Faire la queue ou le début de la fin de la civilisation

Ah ben oui, j’y vais cash. De retour de vacances, je suis au sommet de ma forme ! Et pour mon retour, je vais vous narrer une anecdote car ça, j’aime bien.

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Tout se déroule vendredi fin d’après-midi. Après être partie en courant du boulot pour attraper le train de 18h23, j’arrive dans une gare Montparnasse bondée. Oui bah un vendredi soir de juillet, ça ne m’étonne pas plus que ça. Je file acheter mon sandwich et je répère une dame qui tourne autour des queues, vraisemblablement pour gruger. Et ça n’a pas manqué. Je commence à m’agacer : putain mais pourquoi les gens essaient toujours de faire ça ? Et quand je dis dame, elle avait le look de la dame du catéchisme prête à se lancer sur les chemins de St Jacques de Compostelle, la gruge de queue semble une maladie universelle. Mais j’en étais qu’à l’échauffement…

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Car mon train n’est jamais parti. Et ce n’était pas le seul à ne pas partir. Donc dans ce hall surchauffé et survolté, j’appelle mes parents pour avoir leur avis : le train de 16h40 et celui de 17h48 n’étant pas partis, est-il utile d’attendre celui de 18h23 alors que d’après les infos que j’ai, un incendie fait rage sur les voies puis y a eu un accident en plus ?

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Ah oui, petit apparté. Soyons clair, je ne reproche pas à la SNCF ce navrant enchaînement des faits mais par contre, il faut vraiment apprendre à communiquer. Je suis arrivée à la gare vers 17h45, je suis donc allée m’acheter à manger. J’avais bien vu qu’il y avait des retards et des trains annulés mais je n’ai pas fait particulièrement attention. Une fois mon sandwich acheté, je commence à remarquer qu’il y a quand même vraiment beaucoup de monde, pas mal d’agents SNCF sécurité et de gens énervés. Et pas parce qu’ils se sont faits dépasser par la dame du catéchisme dans la queue de la boulangerie. Donc 20 mn après mon arrivée à la gare, je finis par choper mon smartphone et je découvre la vérité : ça chie grave. A ce moment là, le train de 17h48 est annoncé avec juste 10 mn de retard et le mien à l’heure… Aucun des deux n’est parti. Alors je veux bien que ce soit le bordel mais informez putain !

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Bref, comprenant que je ne partirai pas, je commence à me rendre aux guichets pour me faire rembourser et là, on arrive au summum de la gruge et je peux vous garantir que les grugeurs sont de tout âge, c’est universel, je vous dis ! Technique favorite du grugeur : jouer le paumé. Ainsi, quand j’atteins enfin le point ticket après 15 mn de queue (donc juste pour retirer un ticket), un mec arrive de nulle part et interpelle l’employé SNCF pour lui poser des questions et lui tend son billet en mode “je veux être remboursé”. Oui pardon, monsieur, ça te gêne pas que je sois déjà là, sans parler de la vingtaine de personnes qui font la queue derrière moi ? Ca déborde dans tous les sens, les gens ignorent les queues déjà formées, le nez levé, utilisant leur air perdu comme un coupe-file.

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Et ça me rend folle. J’avais déjà parlé de l’incivisme ordinaire dans le métro mais là, ça frôle le débordement de vase ! Surtout que je suis la meuf prête à laisser passer des gens si besoin est comme cette femme enceinte qui cherchait un guichet rapide pour juste avoir un mot pour dire que le train n’est pas parti. Mais là, ça vire au n’importe quoi. Mais quel est l’intérêt, pourquoi faire ça ? Pourquoi cracher systématiquement à la gueule des autres juste pour gagner 5 minutes ? Pourquoi prendre le risque de se faire prendre à parti et donc de s’engueuler, mettant tout le monde de mauvaise humeur ? Qu’est-ce qui vous pousse à systématiquement faire un gros doigt aux règles et à la bienséance quand lesdites règles ne sont qu’une question de mieux vivre ensemble ? Toi qui a grugé, es-tu rentré chez toi satisfait de toi-même, te disant que tu étais plus fort et plus malin que tous ces abrutis qui font docilement la queue ? Mais imagine 30 secondes si tout le monde faisait comme toi, tout le temps… Déjà qu’on fait la gueule dès qu’on doit se rendre dans le métro, par exemple, tout ça à cause de petites incivilités de merde, si tout le monde commence à ne plus compter que sur son intérêt personnel et essaie de dépasser tout le monde dans la queue, ça finira en guerre civile cette connerie ! Le premier au guichet, ce sera celui qui aura pris les cours de krav maga !

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J’aurai mon ticket avant toi d’abord !

J’exagère, certes, mais je me demande à un moment où ça a chié dans la colle. Je ne suis pas une acharnée des règles à la base, je peux même concevoir que certaines sont discutables. Mais parfois, respecter les règles ne nuit à personne, bien au contraire. Je vous renvoie, par exemple, à cet épisode de Minute Papillon avec sa sublime conclusion sur les limitations de vitesse. Après tout, c’est qui le con ? Celui qui ne respecte pas les règles en espérant ne pas être chopé et qui hurle au scandale dès qu’il se fait flasher ou l’Etat qui sait très bien qu’il y aura toujours des cons pour se croire plus forts que les autres, ne respecteront pas les règles et rempliront tranquillement la caisse avec l’argent de leurs amendes ? On pourrait voir ici un paradoxe : en disant merde à la société et ses règles, vous l’engraissez, intéressant. Non parce que pareil, qu’est-ce qui vous paraît si compliqué dans le respect de la limitation de vitesse, surtout aujourd’hui avec des voitures où tout est parfaitement sous contrôle ? On vous a déjà expliqué que rouler plus vite ne vous faisait gagner que quelques minutes au mieux (et en plus, ça consomme plus d’essence donc ça coûte plus cher). Et si vous avez envie de vous la jouer Fangio, inscrivez-vous au club de kart voisin.

Bref, non, vous n’êtes pas plus malins que les autres, vous êtes juste la lie de la société, vous comptez sur la passivité des gens qui n’osent pas l’ouvrir parce qu’on n’a pas été élevés comme ça mais putain vous gonflez tout le monde et ça finira mal. Si vous avez des accès de rébellion, je sais pas, engagez-vous dans une association qui se bat pour changer les règles pour dessiner un monde qui vous convient… Ah mais oui, suis-je sotte, vous n’avez pas envie de dessiner un autre monde puisque la seule chose qui vous enchante, c’est votre propre confort. Emmerder les autres pour gagner 2 minutes que vous reperdrez très rapidement (genre en attendant le métro ou le train qui n’arrivera jamais), ouah, super, quel gain incroyable !

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Pour achever cet article sans queue ni tête (mais j’aime bien ces articles à la limite de l’écriture automatique), revenons à la SNCF qui a versé la dernière goutte de cette journée de merde (oui, de merde car l’écran de mon iPhone pro, déjà abîmé, est définitivement mort quand mon chat l’a fait tomber de mon lit. Oui de mon lit, vive la solidité de l’iPhone 5c, hein ! Or mon smartphone ne serait pas mort si j’étais partie puisque, partant sans mon chat, elle ne l’aurait jamais fait tomber de mon lit). 0h, je reçois un mail “ouais, super, vous avez effectué 5 trajets en IDTGVmax, vous avez gagné une étoile”. Super, à quoi sert cette étoile ? A rien ! Si on considère en plus que je suis abonnée à ce service depuis février, 5 trajets c’est pas grand chose… Surtout si on considère que le 5e, c’était celui de vendredi soir, celui que je n’ai pas pu faire donc… Alors la SNCF, vos employés au guichet ont été super et, de façon générale, j’ai été surprise par le calme des gens face à cette situation. Mais revoyez votre communication, pitié…

Le chat casseur d'iPhone

Le chat casseur d’iPhone

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Ressusciter ?

Par Pink Lady

Magie d’un pseudo web. On l’endosse, on le fait vivre puis un jour, si on en a assez, on le fait taire. C’est facile : plus un mot sur Twitter, Facebook ou sur votre blog et les gens vous oublient. Ô, gloire éphémère que celle des « blogueurs influents ». Pendant 3 ans, j’ai été Pink Lady, blogueuse parmi d’autres, invitée aux soirées blog et tout.

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Puis cette blogosphère là m’a gonflée. Vous n’imaginez pas comme certaines blogueuses «  » » »stars » » » » sont de vraies connasses manipulatrices, prêtes à lécher le premier cul passant au dessus d’elles pour grappiller un backlink ou une invitation en soirée blog. Je le sais, j’avais à un moment ce [vague] pouvoir d’offrir de l’argent contre des articles. Jamais eu autant d’amies blogueuses. Le jour où j’ai changé de travail, tout le monde m’a oubliée. Je n’en ai pas souffert, j ‘ai de vrais amis par ailleurs. Après, sauvons quelques têtes, il y a aussi de belles personnes dans le lot. Mais ça taille sec au pays des macarons.

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Les macarons, tiens. Grot it gourmand des années 2005, avant les cupcakes, pop cakes et mug cakes… Oui, nos goûters aussi sont fashion, que voulez-vous. La blogosphère féminine s’est scindée en deux à l’ère du macaron : les blogueuses mode, celles qui ont leur carte de fidélité chez Ladurée et Pierre Hermé sont devenues les cibles de toute une autre blogosphère féminine. Drôle au départ, celle-ci est devenue répétitive, souvent aigrie et surtout sacrément faux-cul : il suffisait qu’une marque leur fasse les yeux doux pour qu’elles prennent, elles aussi, leur part du gâteau et n’hésitent pas à partager aux internautes leur photo de Look « mais c’est pas pareil, c’est pour se moquer, c ‘est du second degré ». Oui, oui, oui… Mais bon, la haine est un bon fédérateur, taper sur de la blogueuse mode rapporte RT sur Twitter et nouveaux lecteurs sur votre blog. La win quoi !

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Tout ça m’a filé la nausée. Et je vous raconte même pas les ennemies que j’ai pu me faire juste en me moquant de cet état de fait… Il faut comprendre que la blogosphère, c’est comme le lycée (voire le collège) avec ses bandes, ses populaires et toutes celles qui se rêvent reine de la promo même si elles s’en défendent. Collège ou lycée de petite ville, la plupart d’entre elles sont strictement inconnues hors de leur petit cercle mais chut, ne leur dites pas que j’ai dit tout ça, je vais encore me faire détester.

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Mais j’ai mes torts. Celui en premier lieu de penser que les reines de la blogosphère puissent avoir un soupçon de recul sur ce que tout ceci représente (rien ou si peu). Mais surtout je me suis perdue. Au départ, Pink Lady se voulait surtout une satire des filles des magazines, celles qui mangent des graines germées en passant du pilates au krav maga en passant par l’aqua bike selon le dernier magazine qui en a parlé en disant que c’était ultra top. Celles qui baisent pas le premier soir. Ah si. Ah non… Et qui trouve que se taper une fille est très bon pour sa crédibilité Swag (c’est de Elle pour ceux qui ont raté la polémique). J’ai vite, trop vite, intégré la vie de cette fille des magazines pour la faire mienne, je parlais trop de moi et j’ai perdu de vue l’existence même de Pink Lady. Qui a fini par disparaître. Mais j’ai un peu envie de la ressusciter en gardant en tête cette fille des magazines. Histoire de se marrer un peu.

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Mes plans drague les plus foireux

Par Lucas

Pour la première histoire, rendons nous au centre Pompidou, à la bibliotheque, il y a 4 ans, au mois d’août, parce que j’avais 5 matières à passer en Septembre (eh oui, un boulot à Décath, des piges pour le 18-25, la tréso de mon assoce, le sport, les potes, la famille, ça laisse peu de temps pour étudier) Donc nous sommes dans la queue (au bas mot, 30 mètres) et les portes s’ouvrent. Bien sûr les resquilleurs s’en donnent à coeur joie et moi je n’hésite pas à les dénoncer à haute voix. Certains reintègrent la queue avec un sourire, d’autres me font un bras d’honneur et ça se finit en pugilat avec toute la queue qui prend mon parti.

Bref, au bout d’un moment je rentre quand même, je me mets à bosser et vers 13 heures je déclare venue l’heure de ma pause déjeuner. Je m’en vais donc mastiquer un sandwich Sodexho sur la terrasse qui domine le parvis de Pompidou, histoire de jouer ma star pour les touristes japonais qui mitraillent en bas. Mais là sur la terrasse, je croise une nana sublime, en train de ruminer un jambon beurre. Je m’approche d’elle, lui fait un sourire 10000 watts avec option « bout de salade sur la gencive », ce qui la fait éclater de rire. On tape la discute. Elle est là pour la même chose que moi : partiels de Septembre.
Mais elle a fini son sandwich et s’apprête à aller prendre un café. je lui propose de lui offrir et là soudain elle me regarde différemment et me dit
 » T’es pas le mec qui t’es battu ce matin dans la queue avec un type qui voulait gruger ? »
Moi, bien sur, le triomphe pas du tout modeste
« Oui, c’est moi ! Faut pas deconner, on va pas se faire ken par des p’tits cons ! »
et la nana de me dire
 » Tu vas rire, moi j’ai un niveau super élevé en krav maga et j’ai failli resquiller ce matin. Adieu bouffon »
Et de sa main libre elle m’écrase les couilles.
Bizzarement, le « Salope! » est resté en travers de ma gorge

Seconde histoire, beaucoup plus bucolique..

C’était une apres midi au Bois de Saint Cucufa, une forêt en région parisienne, pas loin de chez moi. Je faisais un tour en vélo en évitant avec soin la piste cyclable. Mais, vous le savez bien, quand on veut éviter les emmerdes, elles nous rattrappent toujours en sussurrant « T’as cru qu’t’allais nous échapper ? »

Bref, je débouche sur la piste et là quess que je vois passer ? Une joggeuse. Une joggeuse que nous appellerons Apolla car Apollon c’est le dieu de la bonasserie (cette remarque appelle un commentaire de 42 lignes minimum de la part de SoLong) et aussi une reference àu programme spatial Apollo car une fois que je l’ai vue j’étais sur gold dick… je veux dire sur orbite.
Donc, je planque mon VTT dans les broussailles et je rattrappe Apolla en courant, histoire de ne pas être sur mon vélo et la prendre de haut.
« Excusez moi.. Bonjour. Heu, je viens de vous croiser alors que j’étais en velo et je vous ai trouvé canon alors j’aimerais bien vous inviter à boire un Gatorade
histoire de vous requinquer. »
La nana rigole.
« Bien sùr, si au bout de 3 mns je me rends compte que vous êtes conne comme vos baskets, je vais vous lâcher en prétextant une forte envie de vomir »

et là bizzarement la nana me fait la gueule, regarde droit devant elle et me dit

« Casse-toi, loser ! « 

Bien entendu, j’ai retenu des leçons de ces deux plans lose. Et je serais curieux de savoir quelles conclusions vous en tirez, vous !!

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