Nicolin et Reno

Sous-titre : quand les blogueurs se rencontrent (et non « à la découverte du triolisme »)
 
Acte 1 : les discussions sur le blog
La semaine dernière, je visite le blog de Nicolin, comme tous les jours, et interpelle le jeune homme sur le fait que certaines lectrices pourraient vouloir le draguer pour paraître dans son blog. On discute sur son chat à peu près privé et il m’informe de sa venue sur Paris cette semaine. Sur ce, on rentre dans un jeu de « brouettera, brouettera pas », en gros, puis il me propose de venir le chercher, lui et son copain Reno, à la gare. Les fidèles lecteurs parisiens commencent à s’insurger, réclamant eux aussi le droit de rencontrer les deux garçons dont l’affaire s’organise petit à petit… Le problème, c’est que le choses s’organisent n’importe comment. Il faut savoir que le blog de Nicolin est devenu une sorte de chat entre une dizaine de personnes, les messages fusent de toute part et il est assez compliqué de tout suivre.  
 
Mardi, dans la conversation, Reno me demande de l’héberger, j’accepte, pensant qu’il s’agissait d’un jeu. Au départ, nous devions retrouver les garçons à la gare avec Sab mais nos amis marseillais étant des surdoués du planning, le projet a capoté. En effet, ils arrivaient à 12h30 à la Gare de Lyon et avaient rendez-vous à 13 heures à Saint-Tintouin les Bains, ou un bled du genre bien loin du centre de Paris.
 
Pour nous consoler de l’immense peine qui a envahi notre cœur, Nicolin propose de nous retrouver tous pour un apéro en fin d’après-midi. Motivés, les Parisiens s’organisent et c’est parti pour la rencontre du siècle.
 
Acte 2 : rendez-vous manqué
Le midi, je déjeune avec Sab, une jeune fille adorable. Pendant que nous faisons nos stars sur les bancs du jardin du Luxembourg et que nous nous faisons insulter dans une langue inconnue par un petit con parce que nous n’avions pas voulu signer sa pétition, mon téléphone sonne : Papaiya, une autre fidèle commentatrice du blog, vient aux nouvelles, nous proposons de nous retrouver tous à St Michel à 17h30, les garçons nous ayant dit qu’ils termineraient leur rendez-vous à 17h.
 
J’arrive au rendez-vous et je retrouve Papaiya sur la place. Cette jeune fille tient un blog (dont j’ai mis le lien dans la rubrique appropriée, je vous invite à aller voir !) et se représente si fidèlement que je l’ai reconnue sans problème. Il n’est pas évident de reconnaître quelqu’un à partir d’un dessin mais là, c’est impressionnant ! Sab nous rejoint puis nous attendons…
A 18h15, lassées d’attendre, nous décidons d’aller nous installer dans un café : quitte à attendre, autant poser nos charmants fessiers ! Nous discutons tranquillement quand Sab aperçoit un jeune homme avec une drôle de pancarte. Nous attendions justement un autre fan, Laxigue, je l’appelle sur son portable et il s’agissait bien de ce garçon. L’histoire est amusante : arrivé à 18h à Saint Michel sans savoir à quoi nous pouvions ressembler, il a attendu, encore et encore… Au bout de trois-quarts d’heure, il a trouvé un papier orange fluo dans une poubelle et a emprunté un stylo à un kiosquier. Je tiens à féliciter Sab pour sa bonne vue car, sans elle, il aurait pu tourner longtemps.
 
Nous récupérons donc le jeune homme et, déjà, Sab doit s’en aller car elle a une soirée, elle est très déçue de ne pas avoir rencontré nos amis Marseillais, d’autant que nous n’avions aucune nouvelle d’eux. Laxigue, Papaiya et moi faisons de la résistance mais à 20 heures, nous nous résignons à rentrer chez nous. Alors que j’étais en train de patienter sur le quai du RER quand mon téléphone sonne (oui, ici, c’est merveilleux, je capte même dans les souterrains malodorants du métro et du RER) et me voici en conversation avec Reno qui m’explique qu’ils viennent juste de sortir de leur rendez-vous et que je serais aimable de les attendre.
 
Me voici donc en train d’errer seule dans les couloirs de l’immense station Châtelet. Pour m’occuper, je décide d’appeler Cédric, mon dernier prétendant en date qui, une nouvelle fois, annule notre rendez-vous prévu pour jeudi. J’avoue que j’ai du mal à comprendre ce garçon : il passe son temps à me proposer des rendez-vous et, à chaque fois, il annule. Certes, il a de bonnes raisons (son boulot, son fils), mais ça me fatigue un peu…
Suite à cette petite déception, je décide d’appeler Gauthier mais il ne me répond pas, sans doute trop occupé à se shooter à l’oxygène. Je trompe mon ennui en explorant la station. Au bout d’une demi-heure, enfin, mon portable sonne : Nicolin himself est au bout du fil !
 
Acte 3 : un verre avec les deux zigotos
Commence alors un nouveau jeu : retrouvons-nous à la station Châtelet. Nous tournons en rond, cherchant désespérément une sortie où nous pourrions nous retrouver, je me tue les yeux à lire les panneaux, refusant toujours de chausser mes lunettes de vue (coquetterie oblige). Enfin, j’aperçois la bonne sortie, je m’y dirige. A la recherche d’une issue pour quitter cette foutue station, je croise soudain deux gars et reconnaît Nicolin. En effet, j’avais vu des photos de lui sur le site d’un de ses copains, heureusement ! Sinon, nous aurions pu tourner longtemps avant de nous reconnaître. Je leur saute un peu dessus et nous voilà partis au bar ! On discute, je les trouve très sympas… Nicolin n’est pas aussi « fanfaron » que sur son blog et Reno n’est pas franchement timide. C’est bizarre de les voir en vrai même si je ne parviens pas à fusionner les personnages dessinés et leur version réelle.
 
Ils m’expliquent un peu leur nouveau projet, le rendez-vous avec les producteurs, j’avoue que je suis totalement perdue : je ne connais absolument rien à ce milieu-là. Mais j’écoute avec attention… Après, on parle beaucoup du blog, Nicolin me demande si je crois que tout est vrai ou pas, il est particulièrement fier de ses fans qui participent activement au blog en postant des dizaines et des dizaines de commentaires par jour. Puis il m’avoue qu’il me trouvait bizarre, au début… Il faut dire que sur ce blog, on fait un concours : celui qui postera le message le plus débile a gagné. J’exagère mais tout juste.
 
Il est tard et il est temps de rentrer et c’est là que je comprends, enfin, que Reno ne plaisantait pas quand il disait qu’il viendrait dormir chez moi…
 
Acte 4 : Ma nuit avec Reno
(et voici le chapitre que tout le monde attend).
Nous voici donc partis chez moi ! Nous discutons pas mal de la vie parisienne puis je lui avoue que je ne pensais pas qu’il venait réellement dormir chez moi donc mon appartement n’était pas franchement en ordre (mes strings étaient en train de sécher dans la salle de bain, par exemple, très glamour…). Evidemment, suite à cette déclaration, il s’est senti tout de suite très à l’aise… Parfois, je me dis que je suis trop honnête… Mais je me rattrape en le rassurant : il peut tout à fait rester dormir chez moi, j’ai réellement deux lits (comme je suis naïve).
 
On s’installe sur le canapé, un verre de taillefine à la fraise dans la main (je suis nulle comme hôtesse), on éteint la lumière et on allume la télé pour regarder Nip/Tuck… Enfin, j’avoue que j’ai pas vu grand chose…
 
On parle de pas mal de sujets, de son boulot, de nos amours passées tandis qu’on se rapproche toujours un peu plus l’un de l’autre. Je le trouve super intéressant comme garçon et je me dis que c’est plutôt une bonne chose qu’il reste dormir chez moi, même si je ne pense pas à mal. En fait, je le trouve franchement mignon… Pendant que je lui parle, mon regard navigue de ses yeux qui pétillent (ou qui ont un air pervers, selon Papaiya) à sa jolie bouche mais je reste dans mon coin, persuadée qu’il ne se passera rien. De plus, il a fait une petite gaffe que j’ai trouvée trop mignonne : nous parlions donc de blog et il me dit : « Tu écris trop bien, j’ai bien aimé l’histoire de l’autobronzant… ». Mes fidèles lecteurs savent bien que cette histoire a été rédigée par Gauthier… Puis il m’a félicitée pour un dessin que j’avais fait… Il fallait vraiment que je sois stupide pour pas deviner l’issue de la soirée. Franchement, ce n’est pas par modestie que je dis ça : je suis très mauvaise en dessin.
 
Alors que je lui parlais de je ne sais plus quoi (que je suis bavarde), il dépose un rapide baiser sur mes lèvres, ce qui me surprend totalement. Je me demande quelle tête j’ai fait à ce moment-là mais ça devait être comique… Je devais vaguement ressembler à mon chat quand je lui crie dessus en prévision de la connerie qu’elle va faire. L’étonnement passé, je lui rends son baiser…
 
Pour le reste, je ne rentrerai pas dans les détails, ce fut une nuit très sympa et très câline… Maintenant, j’ai une très bonne opinion des Marseillais… Juste une petite anecdote qui m’a fait rire (excuse-moi, Reno). J’ai eu droit au compliment le plus original de ma vie puisque le jeune homme m’a avoué adorer mon… menton ! D’ordinaire, les hommes s’extasient sur ma poitrine ou mes yeux, mais là… Ceci étant, moi qui me plains toujours que les hommes ne sont pas franchement originaux dans leurs compliments sur ma personne, pour la peine, j’ai été servie.
Acte 5 : le restaurant
Nicolin, s’en voulant d’avoir planté la majorité de ses fans parisiens (tous sauf moi, en fait), décide d’organiser une séance de rattrapage le lendemain midi  à St-Michel. De notre côté, le réveil est un peu difficile, le temps qu’on se fasse beau, me voici en retard. On se traîne jusqu’au métro, je suis complètement éteinte… Du coup, je ne me montre pas particulièrement bavarde mais, en même temps, je ne suis pas du matin. En effet, au réveil, je suis la championne du monosyllabe (ça change). Reno m’abandonne à une station car il avait rendez-vous ailleurs et j’arrive enfin à St Michel, je me hisse hors de la station, manquant de tomber car j’avais mal évolué la hauteur des marches et je retrouve la joyeuse bande à savoir : Sab, Papaiya, Nicolin et Agnès, qui n’avait pas pu venir la veille. Laxigue arrive quelques temps plus tard et nous voilà tous partis dans un restaurant italien avec un serveur à peu près aussi aimable qu’une porte de prison et un patron qui se la jouait Italien, avec un accent très étrange…
Ce déjeuner fut fantastique ! Petit tour de table : Agnès, la seule trentenaire du lot, une vraie frappadingue ! Une personnalité que je qualifierais d’explosive… Chaque phrase est un vrai one-woman-show !
A côté, Papaiya, une jeune femme plus discrète mais qui a un sacré coup de crayon. A la fin de repas, Nicolin et elle nous ont fait des dessins, je suis limite jalouse ! C’est une fille vraiment charmante, paisible mais qui sort quelques phrases bien senties, un humour très fin… Et en plus, elle est adorable, elle m’a proposé de me donner quelques cours sur un logiciel 3D, je suis ravie.
Laxigue, le plus jeune de la bande (17 ans !) nous a fait beaucoup rire, parfois malgré lui. Après l’histoire de la pancarte trouvée dans la poubelle, il était un peu patraque, hier, il avait trop dormi, apparemment… Je me demande lequel de nous deux était le plus amorphe. Enfin, il nous a fait beaucoup rire car, la veille, il râlait car il voulait sortir une blague misogyne à Nicolin. Là, il se prépare, il sort une phrase totalement surréaliste : « Par rapport à ton conseil de kystouille d’hier, j’ai trouvé une phrase pour dire pareil mais plus subtilement…mais je m’en souviens plus ! ». Nous nous sommes quittés à 16 heures, il ne s’en souvenait toujours pas.
Sab, ma préférée, est une fille très calme et très mature, je trouve qu’elle dégage beaucoup de charisme et de douceur. C’est la seule du lot à avoir un vrai boulot (moi, j’ai un stage fictif), elle a dû nous quitter prématurément mais elle a gagné un beau dessin de Nicolin et de Papaiya.
Nicolin, enfin, que dire ? Tant pis, je casse son image mais il n’a rien d’un connard ! Déjà, en lisant son blog, je le trouvais touchant mais là, il faut le voir quand il parle des personnes qu’il aime avec ses yeux bleus qui pétillent…Et puis il nous a payé je ne sais combien de consommations, c’est un grand Seigneur !
Je termine cet article par des messages personnels.
 Nicolin : ça m’a fait plaisir de te voir, même si tu me fais ressembler à Barbie sur ton blog… Merci beaucoup pour le dessin et pour les moments passés ensemble, tu as égayé ma semaine.
Reno : Merciiiiiiiiii beaucoup… On se revoit quand tu veux ! (Après tout, on ne vit qu’à environ 900 kilomètres l’un de l’autre…) Promis, je te rendrai ton T-shirt.
Papaiya, Laxigue, Agnès, Sab mais aussi Tink : J’espère qu’on n’attendra pas le retour des Marseillais pour se faire un apéro ! Promis, la prochaine fois, je serai réveillée.
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