Le travail, ce milieu profondément injuste

Aujourd’hui, je vous propose de faire d’une pierre, deux coups : pourquoi je déteste qu’on mette le travail au coeur de nos vies et pourquoi je n’aime pas Emmanuel Macron. Parce que les deux sont liés, en fait, vous allez voir. Parce qu’au fond, le milieu du travail est profondément injuste, c’est là où tu apprends que ça ne sert à rien d’être le meilleur voire d’être bon : il faut juste être stratège.

Réunion stratégique de travail

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C’est mon ancienne collègue Salima qui m’avait expliqué ça un jour alors qu’elle suivait un programme sur les femmes dans les entreprises (programme que je suis censée suivre aussi dans ma boîte mais après trois annulations du dej “pour en parler”, plus personne n’en a jamais plus parlé) : “Tu vois, souvent, quand un poste est à pourvoir, une femme va se défoncer sur ses dossiers pour prouver qu’elle est la meilleure. Un mec va aller traîner à la machine à café et taper la discute avec celui en charge de filer la promotion. Au moment de choisir, tu crois qu’il prendra la bonne élève ou le gars sympa ?” Et franchement, je le constate tous les jours. Ne voyez aucune aigreur dans mes propos. Ca me met en colère, j’ai encore eu la démonstration flagrante qu’une abondante couche de salive appliquée régulièrement et avec soin par la langue sur les parties les plus délicates des dirigeants assurera toujours une ascension rapide alors que ceux qui se contentent de leur loyauté se font bien marcher dessus.

Le fayot au travail injuste

Je suis une bonne élève et je me fais régulièrement baiser la gueule, doubler par la droite par des gens sans que je comprenne pourquoi et comment. J’ai eu beaucoup de colère par rapport à ça, j’ai quelques fois des remontées de bile quand je vois où je devrais être si l’ordre avait été respecté mais au fond, j’ai fait mon deuil de ça. J’ai essayé de jouer plus le jeu, lécher plus les culs et me montrer mais… Je lâche vite l’affaire, je n’y arrive pas. Ce n’est juste pas moi, je n’arrive pas à me faire violence. De toute façon, je n’ai plus envie d’être chef de quoi que ce soit, je cours après le sens, pas après le titre ronflant. Récemment, j’ai eu l’occasion de, peut-être, montrer un pôle social media dans une agence qui monte. J’ai refusé. Je ne veux plus faire ça, je reste fidèle à mes projections. Bye titre ronflant et salaire qui me fait péter dans la tranche supérieure niveau impôts mais parce que je refuse de me définir uniquement par mon travail, j’ai décliné.

Eva Green comme un chef

Le souci, c’est que si je suis résignée à être sur le bord de la route pour la suite de ma carrière, malgré les “oh, qu’elle est brillante, cette fille”, en parlant de moi, ça reste gonflant de voir que ce sont souvent les plus perfides et pas forcément les plus compétents qui grimpent les marches à toute vitesse. Je pense que vous avez tous au moins un exemple en tête. Et ce panier de crabe devrait être le centre de ma vie. Pleaaaaaaaaaaaase… De toute façon, mon rêve à moi serait de publier des romans, d’acheter une ferme à retaper en Grèce et en faire un centre de bien-être avec stages de yoga, bouffe vegan et/ou macrobiotique, café et académie des chats inclus. Oui, c’est cette histoire que je rêve de m’écrire, pas celle d’une meuf engoncée dans un tailleur et décolleté profond qui va raconter de la merde toute la journée pour ramasser ses dizaines et dizaines de k€. Déjà que je le fais un peu (mais je mets pas de talons et j’ai pas tant de k€ que ça, erf)…

Femme qui réussit

Et voilà pourquoi je déteste Macron, au fond (je l’avais pas oublié). Parce qu’il est l’archétype de tout ça. Le mec a suivi la voix royale, a toujours su jouer de ses relations pour parvenir là où il en est sans jamais avoir réellement prouvé sa compétence. Non mais attendez, le mec se présente à la Présidentielle sans jamais avoir exercé le moindre mandat nulle part… Tranquille. Il parle, il drague ceux qui distribuent les promotions (pas les plus pauvres donc pour qui il ne cache pas son mépris mais le mec t’explique qu’il est ni de droite ni de gauche alors qu’il transpire l’ultra libéralisme et que la notion même de solidarité semble lui donner la nausée). Il grille la politesse à tout le monde parce qu’il a vaguement occupé un Ministère pendant 3 ans et pondu une loi tellement mal foutue qu’il l’a passée au 49-3. Je veux dire concrètement, c’est quoi le bilan de Macron ? Personne n’en parle, CURIEUSEMENT. Parlons plutôt de sa femme, tiens, c’est vendeur ça (non). Mais comme le mec a bien su copiner avec les puissants et les propriétaires de journaux, on nous le vend comme un candidat crédible, celui qui va pouvoir faire barrage au FN et à la droite. Peut-être. Sauf que curieusement, dans mon entourage, personne ne va voter pour lui, à part ceux qui espèrent choper une place d’élu de son parti fantoche. Mais après tout, on l’a vu, c’est plus payant de faire la roue à la machine à café que de bosser dur sur ses dossiers (mais ça te parle de valeur travail, t’séééééé)… J’espère que l’électorat français ne sera pas dupe.

 

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J’avais pas tout compris à la vie

Longtemps, j’ai été conne. Naïve et prétentieuse. Pourtant, la vie me tapait régulièrement sur les doigts pour me démontrer que j’avais tort mais je persistais. Pendant longtemps, j’ai refusé de jouer le grand jeu de l’entreprise, estimant que mon talent parlerait pour moi. Ahah.

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Déjà mon principal talent, ne nous mentons pas, c’est l’écriture. Et j’ai rarement l’occasion de m’offrir de sublimes envolées lyriques dans les powerpoints même si une chef de marque m’a récemment félicitée pour ma strat « super bien écrite ». Oui, les powerpoints, c’est fait pour être factuel, point de métaphores, théories, adverbes ou périphrases. Du coup, mon talent en écriture devient limité anecdotique sauf pour les plannings éditos (j’en écris trois par mois, c’est pas la folaïe non plus). Après, je me rêvais un peu blogueuse découverte par une maison d’édition. Ce qui est arrivé d’ailleurs. Deux fois. Mais j’ai jamais écrit ce qu’on m’avait demandé. Belles occasions ratées.

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Le talent ne suffit pas. En quasi 6 ans de community management et stratégie, j’ai appris, j’ai cravaché. Je fais des PPT pas trop dégueulasses, je m’en sors pas mal en excel (même si je dois progresser en tableaux croisés), je suis même carrément pas mauvaise en campagne Facebook et j’en parle crânement devant mon client qui m’appelle désormais « la Reine de Facebook ». Ouais. Quelque chose à changé en moi. Est-ce le travail de la naturopathe, la maturité, les deux ? Ou ma sœur qui m’a dit : »Faire du bon boulot, ça suffit pas ! Tu vois, machine, dès qu’elle sort un truc, elle envoie un mail à toute la boîte, tout le monde sait qui elle est ». Ah oui mais moi, me faire mousser, c’est pas mon truc. C’est là que j’ai été conne.

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Oui, je n’aime pas me mettre en avant. Quand on me dit « ouah, super taf! », je réponds en haussant les épaules « bah, j’ai juste fait mon travail ! ». En gestion de projet, on ne réinvente pas la roue tous les jours. Tu suis ton process et tu as logiquement ton petit projet au bout du chemin (le chemin reste compliqué mais le client n’a pas à le savoir). Quand tu réponds à une question simple pour toi, ça ne te paraît rien. L’autre jour, un commercial vient me demander un truc, je transfère la demande à Facebook car j’avais un doute, mettant ma chef, alors en réunion, en copie. Elle revient « Nina, qui t’as demandé ça ? » »Julien ». »Il aurait dû d’abord me demander à moi ». »Oh mais ça m’a pris 10 minutes… » »Oui mais 10 mn de ci, de la… ».

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Avant, j’étais conne de penser que je n’avais pas à vanter mon travail, qu’il parlait de lui-même. Aujourd’hui, je reste conne d’être serviable. Parce qu’on vient tout me demander et que je réponds rarement non. Mais il y a là un équilibre intéressant à trouver. En devenant « la fille qui sait », « la fille efficace et organisée » (oui, ma chef m’a dit l’autre jour que j’étais la plus organisée… Alors que je le définis volontiers comme complètement bordélique), tu te places en indispensable sans pour autant faire grincer des dents pour cause d’arrogance. Par contre, tu te plombes un peu en restant trop opérationnelle, moins force de proposition et surtout en décollant un peu plus tard car 10 mn+10 mn+10 mn… Et du coup, on peut passer de fille top à fille désorganisée… Dans le monde du travail, on retient toujours plus tes erreurs ou tes moments d’errements que les moments où tu bosses bien.

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Alors j’ai compris. Sans se tuer à la tâche, faut jouer le jeu, rentrer dans le moule. Les esprits libres s’exprimeront après 19h(30)… Quoi qu’il est toujours bon d’insérer un peu de folie dans son travail, restons dans les limitées acceptables pour nos chefs et DRH. Parce que c’est le jeu et qu’on aura toujours du mal à s’en sortit sans suivre les règles de base. Être génial, oui, mais en arrivant à 9h30 et en rendant les documents à temps. On ne gagnera pas à tenter de la faire à l’envers.

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Le premier artisan de notre réussite ? Moi. Toi. Et comment réussir si on ne met pas notre travail en vitrine ? Si vous avez une idée autre que jouer le jeu intelligemment (hors création de sa propre boîte je veux dire), je prends vos conseils !

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J’ai testé pour vous : la plage nudiste

Sous titre : la blogueuse chez les culs nus.

Le naturisme et moi, on ne s’était jamais côtoyés. Je n’en pensais rien, c’était juste des images d’Epinal distillées par les 3 reportages et demis que j’ai pu entrevoir sur TF1 et/ou M6. Non qu’ils n’aient réalisés que si peu de reportages, c’est surtout que je ne les regarde pas. Bref, pour moi, naturisme = gens à poils rigolards.

Avril ou mai, Anna, Anaïs et moi décidons de nous offrir une semaine de plongée avec l’UCPA et nous élisons le centre de l’Ile du Levant. Oh mais dis donc, c’est une île moitié militaire, moitié naturiste… Oh ben dis donc, j’ai déjà des images de Louis de Funès s’excitant comme un taré sur son sifflet au milieu des culs et des seins. On va rigoler. Anaïs et moi sommes assez chaudes pour jouer le jeu. Après tout, c’est l’occasion.

Arrivées sur le Levant, on croise du pénis, des fesses et du nibard en veux-tu, en voilà. Sur le port (une dame au paréo inutile se fait réprimander), à la supérette, les culs sont nus. J’apprends que les gens habillés sont des « textiles ». Bien. Première excursion timide un soir, je voulais me promener sur un petit sentier amenant à la plage nudiste, j’entraîne Anaïs, Gabrielle, une camarade de chambrée, et un couple. Arrivés devant le portail nous demandant de nous mettre à nus, on se résoud à faire demi tour mais un jeune couple nu nous invite à les suivre. 10 mètres plus loin, une première remarque sur notre tenue fuse. Ok, demi tour.

Le vendredi, la plongée est annulée pour cause de gros vent et on demande à l’un de nos encadrants quelle est la tenue autorisée à la plage. En gros, le slip de bain, c’est oui ou non ? Ben, c’est bof : si on n’est que peu, c’est envisageable mais pas très conseillé.

Le samedi, jour du départ, nous décidons avec Anaïs de ne pas prendre la même navette que les autres pour profiter de la plage. On veut savoir ce que c’est. Le vent est tombé donc ma pire crainte quant au nudisme s’envole : le sable ne viendra pas taper l’incruste dans mes moindres replis… Non parce que la nudité (la mienne ou celle des autres), je m’en fiche un peu mais j’ai 2 craintes : un coup de soleil sur les seins (je ne bronze jamais topless) et du sable dans la vulve. Bref, on se pose sur la plage d’abord en paréo et slip de bain, un de nos co stagiaires qui traînait par là nous rejoint, simplement vêtu d’un t-shirt. Okayyyy, on papote avec lui, même pas peur.

Ensuite, on se jette à l’eau. Pas très vite parce qu’on est mortes de froid. Une fois que l’eau nous arrive à la taille (20 minutes plus tard), on finit par virer le bas et… mmm, quelle étrange sensation. Je sens du froid dans ma raie des fesses et sur mon sexe quand je nage… Mais pour tout dire, c’est pas si désagréable, assez marrant. Un couple nous parle gentiment de la température de l’eau, ambiance conviviale. On sort de l’eau sans le bas de maillot mais il est déjà l’heure de filer.

Moralité : pas grand chose en fait. J’ai été un peu étonnée par la « tension » textiles vs tous nus, j’ai entendu plusieurs de mes co stagiaires râler du manque de tolérance des naturistes qui ne voulaient pas de textile sur la plage. Bah attendez les gars, vous apprécieriez, vous, des naturistes sur une plage qui ne l’est pas ? Bon par contre, j’avoue avoir triché lors d’une balade sur un sentier dit nudiste mais on n’était là que pour se balader et mon maillot n’ayant pas de bretelles, on pouvait penser que j’étais nue sous mon paréo (plusieurs stagiaires m’ont posé la question d’ailleurs). Mais me balader à poil en forêt (même si les chaussures sont autorisées), ça m’a pas trop parlé. Non mais si je tombe, ça va faire mal quoi (j’avais aussi un short en jean, plus court que mon paréo).

Bref, ça ne m’a ni emballée ni dégoûtée. Je ne pense pas courir les plages nudistes à l’avenir mais je peux tout à fait envisager y retourner. Avec une bonne crème solaire.

Par contre, j’avoue une admiration totale pour les courageux nudistes de la supérette. Parce que moi, j’y étais habillée et je me gelais pourtant bien les fesses !

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Jamais je n’épouserai un pompier

(sous titre : enterrement de vie de jeune fille de ma soeur et de son futur mari).

Comme vous le savez parce que j’en ai déjà parlé, ma soeur se marie cet été. Dans 2 mois précisément, elle dira oui et j’en pleurerai certainement. De joie, hein, je suis heureuse pour elle. Je commence vraiment à réaliser en fait, ça me fait un peu bizarre. Ma petite soeur, le petit bébé joufflu avec sa coiffure à la Mireille Matthieu qui butait sur un tas de mots, la petite Alice qui traînait partout son « manteau », une vieille couverture est aujourd’hui une femme et va épouser l’homme qu’elle aime. Mais où sont passées ces 28 dernières
années ? Mais trêve d’envolées lyriques de supermarché, passons à la narration. Ca vous inspirera peut-être.

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Les témoins ont super assuré, nous avons régulièrement reçu des mails nous tenant au courant de l’évolution de la situation. Le matin, on prend Anthony tandis que les garçons s’occupent d’Alice puis on récupère notre jeune fille pour l’après-midi pour se retrouver en fin de journée tous ensemble. Sauf que je sais pas s’il s’agit d’une loi universelle immuable ou c’est parce que c’est une histoire dans laquelle je suis impliquée mais y a eu couilles dans le potage. Au pluriel. Le vendredi, Alice descend de Paris avec son Anthony et un quintet
de pompiers survoltés. 5h de train et une cinquantaine de bouteilles de bières décédées (!!), la troupe arrive très joyeuse. Alice rentre chez mes parents, Anthony chez les siens et les pompiers sont dispatchés chez les copains des futurs mariés. L’alcool aidant, les plus courageux décident de sortir. 5h45, le téléphone sonne chez Adrien, un pote de ma soeur convié à la fête « ouais, Adrien, c’est Guillaume, j’ai planté la voiture… ». Donc on a perdu une voiture (ça aurait pu être pire, la voiture est apparemment morte dans l’opération, une histoire de virage jamais négocié donc pam le mur). On se retrouve donc en retard sur le planning. Alice devait être tirée du lit à 7h30 par les garçons, elle ne l’a été qu’à 9h. A la même heure, on se rend, nous les filles, chez Anthony. Nous sommes accueillies par son père qui nous fait une révélation fracassante : « Ah ben Anthony, il est parti à la pêche! ». Oui, c’est véridique. Donc on l’appelle et il nous rejoint quelques minutes après. Le voici parti pour une matinée fille : café ou nesquick et viennoiseries avant de passer à la confection de muffins. Il a pas bronché, il a exécuté sa mission avec brio, il faut le dire, ses muffins avaient bonne gueule et sentaient bon. On file ensuite au marché où on retrouve ma soeur dans un état pas possible : bourrée (elle a eu droit à un petit déj
campagnard avec du vin), à moitié à poil car les pompiers ont ruiné son jean (en gros, il ne restait qu’une jambe, tout était arraché au niveau des fesses, l’obligeant à porter un truc autour des fesses pour ne pas exhiber sa culotte. Pendant la matinée, elle a dû pécher des poissons et les vendre au marché. A l’arrivée, elle a récolté 32 € sans que personne ne lui prenne le moindre poisson. Par contre les muffins sont partis tous seuls. 

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On récupère donc ma soeur, saoule, dépenaillée et trempée après avoir pris une rafale de vent alors qu’elle se penchait dans la fontaine pour y jeter ses poissons. Après un déj très sympa dans un salon de thé, on va buller au spa. Jacuzzi, hammam et sauna, elle revit (et ne sent plus le poisson car les pompiers l’ont un peu trempée dans le canal dégueu). 2h
de pure détente avant de partir pour Toulouse pour retrouver les garçons… pour un laser quest. Truc auquel j’ai pas joué depuis 10 ans. A l’arrivée, Anthony a été le meilleur (alors que je l’ai quand même descendu 4 fois), Alice aussi. Je m’en sors pas si mal, 24e sur 34, devant quelques pompiers vraiment pas doués parce que rappelons que je suis myope et mes lunettes ne sont plus trop à ma vue. De là, on file manger dans une bodega : tapas puis danse au programme.

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Une très belle journée qui a joué les after dimanche quand le très gros de la troupe a débarqué à la maison pour déjeuner. Dont les pompiers de Paris qui ont encore bu comme des trous (y en a quand même eu un qui a vomi sur la portière d’une voiture le samedi soir). Franchement, ils sont super marrants et très sympas mais tous ensemble, ils sont tout simplement ingérables. Compréhensible quand on connaît la discipline militaire à laquelle ils sont soumises (ils sont tous pompiers de Paris donc militaires, justement) mais pour ma soeur, la matinée a été looooongue. Elle a super bien joué le jeu, notons, mais la pauvre quand même. 

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Il n’empêche que ce fut un EVJF comme je les conçois : drôle sans être vulgaire ou pénible pour qui que ce soit avec une part belle faite au plaisir et au chouchoutage. Je regrette juste que les pompiers ne nous aient pas offerts un petit strip tease… Non parce que mine de rien, à force de faire la planche deux fois par jour (se tracter à la force du bras sur une planche, en tenue de sport puis en tenue de pompier), y avait du biceps et du pectoral à ne plus savoir qu’en faire. Et je le confesse, ça émoustille un petit peu quand
même…

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La méthode drague infaillible

Lecteur, lectrice, bonjour. Sache que si tu crois vraiment qu’on peut te filer une méthode de drague clé en main, c’est que tu rêves ta vie. C’est d’ailleurs ce que je vais tente de te prouver dans cet article mais en fait, je pense que tu en es déjà convaincu.

Il y a quelques années, je regarde la télé, un reportage de la 6 ou TF1 sur une école de drague, je me bidonne. Depuis, ça pullule et régulièrement, des mecs frustrés d’avoir payé je ne sais combien d’euros viennent m’insulter sur l’article de la drague dans la rue parce que merde, je joue pas le jeu, je ne veux pas me laisser draguer. Ben ouais, mon gars, la drague, ce n’est pas une question mathématique. Sors tes phrases toutes faites et tu vas voir le résultat : si tu es agressif, la fille ne te regardera même pas, si tu es drôle, elle va pouffer et reprendre son chemin. Y a que si tu es beau gosse et drôle et sympa que tu as une chance d’attirer son attention et encore, si tant est qu’elle soit disponible.

Messieurs, imaginez que j’écrive un article « comment draguer un mec » en donnant à mes lectrices une méthode clé en main avec petites phrases choc, sujets à aborder. Qu’allez-vous dire ? Quelque chose comme : « n’importe quoi, c’est un ramassis de clichés, tous les mecs n’aiment pas le foot, ne sont pas réactifs à ça… Moi en tout cas, je ne réagirais pas à ce genre d’approche ». Voilà, ben devinez quoi : nous les filles, c’est pareil. Les femmes ne sont pas toutes les mêmes, cette phrase n’est à sortir qu’en cas de grosse colère post rupture mais sinon, non. Un mec qui me paie tout pour me montrer qu’il est riche n’a que peu de chances de me séduire parce que non seulement je ne recherche pas la sécurité financière chez un homme mais le mec qui joue sur ça va me donner la sensation de m’acheter et ça, c’est non. Bref, si vous, les mecs, vous n’êtes pas sensibles aux mêmes choses, pourquoi nous, nous serions toutes sur le même mode ? Il n’y a pas de méthode de drague infaillible. Alors si payer des cours de drague peut donner confiance en vous, à la limite, pourquoi pas. Mais croire que trois phrases feront tomber les minettes, là, non. Même si vous êtes beau comme un camion. En général, peu de filles aiment les phrases toutes faites, faut qu’elle soit limitée la nana pour glousser sur un « Ton père est un voleur, il a pris toutes les étoiles dans le ciel pour te les mettre dans les yeux ».

Enfin, messieurs (et mesdemoiselles, le conseil s’applique à tout le monde), il faut comprendre une chose essentielle : votre proie n’attend pas forcément d’être draguée pour vivre. Dans la rue, le métro… il y a aussi des femmes en couple, heureuses, amoureuses et fidèles et qui n’ont aucune envie de se faire aborder. Le « tu ne sais pas ce que tu rates, pauvre conne », elles s’en foutent, elles savent ce qu’elles ont et leur mec ne les traiteraient jamais de pauvre conne, par exemple. Evidemment qu’un compliment, ça fait
plaisir et que même, s’il est dit gentiment, je remercierai celui qui me l’a adressé. Ce n’est pas pour autant que je viens d’accepter de sortir avec lui. Parfois, quand je lis les réactions sur l’article sus nommé, j’ai limite l’impression que si une fille ne répond pas à votre tentative d’approche par un refilage de numéro à minima, c’est une garce. Mais les mecs, on ne vous a pas attendu pour vivre. Et même si la fille draguée est célibataire, elle a le droit de ne pas tomber sous votre charme dévastateur et vos phrases pré fabriquées. Ca, c’est assez typique de meetic, aussi : le mec envoie un mail qui pue le copier/coller à 3 km et revient deux jours plus tard : « tu pourrais répondre au moins connasse ! ». Non, je ne réponds pas car d’abord, tu ne me plais pas (désolée mais je ne vais pas me forcer pour te faire plaisir) et ensuite, sur ce genre de site, il est impossible de papoter sans ambiguité. Je me souviens d’une fois où j’avais répondu à un mail rigolo, je commence à papoter avec le mec qui, au bout d’un quart d’heure me demande si notre différence d’âge n’est pas un obstacle. Outre le fait que 7 ans de différences, ce n’est pas significatif pour moi, on ne s’était encore jamais vus ! Le mariage était donc très loin. Mais il était un peu nerveux le monsieur, il m’a viré de MSN après que j’ai annulé notre rendez-vous car j’étais malade… pour de vrai.

Bref, la séduction est un jeu qui s’adapte à la personnalité qui est face à nous, la drague son avatar lourdingue. Ce n’est pas parce qu’on fait l’effort de faire le premier pas que l’autre doit obligatoirement nous répondre… Et le fait de se prendre un vent ne légitime aucune insulte.

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Réveillons la bourgeoisie

Comme vous le savez (ou pas), je suis en plein week-end familial. On a fait plein de choses, on est allé au théâtre, on s’est promené, on a mangé, on a mangé, on a mangé, on a bu, on a rigolé, on a mangé aussi. Mais festivité principale : le match de rugby au stade Jean Bouin. Attention Paris, le sud ouest débarque.

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Donc nous voici partis au match. En vert et noir, les couleurs du MTG XV qu’on va aller supporter. Ouais, nous, on joue le jeu à fond. On va supporter le Stade Toulousain ? On y va en rouge et noir (j’exilerai ma peur, j’irai plus haut que ces montagnes de douleur, en rouge et noir !! Oui, j’ai cherché les paroles sur google). Le BO ? En rouge et blanc, of course ! Perpignan ? Sang et or, mon ami ! Oui, y a quelques équipes comme ça qu’on soutient. En gros, on les aime toutes sauf le Stade Français. En fait, je n’ai rien contre l’équipe, soyons clairs. Ils
sont bons, y a pas à dire. Ce que je n’apprécie pas, c’est la mentalité business qu’il y a autour avec les calendriers, les CD, le côté paillettes. C’est à 1000 lieues du rugby. Et aujourd’hui, j’ai pu constater que le public parisien était aussi très en décalage.

Le rugby, c’est quand même un sport assez populo avec ses bandas, ses supporters qui gueulent… C’est un peu dur à décrire mais ça a son public particulier. Et les Parisiens n’ont rien à voir avec ça pour la plupart. L’Ovalie est chaleureuse, entre adversaires, on se salue, on se charrie mais ce n’est jamais méchant. Je me souviens l’an dernier pour la finale, on était en rouge et noir (j’exilerai ma peur… Ah merde, je l’ai déjà faite) et on a croisé pas mal de Biarrots qui nous interpellait, c’était marrant. Là, les Parisiens, ils ont autant de chaleur que mes pieds en hiver, c’est pour dire. Déjà, on aurait dit un florilège de Marie-Chantal et Jacques-Hub. Au début, ça nous faisait rire avec ma mère, après un peu moins. Les jeunes ? Ils sont venus avec le BDE d’HEC, je pense. Les vieux ? Ils sont venus direct après leur golf.

Alors nous, forcément, on ferait presque tâche à chanter « allez, allez, allez Sapiac !!! ». A côté de moi, un jeune aussi glacial que la caissière de la supérette à côté de chez moi. Tellement charmant qu’il m’a tourné le dos tout le match. T’as qu’à le dire si je t’emmerde du con, y a des places ailleurs ! Du coup, j’en ai fait des caisses à applaudir, à huer, à me lever en applaudissant comme une dingue quand le MTG a marqué ses deux essais, à rigoler comme une bossue aux blagues de Yohann, à chanter très très fort. Franchement, à nous 5 (Anthony était à l’autre bout du stade car il s’était planté dans son planning et on a acheté sa place après les nôtres donc voilà), on a foutu une putain d’ambiance et certains nous regardaient d’un air plutôt méprisant. Même le gamin de 8 ans devant moi n’a pas du tout apprécié mon interprétation d’ « Allez Sapiac ». Petit con.

Heureusement, ils ne sont pas tous comme ça. Un Parisien devant nous s’est beaucoup marré et dialoguait avec Yohann, nous demandant même à un moment « mais vous êtes tous comme ça par chez vous ou c’est un cas? ». De même, en arrivant et en repartant, certains nous interpellaient, nous taquinaient. A la fin du match, on a même eu droit à des félicitations car on a perdu avec les honneurs alors que certains connards pensaient qu’il n’y aurait pas de match genre Paris est 100 fois supérieur. Biarritz pensait la même chose y a presque un mois, ils se sont pris un match nul dans la gueule, mouahahahah ! Faut se méfier des hommes en vert et noir, non mais. Là, ils ont mené quasi tout le match mais ça faisait quelques années qu’ils n’étaient plus en TOP 14 et
ils ont du mal à tenir les distances.

Vous allez me dire : « t’aimes pas les supporters du Stade Français ? Et alors, on s’en fout. » Non mais en fait, de voir tous ces Jacques-Hub, Marie-Chantal, Pierre-Cécil et Marie-Hortense, ça m’a fait un peu peur pour l’avenir du rugby. Le rugby est par essence un sport populaire mais depuis sa professionnalisation, pas mal de gens ne peuvent plus se payer un
billet. L’an dernier, pour la finale, on a payé 60 euros notre billet. Alors, ok, on était au niveau du milieu du terrain… Mais complètement en haut du Stade de France, j’avais même le vertige… Je n’ose imaginer le prix des places en dessous de nous. Là, pour des places sur les tribunes latérales au niveau de l’enbut, ça faisait 35 euros. Et je vous dis pas la prix des places pour la Coupe du Monde. Mon père était un peu étonné du prix des places, en province, c’est pas ça du tout. Or en mettant des tarifs aussi prohibitifs, on aura plus des Jacques-Hub guindés incapables de chanter un « Allez Allez Paris ! » que de vrais aficionados prêts à mettre le feu au stade. Et là, je crois qu’on a tous à y perdre.


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Les allumeurs

On utilise rarement ce mot au masculin et pourtant, sache-le lecteur (et surtout lectrice), l’allumeur existe, j’en ai rencontrés. Et je te jure qu’il n’y a rien de plus gonflant ! Surtout que je n’en vois pas bien l’intérêt mais essayons d’analyser ça ensemble.

Qu’est-ce qu’un allumeur ? Un individu de sexe masculin qui s’amuse à chauffer une nana puis à l’éteindre, à la chauffer puis à l’éteindre, trouvant toujours une bonne excuse pour se défiler. Car les allumeurs que j’ai croisés me promettaient des nuits de folie à base de « je vais te faire vivre tes trucs, jamais t’avais eu droit à ça ». Mmmmmmmm, alléchant ! Sauf que moi, je suis un peu comme St Thomas : c’est pas tout de se vanter, faut prouver qu’on est à la hauteur, coco. Parce qu’à vous entendre, vous êtes aussi bien montés que Rocco et vous utilisez votre engin comme personne…

Bon, le jeu de séduction commence entre l’allumeur et sa proie (souvent moi, j’ai l’impression). Alors comment ça se passe ? C’est très simple. L’allumeur ferre sa proie et une fois qu’elle a mordu, il recule. Je vous fais un dialogue type :
« T’es trop belle, trop sexy, trop attirante…
Super, on se voit demain ?
Ah non, demain, je peux pas, j’ai piscine. »
Bon, ça peut arriver mais si à chaque fois que je propose de se voir, monsieur a un empêchement, je finis par me poser des questions, forcément. Non parce que j’ai parfois quelques moments d’absence, on dira, mais je suis quand même pas conne et au bout d’un certain temps, je me dis que le mec se fout de ma gueule. Sauf que j’ai un petit peu d’expérience quand même donc je sais très bien leur foutre leur nez dans leur merde. Donc en gros, je les laisse faire, genre, je rentre dans leur jeu et quand ça ne m’amuse plus, je le casse. En gros, je le laisse faire mon apologie puis je m’arrange pour le mettre en position de me faire une proposition indécente genre « ah, si j’étais là, je te ferais ça » et là, je place le « ben, viens ». Evidemment, l’allumeur dira non. Et puis quoi encore ? Donc, je me prends un non, quelle surprise ! Ok, alors, maintenant, explique-moi pourquoi tu te défiles TOUJOURS mon gars. Ce qui est fantastique avec les allumeurs, c’est que le problème vient jamais de vous mais d’eux : « c’est pas toi, c’est moi ». Peur de moi (mouahahahah !), peur de pas plaire, peur de pas être à la hauteur, peur, peur, peur… Ah ben oui, ça, à force de se vanter, il faut assurer. Donc là, je lâche plus, je pousse l’argumentation jusqu’au bout. En gros, je souligne l’absurdité de la situation : tu me veux, tu peux m’avoir mais tu recules, donc tu ne me veux pas vraiment. Et bien, tant pis, je m’en vais, tu as raté ta chance et viens pas pleurer après. Oui parce que l’allumeur, il vous considère un peu comme sa chose : je ne t’aurai pas mais personne ne t’aura. Et ta sœur, elle bat le beurre ? Donc en général, si le monsieur saisit pas sa chance, je l’envoie vite paître car je ne suis pas un jouet, je suis un être humain.

Bon, maintenant que nous avons présenté le cas, essayons d’analyser un peu tout ça. Moi, j’ai une théorie. En fait, j’en ai même deux. Alors, déjà, que personne ne me dise qu’il fait ça par gentillesse, genre « non mais il sait que tu lui plais et ce n’est pas réciproque mais il ne veut pas de blesser ». Non, dans ce cas, la vraie gentillesse serait de dire honnêtement à la demoiselle qu’on ne partage pas ses sentiments plutôt que de la laisser espérer en vain. Là, les allumeurs sont clairement égoïstes. Premier cas : l’allumeur aime avoir ses fans. Une baisse de confiance en soi ? Ah mais, c’est vrai, machine est folle de moi, allons l’allumer un peu pour tester la puissance de son amour. Oups, elle s’emballe, je vais lui dire que je dois partir chez le dentiste. Un salaud ? Ah ouais, carrément. Cas n°2 : on lui plaît mais le souci, c’est qu’on est pas la seule sur le coup et, à la limite, l’allumeur préfère l’autre. Donc le voilà pris entre une femme qui lui plaît et une femme à qui il plaît. Logiquement, il va tenter sa chance avec la première mais s’il se prend un vent, pas de panique ! Miss n°2 est là ! Il faut donc la maintenir à température le temps que les choses se fassent (ou non) avec miss n°1. Salaud ? Oui, aussi.

Suis-je trop dure ? Non, je pense pas. Qu’on ait peur de faire le « grand saut », je le comprends. Ça m’est déjà arrivé aussi. Sauf que sortir des excuses toujours bidon (j’ose même pas vous faire la liste de celles qu’on m’a données), c’est pas net, net… Mais ce qui m’énerve le plus, dans cette histoire, c’est le manque d’honnêteté. A chaque fois, j’ai laissé la porte ouverte au monsieur, je lui ai même dit plusieurs fois de le dire si je lui plaisais pas, histoire de faire gagner du temps à tout le monde. Non parce que je montrais clairement mon intérêt aux messieurs, c’était pas juste un jeu de flirt avec un qui est à fond les ballons et l’autre qui ne comprend pas, pas du tout. Donc, ils savent parfaitement quels sentiment j’ai à leur égard et ils en jouent. Franchement, je préfère un bon râteau qu’à ça. Parce que mine de rien, sur le coup, c’est plaisant ce jeu de séduction mais quand on se rend compte que c’est du vent, non seulement on se sent rejetée mais en plus, on se rend compte qu’on nous prend pour une conne. Idéal pour l’ego, ça, garanti 100% déprime. Et puis en plus, on a tendance à pas voir de suite le jeu de ces vicieux allumeurs… Heureusement, moi, j’ai des amis…

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Demi finale de la Vingt’ Ac’!

Et voilà, c’est la demi finale! Dans 15 jours, à cette heure-ci, vous connaîtrez le nom du nouveau vingtenaire!

 

Cette semaine, c’est donc Laguiche qui nous quitte, après une belle prestation, ma foi. Pour les fans du jeune homme, sachez qu’il a un blog, déjà! S’il veut le donner en comm ici,
y a plus de soucis, ça vous permettra de continuer à le lire.

 

Allez, c’est reparti. La semaine prochaine, je publierai ici le texte des deux finalistes tandis que sur le blog de la vingt’ ac’, je mettrai les inédits, les textes des candidats
éliminés qui ont joué le jeu.

En attendant, allez lire et revenez voter ici!

http://vingtenaire.academy.over-blog.com

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5e semaine à la vingtenaire academy

Voilà, ils ne sont plus que 5, on approche de la fin! Cette semaine, ils ont tous joué le jeu et je les en remercie. C’est Adam qui nous quitte cette semaine mais comme il m’a tout de même envoyé son texte, je le publierai dans la semaine s’il est d’accord.

Allez, c’est reparti ! Cette semaine, les candidats vous exposent leurs motivations : pourquoi ils veulent être le nouveau vingtenaire?

C’est ici : http://vingtenaire.academy.over-blog.com

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