Partage ton Noël sur les réseaux sociaux

Ahahah, bonsoir, bonsoir, vous me surprenez alors que je termine d’installer mon sapin de Noël. Approchez, mais approchez donc, que je partage avec vous le résultat, je suis pas peu fière. Hé oui, moi, j’aime montrer mon esprit de Noël. Clic, zou, c’est publié sur Instagram. Ohohoh !

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Il y a quelques rituels sur les réseaux sociaux, quelques dates importantes où il faut montrer qu’on en est. Il y a les vacances d’été où il faut poster une photo de ses jambes en mode knacki, le brunch où il faut à tout prix montrer sa belle assiette, les concerts, histoire de prouver qu’on y était, etc. Noël est l’un de ces moments et, pas de chance pour les allergiques à l’esprit de cette sympathique fête, ça dure un moment : course aux cadeaux, décoration de la maison, départ en vacances, réveillon, repas et ouverture des cadeaux, vous allez en bouffer du tweet, du statut Facebook, de la photo Instagram et même du Vine pour les moins chanceux (tiens, si je me servais de mon compte, d’ailleurs ?). Immortalisons, immortalisons !

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Mais pourquoi ce besoin de partager ce moment précis ? Pour s’inscrire dans une sorte de grand tout ? De communion sociétale ? Certes mais pas que car n’oublions pas que Noël, c’est aussi la grande fête du “dis-moi combien tu m’aimes ?” Hé oui, plaisir d’offrir, joie de recevoir : selon ce que tu as mis comme fric sur mon cadeau, je saurai si tu m’aimes ou pas*. T’as vu mes beaux cadeaux, tavu, tavu ? T’en a pas eus d’aussi beaux, toi, hein ? Puis tiens mate ceux que moi, j’offre, parce que je suis généreuse et j’aime mes proches, je leur fais de supeeerbes cadeaux.

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Et puis, les fêtes, c’est aussi la joliesse de son intérieur. Hop, ça fera bien sur Pinterest. T’as un aussi beau sapin, toi ? T’as vu mes boules, hein, t’as vu mes boules ??

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Et puis n’oublions pas la bouffe. Aaaaah la bouffe ! Saviez-vous que l’alimentation était le 3e sujet le plus discuté sur les réseaux sociaux ?** Alors là, on va un peu étaler notre richesse et notre opulence avec des délicieux mets raffinés et follement délicieux. Une petite coupe de champagne par ici, une petite cuillère de caviar par là, tu me passes les huîtres s’il te plaît ?

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Bref, Noël est l’un des paroxysme de la mise en scène de soi sur les réseaux sociaux. Alors que tout l’année, on chuine sur nos impôts, la cherté de la vie et nos découverts, durant les quelques jours de la fin décembre, nous voici soudain riches à étaler notre argent comme s’il en poussait sur le sapin. Et j’avoue, je m’en amuse et en abuse. Vous aurez donc le droit comme chaque année à mes photos de réveillon, de mes paquets cadeaux, de bon manger et des photos de mon neveu de dos. Et encore, vous avez de la chance, je vous ai épargné ma crise de foie de l’an dernier.

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Ca vous saoule ? Courage, on enchaîne direct avec le réveillon.

Et en cadeau, pour vous, parce que je regarde ça en boucle depuis un mois pour survivre à mes pitches, l’épisode de Noël du Coeur a ses raisons !

*en vrai non, certains  achètent l’affection d’autrui avec des cadeaux histoire de compenser une absence ou pour étaler leur fric mais ceci est une autre histoire.

** C’était la minute experte des réseaux sociaux

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Reprogramme-toi

Il y a deux versions de moi : celle que je suis réellement et celle que j’aimerais être. Le problème étant que j’aimerais certaines qualités, ou plutôt certaines habitudes, que je n’ai pas. Chassez le naturel, il revient au galop, paraît-il. Et pourtant, tout n’est-il pas question de construction mentale ?

Jeu de contruction Briques

Pendant 27 ans, j’étais la pas sportive de service. Mais alors vraiment pas hors la marche à pieds (et encore…). A 33 ans, si je n’ai pas ma dose de sport, je me sens pas bien, je suis fatiguée, agressive voire même un peu déprimée. On ne peut pas dire qu’à la base, j’ai un naturel sportif, rien n’est moins vrai. C’est juste devenu une habitude, une heure ou deux où j’élimine mes toxines en laissant mon esprit vagabonder. La sueur a un effet bénéfique sur la plupart des problèmes. A défaut de les résoudre, il donne l’énergie de s’y attaquer.

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La question est donc : ai-je toujours été sportive sans le savoir et je n’ai découvert que tard mon naturel ou ai-je reprogrammé ma personne pour devenir sportive ? Le terme programmation peut paraître barbare mais nous marchons pas mal comme une machine. Ainsi, si je change certaines données, je pourrais peut-être atteindre cet idéal de moi que j’ai…

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Par exemple : la bouffe. J’ai de mauvais réflexes, je noie mon ennui ou ma baisse de moral dans la bouffe, c’est la nourriture doudou. En gros, j’ai donné la valeur “réconfort” à la nourriture (plutôt la version grasse et/ou sucrée, les épinards n’ont pas du tout la vertu bienfaitrice d’une Haagen Dasz sur mon moral) et donc je fais un peu chier mon monde en pincant le bourrelet parce que mon régime n’est guère efficace. Enfin, non, en vrai, j’embête pas les gens avec ça, je me tripote le gras seule devant ma glace mais je n’en parle pas à mes amis, j’ai des sujets plus intéressants. Donc l’idée serait de remplacer la nourriture par autre chose. Je m’ennuie ? Ben j’ai qu’à lire et dormir plutôt que manger. Pas le moral ? Allez zou, un bain qui sent bon…

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En fait, la clé de la reprogrammation me paraît être un changement d’habitude. Revenons sur mon arrêt de la clope (avec ce que je me la raconte ici, j’ai intérêt à pas reprendre). Ce qui me semblait insurmontable au départ, c’était de me départir de mes habitudes. Or ma vie ayant connu un léger changement (à savoir aller chez l’infirmière tout les matins au lieu d’aller directement au travail), j’en ai profité pour jeter à la poubelle cette méchante habitude. De la même, si je veux donc allier deux de mes objectifs qui sont a) arrêter de mal manger et b) être plus productive, il suffit peut-être juste que je n’allume pas la télé, que je n’aille pas sur le net. Je rentre chez moi, dîner léger, douche et au lit avec ma tablette pour écrire. Par exemple. Ou si j’ai pas envie d’écrire, je peux aussi faire quelques activités manuelles. Car les activités manuelles m’occupent les mains et me donnent moins faim, figurez vous… Enfin, c’est juste que j’y pense pas.

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Et pour mon bordel ? Comment remplacer l’ennui total d’une séance de ménage par un truc moins… plus… Enfin, que je ferais sans faire trop la gueule, quoi… Une sorte de réflexe pavlovien qui me ferait ranger tout ce qui dépasse, briquer tout ce qui n’est pas impeccable et avec le sourire et le plaisir de sentir à la moindre occasion l’odeur du propre.

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La question est finalement : est-ce possible de se reprogrammer ainsi ? De se programmer tout court dirais-je ? Faudrait que je tente en premier sur la bouffe, ça me paraît le plus facile et le plus profitable pour moi. Viendra ensuite ma transformation en Monica Geller. Surtout que si je mincis, faudra bien que j’achète de nouvelles fringues, hein… Et à la fin, on s’attaquera au pire problème de ma vie, ma presque malédiction (j’aime exagérer) : le snoozing.

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A moins que ce soit justement par là que je dois commencer pour que tout me paraisse plus facile ? On verra ça à mon retour d’Egypte. Car oui, je vous ai peut-être pas dit, mais la semaine prochaine, je vais plonger en Egypte. J’essaie de vous préparer des articles mais ma vie actuelle me permet mal d’écrire à ma guise. Mais je vais essayer promis !

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