Hida, au coeur de l’histoire japonaise

Le 15 octobre – 7h15. Le réveil sonne, j’ouvre les yeux et… au vu de la lumière blâfarde qui se glisse paresseusement entre les rideaux, j’ai compris : il fait moche. La météo l’avait bien dit mais je suis du genre têtue : parfois, elle se trompe. Je suis un peu ronchonne : mine de rien, sur 16 jours de présence (enfin, 15, le 30 septembre ne compte pas vraiment), on n’a eu que 7 jours de beau temps, même pas 50%… Bon, vu qu’on a déjà décidé qu’on reviendrait, c’est de suite moins dramatique mais bon, de la pluie, on va en manger.

Takayama un jour de pluie

Hida sous la pluie

Après un bon petit déjeuner (les joies de l’Hôtel),on file prendre un bus pour Hida, village folklorique. Quand je dis “file”, je veux dire “on cherche le bus pendant vingt minutes avant d’échouer à l’office du tourisme”. Hida était le point d’orgue de cette petite escapade dans les montagnes, il s’agit d’un village typique de la région reconstitué. C’est à dire qu’ils ont pris de vieilles maisons existantes et les ont démonté puis toute reconstruites au même endroit. Et le lieu est fort joli, l’automne y a déjà pris place.

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Hida en automne

Hida en automne
On se promène tranquillement vers l’atelier de sculpture au couteau où un homme réalise des pièces assez incroyables. C’est intéressant de le voir travailler d’ailleurs, on a le droit de toucher des oeuvres pas tout à fait finies. On remarquera un splendide Bouddha et un très beau chien-renard. On sort de là pour se rendre à la poterie avec le parapluie emprunté à l’Hôtel. Ici, ils ont vraiment la culture du parapluie et de nombreux endroits en prêtent gracieusement. C’était le cas du Music Forest Museum et la musique était très régulièrement ponctuée des “flouch” des parapluies qui s’ouvrent. L’atelier doit être à 30 mètres max mais la pluie tombe si fort que les glands des arbres au-dessus de nous tombent de toute part, on les entend rebondir sur les toits. Okay… Quelques mètres plus loin, des maisons sont inaccessibles : la route est barrée pour cause d’ours. Wow… C’est une petite balade ou Koh Lanta ?

Hida, village folklorique des alpes japonaises

Le village est super agréable (on n’a pas vu d’ours)(oh, il y avait un panneau serpent, aussi), on se promène dans quelques maisons (sans chaussures) qui sentent bon le feu de bois même si la plupart sont éteints. Minute culture : les feux de bois sont régulièrement allumés dans les maisons pas simplement pour le folklore mais parce que la fumée est parfaite pour éviter une invasion d’insectes, surtout ceux qui aiment le bois.

Hida, maisons folkloriques

On se balade maison en maison en découvrant au passage, quelques infos sur la vie locale d’hier et d’aujourd’hui,on regarde tourner les moulins à eau. C’est très agréable malgré la pluie, mes chaussettes japonaises distendues après un seul lavage que je dois remonter en permanence, mais surtout le froid qui m’attaque les épaules. Dire qu’à peine quatre jour plus tôt, je pestais car mon jean collait trop à ma peau à cause de la chaleur

Torii de la montagne #torii #hida #japan #autumn #mountains

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Hida, vilage folklorique des Alpes japonaises

On arrive en fin de visite dans une petite aire de jeux avec des puzzles casse-tête, bilboquets (je me suis fait un peu mal évidemment) et petits origamis à emporter. Ca aussi, c’est très culturel ici : le matin même, nous sommes allés au bureau de changes et, en plus de notre argent à un taux plus que satisfaisant, on est repartis avec un cygne, une étoile ninja et deux grenouilles bondissantes en origami. J’adore le principe ! Du coup, je me dis que je vais apprendre à en faire (j’ai déjà un livre) et mettre un petit panier à mon bureau et en distribuer à qui viendra me voir. Soit à peu près personne mais bon [C’est très drôle comme 9 mois plus tard, ce point a très fortement évolué].

Origamis

Frigorifiés, on retourne à l’arrêt de bus pour revenir au centre de Takayama et celui-ci arrive… avec 15 mn de retard ! J’ai l’impression que la ponctualité des transports au Japon, ça ne concerne que les trains (et encore, on a aussi eu des retards à l’arrivée… Ce n’est pas bien grave mais si je compare avec mes dernières expériences avec la SNCF, le rail japonais est perdant). On se pose dans un café et je dois vous parler de ce concept qu’on doit à tout prix importer en France : pour 500 yens (3,5 € environ), payés à l’entrée, on a accès à une salle “wifi lounge” avec boissons à volonté ! Autant vous dire que j’ai bien dû diminuer la réserve de thé matcha, j’ai aussi pris un petit Fanta melon (inintéressant). On en profite pour trouver un trajet pour le lendemain car on doit se rendre dans un ryokan dans les montagnes de l’autre côté et il n’y a bien sûr aucun trajet direct. Petit obstacle supplémentaire : il faut arriver avant 15h pour prendre la navette. Non parce qu’avant de partir, j’avais prévu tous les trajets en train mais dans mon scénario, on arrive à 15h46. On a bien un trajet qui démarre à 9h40 mais il faut 4 trains dont 2 à 3 mn d’intervalle. Sachant que nous avions 5mn de retard à l’aller, on n’est pas très confiants. On multiplie les hypothèses et on se décide pour un bus Takayama-Toyama qui part à 8h20. Ca va piquer mais tel est le prix de la tranquillité. On se promène en attendant dans les rues de Takayama qui rescelle quelques jolis coins dont des anciennes maisons privées, des maisons conservées dans leur jus transformées en boutique à saké pour la plupart. On trouve aussi de délicieux petits pains fourrés à la purée d’haricots rouges qui réchauffent le corps et une marionnette un peu flippante animée par un minuscule moulin à eau situé juste en dessous.

Ils ont la classe les tonneaux de saké quand même #takayama #japan #sake #memories

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Thé matcha et fanta melon

Takayama, village des alpes japonaises Takayama, village des alpes japonaises Takayama, village des alpes japonaises Takayama, village des alpes japonaises Takayama, village des alpes japonaises Takayama, village des alpes japonaises Takayama, village des alpes japonaises

On décide d’aller faire un tour dans un parc voisin mais la nuit tombe et il y a des ours (encore ?!) donc on fait tranquillement demi-tour. Prudents, on décide d’aller à la gare pour aller réserver tous nos billets. Oui parce qu’avec le JR Passrail, on n’a pas forcément besoin de réserver des places, les trains ont en général un ou plusieurs wagons “non réservés”. Mais on aime bien avoir l’esprit tranquille donc on file à la gare des bus et là “ah non, le bus est plein ! On essaie de trouver une solution, peut-être en passant par Tokyo mais on doit partir à 8h pour arriver à la même heure. Autant tenter le changement en 3 mn, le monsieur du guichet nous rassure “c’est sur la même plateforme, c’est facile !”

Takayama, tombée de la nuit Takayama, tombée de la nuit Takayama, tombée de la nuit

Sushi boeuf

Bon… un ramen, un sushi au boeuf mais surtout une bouteille de saké chaud chacun (on en voulait une pour deux), on rentre en rigolant à l’hôtel. On va attendre un peu pour aller au bain, ce ne serait pas raisonnable, là… Finalement, une fois posés, on a la flemme de bouger. C’est pas grave car demain, c’est ryokan !

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Vivre sans télé ?

Petite soirée entre filles, je papote avec Stéphane, une copine de mon ex club de plongée avec qui je suis partie au Levant. A un moment, on évoque la question passionnante de la taxe d’habitation et de la redevance et elle me fait « j’ai pas la télé. Entre les replays et le téléchargement, j’en ai pas besoin ! ». Ah, tiens, pas con.

Je trouve qu’on diabolise souvent la télé à tort dans la mesure où c’est un média comme un autre et que tout dépend de l’utilisation qu’on en fait. Je peux regarder France 5 comme TF1 tout comme je peux lire Le Monde ou Cosmo, écouter France Inter ou Skyrock, surfer sur Mediapart ou un skyblog. Oui je dis « ou » et pas « et », je suis manichéenne si je veux. Mais force est de constater que ma télé est plus sur TF1 ou IDF1 que sur France 5 ou la chaîne parlementaire. C’est mon droit, c’est mon choix, point de flagellation ici. Mais la question se pose : elle m’amène quoi, la télé ?

En premier lieu du bruit et de la distraction. Je ne la regarde que très rarement attentivement vu qu’en même temps j’écris, je continue de taguer mes vieux articles, je gribouille en anglais, je tricote… Bref je ne sais pas regarder la télé sagement. Parce que d’abord, ça m’endort mais en plus, j’ai peur de perdre mon temps.

Mais la télé, elle me raconte parfois des histoires qu’il me plaît d’entendre. Je parle des séries voire téléfilms, pas d’une éventuelle manipulation médiatique (déplaisante à entendre au passage vu l’amour absolu de la petite lucarne pour le catastrophisme et le racolage). Elles sont rares, certes (je suis tellement chiante comme spectatrice) mais quand même… Et non, je télécharge pas parce que j’y pense pas. Mais je peux changer ça. Récupérer ce qui m’intéresse et ne plus regarder que séries et films en vo s’il vous plaît car mon english fait la gueule en ce moment. C’est fou comme ça se perd vite… Et j’économiserais la redevance + l’abonnement télé. De toute façon, je suis déjà larguée quand on me parle de top chef/masterchef/la France a un incroyable talent/Koh Lanta… Tous ces prénoms qui surgissent sur la scène télévisuelle pour redisparaitre aussitôt. Qui serait capable de me citer les participants de secret story de cette année ? Puis au pire, j’ai qu’à lire les résumés de Voici et me revoici à la page !

2013 sans télé, la première bonne résolution ?

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Les fiançailles de l’extrême

Ce week-end, alors que des amazones apparemment hystériques décidaient de tenir tête à l’équipe des hommes sur une île lointaine, je m’apprêtais à vivre mon propre Koh Lanta. Au menu des épreuves : marche en talons hauts et collants (soit « marche sur une patinoire ambulante toute la journée »), messe d’une heure, repas gargantuesque en tenue de gala, nuitées en camping car. Bref, vendredi soir, quand je suis montée dans le train, nonobstant les baisers et les caresses d’encouragement d’Amant chouchou sur le quai (comme c’est romantique), je n’étais
guère jouasse. Cramer tout un week-end pour des fiançailles, ça fait un poil chier. Des fiançailles aux allures de mariage avec placements à table, obligation d’être chic et même une urne pour
donner des chèques (??). Pour plus de clarté, ne sachant plus si j’en ai parlé ou non dans ce blog, les fiancés, ce sont Yohann mon presque frère et Blanche, sa copine (oui, il se fiance avec sa copine, c’est quand même d’un pratique !)

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Arrivée à la gare, je suis récupérée par Alice et Anthony, on embarque un autre mec au passage, Yohann dont je vous reparlerai car il fait partie de mes fantasmes récurrents. Mais ce sera dans un autre article. Donc ma soeur et son mec viennent nous chercher à la gare et nous annoncent que tout le monde est parti se coucher donc en gros, en arrivant, on va devoir en faire autant. Yohann commence à râler en soulignant qu’il est parti direct du boulot pour prendre le train et qu’il aurait apprécié, outre le fait d’être accueilli, d’avoir genre une petite bière. Ma soeur fera donc la barmaid tandis qu’Anthony me largue devant le camping-car familial où sont installés mes parents et où je vais passer la nuit. Oui, je suis logée dans un camping car, je ne connais absolument pas ces choses, c’est mon dépucelage de camping car. A 30 ans, il était temps. Alors en fait, le camping car, ça ressemble à un bateau jusque dans le tangage. Oui parce qu’une fois couchés, dès qu’il y en avait un qui bougeait, ça faisait bouger le camping car. On se maaaaarre. Ah, j’avais aussi oublié que mes parents avaient tendance à ronfler. A un moment, je crois avoir pensé que j’allais passer une bien courte nuit. Heureusement, mon gêne marmotte fut le plus fort et j’ai fini par m’endormir.

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Jour J des fiançailles, je me lève et me douche en faisant bien attention à l’eau (c’est pas stressant ça aussi, tiens), enfile ma belle robe marron, dans les mêmes tons que celle de ma mère et de ma soeur. On se la joue un peu « drôles de dames » dans la famille Bartoldi, yeah. Je pars à l’église avec la mère de la fiancée très « artiste » comme nana, c’est pas triste. Mais le mieux, c’est la cérémonie qui est assez folklorique. Entrée sur Etienne Daho joué par des amis de Yohann (la fille chante faux) on a eu droit à un K’s Choice et du Paolo Conte, des discours et des prières pas trop cucul, ça va. Ma soeur a réussi l’exploit de terminer une prière sur le couple par une référence au rugby. Elle est grande. A un moment, on a eu aussi eu des chants juifs… Ca fait son effet dans une cérémonie simili-catholique. Les gens applaudissaient en rythme, je me suis un peu demandée où j’étais sur le coup… Bon, finalement, la cérémonie n’est pas trop chiante et on part pour la meilleure partie de la journée, à priori, l’apéro. Bon, je savais qu’à table, j’étais désolidarisée de ma famille et placée à la table des vingtenaires avec Yohann-fantasme. Je discute un peu avec les gens notamment un mec qui était au lycée avec ma soeur devenu bien appétissant qui me raconte des choses intéressantes : « alors, il paraît que tu as été éditée ? ». Ah ? J’étais pas au courant. J’avais effectivement été contactée par une maison d’édition mais je n’ai jamais rien rendu donc non. Quoi qu’en ce moment, j’avance bien sur mon nouveau roman, je dois écrire à peu près 3 lignes par jour, youhou !

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Bref, le déjeuner se passe à merveille, je suis à la meilleure table, on rigole bien, on se promet de se revoir à Paris (j’ai filé mon numéro à personne, ça va être compliqué), on boit beaucoup. Après une baignade des jambes dans la piscine (j’avais pas de maillot et j’ai pas osé me baigner en string), je m’endors comme une merde sur le transat, le vin rouge monte à la tête. Le soir, c’est danse party sur le parquet, ma mère est déchaînée. Et voir sa mère imiter du Gilbert Montagné alors qu’elle est même pas bourrée, c’est un peu une expérience à laquelle on ne s’attend pas. Anthony me sert un punch de sa composition et me fait manger du camembert rôti (c’est boooooon), je colle un peu Yohann-Fantasme mais pas trop car y a mes parents à côté et qu’ils pensent toujours que je suis monogame et en couple, actuellement (même si j’ai laissé mon compagnon à la maison et que je n’ai pas parlé de le ramener à Noël).

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Moralité ? Moi qui traînais des pieds à y aller, finalement, j’ai passé un bon week-end dans une propriété magnifique avec le soleil en prime. Que demander de plus ? Le dimanche matin, en attendant qu’on me ramène à la gare, je suis allée me promener quelques instants dans les vignes. C’est marrant comme la nature me rend toujours sereine, on est bien dans le silence de la campagne. Finalement, moi qui pensais un week-end pénible, j’ai pu passer de bons moments. Par contre, je suis bien claquée…

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En tout bien, tout honneur, je sombre




(On peut aussi écouter Emilie Simon à qui j’ai piqué le titre)

Chez TGGP, on peut dire que j’ai souvent bu la coupe jusqu’à la lie et plusieurs fois, au cas où j’aurais cru à mon salut. Et j’y ai cru en plus.




Alors que la situation devenait critique chez TMF, je décide de me préoccuper plus de Joséphine et Gossip, deux sites où la communauté est moribonde. En fait, ces deux sites ont eu de beaux jours communautaires par le passé, des forums hyperactifs mais Joséphine a été tué par un changement brutal du forum, passant d’un forum complet à un forum sous développé made in TGGP. Faut dire qu’un chef de projet forum avec quasi aucun développeur sous ses ordres, on ne peut pas lui reprocher grand chose. Mais en gros, quand je suis arrivée à mon poste, sur les forums, nous n’avions ni avatars, ni signature, ni messagerie privée. Donc les internautes de Joséphine, perdant tous les outils de base d’un forum, s’en sont tous allés chez Doctissimo. Quant à Gossip, le site a été tué le jour où le nouveau prestataire de modération a
suspendu tous les messages évoquant des rumeurs sur des personnalités françaises, sous prétexte qu’on risquait un procès en diffamation. Ils se sont donc tous barrés Dieu seul sait où.


Donc moi j’arrive sur ces sites dévastés et pendant longtemps, je m’en occupe quand il me tombe un oeil, en gros, me concentrant sur TMF. Mais quand le vent a commencé à tourner, j’ai compris qu’il était temps de changer de fusil d’épaule. Mais que la tâche est rude.

Commençons par Gossip, le pire des cas je crois. Pendant tout l’été, la stagiaire et moi essayons de faire prendre vie à ce forum, on est un peu les scouts qui soufflons désespérément sur les braises pour faire partir le feu. Je poste des messages à tout va, commente les éliminations de Secret Story (que je ne regardais pas), Koh Lanta, Paris Hilton, Jennifer Aniston, Amy Winehouse, tout y passe. Des réactions de ci de là, rien de transcendant. Mais là, le nouvel éditeur entertainement a une grande idée : on va prendre Cinemart, MagTV (notre site sur un journal télé, je pense que même les plus inattentifs avaient suivi) et Gossip et on va tout mettre sur un seul et même site. Ouaiiiiiiiiis ! Résultat : Gossip perd toute visibilité et la moitié de mes pseudos ne marchent même plus.  Et oui, ils ont été perdus, comme ceux de pas mal d’internautes. Là, c’est le seau d’eau sur les braises, c’est fini.  Je poste quelques conneries de temps en temps mais je ne peux strictement rien faire d’un forum qui n’a aucune visibilité sur son propre site.


Ma planche de salut : Joséphine. J’ai un bon feeling avec la rédac chef Patricia et je trouve le site plus riche en contenu que TMF. Joséphine, je t’aime. Je fais donc un peu vivre le forum, fais mes mises en avant, tout va bien. Je suis conviée à une réunion puis plus rien, soit. Un jour, Simon reçoit un coup de fil de l’éditrice qui gère le site, Vanessa : « mais qui s’occupe de la partie communautaire ? Ah, c’est Nina… Et pourquoi elle vient jamais en réunion ? » Et Simon de lui répondre : « Ben sans doute parce qu’elle n’est jamais conviée ». Moi, je veux bien venir aux réunions, faudrait juste me dire qu’elles existent (vu qu’il n’y en a jamais eu pour Gossip et plus sur TMF). Donc je vais à toutes les réunions, je bosse sur le site mais apparemment Vanessa a du mal avec moi. Par exemple, elle est assez mécontente du fait que je mets en avant des sujets cul sur la home du site parce que ça ne correspond pas au lectorat. Sauf que sur le forum, il n’y a que ça. J’ai beau lancer des sujets éducation, beauté, santé, mode, y a que le sexe qui les intéresse. Un jour, je rentre de réunion Joséphine, je m’installe à mon poste. 15 mn après, coup de fil de Vanessa à Simon : « Non mais les sujets mis en avant sur Joséphine, ça va toujours pas! ». En l’occurrence, ça allait très bien mais là, je me suis franchement énervée : elle m’a eue en face pendant une heure et demie et n’a pas été capable de simplement me le dire ?



Ultime coup de grâce. Philippe me demande s’il y a des blogs partenaires sur Joséphine, je lui réponds que non mais que c’est une idée que j’ai en tête. Il me parle d’une marque qui serait intéressée. Ok, Nina, c’est le moment de prouver que tu n’es pas la pauvre idiote incompétente que l’on semble croire que tu es. Je passe donc deux bonnes heures de mon
week-end à préparer un power point de base sur ce qu’on pourrait faire pour les blogs partenaires, je fabrique même un joli design aux couleurs de la marque intéressée pour donner une idée de ce qu’il est possible de faire. Optimiste, j’envoie mon doc le lundi matin à la première heure. Réponse à peine dix minutes plus tard de Vanessa : « Non, on a déjà un pack chat+forum sur les parentaux, on ne va rien proposer de neuf ».

Heureusement que j’avais un entretien le lendemain, je crois que j’en aurais pleuré sinon. Là, au moins, c’était clair : en temps que community manager, je suis priée d’exécuter et de fermer ma gueule.

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La télé des vacances

La télé des vacances, c’est bonheur… ou pas. D’ailleurs pas tant que ça, c’est sans doute pourquoi je la regarde beaucoup moins qu’en temps normal. Il faut dire que l’été n’est guère propice au matage télévisuel : vu qu’il fait toujours jour tard et qu’il fait chaud (normalement),on préfère traîner ses guêtres à l’extérieur.   Sans parler des vacances sans télé. Du coup, les chaines vont pas investir non plus et gardent leurs programmes stars pour la rentrée.

Grand classique de l’été : les émissions de jeu ou de téléréalité. En effet, ce genre d’émissions ne coûte carrément rien par rapport à une fiction et ça assure pas mal de revenus, notamment grâce au vote SMS. Donc cet année, on retrouve le vidissimal Secret Story qui semble encore plus racoleur que l’an dernier, le vulgaire Ile de la tentation dont le seul intérêt, outre la plastique des tentateurs, est le niveau intellectuel incroyablement bas des candidats. A tel point que je ne peux pas m’empêcher de me demander s’ils sont sérieux ou pas. Rassurez-moi, ils jouent un rôle, on peut pas être si con en vrai ! On a aussi les aventuriers du bout de monde Koh Lanta soit un Lost réalisé avec 3 bouts de ficelles, sans mystère ni crash d’avion. Sans parler de l’indétrônable Fort Boyard ou des stars de 3e zone
s’agitent dans les araignées et serpents pour gagner des sous pour des assos. D’ailleurs, si vous aimez les people has been, ne ratez pas la nouvelle version d’Intervilles sur France 3… Non seulement y a du ringard mais en plus, c’est pas toutes les semaines les mêmes.

Autre rendez-vous normalement incontournable : la saga de l’été. Mais cette année, TF1 et M6 ont fait l’impasse, se contentant de mini séries diffusées en juin. Hé oui, c’est comme le tube de l’été que chaque chaîne nous matraquait jusqu’à écoeurement, tout se perd ma bonne dame. Seul France 2 continue le jeu  mais bon, on ne peut pas dire que la chaîne publique soit au top des tendances.

Et puis surtout l’été, y a du sport. Bon, cette année, pas de coupe de monde de foot (vu nos performances à l’Euro de toute façon, mouarf) mais il nous reste le sport favori des siesteurs de l’après-midi : le tour de France. J’avoue que je n’ai jamais compris la passion des gens pour ce spectacle : c’est d’un chiant ! D’abord, je ne connais pas le quart des coureurs, je capte rien à leur stratégie de course, les commentateurs sont un vrai cauchemar tant ils sont poussifs. Pire qu’en F1 mais en F1, un grand prix ne peut pas durer plus de deux heures alors qu’une étape de Tour de France, ça n’en finit jamais. Et tous ces gens qui courent autour des coureurs, menaçant de les faire tomber, c’est quoi ce délire, franchement ?

Heureusement, cette année, on a les JO. En plein creux politique pour cause de vacances (mais où ira Sarko et Carla cet été ? C’est pas que ça nous intéresse mais les journaux, si), ces JO de tous les scandales tombe bien. En plus, Sarkozy a prévu d’y aller ! Entre ça et les commentaires sur les prestations de nos champions (qui parie que Manaudou perd son titre ?), ça va nous occuper un été. En plus, ce qu’il y a de bien avec les JO, même ceux de Chine, c’est que ça nous permet de regarder des sports qu’on ne voit jamais à la télé et auxquels on s’intéresse une fois tous les 4 ans. A nous le volley, hand, basket (non NBA), beach volley, gym, natation, natation synchro, escrime…  Quel programme. Bon, comme d’hab, je ne verrai pas grand-chose surtout vu le décalage horaire mais si j’avais été en vacances à ce moment là, j’aurais pu voir quelques épreuves.

Finalement, l’avantage, l’été, c’est qu’on a plus de temps pour lire ou pour sortir. Parce que la télé, faut oublier. A moins de ne pas avoir peur de se retaper la 158e rediffusion du gendarme à St Tropez.

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Pékin Express

Lecteur, tu me connais, tu sais que je n’aime pas la téléréalité. Lecteur, tu le sais, je suis vilainement critique et, au fond, je crois que tu m’aimes comme ça. Mais pour une fois, aujourd’hui, je vais être toute douce et toute mesurée. Ce doit être le printemps qui arrive, je suppose !
 
Pendant les vacances de Noël, je suis chez mes parents, ce qui veut dire que j’ai un journal télé à disposition (ce qui n’est pas du tout le cas à Paris). En feuilletant, je regarde un peu les nouveautés de 2006 et je vois une émission sur la 6, « Pékin Express ». Comme une conne, j’imagine un documentaire genre « des trains pas comme les autres », mes yeux brillent en imaginant des émissions sur la Russie, l’Asie centrale et la Chine (oui, moi, partout où je ne vis pas, ça me fait rêver). Bon, raté, le résumé explique qu’il s’agit d’une nouvelle émission de télé réalité : plusieurs équipes doivent faire un Paris-Pékin avec un euro par jour. Ok, je catalogue ça dans la rubrique : « émissions à la con » et j’oublie.
 
Un dimanche après-midi. Je m’emmerde et j’ai plus la freebox. J’essaie de voir ce qu’il y a à la télé. Sur la Une, « sept à huit », dit aussi « on fait du voyeurisme malsain en appelant ça du journalisme ». Sur la deux, Drucker : ayant moins de 73 ans, y a pas moyen. Sur la 3, les infos, non, pas envie. Sur la 4, les dessins animés, sur la 5, des infos, sur la 6, Pékin Express. Bon, ben tiens, je vais regarder, je vais pouvoir cracher mon fiel dessus. Et voilà comment, comme une conne, je me suis faite attraper comme un papillon dans une toile d’araignée.
 
En gros, à chaque émission, il y a deux étapes : une intermédiaire avec une épreuve d’immunité qui permet à une équipe de ne pas être éliminée quoi qu’il arrive sur le parcours du jour, l’autre qui est l’arrivée : le dernier duo arrivé est donc éliminé. Les équipes marchent en duo : amis, frères, parents, enfants, couples… Bon, bref, chacun a sa petite histoire, peu importe. Forcément, au début, je ne comprends pas trop qui est qui, j’ai un peu de mal à identifier les candidats et je soupire : ouais, c’est Koh Lanta en Russie, quoi. Mais finalement, je trouve certains candidats attachants et je suis plus ou moins le jeu (oui, enfin, si je rate un épisode, j’en meurs pas non plus). Et voilà qu’à chaque cérémonie de fin d’épreuve, quand on sait quelle équipe va être éliminée, j’ai peur pour mes chouchous ! Qui sont-ils ? Y a d’abord Nancy et Nicolas, un couple tout mignon, tout sympa, qui ne fait pas de vagues. Puis y a Nina et Daisy, surtout Daisy d’ailleurs : cette fille a une bouille fantastique, le genre de fille dont on a spontanément envie d’être amie. A un moment, les deux filles trouvent un chaton trop mignon qu’elles adoptent pour la nuit, elles l’abandonnent à une étape et elles sont au bord des larmes. En même temps, je pense qu’elles ont signé l’arrêt de mort du chaton en le prenant à sa mère et en l’abandonnant là mais je les ai trouvées toutes touchantes. Après, j’aime bien Fathi et Medhi, surtout ce dernier que je trouve bien miam miam (à moins que je me plante dans les prénoms…). Sinon, les autres, j’ai du mal à les identifier, sauf le couple extra bourge de St Trop que tout le monde semble détester. Faut dire que le mec, il a vraiment une gueule à conduire une décapotable sur le port et de jouer le mafieux dans Sous le Soleil. En même temps, j’ai l’impression qu’ils sont tous un peu mafieux dans Sous le Soleil…
 
Dimanche, Nicolas et Nancy ont failli être éliminée et comme une conne, j’ai eu peur pour eux, j’ai été soulagée de voir que c’était un couple plus âgé qui était éliminé. Bon, voilà, je suis officiellement cette émission et je suis à fond pour mes chouchous.
 
Bon, évidemment, c’est de la télé réalité, on insiste (trop) sur les bisbilles entre candidat, genre le jeune Corse qui s’engueule avec les Tropéziens, les larmes des candidats épuisés, ça, ça me gonfle un peu. Mais mon principal regret, c’est qu’on ne voit pas les paysages. Ah, ça, la cabane qui pue où deux candidats vont passer la nuit, je pourrais la reconnaître sans problème si je venais à passer par là mais pour le reste… Bon, lecteur, tu me répondras à raison que si je veux voir les paysages de l’Asie Centrale, je n’ai qu’à regarder un Racines et des Ailes sur le sujet mais quand même. Histoire de donner un ton un peu culturel à tout ça, le présentateur, Stéphane Rotenberg (je ne suis absolument pas sûre de l’orthographe), nous fait un petit speech sur les villes étapes avec quelques images à l’appui mais ça laisse sur sa faim.
 
Juste un petit mot sur notre ami Stéphane. Quelque part, c’est un présentateur que j’adore parce qu’on a l’impression qu’il prend tout au second degré. Par exemple, à une époque, il présentait « Normal, Paranormal », une émission hilarante et on sentait que ça le faisait marrer, tout ça, qu’il ne prenait rien au sérieux. Pareil pour le Bachelor. La première année, j’imagine les Bachelorettes : « oh, il est beau, le Bachelor ! » « Non, ça, c’est le présentateur, le Bachelor, c’est celui qui a un grand nez et des grandes oreilles, là ! ». J’adore quand on le voit parler avec le Bachelor, tout sourire : « Alors, Karl, vous avez pris votre décision pour la cérémonie de la rose ? » mais on a l’impression qu’il pense : « de toute façon, tu les as toutes sautées, fais pas ton amoureux ! ». Bref, je sais pas s’il est second degré ou simplement niais mais il me fait rire, moi.
 
Mais revenons à Pékin Express. Donc on a droit à quelques images cartes postales de temps en temps mais mine de rien, moi, je suis super frustrée quand la caméra filme un candidat qui dit : « Regarde comme c’est beau ! » et que cette conne reste sur le candidat au lieu de nous montrer ce qui est censé être beau !
 
Mais je crois que la magie de cette émission, c’est que c’est bien la seule que j’aimerais faire. Leur aventure me fait rêver. Ok, ils en chient et j’en suis tout à fait consciente mais ils se baladent dans des paysages magnifiques, font de très belles rencontres humaines et tout… Moi, tous les jours, je me balade dans ma banlieue bétonnée et je ne rencontre que les caissières du Franprix. Ok, c’est une aventure de tous les jours d’éviter mes provisions qu’elles me balancent dans la gueule pour aller plus vite mais ça manque cruellement d’exotisme. Mais imaginez ce que vivent les candidats, tous ces souvenirs inoubliables qu’ils engrangent… Oui, ça, j’aimerais être à leur place, voir ce qu’ils voient, parler à tous ces gens qu’ils rencontrent… Dans l’émission de dimanche, y avait une vieille Russe « il me reste trois dents » qui invitent deux candidats à dormir chez elle et elle fait à l’un d’entre eux en rigolant : « tu me donnerais pas un coup de rein ? ». Ben, moi, cette vieille, je ne la rencontrerai jamais. Sans doute que je rencontrerai aussi des gens hauts en couleur dans ma vie (ce fut déjà le cas) mais elle, elle me plaisait bien. Surtout qu’on comprenait rien à ce qu’elle disait, on a eu droit à un merveilleux sous-titre quand elle parlait : « ????????? ». Véridique. On me répondra, à juste titre, qu’il y a des personnalités tout aussi atypiques à côté de chez moi, c’est tout à fait vrai. Mais bon, elle me plaisait bien la vieille Russe qui dit des trucs que personne ne comprend.
 
Pour la première fois, je pense que la téléréalité a réellement apporté quelque chose aux candidats qui l’ont faite. Evidemment, j’aurais aimé voir ce qu’ils voient mais pour une fois que la téléréalité apporte quelque chose à quelqu’un (autre que de l’argent), on va pas cracher dans la soupe non plus.
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Un peu de télé-réalité

En 2001 (je crois), Loft Story débarque sur M6. Je suis catastrophée : cette merde télévisuelle ne peut pas arriver en France ! Bon, si elle est là mais elle ne marchera pas, les Français sont des gens intelligents. Je suis naïve !
 
Un jeudi soir, 18h, je me plante devant la télé pour regarder Highlander, histoire de bien évacuer mes cours d’histoire et là, ô surprise, au lieu de Duncan McLeod je vois… des poules. Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? Je mate ces gallinacés avec étonnement quand soudain, la réalité se révèle à  moi : c’est Loft Story ! Ah non, pas ça ! Comment vais-je faire pour décompresser après mes cours, moi. Bon, je vois passer les candidates, je me demande ce que fout Ophélie Winter là-dedans (en fait, c’était Loana), j’éteins ma télé.
Dans l'oeil de la caméra...
 
Personnellement, je ne suis pas fan de télé-réalité. Mais c’est quand même difficile d’y échapper. Une semaine après le début de Loft, l’émission télé de Canal+ décide de nous montrer les images de Loana et Jean-Edouard dans la piscine. Seigneur, quelles galipettes ! Ils sont forts quand même. Et là, alors qu’il est en train de la brouetter (sans capote, je suppose, bonjour l’exemple), je me rends compte qu’il y a quelqu’un qui nage dans la même piscine qu’eux… Dès le départ, on a touché le fond (de la piscine). Tout le monde en parle : les
amis, les profs, les hebdos télés et même le Monde. Moi, je résiste. A la fac, une nana (que je n’apprécie pas) m’explique sans rire : « Tu vois, Loft Story, c’est super intéressant d’un point de vue sociologique ! Tu vois, Aziz, il pourra jamais sortir avec Laure parce qu’ils sont pas du même milieu social. » Non mais quelle hypocrite, je rêve ! A ce niveau là, je pouvais prétendre regarder Sunset Beach par pur intérêt culturel, une sorte d’étude du genre « soap opera »…
 
J’ai raté le Loft 1, je me suis un peu rattrapée sur le 2 qui tombait pile à une période d’inactivités : je passais mes journées chez moi à ne rien faire si ce n’est regarder la télé, dormir, et faire semblant de travailler sur mon mémoire. Tout a commencé un soir d’avril, j’étais en vacances à la mer avec mon chéri. On va dans un petit resto et au moment de payer, on voit Loft Story 2 à la télé, l’arrivée des filles… Waaaaah, les pétasses ! Du coup, on rentre à l’appartement pour mater un peu les candidats, je suis effarée… Les nanas sont toutes
vulgaires, les mecs sont des clichés pas possible… Bon, les candidats rentrent dans le Loft, Lesly, la Loana noire, monte sur la table basse, prend une pose ultra naturelle (le cul en arrière, la poitrine en avant) et fait avec sa voix d’Ophélie Winter : « Ah euh ! Je veux…han… remercier les organisateurs…han… parce que c’est trop cool ici…han ! ». Bon, on la balance dans le confessionnal, l’autre elle arrive, elle dézippe sa combinaison jusqu’au nombril et s’assoit dans le fauteuil. Ok, elle, c’est la pouffe de service.
 
Bon, j’avoue que je n’ai pas grand souvenirs de cette émission, il me revient des anecdotes mais je ne sais plus si elles se sont réellement passées ou si à force d’en parler entre nous, nous avons tout exagéré. Il y avait Angela, la fille que je ne comprenais jamais. Elle se la jouait nana de la té-ci, elle n’arrêtait pas dire : « wouah, zyva, truc de ouf ! ». Je ne comprenais donc rien à ce qu’elle disait mais elle avait de grands problèmes de communication avec ses congénères lofteurs. Un jour, y en a un qui lui dit :
« Toi, t’es une nymphomane !
– Ahahahah, truc de ouf ! »
Notre amie Angela file de là pour rejoindre son ami mannequin qui passe son temps à défiler devant la caméra en jetant des œillades à la Alain Delon. Elle lui demande gentiment ce que veut dire nymphomane et là, il a sorti la phrase la plus culturelle, la plus poétique, la plus belle de cette émission : « une nymphomane, c’est une gue-din du cul ! ».
 
Sinon, il y a eu une belle scène, aussi, Lesly et Angela (décidément) qui découvrent un nouveau mot : ingénu. En fait, comme ils s’emmerdent, la production leur donne des défis à faire, là, il fallait chanter en duo. Comme les organisateurs veulent des prises de tête et du sang, ils ont forcément collé les deux demoiselles ensemble car elles ne se supportaient pas. Les voilà donc à répéter leur chanson, les demoiselles de Rochefort, dans laquelle il y a donc le mot « ingénu ». Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Alors en gros :
« ingénu, c’est comme ingénieur donc ça veut dire intelligent !
– Ah ouais mais non car in-génie, c’est quelqu’un de te-bê, non ? »
Arrive un lofteur.
« Hé, machin, tu sais ce que ça veut dire, ingénue ?
– Ben, ça veut dire candide. »
Du coup, ils ont fini par leur filer un dico parce que pour les demoiselles, candide, c’est une petite fille aux anglaises blondes qui a un raton-laveur.
 
Après, je n’ai pas regardé grand chose. Cette année, j’ai regardé Marjolaine et les millionnaires (pas jusqu’au bout) et le Bachelor, ces émissions me font assez rire, surtout le ménagement du suspense… J’aime bien quand le Bachelor sniffe sa rose d’un air préoccupé style : « vais choisir Marie ou Sophie ? » alors qu’il le sait très bien mais c’est pas télégénique, la certitude. Ce que j’aime surtout, c’est quand il y a du sexe ! L’avantage quand on est bachelor(ette), c’est que des tas de personnes se pâment à nos pieds ! Les filles écartent les cuisses à une vitesse folle, tout ça pour se faire jeter par le Bachelor au tour suivant. « Tu sais Anne-Charlotte, nous avons vécu de bons moments mais je cherche la femme de ma vie et tu ne l’es pas. » Marjolaine, elle était super, une reine de la brouette ! Elle a commencé dans Greg le millionnaire, une perle que j’ai ratée mais grâce au zapping, j’ai vu
l’essentiel.
 
Un soir, ma sœur rentre de Londres (ou de Paris), elle s’attable avec toute la famille autour et elle met Greg le millionnaire, une des dernières émission avec un super résumé de
la mort qui tue en début qui fait la moitié de l’émission, en gros. Et là, on a eu droit au merveilleux : « putain, arrête, je suis dur de partout ! ». Ensuite, le Greg parle
à une nana, ils sont allongés sur le lit et il lui fait : « allez, tu vas dormir maintenant ! » « Non, je veux rester là ! » « Non, tu restes pas là sinon
ça va partir en couilles ! » Oui, le terme est merveilleusement choisi. Avec mon père, on est morts de rire tandis que ma mère râle : « mais c’est une honte, c’est
scandaleux ! ».
 
Après, je n’ai suivi qu’une autre émission de téléréalité, les « colocataires »… et j’ai été à peu près la seule. Faut avouer que les candidats n’avaient aucun charisme,
aucun relief. En fait, je l’avoue, si j’ai regardé cette émission, c’est à cause de Jessica. L’année précédente, j’avais fait un stage au mouv’, dont le siège est à Toulouse, et tout le monde
m’avait demandé si j’avais rencontré Jessica. Non. Et la voilà à la télé ! Bon, je ne l’imaginais pas du tout comme ça. Vu comme elle se la joue allumeuse, je pensais découvrir une bombasse
blondasse mais euh… non. Déjà, cette fille a un sacré problème avec la nourriture : elle mange en permanence. A un moment, on la voit manger de la semoule alors qu’elle est dans son bain…
Elle bouffe, elle bouffe, elle ne fait que ça. Elle n’est pas appréciée par ses congénères, c’est une érotomane forcenée : elle est persuadée que tous les hommes la désirent, elle en harcèle
un et se prend râteau sur râteau. La demoiselle se sert de sa grosse poitrine pour tenter d’amener un monsieur dans son lit, ce qui ne se passe pas. Comme quoi, les gros seins, ça fait pas
tout.
Sinon cet été, lors d’une nuit avec Laurent, on a un peu maté la télé en mangeant des graines de tournesol car il s’arrêtait de fumer (il a repris depuis). On mate Koh Lanta,
j’avoue que je n’y connais strictement rien donc il m’explique. Dans cet épisode là, l’asiatique de service, Sakhone (je crois), qui, forcément, est tout zen. Oui parce que dans la téléréalité, y
a des stéréotype, le Noir fait du rap, l’Arabe a une main de Fatima et l’Asiatique est zen. Donc notre ami Sakhone est tout zen, il parle à la caméra en disant que cette aventure lui avait montré
à quel point il avait été salaud avec son ex copine. Et là, en surimpression, on voit l’image de la copine ! Ils se foutent de nous ou quoi ? D’où ils la sortent cette image ?
N’importe quoi !
 
Le pire, c’est qu’après, ils enchaînent sur « mon incroyable fiancé ». Bon, c’est pas le premier épisode. Petit résumé puis on voit la fille qui fait : « Ah, je
dois appeler ma maman pour lui annoncer notre mariage ! » Donc on la voit qui s’assoit, qui compose le numéro fébrile… « Allo maman ? » et là on se retrouve dans le salon
de la maman qui feint (mal) la surprise ! Non mais on se fout de nous ? Du coup, on a coupé la télé.
 
Sinon sur AB1, ils passent des super émissions américaines de téléréalité, des trucs mais d’un niveau ! D’abord, il y a « mister personnality », des hommes masqués
qui draguent une femme aux grandes dents (une Américaine, quoi), le tout présenté par Monica Lewinsky, tout ça pour dire que c’est pas le physique qui compte mais la personnalité. Bon, déjà, les
masques, ils font peur, je ne sais pas comment elle a fait, la fille, pour pouvoir les embrasser, brrrrrrr ! Mais bon, elle est trop forte, elle a choisi Jeff qui est « agent
immobilier-millionnaire », comme par hasard…
 
Sinon, ce soir tandis que j’écris cet article, je regarde « opération survie et séduction », un truc comme ça ! En fait, ce sont des super pintades mais alors du
haut de gamme, en talon et tailleur Gucci qui sont parachutées dans la jungle pour séduire Jack l’aventurier, un putain de beau gosse. Donc nos princesses écartent les cuisses plus vite que leur
ombre pour pas être éliminées. Mais c’est super tordu : là, elles sont dans un hôtel, le présentateur propose aux candidates si elles préfèrent rester dans l’hôtel ou retourner dans la
jungle ave Jack donc le mec, il doit éliminer une nana sans savoir qu’une d’entre elles pouvait partir ! En plus, ils en ont gardé une autre sous la main, une fille éliminée par ses
« copines », elle va revenir dans l’aventure… Aïe ! Là, une candidate au dépoitriné vertigineux (oui parce que là, ça n’a plus rien à voir avec un décolleté) annonce à sa
copine : « Ahahah ! Tu vois, j’ai pas de culotte non plus ! Ahah ! » L’autre l’a regardé avec un regard atterré. Y a de quoi !
 
Bon, sinon, je regarde pas les émissions de chanson, il y en a trop qui sont pris pour le physique que pour leur voix alors je me contente du zapping pour ce genre d’émissions.
L’autre soir, j’ai regardé une quotidienne avec Gauthier, c’était l’épisode : « la grosse en cours de sport ». Bon, à la Star Ac, ils prennent tous les candidats, des blancs, des
noirs, des pédés et même des gros, ce sont des candidats comme les autres… montrés comme des phénomènes de foire. Vous auriez vu cette pauvre gosse en train de courir comme une malade… Et on vous
montre ça sans pudeur, on interviewe la gamine et ses camarades : « elle est courageuse, machine ! ».
 
Sinon, ce qui est drôle, dans ces émissions, c’est que tous les présentateurs disent exactement la même chose ! « N’hésitez pas à voter, à revoter pour votre candidat
préféré, c’est très, très serré ! Quelques voix seulement séparent les deux candidats ! Il va y avoir des regrets ce soir ! ». Et toujours le côté on insiste sur
l’émotion : « Beaucoup d’émotion et de magie, ce soir ! Regardez, on voit Théo, le fils de Paolo. Oh, Paolo, vous pleurez ! C’est parce que votre fils vous
manque ? » Vous pouvez aussi dire : « Oh, Paolo vous pleurez ! C’est parce que vous pensez à votre frère mort ? ». Oui parce qu’un candidat de la téléréalité a
toujours vécu un drame terrible, c’est pas drôle, sinon.
 
Un jour, mon ex meilleur ami m’a dit : « nous, on pourra jamais faire de la téléréalité, on est normaux. » Ben, je crois qu’il avait raison. En même temps, qu’est-ce
que je m’en tape !
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Rentrée amoureuse (Arnaud)

J’ai une théorie sur la vie : elle est bien faite. En janvier, je parlais avec mes amis de promo dont Clara et j’expliquais que je ne comprenais pas l’intérêt de sites comme meetic. En effet, l’amour vient quand on s’y attend le moins, pourquoi provoquer les choses ? Je reste sur cette ligne de conduite. Je me suis inscrite sur meetic, dans le temps, mais pas dans l’optique de trouver l’amour. Et la vie m’a prouvé que j’avais entièrement raison.
 
Je te présente ma copine, tu me présentes ton copain
Mi-juillet, Clara arrive chez moi. Louis vient nous faire un coucou, officiellement pour me rendre le double des clés de mon appartement (que je lui avais donné pour qu’il nourrisse mon chat pendant un week-end en province), officieusement pour rencontrer ma colocataire provisoire. Le lendemain, il me parle sur MSN, me disant tout le bien qu’il pense de la miss. Il m’explique aussi qu’un de ses amis, Arnaud, est chez lui. Dans le délire (je te présente ma copine, tu me présentes ton copain), je lui demande une photo d’Arnaud, il me l’envoie et là, gros coup de cœur : il est très mignon, ce jeune homme ! Louis me donne aussitôt son numéro de téléphone mais je ne le prends pas : je me vois mal appeler un inconnu, comme ça ! Il me fil alors son MSN, avec l’autorisation d’Arnaud et me voilà partie à discuter avec un inconnu.
 
Dès le départ, il me fait bonne impression, je lui envoie quelques photos de ma personne pour le moins flatteuse. Je le trouve drôle et Louis m’avoue qu’Arnaud me trouve sympa. Chouette ! Quelques jours plus tard, Louis organise une soirée crêpe chez moi, j’y traîne Clara qui n’a aucun atome crochu avec son pauvre prétendant. On se rend chez lui (nous sommes presque voisins) et devant son immeuble, j’aperçois un motard qui enlève son casque. Je le reconnais de suite, c’est Arnaud ! Il m’adresse un sourire : il m’a aussi reconnue, et moi, je fonds.
 
La soirée se passe bien, Clara, fatiguée, somnole dans son coin tandis que je discute à bâtons rompus avec Arnaud et Louis, je suis totalement sous le charme des ses yeux verts et de son sourire, il me plaît mais je ne sais pas ce qu’il ressent pour moi. En repartant, je saute partout dans la rue en poussant des : « Seigneur, qu’il est beau, il me plaît, je le veux ! ».
 
Un peu de drague…
Le lendemain, on se retrouve à nouveau sur MSN, il m’explique qu’il a faim et je lui rétorque que j’ai de la pizza chez moi (elle m’a rendue malade, d’ailleurs), on joue à : « je-viens-non-Clara-dort ». Dans le jeu, je lui propose de passer faire un saut le week-end, je lui donne mon adresse. Le lundi, Clara étant partie, je retrouve mon cher Arnaud sur le net et je me mets à le taquiner :
« Ben alors, t’es pas passé ce week-end ! 
– Non car je n’ai pas de moyen de te joindre.
– Serait-ce une façon détournée de me demander mon numéro ?
– Peut-être. »
Comme je suis polie, je lui donne mon numéro et il me donne le sien. Suite de la conversation :
« Ça te dit qu’on mange ensemble, ce soir ?
– Sérieux ?
– Ben oui, pourquoi ? »
Parce qu’Arnaud est joueur et je ne sais jamais s’il fait de l’humour ou non. Une heure plus tard, il sonne à ma porte et nous voilà partis sur Paris en moto, j’adore la balade même si les pavés maltraitent mon pauvre fessier. Il faut savoir que j’ai un fantasme déjà assouvi avec les motards mais un mec qui arrive avec son cuir de motard, ça me rend toujours dingue. On dîne dans un petit resto, on discute beaucoup, son sourire me ravage à chaque fois et quel profil ! Il a un nez sublime, quelle bonheur. A minuit et demi, on se décide à partir, comprenant que le restaurant n’attendait que notre départ pour fermer. Retour en moto, je me colle un peu contre lui, j’adore ce moyen de transport ! Il me dépose chez moi, je lui fais la bise et je pars me coucher. En effet, il faut savoir que la veille, j’avais passé la nuit avec Laurent donc j’avais plutôt envie de dormir.
 
Deux jours plus tard, je reçois un texto : « ça te dit qu’on se voit ce soir ? » Pas de chance, j’avais rendez-vous avec Raphaël donc je lui réponds : « Non, je ne suis pas libre ce soir mais on peut se voir un autre soir, si tu veux. » Réponse : « Bien sûr que je veux. » Moi : « Si je ne m’abuse, je suis libre demain soir. » « Ok mais n’abuse pas trop, je suis un garçon fragile. » Mercredi soir, rendez-vous avec Raph’ et brouette. Jeudi soir, Arnaud vient me chercher à nouveau en moto, on part dans un bar, il m’offre deux bières, on discute amour et couple, c’est fantastique. Il me ramène chez moi, on longe la Tour Eiffel qui scintille encore, j’hésite à l’embrasser mais je me contente de lui faire la bise, ne sachant trop ce qu’il pense de moi. Oui, comme je l’ai expliqué le lendemain à Clara qui venait de me traiter de triple buse (non, elle n’a pas dit ça, elle a dit : « Non mais Nina, attends, c’est clair qu’il veut sortir avec toi ! »), je ne savais pas s’il m’invitait en espérant mélanger sa langue avec la mienne ou si c’était juste parce que ses potes étaient en vacances et qu’il s’ennuyait. Pourtant, Athéna m’avait tiré les cartes quelques jours avant et m’avait dit qu’il ressentait des choses très positives pour moi, même si j’allais avoir une relation sexuelle avec un mec nettement moins correct. Avec le recul, j’ai l’impression qu’elle a eu totalement raison, certain comportements m’interpellent et m’agacent un peu mais peu importe.
 
Le lendemain, on papote sur MSN en tout bien tout honneur, on aborde le sujet ô combien érotique des chatouilles. A un moment, je lui indique que s’il me chatouillait les pieds, il s’exposerait à mes foudres puis la conversation retombe. Voici le dialogue, retranscris à peu près tel quel :
Moi : Tu boudes ?
Lui : Oui.
Moi : Oh, pourquoi ? 🙂
Lui : Parce que j’ai l’impression que tu joues avec moi et je ne sais pas ce que tu me veux.
Dieu merci, j’étais assise, sinon, je serais tombée et je me serais fait très mal. Que répondre ? Feindre l’indifférence ou exprimer mon attirance ? Je suis au pied du mur, je ne peux plus reculer mais je ne me lance pas franchement non plus. Courage, fuyons. Je lui demande donc pourquoi il pense que je joue avec lui et il m’explique que je lui envoie des signes contraires. Franchement, je ne sais pas ce que j’ai fait pour qu’il croit que je n’étais pas intéressée, il ne m’a pas expliqué mais je finis par me dévoiler : « j’allais pas sortir avec toi alors que tu pars trois semaines en vacances, il y a mieux comme début de relation. »
 
Loin des yeux, loin du cœur… ?
Durant ses vacances, il ne m’appelle pas et ça m’énerve, surtout qu’il m’avait demandé l’autorisation de le faire. A quoi ça sert de me dire des jolies choses s’il ne se passe rien derrière ? Un soir, je le retrouve sur MSN, on discute et je joue un peu ma chieuse : « puisque tu ne m’as pas appelée, tu me dois un cadeau ! Et j’espère que tu as pensé à la carte postale. » Bon, je suis un peu agacée par son comportement désinvolte, je comprends que l’adage : « loin des yeux, loin du cœur » se vérifie tant de son côté que du mien. De retour à Paris après une semaine de vacances en province, je trouve une carte postale de Bretagne dans ma boîte aux lettres, je la retourne et là, voici le texte, retranscris dans son intégralité pour toi, lecteur : « : – )) Arnaud ». Y aurait pas un peu du foutage de gueule, là ? Surtout que monsieur en remet une couche dans le côté provocation : deux jours avant, j’avais reçu un texto : « on est à côté de chez toi, t’es où ? lol On est presque arrivés, on va choper la crève tellement il fait beau ». Bon, de un, je lui avais demandé s’ils passaient près de chez moi pour qu’on se voit, donc la première partie du message est quelque peu agaçante. Certes, ils ne sont pas passés par ma ville mais ce n’est pas une raison pour tourner le couteau dans la plaie. Concernant la deuxième partie, je n’ai eu que la pluie durant mes vacances, façon subtile de me le rappeler. Comme je suis une peste, je réponds : « Je suis en string au bord de ma piscine, j’attends un charmant garçon ». La première partie est totalement fausse, il pleuvait des cordes, le thermomètre culminait à 15°… La deuxième partie est vraie, par contre, mais précisons : le charmant garçon, c’est Gauthier ! 
 
On s’approche cependant de notre retour commun, je me décide à faire le premier pas en envoyant un texto hautement érotique : « tu rentres quand sur Paris ? Moi lundi soir ». Hou, c’est chaud ! S’ensuit un dialogue SMS particulièrement torride à base de : « si tu es à Paris lundi, viens me chercher à la gare ! ». Dimanche soir, alors que je suis honteusement avachie dans la voiture paternelle me ramenant de Perpignan où j’avais assisté à une cousinade, mon téléphone portable pousse son horrible chant. Je le saisis nonchalamment, persuadée que c’était Gauthier et, là, mon sang ne fait qu’un tour : Arnaud ! Je lui indique rapidement que je suis en voiture avec mes parents, je le rappellerai plus tard dans la soirée. Effectivement, après un repas rapidement expédié, me voilà à parler une heure avec le jeune homme au téléphone, c’est très agréable. Je retrouve un peu la complicité que j’avais avec lui lors de nos sorties nocturnes. Il propose de venir me chercher mais je lui explique qu’entre ma valise et mon chat, sur le moto, ça risque d’être serré mais il me dit qu’il essaiera quand même de venir me chercher en métro pour m’aider à porter mes valises.
 
Retour sur le lieu du (futur) crime
Lundi, jour J. Je monte dans le train avec ma valise et mon chat, je m’installe à une place qui n’est pas la mienne pour que Kenya et moi puissions avoir un peu d’espace (enfin, surtout moi, elle était dans sa panière, ça ne changeait rien pour elle). Mon téléphone sonne : Arnaud ! C’est bon, il finit tôt, il viendra me chercher ! Du coup, le voyage me paraît très long (surtout que c’est celui où j’ai dû supporter la monstresse blonde). Arrivée à destination, je vais un peu durer le plaisir en consommant une clope sur le quai de la gare mais je la jette alors qu’il restait trois bonnes bouffées dessus, trop impatiente. Je trace, je regarde partout, je n’ai pas mes lunettes donc la tâche est ardue. Enfin, il est là, en chemise bleue… Mon cœur bat la chamade, j’avais oublié à quel point il est séduisant. Il se charge de miss Kenya tandis que je fais rouler la valise. On rejoint une autre gare pour prendre mon train de banlieue mais celui-ci est annulé donc je lui propose d’aller boire un verre, en attendant. On discute une bonne heure puis retour (enfin) à demeure, je libère ma pauvre Kenya toute shootée qui va se baffrer de croquettes (quand même…). On boit un petit verre de vin puis on se rend au McDo (pas le choix) pour dîner, il me parle, je le regarde en admirant son merveilleux profil, j’ai hâte de me retrouver à nouveau seule avec lui, ce qui ne tarde pas trop (l’avantage du McDo).
 
De retour chez moi, on s’installe sur le canapé, je me colle bien à lui, cuisse contre cuisse, bras contre bras, je pose ma tête sur son épaule de temps en temps et…rien. Il s’occupe surtout de Kenya… A un moment, cependant, les choses s’accélèrent. Je portais ce jour-là un pantalon un peu original avec des cordons et il commence à s’amuser à les tirer, je me débats et voilà que je me retrouve la tête sur ses cuisses, allongée sur le dos, immobilisée car il me tenait les mains. Et enfin, il finit par m’embrasser. Puis il rigole et fait : « tu as dû trouver que j’étais long à me décider ! ». Oui, en effet ! Bon séance de pelotage puis il finit par rentrer chez lui sans brouette, malgré mes tentatives pour l’encourager à dormir chez moi. C’est bien la première fois qu’il ne se passe (presque) rien le premier soir !
 
Le lendemain, il va dîner chez sa mère, il revient sur MSN vers 21h30 et m’explique qu’il regarde Koh Lanta, ce qui me fait hurler mais il me répond : « y a rien d’autre à la télé ! ». Subtilement, je lui suggère de faire autre chose comme, par exemple, poser ses fesses sur sa moto et venir passer la soirée avec moi. Un quart d’heure plus tard, le voilà. Cette fois-ci nous finissons la nuit ensemble.
 
Et me voilà maquée !
Je suis étonnée à quel point il est facile de retrouver des réflexes de couple Je me rends compte que cette complicité entre deux personnes, cette tendance à être et non plus paraître avec un homme avec qui on se sent bien me manquait. Pour le moment, tout est rose, forcément, tout est neuf, les inconvénients du couple sont loin. Actuellement, le seul point négatif, c’est l’absence de câlins (même pas sexuels) le matin. A peine le réveil a-t-il sonné qu’il est levé et habillé, à peine un smack et le voilà parti.
 
Ce week-end, on va essayer de se croiser, une fois que j’aurai abandonné mes parents, en visite sur la capitale. Je suis officiellement célibataire mais vus les stigmates d’une vie sexuelle intense qui marquent mon cou (j’ai des suçons, en clair), ça m’étonnerait qu’ils ne comprennent pas.
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Laurent

Ce matin, je me suis levée avec des fourmis au creux des reins, une envie soudaine de faire de jolies brouettes en attendant le retour d’Arnaud, la semaine prochaine. Je saisis donc mon téléphone et envoie un texto plein d’amour et de romantisme à mon plan brouette régulier, Laurent. Message : « Tu es dispo demain soir ? » Réponse : « non, j’ai une copine maintenant ». Ah ben merde ! A une semaine près, c’est moi qui répondais ça… Quelle lose, quel froissement de mon ego surdimensionné… Du coup, je replonge dans les souvenirs et voici mes histoires de brouettes avec Laurent.

Un jeune homme chaud bouillant

Tout a commencé sur le blog de Nicolin, je faisais l’andouille, pour changer, quand Agnès me demande si je suis une vraie blonde. Non, lui répondis-je, je suis châtain clair. Elle me file alors l’adresse MSN d’un mec qui cherche une blonde. Amusée, je rentre l’adresse dans mon MSN et me voilà en contact avec un garçon à la photo plutôt plaisante. On parle un peu, il me veut, là, de suite, mais je calme un peu ses ardeurs. Non, on ne baisera pas ce soir, j’ai autre chose de prévu (je me souviens plus quoi), je ne suis pas disponible avant le vendredi : rendez-vous avec Nicolin et Reno le mercredi, soirée brouette le jeudi (ça a foiré, heureusement, vu celle du mercredi qui m’avait épuisée). Je lui réserve donc mon vendredi soir en lui précisant que, non, on n’allait pas directement chez lui mais on passait d’abord boire un verre, au cas où. Mais que ce jeune homme est pressé ! Il n’empêche qu’il me plaît et que, en plus, j’adore son prénom. Coucher avec un Laurent, un de mes fantasmes va se réaliser (oui, je sais, j’ai des fantasmes à la con).

Vendredi soir, 21h. Ce rendez-vous tombait à pic car il me permettait de ne pas faire tout le trajet avec mon chef de rubrique d’un webzine où je bosse qui me met mal à l’aise parce que je ne comprends pas bien ce qu’il me veut, s’il regarde tout le monde avec ce regard libidineux ou pas. Bref, je quitte donc la rame plus tôt pour rejoindre le mystérieux Laurent. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, notre discussion MSN m’avait un peu interpellée : d’un côté très chaud et un peu lourd, de l’autre un gars qui me paraît pas mal intéressant. A sa demande, j’avais mis un décolleté qu’on devrait appeler « dépoitriné », à ce niveau là. Je sors du métro, il est là, il m’attend. En photo, il était mignon. En vrai, il l’est tellement plus ! Blonds, yeux bleus, bien fait, bien habillé… J’ai une pensée pleine de gratitude pour miss Agnès !

Comme convenu, on se pose au premier café venu, je commande un coca, lui un demi. Je précise que je venais déjà d’en boire un lors de ma réunion média qui avait précédé. On commence à discuter de tout et de rien, il me parle de ma passion pour la photo, nous voici avec un point en commun. Il est étonné par mon accent, j’avais omis de lui préciser que j’étais une petite provinciale. Lui-même vient de Bretagne. C’est fou la côte que j’ai avec les Bretons ou personnes assimilées (je parle de toi, là, charmant lecteur) : Arnaud est aussi Breton. Arnaud est aussi blond avec des beaux yeux, il aime la plongée et est allergique aux chats, tout comme Laurent ! Tout ceci s’annonce compliqué, je dois être attentive à ne pas confondre les deux ! Bon, on discute, le serveur nous fait un numéro pas possible en manquant de renverser le demi sur les genoux de mon charmant compagnon, il fait semblant de trébucher, à un moment…Bref, il en fait des caisses.

Doigts de fée

A un moment, je sens sa main commencer à effleurer très imperceptiblement ma cuisse mais ses caresses s’intensifient un peu, je suis troublée mais je feins le contraire. C’est à ce moment-là que Clara, qui devait venir vivre chez moi la semaine suivante appelle. Je lui fais aimablement comprendre que je ne suis pas seule. « Ah, tu es avec le Marseillais ? » Bon, je vais encore la sidérer mais je lui réponds la vérité. Et l’autre qui continue à me caresser la cuisse, je n’en peux plus. Finalement, j’abandonne mon coca que je ne parvenais pas à finir et nous voilà partis chez lui. Cinq étages sans ascenseur, aïe ! On récupère un peu notre souffle et là, il me fait : « Je peux t’embrasser ? » Non, banane, je suis venue chez toi juste pour qu’on joue au scrabble. Comme je lui donne mon autorisation, il s’exécute, il embrasse bien, j’aime bien ses lèvres, un peu épaisses, c’est super agréable. Il me pousse délicatement vers sa chambre (son appartement est tout en long) et nous atterrissons sur son lit, c’est parti pour un long effeuillage très agréable. Il est très adroit avec ses mains, il sait y faire, ce garçon, c’est prometteur.

Effectivement, je vibre sous ses doigts, quel délice ! Je lui ôte son caleçon et là, SEIGNEUR DIEU ! Généralement, je reste discrète sur les proportions anatomiques de mes conquêtes mais là, ça vaut vraiment la peine d’en parler. Sans exagérer, elle avait des proportions impressionnantes, tant en longueur qu’en largeur. Bref, comme je suis bien élevée, je m’en occupe dignement, sans laisser paraître mon étonnement. Après d’exquis préliminaires, voilà le moment X, il enfile une capote et là, je comprends plus trop ce qu’il fait, si ce n’est qu’il est en train d’imprimer sa montre dans ma cuisse et ce n’est pas super agréable. Messieurs, si vous pouviez penser à enlever votre montre à ce moment-là, ce serait super appréciable. Et là, c’est le drame : panne. Je le rassure gentiment et il me fait : « non mais ça me le fait tout le temps la première fois avec une fille, c’est pas grave ! ». Bon, d’accord. On fume, on discute, j’adore ce mec, la soirée est vraiment magique, malgré le faux départ. Deuxième tentative, il commence à me caresser gentiment puis ses doigts se glissent mine de rien vers mon intimité dont il s’occupe à la perfection. A ce moment-là, j’avoue avoir pensé : « lui, il a été lesbienne dans une vie antérieure, c’est pas possible ! ». Je trouve que la plupart des mecs n’ont pas compris que notre intimité, c’est fragile, faut pas y aller comme des bourrins. On me rétorquera que les filles ne sont pas toujours très précautionneuses avec le pénis du monsieur,  c’est vrai aussi. Bref, tentative deux : au bout de trente secondes de pénétration, re-panne. Troisième tentative, je prends les choses en main (si j’ose dire), il me fera pas le coup de la panne, cette fois-ci ! Sauf que je suis tellement douée en préliminaires qu’après deux minutes de chevauchage, il m’informe poliment : « j’ai joui ». Là , je commence à penser : « gros zizi, mauvais coup ». Heureusement, la quatrième tentative a été la bonne. Le lendemain matin, on se réveille doucement, il commence à me caresser innocemment et glisse vers le centre de mon plaisir. Et c’est reparti pour une brouette, quel gourmand !

Plongée et vie sous-marine

En dehors des brouettes, j’ai beaucoup aimé la soirée, on parle tout à fait sans tabou. Bon, évidemment, à partir du moment où un mec visite mon intimité, on peut parler sexe. On discute donc de la nécessite ou non de ne pas coucher le premier soir et de ce qui est le plus agréable pour un mec en matière de fellation et de pénétration. J’avoue que je me pose toujours beaucoup de questions sur le plaisir masculin et j’aime pas avoir des opinions sur le sujet. D’ailleurs, à un moment, il râle car il ne reste que quatre préservatifs (c’était quand même deux heures du matin) et je lui réponds que j’aurais dû amener les miens. « Non, je ne rentre pas dans les normaux, ils me serrent trop ». Oui, tu m’étonnes !

Il m’a aussi montré des photos de son voyage en Thaïlande, dans le Sahara, puis on a regardé des reportages sur la vie sous-marine. Le lendemain, je pars un peu vite car je devais repasser chez moi me doucher et faire le ménage avant l’arrivée de Clara, j’ai des courbatures partout… Ça m’apprendra à avoir une vie sexuelle de débauchée. Alors que je pars, il me demande quand on se reverra, ce qui me fait plutôt plaisir : je lui ai fait grande impression à celui-là.

La semaine suivante, je vis donc en colocation avec Clara et je rencontre Arnaud mais ce n’est pas pour autant que je vais abandonner Laurent. Le week-end, puisque Clara s’en va vivre ailleurs (chez son meilleur ami), me revoilà à nouveau chez lui. Il vient me chercher au métro car j’étais plus sûre de me souvenir du trajet exact (pourtant simple comme bonjour), il arrive et m’embrasse. C’est étrange, je ne suis plus habituée à ce qu’on m’embrasse dans la rue, ça me fait bizarre… Nous revoici chez lui, on passe de suite à l’essentiel puis on discute tranquillement en fumant. La nuit est très agréable, pas de panne cette fois-ci. Au moment de se coucher, il m’explique qu’il aime bien s’endormir devant un film. Personnellement, j’avais passé la nuit précédente en boîte à faire l’amour à un poteau donc je sombre très vite dans le sommeil. J’ai du mal à dormir, pourtant, je me réveille de temps en temps, il regarde toujours ses films. A un moment, j’émerge et j’entends de l’anglais, je regarde l’écran : un dessin animé en VO, je regarde l’heure : 6h30 !! Et bien, j’en connais un qui va avoir du mal à aller bosser. Effectivement, réveil difficile, on se loupe en beauté et même pas de brouette. A peine éveillé, il allume une clope puis va se doucher tandis que je m’habille tranquillement et on repart en même temps.

Les histoires de brouettes ne se terminent pas toujours en apothéose

Troisième rencard. Durant la semaine, je vois deux fois Arnaud mais il ne se passe rien donc je file à nouveau rendez-vous à Laurent, sachant que je ne serai plus disponible après. Le problème, c’est qu’Arnaud est motard donc quand on sort, c’est en moto, et je suis fragile donc dans la journée, je commence à être un peu enrhumée, je me sens super vaseuse dans le métro mais je poursuis ma route : je peux plus annuler, à présent. J’arrive et je suis accueillie par un bisou et un : « J’ai arrêté de fumer, je suis énervé ! » Rappelons que la première chose que fait ce jeune homme au réveil, c’est de fumer. Bon, je la sens mal, la soirée. Hop, on débute par l’essentiel, brouette grande classe avec des préliminaires qui me font grimper aux rideaux. Bon, ça va. Après, il allume la télé et nous voilà à regarder Koh Lanta, émission que je ne connaissais pas. Bon, maintenant, je comprends pourquoi je ne regardais pas. On mange des graines de tournesol, en attendant, ça l’aide à ne pas fumer mais ça ne l’empêche pas de m’en taxer une à un moment (alors que j’avais décidé de ne pas fumer pour ne pas le tenter). A un moment, mon nez commence à couler donc j’attrape un mouchoir et là, il me fait : « tu es enrhumée ? » Je sens que ça ne lui plaît pas, mais alors pas du tout. Effectivement, ça jette un froid (c’est le cas de le dire). Je le taquine un peu en lui disant : « Quoi, t’as peur que je te le refile ? Non mais j’aime pas ça, ça me dégoûte ». Après ça, on regarde le début de « mon incroyable fiancé », une émission totalement bidonnée donc il lance un film sur son PC, « Good Bye Lenin » que je connaissais déjà mais ça me dérangeait pas de le revoir. Au départ, je me colle contre lui pour câliner un peu mais il m’adresse un charmant : « mouche-toi ! » Bon, ok, je vais rester de mon côté. Fin du film, il repart en boucle, je sens que je vais encore bien dormir : Laurent dort et ne s’en est pas rendu compte, je ne connais pas son pc et n’ose pas l’éteindre moi-même. Dieu merci, à un moment, il se réveille et me gratifie d’un mini câlin et il finit par éteindre l’ordinateur, merci bien. Au réveil, le lendemain, j’ai droit à une autre brouette puis il me taxe des cigarettes, on se rendort jusqu’à tard, devant la télé. A nouveau réveillés, je commence à me sentir fiévreuse, on regarde quelques documentaires sur la 5 puis je finis par m’habiller et partir, après un petit bisou. J’ai la sensation que c’est la dernière mais pas tant parce qu’il va se trouver une copine mais plus parce que je vais sortir avec Arnaud.

Voilà, maintenant, c’est sûr, c’était la dernière. J’avoue que ça m’ennuie un peu que notre dernière nuit ait été aussi médiocre… Tant pis, je garde tout de même un bon souvenir de lui, dommage qu’on ne se revoit pas en toute amitié.

 

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