Ma vocation : l’écriture

Un vendredi midi, je suis en sophrologie et nous voici en visualisation à nous imaginer dans une forêt où l’on rencontre un sage (qui est Colin Firth pour moi, je me demande bien pourquoi je l’ai pris lui) à qui on pose une question. Moi : “quelle est ma voie”. Il va nous répondre. Sur le coup, je suis un peu sceptique : c’est moi qui joue la scène, je vais pas avoir ma réponse… “Ecrire”. Ah, si putain. Et en même temps, c’est tellement évident. Des années que je cherche ma vocation alors que je l’ai toujours su.

cahier d'écriture ma vocation

Quand tu écris lors d’un week-end yoga sur les bords de Loire

J’ai 8 ans, peut-être 9. J’ai trouvé une vieille machine à écrire dans le cellier (qui était en fait une sorte de débarras avec quelques bouteilles au fond) et je tape des histoires navrantes sur ma vieille Olivetti qui coince des fois les doigts (oui, je sais plus pourquoi mais il semble que j’ai mis mes doigts là dedans un jour… ou alors je les ai coincés entre deux touches ?). Je suis une enfant, j’écris des phrases sujet-verbe-complément, les gentils sont trop gentils et les méchants vraiment trop méchants mais j’aime déjà ça. J’ai donc 8 ou 9 ans, je suis en centre aéré et la nouvelle monitrice (je faisais mi-juillet, fin août avec gros turn over au milieu) nous demande ce qu’on veut faire plus grand. Crânement, je réponds “écrivain” (oui sans e, j’étais pas très féministe à l’époque). Parce que j’aimais écrire. Parce que j’ai passé mon adolescence à écrire. Parce que j’ai un peu arrêté adulte parce que les études puis le travail. Sauf ce blog.

Machine à écrire Olivetti

Retour à la forêt du sage. “Le sage vous demande ce que vous feriez si vous étiez sûre de ne pas échouer”. J’écrirai. Tellement évident. Qu’est-ce que j’ai foutu ces dix dernières années, qu’est-ce que je suis allée faire dans cette voie qui ne me correspond pas ? Gagner des sous, youpi… Oui parce qu’on va pas se mentir, c’est à peu près ma seule carotte et vu que c’est pas la politique de la maison d’augmenter (j’ai eu 2% en 2 ans et demi, youhou… mais une de mes collègues a eu une fois 3% en 5 ans… pendant ce temps, d’autres se font des plus +10 000 en un an, peinardos), faudrait que je bouge encore et encore mais pffff. La flemme. Surtout que depuis ma révélation, je cogite, je réfléchis à un plan. Etape 1 : lancer des blogs un peu plus rentables que celui-ci (vu que j’ai pas de pub ici, ce sera pas dur de faire plus rentable, ça le sera dès 5 cts gagnés)… Etape 2: continuer et finir le roman de Maja pour l’envoyer à des éditeurs (123 pages à l’heure où j’écris cet article, hihi). Et puis aussi finir de retaper Technopolis si ce n’est fait (je ne me souviens plus) et le balancer en auto édition pour avoir un peu d’argent de poche. En clair : lancer une petite activité autour de l’écriture et voir ce que ça donne. Si ça marche un peu, passer à un ⅘, voire un ⅗… voire en totale indépendante si ça marche TRES très bien, retourner vers le journalisme. Parce que ça paie peut-être moins mais j’aime un peu mieux. Mais sans précipitation ni obligation, le but n’est pas de finir dans la rédaction d’un journal people à pisser des news sur des gens que je ne connais même pas histoire de générer du trafic non plus. Peut-être forcer à mort dans ma boîte pour partir vers la data et les études pour devenir data journaliste… Un truc dont j’ai rêvé l’autre nuit, justement, amusant…

data journalisme

Bref, maintenant que je sais, je comprends ma lassitude au sujet du travail, ma procrastination crasse (qui n’est rien d’autre qu’un manque de motivation et d’envie, quel que soit le nom qu’on lui donne), ma non envie de jouer le jeu de la politique même si je suis blessée dans mon orgueil de voir les petits jeunes aux dents longues me passer devant mais je le sais : le mérite n’est rien, il faut savoir se placer avant tout. Je joue pas le jeu, je devrais en accepter les conséquences. Mais justement, inversons le paradigme : mon taf, là, redonnons lui le sens qu’il a vraiment : c’est de l’alimentaire. Stressant (pour rien), fatigant mais au fond bien payé et un boulot de caissier est tout aussi fatigant (je déteste le bruit) et stressant avec tous les clients qui viennent te prendre la tête… Moi au moins, les clients qui me prenaient la tête quand je faisais du CM, ils étaient derrière un écran, je risquais rien. Alors on va faire ça : du 9h45-18h45, apprécier l’argent gagné pour la liberté de créer qu’il m’offre et s’en foutre. En attendant de, peut-être, réussir dans ma vocation de coeur.

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Sale temps pour le pays de Michaël Mention

 

Je ne vais pas parler de ce livre. Enfin, si, un tout petit peu mais je veux surtout vous parler du rôle qu’il a occupé dans ma vie et comment ceci est un moteur. Parce que sur mon exemplaire de Sale temps pour le pays, y a une dédicace. Parce que oui, Michaël Mention, je l’eus connu, à une époque où il était pion pour gagner un peu d’argent le temps que sa carrière décolle. Depuis, il a publié 7 autres romans, gagné 4 prix et a sa propre page Wikipedia. Ouais, rien que ça.

Sale le temps pour le pays de Michael Mention

Pour en revenir au roman, “sale temps pour le pays”, je vous le conseille, c’est un très bon polar basé sur des faits réels et très prenant. Ce bouquin a une résonance particulière pour moi. Pas juste parce que j’ai fréquenté le même club de plongée que le gars qui l’a écrit mais parce que je l’ai lu à un moment où j’avais perdu le goût de la lecture. Oui, à un moment dans ma vie, genre ça devait être en 2011-2012, cette histoire, à cause de ces smartphones de merde, je passais ma dernière heure de la journée à consulter mes réseaux sociaux plutôt qu’à lire. C’était précisément pour ça que je ne voulais pas de smartphone, parce que je savais ce qui allait se passer et j’avais raison. Donc suite à une séance de dédicace où Anaïs m’a récupéré mon exemplaire car j’étais en vacances. Je ne suis pas toujours très fana des policiers parce que j’ai toujours peur de trouver le tueur avant la fin alors que je le cherche même pas forcément. Mais je me laisse prendre et grâce à ce livre, je reprends mes habitudes de lecture. Rien que pour ça, ce livre a son importance.

Lire au lit

Mais surtout, l’exemple de Michaël me motive. Je veux dire, le mec a réussi son rêve, je dois essayer d’en faire autant. Alors, attendez, lisez les choses comme je souhaite les exprimer :

– Je ne me considère pas meilleure, je ne veux pas dire “bah si lui l’a fait, moi aussi, je peux le faire”. Non, je dis que je dois vraiment me bouger pour essayer.

– Je ne suis pas non plus dans la jalousie ou la compétition.

Esprit de compétition

Mais ça me fait réagir. D’abord il y a une différence entre Michaël et moi : lui a toujours considéré qu’écrire était son métier et il s’est organisé en fonction avec un job alimentaire alors que moi, de mon côté, j’ai toujours considéré ça comme une sorte de bonus, je n’ai jamais capitalisé dessus. Etait-ce une erreur de ma part ? Là de suite, je dirais que non vu que mon métier m’a quand même apporté des choses dans la vie, des connaissances… Pas forcément utiles pour mon écriture mais apprendre est toujours une chose bénéfique. Bref, l’idée n’est pas de remettre en question ce que j’ai bâti ces dix dernières années mais de me dire que jusqu’à présent, j’ai pas cherché non plus à créer l’occasion. Mais ma volonté de ne pas mettre tous mes oeufs dans le même panier, est-ce que ça ne démontre pas, in fine, un manque total de confiance en moi ? Est-ce qu’en sous-texte, il n’y a pas un “bon, c’est joli écrire mais c’est pas sûr comme voie, je vais plutôt chercher un CDI, on verra plus tard”. Peut-être. Mais en même temps, je préfère pour le moment continuer sur cette lancée car faire de sa passion, son travail, ça me convainc toujours pas (même si l’idée d’aller écrire all over the world me plaît bien).

Le plus beau bureau du monde

La semaine dernière, j’ai donc reçu la newsletter des Editions 10/18 consacrées à Michaël et son nouveau roman. Décision 1 : l’acheter. Décision 2 : voir dans ce petit clin d’oeil de la vie… un immense coup de pied au cul. C’est bien joli de se la jouer écrivaine de métro et tout mais faudrait voir à concrétiser un peu tout ça quand même.

Ceci étant, j’atteins la page 70 en retapé et j’ai entamé la partie 2 sur mon cahier… On dirait que pour une fois, ça roule. Grâce à mon idée d’écrire dans le métro. Un peu mais je crois avoir trouvé une autre raison… Je vous dis ça semaine prochaine.

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Politiques, je vous hais

C’est la rentrée ! Je vous parlerais bien des cartables neufs, des gommes flambant neufs et de l’odeur de l’encre sur les pages encore blanches d’un nouveau cahier mais cette année, j’ai grave le seum. Parce que cette rentrée lance le bal des what milliards de candidats aux primaires et que ça me fait réaliser à quel point je hais la politique. Enfin, je hais les politiques.

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J’ai une vision idéaliste de la société : l’idée que les plus forts donnent la main aux plus faibles pour pour un vivre ensemble harmonieux, dans la joie et la bonne humeur. Mon projet sociétal idéal se repose avant tout sur la solidarité car si, sur le papier, chaque individu naît libre et égal en droit à son voisin, rien n’est plus faux. Si j’en suis là où j’en suis dans ma vie, on va dire que c’est un quart grâce à mes capacités intellectuelles, un quart grâce à ma culture due à ma curiosité insatiable, un quart grâce aux hasards bien faits de la vie… Et un quart grâce à mes origines démo-socio. Oui, le fait que mon père soit médecin spécialiste m’a permis de faire des études sans coupler mes cours à un job alimentaire, mes jobs étudiants me servant à me constituer un petit pécule, ça m’a aussi permis de « monter à Paris » tenter l’aventure professionnelle et embrasser la carrière de webmarketeuse pour laquelle je ne me destinais pas du tout. Bref, si je veux bien croire que mon intelligence et mon grand sens de l’adaptabilité me permet de mener une carrière atypique mais qui va dans le bon sens (je mets actuellement un orteil dans le monde de la data), les sous de mon papa ont quand même bien aidé. Donc ce serait sympa d’imaginer que Jonas ou Sandra, tout aussi capables mais nés du mauvais côté de la barrière sociale, aient la possibilité de tenter leur chance pour devenir un jour des super community managers, data analystes ou physiciens brillants. Ou ce qu’ils veulent.

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J’aimerais qu’on se donne tous la main. Pour les jeunes pousses comme Jonas et Sandra mais aussi pour ceux qui ont vu leur vie brisée suite à un accident, la maladie d’un proche, la perte d’un emploi. A ceux qui échouent dans notre pays après avoir traversé la mer pour fuir la guerre et espéraient des jours meilleurs… Bref, je pourrais vous dresser une liste infinie de cas de gens peu chanceux résidant en France et que j’aimerais que l’on aide grâce à ce formidable projet de société qu’on appelle la solidarité (le truc qu’on a dans notre devise, là, tu sais…). Et là, je ne te parle que de la partie sociale du truc, j’en ai gros sur l’écologie, aussi, sur l’éducation, sur l’économie, le multiculturalisme… Dimanche dernier, en attendant le train sur un quai de gare de ma ville natale adorée (moment toujours propice aux pensées vu que t’as que ça à faire), ça m’a frappée : oui, je m’intéresse aux questions de société mais putain, qu’est-ce que je déteste la politique et surtout ces connards (et connasses mais y en a de suite beaucoup moins, parité, éternel mensonge) qui prétendent agir au nom du bien commun. Sérieusement, ça devient plus facile de compter les politiques qui n’ont pas de casserole au cul que ceux impliqués de près ou de loin dans des « affaires », comme on dit. Ah ça, on aime bien rigoler en montrer du doigt tonton Berlusconi (quoi que depuis Sarko et DSK, beaucoup moins…) mais on devrait commencer par balayer devant notre porte. J’en ai marre de tous ces êtres pansus et vieillissants nous expliquant qu’il faut se serrer la ceinture pour relancer l’économie, qu’il faut sacrifier nos droits, nos rêves, parce que y a pas le choix. C’est vrai que quand on voit les résultats de l’austérité, on se dit… Que c’est une voie de merde. Sans parler des injonctions contradictoires à base « faut consommer mais économisez pour votre retraite et serrez la ceinture », c’est pire qu’un magazine féminin, pour dire ! Bref, entre les petits arrangements et les plus gros, les polémiques gênantes et humiliantes, les mecs en qui t’as envie de croire un peu qui te plantent une épée dans le dos, je suis à CA de rendre ma carte d’électrice tellement je suis écœurée et désabusée.

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En vrai, je peux pas la déchirer car je l’ai perdue en 2012… La vie m’envoyait pourtant un signe clair à l’époque

Ca fait quelques années que je répète qu’à mon sens, le vrai changement, ça se passe au niveau des associations, ce sont elles qui sont les plus à même de faire bouger les choses à leur micro niveau. Alors oui, je sais, elles ne sont pas toutes clean non plus, y a toujours moyen qu’un individu peu scrupuleux aille un peu taper dans la caisse mais globalement, pour régler le problème d’Ulysse ou Jasmine, elles seront souvent plus efficaces que ces fats politiques et leurs discours creux. Et on peut dépasser le cadre du cas particulier : je pense que les associations de consommateurs ont fait bien plus que n’importe quel gouvernement pour défendre nos menues économies.

Supermarket Shopper

Donc je hais les politiques, j’en ai déjà marre de la prochaine campagne présidentielle, j’ai déjà acquis la certitude que je voterai blanc au second tour quel que soient les candidats (c’est bon, j’ai bien retenu l’arnaque de 2002) et je doute de mettre un bulletin dans l’enveloppe pour le 1er… Essentiellement parce que je ne les crois plus. Oui, la 6e république de Mélenchon me fait de l’œil, oui, j’ai la fibre écolo et énormément de sympathie pour Duflot mais… Entre les pétages de plomb réguliers de Mélenchon et les volte-faces opportunistes des ténors de EELV, comment tu veux que j’ai confiance ?

Image d'illustration du documentaire J'ai pas voté, clic si vous souhaitez regarder

Image d’illustration du documentaire J’ai pas voté, clic si vous souhaitez regarder

Le souci, c’est que je m’intéresse aux sujets sociétaux. Que je m’inquiète du devenir de la France, que l’injustice qui s’étale au quotidien en une des journaux me donne la nausée. Mais je fais quoi ? Je ferme tous les journaux, j’abandonne Twitter ou je ne suis plus que des comptes qui mettent des gifs de chats ou de loutres ? N’est-ce pas lâcheté de s’en laver les mains ? Après tout, pour moi, tout ne va pas si mal : j’ai un pouvoir d’achat pas dégueulasse, un boulot qui ne menace pas de me filer entre les doigts demain et de toute façon, dans moins de deux mois, je serai solidaire avec mon Victor. Puis y a mes parents. Moi, je ne risque pas grand chose. Mais je ne peux pas laisser tomber. Parce que cette société solidaire, j’y crois.

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Faut juste que je trouve comment la défendre en laissant les politicards dans leur cirque.

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Bonus : La gestion de l’échec

(article écrit il y a de cela un an, quand j’étais en recherche d’emploi sur un blog que j’avais crée à cet effet. S’il ne répond pas tout à fait à la problématique que j’aborde aujourd’hui, je le trouve intéressant car écrit à chaud et très révélateur de mes tourments à l’époque).
 
Il y a un truc pénible quand on cherche un emploi : les désillusions. Ce mois-ci, j’en ai eu pas mal, entre l’entretien qui se passe à la perfection et le boulot qui me passe sous le nez d’un rien, un entretien bidon qui n’a servi qu’à me faire perdre un après-midi. La semaine dernière, j’ai été contactée par le Journal de l’Internaute qui était intéressé par ma candidature mais fallait que j’écrive un article pour qu’ils voient. J’ai donc envoyé. J’ai pas été prise.
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Lundi, 11h30, la nouvelle tombe. Un coup de fil de 2 minutes 30 maxi. Ce ne sera pas moi mais un(e) autre. Encore. Là, j’avoue que j’ai pas pu m’empêcher de repenser au film Le Couperet de Costa Gavras. Pour ceux qui ne l’ont pas vu, je résume : un chômeur (José Garcia), tue tous ceux qui ont un niveau équivalent au sien et pourraient lui subtiliser le poste qu’il vise. N’étant pas psychopathe, je ne tuerai personne mais des fois, se dire qu’on était deux sur un poste et que c’est l’autre qui l’a eu, ça déprime. Premier réflexe : retourner sous la couette voir si j’y suis et entamer la traditionnelle « pourquoi mais pourquoi ? Je suis une sombre m****, la lie de la race humaine, personne ne m’aime, même pas mon chat ».

Bon, rassurez-vous, c’est bon, j’ai fini ma déprime, j’ai pas non plus que ça à faire. C’est vrai que plus les refus s’accumulent, plus j’ai tendance à me demander pourquoi je
persiste, me persuadant de façon ridicule et stérile que non, je trouverai jamais de boulot dans ce milieu. Parce qu’à ce niveau là, autant plier boutique et chercher dans une autre branche.

Mais comment gérer ces non à répétition sans perdre confiance en soi et en ses compétences ? Bon, moi, j’ai ma cellule « t’arrêtes de râler, oui ? » composée de ma sœur et de mes amies et de lecteurs de mon autre blog, toujours en pleine expansion (pas trop compris ce qu’il s’est passé la semaine dernière, un média a dû en parler sans que je sache) qui me trouvent si brillante, talentueuse, drôle et tout ça. Oui, là, c’est le paragraphe où j’ai oublié ma modestie. Bref, tout le monde me dit « qu’il n’y a pas de raisons » que je trouve pas de boulot parce que je le vaux bien. Moi, j’ai des doutes quand même des fois. Mais je continue.

Parce que si je fais pas journaliste, je vais faire quoi ? Je ne sais faire que ça et je ne veux faire que ça. Ou de la comm à la limite mais ça va de pair, pour moi. Mais
pour le reste… Je peux faire des jobs alimentaires comme caissière, guichetière à la Poste (déjà fait), téléprospectrice ou serveuse (quoi que non, je casserais trop d’assiettes). Mais sans vouloir me montrer méprisante, j’aurais du mal à avaler le fait que j’ai fait 7 ans d’études pour finir par faire un boulot où seul le niveau bac est exigé. Cette année, en juin, je fêterai les 9 ans de mon bac, me dire que j’ai passé 9 ans à étudier et galérer pour rien… Non, ça ne passerait pas. Et puis, il y a tellement d’investissement que je ne peux pas tout laisser tomber du jour au lendemain. Mes parents qui m’ont toujours laissé faire ce que je voulais, mes amis et ma sœur qui me reboostent quand je suis en bas de la pente. Sans parler de MON investissement personnel, les kilos d’articles rédigés de ma jolie plume qui s’accumulent dans mon press book. Tout ça pour rien ? Hors de question.

Ma déception, j’essaie de la transformer en énergie. Tu n’as pas voulu de moi ? Et bien, c’est pas grave, tu sais pas ce que tu rates. Je deviendrai une grande journaliste et
je te rirai au nez. Bon, c’est pas tout ça mais je dois candidater, moi.

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2006 sera mon année

Comment réussir sa vie ? Bon, techniquement, je ne sais pas mais je pense qu’il faut mettre le maximum de chances de mon côté, d’où mes bonnes résolutions, crue 2006.

 

J’ai lu l’autre jour dans je ne sais plus quel magazine que pour remplir ses résolutions, il en fallait de petites. Certes, j’ai donc rayé de ma liste gravir le Mont Blanc, je ne suis pas alpiniste… Cependant, c’est pas une raison pour viser petit. Je suis une fille qui a des ambitions, hors de question d’y renoncer. Je sais ce que je vaux, quand même…

 

Alors, j’ai un plan. Déjà, je ne cherche plus que dans la rubrique emploi des sites mais aussi dans la rubrique stage. En effet, j’ai réfléchi. L’inactivité, c’est clairement pas mon truc : moins j’en ai faire, moins j’en fais, ce n’est pas très positif comme attitude. J’ai l’impression que je m’abêtis à force de ne rien faire donc je dois me bouger. Dans la mesure où mes parents peuvent « m’entretenir », si j’ose dire, je pense qu’il est préférable de faire un stage (rémunéré quand même) dans le journalisme que n’importe quel boulot payé au SMIC qui m’éloignera de ma voie. Honnêtement, je n’ai rien contre les téléopérateurs, j’ai bossé tantôt à la Poste, mais suivre cette voie me paraît dangereux. J’en ai parlé à Anne qui a un peu galéré à la sortie de ses études, aussi, et nous sommes d’accord : ce genre de travail alimentaire peut nous entraîner dans une routine dont on finit par ne plus sortir. Elle-même a fait du téléacting (comme ils disent) et à la fin de son contrat, elle a hésité à renouveler, je l’ai poussée à ne pas le faire : ça ne lui plaisait pas du tout et elle était trop qualifiée pour ça. Car après le CDD arrivait le CDI et pour partir de là… Finalement, elle n’a pas rempilé et elle a bien fait puisque quelques temps après, elle a trouvé un boulot correspondant à ses compétences et la femme qu’elle remplaçait a eu la bonne idée d’avoir des exigences telles pour son retour que l’entreprise a décidé de se passer d’elle.

 

Pour être journaliste, faut pas que je m’éloigne de ce métier, au contraire : un stage, j’en ai fait un nombre certain mais en même temps, ça permet de se faire des contacts et on ne sait jamais, il y a parfois des perspectives d’embauche… Mon cousin travaille depuis 3 ou 4 ans chez Milan Presse suite à un stage, par exemple… Mais ça ne m’empêche pas d’envoyer des CV pour un emploi, j’envoie des CV et j’ai un plan : construire un CV en ligne avec press book téléchargeable. Je n’espère pas qu’un employeur tombera dessus par magie et m’embauchera, c’est pour permettre aux gens qui reçoivent mon CV de

– consulter immédiatement mon press book

– voir que quand je dis que je maîtrise l’html sur mon CV, c’est pas du vent.

Par ailleurs, je vais écrire au maximum pour mes webzines et multiplier les sujets sur les médias. L’idée est la suivante : j’interviewe un ou plusieurs journalistes sur un sujet donné, ça permet déjà de me constituer un petit carnet d’adresses et comme je suis maligne, je leur envoie l’article une fois écrit, pour qu’ils puissent lire ma prose…

 

Pour réussir tout ça, il faut avoir un emploi du temps et s’y tenir. Je pense agir comme ceci :

 

8h30-10h30 : réveil tranquille. Petit déjeuner, lecture des blogs, coup d’œil sur les dépêches en ligne, sites d’emploi et mails

 

10h30-12h : piscine (oui, faut bien compter le temps d’y aller, de revenir, de se changer, de se doucher donc voilà).

 

12h-14h : déjeuner, écriture loisir…

14h-19h : écriture d’articles journalistiques, travail sur mon site, visite sur les sites emploi.

 

19h-23h : loisirs en tout genre.

 

Le tout, c’est de s’y tenir ! Mon père m’a filé un gros agenda de sa banque, je vais pouvoir inscrire en détail à l’intérieur les articles en préparation et tout ça…Bon, ça, c’est si je trouve pas un stage ou un boulot, évidemment… Déjà, je ne pourrai pas le faire avant la deuxième semaine de janvier et encore, je pars en Bretagne voir Guillaume à ce moment-là mais si je n’ai pas de stage ou de boulot à mon retour de Bretagne…

 

Bon, cette année sera essentiellement placée sous le signe du boulot, donc, vous l’aurez compris. Ce n’est pas pour autant que je n’ai pas pris de résolutions pour ma vie privée. Déjà, j’ai décidé d’avoir une vie plus sage : moins de sorties, moins de cuite. Je ne crois pas qu’une vie dissolue soit la meilleure voie pour réaliser mes projets précédents. En 2005, j’ai bien (trop ?) profité de la vie, il est temps de se recentrer un peu. De toute façon, ça me fatigue un peu cette vie futile et je n’ai pas vraiment les moyens de faire la bringue tous les soirs. Mieux vaut faire la fête pour de vraies occasions et en profiter que tout le temps et ne plus apprécier.

 

De la même façon, terminées les brouettes avec des gars pour qui je ne ressens absolument rien, j’ai pu constater que ce n’était pas toujours sans conséquences. Mon ego apprécie peu de se faire cracher dans la gueule par des mecs qui étaient ravis de me trouver à une époque, je n’ai aucune envie de devenir un égout séminal. A partir de maintenant (et même déjà avant), je ne veux plus que des belles histoires, pas de bises après une fellation ou autre. Je ne brouetterai plus avec quelqu’un qui ne me plaît pas plus que ça… Evidemment, rien ne peut me garantir que je me planterai pas mais au moins, je n’aurai rien à me reprocher. De toute façon, le sexe pour le sexe ne me tente plus. Cela ne veut pas dire que je dirai non à toutes les relations ne menant pas directement à l’autel mais juste que je suis lassée des connards qui prennent et partent sans donner.

 

Enfin, en vrac, j’ai des petites résolutions faciles à tenir. D’abord, j’ai décidé de passer moins de temps sur les blogs. Je les lis, je commente et basta. Concernant celui-ci, je continue à écrire et à répondre aux comms mais pas en permanence. J’ai envie de profiter de mon temps libre pour écrire, faire de la photo, des trucs du genre… Et surtout, je vais devenir (un peu) plus égoïste… Parfois, je fais les choses pour faire plaisir alors que ça m’emmerde profondément, il est temps de penser un peu à moi…Ça peut paraître curieux comme résolution mais elle est nécessaire pour moi.

 

Voilà… Pas de Mont Blanc, à voir si je tiens ou pas !

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