Le deuil sur les réseaux sociaux

2016 débute sur les chapeaux de roue avec non pas un mais deux décès de people. A ma gauche, Michel Delpech, chanteur gravement malade depuis des années et à ma droite, Michel Galabru, 93 ans. Deux disparitions qui sont donc loin d’être surprenantes ou choquantes contrairement à celle de Jules Bianchi, par exemple, décédé à 25 ans en pleien course. Et pourtant, tout le monde s’est mise à pleurer sur ses réseaux sociaux “oh non, il est mort !”. Heu, oui ?

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En général, quand un people meurt, il y a une course à celui qui postera le RIP en premier, celui qui sera le plus rediffusé, qui gagnera trois followers parce qu’il a dit en premier que Jean People est mort. Du coup, se multiplient les “oh non Jean People !”, en espérant que personne dans votre entourage n’aura la primeur de l’annonce du décès.

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Mais il n’y a pas que ça… Passées les 15 premières minutes (ça va très vite sur les réseaux sociaux), abandonnez l’idée d’avoir la primeur du RIP, à moins de pleurer sur un candidat éliminé au premier tour de The Voice Italie donc totalement inconnu par chez nous (déjà que je suis pas sûre que le nom des candidats des premiers éliminés de The Voice vous restent bien en tête…). Et pourtant, les RIP et autres “oh non” continuent de déferler dans votre timeline, accompagnés d’émoticônes qui pleurent. Pourquoi tant de rage et de désesoir ? Réponse : pour faire partie d’une communauté qui partage un sentiment à un moment donné, tout simplement.

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J’ai toujours eu du mal avec l’expression de ce genre de sentiments sur les réseaux sociaux… et dans la vie de manière générale, d’ailleurs. Je n’ai jamais pleuré un people sur les réseaux sociaux et même lors des attentats, je n’ai pas donné mon sentiment parce que… dans le cas des attentats, je n’ai pas senti le besoin d’exprimer ma peine ni de la mettre en scène et pour les peoples… Ben ça me touche pas vraiment, en fait. Autant j’ai de l’empathie pour leur famille et je n’irai pas faire de jeux de mots dégueulasses pour gagner 3 RT et je me retiendrai de cracher à la gueule des cadavres des pires ordures (essentiellement parce que je vois pas trop l’intérêt de poster des “ah, il est mort Marc Dutroux, bon débarras”… oui, merci, c’est très intéressant), autant ces gens ne font pas partie de mon quotidien. Oui, ça pique parfois quand le décédé était jeune, oui il peut représenter une partie de mon enfance ou une partie de ma vie, ça peut me chagriner mais me rendre triste au point que je me sens obligée d’exprimer cet état sur les réseaux sociaux et communiquer avec les autres attristés, non.

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Mais le point qui me fascine le plus, ce sont les fans de la dernière heure qui, soudain, se sentent triste de la mort d’un people dont ils n’avaient strictement rien à faire 2 jours plus tôt. Je veux dire, je suis tout à fait certaine que beaucoup estimaient que Michel Delpech était un monsieur très sympathique mais si je vous demande de citer un de ses titres, vous allez me dire “Pour un flirt” puis… ? C’était un peu pareil pour Michaël Jackson, j’avais légèrement été fatiguée par les “han non, trop triste, je vais réécouter ses chansons” de la part de personnes n’ayant pas écouté du Jackson depuis des années. J’ai tellement été saoulée que j’ai plus écouté de titres du monsieur pendant au moins deux ans. A se demander s’il n’y a pas une sorte de hype de la mort : pour relancer la vente de tes disques… ben meurs.

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Bref, pourquoi exprimer sa tristesse suite à un deuil sur les réseaux sociaux ? Pour gagner un peu de visibilité ? Pour intégrer une communauté (certe éphémère) ou parce qu’on n’ose pas dire qu’on s’en fout car faut pas dire du mal des morts ?

 

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(s)Trip à Bruxelles

Je ne t’épargnerai jamais aucun jeu de mots. Moi, quand j’étais ado, je voulais être journaliste à Libé, d’abord-euh (cette info est relativement fausse, je voulais être journaliste, peu importait le journal). Enfin bref, voici enfin le récit de mon voyage à Bruxelles, youhou !

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Samedi 09 novembre, 8H30, deux jeunes filles serrent contre elles une un gobelet de café en carton, l’autre un thermos de thé, pressée d’embarquer dans leur petit Thalys mais encore un peu pleines de sommeil. Ce voyage a failli ne jamais se faire : d’abord, Amy et moi avions prévu de partir à Londres mais finalement, Voyage Privé nous a proposé un meilleur plan pour Bruxelles. Ca m’allait bien surtout que j’étais légèrement déconfite par mon dernier voyage au pays de la BD : j’avais rien vu de la capitale européenne (mais j’avais plongé dans une eau à 33 degrés). Et puis ma soeur avait un peu réservé des tas de week-ends pour le baptême de mon neveu, notamment celui du 09 novembre. Finalement, le baptême ayant lieu le week-end avant, nous voilà parties pour Bruxelles, le pays de la gaufre, de la BD, des arts décoratifs, des moules frites et de Magritte.

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Arrivées à la gare, on va d’abord à l’hôtel poser nos affaires : il est idéalement situé, juste en face de la gare centrale et à côté de la Grande Place. Sur la dite place, d’étranges guirlandes de fleurs à moitié défaites donnent un drôle d’air à la place… Peu importe, on va pas y passer le week-end. On jette nos affaires et on débute notre visite par une galerie marchande avec une belle verrière et de belles vitrines. Les chocolats nous font de l’oeil, la tentation est grande ! On reviendra plus tard et on reprend notre marche vers la grande place, bien évidemment. Je n’aurai qu’un mot pour cette place : profusion. Les façades baroques sont extrêmement chargées, les bâtisses semblent avoir été posées là sans aucune unité architecturale. C’est assez spectaculaire et grandiloquent et je ne me rendais pas compte qu’on touchait du doigt une des caractéristiques de Bruxelles : l’unité architecturale, c’est pour les faibles. Sur la place, des scouts font des choses étranges : ils crient très fort autour d’un enfant au sol. Je… quoi ? Bon, les scouts seront aussi notre gros fil rouge du week-end, on les croisera absolument partout. Woké.

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Deuxième incontournable de Bruxelles : le Manneken Pis. Pas de bol, on croise une énorme foule qui vient de l’habiller, c’est un peu le bordel, ça hurle dans tous les sens. Nous aurons donc un Manneken Pis vêtu. Il est minuscule ! Sans la foule autour, je pense que je l’aurais carrément loupé ! On continue à s’enfoncer dans le coeur de Bruxelles, croisant deux ou trois murs BD. On finit par se poser dans un resto très bobo dans la rue du marché au charbon. On commande des bagels et un petit cocktail pamplemousse – schweppes. Puis on attend. Encore. Encore… Au bout de 45 mn, je finis par faire remarquer à la serveuse que nous avons été oubliées. Ah oui, pardon, on a mis votre commande au mauvais endroit, blabla. Supeeeer ! On finit notre déj, on boit le café qu’ils nous ont penaudement offerts puis on repart, on remonte la rue du marché au charbon pour guetter les murs BD. On croise quelques brocantes, la bourse et la fameuse rue au beurre pleine de pâtisseries. Un petit tour chez Dandoy pour acheter quelques biscuits speculoos, du massepain (de la pâte d’amande en belge), des biscuits au thé earl grey. On repart vers la place de l’opéra mais il commence à salement pleuvoir, on se rabat vers l’hôtel histoire de faire un petit pipi.

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Après cette petite pause, on décide de se rendre au Musée Bozart, on a eu des entrées avec l’hôtel. On se paume et on ne trouve pas l’entrée (par ma faute, j’ai été attirée par un gros cube en verre, je trouvais que ça faisait très entrée de musée). Malheureusement, il est un peu tard, la dame de l’accueil nous invite à revenir le lendemain. On fait un petit tour sur la place Royale, on avise le musée de musique cis dans un immeuble totalement art déco, on jette un oeil à la boutique du musée Magritte, je joue à me prendre en photo dans des miroir en forme de l’homme au chapeau melon. Je suis une artiste. On retourne à l’hôtel siroter un thé et grignoter quelques gâteaux (que servir de mieux avec un earl grey qu’un biscuit au thé earl grey ?) puis on finit par ressortir pour dîner dans une petite taverne à côté de l’hôtel. Alors un truc qui me fascine à Bruxelles et que je veux à l’identique à Paris : y a des cheminées absolument partout, j’adore !

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Dimanche, après un bon petit déjeuner, on file à l’Atomium. Comme à chaque virée, je fais mon boulet : après la violente allergie au pollen mixée à des courbatures terribles à Lyon, après mes atroces remontées acides en Irlande, je fais dans l’originalité : je vire aphone. Bon, j’ai plus de voix mais le reste roule donc en avant l’aventure et c’est parti pour l’atomium. Arrivées sur place, je fais la roue de joie : y a des bâtiments qui font communistes ! Un jour, j’analyserai ma passion pour ça, je situe pas. On décide de monter tout en haut du monument parce qu’après tout, nous n’y retournerons pas tous les jours. La vue est assez sympa, notamment l’immense parc à côté où j’irais bien faire un tour, surtout pour aller mater l’étrange pagode chinoise héritée de l’exposition universelle de 1958. C’était quand même top ces expositions universelles, une pagode à Bruxelles, c’est si délicieusement incongru ! Donc la visite de l’Atomium : on monte d’abord tout en haut du monument grâce à un ascenseur très rapide, on redescend ensuite et on peut monter par la suite dans les différentes boules, profitant au passage de l’exposition temporaire du moment sur l’innovation. Bon, ça m’a un peu laissée sur ma faim mais on s’en fout de l’expo. Se balader dans l’atomium est assez sympa, on a l’impression de se balader dans une étrange structure, entre usine et vaisseau spatial, ça monte, ça descend, c’est le bordel. Ca me plaît, j’ai toujours bien aimé le côté « architecture industrielle ».

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En sortant, on va faire un petit tour dans le parc voisin mais on renonce vite : il repleut. On retourne au centre de Bruxelles pour notre virée Musée. Le problème, c’est que le lendemain, tout est fermé car 1/ c’est lundi et 2/ c’est le 11 novembre donc autant vous dire que ça se bouscule au musée ! On arrive à arracher des places pour 16h, soit 1h30 plus tard donc après un tour aux boutiques des musées puis dans le parc royal (qui n’est pas incroyable à part un joli kiosque), on finit par faire notre expo Magritte. Bon, j’ai trouvé ça vraiment bien, la scénographie est intelligente, j’ai appris pas mal de choses. Oui, je suis plutôt une quiche en surréalisme, avouons le, j’en suis restée à mes cours de première avec André Breton et le dadaïsme, en gros. Et pour moi, l’écriture automatique, ça me fait plus penser à Mystères… Bref, j’ai aimé cette plongée au pays de Magritte. Nous avons enchaîné avec une exposition sur l’Inde à Bozart que nous avons dû un peu faire au pas de course car ça n’allait pas tarder à fermer. Expo pas mal du tout mais pour le coup, la scénographie était un peu étrange : certains recoins pouvaient échapper à la sagacité du visiteur et la présence d’un tableau représentant le Christ m’a un peu interpellée.

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Bref, on rentre à l’hôtel se reposer puis on repart dîner du côté de la bourse à la danish tavern que je ne conseille pas trop. Je me suis pris un traditionnel moules frites mais les frites étaient surgelées et la gaufre en dessert n’avait rien à voir avec la gaufre belge… Y avait même pas de cheminée mais au moins, on mange chaud. Après un dernier tour à la Grande place de nuit, on rentre se coucher.

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(photos prises avec mon iPhone, ne cliquez pas pour voir en plus grand, ça pique)

Lundi matin, je parle en chuchotant. Après un bon petit déj, on réattaque : on part de la grande place pour remonter vers une grande chapelle et tracer vers les sablons. Bruxelles a du mal à émerger en ce lundi férié, on ne croise même pas de scouts. On remonte vers les sablons, on s’arrête devant l’immense palais de justice actuellement en travaux. Le lieu est magnifiquement imposant, on se croirait dans une série se déroulant dans la Rome Antique (si, si). Malheureusement, le lieu doit être pas mal squatté pour des soirées, c’est assez crade, ça m’agace légèrement… On remonte un peu dans les quartiers un peu chicos mais il faut repartir libérer la chambre.

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Dernier tour : autour de la gare du midi, on visite un peu : la porte de Hal puis le quartier au dessus qui me fait furieusement penser à Belleville. Une fois de plus, faut garder l’oeil ouvert : à côté d’immeubles un peu miteux, on découvre de belles façades arts déco. Ca, c’est Bruxelles.

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Bref, que retenir ? En positif, j’ai aimé l’Atomium, le Musée Magritte, les murs BD, les détails arts décos semés de ci de là qui donne aux rues de la ville un parfum de jeu de piste et le bâtiment du musée de la Musique, totalement arts déco, les vraies gaufres. J’ai bien aimé la grande place pour sa profusion. J’ai moins aimé : le manneken pis, je comprends pas bien pourquoi il est aussi populaire, l’extérieur du musée Bozart dans le style art déco bétonné que j’ai trouvé assez laid, la difficulté de trouver un endroit sympa pour dîner qui ne soit pas hors de prix. Quant à l’amabilité relative des belges croisés (aka les serveurs et personnels des musées), je pense que ça vaut ceux de Paris. Palme à la meuf du musée Bozart qui nous a carrément envoyé balader, trop occupée à parler à sa collègue.

Bruxelles 148

Bef, Bruxelles, je reviendrai en traquant tous les murs BD et les coins arts déco. Et je mangera une gaufre pour me féliciter de mon travail.

Ah et dernière petite photo pour le plaisir :

Bruxelles 125

Je repose mon sac à dos pour quelques temps. Prochaine virée ? Le 27 décembre, je me barre aux Maldives. Mon réveillon sera forcément plus beau que le vôtre, je vous le dis !

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Baisse les yeux quand tu m’regardes!

Par Diane

Vingtenaires,  vingtenairettes,Aujourd’hui,  j’ai envie de partager une expérience avec vous. ( Là, étant donné les moultes sens et contresens que peut contenir ma phrase légèrement équivoque,  je vois certains d’entre vous qui pensent que je leur propose des trucs tendancieusement louches, ou qui se croient à une réunion des alcooliques anonymes. Que nenni petit lecteur, patiente donc un peu, j’y arrive). Voyez vous, j’ai obtenu mon petit diplôme de professeur l’été dernier, et de fait, j’ai le droit cette année certes à  une classe de mômes boutonneux aussi divertissants que désespérants, mais également à deux jours par semaine dans un établissement rien que pour nous les profs débutants, un établissement hors du temps et de l’espace qu’on appelle l’institut  de formation des maîtres (IUFM pour les intimes). Je vous passe les détails de ce qu’on y fait, mais entre autres nous avons eu une sorte de « cours » en gros sur le geste/la voix/le regard, parce que, être prof finalement se rapproche pas mal du boulot de comédien, parfois. Et lors de ce cours, un G.O IUFMiens nous a fait faire une sorte de…euhhh « exercice », ou en gros, et tout simplement, il fallait pendant 10 secondes environ fixer droit dans les yeux un petit camarade. Eh bien j’ai été aussi surprise qu’intéressée par à la fois la difficulté, et
surtout le côté si inhabituel de la chose.Déja, il y en a pas mal qui n’y arrivait tout simplement pas: qui détournent imperceptiblement toutes les deux secondes les yeux d’un côté ou d’un autre. Puis il y a ceux qui rigolent en même temps, histoire de tenter de détourner par leur rire ce regard étranger qui les fixe.

Bref, même en y parvenant, je trouve ça vraiment étrange la difficulté, l’effort que cela peut demander de simplement regarder quelqu’un dans les yeux pendant 10 secondes.Et puis, en y réfléchissant, quand on y pense, c’est vrai que la société où on évolue ne voit pas la chose d’un très bon oeil, sans faux jeu de mots. Essayer de fixer un inconnu dans le métro, même de la façon la plus neutre du monde, vous allez voir que au mieux il se détourne de votre regard, au pire vous vous prenez une baffe ou une insulte dans la gueule.  Et faites l’expérience, quand vous parlez avec quelqu’un en tête à tête, il (de même que nous tous) détourne le regard régulièrement, il « décroche » des yeux de l’autre.Et au delà de l’ultime cliché qui nous dit que les yeux sont le « miroir de l’âmeuuu », je me demande bien ce que ça dit d’une société, le fait qu’on ne puisse pas fixer 10 secondes une autre personne dans les yeux, voire même qu’on trouve ça insultant…

Parce qu’il y a des cultures où ça n’est pas du tout le cas, où c’est le contraire qui est offensant.Chez nous, il me semble que le regard, c’est quelque chose de complexe, certes: il y a le regard qui materne, celui qui vous envoie chier en un froncement de sourcil, celui qui vous aguiche (cf cette jolie phrase de Stendhal: « le regard est la grande arme de la coquetterie vertueuse. On peut tout dire avec un regard, et cependant on peut toujours nier un regard »‘) MAIS il me semble aussi que le regard (occidental en tous cas) est toujours furtif en ce qui concerne les yeux de l’autre.
Et d’après mon expérience, c’est en regardant avec attention une chose qu’elle devient intéressante. Alors pourquoi ne pas le faire avec l’Autre? Par pudeur de pénétrer un peu trop loin dans son intimité? Ou par peur, peut-être?

Bref je vous conseille de tenter l’expérience, c’est vraiment un contact très particulier aussi repoussant qu’attractif, et particulièrement fort, ne serait-ce que parce qu’on n’y est pas habitués. Essayez donc et racontez moi ce que ça vous a fait, ça m’intéresse. Vous verrez, c’est bien spécial.Et, je trouve, très agréable.

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L’irréel est-il loin de l’IRL ?

Par Lucas

Pour les gens qui ont passé les 10 dernières années sur une ile déserte, IRL est l’acronyme de  « In The Real Life »…

Vous connaissez  FoxyTunes ?
Mais siiiiii ! Foxitiounz, c’est le site rigolo qui a développé un moteur de recherche orienté miouzik !
Quand vous tapez U2 par exemple, vous avez une page qui présente dans de petits cadres proprets tout ce qu’il faut savoir sur le groupe : biographie, chansons phare, site officiel, paroles,
videos sur You Tube,  CD sur amazon, etc. Un moteur super complet pour la miouzik…

NB : Faut-il en déduire qu’on va avoir de plus en plus de moteurs de recherche dédiés à des sujets en particuliers ? J’en doute vu que pour moi Google aura toujours le monopole du cœur. Bon
d’un autre coté, je n’ai aucune connaissance et encore moins d’expérience dans ce domaine donc je n’ai aucune vista (ouarf, ouarf ouarf)


Toujours est-il…


J’ai voulu taper le nom d’une demoiselle avec qui j’échange des pensées éparses sur le filet mondialisé, suite à un article à la con de votre serviteur. Oui, histoire de voir s’il n’y avait pas
des photos d’elle qui trainaient et que je pourrais mater comme un crevard concupiscent. On ne change paaaaaaaaaaaas
J’ai donc tapé son prénom, « Raoulette » et son nom « Zgo ».

NB : je tiens à rappeler à mes aimables lecteurs que les jeux de mots à deux balles de Louka c’est comme la France de Nicolas : soit on les aime soit on les quitte. Et pour revenir au sujet hilarant des MDR (ouarf ouarf ouarf, désopilant cet article)…

J’ai donc tapé Raoulette Zgo sur Google et là j’ai obtenu un lien.
Vers un site, en franglais dans le texte : 123 People.
Un site over méga badant…

Vous tapez nom / prénom de la demoiselle et là vous avez :
–    Les numéros de téléphone référencés par le 118 000
–    les articles qui citent la donzelle ainsi que les brèves dans les actualités,
–    les documents (pdf, word, etc…) où son nom apparait,
–    les photos, les films où elle est taggée (les photos du profil Facebook par exemple mais manifestement c’est uniquement pour ceux qui n’ont pas verrouillé leur profil)
–    les  sociétés en rapport avec son nom (que la personne y ait été employée, qu’elle y ait fait un séminaire, peu importe),
–    ses adresses mail publiques (3 pour Raoulette en l’occurrence, du mail pro au mail perso…)
–    sa bibliographie (articles parus en ligne)
–    le lien vers tous ses profils communautaires ( de Viadeo à Facebook)

Ce à quoi je rajouterai, justement, que la donzelle a laissé ouvert son profil FB : n’importe qui peut s’y ballader pour voir où elle est partie en vacances, les groupes auxquels elle appartient,
etc. (c’est pourtant pas compliqué de tout verrouiller: barre de menu bleue,  Settings, Privacy Settings).

Bref…
Juriste prouve que tu existes.
J’ai l’article 9 qui me démange alors je gratte un p’tit peu…


Je me demande si les proprios de 123 People vont pouvoir se défausser en arguant que les infos qu’ils ont publiées sont ratissées dans l’espace public donc qu’il faut reporter la faute sur les
épaules de celui qui a divulgué les infos le premier…  J’ai tapé le nom d’une copine dont on va fêter l’anniversaire ds 15 jours. Eh bien pour le coup, 123 People reste silencieux ! Quelques
articles dans des publications juridiques, des tags associés à ses études, à son employeur, à sa fac aux USA : probablement un ratissage de son profil Linked In. Rien de violent, rien de gênant.
Alors quid ??

Alors il est évident qu’on a une responsabilité personnelle dans l’affaire (ce qui est sympa quand tu défonces une porte ouverte c’est que tu ne te fais pas mal à l’épaule) Toute la question maintenant est de savoir quelle est la durée de vie d’une page web et nos recours histoire de limiter nos erreurs passées… Comment faire pour contrôler la diffusion de nos dénominations et qualités par des tiers. Voire contrecarrer l’intrusion implicite des DRH ou des fouineurs qui vont se ruer sur 123 People. Rappelez-vous l’article du Zebre qui nous décrivait de A à Z la vie d’un inconnu rien qu’avec des infos glanées sur le web…

Perso,  je suis le king du proxy mais il est des sites  un peu trop inquisiteurs qui veulent prévenir les emmerdes, donc qui contrôlent à fond l’entrée de leur BDD et qui empêchent l’accès à la main pour se logger si on vient d’un serveur tropical (reconnu comme un proxy qui  nous rend anonyme). Ce qui est marrant, c’est que ma cousine m’a justement envoyé un guide pour lutter activement contre hadopi, un petit guide bien utile, histoire de télécharger en toute quiétude mais aussi inciter les gens à se protéger encore plus !  Mais attendez, on fait quoi maintenant ???


Faut-il donc devenir un être inhumain, une sorte de Paranoid Android et limiter tout ce qu’on dit ?
J’ai d’ores et déjà le sentiment de vivre dans une société qui s’américanise à vitesse grand V.  Une société où dire les choses clairement c’est mal et où il faut constamment utiliser
des mots diplomates et stériles.

Une société où même les infos du JT de 20h n’ont rien de sincère. Seulement un p’tit coté images choc/émotions faciles histoire de fidéliser le spectateur avide de sensations (c’était la pause « Louka découvre la vie »). Ma télé a une couche de poussière énorme mais il y a 3 mois en regardant le journal de Claire Chazal, oui vous savez

la journaliste-de-France2-qui-ne-sait-pas-parler-aux-téléspectateurs-sans-avoir-la-tête-de-traviole-et-donc-qui- nous-regarde-toujours-de-manière-oblique,

j’ai fait la démarche de couper le son lors des reportages.

Eh bah, les images n’apportaient rien d’intéressant et aucune info. Je sens que pour les niouzes je vais rester fidèle à France Inter & BFM…

Mais je m’égare encore excusez moi… Je pars du postulat que l’internaute est naïf  mais comme dirait une demoiselle avec beaucoup d’à propos : « es tu sûr que ces infos soient justes
?
« . Elle continue en évoquant le postulat d’une vie en société où tout serait markété (dans mon langage, « sublimé »). Faut-il donc croire qu’on va arriver à un société artificielle à la
Philippe K Dick où nos avatars virtuels vont prendre le dessus sur notre vrai personnage : cf cette vidéo

Bon, les lecteurs les plus rigoureux diront surement que 123 People n’est là que pour vendre du rêve à celui qui cherche des infos tel le mateur classique sur Facebook.  123 laisse croire
qu’on va tout savoir sur tout le monde. De quoi attirer les ingénus et justifier un prix élevé pour les pubs présentes sur la page… Et même si on découvre que Raoulette bosse chez Bidochon
Corporate, qu’elle a commenté un article sur un blog, qu’elle en possède un, qu’en est-il de sa personnalité propre ? Est-elle vraiment comme ça en vrai. Poncif facile, mais j’ai besoin de me
rassurer et de croire que l’ireel est loin de l’IRL et que les DRH sont suffisament futés pour ne pas tirer des conséquences faciles de ces impressions recueillies… Z’en pensez quoi vous ?

Autant en rester là, avec une anecdote personnelle.

Il  y a qq mois en mettant mon CV en ligne j’avais inséré des tags et metatags assez clairs « Lucas » « d’Amore », « Reims Management’s Cool »,  « Stratégie », « Conseil », « Et vous ça va ? »,
etc.
En conséquence, il y a encore 2 mois, quand on tapait mon patronyme, j’étais premier sur Yahoo,  40eme sur Gogol (là c’est le contraire : va comprendre…) De fait j’avais clairement choisi de
ne pas être un cowboy solitaire dans le Wid Wild Web. Toute la question est donc de savoir où commence la vie privée et si le magistrat doit suppléer le citoyen pour l’estimer… J’aimerais bien
avoir ton avis, oui toi la gente del barrio Vingtenaires !

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Une semaine en-rhum-ée pleine de punch

Double jeu de mot foireux en titre mais rendons la responsabilité à chacun d’entre eux : l’en-rhum-ée, c’est ma sœur et pleine de punch, c’est mon papa. On est les rois du calembour chez les Bartoldi.

Qui dit Martinique dit rhum. Ca tombe bien, je suis une vraie rhumomane, je l’aime autant que la vodka et que le champagne. Alors forcément, en Martinique, ça y va : au déjeuner, au repas et en after, vive le rhum, qu’il soit planteur, petit vieux, en punch ou même en daiquiri (bien que la Piña Colada de l’hôtel soit très bonne, je n’en ai pas pris). Sauf que voilà : depuis deux ans que je ne bois quasi plus, mon corps n’a pas été content du tout.





Ca a commencé par mon ventre. Bizarre, ai-je remarqué dans la glace, il a gonflé. Alors au début, j’ai mis ça sur le compte de la chaleur mais aujourd’hui, il n’a pas trop trop diminué et là, je comprends bien qu’il manifeste contre la prise excessive d’alcool, produit extrêmement sucré, rappelons le. Avoir nagé avec application dans la mer, à contre courant, n’a pas permis de compenser. Pour le moment, mes pantalons ne disent trop rien mais je le sens bien qu’il va falloir reprendre intensément le sport pour éliminer tout ça. C’est ça l’alcool : 5 minutes de plaisir, 2h de sport pour éliminer. Alors imaginez à deux ou trois verres par jour pendant une semaine ce qui m’attend.

Et mon corps ne s’est pas contenté de gonfler du bidou, il s’est vengé de façon violente le jeudi soir : il m’a rendue malade. Dîner tranquille (et relativement pas bon, l’hôtel n’était pas doué en cuisine), petit digestif rhumé dans la chambre parentale, tout va bien. Je me couche, écris trois lignes ou à peu près, lis un peu puis j’éteins. Je somnole un peu mais soudain, je suis prise de mal de ventre. Pensant à une indigestion ou une turista, je vais aux toilettes mais rien de probant. Mon ventre est littéralement dur comme du
bois. Et là, je sens ma trachée qui se consume sous l’effet de l’alcool. Je vous jure, j’ai la tuyauterie en feu. Bon, mon corps déborde de rhum, je ne vois qu’une solution pour le purger.

Alors j’aimerais quand même savoir comment font les demoiselles (et messieurs ?) qui ont des soucis alimentaires et se font vomir, je n’y suis pas arrivée. Alors je suis allée me coucher avec ma tranchée cramée en buvant de l’eau pour éliminer. Le lendemain, je n’ai bu que deux rhums, je suis raisonnable.



Et encore, j’ai été dans les raisonnables de la famille avec Alice. Nous avons fait une excursion en catamaran où l’équipage mettait à disposition du planteur dès le départ (9h du mat) et je n’ai bu le premier qu’au déjeuner. J’en ai pris un autre dans l’après-midi que je n’ai pas fini (qui me l’a piqué ?) et un autre vers 17h que je n’ai pas fini non plus (mais qui me vole mes cocktails ?). Par contre, mes parents ont bien tapé dedans ce qui m’a permis de voir mon papa en état d’ébriété (un inédit) et ma maman aussi (un peu moins inédit). Je fus certes grise mais je suis toujours restée digne, je crois.

En attendant, je crois que ma bouteille de rhum vieux ramenée dans mes bagages va rester au frais quelques temps. Et celle de rhum blanc que j’ai ramenée, c’est le prix pour le 45 000e comm. Je vous gâte, y a pas à dire !

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Le jour où j’ai démissionné

Tu lis ce titre et tu te demandes : c’est quoi le jeu de mots à deux balles qu’elle a inventé pour faire un titre aussi frappant ? Et bien ne cherche pas lecteur, il n’y a aucun deuxième degré, aucun sous-entendu. Hier, j’ai démissionné. Pour de vrai. Et je parle bien de boulot.

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Ceux qui lisent ce blog depuis quelques jours doivent se dire : « Encore une feignasse délicate qui baisse les bras parce que son patron lui a fait remarquer que ses chaussures étaient pas top! ». Ceux qui me lisent depuis longtemps doivent se dire : « Nina, la traumatisée du chômage, démissionne ? Elle a dû trouver autre chose, c’est pas possible ! ». Ceux qui me connaissent savent parce que je les ai tenus au courant. Ma démission n’a rien d’impulsif et oui, forcément, c’est parce qu’on m’a proposé un autre job que je ne pouvais pas refuser. Retour en arrière.

Mi août, par là. Un vendredi matin, j’ai la tête dans le pâté, j’allume mon ordi, checke mes mails tout ça quand je vois qu’une personne que je ne connais pas veut se mettre en lien avec moi sur viadeo. Il me veut quoi ? « Bonjour, je travaille chez très grand groupe de presse, votre profil m’intéresse, on se voit ? ». C’est une blague ? Bon, dans le doute, je vais répondre parce que, merde, très grand groupe de presse entre en contact avec moi, c’est pas rien. Après un échange de mails, je reçois un coup de fil, ils veulent me proposer un poste de responsable de communauté (à peu près ce que je fais à l’heure actuelle). Fin août, j’ai un premier entretien avec ce jeune homme, Simon, qui se passe plutôt bien, petit résumé.

«Alors y aura 4 communautés, une divertissement, une féminine, une parents et une actu. Vous voulez laquelle ? » Alors, dans divertissement, y a cinéma et je suis nulle en cinéma, parents, vous connaissez mon amour pour les enfants. Et dans féminine y a le site Internet de THE magazine féminin. Donc je prends celle-ci, hop ! «Très
bien, je transmets votre dossier à mon DRH et s’il lui plaît, vous aurez un entretien avec la rédactrice en chef de THE magazine féminin(qu’on appellera désormais TMF, pour aller plus vite).

Le temps passe. Zen, Nina, zen, même si c’est pas ton truc. Un jour, alors que j’avais pas super le moral, téléphone «Bonjour, je suis madame la RH de très grand groupe de presse (donc on dira TGGP) rattachée à TMF, on se voit ? » Un jeudi matin de septembre, 9h du mat, me voici dans l’antre de très grand groupe de presse. Hasard
amusant, j’ai bossé dans l’entreprise juste en face, celle où il y avait DRH choupinou, ça me rappelle une époque très rose de ma vie. Un signe ? Je me retrouve face à une femme de 35 ans, je suis un peu tendue. Oui, elle, elle s’en souvient peut-être pas mais à l’époque où j’étais au chômage, elle avait refusé mon CV. Bon, ok, c’était pas pour le même poste et là, ce sont eux qui sont venus me chercher mais voilà. Pendant une heure, Mme RH me questionne «pourquoi quitter votre emploi actuel alors que vous y êtes bien ?

– Parce que TMF, parce que TGGP, parce que moi journaliste, parce que meilleur salaire. »

Ben ouais, autant être honnête. Je sors de là mitigée : Mme RH était un coup super sympa («mais vous l’avez mis où votre accent ? ») un coup plus froide («une lettre d’engagement ? Mais on n’en est pas encore là). Ouais, ok.

Mardi, 10 jours plus tard. Je savais qu’il fallait pas que j’attende la réponse trop vite mais plus elle se faisait attendre, plus j’étais stressée et de mauvais poil. Heureusement, le soir, je devais voir Gabriel, ça allait me détendre. Soudain, le téléphone sonne, «privé ». C’est eux, je le sais, je le sens. On y va, on décroche, on
bloque la respiration et on attend : «c’est bon, vous êtes prise ! ». C’est normal que j’ai envie de pleurer de joie ? Evidemment, j’appelle toute ma famille (c’est là que j’apprends que ma grand mère est hospitalisée), je maile, textote les potes. Je fête ça dignement avec Gabriel au champagne puis X fois avec mes amis (mouhahah).

Hier matin, dernière étape. Négociations salariales ok, date de début du contrat ok. Je retourne à TGGP pour signer mon contrat même si ce n’est pas là que je bosserai mais dans une agence sur Paris, pas très très loin de chez moi. Sur le contrat, c’est écrit, je serai cadre, rien que ça. Maintenant, je dois annoncer ma démission. Et là,
c’est pas si facile ! Mais je le raconterai demain.

En attendant, à 10h30, ne rate pas le dévoilement des candidats de mister Personnality !

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Le scénario porno d’Aston et Nina

Ce qui est bien quand on est blogueuse, c’est qu’on rencontre des tas de gens intéressants dont Aston, qui s’est illustré plusieurs fois par son humour en comm. Et quand Nina et Aston parlent pour la 1ère fois sur MSN, ils montent un film porno intitulé « du pain, des mains, des gros seins » dont voici l’affiche, réalisée par Aston himself. Je vous laisse découvrir la conversation.

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Aston : en plus, il s’appelle knud… si ca c’est pas bizarre deja
Nina : Ahahahahahahah!! Sérieux?
Aston : ouais, comme le petit ours blanc du zoo de berlin. C’est comme si je m’appelais prosper
Nina : Knut, il s’appelle! Méga sex Prosper aussi
Aston : ca donne envie de faire peter le string hein? « Viens par la prosper, je vais te bouffer le pain d’épice »
Nina : Ah ouais, je suis toute excitée là
Aston : c’est un bon concept de film de cul « prosper, youplaboum »
Nina : Ahahahahahahah, comme c sex!!
Aston : mouais, faut bosser un peu sur le packaging mais ca le fait non? 😉
Nina : Ouais, je me demande comment le développer. On fait l’histoire d’un bonhomme en pain d’épice géant qui prend vie?? Et qui organise des partouzes?
Aston : vala des orgies au miel
Nina : Oui et il éjacule de la chantilly
Aston : faut trouver d’autres personnages mangeables
Nina : Faut faire une blague avec le sucre d’orge, obligé. T’as les oursons en chocolat
Aston : parce que prosper tout seul… il va lui falloir du souffle. ah oui les oursons. Prince, le roi des gouters pourrait venir faire un guest
Nina : Oui mais ça peut être Prosper qui prend vie dans la patisserie et voit les patissiers et patissières s’enfiler
Aston : faut des stars
Nina : Une bergère qui a un baton en sucre d’orge, c obligé
Aston : si t’insiste
Nina : Et le patissier qui lui fait « tiens, viens sucer mon gros sucre d’orge »
Aston : ou « viens sucer mon bel éclair »
Nina : Putain, ça me donne faim
Aston : ouais mais apres, plus jamais je ne mangerai du pain d’épice de la meme facon.
Nina : Non mais on tient un trop bon scénario et à la fin, il a suffisamment appris notre petit bonhomme pour troncher la bergère en sucre. Il pourrait se faire le lapin de pâques aussi mais la zoophilie, même chocolatière, je suis pas pour
Aston : c’est peut etre un peu trop fouillé comme scénario
Nina ; Mais non, c simple : il observe, il applique
Aston : surtout que j’ai encore un lapin or a finir, je voudrais pas etre degouté. yes! on pourrait aussi faire une scene gay entre M & M!
Nina ; Ah non, dans les films pornos, y a pas de gay mais nous faudra du lesbien
Aston : « je vais te peter la cacahuete ». Dommage.
Nina : Ou alors on présuppose que des M&Ms sont des filles
Aston : soyons credibles quand meme
Nina : Si on prend les M&Ms rouges…
Aston : y pas de personnages feminins dans le monde des gateaux. ah oui, c’est plus feminin. y a la laitiere, mamie nova
Nina : Ah ouais, avec le lait en plus, trop facile de faire des jeux de mots à la con. Non, pas de vieux, c dégueu
Aston : mais je suis pas pour les scenes avec des vieux
Nina : Moi non pus
Aston : oui le lait, plein de connotations le lait
Nina : Oui, ils en font même dans la pub pour les produits laitiers
Aston : et pis les pots, la creme…oui, j’y pensais
Nina : Ouais mais on va éviter le lait caillé et le fromage
Aston : ce sera pour les bonus trash du dvd
Nina : Beurkkkkkkkkkkkkkkk!! 😀
Aston : faut toucher un large public de pervers
Nina : Alors faut intégrer mamie nova dans les bonus et l’enculage du lapin de Paques. Non mais si on veut viser large, hein…
Aston : ouais j’étais en train de réfléchir a des bonus pour les fétichistes des pieds.mais les pieds de prosper, c’est pas ca..
Nina : Il peut se les faire manger. Ou on intègre une scène où une pâtissière se fait prendre en levrette tout en mangeant des pieds de nègres(les bonbons)
Aston : je propose de faire faire la levrette par pépito, ca donnera un cote international a la scene
Nina : Ah oui, bonne idée
Aston : les latinos se reconnaitront
Nina : Avec le sombrero en plus, c la classe
Aston : ah oui, ca il le garde!
Nina : Ah ouais, à poil mais en sombrero!! Sinon, on le reconnaîtra pas
Aston : c vrai que t’es bourrée d’idées toi!
Nina : Mais oui, héhé!! 😀 Bientôt, je serai animatrice de communauté ET scénariste de porno
Aston : et surtout scénariste
Nina : Ca paye pas des masses le porno mais bon…
Aston : ah merde, je savais pas…et pis ca va couter cher toutes ces stars
Nina : Ohé, tu crois que Prosper et Pépito, ils baisent tous les jours?? On leur end service
Aston : c’est surtout pour prosper que je m’en fais. Deja que le pain d’épice perd des parts de marché, il a perdu son sex appeal
Nina : Mais justement, comment il va devenir trop tendance après ça. Le pain d’épice sera le met incontournable de toute partouze qui se respecte
Aston : c’est bien, ca a un coté regression enfantine en plus, c’est très dans l’air du temps
Nina : Ouais, je me demande s’il faudrait pas intégrer Casimir
Aston : j’y ai pensé parce qu’en plus, il a plein de potes
Nina : Ouais mais il est pas un peu gros pour rentrer dans la pâtisserie sans rien casser??
Aston : ouais, un peu trop brutal comme scene. casimir c’est un mâle, un vrai, avec une grosse queue
Nina : Non et puis en plus, il va vouloir nous faire
du bougli boulga
Aston : voila, c’est pas sexy. Casimir, ty’es viré
Nina : Non, ouais, on va le laisser là où il est. Ou alors, on le prend en guest pour présenter les
bOnus
Aston : c’est pas l’arche de noe non plus. Ah oui pas bete
Nina : Atta, il faut penser à tout
Aston : c’est vrai qu’il a le capital sympathie nécessaire a la présentation des bonus. Alors faut lui mettre un porte jarretelles
Nina : Ouais et même qu’il pourrait commenter, tu sais. « Là, on a enlevé la scène car Mamie Nova qui se fait enfiler par Pépito, on a eu peur que ça passe pas »
Aston : « et puis la pauvre s’est cassé la col du fémur, elle a pas pu finir la scene »
Nina : Oh mon Dieu, quelle horreur!! « Là, elle a perdu sa perruque,
on a compris que c’était mort. Pourtant, la scène où elle suce un ourson en chocolat sans son dentier nous paraissait bien trouvée, très originale »
Aston : « on lui fait plein de gros bisous tout partout! »
Nina : Non, ça, c trop mignon
Aston : mouais, pardon
Nina : On fait pas de bisous dans les pornos
Aston : pardon, desole, je le referai plus. je suis jeune j’apprends
Nina : Ouais, c pas grave on dira que tu es le stagiaire scénariste
Aston : putain, je viens de me faire bouffer mon idée, t’es une sacrée meneuse d’hommes!
Nina : Mais je me pose une question : tu crois que les scénaristes
porno ont une vie sexuelle ou c leur frustration qui leur fait écrire tout ça??
Aston : bonne question. mais crois tu qu’il y ait vraiment des scénaristes de porno?
Nina : Ben oui, quand même et même des storyboarders et des
réalisateurs
Aston : ben je pense qu’ils ont une vie sexuelle mais que ca leur suffit pas
Nina : Possible… J’aimerais bien rencontrer quelqu’un qui me dit « je suis
scénariste porno »
Aston : c’est vrai que ca doit etre marrant de voir comment ils « construisent » un film. « alors pour blanches fesses et les sept mains, on est parti du texte original… »
Nina : Oui et puis en plus, faut prévoir les plans et tout
Aston : tu crois qu’il y a un mec qui griffone les scene?
Nina : Ben, je pense qu’il y en a qui aimeraient!! 😉

 

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Partouze MSN 3

Voilà comme promis la suite et la fin de notre conversation MSN. Je devais la mettre la semaine dernière mais l’ordi de mes parents n’avait pas voulu lire le fichier xml.

Mister Big : ben moia ussi j’ai passé le WE à baiser!!!

Emmanuel : bravo Big!!!!

Mister Big : j’ai meme fait comme Manu!!! me suis fait enculé samedi soir!!! 😉

Emmanuel : comment tu sais ça?

Mister Big : ben pasque t passif à 99,99%! lol

Nina : Le 0.01%, c’est le petit doigt?

Emmanuel : tu t’es fait enculé??????????????

Nina : Mais il aime ça Mister Big

Emmanuel : j’aime bouffer des culs aussi… un ange passe

Emma : oui bon vos gueules moi j’ai une mince chance de remettre ca en septmabre……

Nina : Cui cui

Emma : même que j’ai eu droit à mon 1er anulingus ya 15 jours! (c moi qui ait parlé là?)

Nina : C le pied çà. Allez assume

Mister Big : oui oui!

Nina : On s’est tous fait lécher

Emmanuel : y a QUE 15 hjours.pkoi jamais avant?

Mister Big : sauf qu’il va falloir que tu te trouves un mec sous la main pour que tu te fasses bouffer le cul plus souvent!

Emmanuel : car tu es une fille…

Nina : Les hétéros, ils aiment pas ça. Les filles en plus, ça fait pas caca, tout le monde le sait

Emmanuel : y sont cons ! non c les princesses ça !

Nina : Je suis une princesse alors. Jamais caca, beurk

Mister Big : et ton trou du cul, l’es là juste pour faire joli?

Emmanuel : et la sodomie?

Nina : Non, c pour qu’on me le lèche. Et plus si affinités!

Emma : la sodomie c t deja fait depuis longtemps. mais personne ne m’avait jamais bouffé le cul

Mister Big : moi, j’adooooore me faire bouffer le cul!!!

Nina : Me too

Emmanuel : moi k’adore le bouffer…

Nina : Moi, jamais fait. Les hétéros, on leur touche pas le cucul

Emma : ben moi aussi maintenant je peux dire : « moi aussi j’aim eme faire bouffer le cul »

Nina : Ouais, on va fonder un club!!

Emmanuel : bravo !!!

Nina : Qui veut sa carte de membre?

Emmanuel : et merci d’être venu au culs bouffés anonymes

Nina : (sans mauvais jeu de mots!!)

Emma : voilà comme aux AA

Nina : Bonjour, je m’appelle Nina et je me suis fait bouffer le cul. « Bonjour Nina!!! »

Emmanuel : bonjour Nina

Nina : Mister Big, il est fasciné par l’Ile de la tentation

Emmanuel : non il appelle son homme pour…

Mister Big : mais ca va pas la tete! on va pas etre « sobre » pendant des mois non plus!!! les AA, c’est pour ne pas retomber dedans!

Nina : Pour être un membre actif de notre asso

Mister Big : moi j’en veux tjrs plus!!!

Nina : Toujours sans jeu de mots! Non, nous, on veut justement poursuivre l’expérience

Emma : « bonjour je m’appelle Emma j’ai 26 ANS (et pas envcore 27) et moi aussi j’aime me faire bouffer le cul » -« Bonjour Emma ! » -« Racontez-nous votre
histoire Emma » -« Ben blabla bla cunni blabla bla cul blabla pénétration bla bla » -« merci Emma, on l’applaudit tous »

Emmanuel : applause !

Nina : Bravo!!! clap clap clap. On fait la ola, olaaaaaaaaaa!!

Emma : bon sérieusement, je suis en train d’oeuvrer à ma potentielle reconversaion là

Mister Big : et on finit la réunion par un pot où tout le monde se bouffe le cul?

Nina : tu veux te reconversaer en quoi?

Emma : devine! (kon rigole). p&as en bouffeuse de cul prifesssionnelle hain pro

Emmanuel : j’ai peur…

Nina : Emma, elle est toute perturbée!! 😉 Moi, je vais initier les mecs qui pratiquent pas

Mister Big : Emma elle veut bouffer des culs, mais pas seulement: elle veut en faire des festivals!

Emma : c presque ça lol

Emmanuel : tu as fini d’être infirmière ou mistresse

Nina : L’un n’empêche pas l’autre!! 😛

Emma : je serai toujours infirmière c ça qui est bien

Voilà, après, tout le monde est parti se coucher!

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Mon nouvel amant

Ma vie sexuelle ressemblant actuellement au désert de Gobi, il était temps de prendre les choses en main. Sans mauvais jeu de mots. J’ai donc décidé en mon âme et conscience de faire entrer dans ma vie un nouvel homme : Jack.

 


 

En réalité, Jack n’est pas un individu, Jack est un vibro rose, celui de Sex and the city. Oui, c’est glamour un gode rose avec des perles en plus, comme il est tout mimi ! En fait, je parlais gode avec un homme sur MSN l’autre jour, je lui parlais d’Ernest. Là, je me rends compte que Jack est en vente sur le site pour la modique somme de 42.90 euros. Quand on sait qu’en magasin, c’est du 70 euros minimum, je n’ai pas hésité longtemps. J’ai donc commandé Jack alors que j’étais encore chez mes parents, pour qu’il arrive juste après moi.

J’avoue ne jamais avoir fait ce genre d’achat sur le net, le jeune homme m’explique que le magasin virtuel sur lequel je l’ai trouvé est très discret, c’est bien pratique. Bon, honnêtement, je m’en fous, moi, je les connais pas à la Poste donc même s’il y a écrit en gros « sexshop » sur le colis, je m’en fous. Mais j’hésite un peu. Pour deux raisons : d’abord, j’ai peur que Jack soit décevant. A 43 euros, c’est pas dramatique, certes, mais j’avais peur de détruire le mythe. Et puis, y a Ernest. Ernest le fidèle, celui que j’ai depuis presque deux ans. Ernest, tu es petit et tu te contentes de vibrer là où Jack gigote, tourne dans un sens et dans l’autre et a même un frotte-clito. Bon, toi, Ernest, tu es doré, c’est plus élégant qu’un rose pâle, je sais, je suis d’accord. Mais tu as fait ton temps. Mais rassure toi, Ernest, je reviendrai vers toi de temps en temps. En matière de gode, je ne suis pas très fidèle.

Bref, je me décide. Je vais sur le site et choisit mon petit Jack. Oui, je le veux en rose. Je rajoute des boules de geisha tant que j’y suis. Il est temps de passer à la caisse, aïe. Là, le site m’informe gentiment que le retrait sera à l’ordre de « société pouet-pouet », sans aucun rapport avec le sexe. Ah ben voilà que ça m’arrange. Non pas que j’ai honte d’acheter ce genre de produits mais ma nouvelle conseillère financière est une hystérique qui m’envoie une lettre tous les mois pour me dire que j’ai dépassé mon découvert autorisé d’un rien (et parfois même pas, d’ailleurs) alors que j’ai plus de 8000 euros dans mes comptes épargnes. Mais bon, je pense que si elle avait vu que j’ai dépensé 60 euros dans un sex shop virtuel, je l’aurais tuée… Mais bon, ces gens là sont des pros de la discrétion. Aucune trace du type de l’achat, je note.

Bon, deuxième étape. Aller chercher Jack à la Poste. J’étais habituée à chercher des hommes à la gare, là, j’innove. Je suis excitée comme une puce (sans mauvais jeu de mots). Dans quelques instants, Jack sera mien. C’est sans compter que la poste, chez moi, c’est pas des pressés. Bon, déjà, cette poste, elle est vieille et moche, mon pauvre Jack ici ! Je commence à faire la queue (toujours sans mauvais jeu de mots) mais ça traîne. Il faut savoir que dans ma Poste, ils doivent les sélectionner en fonction de leur hypotension, c’est pas possible autrement. Et puis le look, on se croirait au camping de St Tropez, ça m’étonne qu’aucun n’ait un tatouage représentant Johnny sur le bras. Et là, c’est le drame : déjà qu’ils passent dix minutes par client, voilà que le système informatique tombe en panne. Bon, j’ai déjà bossé à la Poste, je sais que ça arrive. Donc les guichetiers se cassent, y a plus personne et je commence à m’énerver. Quand l’un d’entre eux revient, je lui saute dessus : « c’est pas parce que l’informatique ne marche plus que vous pouvez pas délivrer les colis ! ». C’est comme un homme qui arrive en retard à un rendez-vous, ça nous rend dingue. Je Veux délivrer mon Jack de cette foutue Poste, je vais pas me laisser faire ! N’empêche que grâce à mon coup de gueule, le guichetier se traîne jusque dans l’arrière salle pour aller chercher l’employée amorphe qui a la grâce d’un gastéropode et qui attend avec langueur la fin de la journée et coche sur un calendrier tous les jours qui la séparent de la retraite. Elle met donc sa dizaine de minutes pour servir tous les gens qui viennent chercher leur colis mais enfin, je récupère le mien, je salue tous mes collègues de galère qui me remercient pour mon coup de gueule et je m’en vais.

Arrivée chez moi, je jette mon sac et ouvre le colis. Jack est là, dans sa boîte psychédélique rose et bleue. Il fait 18 cm pour 3.5 cm de largeur, il est donc long mais fin, pas forcément très impressionnant… Je le sors de son emballage et là, constatation. Jack, tu pues le latex. Tu es beau, rose transparent, avec tes petites perles. Tu es tout doux aussi. Mais cette odeur de latex, c’est pas le top, Jack. Bon, c’est pas grave, cette odeur finira par partir. Tu n’as pas de piles, encore, je t’en mets et j’appuie sur les boutons. Y a une mollette qui s’appelle « vib », je suppose que c’est le diminutif de vibration donc je mets la mollette à fond et là… Tu te mets à clignoter. Mince, je savais pas que tu faisais ça, Jack, que tu pouvais aussi me servir de spot de boîte de nuit… Bon, j’avoue que la fonction est rigolote, c’est bien pensé, tu clignotes à la base des perles et sur le vibre-clito (qui n’est pas ce que je préfère de toi, il faut le dire), comme ça, même quand tu es au-dedans de ma personne, tu continueras à éclairer. Non parce que mon vagin, il s’en fout que tu clignotes, il faut dire ce qui est.

Bon, alors du coup, pour régler les vibration, je dois tourner la mollette « swing ». C’est parti ! Les perles tournent et le gland aussi. Seigneur, aucun mec ne fait ça en vrai ! Je peux même changer le sens de rotation en pressant un bouton… Il faudra que je vois si je préfère si tu tournes vers la droite ou vers la gauche…

Bien, Jack, maintenant que je t’ai vu et que j’ai appuyé sur tous les boutons, que j’ai vérifié sur la notice d’emploi qu’il n’y avait rien de particulier à faire avant la première utilisation (on ne sait jamais), il est temps de passer aux choses sérieuses. Viens, allons sur mon lit, il est temps…

Malheureusement pour toi, lecteur, l’article s’arrête ici !

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Le boulot, des fois, c’’est rigolo

Bon, aujourd’hui, j’ai envie de parler boulot mais promis, je vous embêterai pas avec mes revues de presse ou autre. Non, aujourd’hui, je vais vous dévoiler un peu les coulisses de l’asso parce que, finalement, c’est super intéressant.
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Ca fait maintenant deux mois que j’ai commencé, j’aurais dû être à mi-chemin de mon contrat (putain, déjà !) mais finalement, ils veulent me garder jusqu’à fin septembre. Bon, j’ai un projet très important juste derrière mais ça va coller donc je dis oui. Parce que la rentrée va être très importante pour l’asso et on ne peut pas se rater. Parce que je crois en elle et je pense que bientôt, on sera connus. Parce qu’ils ont des idées de comm génialissimes qui ne pourront que marcher. Bref, au bout de deux mois, je me dis que j’ai clairement fait le bon choix.

Bref, je cesse là ma déclaration d’amour surtout que personne de l’asso ne lit ce blog donc ça sert à rien d’insister. Qui sont les gens avec qui je travaille ? Des trentenaires ou pas loin avec des boulots de rêve, sortant tous de grandes écoles genre HEC ou CELSA, ils vivent dans de grands apparts dans Paris. Bref, je suis la prolo de service. Nous sommes environ une quinzaine mais il y en a quelques uns que je n’ai pas encore rencontrés. En gros, ceux que je fréquente le plus, ce sont Simon et Michel, président et vice-président, Karima et Flora, qui bossent dans la comm et Isabelle, qui nous prépare de petits événementiels. On se fait souvent des réunions pour déjeuner ou le soir pour travailler, parfois le week-end puisque toutes ces personnes travaillent. Bon, en gros, on est une asso sérieuse mais c’est pas pour autant qu’on est sinistre, on va d’ailleurs essayer de « djeuniser » le site, on dira parce que pour l’heure, si le site est très joli, il fait un peu trop laboratoire d’université.

Forcément, comme nous sommes des humains, y a des moments où on part en vrille et où on commence à délirer sur n’importe quoi. Genre on se moque de Michel qui a parlé de « compagne présidentielle » dans le communiqué de presse parce que c’est 8h et qu’on est fatigués.

Samedi, on a eu une réunion et j’ai bien aimé parce que ça faisait plus déj entre potes. Chacun a amené à manger, on a préparé une grosse salade. A un moment, on a rigolé : Karima, Flora et moi préparions la salade tandis que Simon fumait sa clope et on a commencé à délirer sur la répartition sexuelle des tâches dans l’asso. On parle pas mal de nos vies, Simon et Michel s’intéressent pas mal à mon projet post stage, Karima nous parle de son groupe de musique, Flora me raconte sa vie sentimentale au bout de cinq minutes de déjeuner (j’adore comme les gens me font spontanément confiance). Isabelle ne parle que de cul, tout le temps. Elle doit aimer ça, elle, elle n’a que ça à la bouche (sans aucun mauvais jeu de mot). Elle est toujours un peu excitée et fait toujours partir les conversations en vrille mais bon, elle a de très bonnes idées de comm, on a des opérations en prévision qui, si elles marchent, vont faire une pub incroyable à l’association. Mais c’est totalement interdit d’en parler, même à nos conjoints respectifs. Bon, traduction pour moi : t’en parles même pas à Gauthier. Enfin, bref, Isa, elle a un peu des soucis de thyroïde à mon avis mais passons.

Donc les réunions ressemblent de plus à plus à une bouffe entre potes qui discutent sérieusement qu’à de vraies réunions de boulot. Bon, moi, je reste assez calme, surtout quand les conversations glissent sur « ah ouais, j’ai croisé Jean-Claude aujourd’hui ! » parce que je le connais pas, moi. Ils ont plein de potes en commun donc, forcément, y a des blagues qui m’échappent. Mais bon, en laissant traîner mes oreilles, j’apprends des choses sur les uns et les autres, l’existence de la copine italienne de Simon, la non vie sexuelle de Michel (apparemment, il serait un peu coincé), l’amour désespéré de Karima pour un homme marié, la (longue) liste des exs d’Isa… Puis comme ces gens sont dans les hautes sphères, j’apprends du croustillant aussi. Enfin, bref, c’est riche en enseignement ces réunions.

Après, il y a quelques anecdotes. Par exemple, samedi, Karima, Flora et Isa ont commencé à chanter la chanson de Cauet et de chercher les paroles, Simon et moi nous sentions particulièrement largués. Parce que je savais même pas qu’il y avait autre chose que « Zidane il va marquer », dedans. On cherche à citer les joueurs de l’équipe de base, moi, j’en connais aucun donc je joue même plus. Isa m’explique que Pires et July (orthographe?) n’ont pas été sélectionnés par ils ont couché avec Estelle Denis, c’est à dire Mme Domenech herself. Ah ben je comprends enfin les blagues des Guignols sur le sujet !

Autre anecdote, la meilleure. Lundi, j’ai rendez-vous avec Simon et Gabrielle, chargée de comm, pour déjeuner. On doit parler du dossier de presse que je suis chargée de faire. On se retrouve, on s’installe en terrasse, on parle boulot, société, tout va bien… Soudain, à la table d’à côté, la serveuse s’énerve et commence à rembarquer la salade d’une cliente en lui disant de se casser. La cliente essaie de récupérer sa salade et comme elle n’y arrive pas, elle jette son assiette de frites à la figure de la serveuse avant d’essayer de la castagner. Son copain, genre armoire à glace, la retient, on se lève pour pas se prendre de coups puisque les couverts ont déjà valsés quand une autre serveuse surgit du resto en brandissant une chaise pour la jeter à la figure de la cliente. Bon, Simon arrive à l’intercepter. Tout ce petit monde s’engueule joyeusement, les serveuses accusant les clients de s’être montrés insultants, les clients d’avoir attendu trois plombes pour être servis. On nous prend à témoin mais on n’a rien vu, nous. Bon, finalement, les clients se cassent et pendant quelques minutes, on se retrouve comme des cons à rien dire. On essaie de comprendre à qui sont les portables et les lunettes qui ont atterri sur notre table, chacun récupère son bien.

« Ben, c’est violent des nanas qui se castagnent
– Ouais.
– On va demander l’addition. »
Le boulot, y a des jours où c’est vraiment rigolo.
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