourée d’immeubles quelconques avec la face du Che et de Khomeini… Ah non, pardon, Camilo Cienfuegos. Oui, sur le coup, j’ai vraiment cru que c’était Khomeini et je comprenais pas du tout… Bon par contre, j’aime bien le monument de révolution, bien massif comme j’aime avec des bonnets phrygiens sur les poteaux pour rappeler la révolution française.

Place de la Révolution à la Havane, Cuba. Che Guevara Place de la Révolution à la Havane, Cuba. Monument de la révolution Place de la Révolution à la Havane, Cuba. Place de la Révolution à la Havane, Cuba. Monument de la révolution Place de la Révolution à la Havane, Cuba. Camillo Cienfuegos Une usine en arrivant à la Havane, Cuba

On remonte dans le bus et on s’arrête au Capitole, construit par les Américains durant la recolonisation, une réplique de celui de Washington. De là, on trace à travers la Havane pour s’arrêter sur quatre places : celle de la Cathédrale, celle de François d’Assise, celle avec les lattes en bois et celle avec la statue au milieu. La Havane est une ville vraiment agréable dans son ensemble. L’Atlantique apporte une double brise, les rues sont plutôt larges, les couleurs vives et même les immeubles en ruine apportent un certain cachet. Mais ça pue. Le pétrole. Au départ, je pensais qu’il s’agissait de vieilles Américaines (les voitures, hein…) mais il y a une énorme raffinerie avec cette flamme perpétuelle qui va me fasciner pendant deux jours.

Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba La cathédrale de Cuba Le capitole de Cuba Le théâtre national de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba La voyance dans la rue à la Havane Dans les rues de la Havane, Cuba

 

Après ce très rapide tour, on va se poser dans un bar en terrasse au sommet d’un hôtel qui hurle le nom d’Hemingway… non mais littéralement. Il y a des photos de lui partout, une vieille machine à écrire… Cet hôtel est élégant, j’aime particulièrement l’ascenseur avec groom. Le cocktail est moyen et plus cher que n’importe où ailleurs (3 CUC absolument partout où nous nous sommes rendus et là, c’était 4,40. Prix à la con, on a très peu ramassé de petites pièces, en plus). En repartant, je demande au directeur du centre UCPA si c’était vraiment l’hôtel d’Hemingway, ce qu’il me confirme. Ok, il me vient comme une envie d’y retourner le lendemain pour me faire un trip “écrire dans l’hôtel d’Hemingway”. C’est hyper prétentieux comme démarche, je sais, mais quand même…

La Havane - Hôtel Hemingway, Cuba La Havane - Hôtel Hemingway, Cuba, rooftop La Havane - Hôtel Hemingway, Cuba, rooftop La Havane - Hôtel Hemingway, Cuba, rooftop La Havane - Hôtel Hemingway, Cuba La Havane - Hôtel Hemingway, Cuba

Retour à l’hôtel et, après tractations et micmacs sans intérêt pour la composition des chambres, on récupère enfin la nôtre avec ma coloc habituelle et une autre fille un peu en marge du groupe mais assez cool. Enfin, on récupère les affaires de la fille en question car elle est encore en vadrouille à la Havane. Arrivée dans la chambre, je me précipite aux fenêtres : à ma gauche, la piscine de l’hôtel avec la Havane en fond et la flamme de la raffinerie. A ma droite, le front de mer avec, en fond, un hôtel présent sur toutes les cartes postales, sans que je sache trop pourquoi. Une petite douche glacée car il n’y avait pas d’eau chaude puis go au resto. Le plan de la soirée est le suivant : on peut aller au restaurant puis au dancing en reprenant le bus ou direct hôtel ou se balader dans la Havane. Je choisis cette dernière option car il faudrait revenir du dancing en taxi et grosse galère, pas envie.

La Havane, raffinerie Cuba Dans les rues de la Havane à Cuba

Raffinerie de la Havane au couchant Front de mer de la Havane au couchant Piscine de la Havane au couchant

Le dîner est sympa et à la sortie du resto, le directeur du centre UCPA nous propose de le suivre dans un endroit sympa mais y aura pas de la place pour tout le monde… On finit par se débarrasser des grumeaux et nous voici dans un très bel hôtel, l’Ingleterra, avec un rooftop offrant une belle vue sur la Havane. On constate d’ailleurs que la terrasse sur le toit semble être un grand classique. L’ambiance est sympa, le daïquiri décevant. Avec une de mes camarades, on observe un quatuor pour essayer de deviner comment va se terminer la soirée. Nos paris : la Blonde est ultra chaude pour serrer le Cubain qui la fait valser, sa copine, non. C’est amusant à observer, j’ai repéré quelques petites passes de flirt que je replacerai peut-être dans une histoire. On observe aussi deux femmes qui dansent ensemble en se filmant… puis prennent leur caméra pour aller filmer le groupe… en leur collant leur appareil littéralement sous le nez. Gênant.La Havane - Hotel Ingleterra La Havane - Hotel Ingleterra

On rentre à l’hôtel à pied, c’est agréable. Je sombre rapidement malgré la mollesse du lit. Je me réveille au coeur de la nuit, l’odeur de pétrole est partout alors que les fenêtres sont fermées.

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Week-end romantique à Rome – Day 1

Je suis plutôt du genre têtue comme fille. Quand j’ai renoué avec Victor toute fin décembre, je le trouvais un peu fatigué et je l’encourageais à prendre l’air ailleurs. Comme il ne m’écoutait pas, j’ai pris les choses en main : pour son anniversaire, je lui ai offert un week-end à Rome. Ouais, je suis géniale comme petite amie.

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Vendredi 13 mars, nous atterrissons donc à Roma Fiumicino et on démarre de suite par se faire avoir en prenant le taxi : 48 € tarif fixe aéroport/Rome sauf que nous, en fait, on est à 20 mn en voiture de l’aéroport. On note, on le reprendra pas. J’avais dégoté un petit loft romantique sur AirBnB, un petit pied à terre très sympathique en effet avec une salle de bain démente : nichée entre la chambre et la pièce/salon, elle présente une baie vitrée donnant directement sur la chambre, parfaite pour mater son compagnon ou sa compagne sous la douche (oui, ok, cet élément a été décisif dans mon choix) ou pour permettre que l’un prenne un bain tandis que l’autre traîne sur le lit tout en étant ensemble ou à peu près (la vitre rendait la communication difficile).

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Notre petit nid d’amour était proche du Vatican, 10-15 mn à vol d’oiseau donc on décide de débuter par là. Pour l’occasion, Victor avait même renoncé à ses jolis T-shirts à message des fois que… Sauf que 10-15 mn à vol d’avion se transforment rapidement en 30 à 45 mn à pied car, ahah, y a un mur tout autour du Vatican et on doit contourner, encore, encore, encore. Nous voici néanmoins à Saint Pierre. La queue pour la chapelle Sixtine faisant déjà le tour de la place, on se dirige tranquillement devant le Château Saint Ange avant de traverser le Tibre pour se rendre sur la fameuse Piazza Navona. J’explique à Victor l’histoire amusante de l’église et de la fontaine qui représente (soit disant) la rivalité entre les deux artistes qui les ont conçu, Bernini et Borromini. C’était un des seuls trucs dont je me souvenais de mon précédent voyage à Rome (en 1996…) mais j’ai voulu faire un peu ma brillante. J’ai aussi voulu parler italien mais dès que les Italiens nous entendaient parler français entre nous, ils nous parlaient en français ou anglais. Et moi, très con, tu me parles en anglais, je réponds en anglais.

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Après un délicieux déjeuner à côté du Campo dei Fiori (dont un succulent artichaut à la romaine), on repart dans la partie antique de la ville. Et c’est parti : oh le Capitole, oh le Forum, oh le Colysée ! Je mitraille. On n’a pas pris de billets coupe file donc on se décide à continuer de marcher, on pousse jusqu’aux thermes de Caracalla qui, pour le coup, ferment tôt donc on trouve dès 17h les portes closes. C’est pas grave, on veut encore marcher ! Oh, le cirque Maximus délicatement doré par les lumières du couchant. Oh, la bocca della verità découverte par hasard grâce à un troupeau de touristes devant. On finit par se poser en terrasse du Trastevere pour une pause revigorante : délicieux cappucino pour moi, une bière artisanale pour Victor qui n’était pas trop mal.

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Photo floue parce que je l’ai pris à la volée avec mon mobile entre 2 touristes qui postent à côté (le suivant arrive, regardez à droite)

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Oui, photo floue mais je l’aime bien quand même

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Y avait plein de chats !

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Un peu vidés, on se décide à retourner à l’appart, on ressortira pour dîner après. Pensait-on. Car la particularité de notre appart, c’est qu’il est situé dans un quartier résidentiel proche Vatican, donc. On voit une rue qui monte par là donc on décide de la suivre. Mauvaise idée : cette rue nous rapproche certe de notre chez nous… A vol d’oiseau. Parce que, ahah, ça ne communique pas avec notre quartier. On redescend, on finit par repasser par la place St Pierre, on repart. On a quitté le Trastevere à 19h, on arrive à l’appart à 21h, lessivés, à peine a-t-on encore la force de parler (ce qui pour nous est le signe que ça va VRAIMENT plus). Du coup, on prend notre bain peinards, on végète sur le lit à instagramer/ Facebooker notre week-end, se mentionnant mutuellement sur nos statuts Facebook (oooooooooh !). Et on s’endort comme des merdes.

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Demain, je vous raconte un dimanche romain sous la pluie.

Ah et bien sûr

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Toulouse, ma belle

Que pourrait bien faire une Nina un week-end du 15 août de 4 jours car ses RH ont décidé de poser un RTT à tout le monde le 16 août ? Elle embarque Anaïs sous le bras et décide de lui montrer sa région d’enfance et de jeunes adultes. Ma jolie ville natale (dont je ne parlerai pas pour cause de solide paranoïa, pas envie que quelques tarés me retrouvent facilement sur Google) et Toulouse. Avec entre temps des séances intensives de gâtouillage avec mon neveu (8 mois), la fille d’Anne (15 mois) et ma petite cousine (21 mois). Depuis, Anaïs s’est fait poser un stérilet, prend la pilule et utilise des capotes, des fois que… Bon bref, laissez moi vous conter cette journée toulousaine car ça fait plaisir.

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Début mars 2005, je casais mon bordel dans une camionnette, destination Paris pour de nouvelles aventures. Le coeur en lambeau, je quittais ma ville rose où j’avais démarré ma vie d’adulte, nourri mon cerveau de savoirs divers. Fini les heures à la bibliothèque, les marches au pas de course pour aller à la fac, le Capitole qui s’éveille, la rue du Taur déserte avant l’ouverture des cafés et crêperies, l’odeur de moisi du square Charles de Gaulle en automne, le métro au bruit caractéristique et au jaune fluo qui brûle les yeux. L’élégante place du Puy à côté de laquelle je vivais et où je suivais avec passion les fouilles archéologiques et le déterrage de squelettes d’un autre âge, avant que tout soit recouvert pour finir cette fameuse ligne B du métro qui n’ouvrit qu’après mon départ. Toulouse, ce n’est pas toujours rose non plus. Il y avait cette prostituée qui tapinait sur le Canal, en face de chez moi, été comme hiver. Un soir, je l’ai vue avec un homme, l’enlaçant tendrement : son mec. Ou son mac, va savoir. J’ai hésité parfois à lui apporter un thermos de thé ou de café. La prostitution d’une grande ville, les mecs qui te shhh shhh devant la FNAC pour te proposer du shit, cette fois où on a évacué le Mirail en urgence un soir car les jeunes de la cité venaient tout casser après la mort de l’un d’entre eux. AZF, évidemment… Mais je n’en gardais que le beau, la légèreté de ma vie étudiante, de cette fille de 20-25 ans que j’étais qui commençait à accumuler les petits boulots, qui jouait au couple d’adulte avec son copain de l’époque. Elle était mignonne cette fille, elle pensait tout savoir, elle ne savait rien.

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Alors forcément, j’étais toute excitée à l’idée d’y retourner et d’y mener en plus Anaïs. Premier petit pas dans la ville rose le vendredi avec Anne avec qui nous allons dîner au Casino (je connaissais pas). Elle nous explique que Toulouse est devenu salement craignos et qu’il faut pas y traîner mais moi pas peur, moi vouloir voir ma ville rose, je tempère. Et j’ai bien fait. Samedi, je me gare sur les allées Jean Jaurès et c’est parti pour la balade. On remonte, on descend, un peu au hasard de ce qui me passe par la tête. On est parties, on enchaîne place Wilson, place St George, on revient sur les Augustins. La rue Alsace Lorraine est devenue piétonne depuis mon départ, ça a une autre gueule. En fait, les voitures n’ont plus guère droit de cité et je trouve ça plus propre, plus aéré. Fini les mini trottoirs où faut slalomer entre les lents badauds qui marchent pas droit (oui, j’ai remarqué que plus les gens te gênent dans ta marche, plus ils zigzaguent, rendant le dépassement périlleux…) et les merdes de chien. C’est quand même étrange comme les immeubles changent de tronche quand ils ne sont plus bordés par des trottoirs mais par une large bande de pavés. Le Monoprix me semble plus laid que jamais…

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On repart sur l’étrange cathédrale St Etienne qu’Anaïs, architecte de son état, qualifiera pudiquement de “atypique”. Pour les non Toulousains, notre cathédrale a été construite, a brûlé en partie, a été reconstruite en plusieurs fois… Du coup, elle a un côté très… Frankenstein (ou patchwork architectural). Mais je l’aime bien quand même. Surtout l’orgue monumental, j’adore les orgues…

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Et on est reparties, on passe par le Capitole, la rue du Taur blindée de restos. Une note là dessus : dans mon souvenir, la rue du Taur avait plein de petits restos/cafés sympas, un peu alternatifs avec plein d’affiches. Là, c’st devenu le royaume du sandwich gras/kebab et autres merdes et ça m’a un peu brisé le coeur. Ca, la disparition constatée de la Librairie Privat rue des Arts et la fermeture de la librairie Ombres blanches que j’adorais (même si elle était assez chère). Bref, on passe devant St Sernin puis retour rue de Strasbourg pour le déjeuner. La veille, le mari d’Anne m’avait donné une adresse pour le déjeuner, ma mère et ma soeur aussi : L’entrecôte. Evidemment que je connaissais déjà, je trouvais pas ça hyper typique mais on y va. On arrive à 13h20, y a queue dehors. Okayyyyyyyyyy… Heureusement, on n’était que deux et la dame nous annonce “Ah 2, je vais avoir qu’une place en terrasse…”. Mais c’est parfaiiiiiiiit. Alors pour ceux qui ne connaissent pas, j’explique : c’est un resto sans menu, tu as une petite salade verte avec des noix en entrée puis la fameuse entrecôte baignée de sa sauce secrète coupée en fines lamelles et ses frites maison. C’est indécemment bon. Quoi que mon nouveau “mec au statut pas encore défini” m’a dit qu’il connaissait le secret et me ferait une entrecôte avec la sauce pour me montrer. Bref, on se fait bien plaisir, on arrose ça d’une lichette de bordeaux avec un bon dessert bien calorique pour terminer et on repart.

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Au menu : St Sernin (finalement, il y avait une messe, on est ressorties et on n’y est pas retournées), St Pierre en passant par la fac de droit (souvenirs !) et son joli jardin. St Pierre est en travaux, j’avise d’une grande roue en bord de Garonne sur la pelouse des Abattoirs (argh quand même, ça gâche). On longe les berges un peu ravagées par une récente inondation en bavant sur les apparts puis on repart pour une destination précise : les Jacobins ou plus précisément son cloître. Il faut savoir que j’adore les cloîtres, j’y trouve toujours une sorte de paix et de sérénité. On s’y pose un long moment, on papote, un peu amorphes (on n’aurait pas dû prendre de dessert). Après avoir un peu récupéré, on repart. On ne voit pas la Tour Fermat à cause du portail fermé, tant pis.

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On remonte sur Esquirol, on redescend la rue St Rome, la fameuse rue commerçante. Ah, ça me rassure, sa foule m’agace toujours autant. On a eu un jeu toute la journée : tenter de rentrer dans les cours d’immeuble. J’avise une porte ouverte, on tombe sur un sublime escalier classé. Un mec délicieusement sexy nous explique comment ressortir, on n’était pas censées être là mais il ne dit rien, il nous sourit. Toulouse, capitale du beau gosse. On termine notre virée, claquée, par un coca sur la place du Cap’ histoire d’assumer le côté touristique de la journée. Je me souviens, jeune, je me scandalisais des prix du Coca sur cette place, on allait en général en prendre un au McDo pour le siroter sur la place. Là, 2 coca zéro… 7 €. Je veux revenir vivre là bas.

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Bref, en conclusion, je dirais que Toulouse me manque et que j’ai de plus en plus envie de retourner y vivre. J’ai pas du tout senti le côté « craignos » de la ville, bien au contraire, je l’ai trouvée limite plus « clean » que lors de mon départ. Sauf que niveau boulot, je peux pas bouger maintenant. Puis j’ai mes amis à Paris, je n’en ai plus à Toulouse. Puis y a mon neveu, ma soeur… Je crois que je suis condamnée à avoir deux coeurs… Ou alors je rapatrie tout le monde à Toulouse (et je fais community manager pour l’A380).

PS : pardon pour les photos dégueus, j’avais oublié mon Canon chez mes parents donc j’ai dû utiliser mon iPhone…

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Dolce Vita

Dans mon escarcelle à idées pour l’article du dimanche, j’avais soit la ringardise hype soit l’impudeur médiatique rapport à la mort de Serrault comme tout personnalité qui décède.
Ca, je le ferai plus tard (oui, c’est ce qu’on appelle du teasing). Parce que j’ai décidé de vous saouler avec mes vacances un max donc je vais vous parler de la dolce vita du sud, si précieuse à mes yeux.

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Dans ma vie, j’ai donc vécu dans trois villes : 18 ans dans ma vie natale, 7 ans à Toulouse et 2 ans à Paris. Si ma ville natale et Toulouse ne sont espacés que d’une centaine
de km à peu près et offrent un rythme de vie à peu près similaire, autant entre mon sud ouest et Paris, c’est le jour et la nuit. A Toulouse, on commence la journée vers 8h30 ou 9h, sauf commerces, on déjeune pendant une à deux heures puis retour au boulot jusqu’à 18h, 18h30 au plus tard. Puis on rentre chez soi et parfois, on ressort ou pas. A Paris, on fait plus du 10-19h (voire plus tard) avec une pause déj minimale puis on multiplie les after works pour voir ses amis, se faire de nouveaux contacts et co… De la même façon, l’espace et le temps sont pensés différemment. Quand j’étais à Toulouse, une heure de transport pour aller bosser, c’était vraiment le bout du monde. Je mettais 25 mn à pied pour aller à la fac, 15 mn en métro les premières années. A Paris, pour aller bosser, je mets quasi 45 mn quand tout se passe bien (record : 1h30) mais comme je n’ai qu’une correspondance, ça me dérange pas outre mesure. J’habite également à 45 mn de trajet de chez Gabriel, ce n’est pas gênant, ce qui le serait beaucoup plus dans mon sud ouest.

De la même façon, on ne se déplace pas de la même façon : vendredi, je pars de chez ma grand mère, je dois me rendre au Capitole, je commence à calculer instantanément métro.
Là, soudain, je me sens ridicule : j’ai vécu 3 ans dans ce quartier, je sais très bien que je suis à une vingtaine de minutes à pied du Cap. Mais j’ai quand même pris le métro pour tester la ligne B. Tout est différent dans le sud, on est moins stressés, moins pressés, moins agressifs. Dans la rue, on a de la place (quoi que certaines rues, c’est un peu le cauchemar), les gens ne courent pas… Le soir, chez mes parents, on profite. Après le repas, on profite de la douceur estivale, on discute autour d’un verre de vin, on regarde les canards passer (enfin, surtout mon papa) en attendant que la fraîcheur nous pousse à débarrasser la table. Bon, bien sûr, je suis en vacances mais j’ai tellement la sensation d’un double temps, d’une vrai dolce vita.

Dans les pubs qui aiment tant exploiter les clichés, dans le sud, on fait la sieste sous les oliviers. Bon, je ne suis pas de la provence, on ne sieste que le jours chômés. Mais

c’est vrai que quand je compare ma vie parisienne et ma vie toulousaine, j’ai vraiment la sensation que la seconde, c’est la dolce vita. Dans mon pays, tout me paraît plus simple, moins basé sur les apparence. Et pourtant, tout le monde se connaît et tout se sait alors qu’à Paris, on est anonyme mais Paris, c’est ma ville de carrière, on dira, je dois me tisser un réseau alors que dans le sud, je n’ai plus que ma famille, Anne et Guillaume 1er. Je sors en ville sans trop me farder, ça m’est un peu égal, au fond. Je prends le temps, je savoure.

 

Dans le sud, les gens sont un peu indisciplinés, surtout en voiture. Leur demandez pas de regarder dans le rétro, ils connaissent pas. Le cligno non plus, pas plus que les trajectoires et le feu, bof, ça dépend. Faut pas être stressé en voiture dans le sud sinon, vous n’y survivrez pas.

Mais surtout, mon sud à moi, c’est jeter une serviette sur la pelouse et bronzer tranquillement en attendant que l’allergie se manifeste et me force à me pousser de là. Ce sont des fruits à cueillir à même l’arbre pour dégustation immédiate, ce sont les mûres qui poussent partout le long des chemins. C’est le ciel bleu pur parce que moins pollué, ce sont les grillons qui chantent, les grenouilles qui croassent. Bref, dans mon sud, on entend la nature.

 Bien sûr, vous me direz que y a pas que chez moi qu’on trouve tout ça, Dieu merci d’ailleurs. Mais à présent que ce pays est mon pays de détente et de vacances, c’est plus que jamais, le pays de ma dolce vita.  
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Toute ma classe a vu ma culotte (mes hontes, volume 2)

Et voilà, suite au premier article sur le sujet, mes amis m’ont gentiment rapporté d’autres anecdotes, je les en remercie ! Je vous les livre à nouveau.

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Ma semelle se fait la malle
Classe de seconde, je déjeune tous les midi en ville avec Cécile (bonjour l’équilibre alimentaire). A l’époque, je mets des chaussures à talons, plus ils sont longs, plus c’est bon. Et oui, depuis ma plus tendre enfance, je suis petite. A 15 ans, on complexe sur tout : je peux pas tricher pour réduire mes fesses donc je me grandis. Cette année là, je ne vis que des malheurs avec mes chaussures : je perds une paire qui était dans mon sac (mal) accroché à mon scooter, la deuxième paire blanche me fait une ampoule qui me prend tout le talon et après un passage à la machine, elles sont immettables. Troisième paire, le sort s’acharne. En fait, au fur et  à mesure des jours, la semelle se décolle. Un midi, alors que je chemine en compagnie de Cécile dans le centre de ma moyenne ville de province, clac ! la semelle cède, elle tient juste par la pointe de la chaussure. Me voilà à boitiller en faisant des bruits de tongs, trop glamour. Je reviens comme je peux au lycée, morte de rire, secondée par une Cécile tout aussi hilare. Tout le monde me regarde. Drame : ce jour-là, on a une sortie scolaire, je suis incapable de me rendre au théâtre ! Dieu Merci, dans mes amies de classe, il y a des pensionnaires, l’une d’entre elles me prête une paire de tennis pourrie qui me fait perdre quelques centimètres. Depuis, j’ai renoncé aux talons.
 
Ma culotte à l’auberge de jeunesse
Classe de première, on part en PAE (projet de je sais plus quoi éducative) à Avignon. C’est super, on loge dans une auberge de jeunesse. Le soir, en rentrant du spectacle, des petits groupes se créent, je pars avec quelques copines rejoindre des charmants Suisses qui nous jouent de la guitare jusqu’à tard dans la nuit. On retourne à l’auberge, direction la douche. Hop, je me déshabille, je me lave, je récupère mes affaires et dépose le lot dans la chambre avant de partir squatter la chambre des garçons. Oui, j’étais en littéraire : 18 filles et 3 garçons, forcément, on s’entasse dans la chambre la plus petite. On discute, on rigole. Des filles qui sont rentrées plus tard que moi arrivent à leur tour et interpellent deux copines qui étaient avec moi dehors. Elles sortent de la pièce puis reviennent.
« Qui c’est qui a perdu une culotte rouge en dentelle ? »
Et là, je deviens de la même couleur que la culotte qui avait orné mes fesses toute la journée : rouge. Non, c’est pas possible, ce n’est pas la mienne… Je réponds timidement : « heu, je crois que c’est la mienne… » et là, une des dernières arrivantes se met à crier : « Ben dis donc, Nina, elle est sexy ta culotte ! » Et voilà comment je suis devenue la fille à la culotte rouge en dentelles.
 
Je montre encore ma culotte au lycée
Ah, j’aime ça, j’en redemande. Fin d’année de terminale, les profs ont gentiment organisé un pot pour nous dire au revoir. Ce jour là, je porte un pantalon ample qui se ferme par une simple fermeture éclair sur le côté. Arrive un moment où je dois aller aux toilettes (ça m’arrive plusieurs fois par jour, en fait). Je vais mes petites affaires, j’entreprends de me rhabiller et, là, c’est le drame : en tirant sur la fermeture éclair, celle-ci me reste dans les mains. Sans elle, mon pantalon ne tient pas… Je sors donc de là en tenant d’une main ferme mon vêtement, mais y a un gros trou sur le côté, tout le monde voit ma culotte bleue. Je fais le tour des pensionnaires (y compris un très mignon) pour récupérer une pince à nourrice mais personne n’en a. Au secrétariat, solution d’urgence : une énorme pince. Me voici donc rendue au pot de départ avec une érection étrange sur mon côté gauche. Mais je persiste, je veux remettre mon pantalon, il me plaît trop ! Donc quelques jours plus tard, me voici dans mon pantalon attaché par une épingle à nourrice mais ça baille toujours… Ainsi, à peine arrivée au lycée, quelqu’un me fait remarquer que ma culotte orange est très jolie… La journée va être longue.
 
Braguette magique
Dans la série « j’ai pas de chance avec mes pantalons », ceux dont la fermeture éclair s’ouvre seule. J’ai un jean comme ça, je le tiens avec un élastique à cheveux. Un jour, je sors dans la rue avec mon pantalon d’été rouge en tissu crépon. Je fais quelques mètres, il y a foule et là, une femme m’arrête. Evidemment, elle va me demander son chemin, je dois avoir un tatouage « renseignements », sur le front. Sauf que je suis très mauvaise en orientation, je ne connais jamais le nom des rues et une fois sur deux, je me plante.
« Excusez-moi…
– Oui ?
– Votre braguette est ouverte ! »
Effectivement, mon joli string qui ne dissimule rien s’étale au vu et au sus de tout le monde… Bon, et bien, je vais rentrer chez moi.
 
Mon pied dans le goudron
J’ai un défaut : dans la rue, je ne fais pas attention où je marche. Les chiens sont contents, j’honore avec soins les petits colis qu’ils abandonnent en route. En fait : soit je suis seule et je suis totalement perdue dans mes pensées, à mille lieues de ce macadam que je foule, soit je parle avec quelqu’un qui me tire souvent par la manche : « hé, t’as failli marcher dedans ! ». Merci.
Un jour, je me promène avec mon meilleur ami hétéro de l’époque, Yohan, on discute, on rigole. Il fait chaud, c’est l’été, je suis en légère robe et tongs. A un moment, un embouteillage se forme sur le trottoir : une mémé, un vélo, c’est trop pour moi, je décide de contourner l’obstacle. Je lève le pied et là, je réalise : il y a des travaux, des plots en plastique partout et mon pied qui, emporté dans son élan se dirige droit vers le goudron récemment posé. Non, essaie de dévier ! Trop tard, ma jambe droite se trouve enfoncée jusqu’au genoux dans une mixture terreuse. La jambe gauche a la bonne idée de choisir une autre trajectoire et je parviens à sortir du trou sans m’arracher le genou. Yohan rigole puis me demande : « Nina, elle est où, ta chaussure ? » Et là, misérable, avec ma jambe gainée de goudron : « heu… dans le trou ! ». Gentiment, il part la récupérer. Elle fait trente kilos, je ne peux pas la remettre.
Heureusement, des ouvriers qui bossaient dans un magasin voisin ont assisté au drame car je me voyais partir à cloche-pieds jusqu’au square à peu près voisin (plusieurs centaines de mètres) pour laver ma jambe et ma chaussure. Du coup, il m’apportent des bouteilles d’eau et je me nettoie tant bien que mal, en attendant de rentrer chez moi. Evidemment, cette scène s’est déroulée juste à côté du Capitole, là où il n’y a personne ! Mais grâce aux gentils ouvriers, j’ai évité l’épreuve du « je me déplace sur une patte sur la place du Capitole à 16h ». Quelques jours plus tard, je suis repassée : les ouvriers avaient comblé le trou crée par ma jambe. Dommage, je serais devenue célèbre, une plaque aurait indiqué : « Ici, Nina s’est payée la honte ».
 
Je sais pas jouer au bowling
Avec Guillaume, mon ex, on allait souvent jouer au bowling entre amis. J’étais nulle, je perdais toujours mais je n’en avais cure. En plus d’être nulle, je suis maladroite… Première honte au bowling : je prends ma boule (pourquoi c’est si lourd, cette connerie), je prends mon élan, je cours, je jette ma boule et…et… ma chaussure mord la piste, le poids de la boule m’entraîne en avant et ziiiiip… sur les fesses ! Mes amis rient en vérifiant que je me suis pas cassé le coccyx, je ris en me relevant, les fesses douloureuses mais rien de grave.
Episode 2 : un autre jour. Bon, j’ai compris, je prends plus d’élan, trop dangereux et puis me colorer les fesses de bleu pour envoyer ma boule dans la rigole, bof. Donc, je saisis ma boule (qu’elle et lourde), je la soulève péniblement, ne me rendant pas compte que ce n’est pas celle avec laquelle je joue d’habitude. Je me positionne face à la piste, la boule dans la main, je projette mon bras en arrière pour lui donner de l’élan… Et cette andouille de boule se détache de mes doigts pour aller rouler vers un groupe de personnes que je ne connaissais absolument pas.
Me voilà seule, debout sans ma boule, morte de honte, à regarder ses pauvres inconnus agressés par une boule venant de nulle part… Ah, si, elle vient de la fille minuscule et maladroite qui est cramoisie… Je vais donc récupérer ma boule en me confondant en excuses, je retourne sur la piste et, pour changer, je l’envoie dans la rigole.
 
Moi y en a rien comprendre
Youpi, Lucie a passé l’écrit de son CAPES, ça se fête (oui, nous, on fête tout) ! Soirée beuverie chez elle, nous voici partis dans la boîte gay la plus proche. Bon, déjà, le trajet fut périlleux : à peine sortis de chez Lucie, Pierre-Louis, un copain, fait tomber son portable dans la rue, il est abîmé, qu’est-ce que ça nous fait rire ! Je m’appuie sur lui pour cheminer, on part du trottoir droit et, sans comprendre comment, on termine sur le gauche, bravo, très fort.
On arrive dans la boîte en question : c’est un pote qui fait l’entrée, je me mets à hurler : « Hééééééééé, c’est Aurélien, je le connais-euh ! Salut ! Salut ! ». Il me demande gentiment de baisser d’un ton. On descend sur la dance-floor, un copain danse très collé-serré avec moi, Mister Big me plaque contre un mur et mime un coït, ahahah, on rigole, on s’amuse. Tout à coup, je vois un jeune homme qui est gay comme moi je suis vierge qui fonce vers moi : personne à droite, personne à gauche, ils sont où mes potes ? Le voilà qui me coince contre le mur, aussi, et commence à me tripoter donc je me dégage de ses griffes et me jette sur Lucie. On joue les lesbiennes de façon pitoyables (en gros, on se tient la main mais à distance raisonnable) puis on se jette sur Gauthier qui était au bar pour l’embrasser à pleine bouche : lui, c’est notre mec, fous-nous la paix, vilain monsieur qui me colle !
Du coup, on décide de bouger et on atterrit dans l’appart d’une fille que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam. Je suis affalée dans un fauteuil et Gauthier vient me voir : « Dis, y a Aurélien qui m’a dit que ça lui ferait plaisir qu’on se voit tous les trois, un soir ». Et moi, je me mets à beugler : « QUOI ? UN PLAN A 3 AVEC AURELIEN ? » Gauthier se met à hurler à son tour : « Non mais ça va pas, t’es folle ! ». Il faut savoir que l’Aurélien en question, il n’y a que lui pour croire qu’il n’est pas gay donc ça ne m’étonnait pas plus que ça.
A un moment, j’entreprends de changer de place et je vais m’asseoir sur une espèce de banquette. Il y a un côté en pente mais c’est pas grave, je suis une équilibriste du bout du monde, même pas peur. Je m’assois donc là-dessus et, évidemment, je glisse et me vautre comme une grosse buse. Bon, Lucie et moi avons fini la soirée chez elle à regarder le Grand Prix d’Australie, j’ai fait une analyse curieuse du nouveau règlement, alcoolémie oblige.
 
L’enchaînement dramatique en plein partiel
Mois de mars, ça y est, ce sont les partiels, les derniers de ma vie (heu… normalement). Aujourd’hui au menu, partiel de sociologie de la réception des produits journalistiques, la matière où je dois me planter, normalement. Non seulement je suis pas allée en cours mais en plus, le prof qui a pondu le sujet n’est pas celui qui a fait cours, super ! Sujet : « je sais plus quoi Lazarsfeld, Ecole de Chicago ». Bon, super, j’ai rien à dire. Pas de panique, taillons mon nouveau crayon à papier rose fluo acheté chez Castela à Toulouse. Je prends mon taille crayon, je commence à tailler mon gadget et je taille, et je taille… Et putain, y a pas de mines ! Alors que je commence à m’énerver, le drame commence. Les tables sont légèrement inclinées et il n’y a rien pour faire tenir le stylo. Alors, forcément, mon stylo plume commence à glisser inexorablement vers le sol. Je fais un geste brusque pour tenter de le rattraper et ma main tape directement dans mon gobelet de cappuccino (très sucré donc très collant) qui se met à dégouliner sur la table et coule direct dans mon sac. Panique ! Panique ! Panique ! Je file un coup de pied dans mon sac Lancel (quand même…) pour le pousser de sous la cascade de café… Mais j’ai pas de Kleenex. Mon voisin de derrière, le mec le plus miam miam de ma promo, me tape sur l’épaule et me fait gentiment : « Nina, y a ton café qui coule. » Toi, t’es une graine de journaliste ! Bon, Clara qui était à côté de moi me file un kleenex, je nettoie comme je peux.
C’est pas tout ça mais j’ai un partiel à faire, moi. Et là, panique à bord : il est où mon stylo encre ? Je m’agite dans tous les sens, il n’est nulle part ! Finalement, après réflexion, je le retrouve au fin fond de mon sac : il avait suivi la rivière Cappuccino.
Pour info, ce partiel a été le seul où j’ai pas eu la moyenne, je me suis pris un magistral 2,5/10… On se demande bien pourquoi !
 
Moi sur le trottoir à St Michel
Non, rassurez-vous, je ne suis pas tombée dans le cercle vicieux de la prostitution. A peine arrivée à Paris, c’est mon anniversaire, Lucie et Gauthier viennent me voir pour l’occasion. On se fait un resto à St Michel avec Clara (qui vivait chez moi), Pedro et le meilleur ami de la demoiselle. Repas sympa : Pedro, Clara et son pote d’un côté, Gauthier, Lucie et moi de l’autre. Faut dire que le Pedro, il a été particulièrement insupportable ce soir-là et il a fait une forte impression à ma ronchonne préférée (« il est moche, il est con et il se la pète, en plus ! »).
On dîne et en revenant des toilettes, Clara tombe, je ris. Quelques minutes plus tard, Dieu, s’il y en a un, décide de venger ma copine. On traverse la rue et là, j’évalue mal la distance, mon pied bute contre le trottoir, je perds l’équilibre et c’est le drame : me voici à genou sur le sol, face à la vitrine d’un restaurant, dans un quartier naturellement désert un samedi soir. Tout le monde rie, moi aussi d’ailleurs, je me lève, Gauthier me demande gentiment si ça va : « Oui… hihi…Aïe… hihi… j’ai mal… hihi ». Je tiens à dire que je n’étais pas encore saoule donc cette chute est encore plus ridicule.
 
Une honte qui n’est pas de moi
Bon, pour rééquilibrer un peu, je raconte une honte dont j’ai été témoin et qui m’a fait mourir de rire. Avril 2004 ou par là, il faut chaud, j’ai mis un débardeur avec un t-shirt en filet : j’ai donc un splendide décolleté. Mes écouteurs dans les oreilles, je pars d’un pied sûr vers le fac pour aller à un cours que je détestais. Peu de temps après mon départ, je me retrouve derrière un jeune homme qui se retourne et me mate. Il continue son chemin et se retourne très fréquemment pour bien me signifier son intérêt pour ma personne mais je joue les belles indifférentes. Sauf que, forcément, quand on marche en regardant derrière soit, on se rend pas compte de l’échafaudage dressé sur le trottoir… Et évidemment, on rentre de plein fouet dans un poteau ! Du coup, j’explose de rire et passe mon chemin. Je l’ai recroisé quelques jours plus tard et j’ai eu droit aux mêmes œillades insistantes : décidément, certains ne doutent de rien.
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J’’ai montré mon string au Fouquet’’s

Dans la vie, je suis d’un naturel désarmant. Ma spontanéité, ainsi que mon étourderie, me poussent parfois à commettre quelques impairs dans des lieux publics qui font beaucoup rire les gens qui m’accompagnent. Voici quelques morceaux choisis, j’en oublie certainement beaucoup, je compte sur mes amis pour en livrer d’autres.
L'objet du délit
 
Discrétion, toujours.
Février 2000, nous nous acheminons en groupe vers l’UFR d’histoire pour attendre je ne sais plus qui. A ma gauche, l’éternel Gauthier. A ma droite, un mec que je convoite. On se pose devant l’UFR, on discute, on discute, les esprits s’échauffent gentiment et, je ne sais plus pourquoi, à un moment, je me mets à crier : « je ne hurle pas quand je baise ! ». Je suppose qu’on devait parler de ma voisine qui hurlait. Donc tout l’UFR a eu la primeur de cette information et moi, je me suis payée la honte devant le mec que je convoitais. Ceci étant, je suis sûre que j’ai fait le bonheur des pauvres étudiants qui faisaient semblant de se passionner pour les révélations numismatiques d’une pauvre prof frustrée ou qui devaient analyser un texte de Thucydide. Et je suis quand même sortie avec ma cible avec qui je suis restée 4 ans et demi, comme quoi…
 
Le Café de Flore
Avec Gauthier, on aime bien jouer les snobs. Partis à Paris pour quatre jours de vacances, nous voilà stationnés au Café de Flore pour boire un chocolat chaud à 20 francs la tasse. On discute, on mate les deux couples à côté (un en pleine rupture, l’autre en pré-brouette) puis à force de boire ce délicieux chocolat, j’ai chaud donc j’entreprends d’enlever mon pull et là, Gauthier explose de rire. Je le regarde et il m’indique que j’ai mis mon t-shirt à l’envers, toutes coutures dehors et l’étiquette en érection. Donc, rouge de honte, je renfile mon pull. Et le pire c’est que, le soir, nous sommes invités chez les cousins de notre ami Gauthier, nous n’avons pas le temps de nous changer. Au menu : raclette ! J’ai dû garder mon pull toute la soirée.
 
Le pigeon au Capitole
Avec Gauthier (décidément, tu me portes la poisse ou quoi ?), nous décidons de nous offrir au coca sur la place du Capitole. Pour les non-Toulousain, un coca Place du Capitole coûte en moyenne 3 euros, presque autant qu’à Paris…  Donc, malins, nous nous installons sur la terrasse du McDO. On discute et soudain, je sens un truc qui me tombe dans le dos, je lève les yeux pour voir quel est le débile mental qui a jeté un truc par la fenêtre et là, Gauthier me fait : « oh, y a un pigeon qui vient de lâcher une grosse merde sur la table, regarde ! » Et là, je me lève en poussant un cri : y a pas que sur la table que cette ignoble bête s’est lâchée ! Heureusement, j’avais une veste qui a protégé le reste de ma personne. Je me précipite aux toilettes pour me laver les mains, je reviens et au moment où on allait partir, une blonde entreprend de s’asseoir à notre table, Gauthier commence à l’informer de ce qu’il vient de se passer mais trop tard, elle est assise donc : « bon, viens, on s’en va ! ».
 
Ernest dans mon sac
Une grosse honte évitée mais j’ai eu peur. A Noël dernier, Gauthier et Anne ont eu la grande idée de m’offrir un ladyfinger (petite vibromasseur). Je l’ai appelé Ernest, prénom ridicule qui m’est passé par la tête quand Gauthier m’a demandé de le nommer. Depuis quelques temps, Ernest prend la poussière dans mes sacs à main inutilisés. Un jour, je décide de changer de sac, je transvase toutes mes affaires et je file à mon rendez-vous avec Zoé… Sauf que ce jour-là, des terroristes ont décidé de faire exploser Londres, il y a donc des flics partout dans le métro. Je déjeune avec Zoé et, au retour, la station est pleine de policiers… Et là, je me souviens : j’ai Ernest dans le sac. Seigneur ! Il ne manquerait plus que des officiers décident de fouiller mon sac, ce serait la honte intégrale ! Je passe donc la tête baissée, style : j’ai quelque chose à cacher… Dieu merci, étant blonde, je dois pas avoir une tête de terroriste donc ils ne m’ont pas arrêtée. Sinon, je me serais prise la honte de ma vie.
 
Le verre au resto japonais.
La semaine dernière, Gauthier était chez moi donc je décide de le présenter à Arnaud. C’est pas que l’avis de Gauthier est essentiel pour moi mais il reste très important donc nous voici partis au restaurant japonais à côté de chez moi. Nous passons une délicieuse soirée, j’ai des étoiles plein les yeux, les deux garçons s’entendent bien, je suis ravie. En partant, l’anse de mon sac a la bonne idée de s’enrouler autour de mon verre encore plein d’eau et, là, c’est le drame ! Le verre se renverse directement sur mon pantalon et fait une merveilleuse auréole. Les deux garçons me regardent et là, toujours très courageuse : « vite, on se casse ! ».
 
La cafétéria de l’IEP
Bon, là, je pourrais en faire un article entier ! Les derniers mois, je m’y rendais souvent en compagnie de Gauthier et de Mister Big. On rigole, on est d’une discrétion hallucinante, on tombe amoureux toutes les dix minutes soit du beau gosse (qui m’a demandé plusieurs fois du feu, d’abord !), soit du nouveau serveur surnommé « Nikos ». Le Nikos, il nous rend dingue, il faut dire ce qui est. Un jour, alors que nous avions une conversation philosophique sur nos vies sexuelles (pour changer), Nikos entreprend de laver le micro-onde placé juste derrière nous, une bonne demi-heure d’ouvrage ! Suspect, non ? On rit, on plaisante et au moment où le volume ambiant baisse, je me mets à crier : « non mais va te taper ton gode ventouse et fous-moi la paix ! ». Bon, et bien, me voici cataloguée « grosse cochonne aux mœurs bizarres ». Pour l’histoire du gode ventouse, ça vient d’un film érotique japonais que nous avions visionné chez Mister Big le soir du nouvel an, à un moment donné, une prostituée allait s’empaler sur un gode ventouse collé à un miroir.
 
Mon string au Fouquet’s
La dernière honte en date, très drôle. Samedi dernier, mes parents étaient sur Paris et nous voilà partis boire un verre au Fouquet’s avec Gauthier qui nous avait rejoint. Pour ceux qui ne connaissent pas le Fouquet’s, le café est à 6 euros… Arrive le moment de se quitter, mes parents partant d’un côté, Gauthier et moi de l’autre donc ma mère me rend mes achats du jour, à savoir un chapeau et un string. Inspirée, je décide de montrer mon string à Gauthier et voilà que je le brandis fièrement en plein milieu du Fouquet’s avant de me rendre compte que ma conduite est légèrement déplacée. Ceci étant, ça m’a donné une idée artistique : prendre mon string en photo sur les lieux mythiques de Paris !
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